"La Vie Hospitalière"

dimanche 2 juin 2019

Antibiotiques : des risques méconnus


On connaît tous aujourd’hui le risque majeur lié à la consommation excessive d’antibiotiques : le développement croissant de « super bactéries » multirésistantes. 
Si celles-ci tuent d’ores et déjà plus de 700.000 personnes chaque année dans le monde, elles sont en passe de constituer « l’une des plus graves menaces pour la santé au XXI ème siècle » selon l’OMS. 
Comme l’illustrait récemment un très bon documentaire de la chaîne Arte (« Antibiotiques, la fin du miracle ? »), l’usage excessif ou inadapté d’antibiotiques en santé humaine, mais aussi animale, a fait qu’on pourrait peut-être atteindre l’ère post-antibiotique d’ici peu. 
Une chose est certaine : si nous ne modifions pas nos pratiques et ne promouvons pas d’alternatives rapidement, à l’instar de la phytoaromathérapie ou la phagothérapie, nous pourrions, comme au XIX ème siècle, périr d’une infection courante ou d’une petite blessure mal soignée. 
Comme si cette menace ne suffisait pas, on découvre peu à peu d’autres effets indésirables inattendus de l’usage d’antibiotiques. Bien entendu, comme avec d’autres médicaments, on observe une perturbation de la flore intestinale, avec à la clef, des risques de dysbiose et candidose, de maladies inflammatoires chroniques des intestins (y compris chez le bébé à naitre), ou d’allergies alimentaires
Plus inattendu : des études ont également montré une augmentation significative du risque de calculs rénaux associée à la prise de certains antibiotiques, et même de schizophrénie et troubles affectifs sévères
Un des derniers risques identifiés est d'ordre cardiaque. Une première alerte avait eu lieu l’année dernière avec une classe d’antibiotiques en particulier, les fluoroquinolones (Ciflox, notamment), qui augmenteraient la prévalence des anévrismes et dissections aortiques. Mais une récente étude de grande ampleur de l’université Tulane, à La Nouvelle-Orléans, met en évidence un problème plus large et inquiétant : les femmes qui avaient pris des antibiotiques plus de deux mois d’affilée sur une période de 8 ans étaient 32 % plus susceptibles de développer une maladie cardio-vasculaire. Quant aux risques à plus long terme, impossible de le déterminer à ce stade… 

Les antibiotiques augmentent le risque de maladies cardiaques
(Article de Jeanne Le Borgne)
Oui, décidément, il est largement temps de changer de modèle et de trouver de nouvelles réponses efficaces aux problèmes infectieux. 
Inflammations intestinales, maladies mentales, calculs rénaux… et maintenant, risque de maladies cardiaques. D’après une récente étude, la liste des effets indésirables liés à la prise d’antibiotiques ne cesse de s’allonger.
Des chercheurs de l’université Tulane, à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), ont suivi 36.500 femmes sur une période d’environ huit ans. Au cours de cette étude, 1 056 participantes ont développé une maladie cardio-vasculaire. Leur particularité est d’avoir, proportionnellement aux autres participantes, consommé des antibiotiques pendant une longue période.
Les scientifiques estiment ainsi que les femmes exposées aux antibiotiques sur une période de plus de deux mois d'affilée ou plus sont 32 % plus susceptibles de développer une maladie cardio-vasculaire et ce, indépendamment des autres traitements qu’elles prennent déjà ou de leur mode de vie. L’âge est aussi un facteur déterminant : les plus de 60 ans sont les plus exposées, mais on observe également chez les femmes âgées de 40 à 59 ans ce risque accru : elles ont 28 % plus de probabilité de souffrir d’une maladie cardiaque à la suite d’une utilisation prolongée de ce médicament. Seules les jeunes femmes ne semblent pas être affectées significativement par cette consommation. Pour les effets à plus long terme, de nouvelles recherches seront nécessaires.
Conséquences de la prise d’antibiotiques
Selon les auteurs de l’étude, plusieurs mécanismes peuvent expliquer l’impact de ces médicaments sur la santé cardiaque  :
Le traitement pourrait allonger la durée de l’intervalle QT (durée électrique d’une contraction cardiaque), ce qui peut causer des troubles du rythme cardiaque, pouvant évoluer vers une fibrillation ventriculaire (contraction rapide, désorganisée et inefficace des ventricules).
La consommation sur une longue durée d’antibiotiques stimulerait la prolifération et l’activité des macrophages (cellules des globules blancs capables de phagocyter des particules étrangères), ce qui pourrait induire une accumulation de lipides dans les vaisseaux et, à terme, de l’athérosclérose (plaques d’athérome bouchant les artères).
Les antibiotiques interfèrent avec l’équilibre du microbiote, augmentant ainsi le risque d’infections virales et bactériennes – elles-mêmes susceptibles de jouer sur le nombre de plaquettes, créer de l’inflammation et susciter un risque de thrombose (caillot dans le sang).

Sources : 
eurheartj (étude en anglais)


Pénurie d’organes : comment relancer les dons ?


Après huit années de hausse, le nombre de prélèvements et de greffes d’organes a baissé en 2018. 

Comment inverser la tendance ? 
Quel rôle pour les médecins dans la politique de dons d’organes ? 
Anne Courrèges et le Professeur Olivier Bastien répondront à vos questions sur le sujet, dans le cadre du Live Chat du Quotidien du Médecin.

Anne Courrèges et le Professeur Olivier Bastien
(de l'Agence de la Biomédecine)
répondront à vos questions
le jeudi 6 juin dès 12 heures.



Plainte après le décès d’une patiente à l’hôpital de Mantes-la-Jolie





L’affaire est traitée dans la plus grande discrétion mais elle est prise très au sérieux au commissariat de Mantes-la-Jolie. La famille d’une patiente de l’hôpital François Quesnay a porté plainte le 23 mai dernier à la suite du décès de celle-ci, au cours d’une intervention médicale bénigne.
Cette femme âgée de 40 ans, maman de deux enfants, avait été admise deux jours plus tôt pour une hystéroscopie, un examen de routine qui consiste à introduire une minuscule caméra dans l’utérus afin d’ausculter l’organe avec plus de précision. C’est un acte banal, habituellement réalisé en ambulatoire.
Mais au cours de la manœuvre, et dans des circonstances que l’enquête tentera d’éclairer, une artère de la patiente a été sectionnée par le praticien. En dépit de l’intervention en urgence des médecins et du personnel soignant, la mère de famille est décédée dans la nuit des suites d’un choc hémorragique. Elle était originaire de Gargenville.
Une information judiciaire a été ouverte pour démêler cette affaire. Les enquêteurs du commissariat de Mantes-la-Jolie sont chargés de déterminer les responsabilités. 

Y a-t-il eu négligence fatale ? Ou s’agit-il de ce que les médecins nomment un « aléa thérapeutique », c’est-à-dire un accident sans faute médicale avérée ? 
À la fin du mois de janvier, un homme de 62 ans avait été retrouvé mort après son passage aux urgences. Il avait été vu par une infirmière à son arrivée mais avait été déclaré « fugueur », sept heures plus tard. Une enquête interne avait été lancée mais la direction de l’établissement avait tenu à défendre son personnel. Contacté, l’hôpital François Quesnay a refusé de communiquer sur ce nouveau décès en raison de l’enquête en cours. « L’hôpital est très affecté par ce décès et a présenté ses condoléances à la famille », indique sobrement un communiqué de la direction.

Personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires : un décret modifie leur statut.


La ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a présenté, lors du Conseil des ministres du 29 mai, un décret modifiant le décret du 24 février 1984 portant statut des personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires.
Ce décret met en œuvre la transposition du protocole « parcours professionnels, carrières et rémunérations » pour les corps de personnels titulaires enseignants et hospitaliers des disciplines médicales et pharmaceutiques.
Il améliore la perspective de carrière des maîtres de conférences des universités-praticiens hospitaliers et des maîtres de conférences des universités-praticiens hospitaliers des disciplines pharmaceutiques en créant, à compter du 1er septembre 2017, un échelon exceptionnel en hors échelle B au sommet du troisième grade – hors-classe – de ces corps.
Il crée également, à cette même date, un septième échelon en hors échelle B au sommet du premier grade –deuxième classe – des corps de professeurs des universités-praticiens hospitaliers et de professeurs des universités-praticiens hospitaliers des disciplines pharmaceutiques.
Enfin ce décret prévoit que les modifications ultérieures du texte seront prises par décret en Conseil d’État.

Source : Gouvernement

Insuffisance rénale : la dialyse au banc des accusés, les néphrologues sur la défensive


L'insuffisance rénale chronique souffre-t-elle d'une prise en charge défaillante en France ? 
À la suite de son témoignage diffusé par Egora, nous revenons sur les arguments développés par Jean-Pierre Lacroix, vice-président de l'association Renaloo, à propos du recours jugé excessif à la dialyse et la demande de transparence en la matière. Des critiques injustes pour la société savante de néphrologie, qui a mis l'association au banc de son prochain congrès.

Jean-Pierre Lacroix, 74 ans dont 42 ans d'insuffisance rénale, est un patient engagé. Ancien président de France Assos Santé (ex-Ciss) et de France Rein (ex-Fnair), il est vice-président de Renaloo, l'association poil à gratter de la néphrologie, forte de 8.000 adhérents et d'une surface médiatique incontestée. À l'occasion d'un témoignage-plaidoyer, diffusé par Egora, il a souhaité alerter sur les problèmes de prise en charge des patients atteints de maladie rénale chronique (MRC) en France.
En commençant par les problèmes d'accès à la liste d'attente pour une transplantation rénale. Bien sûr, le cœur du problème réside dans l'écart entre l'offre et la demande en reins : l’inscription en liste d’attente n’est qu’une première étape. Mais elle représente une chance supplémentaire pour le patient en phase terminale – et une revendication forte de Renaloo. "Si vous n'êtes pas inscrit, vous ne serez pas greffé : 100 % des non-joueurs vont perdre", glisse Jean-Pierre Lacroix.
Les recommandations de 2015 de la HAS préconisent d'inscrire les patients MRC en liste d'attente 12 mois avant le commencement de la dialyse. Question d'équité, mais aussi d'efficacité. "On sait maintenant que si on évite la dialyse, on a plus de chance que la greffe soit solide et tienne longtemps", précise Jean-Pierre Lacroix. Or, le temps d'attente médian des patients en dialyse est actuellement de 17 mois. "Ça fait un décalage de 30 mois, ce n'est pas normal !", s'agace-t-il.
Autre grief récurrent, soulevé par Renaloo et France Rein : les inégalités territoriales. Chez les patients en dialyse depuis un an, le taux d'inscription à la liste d'attente peut varier du simple au double, entre des régions comme le Nord-Pas-de-Calais (20 % en 2015) ou l'Alsace (32 %), et d'autres plus performantes comme...
l'Aquitaine (51 %) ou la Bretagne (53 %), d'après les chiffres du rapport REIN 2016. Il en va de même pour l'accès effectif à la transplantation rénale.
La transplantation rénale "en surchauffe"
"Tout dépend des moyens alloués aux équipes : certaines ont de petits moyens et d’autres ont des effectifs très nombreux", répond le Pr Gabriel Choukroun, chef du service de néphrologie du CHU d’Amiens et président de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT). "Il y a aussi des équipes qui ont mis en place des politiques de prélèvement très dynamiques et d’autres moins", reconnaît-il, tout en rappelant que les taux de prélèvement – donc le nombre de greffons disponibles – varie beaucoup selon les régions : 40 % à Limoges contre 20 % à Paris, où la population est plus jeune et en meilleure santé.
Pour la première fois en 2018, le nombre de transplantations rénales en France a d'ailleurs diminué par rapport aux années précédentes. "On était en hausse depuis des années mais là y’a un petit creux", relativise Gabriel Choukroun. Une analyse approfondie des données du registre REIN est en cours pour identifier s’il s’agit d’une baisse conjoncturelle ou d’un signal plus inquiétant.
Une chose est sûre, pour le président de la société savante de néphrologie : les équipes de transplantation rénale sont en "surchauffe", harassées par la hausse de l’activité des dernières années et le manque de moyens humains. C’est la conclusion d’une vaste enquête publiée récemment dans Néphrologie et thérapeutique, à la lumière de laquelle l’objectif du plan greffe 2021 – passer de 3500 à 4900 greffes de rein par an – apparaît quelque peu illusoire.
Le néphrologue estime que la France a notamment une marge de progression sur les refus de prélèvements : le taux moyen s'élève à 30 %, alors que l’Espagne – un des "bons élèves" européens en la matière – tourne autour de 20 %. C’est là un des points d’accord entre Renaloo et la SFNDT. "On a des taux de refus en France qui ne sont pas normaux : comme on est présumé donneur
[loi Caillavet, NDLR d'Egora], il n’y a normalement pas à discuter si on n’est pas inscrit sur le registre des refus, mais par honnêteté morale on demande quand même à la famille", indique Jean-Pierre Lacroix.
Des soupçons qui passent mal
Mais c'est la dialyse qui cristallise les tensions. La Cour des comptes a allumé la mèche en 2015. Dans un rapport au vitriol, elle dénonce le coût élevé des dialyses, les marges importantes de certains centres spécialisés et les salaires confortables des néphrologues libéraux, concluant à une "incitation au statu quo des modes de prise en charge". Le néphrologue "n’est pas incité à orienter sa patientèle vers les alternatives possibles", estiment les magistrats de la rue Cambon, qui rappellent que les patients dialysés (55 %) sont plus nombreux que les patients greffés (45 %). Difficile de faire plus clair.
"Là-dedans il y a très probablement un manque d’organisation, et très marginalement des structures et des médecins pas honnêtes", renchérit Jean-Pierre Lacroix. "Prenons une clinique MCO-dialyse : quand on sort 2 % de marge nette en MCO c’est brillant, alors qu'on est à 12 ou 15 % en dialyse. C’est un peu la poule aux œufs d’or. On n’accuse nommément personne mais c’est un fait", ajoute-t-il. "Le traitement de l’insuffisance rénale pour 85.000 personnes, entre les greffés et les dialysés, ça coûte 4 milliards à l’Assurance maladie. Le budget est déjà très lourd, il ne peut pas monter jusqu’au ciel."
À raison de quoi, l'association Renaloo demande à cors et à cris plus de "transparence" dans l'organisation de la dialyse. "On a un registre REIN géré par l'ABM [Agence de biomédecine, NDLR d'Egora] : pour le moment on a des informations globales, c'est-à-dire régionales, et on voudrait des informations par établissement, sur la qualité des soins, le type de soins, etc.", précise Jean-Pierre Lacroix. "Nous voulons que les informations soient mises sur la place publique, que l'ABM et la HAS aient l'information et que les autorités de tutelle puissent prendre des décisions."
Des arguments "pas entendables" ?
Du côté de la SFNDT, ces critiques passent très mal. "Ce n’est pas un argument entendable", juge Gabriel Choukroun. "Aujourd'hui la néphrologie française c’est 75 % de salariés. Pour les médecins du privé, effectivement, plus vous travaillez et plus vous gagnez d’argent. Ça représente 25 % des néphrologues. Mais quasiment aucun ne...travaille en secteur 2", développe-t-il. "Je ne vais pas vous dire que tous les néphrologues sont roses ou parfaits, il y en a peut-être certains qui ont des pratiques condamnables : dans ce cas je ne demande pas mieux qu’on les identifie et qu’on les condamne."
Quant à la demande d'ouverture du registre REIN au niveau local, le PU-PH amiénois juge qu'elle n'a "pas de sens". "En France il y a des centres lourds, de l'autodialyse, des unité de dialyse médicalisées, de la dialyse à domicile… et tous ces patients n'ont pas le même niveau de gravité." Sa crainte : la multiplication de classements "à l'américaine", qui pénaliseraient indûment certaines structures sans tenir compte des autres facteurs. "Il y a 1577 centres en France : faire une analyse centre par centre, c'est impossible. Ça prend déjà un an à l'ABM d'analyser les données par région !"
La société savante accepte en revanche le principe d'une analyse des données "par filière de soins". "On a des patients suivis en centre lourd, qui partent en autodialyse à domicile, retournent en centre en cas de problème, se font greffer, puis retournent en dialyse…", explique le président de la SFNDT. Une telle démarche aurait l'avantage de ne pas pénaliser les centres lourds, ou les UDM (intermédiaires), par rapport aux centres d'autodialyse ou de dialyse à domicile, souvent privés, qui reçoivent des patients bien plus légers. L'ABM est en train d'y travailler, précise-t-il.
Renaloo évincée du congrès de néphrologie
Mais la question de la transparence reste une pomme de discorde entre Renaloo et la société de néphrologie. Le scandale de l'Aurar – Association pour l'Utilisation du Rein Artificiel à La Réunion – a servi d'élément déclencheur. Cette association privée à but non lucratif, très bien implantée sur l'île, est soupçonnée de conserver les patients en dialyse plus longtemps que nécessaire, à des fins lucratives. Un rapport de la chambre régionale des comptes vient de confirmer les soupçons d'une gestion financière pour le moins contestable, et des plaintes pour fraudes ont été déposées.
Dans la foulée de l'affaire de l'Aurar, la présidente de Renaloo a donné le 2 avril un entretien au  Monde pour dénoncer les "parties prenantes" ayant "un intérêt objectif direct à ce que rien ne change" et appeler de nouveau à la "transparence". Ni une ni deux, la SFNDT a annoncé qu'elle renonçait à inviter Renaloo à l'organisation de son congrès annuel, dont la prochaine édition se tiendra à Nancy à la rentrée. La société savante a aussi demandé à ses membres de se retirer des instances de l'association.
"On leur a dit : dans les conditions actuelles...de nos relations, on va faire sans vous", assume Gabriel Choukroun, en précisant que les membres seront toujours "bienvenus" pour venir gratuitement au congrès. Mais à titre individuel : les attaques de l'association contre la profession, elles, ne passent pas. "Ils sont dans une posture qui est en permanence le combat, la dénonciation calomnieuse, etc.", s'agace le néphrologue. "Est-ce que vous invitez quelqu'un qui vous veut du mal chez vous ?"
Du côté de l'association, on se défend de vouloir se brouiller avec les médecins. "Les PU-PH défendent les établissements mais bon, ça devrait être l’intérêt des malades", lâche Jean-Pierre Lacroix, qui précise qu'à titre personnel, il a toujours eu de très bonnes relations avec ses néphrologues. Mais les divergences d'analyse, elles, ne semblent pas réductibles. "À mon avis ils n'ont pas compris le sens de l'histoire", soupire-t-il. "Mais ça ne se fait jamais en un jour."
Article de Yvan Pandelé
Source : egora.fr

samedi 1 juin 2019

Fin de vie : ce qu’il faut savoir sur les directives anticipées


L’affaire Vincent Lambert soulève de nombreuses questions sur la fin de vie et notamment le rôle que peuvent avoir les proches. Les directives anticipées sont souvent ignorées, pourtant, il s’agit d'un document important qui prend en compte ce que l’on souhaite, ou non, pour sa fin de vie.
Depuis la loi Leonetti de 2005, toute personne majeure, malade, en fin de vie ou en pleine santé, peut rédiger des directives anticipées sur lesquelles elle peut détailler ce qu’elle souhaite, ou non, pour sa fin de vie.
Il existe deux options pour remplir ses directives anticipées. Le format libre, mais qui doit obligatoirement comprendre l’identification de la personne (nom, prénom, date et lieu de naissance), ou, le modèle administratif conseillé afin d’éviter les oublis (consultez à ce sujet le site du Ministère de la Santé). Le modèle laissant une grande liberté, le mieux est d’être le plus précis possible, toute information pourra être modifiée ou annulée. Il est également possible de désigner une personne de confiance dans le document, qui pourra parler en votre nom.
Le plus important est de s’assurer que ce document sera lu. Pour ce faire, il est très important d’informer son médecin ainsi que ses proches de l’existence de ce document et de l’endroit où il se trouve. Il est aussi possible d’enregistrer vos directives dans votre dossier médical partagé si vous en avez un. Pour les personnes prises en charge dans un hôpital pour une maladie grave ou les personnes retraitées, ce document peut être confié à ces établissements.

Blouses blanches et Gilets jaunes, dans une manifestation commune à Lyon


Les Gilets jaunes, dans le cadre de l'acte 29, s'allient aux Blouses blanches pour une manifestation qui débutera à 14 heures du Gros Caillou (Croix Rousse, Lyon).
La manifestation passera par l'hôpital de la Croix Rousse, la direction générale des Hospices civils de Lyon et l'hôpital Édouard-Herriot
Rappelant que plusieurs services d'urgences de l'agglomération sont en grève pour réclamer une revalorisation salariale, des primes de nuits pour tous et des effectifs supplémentaires.

( Photo Santé Solidaires-La Vie Hospitalière )

Les membres du G7 s’engagent pour faire progresser l’accès à la santé pour tous


La réunion des ministres de la Santé du G7, présidée par Agnès Buzyn, s’est tenue les 16 et 17 mai à Paris. À cette occasion, les membres du G7 se sont engagés à faire progresser l’accès à la santé pour tous, en renforçant les soins de santé primaires. 
À ce titre, cinq organisations internationales coopéreront dans les prochains mois pour la mise en place d’une plateforme de partage de connaissances en la matière.
La déclaration commune adoptée par les membres du G7 répond aux objectifs ambitieux fixés par la France :
1) Lutter contre les inégalités d’accès aux soins
Aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale n’a pas accès à l’ensemble des services de santé dont elle a besoin. Dans de nombreux pays, les systèmes de santé peinent à répondre à la diversité des enjeux de santé rencontrés par les personnes tout au long de leur vie.
Les membres du G7 se sont engagés à renforcer les soins de santé primaires, qui permettent de répondre aux besoins des personnes à toutes les étapes de la vie en matière de prévention, de dépistage et de soins et qui représentent la réponse la plus globale aux inégalités de santé.
Ils se sont également accordés autour d’une priorité : lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes, en particulier en matière d’accès aux soins dans le monde et de représentation des femmes dans les instances décisionnelles du secteur de la santé.

2) Renforcer la lutte contre les pandémies pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030
Le sida, la tuberculose et le paludisme continuent de faire 2,7 millions de morts par an. La France est historiquement fortement engagée dans la lutte contre ces trois pandémies. Avec 4,5 milliards d’euros depuis 2002, la France est notamment le deuxième contributeur historique au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Toutefois les projections actuelles sont sans appel et montrent que la fragilité des systèmes de santé menace la résurgence des grandes pandémies.
Les pays du G7 se sont engagés à poursuivre leur mobilisation en vue d’assurer le succès de la Sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, qui sera accueillie pour la première fois en France, les 9 et 10 octobre 2019, à Lyon. Cette conférence internationale aura pour ambition de lever au moins 14 milliards de dollars pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme afin d’éliminer ces trois maladies d’ici 2030, conformément aux objectifs du développement durable.

3) Améliorer l’efficacité des systèmes de santé à travers le partage de connaissances
Sous l’impulsion des membres du G7, cinq organisations internationales se sont pour la première fois engagées à coopérer pour la mise en place d’une plateforme de partage de connaissances.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Fonds mondial, GAVI l’Alliance du Vaccin, et la Banque mondiale ont signé le 17 mai, une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer en matière de soins de santé primaires. Elles remettront d’ici fin 2019, un rapport sur les modalités de mise en place d’une plateforme collaborative entre les membres du G7.

Cette plateforme devrait permettre de : 
- Développer le partage de connaissances et d’expertise sur les soins de santé primaires entre les pays du G7 .
- Renforcer le dialogue sur les soins de santé primaires entre pays du G7 et les pays à faible et moyen revenu, en particulier les pays du G5 Sahel .
- Favoriser l’innovation en matière de renforcement de soins de santé primaires en s’appuyant également sur la société civile (chercheurs, professionnels, patients, ONG, secteur privé…)
« Cette déclaration pose les jalons d’une coopération renforcée en faveur d’un accès à la santé pour tous. Nous maintiendrons nos efforts dans les prochains mois, avec l’appui de l’ensemble des acteurs, pour que la santé demeure un sujet prioritaire et fondamental à l’agenda international » a affirmé la ministre des Solidarités et de la Santé en clôture de la réunion ministérielle du G7.


La Poste prête à créer des maisons de retraite dans des hôtels des postes


Quatorze hôtels des postes situés dans des villes moyennes pourraient devenir des maisons de retraite alors que La Poste cherche à diversifier ses activités.


L’année 2018 "a été difficile pour les différents marchés du groupe La Poste", avait confessé Philippe Wahl, patron du groupe, en février dernier, selon des propos relayés par La Croix
Confronté à une baisse de son bénéfice net de 6,3 % pour 2018, le groupe cherche de nouvelles solutions pour diversifier ses activités. 
Ce projet concernerait quatorze villes moyennes, comme Perpignan, Metz, Roubaix, Brest, Le Mans ou encore Annecy.
La Poste Immo a lancé une consultation en ce sens mi-décembre : elle doit se terminer en juillet. Selon Les Echos, La Poste proposerait également aux seniors les services de proximité dont ils ont besoin. Le groupe tente de répondre au mieux à la baisse de son activité historique, le courrier, qui ne représentait plus que 28 % de son chiffre d’affaires en 2018, contre 71 % en 1991 selon La Croix. 
Source:   capital.fr

Les "facturations abusives" des cliniques privées dénoncées par sept associations


Une enquête de la Répression des fraudes met en lumière l'ampleur des pratiques abusives dans les cliniques privées. Des associations de patients montent au créneau.
Sept associations de patients et de consommateurs réclament "des mesures urgentes" contre les "facturations abusives" qui concernent la moitié des cliniques privées, selon une enquête récente de la Répression des fraudes.
L'enquête "montre un développement alarmant de ces pratiques frauduleuses", protestent dans un communiqué commun les sept organisations (CLCV, CSF, Familles rurales, Fnath, France Assos Santé, UFC-Que Choisir, Unaf).
La moitié des cliniques privées ont des pratiques abusives
Dans son rapport d'activité annuel présenté fin mars, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF) indique avoir contrôlé 209 cliniques (sur environ 1.000 en France) dont "la moitié présentait des non-conformités, essentiellement en lien avec une facturation abusive".
La DGCCRF précise avoir "identifié des frais facturés ne relevant pas de prestations de soins ou de sollicitations expresses", notamment des "forfaits administratifs" incluant des "services divers" comme la "mise à jour de carte Vitale", le "contact avec la mutuelle" ou encore l'”appel de taxi".
50.000 euros de frais par an et par établissement
Autant de "missions habituelles pour lesquelles les établissements sont rémunérés par la Sécurité sociale", souligne la Répression des fraudes, qui précise que "la voie de l'injonction a été privilégiée afin d'obtenir la cessation rapide des pratiques concernées".
Pour les associations, qui rappellent avoir alerté "dès 2012" sur la situation, "ces pratiques, loin d'avoir cessé, se sont au contraire développées et généralisées".
Elles avancent que "cette facturation représenterait un montant annuel moyen de 50.000 euros par établissement" et demandent "des mesures urgentes pour enfin faire cesser ces pratiques frauduleuses au détriment des patients."
Source:   francetvinfo.fr

L'éditeur VIDAL a remporté le premier prix "Préventions & Diagnostic" au salon international Santé et Innovation.



Le premier prix « Prévention & Diagnostic » a été décerné à l'éditeur VIDAL  avec VIDAL Sentinel, sa solution hospitalière pour une détection en continu des risques thérapeutiques.
Pour la première fois, le salon international santé et innovation de la Fédération Hospitalière de France (FHF) et de HIT ont organisé les HIT Innovations Trophées afin de récompenser les professionnels et sociétés les plus innovants du secteur de l’IT appliqué à la Santé. Les trophées ont été remis le mardi 21 mai à 14 heures par le jury présidé par Enguerrand Habran, directeur du Fonds FHF et Cyrille Politi, Conseiller Transition Numérique de la FHF.

Dans la catégorie Prévention & Diagnostic, le trophée a été remis à Thierry Mitouard, responsable des solutions intégrées de VIDAL et initiateur du projet VIDAL Sentinel. Il s’agit d’une solution d’évaluation continue du risque des prescriptions médicamenteuses intra-hospitalière. « Le développement de la pharmacie clinique est un enjeu majeur pour les pharmaciens hospitaliers tant pour prévenir la iatrogénie médicamenteuse que du point de vue règlementaire, explique-t-il. L’utilisation d’outils informatiques adaptés aux pratiques doit permettre d’augmenter l’efficacité des actions entreprises dans ce domaine. » 

VIDAL Sentinel prend en compte et combine les médicaments à risque, les résultats d’analyses biologiques et le profil patient afin d’évaluer en temps réel les profils de risque pour chaque dossier. Avec un score explicite à chaque patient, VIDAL Sentinel permet au pharmacien de repérer les risques et prioriser les tâches d’analyse et de prise en charge pharmaco-clinique.
Article de Damien Dubois


Source : dsih.fr

Pour en savoir plus : vidalsentinel@vidal.fr 

Prix Galien : dépots des dossiers prolongés jusqu'au 3 juin (minuit).






C’est à la France que revient l’initiative d’avoir créé en 1970 un prix de la recherche pharmaceutique dont la notoriété et le rayonnement en ont fait, depuis, la plus grande distinction mondiale en cette matière : le prix Galien.

Le prix Galien distingue des innovations en santé (toutes thérapeutiques confondues) remarquables, récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche et des programmes d'accompagnement du patient emblématiques. 

L’intérêt que lui portent les Pouvoirs publics, ainsi que son audience à l’étranger, incitent les équipes à se mobiliser toujours davantage pour obtenir cette distinction.

Si le prestige du prix Galien s’est accru au fil des ans, c’est grâce aux membres des différents jurys qui comptent d’éminents experts et spécialistes dans chaque catégorie. Ils ont su, par leur choix de lauréats refléter fidèlement le mouvement thérapeutique en France et mettre en valeur les innovations et les équipes les plus performantes.

La notoriété des membres du jury, leur rigueur scientifique, leur indépendance, a permis d’affirmer le caractère institutionnel du prix Galien.
La cérémonie de remise des prix Galien bénéficie traditionnellement du Haut Patronage du Chef de l'Etat.
Source : Le quotidien du Médecin


Urgences : "pas de solution miracle" selon la ministre


Dans le contexte actuel 65 services d'urgences sont en grève en France, selon le collectif Inter-Urgences (mouvement qui a commencé à la mi-ars) . Le collectif réclame l'arrêt des fermetures de lits, une hausse des rémunérations de 300 euros net et une augmentation des effectifs.
Cependant la ministre de la Santé Agnès Buzyn a regretté lundi 27 mai qu'il n'y ait "pas de solution miracle" pour régler la situation de "tension" dans laquelle se trouvent les services d'urgences en France, assurant "entendre la fatigue et l'agacement" des urgentistes. "Aujourd'hui les urgences sont en tension dans notre pays, nous le savons", a-t-elle dit lors d'une visite du chantier du nouvel hôpital d'Ajaccio (Corse) qui doit être livré en 2020.

"Il n'y a pas de solution miracle tant que nous n'avons pas plus d'urgentistes formés dans notre pays, c'est une problématique qui est aujourd'hui internationale", a-t-elle regretté...
Le président de Samu-Urgences de France, François Braun, jugeant les "structures de médecine d'urgence à un point de rupture jamais atteint", a appelé mardi dernier l'ensemble des personnels "à arrêter symboliquement le travail ce mardi 28 mai à midi, pendant 5 minutes".

Des pistes à explorer
"Il y a plusieurs pistes aujourd'hui à explorer pour améliorer la situation des urgences", a avancé la ministre: "Former plus de médecins urgentistes pour occuper les postes vacants, organiser des entrées directes dans les hôpitaux pour les patients chroniques connus, créer des maisons médicales de garde adossées aux services d'urgences pour désengorger les urgences et permettre de traiter les petites urgences. Tout cela aujourd'hui est en train de se monter dans beaucoup de sites et permet de faciliter le travail des urgentistes", a-t-elle détaillé.
"Il y aura dans les années qui viennent 400 urgentistes par an formés qui vont se déployer sur le territoire, donc cette période de tension devrait s'apaiser dans les années qui viennent", a également fait valoir la ministre.
Madame Agnès Buzyn a également appelé à "un effort considérable dans les hôpitaux pour mieux organiser les urgences", afin de "dégager du temps d'urgentistes pour que ceux-ci se concentrent sur les urgences vitales", assurant "entendre évidemment leur fatigue et leur agacement".

Pour "La Vie Hospitalière" les personnels ne demandent pas de "solutions miraculeuses" mais tout simplement des solutions à la hauteur des besoins dans les services comme ceux des urgences, et sans plus tarder. Si des médecins quittent les urgences c'est que les conditions de travail frisent l'enfer ! 
La première des choses serait de mettre tout en oeuvre pour garder le personnel hospitalier public, car il est de plus en plus difficile à recruter, ce n'est pas un secret.
Les propos tenus par la ministre ne sont pas à la hauteur des réponses attendues par les personnels ( particulièrement médicaux), c'est pour le moins évident. 
Pour rappel le décès survenu à l’hôpital Lariboisière  le 17 décembre dernier (source : Le Parisien) ... "Ce jour-là, une femme de 55 ans, transportée par les pompiers, est morte aux urgences des suites d’un œdème pulmonaire. Admise à 18 heures, elle a été appelée vers minuit pour enfin être auscultée par un médecin.
Comme elle ne répondait pas aux appels, elle a été déclarée « en fugue » par le personnel. Sauf qu’elle était en train de mourir sur son brancard. Elle ne sera retrouvée que le lendemain, morte. « Les dysfonctionnements s’expliquent notamment par la forte fréquentation, les capacités du service à fonctionner correctement étaient dépassées ce soir-là », expliquait alors l’administration."
En clair il y'a pas de miracle à attendre, il faut de réels moyens et non du bla-bla ! 
Toutefois, le 21 janvier,  jour de la fête de Sainte Agnès, pourquoi ne pas aller prier ?... On ne sait jamais...




Changement de nom du Salon international de la FHF !



Frédéric Valletoux, Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), a annoncé le changement de nom du salon lors de la séance inaugurale.
Ce salon, créé et organisé par la Fédération hospitalière de France, est connu sous des appellations différentes (HopitalExpo, GerontHandicapExpo, Health-ITExpo,…) qui, avec le temps, se sont développées, rassemblées pour devenir LE grand rendez-vous annuel de l’ensemble de l’écosystème de la santé.
Pour réaffirmer l’identité de son événement, la FHF a décidé d’installer une marque qui puise dans l’ADN de ce rendez-vous tout en le projetant dans un avenir plus ouvert et innovant, plus international aussi…

Pourquoi changer ? 
Après des années d’existence et des noms sectoriels (HopitalExpo, GerontHandicapExpo, Health-ITExpo) ayant acquis une notoriété forte, il était temps d’installer une marque commune, lisible et puissante qui permette de capitaliser sur le leadership du salon au sein de l’écosystème santé.

 Comment changer ? 
Une marque fédératrice et qui s’inscrit dans la durée









Pour allier la triple dimension « santé », « innovation » et « international »  du salon, la FHF a choisi un nom de marque volontairement clair et évocateur : SANTEXPO.


















Les ultrasons biomédicaux : Une révolution médicale en cours


Les ondes ultrasonores sont des ondes mécaniques qui engendrent des oscillations dans les milieux qu’elles traversent. 
Les signaux qui sont créés peuvent être exploités dans un objectif diagnostique (échographie, écho-Doppler, élastographie) ou thérapeutique (lithotripsie, phacoémulsification…). 

Ils sont d'ores et déjà utilisés pour traiter certains cancers, les fibromes utérins ou encore le glaucome. En outre, les importants progrès technologiques accomplis depuis plusieurs années ouvrent de nombreuses perspectives pour le développement de nouveaux dispositifs puissants et précis, dans des domaines d’applications variés : cardiologie, neurologie, psychiatrie...

Comprendre les ultrasons et leurs exploitations biomédicales

Comme les ondes sonores, les ondes ultrasonores sont des ondes mécaniques qui se matérialisent par la mise en vibration des molécules constituant la matière. Si la fréquence des ondes du champ des sons audibles est comprise entre 20 Hz pour la fréquence la plus grave et 20 000 Hz pour la plus aiguë, celle des ultrasons est supérieure, comprises entre 20 kHz et 10 THz. Au-delà débute le domaine des hypersons.
Les ondes ultrasonores engendrent l’oscillation autour de leur point d’équilibre, des molécules du milieu qu’elles traversent. Cette oscillation se diffuse de proche en proche, dans une direction donnée à partir du point d’initiation. 

Selon la densité du milieu traversé, les ultrasons se propagent à une vitesse plus ou moins élevée : la résistance d'un matériau est qualifié par son impédance acoustique (notée Z et mesurée en Pascal seconde par mètre) qui influence cette vitesse. Par ailleurs, une onde ultrasonore traversant un milieu donné rebondit et revient en écho lorsqu’elle arrive à l’interface d’un nouveau milieu dont l’impédance acoustique est différente du premier. Ainsi, en analysant le signal rétrodiffusé, il est possible d’obtenir des informations sur le milieu analysé.

Dans le domaine médical, les ultrasons présentent un certain nombre d’avantages :
Ce sont des ondes qui ne présentent pas de danger (pas de radiations ionisantes, notamment).
Elles peuvent être mises en œuvre grâce à un appareillage peu volumineux et peu onéreux.
Elles permettent l'obtention d'images observables et interprétables simultanément à l’examen.

La France, berceau des techniques ultrasonores

Le domaine des ultrasons est un champ dans lequel la France a été à l’avant-garde : l’aventure a commencé avec Pierre Curie qui a théorisé la piezoélectricité permettant de créer des ultrasons à partir d’un courant électrique, en 1880. Une trentaine d’années après, son élève Paul Langevin a mis au point le premier dispositif émetteur et récepteur d’ultrasons, aboutissant à une première utilisation militaire durant la Seconde Guerre mondiale (sonar).
Le développement de l’usage des ultrasons dans le domaine médical a émergé ensuite, notamment à travers l’échographie développée par des britanniques. 
Dans le courant des années 1950, la première sonde échographique est mise en point, suivie de la première échographie 2D au début des années 1970, qui seront toutes deux utilisées en obstétrique. Le développement et l’utilisation de l’échographie Doppler dans l’évaluation du débit sanguin et de la résistance vasculaire ont, quant à eux, été menés par un chercheur pionnier, Léandre Pourcelot, directeur de l’unité Inserm 316 "Système nerveux du fœtus à l’enfant" à la faculté de médecine de Tours (de 1988 à 2003).

Source : Inserm


(Un document de référence sérieux et bien vulgarisé à faire connaître par le plus grand nombre.)

L'Hôtel-Dieu, le plus vieil hôpital de Paris, partiellement cédé pour 144 millions d'euros


L'appel à projet urbain lancé par l'Assistance-Publique Hôpitaux de Paris a été remporté par le promoteur immobilier Novaxia, qui va implanter un incubateur de biotechnologies et d'intelligence artificielle, des logements étudiants et des commerces sur le parvis de Notre-Dame.




Vue de l'Hôtel-Dieu ( Photo Santé Solidaires-La Vie Hospitalière )



Un tiers de la surface de l'Hôtel-Dieu, soit 20.000 mètres carrés, sera mis à la disposition du promoteur immobilier Novaxia pour 144 millions, et ce pour un bail de 80 ans. Ainsi en a décidé le jury composé de représentants de l'AP-HP, qui reste propriétaire de l'ensemble du site, et de la mairie de Paris. Les locaux seront mis à disposition du lauréat de cet appel à projet urbain, lancé dans le cadre du plan de transformation de l'Hôtel-Dieu, d'ici trois à quatre ans. Le temps de réinstaller les équipes hospitalières encore présentes dans des locaux rénovés, situés sur les deux-tiers restant du plus vieil hôpital de Paris.
Le projet sélectionné par le jury comporte un "pôle santé" sur la moitié de l'espace cédé. Il doit notamment accueillir un incubateur de biotechnologies et d'intelligence artificielle à destination d'une cinquantaine d'entreprises innovantes, une salle polyvalente ou encore une maison des associations de patients. Un "pôle habitat solidaire" regroupera lui une résidence sociale étudiante, une maison du handicap et une crèche associative...
Enfin, un tiers de la surface sera consacré à une "offre variée de restauration et de commerces, dont les enseignes seront sélectionnées en lien avec l'AP-HP et la Ville de Paris, et qui comprendra notamment un restaurant gastronomique.
Chiffré à 144 millions d'euros, le bail à construction représentera "la plus grosse recette de l'histoire de l'AP-HP dans une opération foncière patrimoniale", fait valoir Martin Hirsch, directeur général de l'institution, soulignant l'intérêt d'une telle manne pour la "modernisation des autres hôpitaux".
Dans l'immédiat, elle permettra la création d'un fonds de transformation de 30 millions d'euros "consacré à l'amélioration des conditions de travail et aux prises en charges innovantes des patients".


Source :  egora.fr

Pour "La Vie Hospitalière" il y a aucun respect pour l'Hôtel-Dieu dont le passé est souillé par des intérêts lucratifs très éloignés de l'esprit et de l'histoire de ce monument historique.