"La Vie Hospitalière"

lundi 23 mars 2020

Coronavirus : le grand essai européen vient de débuter


Explication : Plusieurs essais cliniques visant à bloquer l’évolution du Covid-19, notamment chez les cas sévères et graves, sont en cours. 


À Marseille, l’équipe de Didier Raoult a déjà commencé un second essai avec la chloroquine, tandis qu’à Brest et Paris un groupe de médecins plaide pour un essai avec une molécule facilitant l’oxygénation des poumons.
« Il n’existe toujours pas de médicament ou de traitement spécifique contre le SARS-Cov-2, le virus responsable du Covid-19 », rappelle Olivier Schwartz, virologue, directeur de l’unité virus et immunologie à l’Institut Pasteur. Dans ce contexte, où en est-on en matière d’essais thérapeutiques ?

Les plus avancés semblent être finalement ceux qui se font à base d’un médicament antipaludique, la chloroquine, à la suite de l’essai expérimental de chercheurs chinois, puis celui de Didier Raoult, à l’IHU Méditerranée Infection à Marseille et publié dans International Journal of Antimicrobials Agents
Avec le cocktail hydrochloroquine et azithromycine, un antibiotique empêchant une surinfection bactérienne, huit patients sur douze ont été débarrassés du virus dans les sécrétions nasopharyngées (test négatif) au bout de six jours. Certes, cet essai présente des « limites », comme le reconnaît Philippe Gautret, premier auteur de l’étude, mais il considère qu’il fallait le porter à la connaissance de la communauté scientifique.
« Déjà un essai complémentaire hydrochloroquine + azithromycine est en cours depuis quelques jours et devrait donner lieu à une nouvelle publication en milieu de semaine prochaine, » indique Bernard La Scola, médecin-biologiste dans le même institut. « Pour l’heure, 90 % des patients traités ont perdu leur contagiosité au bout de seulement quatre jours de traitement », poursuit le chercheur.


Depuis l’annonce de ce résultat, de grands laboratoires pharmaceutiques ont décidé d’offrir des doses du principe actif. Le franco-américain Sanofi va fournir des millions de doses d’hydroxychloroquine (Plaquenil) pour soigner 300 000 malades en France, tandis que l’israélien Teva propose au moins 16 millions de doses aux hôpitaux américains. Il dit aussi chercher dans son catalogue de 3 500 médicaments ceux qui pourraient être « repositionnés », c’est-à-dire utilisés pour combattre le SRAS-Cov-2.

« Discovery » à Bichat, Lille, Lyon, Nantes, Strasbourg…


Quant au grand essai européen « Discovery », annoncé le 11 mars par la ministre de la recherche Frédérique Vidal, il a commencé dimanche 22 mars dans plusieurs hôpitaux pour ce qui concerne la France (Bichat, Lille, Lyon, Nantes, Strasbourg). S’adressant à 3.200 cas sévères, dont 800 Français, il se focalise essentiellement sur des médicaments antiviraux « repositionnés » et considérés comme « prioritaires par l’Organisation Mondiale de la Santé ».

Le remdésivir s’est montré probant sur le virus Ebola et semble diminuer la multiplication du virus. Un autre, le Kaletra, mélange de lopinavir et ritonavir, est testé seul ou en association avec l’interféron béta, un immunomodulateur efficace sur la sclérose en plaques. Suite au relatif succès de la chloroquine, cette dernière a été rajoutée.

« La grande force de cet essai est son caractère "adaptatif". Cela signifie que très rapidement les traitements expérimentaux inefficaces pourront être abandonnés et remplacés par d’autres molécules qui émergeront de la recherche », explique Florence Ader, infectiologue au CHU de Lyon et collaboratrice de Bruno Lina au Centre international de recherche en infectiologie de Lyon.

Une nouvelle demande d’essai en attente au ministère


Enfin, une équipe de médecins des CHU de Paris (Pompidou et Pitié-Salpêtrière) ainsi que le CHRU de Brest et des biologistes s’efforce de promouvoir un essai clinique afin de tester l’efficacité potentielle d’une hémoglobine de ver marin 40 fois plus oxygénante que l’hémoglobine humaine. « Nous avons déposé un dossier d’essai clinique en espérant que l’ANSM l’analyse très rapidement », indique le biologiste Franck Zal, l’inventeur de cette molécule. « Il faut procéder à un essai expérimental sur quelques cas graves dans la semaine, martèle Laurent Lantieri, chirurgien à l’hôpital Pompidou. Pas dans trois semaines. »

Article de Denis Sergent,



Source : la-croix.com
Pour plus d'informations 


Note de "La Vie Hospitalière"


Le professeur Didier Raoult a publié, ce jour, le livre : « Épidémies Vrais dangers et fausses alertes  » Didier Raoult revient de fait et de droit sur l’utilisation de la chloroquine en Chine où l’épidémie a été ralentie de manière rapide.
 Le Professeur l’écrit, dans son livre, noir sur blanc : « Avec la chloroquine le coronavirus est l’infection respiratoire la plus rapide à traiter au monde. »
Alors ?... Avec 186 morts supplémentaires en France en 24 heures soit un bilan de 860 décès, et 2.082 patients en réanimation on persévère vers des essais, dont en plus il faudra s'interroger sur les effets secondaires qui risquent d'être peu connus ? Ce qui est loin d'être le cas pour la chloroquine !
Il y a urgence ! Et cette urgence est extrème !  Il y a donc plus une seconde à perdre dans l'utilisation de traitements qui ont le pouvoir d'endiguer le COVID-19 en quelque jours seulement.



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