"La Vie Hospitalière"

dimanche 4 octobre 2020

Covid19 : les Drs Erbstein & Castaldi blanchis par l’Ordre des médecins de Moselle

Comment est-il possible en France de déposer plainte contre des médecins qui ont soigné efficacement des malades ? Au même moment, on laisse faire des voyous, des laquais de Big Pharma, des menteurs assoiffés de flashs et de plateaux télé !




Accusé d’avoir mené des expérimentations sur ses patients Covid+ parce qu’il leur avait prescrit de l’azithromycine en avril dernier, le Dr Jean-Jacques Erbstein n’a pas été sanctionné par la chambre disciplinaire du Cdom de Moselle.

Il a néanmoins tiré de cette mésaventure un récit amer, où il relate son expérience de médecin de terrain face au Covid19.

Nous étions en avril et la France, confinée, était désemparée face à un virus qui faisait plusieurs centaines de morts chaque jour. Au Sud, à Marseille, le professeur Didier Raoult avait décrété la « fin du game » contre la Covid19, grâce à l’hydroxychloroquine, qui reste controversée. À l’Est, dans la région la plus touchée de France, après l’Ile-de-France, deux médecins, désemparés face au désespoir de leurs patients atteints de Covid, ont décidé de tester l’azythromycine, un antibiotique aussi utilisée par le professeur Raoult à Marseille.

Forts de leurs résultats encourageants, ils ont publié une étude pour exposer le résultat de leurs recherches. Que n’avaient-ils faits ? Ils furent aussitôt convoqués par le conseil département de l’Ordre de Moselle  : on leur a reproché d’avoir mené des études sans autorisation sur leurs patients.

Convoqué fin juin devant l’Ordre des médecins de Moselle, les Dr Jean-Jacques Erbstein et Denis Castaldi ont été blanchis par leur conseil départemental fin juillet. Et même félicités.

Quoi qu’il en soit, de cette aventure, le Dr Erbstein en a tiré un court récit poignant*. Dans ce texte de 55 pages, le Dr Erbstein revient sur la genèse de sa stigmatisation, non sans décocher ses flèches au passage. Contre l’Europe qui n’a rien vu venir et qui a été incapable, aussi, de soigner. Contre l’État, incapable d’équiper de masques ses soignants et ses médecins. Contre la bureaucratie sanitaire, qui regardait avec mépris les médecins généralistes se démener dans leur coin pour soigner sans moyens leurs patients.

Alors, un soir, face à une patiente en détresse respiratoire, le Dr Jean-Jacques Erbstein lui prescrit de l’azithromycine. Et la patiente s’en sort. Le Dr Erbstein, en compagnie d’autres médecins, récidivent et rencontrent de nouveaux succès. Mais ils ont eu le tort de publier leurs résultats, et d’être médiatisés. Très vite, il se font insulter : « Charlatan, escroc, zozo, après la bouillabaisse marseillaise, voilà la choucroute de Moselle ». Jusqu’au réveil « du censeur ordinal » qui a été « brutal », « non pour défendre les médecins ayant osé prescrire, mais pour leur demander de se taire ». S’il est une leçon que tire le Dr Erbstein de cet épisode sanitaire, c’est la suivante : « Nous devrions avoir un État stratège, pas un mauvais tacticien qui gère à la petite semaine les urgences sans y répondre. » 


Article d'Aguelid 




Source : lelibrepenseur.org

Pour plus d'informations 






* Dr Jean-Jacques Erbstein. 

« JE NE POUVAIS PAS LES LAISSER MOURIR ! 

Le cri d’un généraliste en guerre » 

 JDH Éditions. Collection Uppercut.









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