"La Vie Hospitalière"

vendredi 5 avril 2019

Urgences : qu'est-ce que le plan "hôpital sous tension" ?


L'objectif du plan "hôpital sous tension" est simple et parfaitement résumé par Valérie Durand-Roche, directrice de l'hôpital Édouard-Herriot à Lyon : "Répondre au bon moment avec des renforts de moyens." 
Concrètement, l'hôpital est dit "sous tension" lorsqu'il y a "une inadéquation entre les venues aux urgences, les moyens qui sont présents aux urgences et le nombre de lits d’aval", explique-t-elle au micro de Nikos Aliagas sur Europe 1, lors de notre matinale spéciale au CHU de Lyon.
"Des réponses graduées pour faire face à ces afflux de patients.
En règle générale, ce plan est "déployé dans les hôpitaux français" lors "des périodes d'épidémie", particulièrement "sur les périodes de grippe" ou "parfois de canicule". Des moments où les patients affluent vers les services d'urgence. "Le plan "hôpital sous tension'" met en oeuvre des réponses graduées pour faire face à ces afflux de patients, qui viennent soit avec un besoin d'hospitalisation, soit pour une simple consultation."

Pour répondre à cette demande, "on a des processus de rappel" du personnel qui ne travaille pas. Mais aussi, on essaye de prévoir avec un plan en amont", explique Valérie Durand-Roche. Cela passe donc par "des périodes où on va avoir plus d'effectifs, que l'on va aussi payer en plus", mais aussi "un volume de lits d'aval supérieur par rapport à notre fonctionnement normal".

Le "plan blanc" pour les afflux massifs et inattendus de patients. Parfois, les urgences doivent également faire face à des afflux massifs de patients totalement impossibles à prévoir, comme lors d'une attaque terroriste. Dans ces cas-là, c'est le "plan blanc" qui est déclenché. Il s'agit d'un "moyen intra-hospitalier de répondre à la demande d’un afflux de victimes".

"Nous devons, selon les objectifs, répondre en moins de 30 minutes pour accueillir ce que l’on appelle 'les urgences absolues' et aussi accueillir les urgences relatives", décrit Valérie Durand-Roche. C'est selon ces critères que les victimes sont "triées à l’entrée de l’hôpital, après un pré-tri en extra-hospitalier effectué par le Samu ou les pompiers dans le cadre des dispositifs présents".

Pour "La Vie Hospitalière" on a pas l'impression d'avoir avancé beaucoup dans la pratique...  une chose est certaine un hôpital sous tension mérite avant tout l'attention de notre ministre...
Il n'y a pas de secret : un hôpital est capable de gérer  toutes formes d'urgences dès lors qu'il en a tous les moyens... c'est pas toujours le cas... et on voit des réductions de personnels dans des services de réanimation... services étroitement liés aux urgences !

Quant au Plan blanc il est adapté obligatoirement pour chaque établissement :

Rappelant ainsi les mesures qui doivent être prises en considération:

- La mise en place d’une cellule de crise pilotée par le chef d’établissement ou son représentant, et chargée de gérer l’alerte, ou encore la crise.
- Le maintien sur place des équipes de personnels volontaires.
- Le rappel gradué des personnels volontaires en repos, afin d’avoir des moyens suffisants mais aussi de pouvoir organiser des rotations en cas de crise durable ( la liste des personnels volontaires est renouvelée tous les ans).
- L’organisation du tri, de l’accueil des victimes, de leur répartition selon la nature et la gravité de leur pathologie dans des unités spécialisées ou à défaut, les plus adaptées à leur prise en charge.
- Les modalités de transmission de l’alerte au sein de l’établissement, ainsi que les liaisons internes et externes à l’établissement pour assurer la circulation des informations.
- Un plan de confinement et un plan d’évacuation de l’établissement.
- Un transfert des patients des services impliqués vers des services moins impliqués, d’autres établissement, voire le renvoi à domicile lorsque cela est possible.
- Une déprogrammation des activités non urgentes : consultations, interventions chirurgicales…
- L’inventaire de moyens disponibles par les services médico-techniques (pharmacie, laboratoires, imagerie médicale) et logistiques (blanchisserie, restauration).
- Le renforcement des moyens de communication : le standard téléphonique est renforcé et les communications sont réservées au seul Plan blanc ( renfort si nécessaire par un poste sanitaire mobile).
- L’organisation d’un triage médical strict dans une salle suffisamment grande et sous la responsabilité d’un médecin trieur, distincte de l’accueil classique des urgences, et distincte de l’accueil des familles et des médias.
- La mise en place d’un point d’accueil aux familles et d’accueil des médias.
- L’organisation de la circulation automobile sur le site avec une signalétique et un fléchage supplémentaire pour faciliter la circulation en interne, recours à des mesures de surveillance et de gardiennage renforcées.
- Le recours éventuel à des moyens associatifs : bénévoles des associations de secourisme et d’aide sociale pour le traitement des soins légers ou les gestes d’accompagnement.

Le flux des nouveaux arrivants doit être maîtrisé afin de prévenir la contamination de tout l’établissement en cas d’accident nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique...et ceci nécessite obligatoirement du personnel formé...
Le plan blanc peut aussi se compléter dans chaque établissement par la mise en place d’un Plan de Continuité d’Activité (PCA).
Sans oublier le  Plan ORSAN  (pour Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles), qui est lui le dispositif national qui chapeaute tous les Plans blancs. 

Violences en augmentation contre les médecins en 2018


Plus de 1.100 incidents ont été signalés par les médecins en 2018, selon un rapport de l'Ordre des médecins publié jeudi, qui pointe une hausse des violences subies en particulier par les généralistes.

L'Observatoire de la sécurité des médecins, réalisé depuis 2003 avec Ipsos, a recensé 1.126 incidents contre 1.035 en 2017, soit une augmentation de 9%. Il s'agit majoritairement d'agressions verbales et de menaces, citées dans 66% des déclarations, devant les vols ou tentatives de vols (18%), le vandalisme (8%) et les agressions physiques (7%). Une arme a été utilisée dans 3% des cas. Un tiers de ces incidents sont liés à "un reproche relatif à une prise en charge" (31%) et plus d'un sur dix à un vol (17%), un refus de prescription (16%), une falsification de document (ordonnance, certificat, 11%) ou encore un temps d'attente jugé excessif (11%).
Les ophtalmologues, dermatologues et gynécologues parmi les plus touchés. Les généralistes, les plus touchés, sont à l'origine de 70% des déclarations, contre 61% en 2017, alors qu'ils représentent moins de la moitié de la profession (44%). À l'inverse, la part de spécialistes ayant subi des incidents est elle passée de 39% en 2017 à 30% en 2018, les ophtalmologues, les dermatologues et les gynécologues étant les plus visés. Les femmes représentent 49% des victimes, un chiffre moins élevé qu'en 2017 (51%) mais toujours supérieur au taux de féminisation du corps médical (47%). L'agresseur est un patient dans plus de la moitié des cas (54%), plus rarement un accompagnateur (15%).

Des incidents qui ont lieu en centre-ville en majorité. 

L'Île-de-France, les Hauts-de-France et l'Occitanie sont les trois régions les plus touchées. La majorité des incidents ont eu lieu en centre-ville (54%), devant la banlieue (20%) et le milieu rural (17%, en hausse de 4 points par rapport à 2017). Dans huit cas sur dix, ils concernent des professionnels exerçant en ville (hors hôpital, public ou privé).
Commentant ces résultats dans un communiqué, l'Ordre a appelé "une nouvelle fois les pouvoirs publics à se saisir de cet enjeu majeur". Il a notamment réclamé aux préfets d'accélérer le déploiement d'un protocole signé avec l'État en 2011 pour améliorer la sécurité des professionnels. Déplorant le "peu de plaintes" déposées par les praticiens (34%), l'Ordre a en outre souligné que son dispositif de déclaration avait été étendu aux internes en janvier.
Du côté des syndicats de médecins libéraux, la CSMF a déploré dans un communiqué "une année noire" et demandé au gouvernement "de sécuriser l'exercice médical libéral", notamment en équipant les cabinets "de boutons d'alarme (et) éventuellement de caméras de vidéosurveillance dans leurs abords". Une demande partagée avec le SML, qui a pour sa part dénoncé "l'inertie et la passivité" de l'exécutif, réclamant "un rendez-vous dans les plus brefs délais au Premier ministre" afin de défendre la mise en place d'un "état d'urgence pour la sécurité des médecins libéraux".

Source : Europe 1

L’AMUF et l’UFMICT-CGT contre la réforme du statut de PH


Le 21 mars 2019, les députés ont approuvé la création, par voie d’ordonnance, d’un statut unique de Praticien Hospitalier, associé à la suppression du concours de PH, dans le cadre du Projet de Loi « Ma Santé 2022 ».

Il n’y aura plus que des PH titulaires et PH contractuels, et tous les PH pourront exercer en libéral à l’extérieur de leurs établissements, à hauteur d’une à deux journées par semaine, ce qui était interdit jusque-là pour les temps-pleins. De même, les praticiens libéraux pourront aussi exercer en tant que contractuels au sein de l’hôpital public. Il s’agit selon les promoteurs de ce projet de loi de « simplifier et adapter les recrutements à un exercice mixte en décloisonnant les parcours professionnels ».

La « simplification » du statut de PH commence avec la suppression du concours national de PH qui jusqu’à présent garantissait l’indépendance médicale et le contrôle par la puissance publique de modes de sélection et d’affectation des 50 000 PH qui forment l’ossature médicale de l’hôpital public en France.

Ce projet de loi n’est ni plus ni moins qu’une vaste entreprise de déstructuration du statut du corps des PH, ouvrant la voie à l’introduction de la seule loi du marché pour les futurs recrutements des médecins dans un contexte de pénurie médicale, sachant que la « main invisible » du marché ne favorisera pas dans ces conditions la venue des médecins vers un hôpital public rendu exsangue sur le plan financier mais œuvrera plutôt en faveur du privé où les rémunérations des spécialités les plus demandées seront deux à trois fois supérieurs à celles du public. Et en plus de faire exploser le prix des médecins dans un mercato permanent, l’embauche basée sur l’argent va introduire une concurrence malsaine entre praticiens publics et libéraux, désorganisant complètement le travail des équipes hospitalières.

La « mobilité » tant glorifiée dans le projet de loi va aggraver la fuite des PH vers le secteur privé lucratif, fuite qui sera facilitée par la suppression annoncée de la clause de non-concurrence qui bien que pas toujours respectée limitait jusque-là ces départs. Là ce sera « open bar », mais dans un seul sens, vers le privé.

Ainsi toutes les barrières pour la privatisation de l’hôpital sautent : fin du concours de PH et contractualisation généralisée ouvrant la voie aux nominations arbitraires et liant les PH au bon vouloir de leur direction, concurrence sauvage entre établissements et cliniques privées au détriment du moins offrant sur le plan financier, exercice autorisé dans le privé pour tous les PH qui pourront ainsi  « mettre un peu de beurre sur les épinards » comment l’a si bien dit Mme Buzyn. En conséquence, les médecins mercenaires seront les rois du monde à l’hôpital public et les cieux forts argentés des cliniques à but lucratif vont se remplir de PH par la grâce du projet de loi de Mme Buzyn.

La destruction-privatisation de l’hôpital public est programmée par la fuite massive des PH, la dévalorisation de leur statut, avec l’introduction d’une « mobilité » qui n’ira que dans un seul sens : hors de l’hôpital public.


L’AMUF et l’UFMICT-CGT condamnent ces mesures et demandent la suppression de l’article 6, réclament le maintien du concours national de PH et la revalorisation des rémunérations des PH, seuls à même d’améliorer les conditions de travail dans les hôpitaux publics.

(Communiqué commun AMUF et UFMICT-CGT)

Hôpital de Bayonne : grève au service de réanimation



Au Centre hospitalier de la Côte basque, le mercredi 3 avril 2019 à Bayonne, les personnels du service de réanimation ont entamée une grève à durée illimitée pour dénoncer la perte de 9 postes.

La direction  a donné les raisons de ces suppressions de postes qui sont faites pour adapter les effectifs en fonction d'un taux moyen d'occupation sur ces trois dernières années qui est de 12,5 lits...

En cas d'afflux de personnes à soigner, l’hôpital fera appel à du personnel externe au service de réanimation mais possédant les notions pratiques. Si le personnel formé n'est pas disponible, les patients seront alors accueillis dans d'autres services...

Pour "La Vie Hospitalière" c'est sans plus de commentaire, on continue dans les restrictions d'effectifs (et dans un service de réanimation en plus ! Il ne manque pas d'air tous ces bureaucrates).  Supprimer des personnels ceci sous n'importe quel prétexte est purement inadmissible. 
Le pire dans tout ceci c'est la qualité des soins qui à chaque fois en pâtit, et dans un service de réanimation c'est tout particulièrement grave.

jeudi 4 avril 2019

« Ma santé 2022 » : l’espace numérique de santé désormais entériné !


Le 22 mars dernier, l’Assemblée nationale a adopté, dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, la création de l’espace numérique de santé (ENS).

Cette mesure, qui sera opérationnelle à partir du 1er janvier 2022, permettra à chaque usager de disposer gratuitement d’un compte personnel en ligne, qui rassemblera notamment les principales données générées par les actes médicaux remboursés.
Annoncé en septembre 2018 lors de la présentation de la réforme « Ma santé 2022 », ce dispositif vise à « réunir, sur la même plateforme, tous les services existants », afin que chaque usager ait accès « à l’ensemble de ses données de santé tout au long de sa vie », ainsi que l’ont promis Dominique Pon, directeur général de la clinique Pasteur de Toulouse et président de SantéCité, et Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam, tous deux auteurs du rapport Accélérer le virage numérique.
L’objectif est donc net : repositionner le patient comme premier bénéficiaire des services numériques de santé en lui redonnant les moyens d’être acteur de sa santé (lire notre article consacré à ce sujet : « Ma santé 2022 : accélérer la digitalisation du système de santé par des mesures concrètes », DSIH,29/1/2019).
Concrètement, quelles données de santé sont concernées ? 
L’ENS rassemblera, outre le dossier médical partagé (DMP) du patient, qui a été lancé en novembre 2018 par la Sécurité sociale :
ses données dites « administratives » ;
toutes ses données de santé (comptes rendus hospitaliers, résultats d’analyses, ordonnances, etc.) susceptibles d’améliorer son suivi médical ;
un agenda numérique de santé ;
des outils permettant des échanges sécurisés avec les professionnels de santé ;
grâce à l’intégration du service Ameli.fr, l’ensemble des données relatives aux remboursements des dépenses de santé.
Le titulaire de l’ENS ou son représentant légal en sera le seul gestionnaire et utilisateur. Pour y accéder, ildevra s’authentifier grâce à son identifiant national de santé (INS). 
Cette mesure suscite toutefois quelques inquiétudes quant à la confidentialité des données de santé. C’est la raison pour laquelle un amendement a été adopté obligeant les services et les outils numériques (publics et privés) « à être interopérables »avec l’ENS, et à posséder « un niveau de sécurité élevé pour protéger les données de santé à caractère personnel qu’ils manipulent ». Un autre amendement précise que la communication de tout ou partie des données de cet espace ne pourra être exigée de son titulaire lors de la conclusion d’un contrat relatif à une protection complémentaire en matière de couverture des frais de santé.
Le retard de la France dans le digital en santé : une opportunité pour l’État 

Le constat dressé par Mme Coury et  M. Pon établit que « les services numériques de santé à destination de l’usager sont encore trop embryonnaires en France. Ceci constitue paradoxalement une opportunité pour l’État et les pouvoirs publics : il est encore possible de se saisir du sujet pour fixer un cadre avant que des initiatives disparates, non coordonnées et non interopérables se multiplient […] ».

L’État affiche donc sa volonté de prendre en main la structuration des services numériques pour les usagers, et d’y consacrer des moyens. Le déploiement de l’ENS devrait ainsi coûter 50 millions d’euros pour la période 2019-2022.
Le gouvernement en attend toutefois un impact positif sur les dépenses de santé, non seulement grâce au rôle actif joué par les patients dans leur prise en charge du fait de l’accès facilité à leurs données de santé, mais aussi grâce à la possibilité, pour les professionnels de santé, d’accéder aux informations contenues dans cet espace. Ainsi, tous espèrent une réduction des examens complémentaires redondants, une diminution des prescriptions excessives d’actes médicaux et de médicaments ainsi qu’une baisse du nombre d’erreurs médicales. 

Reste à suivre la mise en œuvre de cette réforme, dont nous analyserons les économies attendues et l’efficacité en termes d’amélioration de la qualité des soins.

Me Noémie Mandin
(Selarl Yahia Avocats)



Note de "La Vie Hospitalière"


Syndrome grippal : quel est le responsable ?



Comment un médecin peut-il distinguer la grippe, une maladie grave, des autres affections respiratoires communes en hiver ? 
Pour tenter d’associer symptômes et virus présent, une équipe de l’Inserm* a mené une vaste étude épidémiologique.

Tous les ans à la mauvaise saison, une foule de gens se presse chez le médecin avec une forte fièvre, des courbatures, éventuellement un mal de tête et des difficultés à respirer.  Bref, ce que les soignants appellent un "syndrome grippal". Mais est-ce toujours la grippe ? 
Plusieurs virus respiratoires déclenchant ce genre de symptômes circulent en effet à cette période de l’année. C’est le cas du virus influenza (IV), responsable de la grippe proprement dite, mais aussi, entre autres, du rhinovirus (HRV), du virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de bronchiolites, essentiellement chez l’enfant, ou du métapneumovirus (HMPV) qui déclenche lui aussi des troubles respiratoires. 
Comment le médecin pourrait-il orienter son diagnostic à partir de ce qui est observable au cabinet, sans devoir systématiquement prélever un échantillon et attendre le résultat de l’analyse virale ?

Séparer la grippe des autres troubles respiratoires

La question n’est pas anodine car, comme le souligne Cécile Souty de l’Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique (IPLESP, unité 1136 Inserm/Sorbonne Université, Paris), "on ne prend pas forcément en charge la grippe, maladie potentiellement plus grave, comme les autres troubles respiratoires hivernaux"
Pour apporter un éclairage, son équipe a mené une vaste étude portant sur deux hivers consécutifs (2015/2016 et 2016/2017), en s'appuyant sur les données du réseau Sentinelles de l’IPLESP. Regroupant des centaines de médecins généralistes et de pédiatres sur tout le territoire, ce réseau permet de suivre les épidémies de maladies infectieuses communautaires.
Pour cette étude, près de 6.000 patients s’étant spontanément présentés au cabinet du médecin ont été recrutés selon des critères précis : une fièvre soudaine de plus de 39°, des courbatures et des signes respiratoires. "Autrement dit, ce que les gens appellent une grippe carabinée" sourit  Cécile Souty. Un prélèvement nasopharyngé (par écouvillonnage) a été effectué chez ces volontaires, puis envoyé au Centre national de référence pour les virus respiratoires (à Paris ou à Lyon) ou au laboratoire de virologie de l’Université de Corse. Il s’agissait de révéler d’éventuelles corrélation entre, d’une part, les symptômes (toux, écoulement nasal, dyspnée, mal de gorge, conjonctivite, mal de tête, malaise, vomissement) et les données observables (période de l’année, âge du patient, vaccination contre la grippe) et, d’autre part, le type de virus effectivement présent.

Des associations réelles mais non décisives

Première constatation : les laboratoires ont détecté la présence du virus de la grippe (IV) dans la moitié des échantillons (48% exactement), ce qui n’est guère surprenant puisque les critères d’inclusion comprenaient une forte fièvre. Les trois autres virus sont nettement moins fréquents, avec des variations selon les périodes.
Quelques associations symptôme/virus ont néanmoins pu être observées. Ainsi, outre la fièvre, le virus de la grippe est associé à la toux, la conjonctivite, les maux de tête et l’écoulement nasal. En revanche, la dyspnée est associée au VRS : "C’est le signe de la bronchiolite, que les médecins connaissent bien", souligne Cécile Souty. Toux et écoulement nasal sont également plus souvent associés à une infection par le VRS, mais pas les maux de tête. Le HMPV est quant à lui associé à la toux et à l’absence de maux de tête, alors que l’infection par le HRV se résume à un écoulement nasal.
"Ce sont des associations assez faibles et non des résultats tranchés. On ne peut pas en tirer des règles de décision, tout au plus des orientations. Il appartient toujours au médecin de poser son diagnostic face à son patient" met en garde Cécile Souty. En rappelant toutefois que la grippe proprement dite tue encore des milliers de personnes chaque hiver, et qu’il est recommandé de prescrire des antiviraux aux personnes à risque, voire de les diriger vers l’hôpital si leur état clinique l’impose.

Note :
*unité 1136 Inserm/UPMC, Institut Pierre Louis d'épidémiologie et de santé publique, équipe Surveillance et modélisation des maladies transmissibles, Paris

Source de l'article : Souty C. et coll., Baseline characteristics and clinical symptoms related to respiratory viruses identified among patients presenting with influenza-like illness in primary care, Clinical Microbiology and Infection, https://doi.org/10.1016/j.cmi.2019.01.014, février 2019.



mercredi 3 avril 2019

Un médecin militaire tué par un engin explosif au Mali.



Un médecin militaire français a été tué mardi au Mali à la suite "du déclenchement d'un engin explosif improvisé" au passage de son véhicule blindé, lors d'une opération de lutte "contre les groupes armés terroristes". 
La présidence française et l'état-major des Armées ont annoncé que le capitaine Marc Laycuras, âgé de 30 ans, qui servait au sein de la 120ème antenne médicale du Mans (ouest) au profit du 2ème Régiment d'infanterie de marine (basé au camp d'Auvours) était en opérations dans la région du Gourma, frontalière du Burkina Faso, a précisé le porte-parole de l'état-major des Armées françaises, le colonel Patrik Steiger.
L'officier est le 24ème militaire français décédé au Mali depuis l'intervention française Serval en 2013 dans ce pays suivie de l'opération antiterroriste Barkhane élargie à cinq pays du Sahel en 2014, selon l'état-major. 
Entré à l'école du Service de santé des Armées en 2007, il avait été nommé médecin le 1er janvier 2017 et avait rejoint le Mali le 12 février 2018.

"La Vie Hospitalière"  adresse toutes ses condoléances à, sa famille, à ses proches.

mardi 2 avril 2019

Loire-Atlantique : ce que l'on sait des neuf cas de cancers pédiatriques à Sainte-Pazanne


Que se passe-t-il à Sainte Pazanne, cette petite commune en Loire - Atlantique ?
Neuf enfants ont été touchés par un cancer depuis décembre 2015, dans cette commune située près de Nantes. Trois enfants en sont morts. Santé publique France va mener une étude épidémiologique, les premières conclusions seront rendues cet automne.

A Sainte-Pazanne, "tout le monde ne parle que de ça en ce moment." Dans cette commune de 6.500 habitants, située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Nantes, neuf cas de cancers pédiatriques ont été recensés depuis décembre 2015, dont trois mortels. Les parents veulent comprendre. 
L'Agence régionale de santé Pays de la Loire a annoncé, vendredi 29 mars, qu'une étude épidémiologique allait être menée par Santé publique France pour tenter de faire la lumière sur ces décès. Voici les éléments.

Les familles évoquent neuf cas recensés depuis 2015.
Parmi les neuf enfants et jeunes adultes, âgés de 3 à 19 ans, recensés par des familles pazenaises, deux sont en rémission, quatre suivent un traitement lourd et trois sont morts. Elouan allait avoir 12 ans quand il est décédé en mai 2018. "Il était atteint d'un lymphome" explique à franceinfo sa mère Séverine Ragot. "Au début, on pensait que c'était un cas isolé. Puis en regardant de plus près, j'ai compris qu'on n'était pas tous seuls. Une deuxième famille, puis une troisième, puis une quatrième... A un moment donné, ça ne relève plus du simple hasard."
"Autant de cas de cancers d'enfants dans une commune aussi petite, ça pose forcément des questions. Nous, parents, sommes en droit d'avoir des réponses."

Marie Thibaud, elle aussi, veut savoir. En décembre 2015, on diagnostique une leucémie à son fils Alban, alors âgé de 4 ans. Alors qu'il est en rémission, c'est au tour d'un de ses camarades de classe d'être touché. "C'est Alban qui me dit : 'maman, c'est pas vrai, il est pas malade lui aussi ?'", confie-t-elle à France 3 Pays de la Loire.

A Sainte-Pazanne, depuis 2015, un enfant est atteint de cancer tous les six mois, c'est supérieur à la moyenne nationale et nous avons besoin de savoir pourquoi.
Marie Thibaud à France 3 Pays de la Loire
L'Agence régionale de santé (ARS) Pays de la Loire, saisie dès avril 2017 de six cas de cancers pédiatriques, avait "conclu à un excès de cas de leucémies sur deux ans parmi les enfants de moins de 15 ans, par rapport aux données observées au cours des années précédentes sur ce même secteur".
Une étude épidémiologique a été lancée
Mi-mars, les familles ont décidé de se rassembler au sein d'un collectif. Son nom : "Stop aux cancers de nos enfants". Leur détermination a fini par payer. L'ARS Pays de la Loire a annoncé, vendredi 29 mars, qu'une étude épidémiologique allait "immédiatement" être menée par Santé publique France, un organisme qui dépend du ministère de la Santé. Les premières conclusions sont attendues à l'automne prochain. "Cette fois, on a le sentiment d'être pris au sérieux", témoigne, soulagée, Séverine Ragot. "C'est une première victoire, il va y avoir des enquêtes de terrain, ça avance dans le bon sens."
La première enquête de l'ARS en 2017 n'avait rien donné. Il s'agissait à l'époque d'une "analyse que l'on peut qualifier d'administrative, sans aller sur le terrain", a expliqué le maire de Sainte-Pazanne, Bernard Morilleau, sur Europe 1. "Il n'y avait pas eu de conclusion tirée." Mais depuis l'apparition de nouveaux cas, "on a retiré la sonnette d'alarme auprès de l'ARS, qui accepte aujourd'hui d'aller vers un deuxième niveau d'investigation de terrain, beaucoup plus approfondi".
Aucun "facteur de risque environnemental" n'a pour l'heure été détecté
A ce jour, personne n'est en mesure d'expliquer ces cas de cancers pédiatriques développés localement. "On ne comprend d'où cela peut venir, observe le maire Bernard Morilleau à franceinfo. Les habitants s'interrogent, téléphonent à leurs médecins. C'est compliqué à gérer car on n'a pas les éléments scientifiques pour répondre à leurs questions." Sainte-Pazanne se situe dans une zone rurale, majoritairement agricole, sans site Seveso ni industrie lourde. "L'analyse des facteurs de risque environnementaux n'a pas montré de cause prédominante", 

Alban est encore entre la vie et la mort, on ne sait pas ce qui va se passer pour lui, je suis juste dans la Selon l'Institut national du cancer , 2 550 cas de cancer pédiatriques sont diagnostiqués chaque année.
Que se passe-t-il à Sainte Pazanne , une petite commune de Loire - Atlantique située à 30 Neuf enfants ont été touchés par un cancer depuis décembre 2015, la majorité touchée par des Alban est encore entre la vie et la mort, on ne sait pas ce qui va se passer pour lui, je suis juste dans la Selon l'Institut national du cancer , 2 550 cas de cancer pédiatriques sont diagnostiqués chaque année.

En attendant les conclusions de Santé publique France, le maire de Sainte-Pazanne répète à franceinfo qu'il faut "absolument éviter les supputations car on ne sait rien, et qu'on risque de se tromper"
Le collectif "Stop aux cancers de nos enfants" l'a bien compris : lui aussi ne s'avance pas sur les éventuelles causes du phénomène. "Je m'attends à tout", explique à franceinfo Séverine Ragot. "Il se peut qu'on ne trouve rien. Mais il se peut qu'on trouve des débuts de réponses. Dans tous les cas, on ne peut pas rester les bras croisés."
Santé publique France et l'ARS organisent une réunion publique, jeudi 4 avril, dans une salle municipale de Sainte-Pazanne. Initialement prévue début mai, la date a été avancée d'un mois. "C'est la preuve qu'on est enfin écoutés", se réjouit Séverine Ragot qui sera "évidemment" présente ce soir-là.

Source : France TV Info

La Belgique se prépare à une pandémie de grippe: "C'est nécessaire" selon les experts


La ministre de la Santé veut préparer notre pays à une épidémie mondiale de grippe. Maggie De Block annonce que la Belgique va participer à un marché public européen. Son but: garantir la disponibilité de vaccins en cas de pandémie.

En 2009, plus de 70 pays à travers le monde doivent faire face à une pandémie grippale. Le virus AH1N1 fait près de 17.000 victimes. Notre pays n’est pas épargné : 17 belges sont mortellement touchés. Problème, les vaccins sont insuffisants.
Yves Van Laethem, président section vaccin au conseil supérieur de la santé: "En 2009, la dernière pandémie, on sait que certains pays n'ont pas eu la quantité de vaccins qu'ils souhaitaient, ou l'ont eu trop tard par rapport à l'arrivée du virus dans le territoire et donc on craignait qu'en cas de pandémie plus sévère, plus mortelle que celle de 2009, le même genre de scénarios se reproduise..."

Depuis trois ans, une quinzaine de pays européens se sont regroupés pour lancer un appel d’offre à plusieurs firmes pharmaceutiques. Objectif: obtenir la garantie qu’elles puissent fournir des vaccins à temps. Maggie De Block a annoncé hier qu’un accord allait être signé avec deux sociétés.
Maggie De Block, ministre de la santé: "On s’est inscrit dans ce projet Européen de fourniture de vaccins, ce qui nous permettra d’obtenir 6 millions de vaccins en cas de pandémie de grippe".

La Belgique va débourser deux millions d’euros par an pendant 4 ans, pour avoir l’assurance d’obtenir ces vaccins. Un budget important, mais une assurance nécessaire pour certains experts.
Yves Van Laethem, président section vaccin au conseil supérieur de la santé: "C'est permettre surtout d'assurer notre sécurité sanitaire, et comme c'est les firmes pharmaceutiques qui font les vaccins, il n'y a pas d'autre solution. Il n'y a pas de laboratoire d'état qu'il le fait. Il faut bien payer quelqu'un pour, à la fois, financer la recherche et fournir la capacité de production rapide si nécessaire."

La grippe pandémique n’est pas une grippe saisonnière. La dernière épidémie remonte à 2009. Notre pays peut décider dans 4 ans de renouveler le contrat, ou d’y mettre fin.

Article d'Emmanuel Dupond et Regjep Ahmetaj

Source : RTL.be


"La Vie Hospitalière" afin de conserver une certaine objectivité conseille à ses lecteurs de consulter le site Initiative Citoyenne.

lundi 1 avril 2019

Ehpad du Lherm : la colère des familles


Dix-neuf personnes restaient sous surveillance médicale lundi en fin d'après-midi, après une apparente intoxication alimentaire qui a tué cinq personnes âgées dans un Ehpad de Haute-Garonne, dans le village du Lherm.
Cinq personnes âgées sont décédées, victimes d'une probable intoxication alimentaire dimanche soir dans un Ehpad du sud de Toulouse, un drame qui suscite lundi la colère et les interrogations des familles. Les personnes décédées, résidents de l'Ehpad privé ( du groupe Korian)  «La Chêneraie» à Lherm, sont quatre femmes âgées de 72 à 95 ans et un homme de 93 ans, selon une source proche de l'enquête et le parquet. Lundi en fin d'après-midi, 19 personnes restaient sous surveillance médicale «dont 16 en urgence relative sans que le pronostic vital de l'une d'elle ne soit engagé», a précisé dans un communiqué le procureur de Toulouse. 
Le parquet «a immédiatement ouvert une enquête des chefs d'homicides involontaires et blessures involontaires» a-t-il ajouté. Mais les recherches s'annoncent longues, «la gravité de cet événement» appelant «des mesures d'investigations complexes dont les résultats ne peuvent être objectivés à bref délai», a-t-il prévenu.
Les investigations doivent notamment déterminer si les repas étaient préparés en interne ou apportés de l'extérieur. 
La ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn a annoncé lundi soir qu'elle se rendrait mardi (1) à Lherm. «Informée en temps réel de l'évolution de la situation dès hier soir, j'ai décidé de me rendre sur place demain. Nous devons comprendre les circonstances de ce drame», a-t-elle écrit sur Twitter.

1) Lire : aujourd'hui (...)



Maladie de Lyme : Nouvelle attaque contre un médecin !


Appel à son soutien.
Une pétition est lancée elle sera adressée à l'Ordre des Médecins du Conseil Régional de Bretagne, et à l'Ordre National des Médecins.

La vérité sur la maladie de Lyme dérange de plus en plus dans notre pays. Le peu de médecins soignant cette pathologie sont attaqués de toute part, des conférences sont annulées, des tests de dépistages sont retirés du marché, et les médecins sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à arrêter de nous soigner. Certains malades à bout de force, désespérés sans aucun soutien ni moyen, finissent dans le suicide.

La façon d’aborder ce scandale sanitaire par les autorités médicales Françaises est lamentable. Malgré des publications scientifiques internationales prouvant l’efficacité des thérapies dont ont besoin les malades, les recommandations officielles imposent une prise en charge et un traitement limité, bloquant ainsi les médecins dans leurs prescriptions, et les malades dans leur guérison.

Le Docteur Yves Cornette de Saint Cyr est un médecin spécialisé en rééducation fonctionnelle, investi en immunologie. Cela l’a conduit à reconnaître la présence de la maladie de Lyme chez de nombreux malades chroniques. Il fait partie de ces rares médecins qui osent traiter ces pathologies en transgressions des recommandations caduques de sa profession.

Il est actuellement inquiété par le conseil de l’ordre suite à la plainte d’un infectiologue dans le déni de la maladie de Lyme. L’acceptation de cette plainte par cet organisme est le reflet de la crise médicale qui pénalise les malades.

Touché par cette pathologie et Président d’une association de malades, je ne peux accepter qu’un médecin compétent, rigoureux, militant pour la rééducation immunitaire, ayant soigné, soulagé, pris le risque de guérir des malades de Lyme, et dont la réputation n’est plus à faire, puisse faire l’objet d’une procédure de radiation du Conseil de l’Ordre des Médecins pour insuffisance, c'est à dire pour mise en danger de ses patients.

 Une signature = un soutien

Ensemble nous devons soutenir ce médecin pour qu’il puisse continuer à sauver des vies. Il faut que notre mobilisation stoppe cette procédure qui n’a aucun sens, et qu’à travers cette réussite nous redonnions envie aux médecins de venir en aide aux malades souffrants de la maladie de Lyme.

Merci de votre signature et de vos partages.

Matthias Lacoste 




Des études indiquent que les vaccins sont une cause potentielle de douleurs articulaires chez les enfants



Beaucoup d'entre nous associons les douleurs articulaires et l'inflammation de l'arthrite aux personnes âgées, dont un grand nombre souffrent effectivement de cette maladie. En réalité, cependant, des milliers d'enfants souffrent également de douleurs articulaires débilitantes, le plus souvent sous la forme d'arthrite juvénile idiopathique (AJI).

Selon Natural Health 365, au moins 250.000 enfants américains ont reçu un diagnostic d'arthrite infantile, et leur nombre ne cesse de croître. En fait, deux fois plus d'enfants développent cette maladie comparativement aux années 1980.
 Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) signalent qu’il n’existe pas de traitement pour l’arthrite juvénile, et que cela peut causer des lésions physiques permanentes aux articulations, rendant les tâches quotidiennes simples comme la marche ou l’habillement cauchemardesques pour les jeunes patients.
Le CDC note sur son site Web que "la cause exacte de l'arthrite infantile est inconnue". Il ajoute cependant que cette maladie est souvent liée à un système immunitaire qui "peut ne pas fonctionner correctement", provoquant une inflammation dans diverses parties du corps, y compris les articulations. 
Alors, quelle pourrait être la cause de telles défaillances du système immunitaire chez les jeunes enfants? 
La science dit que le coupable - du moins pour certains de ces enfants - pourrait être un vaccin.

Le lien entre les vaccins et l'arthrite juvénile

Le problème des vaccins est qu’ils créent un environnement idéal pour le développement de l’arthrite chez les enfants. Natural Health 365 explique:

« La génétique et l'environnement jouent un rôle important pouvant expliquer quels sont les enfants qui risquent de souffrir d’arthrite.
En ce qui concerne les facteurs environnementaux, nous savons déjà que les infections infantiles peuvent favoriser un effet boule de neige auto-immun, un effet qui peut amener le système immunitaire d’un enfant à attaquer ses propres tissus articulaires.
Le résultat? Douleur articulaire chronique, raideur et gonflement.
Maintenant, réfléchissez à ce que font les vaccins: ils simulent une infection «contrôlée» avec le virus injecté dans le corps. Cela se fait dans l’intention pure de déclencher une réponse du système immunitaire, l’idée étant que le corps de l’enfant crée des anticorps afin que, lors de sa prochaine exposition au virus, le système immunitaire soit mieux armé pour le combattre.
Les vaccins créent donc intentionnellement un tel «effet boule de neige auto-immun».
En fait, des études ont montré que les âges auxquels le diagnostic d'arthrite infantile est diagnostiqué - entre 1 et 2 ans, puis entre 8 et 12 ans - coïncident exactement avec l'âge auquel les enfants reçoivent leurs vaccins initiaux, puis leurs injections de rappel. .
L'incidence de l'arthrite chez les enfants culmine également en hiver, à peu près au moment où des parents bien intentionnés veillent à ce que leurs enfants se fassent vacciner contre la grippe.

La preuve scientifique d'un lien

Bien qu'il existe peu d'études sur le lien entre les vaccins et l'arthrite infantile, de telles études existent néanmoins.
Par exemple, une étude intitulée «Effets indésirables associés au vaccin anti-hépatite B chez les enfants américains de moins de six ans», 1993 et 1994, publiée dans la revue Annals of Epidemiology, en 2001, a établi un lien clair entre les enfants ayant reçu le vaccin anti-hépatite B pendant la petite enfance et le développement de l'arthrite juvénile, avec un risque accru d'infections aiguës de l'oreille et de pharyngite. (Info connexe: l’utilisation abusive d’antibiotiques peut doubler le risque d’arthrite juvénile selon ce que renseigne la littérature.)
De plus, selon le site Web Drugs.com, certains effets secondaires les plus communs du vaccin antigrippal Quadrivalent Fluarix incluent : des «difficultés à bouger», des «douleurs articulaires», et de «l’enflure aux articulations».
Les vaccins pour enfants contiennent également du thimérosal (mercure) et des métaux lourds tels que l'aluminium, qui ont été associés aux maladies auto-immunes.
De toute évidence, les parents préoccupés par l'arthrite juvénile ont plus d'une raison de faire preuve de prudence avant d'autoriser leurs enfants à recevoir des vaccins.
Découvrez-en davantage sur les dangers potentiels associés à la vaccination sur Vaccines.news.

Source : Health News 

La CMU-C sera renouvelée automatiquement pour les bénéficiaires du RSA



La CMU-C sera renouvelée automatiquement pour les bénéficiaires du RSA, dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.
D'autres mesures sont prévues par le gouvernement dans la stratégie nationale de de prévention et de lutte contre la pauvreté,  lire le communiqué gouvernemental ci-dessous:

La ministre des solidarités et de la santé et la secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé ont présenté une communication portant sur la mise en œuvre de la stratégie de pauvreté, présentée par le Président de la République le 13 septembre 2018.

La stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté répond à deux impératifs du Gouvernement : rompre avec la reproduction de la pauvreté en mettant l’accent sur la prévention auprès des enfants et des jeunes, et permettre la sortie de la pauvreté en donnant la possibilité à chacun de retrouver du travail.

Pour casser la reproduction de la pauvreté, le Gouvernement a fait le choix fort d’un investissement social massif dès les premiers âges de la vie.

30.000 places de crèches supplémentaires seront créées d’ici 2022. Depuis le 1er janvier 2019, la tarification des crèches est réformée pour inciter les collectivités et les gestionnaires à davantage de mixité sociale, et un tiers payant sera mis en place d’ici la fin du premier semestre pour que les familles en difficulté financière n’aient plus à avancer les frais de garde lorsqu’ils ont recours à un assistant maternel. Le contenu de la formation des 600.000 professionnels de la petite enfance est en cours de refonte pour renforcer la qualité de l’accueil en mettant l’accent, dès le plus jeune âge, sur l’apprentissage de la langue française.

La création de 170 nouveaux centres sociaux dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville est programmée, pour proposer des actions de soutien aux familles. 150 points conseils budgets seront labellisés dès 2019 pour aider les familles rencontrant des difficultés financières et prévenir le surendettement.

Pour que plus aucun enfant n’arrive à l’école sans avoir mangé le matin, 40.000 enfants scolarisés dans 400 écoles ont d’ores et déjà accès à des petits déjeuners à l’école. À la rentrée de septembre, plus de 100.000 enfants pourront en bénéficier.

A partir du 1er avril 2019, un fonds de soutien de l’État permettra à 3.400 communes et 500 intercommunalités de mettre en place une tarification sociale pour les repas servis aux enfants de familles pauvres.

Pour la seule région Ile-de-France, 3.300 familles à la rue, hébergées à l’hôtel ou en centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), seront accompagnées vers le logement en 2019 grâce aux crédits de la stratégie pauvreté.

Enfin, 50 équipes de maraudes mixtes, associant des professionnels de l’insertion et de la protection de l’enfance, seront déployées dans 16 départements et métropoles en 2019 pour aller vers les familles à la rue et prévenir la mendicité des enfants.

Par ailleurs, lutter contre la pauvreté, c’est donner la possibilité de sortir de la pauvreté en retrouvant du travail. C’est pourquoi, pour rompre avec le cercle vicieux de la pauvreté, le Gouvernement mise sur une stratégie ambitieuse de retour à l’emploi pour tous.

L’obligation de formation jusqu’à 18 ans a été adoptée par l’Assemblée Nationale, il y a quelques semaines, lors de l'examen du projet de loi « pour une école de la confiance ». Elle entrera en vigueur en septembre 2020, pour que des solutions de formation soient trouvées pour les 60.000 jeunes mineurs ni en emploi, ni en formation, ni en études dans notre pays.

Dès 2019, 100.000 nouveaux jeunes pourront entrer en « garantie jeunes » et 50.000 jeunes pourront également être mieux aidés par les missions locales dans le cadre de leur parcours d’accompagnement.

Pour les jeunes particulièrement vulnérables que sont les sortants de l’aide sociale à l’enfance, un nouveau cadre contractuel a été mis en place le 14 février 2019 entre l’État et les départements, auquel sont adossés des crédits de la stratégie pauvreté. L’objectif est de permettre à tous les jeunes accueillis à l’aide sociale à l’enfance nés à partir de 2001 d’être accompagnés par les départements à l’atteinte de leurs 18 ans.

Pour lever les freins au retour à l’emploi, la stratégie fixe des objectifs ambitieux en matière d’accès à la santé. Au 1er avril 2019, tous les bénéficiaires du revenu de solidarité active verront leur CMU-C renouvelée automatiquement. Ce sont plus d’un million de foyers pauvres et modestes qui pourront bénéficier d’une complémentaire santé de qualité grâce à la création de la CMU-C « contributive ».

Nouvelle forme d’accompagnement social et professionnel renforcé créée par la stratégie pauvreté, la « garantie d’activité » se déploie dans les territoires. 40.000 personnes y auront accès en 2019, et 300.000 en 2022.

Dès 2019, 10.000 salariés supplémentaires pourront être accueillis par les entreprises et associations du secteur de l’insertion par l’activité économique.

Pour déployer les mesures relevant des compétences des conseils départementaux, le Gouvernement propose aux collectivités volontaires de s’engager dans une démarche de contractualisation financière inédite avec l’État, conditionnée à des objectifs ambitieux. Le fonds de contractualisation d’un montant de 135 Millions d'euros en 2019 sera porté à au moins 210 Millions d'euros en 2022. L’ensemble des départements volontaires pourront contractualiser avant la fin de l’année 2019.

Au-delà des mesures déjà engagées, le Gouvernement entend poursuivre la transformation de notre modèle social au bénéfice des plus vulnérables à travers deux réformes majeures.

Le revenu universel d’activité doit permettre de rénover en profondeur le système des prestations monétaires versées aux ménages modestes, à travers la création d’une prestation unique sous conditions de ressources fusionnant le plus grand nombre possible d’allocations existantes, par une loi qui sera votée en 2020. Cette réforme fera l’objet d’une concertation institutionnelle et citoyenne très large, avec toutes les parties prenantes concernées, à partir de la fin du mois d’avril 2019.

Enfin, parce que les prestations ne doivent pas pouvoir être dissociées de l’accompagnement, cette réforme a pour corollaire nécessaire un renforcement massif de l’accompagnement des bénéficiaires de minima sociaux à travers la création d’un service public de l’insertion qui devra proposer à tous ceux, qui en ont besoin et sur tout le territoire, la même qualité d’accompagnement individualisé vers le retour à l’emploi. Une concertation avec les acteurs concernés se lancera au printemps, afin que des mesures concrètes puissent également trouver une traduction législative en 2020.

Enquête diligentée après la mort d'un homme contrôlé par la police puis dirigé vers la Pitié Salpêtrière


Un jeune homme âgé de 31 ans (habitant Grigny dans l'Essonne) est décédé samedi 30 mars. Il avait été transporté à l'hôpital parisien de La Salpêtrière suite à un malaise cardiaque. Arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi suite à un contrôle routier sur le boulevard périphérique à hauteur de la porte d'Italie. Ce n'est que le lendemain, soit vendredi, que sa famille a eu de ses nouvelles et appris qu'il avait été admis à l'hôpital à la suite d'un arrêt cardiaque. De nombreuses questions restent en suspens sur les conditions de l'arrestation, du contrôle de police et pourquoi les proches ont été prévenus si tard.

Dimanche 31 mars dans l'après-midi, le hashtag #JusticepourAnge était très suivi et commenté sur Twitter et Facebook. De nombreuses personnalités politiques et de la culture ont partagé un appel pour élucider cette affaire.
La mère du jeune homme avait partagé une vidéo vendredi sur les réseaux sociaux dans laquelle elle appelait à l'aide pour connaître la vérité et comprendre ce qu'il s'était réellement passé. «J'ai mon fils à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris XIII. Mon fils a été emmené depuis mercredi, et ce n'est que le vendredi matin que nous avons été informés. Ni son épouse, ni la famille n'étaient au courant avant cela», racontait-elle dans la vidéo avant d'ajouter que «la police ne dit pas la vérité, les pompiers ne disent pas la vérité».

«Une substance non identifiée» ingérée ?...

La préfecture de police a réagi dimanche dans un communiqué dans lequel elle confirme effectivement le contrôle routier. 
"Le jeune homme a été interpellé en situation d'annulation de son permis de conduire et était dépisté positif au test de l'imprégnation alcoolique, il aurait ensuite ingéré une substance non identifiée alors que les fonctionnaires interpellateurs étaient en attente d'un véhicule de transport de l'interpellé. Il a alors été pris de convulsions."
"Rapidement sur place, les pompiers, dès leur arrivée, effectuaient un massage cardiaque sur le conducteur du véhicule", écrit encore la préfecture.
Le Samu aurait ensuite pris en charge Ange Dibenesha Marifa jusqu'à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Le parquet a confié l'enquête à la brigade des stupéfiants de la direction de la police judiciaire de Paris.

Selon une source proche du dossier citée par Le Parisien, le jeune homme était connu des autorités sous plusieurs identités, ce qui pourrait expliquer le délai entre les faits et le moment où la famille a été prévenue.

(Photo d'archives "La Vie Hospitalière")

"La Vie Hospitalière" précise que la mère d’Ange, en remerciant tout le monde pour son soutien,  a demandé à ce qu’on ne diffuse pas de fausses informations sur le décès de son fils,  demandant " qu'elle compte désormais sur la justice pour faire son travail, comme il le faut ".