"La Vie Hospitalière"

dimanche 29 janvier 2012

Soutenons les défenseurs de l'Hôpital de Carhaix

N'allez surtout pas penser que la justice ne fait pas son travail (malgré les atteintes portées aussi contre la magistrature)...ainsi 2 personnes étaient jugées ce jour  pour avoir commises des dégradations en juin 2008 à la Sous-Préfecture de Châteaulin, jusqu'ici rien d'anormal tout comme "les pollueurs doivent être les payeurs" (1) demeurons concis et ne rentrons pas dans un débat qui aurait un fond politique, nous nous efforçons toujours de ne pas renter dans une quelconque réflexion dont le fond pourrait être teinté aux couleurs politiques, notre rôle étant d'informer sur tout ce qui touche l'Hôpital public et sa défense contre...bien des mafieux...
Ainsi il est normal que nous nous interrogeons sur les peines requises en Appel pour deux personnes qui sont poursuivies pour des dégradations (2), quand il est demandé une peine de 6 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende pour l'un, et, 4 mois de prison pour l'autre...les faits reprochés doivent être d'une extrème gravité.
Qu'en est-il vraiment?

Carhaix. 300 personnes en soutien à deux défenseurs de l'hôpita

Plus de 300 personnes se sont rassemblées cet après-midi, place de la mairie à Carhaix, pour soutenir deux défenseurs de l’hôpital poursuivis pour leur participation supposée à des dégradations commises en juin 2008 à la sous-préfecture de Châteaulin.
Des peines de six mois avec sursis et 5.000 € d’amende pour l’un, de quatre mois de prison ferme pour l’autre ont été requises en appel.
Dans les rangs des manifestants, c’était l’incompréhension et la colère. "Les peines requises sont totalement disproportionnées par rapport aux faits reprochés. Les manifestations étaient parfois spectaculaires, jamais violentes", a souligné le maire Christian Troadec.
Après les prises de parole, le cortège a défilé dans les rues de la ville, faisant halte devant l'hôpital, avant de se rendre à la gendarmerie où il s'est disloqué.



1) Ou tout aussi  "les responsables de la crise mondiale doivent en subir les conséquences...et payer le prix fort compte tenu des préjudices comparables à une guerre pour certains pays..." et ce n'est pas rentrer dans un débat politique que de dénoncer les actions de certains groupes financiers, c'est là le devoir de chaque citoyen face aux coupables de dégradations calculées pour aller jusqu'à faire tomber la souveraineté des pays et tirer profit de toutes choses.
2)

samedi 28 janvier 2012

Défendons l'Hôpital du Blanc

"Début novembre 2011, le député-maire de la ville, Jean-Paul Chanteguet, en qualité de président du conseil de surveillance de l'hôpital, rencontrait le directeur de l'Agence régionale de santé, Jacques Laisné, qui lui a fait part de son intention de réduire l'activité des services de chirurgie et de maternité, suite à de mauvais résultats comptables.

La réaction du député-maire et de ses concitoyens blancois, abasourdis par cette funeste nouvelle, ne s'est pas fait attendre : une réunion publique d'information a été organisée le 19 novembre, suivie par une manifestation dans la ville, historique, suivie par plus de 5.000 personnes. L'hôpital du Blanc est en effet inscrit dans une liste depuis 2010, établie par Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé du premier gouvernement Sarkozy, faute de n'avoir pas atteint les 1.500 séjours requis à l'année. La fermeture progressive de l'hôpital du Blanc porterait un coup fatal à une région déjà économiquement sinistrée : cet établissement public emploie en effet 450 salariés, et se positionne comme le deuxième employeur de la ville. Il placerait par ailleurs la population blancoise et son bassin (près de 30.000 habitants) dans une situation sanitaire difficile, la ville étant distante d'environ une heure de route des autres services publics de santé, que ce soit celui de Chatellerault, de Châteauroux ou de Poitiers."(source Wikipedia)


Voilà où nous en sommes aujourd'hui c'est grave de décider de la vie ou de la mort d'un hôpital (même si ce dernier  est en déficit) au motif qu'il n'a pas atteint un seuil de séjours dans l'année...?...

 Selon les informations en notre possession :"cet établissement a augmenté son activité grâce à de nombreux investissements (nouveau scanner, création d'une zone d'hospitalisation de très courte durée, antenne smur, rénovation du bloc opératoire, des services de maternité et chirurgie...) et à la mise en place de plusieurs collaborations inter-hospitalières."

C'est un bon hôpital et nous devons le soutenir et soutenir tous ceux qui veulent le sauvegarder.



L'annonce de l'affectation prochaine, par l'État, d'une somme de 2,6 millions d'euros au centre hospitalier du Blanc ne signifie pas qu'il s'agit d'une réponse à nos questions, concernant le devenir de la maternité et la chirurgie, a souligné, mardi soir, Jean-Paul Chanteguet. C'est pourquoi nous devons montrer que nous sommes extrêmement déterminés.


Après les mobilisations du mois de décembre, notamment les deux manifestations, au Blanc et à Châteauroux, et le « pot de solidarité » du 30 décembre, le mois de janvier sera plutôt consacré à des réunions techniques. Car, outre la non-fermeture des services, l'objectif des responsables blancois est également de faire des propositions concrètes en matière d'activités interhospitalières, afin de réduire le déficit, « même si l'on sait qu'il y aura toujours un déficit structurel ».

La réunion du 30 janvier sera donc primordiale en la matière car « il n'est pas question de nous faire accepter les propositions de l'Agence régionale de la santé ». Cette réunion rassemblera des représentants de l'ARS, des départements de l'Indre et de la Vienne, et des hôpitaux de Poitiers, Châteauroux et Le Blanc

L'ARS a, par ailleurs, mis en ligne le Schéma régional de santé dont la consultation se terminera le 11 février, sur lequel les communes sont appelées à délibérer.


Une nouvelle manifestation a été décidée pour le 11 février « dans le même esprit que celle du 2 décembre ».


Le Centre Hospitalier du Blanc en Chiffres (source Platine):

Capacité MCO : 65 lits et places en médecine, chirurgie et obstétrique
Activités MCO en 2010 : -Hospitalisation complète : 3 201 séjours
-Hospitalisation de jour : 1 376 séjours.
Urgences, nombre moyen de passages par jour : 26 ( en augmentation de 9%)
En 2011, le nombre d'entrées augmente de 4%

Qualité des soins

Score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales, classe A avec un score de 93/100, l'établissement est 30ème national en matière de lutte contre les infections nosocomiales (Score Platine)
Personnels : 410 dont 24 médecins (7 chirurgiens)
Plateau technique : 1 scanner, échographes, mammographe, radiologie conventionnelle, bloc opératoire équipé de 4 salles d'opération, 1 salle dédiée aux examens endoscopiques, 1 salle de réveil
Budget : 21 millions d'euros




vendredi 27 janvier 2012

Appel de la communauté hospitalière publique en réaction à la conférence de presse de la FHP

La Fédération de l'hospitalisation privée FHP MCO a organisé, ce jeudi 26 janvier, une conférence de presse dont le seul sujet a été la casse du service public hospitalier !

La simple lecture de l'objet de la conférence de presse figurant sur l'invitation(1) montre, s'il était encore nécessaire de s'en convaincre, la vision mercantile des dirigeants de la FHP et leur volonté de faire main basse sur les fonds de l'assurance-maladie au mépris de l'intérêt général et des besoins de santé des français. Ceci a l'avantage de clarifier les préoccupations de la FHP : sauver les actionnaires des cliniques sur le dos de l'hôpital !

Une telle vision est absurde car la santé n'est pas un marché. Elle est surtout une insulte au Service Public Hospitalier, aux missions qu'il assure chaque jour et à l'engagement de ses personnels. Elle méprise enfin l'attachement que portent les français à l'hôpital public, qu'ils plébiscitent, sondage après sondage.
Face aux enjeux auxquels la France est confrontée, qui commandent responsabilité et sens de l'intérêt général, la communauté hospitalière publique dénonce les caricatures grotesques des représentants de cliniques. Elle tient surtout à rappeler que l'urgence n'est pas de sauvegarder les profits des cliniques mais bien de garantir à la population une offre de soins accessible, moderne, juste et solidaire. Pour cela, il convient de mettre en place, autour du patient, un Service Public de santé, réunissant l'ensemble des acteurs de soins, de prévention et de suivi, autour des mêmes valeurs de service public et garantissant la pérennité ainsi que la permanence de l'offre.
C'est cette vision et cet engagement que les pouvoirs publics doivent plus que jamais incarner et que les Agences Régionales de Santé doivent garantir au quotidien.
Face aux attaques indécentes et provocantes de la FHP, la communauté hospitalière publique demande aux candidats à la présidence de la République d'apporter leur soutien au service public de santé et de se prononcer sur son avenir.
  • Association des médecins urgentistes de France (AMUF)
  • Association des directeurs d'établissement en santé mentale (ADESM)
  • Association des directeurs d'hôpital (ADH)
  • Association française des directeurs de soins (AFDS)
  • Avenir hospitalier
  • CFE-CGC Santé Social
  • CFTC Santé Sociaux
  • Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH)
  • Coordination médicale hospitalière (CMH)
  • Conférence des directeurs généraux de CHU
  • Conférence des directeurs de centre hospitalier
  • Conférence des doyens des facultés de médecine
  • Conférence des présidents de commission médicale d'établissement de centre hospitalier
  • Conférence des présidents de commission médicale d'établissement de centre hospitalier spécialisé
  • Conférence des présidents de commission médicale d'établissement de CHU
  • Fédération hospitalière de France (FHF)
  • FO Cadres
  • Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)
  • Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP)
  • SAMU de France
  • Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS)
  • Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics (SNAM HP)
  • Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR)
  • UNSA Santé et Sociaux
  1) " Déficits, endettement, gaspillages, gabegie... Hôpital : état d'urgence ? »
Incapables de se réformer durablement, les hôpitaux publics s'enfoncent année après année dans l'endettement et les déficits au frais de la collectivité, gaspillant des milliards d'euros qui pourraient être utilisés à mieux soigner les Français. Pour mettre fin à cette gestion calamiteuse qui pénalise les autres acteurs de santé et menace le financement pérenne de l'assurance maladie, la FHP-MCO avance ses propositions pour sortir des déficits et préparer l'avenir."
(Communiqué de la Fédération Hospitalière de France)



Le 19 janvier nous avions invoqué que la plainte, à Bruxelles, de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP MCO) avait été rejetée.

jeudi 26 janvier 2012

Manifestation pour la sauvegarde de l'Hôpital de Pertuis

Le 28 janvier à 11 heures une manifestation est organisée par le Comité de défense de l'Hôpital de Pertuis.
Pour cet hôpital de proximité sa fusion avec le Centre hospitalier d'Aix-en-Provence apparaît critique pour son avenir.

Le Plan Régional et le Schéma Régional prévoient la fermeture de 280 lits à Aix...la situation actuelle laisse penser que ces réductions de lits pourront se faire sur l'Hôpital de Pertuis qui a certaines difficultés financières.





Site de l'Hôpital de Pertuis

La CRSA lance ses travaux sur les schémas d'organisation de l'offre de santé francilienne

Dans le cadre de l’élaboration de son Projet régional de santé (PRS), l’ARS Ile-de-France a finalisé l’ensemble des volets de ses différents schémas d’organisation de l’offre de santé en région, excepté le volet « établissements de santé » du schéma régional d’organisation des soins (en cours d’élaboration en 2012).

Comme pour le plan stratégique (PSRS), la concertation sur les schémas distinguera :

    * une première phase de concertation informelle, désormais lancée, et
    * une seconde phase de concertation officielle qui devrait se solder par une adoption globale du PRS à la fin de l’année 2012.

La Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA) s’est réunie en séance plénière  hier pour examiner les premiers documents soumis à la concertation informelle :

    * le schéma régional d’organisation médico-sociale,
    * le volet « ambulatoire » et le volet « biologie médicale » du schéma régional d’organisation des soins,
    * le cahier des charges régional relatif à la permanence des soins en établissements de santé, et
    * le schéma régional de prévention.

Cette première discussion plénière a montré le vif intérêt des membres de la CRSA, avec un fort taux de participation et de nombreuses questions. Ces premiers échanges ouvrent une séquence de travail interne à la CRSA qui se soldera par la rédaction collégiale d’un avis d’étape fin mars.

Ces mêmes documents sont actuellement soumis, dans le cadre toujours de la concertation informelle, à l’ensemble des conférences de territoire franciliennes : ils donnent lieu à des échanges nombreux et à un

important travail de l’ensemble des acteurs de la démocratie sanitaire en région.

mardi 24 janvier 2012

Quatre hospitaliers, du CHU de Lille, se sont suicidés

Un agent des services hospitaliers  et une aide-soignante de l'hôpital Roger-Salengro se sont donné la mort les 8 et 16 janvier 2012,
Une troisième  aide-soignante  s'est suicidée le lendeman, elle avait eu ce jour-là son entretien d'évaluation qui ne se serait pas très bien passé..un autre aide-soignant travaillant à l'hôpital gériatrique des Bateliers s'est lui aussi donné la mort, le dimanche en fin d'après-midi...
Ces quatres suicides ont été faits à leurs domiciles ...sur quelque jours seulement et c'est bien ce qui est le plus préoccupant.


Une enquête administrative a été engagée  et Monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé a diligenté une mission de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS)...

L'enquête administrative devra être présentée   lors d'une réunion du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) le vendredi 27 janvier.

Beaucoup d'interrogations demeurent, et les enquêtes qui sont effectuées par la police pourront peut être amener plus d'explications.

"La Vie Hospitalière" adresse ses sincères condoléances aux proches des victimes.

Le Centre Hospitalier Sud Francilien ouvre ce jour après 8 mois de retard

Le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) commence à recevoir aujourd'hui les personnels soignants et les patients après bon nombre de péripéties.

Le déménagement des services des 27 sites devrait être terminé dans deux mois... le CHSF sera alors globalement opérationnel.

Cet établissement qui apparaît être le plus grand chantier de France, a été financé dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) ce dernier fait l'objet de certaines contestations, en effet le propriétaire du CHSF est une société privée, qui a demandé un réajustement des loyers payés, alors que le CHSF s'est vu dans l'impossibilité d'ouvrir durant 8 mois suite à environ 8.000 défauts liés à la réalisation proprement dite  de la structure, à sa sécurité etc (1).


Les personnels ont été vu à la baisse avant même son ouverture afin de réduire les coûts...nous voyons bien là l'un des aspects négatifs de ces structures qui ont été financées par des groupes privés et qui ont aujourd'hui comme seul objectif : faire de l'argent, toujours plus d'argent et quelque soit le contexte au mépris même de certaines valeurs...




Rappel (pour information) de la motion du 9 septembre 2011 de la communauté médicale du CH Sud Francilien


"Nous regrettons le départ du Directeur Général Alain Verret alors qu’il avait réussi à exécuter le plan de retour à l’équilibre budgétaire qui lui avait été demandé, au prix de nombreux efforts de toute la communauté hospitalière. 
Nous constatons qu’une grande partie du déficit financier de l’établissement est directement liée au contrat qui lie l’hôpital à la société Eiffage à travers la signature du bail emphytéotique en 2006 qui a instauré un partenariat public/privé de financement de la construction, de la maintenance et de l’exploitation du nouvel hôpital.

Nous trouvons inacceptable de faire peser sur l’activité hospitalière des choix financiers que nous n’avons pas pu refuser.

Dans ce contexte, nous sommes inquiets des nouvelles contraintes financières imposées à notre établissement.

Nous considérons que l’EPRD 2011 imposé par l’ARS entraine inéluctablement la dégradation de l’activité médicale du CHSF.

En conséquence,

1) Nous récusons l’EPRD 2011 tel qu’il a été signé.

2) Nous demandons l’arrêt du versement du loyer à la société Heveil/Eiffage tant que l’établissement n’est pas livré avec les normes permettant son ouverture fonctionnelle.

 Dans le cas contraire, nous considérons que nous ne sommes plus en mesure d’assurer des soins de qualité pour notre territoire de santé.

La communauté médicale du CHSF se trouve donc en état de mobilisation et décide lacréation de l’association « SAUVONS NOTRE HÔPITAL » ouverte à tous les personnels du   CHSF ainsi qu’aux usagers. Cette association a pour objectif de défendre les intérêts des usagers et du personnel du Centre Hospitalier Sud Francilien, et de garantir le déménagement dans le nouvel hôpital en toute sécurité et dans les délais les plus brefs possible."



Pour "La Vie Hospitalière" les fameux partenariats publics privés (PPP) ressemblent de plus en plus à des manipulations grossières de financiers comme nous le voyons de plus en plus, et c'est  préoccupant pour l'avenir même de notre système de santé, et bien évidemment des services publics en général!
Tout comme pour l'évaluation d'un traitement le facteur risque devient beaucoup plus important que la pathologie elle même, il convient donc de mettre un terme à ces "méthodes "qui compte tenu de leurs conséquencess  néfastes sont loin d'être justifiées.

Il est temps de se pencher sur toutes ces opérations financières qui deviennent de plus en plus douteuses, et pourquoi pas poursuivre les responsables car il y a beaucoup à écrire sur ces orientations de "partenariat  public-privé"...

1) Nous rappelons lors des essais, la panne des groupes électrogènes de secours en avril 2011...

dimanche 22 janvier 2012

Défendons la Maternité de la Seyne-sur-Mer !

Pour la défense de l'Hôpital public 
Non à la fermeture de la Seyne

Une manifestation s'est faite ce jour devant  le Centre hospitalier George Sand à la Seyne-sur-Mer (Var) afin de protester contre le transfert des 20 lits  de la maternité vers l'Hôpital Sainte-Musse à Toulon...
L'ARS de Provence-Alpes-Côte d'Azur a décidé la mise à mort de la maternité de la Seyne-sur-Mer, il est temps que ces actions, dictées par une politique aveuglée par le  souci de plus en plus contestable de rentabilité de l'Hôpital public, cessent.

Le Maire de la Seyne-sur-Mer a vivement dénoncé l'atteinte qui était portée à la maternité de sa ville, il est vrai que nous commençons à nous demander à quoi servent nos impôts si le service public est de plus en plus mis à mal, et ceci progressivement et bien souvent pour des prétextes invoqués qui ne sauraient être acceptables pour la majorité des usagers.

On ne peut plus continuer dans cette voie de rentabilisation aveugle, un service public n'est pas une entreprise privée il faut arrêter dans les meilleurs délais possibles toutes ces mesures qui deviennent de plus en plus préoccupantes et graves pour les citoyens et citoyennes, au nom de la rentabilité on n'hésite plus à transférer une maternité (1) à des dizaines de kilomètres sans se préoccuper des usagers, des familles c'est de plus en plus intolérable, et puis plus de 50 minutes sont nécessaires pour joindre la Seyne-sur-Mer à Toulon, c'est vraiment se moquer des usagers et faire prendre des risques inutiles dans certains cas.

Nous rappelons que le  Maire de la Seyne-sur-Mer n'avait pas hésité à parcourir 950 kilomètres, en vélo,  afin de défendre sa maternité...une belle action !

De plus en plus les restructurations des établissements de santé portent de réels préjudices au service public hospitalier, souvent sous des prétextes qui en fait cachent une certaine dérive...

1) Qui fait près de 1.400 accouchements par an .

jeudi 19 janvier 2012

Le 18 janvier Paimpol défendait son Centre hospitalier !

Devant le hall d'accueil du Centre hospitalier Max-Querrien, à Paimpol (1) (Côtes- d'Armor)  350 personnes se sont mobilisées, hier,  pour démontrer leur attachement au service hospitalier de proximité.

Le projet médical présenté  en mars 2011 se poursuit, il est prévu des diminutions conséquentes quant aux moyens et au nombre de personnel, ainsi 25 suppressions d'emplois sont prévues ( dont 12 postes d'aides-soignant(e)s et la mise en place d'une politique de non remplacement des départs à la retraite)...

Ces suppressions de postes sont graves car c'est l'offre de soins qui est mise à mal, jusqu'où la politique menée actuellement entraînera les hôpitaux publics?

La question est posée, tout comme celle des militants syndicaux de Paimpol qui s'interrogent : "Un Hôpital doit il être rentable?"...

Après la fermeture de sa maternité (malgré une lutte contre en 2003), puis la fermeture de son bloc opératoire l'année dernière,  l'Hôpital de Paimpol est mis à mal.

Aujourd'hui le Centre hospitalier Max-Querrien accuse un déficit de 4 millions d'euros, ce qui est très préoccupant...
Le Directeur de l'Agence Régionale de Santé a promis de renouveler l'aide qui avait déjà été apportée l'an dernier  (1,3 million d'euros), ceci n'est pas toutefois sans contre partie, et ce sont toujours des réductions qui font qu'il est impossible de penser à toute expansion de cet hôpital public...présentement ce sont 25 hospitaliers qui seront rayés des effectifs, et demain?...

Les difficultés que rencontre cet hôpital rejoignent les difficultés croissantes des hôpitaux publics et tous les problèmes financiers ne sont pas liées au hasard, ils sont la résultante des orientations politiques engagées depuis...1994... nous y reviendrons (le moment venu), car il faudra bien rechercher, compte tenu des impacts à tous les niveaux, les grands responsables de ce que nous pouvons appeler un chaos financier globalisé...qui  s'accentue de jour en jour, et les directions prises...ne font qu'accentuer  la gravité de la situation.

La question est de savoir à qui profite ces orientations qui ne sont pas propres à l'intérêt général mais bien rattachées à des intérêts plus ou moins contestables, la réponse est urgente, voire vitale pour toutes nos valeurs.


1) Paimpol est une commune née de la fusion le 26 novembre 1960 des communes de Paimpol, Plounez et Kérity.

            

La plainte de la Fédération Hospitalière Privée a été rejetée par La Cour européenne

Une fédération ( la FHP) qui représente des établissements privés de santé avait déposée plainte auprès de Bruxelles estimant que les établissements privés étaient désavantagés par rapport aux établissements publics (sic)...

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a été déboutée d’une plainte pour "distorsion de concurrence" au motif que la quasi-totalité des crédits gouvernementaux, appelés MIGAC (1) sont attribués aux hôpitaux publics.
Ces MIGAC assurent une partie du financement des hôpitaux (20 % actuellement).
Les Hôpitaux publics prennent en charge bien des pathologies (pas assez "rentables" pour le secteur privé) il serait temps effectivement qu'il y ait plus d'équité.

Des interventions ont été faites directement auprès de la FHP afin de marquer, lorsque nous avions appris cette action en justice, notre indignation, demandant que les cliniques et hôpitaux privés soient notamment un peu plus transparents, il n'y a pas eu ni de publication à ce sujet ni de réponse...

1) Missions d’Intérêt Général et à l’Aide à la Contractualisation.

Urgences chirurgicales en Seine-et-Marne, du Nord au Sud tout n'est pas si simple...

Le Sénateur Michel Billout est intervenu lors de la séance du Sénat d'hier, sur le thème :

"Avenir du secteur public de chirurgie dans le sud de la Seine-et-Marne", nous reproduisons l'intégralité du débat pour son intérêt pour les luttes que nous menons en ce moment.

"Mme la présidente. La parole est à M. Michel Billout, auteur de la question n° 1490, adressée à Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d’État, je souhaite attirer votre attention sur les incohérences des décisions prises par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France concernant le secteur de la chirurgie, notamment dans le sud de la Seine-et-Marne.

À Melun, siège de la préfecture, le bloc chirurgical est fermé la nuit et le week-end depuis plus de trois ans, sur décision de l’Agence régionale de l’hospitalisation. Cette situation contraint le service des urgences à renvoyer les patients vers d’autres établissements ou, pour les cas extrêmes, à traiter les malades au bloc chirurgical de la maternité.

Malgré ces entraves, la chirurgie viscérale de l’hôpital de Melun a, au cours de la même période, augmenté son activité de 15 %, réalisant plus de 2 500 actes opératoires par an.

Ces efforts sont bien mal récompensés puisque, dans le projet de grand hôpital public-privé de Melun qui doit voir le jour en 2015, la chirurgie sera totalement confiée au secteur privé.

À l’hôpital de Fontainebleau, à 25 kilomètres de là, plusieurs chirurgiens ont renforcé l’équipe en 2007 et 2008, après l’arrêt de l’activité chirurgicale à l’hôpital de Nemours. Mais l’accès aux blocs opératoires est difficile par manque de salles d’opération, les moyens en surface et en personnel soignant n’ayant pas été augmentés.

Et, aujourd’hui, l’ARS demande aux chirurgiens de l’hôpital de Fontainebleau de participer aux gardes à Melun, afin d’y permettre la réouverture du bloc chirurgical la nuit. Mais il va de soi que, si les chirurgiens de Fontainebleau se rendent à Melun pour exercer la nuit, ils ne pourront pas assurer le service normal à l’hôpital de Fontainebleau le lendemain matin, réduisant d’autant l’activité de cet établissement.

Enfin, ce type d’organisation n’est pas sécurisé. Le patient opéré dans la nuit à Melun ne sera pas suivi par le même chirurgien, ce qui pose un problème de sécurité pour les patients et de responsabilité pour les praticiens.

Parallèlement, l’hôpital de Fontainebleau est fragilisé par la décision imposée par l’ARS de fermer quinze lits de chirurgie en décembre dernier. Cette fermeture a été « justifiée » par un taux d’occupation prétendument insuffisant, alors même que ces lits servaient de tampon pour le service des urgences et que l’activité chirurgicale a augmenté en 2011. Cela a obligé les équipes à transférer les patients concernés vers d’autres centres et a eu pour effet de supprimer des recettes perçues au titre du séjour, par le biais de la tarification à l’activité.

En résumé, il faut rouvrir la permanence chirurgicale de nuit et de weekend à l’hôpital de Melun, sans que cela se fasse au détriment du fonctionnement de l’hôpital de Fontainebleau, voire de celui de Montereau.

Cette désorganisation de l’activité chirurgicale du secteur public, orchestrée par l’ARS, ne doit-elle pas être rapprochée du projet de disparition totale de ce secteur au seul bénéfice du secteur privé à but lucratif, avec l’ouverture des hôpitaux publics-privés de Melun et Fontainebleau ?

Alors que, selon la Fédération hospitalière de France, les dépassements d’honoraires pour la chirurgie dans le secteur privé à but lucratif ont crû de 6 % chaque année depuis onze ans, soit une augmentation globale de près de 70 %, je souhaiterais connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour redonner une cohérence à l’activité du secteur public de chirurgie dans le sud de la Seine-et-Marne et garantir l’accès de tous les habitants à une chirurgie de qualité, au tarif du secteur 1 et sans dépassements d’honoraires.

C’est une nécessité absolue à l’heure où nos concitoyens reculent de plus en plus le moment de se faire soigner, au risque de voir s’aggraver leur pathologie, faute d’une prise en charge suffisante par l’assurance maladie.

D’autres solutions que celles qui sont préconisées par l’ARS mériteraient d’être envisagées : je pense à la proposition émanant de la grande majorité des médecins hospitaliers de Fontainebleau d’élaborer un projet médical sur la base d’une offre publique de soins avec les quatre hôpitaux du sud de la Seine-et-Marne. Alors que le département, dont la population augmente de façon constante, est déjà déficitaire en équipements de soins, ce secteur est aujourd’hui largement sous-doté.

Le contre-projet de regroupement des quatre hôpitaux publics en partenariat public de type « communauté hospitalière de territoire », où chaque établissement pourrait garder son identité juridique, sera d’ailleurs proposé à l’ARS le 24 janvier prochain, lors de la venue du délégué départemental de l’agence à Fontainebleau. Madame la secrétaire d’État, soutiendrez-vous cette proposition ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Nora Berra, secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé. Monsieur Billout, le secteur sud de la Seine-et-Marne abrite plus de 550 000 habitants, soit 5 % de la population francilienne sur près de 30 % de la superficie de la région.

Sur ce vaste territoire, l’offre de soins chirurgicale est répartie entre cinq centres hospitaliers publics – ceux de Fontainebleau, Melun, Montereau, Nemours et Provins – et cinq cliniques privées – Saint-Jean et les Fontaines, à Melun, l’Ermitage, à Dammarie-les-Lys, polyclinique de la Forêt, à Fontainebleau, et Saint-Brice, à Provins.

Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma régional d’organisation des soins, le SROS, les travaux relatifs à la permanence des soins en établissement de santé ont conduit, au bout de dix-huit mois d’études menées en concertation avec les acteurs concernés, au choix de la candidature commune de Melun-Fontainebleau, avec l’intégration possible des médecins du territoire, qu’ils soient issus du public ou du privé.

Un unique dossier de candidature a été déposé pour le sud de la Seine-et-Marne. Ce sont les centres hospitaliers de Melun et de Fontainebleau eux-mêmes qui, guidés par des impératifs de démographie médicale, ont proposé cette organisation au sein d’un groupement de coopération sanitaire en accord avec les communautés médicales.

Les effectifs actuels de personnels médicaux et paramédicaux ne permettaient pas aux établissements de répondre individuellement dans des conditions satisfaisantes au cahier des charges élaboré en concertation avec les acteurs de terrain.

Actuellement, des praticiens extérieurs à chaque établissement interviennent d’ores et déjà la nuit, sans que la sécurité du patient soit remise en cause.

Parallèlement, l’ARS a demandé aux praticiens des cliniques de Melun de participer au dispositif, de manière que la charge de la permanence des soins en établissement de santé soit plus équitablement partagée entre praticiens du public et praticiens du privé.

Le cahier des charges sur lequel les établissements retenus se sont engagés définit des exigences de qualité de la prise en charge des patients, notamment en favorisant le retour des patients vers l’établissement de leur choix, en garantissant l’accessibilité financière et en dimensionnant les ressources de façon à pouvoir assurer la mission de permanence des soins dans les établissements de santé.

Ce dispositif concerne l’organisation des interventions de nuit en chirurgie orthopédique et viscérale pour les patients qui ne sont pas déjà hospitalisés. Il ne s’agit pas de l’organisation des services de médecine d’urgence, lesquels restent ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sont disponibles pour accueillir les patients franciliens. De même, ce dispositif ne remet pas en question la continuité des soins en établissement : un patient hospitalisé pourra toujours, en cas de nécessité, bénéficier d’une intervention sur le site où il est pris en charge.

Au cours de l’année 2012, un dispositif d’évaluation permanente de cette organisation sera mis en place afin de permettre les ajustements nécessaires. Une adoption définitive du dispositif est prévue à la fin de 2012, à l’occasion de la publication du SROS.

Mme la présidente. La parole est à M. Michel Billout.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d'État, vous n’avez fait que défendre la position de l’ARS, ce qui ne m’étonne guère.

Je conteste vos affirmations : les informations que j’ai en ma possession montrent que le dispositif n’a pas été décidé en accord avec les communautés médicales des centres hospitaliers de Fontainebleau ou de Melun. D’ailleurs, à Fontainebleau, les médecins ont vivement dénoncé une telle organisation.

Vous n’avez pas répondu sur le fond de ma question. Ces nouvelles dispositions, qui ont été, à mon sens, prises de façon très peu concertée, contrairement à ce que vous prétendez, ont pour unique objectif la déstructuration du secteur public de chirurgie.

Vous m’aviez apporté le même type de réponse lorsque je vous avais interrogée, voilà un an, sur l’avenir de la radiothérapie publique en Seine-et-Marne. Depuis, toutes les dispositions qui ont été prises vont dans le même sens : la disparition du service public de radiothérapie. En ce qui concerne la chirurgie, l’évolution sera la même !

Madame la secrétaire d'État, j’ai exposé la situation du sud de la Seine-et-Marne, mais, depuis le dépôt de ma question, l’ARS – qui n’est pas à court de bonnes idées ! – a décidé d’organiser la permanence chirurgicale de nuit dans le nord du département tantôt à Meaux, tantôt à Lagny, ce qui n’a pas manqué de produire de graves effets sur l’organisation du service de chirurgie et du service des urgences. Le service des urgences de l’hôpital de Lagny est d’ailleurs en grève depuis le 15 décembre pour protester contre cette décision.

Je regrette profondément que la communauté médicale ait été si peu consultée, alors que ces dispositions ne peuvent que nuire à l’organisation du service public de santé."


Michel Billout  Sénateur de Seine-et-Marne

 

mercredi 18 janvier 2012

Les hospitaliers de Saint Maurice en grève illimitée

Les personnels des Hôpitaux de Saint Maurice (1) se sont réunis le 10 janvier (près de 250 personnes étaient présentes) fortement mécontent d'une décision de la direction qui veut instituer partiellement une prime au mérite qui prendrait en compte notamment les absences pour...maladie...ce sont  2000 hospitaliers qui sont concernés par cette décision de la direction.

Au cours de cette assemblée des personnels,  un préavis de grève a été décidé, engageant une grève illimitée à compter du 17 janvier.


(à suivre)

1) Fusion de l'Hôpital National de Saint Maurice avec l'Hôpital d'Esquirol, en 2010.

dimanche 15 janvier 2012

Le jour de carence est applicable depuis le début du mois de janvier

La mise en place du jour de carence pour les agents de la fonction publique a été institué par l’article 105 de la loi 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012.



Cet article indique que le jour de carence non rémunéré en cas de congé maladie s’applique à compter du 1er janvier 2012 sauf dans les cas de :
- congé de longue maladie
- congé de longue durée
- maladie provoquée par des causes exceptionnelles prévues à l’article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite
- accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et maladie professionnelle



Ce jour de carence s’applique pour les agents titulaires, stagiaires, les agents contractuels de droit public de plus de 4 mois d’ancienneté et les personnels médicaux.



Conformément à l’article R323-1 du Code de la Sécurité Sociale, les agents contractuels de droit public, ne disposant pas de 4 mois d’ancienneté, sont soumis au régime général et ont 3 jours de carence.

samedi 14 janvier 2012

Michel Billout a été reçu par le ministère de la Santé

Hier, une délégation composée de représentants de collectifs de  Santé et conduite par le Sénateur Michel Billout a été reçue au ministère de la santé pour aborder la question de l'avenir de la radiothérapie en Seine-et-Marnet, et notamment la disparition envisagée de la radiothérapie publique sur l'hôpital de Jossigny.

Lors de cette  entrevue, l'ensemble des membres de la délégation a souhaité apporter son soutien sans réserve au mouvement de grève des urgentistes de l'hôpital de Lagny engagés depuis un mois déjà contre la réorganisation que l'Agence Régionale de Santé et la direction entendent leur imposer, et qui implique une réduction de moitié des durées de garde, en les passant de 24 à 12 heures. "Il faut que le ministère intervienne et débloque la situation" ont demandé les membres de la délégation. 

(A suivre)


dimanche 8 janvier 2012

Le CHR de Metz-Thionville sera opérationnel à Mercy dans quelque mois

Les répartitions des filières de soins des hôpitaux de Metz  seront abordées lors de la conférence publique qui se tiendra le 11 janvier, avec les Hôpitaux privés de la région de Metz et le Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville.

Ce CHR est l’établissement hospitalier le plus grand du département de la Moselle.Depuis la fin 2009, la direction générale du CHR de Metz-Thionville a pris en charge les hôpitaux publics de l’Est Mosellan, à la demande de l’Agence Régionale de Santé de Lorraine.

Des services spécifiques composent ce CHR : Neuro-Vasculaire, Chirurgie digestive et urologie, Chirurgie plastique ( tête-cou) et orthopédie., Néphrologie, Hémato-Oncologie, Médecine nucléaire ( 5 bunkers de radiothérapie).

Mais aussi : 16 lits de réanimation, 28 postes de dialyse...  15 lits pour les grands brûlés,  9 chambres disposent  de murs soufflants, ces chambres peuvent faire l'office de salles d’opération le CHR est rappelons un  référent interrégional pour la prise en charge des grands brûlés.


Le CHR sera opérationnel dès le premier semestre de cette année selon le calendrier prévisionnel, il verra alors le déménagement de l'Hôpital de Metz-Bonsecours.

Cet Hôpital avait été élevé au rang de Centre Hospitalier Régional en 1977 par  Madame Simone Veil,  ministre de la santé (constitué par  la fusion du Centre hospitalier de Metz avec le Centre hospitalier de Thionville).

Plus d'informations sur le Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville

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samedi 7 janvier 2012

L'ONI se tire une belle balle dans le pied...

L'ONI semble avoir de plus en plus de problèmes financiers, et bien des infirmier(e)s refusent de payer pour travailler ce qui n'arrange pas bien évidemment les caisses de l'Ordre.
Malgré des menaces faites aux récalcitrants, l'argent ne coule pas à flot, et l'ONI commence à prendre de plus en plus l'eau de toutes parts...

Les menaces (qui apparaissent toutefois sans effet réel...) ne sont pas du goût de tout le monde et bien des infirmier(e)s font la demande de désinscription à l'Ordre... Ce qui n'est pas pour arranger la situation.

(à suivre)


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lundi 2 janvier 2012

Perception du système de santé francilien : 4 personnes sur 10 ont déjà renoncés à des soins...

Selon un sondage Harris Interactive (1), commandé par l’ARS de l'Ile-de-france à l’occasion du premier forum santé citoyen organisé en région, le système de santé est un atout pour l’Ile-de-france : 80% des sondés sont satisfaits de la qualité des soins, 78% le sont de leur généraliste.

Au-delà de la qualité des soins, c’est la qualité de l’écoute et de l’accueil dont ils bénéficient que les franciliens saluent : ils sont 64% à juger positivement l’attention accordée par les professionnels de santé aux demandes des patients.
Pour autant, il faut souligner que près d’un tiers des franciliens se déclare insatisfait en ce qui concerne les hôpitaux (2), et qu’un francilien sur 2 considère que l’offre médico-sociale des établissements spécialisés pour personnes âgées ou personnes handicapées est insatisfaisante dans la région.



La richesse de l’offre de soins francilienne demeure clairement reconnue par les usagers, puisque la quasi-totalité des personnes interrogées estime bénéficier d’une grande proximité géographique avec les professionnels de santé (99% pour les pharmaciens, 97% pour les médecins généralistes et 86% pour les hôpitaux). En revanche, 70% des franciliens considèrent que les délais d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous ne sont pas satisfaisants.

4 franciliens sur 10 ont déclaré avoir déjà renoncé à des soins...

Surtout, l’enquête confirme que l’accès aux soins n’est pas le même partout et témoigne de l’importance de cet enjeu dont l’ARS fait l’un de ses axes stratégiques. Le caractère injuste des inégalités sociales de santé frappe les franciliens, qui sont 52% à considérer que l’égalité d’accès aux soins n’est pas satisfaisante dans notre région. De fait, quatre franciliens sur dix disent avoir déjà renoncé à des soins, pour eux ou pour leurs proches, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers (59%), soit en raison de délais d’attente trop longs (30%).

En Ile-de-france, plus d’un ménage sur dix (14%) vit sous le seuil de pauvreté, l’enquête souligne que ce sont bien évidemment les personnes économiquement et socialement défavorisées qui ont davantage tendance à renoncer à se soigner.
Les franciliens de la grande couronne sont plus critiques sur l’égalité d’accès aux soins et les délais de rendez-vous.

Enfin, l’enquête confirme que la volonté d’informer les franciliens sur leurs droits en tants que patients est à bon droit une priorité du Plan Stratégique de l’ARS, puisque seul 1 francilien sur 5 a déjà entendu parler des droits des patients et usagers du système de santé et sait ce dont il s’agit, une courte majorité de répondants considérant qu’ils sont bien respectés dans la région Ile-de-france.


1)  Réalisé via l' Internet du 18 au 28 novembre,  auprès de 1.002 personnes représentatives de la population d’Ile-de-France, âgées de 18 ans et plus.

2) Les hôpitaux en général c'est à dire aussi bien les établissements privés que les établissements publics (note "La Vie Hospitalière").


Pour consulter le rapport "Les franciliens et le système de santé en Île-de-france"

Les urgentistes de l'Hôpital de Lagny demandent plus de personnels !



Les urgentistes du Centre hospitalier de Lagny demandent   l’embauche de personnels supplémentaires.

La  réorganisation drastique des urgences chirurgicales de nuit  décidée il faut le rappeler sans concertation réelle avec les personnels  est vivement dénoncée.

Il est nécessaire de recruter des agents pour le SMUR  (1) tout comme il est impératif de trouver de nouveaux médecins oxyologues.

Les urgentistes sont en grève depuis le 19 décembre estimant travailler dans des conditions qu'ils ne peuvent plus accepter, trop, c'est trop !

Rappelons que la réorganisation des urgences chirurgicales de nuit en Ile-de-france  est appliquée depuis hier (2),  dans ce contexte le "Syndicat Autonome Santé"  intervient de nouveau auprès de Monsieur Xavier Bertrand souhaitant vivement que les urgences de nuit en Seine-et-Marne fassent l'objet d'une étude plus approfondie prenant en considération  que le recentrage actuel est disproportionné car il ne prend pas en considération de toute évidence la nécessité de couvrir l'ensemble du département. 




1) A titre indicatif le SMUR du Centre hospitalier de Lagny effectue 450 interventions par an.
2) Se reporter au texte publié le 3 décembre par "La Vie Hospitalière" : 
"Urgences chirurgicales de nuit en Ile-de-france? L'ARS ampute..."

dimanche 1 janvier 2012

Le Centre hospitalier Sud Francilien ouvrira cette année

Article transféré pour modifications









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mercredi 28 décembre 2011

A propos des prothèses mammaires de marque PIP

Actualisation des recommandations pour les prothèses (PIP)

Xavier BERTRAND, ministre du travail, de l’emploi et de la santé, et Nora BERRA, secrétaire d’Etat chargée de la Santé, actualisent les recommandations de prise en charge des femmes porteuses de prothèses PIP.
L’avis rendu le 22 décembre indique qu’il n y a pas à ce jour de risque accru de cancer chez les femmes porteuses de prothèses de marque PIP en comparaison aux autres prothèses.
Néanmoins les risques bien établis liés à ces prothèses sont les ruptures et le pouvoir irritant du gel pouvant conduire à des réactions inflammatoires, rendant difficile l’explantation.
Les ministres chargés de la santé ont décidé :
1. de renforcer les recommandations émises par l’Afssaps :
  • Les femmes porteuses d’une prothèse mammaire doivent vérifier la marque de cette prothèse sur la carte qui leur a été remise. En l’absence de carte, elles doivent contacter leur chirurgien, ou à défaut, l’établissement où a été pratiquée l’intervention.
  • Les patientes porteuses de prothèses PIP doivent consulter leur chirurgien. A cette occasion, une explantation préventive même sans signe clinique de détérioration de l’implant leur sera proposée. Si elles ne souhaitent pas d’explantation, elles doivent bénéficier d’un suivi par échographie mammaire et axillaire tous les 6 mois.
  • Toute rupture, toute suspicion de rupture ou de suintement d’une prothèse doit conduire à son explantation ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.
  • Avant toute explantation, quel que soit son motif, un bilan d’imagerie (incluant une mammographie et échographie mammaire et axillaire) récent doit être disponible.
2. d’adapter l’organisation qui doit permettre à toute femme qui le souhaite d’avoir recours à une explantation préventive. Ainsi les ministres demandent aux Agences Régionales de Santé (ARS) de mettre en place, dès début janvier, un numéro de téléphone à destination des patientes porteuses d’implants mammaires PIP qui auraient des difficultés d’accès à un professionnel pour leur proposer une liste d’établissements pouvant les recevoir.
3. de mettre en place une étude épidémiologique prospective sur prothèses rompues
Pour toute information complémentaire
Pour répondre aux interrogations sur ce sujet, les autorités sanitaires rappellent qu’un numéro vert a été mis en place :
0800 636 636Ouverture du lundi au samedi de 9 heures à 19 heures

jeudi 22 décembre 2011

Urgences chirurgicales en Ile-de-france : bien des blocs évincés...

La réorganisation des urgences chirurgicales en Ile-de-france sera opérationnelle dès janvier 2012, suite à la décision de Monsieur Claude Evin, directeur de l'ARS de cette région, de retenir 31 établissements de santé.
En seine-et-Marne (qui représente près de la moitié de l'Ile-de-france  en superficie, et qui est le 11 ème département le plus peuplé de France) seuls deux hôpitaux assureront les urgences chirurgicales, alors que :
7 établissements sont retenus pour Paris...
5 pour les Hauts-de-Seine;
4 pour le Val-de-Marne;
4 pour les Yvelines;
3 pour l'Essonne;
3 pour la Seine-Saint Denis;
3 pour le Val-d'Oise;

Prenons le cas de l'Essonne: trois hôpitaux seront opérationnels ce département, qui a 100.000 habitants en moins que la Seine-et-Marne dispose de nombreux hôpitaux aux alentours...?
L'Hôpital de Longjumeau a été préféré à celui d'Orsay et là aussi il y a bien des interrogations sur les critères retenus...

La carte régionale de la permanence des soins a été officialisée,  après la concertation qui avait été lancée par l’ARS sur la réorganisation de la permanence des soins chirurgicaux en Ile-de-France (prise en charge des actes de nuit en chirurgie adulte orthopédique et traumatologique, digestive et viscérale).Cette nouvelle organisation des activités chirurgicales de nuit est expérimentale sur un an. Passé  cette période, le dispositif sera évalué en concertation avec les différents acteurs.

Rappel des établissements retenus sur les 48 qui avaient déposés un dossier de candidature

Pour la Seine

  • Hôpital Saint-Joseph
  • Hopital Universitaire Paris Nord Val de Seine
  • Groupe hospitalier St-Louis/Lariboisière
  • Groupe hospitalier Pitié/Salpétrière
  • Groupe hospitalier St-Antoine/Tenon
  • Groupe hospitalier HEGP
  • Groupe hospitalier Cochin/Hotel Dieu/Broca 

Pour la Seine-et-Marne
  • Groupe Hospitalier de l’Est Francilien (en alternance entre le centre hopitalier de Meaux et le centre hospitalier de Lagny ) (1)
  • Groupement de coopération sanitaire public Melun – Fontainebleau avec une association des cliniques de Melun et du Centre Hospitalier de Montereau

Manifestation des syndicats le 10 décembre 
à  Fontainebleau (Seine-etMarne)

Pour les Yvelines
  • Centre hospitalier de Versailles en lien avec le Centre hospitalier de Rambouillet
  • Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain en lien avec le Centre médico chirugical de l’Europe
  • Centre hospitalier intercommunal de Meulan - les Mureaux – Centre hospitalier Mantes-la-jolie en lien avec la Polyclinique mantaise
  • Hôpital privé Ouest Parisien (Trappes)
Pour l'Essonne
  • Centre Hospitalier Sud Francilien (2)
  • Centre hospitalier Longjumeau
  • Centre hospitalier Sud Essonne
Pour les Hauts-de-Seine
  • Hôpital militaire PERCY
  • Hôpital Ambroise PARE
  • Hôpital LOUIS MOURIER/CASH
  • Hôpital Beclère en lien avec l’Hôpital privé d’Anthony
  • Hôpital Beaujon
Pour la Seine-Saint-Denis
  • Centre hospitalier Saint-Denis
  • Groupe hospitalier universitaire de Paris-Seine-St-Denis
  • Centre hospitalier intercommunal Aulnay-sous-bois en lien avec le CHI Le Raincy-Montfermeil
Pour le Val-de-Marne
  • Groupe hospitalier Mondor en lien avec le CHI de Créteil
  • Groupe hospitalier Bicêtre
  • Hôpital militaire Begin
  • Centre hospitalier intercommunal Villeneuve-Saint-Georges
Pour le Val-d'Oise
  • Groupe hospitalier Eaubonne-Montmorency/ centre hospitalier Argenteuil
  • Centre hospitalier Gonesse en lien avec l’Hôpital Privé Nord de Paris (Sarcelles)
  • Centre hospitalier Pontoise en lien avec le centre hospitalier intercommunal Portes de l’Oise, clinique Conti, Clinique Sainte Marie

1) Dès l'ouverture du nouvel hôpital de Lagny-Marne-La-Vallée, à Jossigny, les urgences seront transférées.

2) A l'ouverture du nouvel hôpital  Sud Francilien (financé en totalité par des fonds privés pour la petite histoire) les urgences seront transférées.



L'hélicoptère apparaît être la seule réponse
pour une intervention d'extrème urgence.
(Photo "La Vie Hospitalière" © 2011)













mercredi 21 décembre 2011

Après la grippe porcine...

Un article d' Anne Poupon  (Directrice de recherche au CNRS, nous a interpellé et conforté sur l'hypothèse que le virus H5N1 pourrait être un virus sorti d'un laboratoire, pourquoi pas en fait...?...

D'autant que des reherches s'effectuent dans ce sens...et trouver un virus pathogène  ayant plus  de possibilités de détruire  une bonne partie de l'humanité est une arme très efficace...à croire que les hommes passent leur vie à se détruire...là l'OMS  pourra déclarer une pandémie causée par un virus influenza extrèmement radical...  quant aux différents vaccins qui seront proposés (selon les laboratoires) nous préférons même pas y penser, car le gouvernement était déjà à la limite d'imposer aux citoyens la vacination obligatoire, et probablement dans des conditions ne respectant absolument pas les droits humains...il faut s'en rappeler.

Quant aux millions d'euros perdus dont une bonne partie a fait le bonheur des actionnaires des groupes pharmaceutiques, c'est déjà du passé. Et, puis il y a eu d'autres scandales comme celui du MEDIATOR, et maintenant c'est au tour des prothèses mammaires de la marque PIP (1)...

Ceci écrit les centres hospitaliers ont été obligés de se doter de masques que l'Etat (sic) n'a jamais remboursé.
Mais comme c'est étrange, quand même, on ne parle plus de la grippe en ce moment, il est vrai que la crise "mondiale" c'est déjà pas mal pour occuper les esprits...




De « très méchantes bestioles » en laboratoire

Le 6 décembre, la radio annonçait les résultats d’une expérience menée par des chercheurs hollandais, qu’ils espèrent bien publier dans la très courue revue scientifique Science. L’équipe du professeur Ron Fouchier, dont la qualité est attestée par une impressionnante liste de publications, a créé, à partir du déjà très célèbre H5N1, un virus plus mortel que tous ceux qui existent dans la nature. Car, si la mortalité chez les personnes infectées par la grippe aviaire est d’environ 50 %, le virus à l’état naturel n’est pas transmissible entre êtres humains, ce qui limite les risques d’épidémie.

Les scientifiques de l’équipe de Ron Fouchier ont manipulé le génome de ce virus afin de le rendre transmissible entre êtres humains, faisant ainsi tomber la dernière protection de la population humaine. Un article de ScienceInsider, un des blogs de la revue Science, nous apprend qu’une autre équipe – celle du virologiste Yoshihiro Kawaoka, à l’université du Wisconsin – a mené des travaux similaires, menant à des résultats comparables, et dont l’article a également été soumis à Science [1].

Ces scientifiques prétendent poursuivre leurs recherches afin de mettre au point un vaccin, destiné à se défendre contre un virus similaire qui apparaîtrait de manière naturelle.

Est-ce que le danger de voir ce virus s’échapper, par malchance, par négligence ou par malveillance, n’est pas bien plus grand que la justification évoquée ?

Est-ce que personne ne se rappelle le virus H1N1, vraisemblablement échappé d’un laboratoire en 1977 [2], ou du bacille du charbon envoyé par la poste depuis le laboratoire militaire de Fort Detrick, en octobre 2001 [3] ?



La presse et la communauté scientifique américaines ont commencé à s’émouvoir [4]. Etant donné la dangerosité potentielle de ces recherches, le National Science Advisory Board for Biosecurity (NASBB) a été sollicité pour donner son avis sur l’opportunité de publier ces travaux. Cependant, cet avis n’est pas contraignant, et, même si la revue Science s’y plie, les auteurs trouveront certainement un journal prêt à les publier, attiré par le taux de citation prévisible d’un tel article.

Y a-t-il vraiment de quoi être fier ? Comment peut-on comprendre que des chercheurs, dont la motivation première devrait être d’œuvrer au bien de l’humanité, inventent une telle menace alors qu’il y en a déjà tant ? Les motivations sont probablement à chercher du côté du besoin désespéré de notoriété.
À une époque où les scientifiques sont mal rémunérés et travaillent dans des conditions matérielles déplorables, la perspective d’une publication dans Science peut faire oublier ses objectifs de départ. De plus, cela permet de décrocher des contrats, en particulier avec l’industrie pharmaceutique, les industries de l’armement ou même l’armée, et ainsi de ne plus passer la moitié de son temps à chercher l’argent nécessaire pour faire de la science l’autre moitié. Ce contexte de déconsidération et de misère de la recherche, dont l’ensemble de la communauté scientifique souffre quotidiennement, peut expliquer mais ne justifie pas.

La conservation de ce virus, même dans un laboratoire « sécurisé » (les militants de Greenpeace, qui ont réussi à pénétrer lundi 5 décembre dans le périmètre de deux centrales nucléaires, ont montré toute la portée de ce terme), et les protocoles expérimentaux permettant de le recréer font courir un risque inadmissible à l’humanité. Constatant la dangerosité du virus qui a émergé de leurs recherches, les auteurs n’avaient-ils pas le devoir de le détruire, ainsi que toutes les notes qui pourraient permettre de le recréer ? Richard Ebright, biologiste moléculaire à l’Université Rutgers et à l’Institut Médical Howard Hughes déclare ainsi que « ce travail n’aurait jamais du être fait ». Loin d’enterrer leurs recherches, les scientifiques veulent les publier, offrant ainsi au monde entier l’arme de destruction massive pour le moment enfermée dans leur laboratoire. A l’instar de nombreux chercheurs, notamment américains, Ebright n’est pas favorable à l’interdiction de la publication de ces travaux car « on ne peut pas supprimer a posteriori un travail qui a été effectué dans des conditions non classifiées ». Pour autant, deux arguments méritent d’être entendus. Le premier est que, comme le déclare Michael Osterholm, membre du NSABB, « nous ne voulons pas donner aux méchants le mode d’emploi pour transformer les méchantes bestioles en très méchantes bestioles », et si les recherches ne sont pas classifiées au sens militaire du terme, la concurrence impitoyable entre les équipes de recherche amène un niveau de sécurité des données relativement satisfaisant. Le second est que cela revient à cautionner a posteriori ces travaux, et même à les récompenser.

« Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes », disait Prévert ; la question qui reste en suspens est : comment ? Il existe dans chaque pays des dispositifs, des organismes, des législations, floues, peu appliquées, peu contraignantes, et assez largement ignorées par les principaux concernés : les scientifiques. Mark Wheelis, professeur retraité en contrôle des armements à l’Université de Californie déclare à propos des travaux de Ron Fouchier que « c’est un excellent exemple de la nécessité d’un système robuste et indépendant de revue et d’approbation en amont des expériences dangereuses ».

A l’heure où l’on empile les lois et décrets sur l’utilisation à des fins de recherche des cellules souches, en mélangeant questions éthiques et émotionnelles, ne serait-il pas plus important de se préoccuper de ces recherches potentiellement dangereuses ? Des scientifiques ont bien sûr déjà émis l’idée que certaines recherches devraient être tout bonnement interdites [5]. Dans le mécanisme de contrôle proposé par quatre chercheurs du Centre pour les études internationales et de sécurité du Maryland [6], les recherches menées par les professeurs Fouchier et Kawaoka auraient été classées comme « activités extrêmement préoccupantes » et auraient nécessité une approbation préalable par un organisme de contrôle international. En 2007, la NSABB avait pris position contre cette idée, et le débat n’est pas allé plus loin. L’expérience de Ron Fouchier le remet à l’ordre du jour.

Anne Poupon 
Directrice de recherche au CNRS.



Notes

[1] Martin Enserink, « Scientists Brace for Media Storm Around Controversial Flu Studies », ScienceInsider, novembre 2011.

[2] Joel O. Wertheim, « The Re-Emergence of H1N1 Influenza Virus in 1977 : A Cautionary Tale for Estimating Divergence Times Using Biologically Unrealistic Sampling Dates », PLoS One, 17 juin 2010.

[3] Lire Noah Shachtman, « Anthrax Redux : Did the Feds Nab the Wrong Guy ? », Wired, avril 2011.

[4] Michael Mechanic, « How to Make a Deadly Pandemic Virus », Mother Jones, 3 décembre 2011.

[5] Martin Enserink, « Tiptoeing Around Pandora’s Box », Science, 30 juillet 2004.

[6] John Steinbruner, Elisa D. Harris, Nancy Gallagher, Stacy M. Okutani, « Controlling dangerous pathogens. A Prototype Protective Oversight System », Center for International and Security Studies at Maryland, mars 2007 (PDF).


Source



1) Suite à des cancers dont le gel employé ne serait pas conforme, le retour de 30.000 femmes dans les blocs opératoires a été décidé par les autorités françaises, les conclusions du Groupe de travail de l'Institut national du cancer  (Inca) ne seront connues que le 23 décembre.

jeudi 15 décembre 2011

La solution à la désertification médicale: des vétérinaires...?

Nous publions le communiqué de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) dont le titre très évocateur    "La connerie au pouvoir: « les vétérinaires pour remplacer les médecins »" en dit long, il y a de quoi se révolter à supporter de plus en plus les imbécilités des politiques, tous aussi nuls les uns que les autres au fur et à mesure que le temps passe on est en droit de se poser bien des questions.

A Dijon, elle est de plus
en plus forte, non pas
 la moutarde mais bien
effectivement la connerie!





"Françoise Tenenbaum, socialiste, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la Santé, propose de faire intervenir les vétérinaires dans les zones rurales qui manquent de médecins.

Cette idée est parue dans le quotidien « Les Echos », et le journal « le bien public » de la côte d’Or . Nous citons : « J’ai effectivement eu cette idée étonnante », confirme l’adjointe au maire socialiste de Dijon, déléguée à la Santé. « Pourquoi ne pas faire appel aux vétérinaires ? Ce sont de parfaits médecins qui connaissent l’anatomie et l’usage des médicaments. »

La folie est désormais au pouvoir ! Nous en avions des symptômes avec la destruction du service public hospitalier, désormais nous arrivons au néant avec des idées comme celle de cette élue socialiste.

L’AMUF tient à assurer au peuple de France et aux journalistes qu’un être humain ne se soigne pas comme un animal, que l’anatomie d’une vache n’est pas la même que celle d’un homme, et qu’accoucher une femme n’est pas la même chose qu’avec un animal. Chacun son métier !!

Que maintenant les instances de l’Ordre des médecins et de l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne ne soient pas "contre l’idée de travailler sur le sujet "de remplacer les médecins urgentiste et les médecins de la permanence de soins de nuit par des vétérinaires, est totalement délirant ! Pour reprendre la phrase du général De Gaule: nous ne sommes toujours pas des veaux!

Nous demandons à Martine Aubry de nous recevoir pour abandonner cette idée socialiste et au Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de nous assurer que ce projet abject, irresponsable, régressif et stupide soit abandonné.

Dans l’histoire de notre syndicat (l’AMUF), en dix ans, nous n’avons jamais vu de telles idées pour démolir la santé en France.
Nous ne pensions pas devoir nous battre sur des idées aussi débiles."

Paris, le 14/12/2011


Patrick PELLOUX, président AMUF


lundi 12 décembre 2011

L'Etat bloque des millions d'euros destinés aux hôpitaux publics !

Sauvons l'Hôpital du Blanc

Un Comité de Défense du Centre Hospitalier du Blanc s'est constitué depuis le 21 novembre, afin de sauvegarder la maternité et  le service de chirurgie fortement menacés depuis la loi HPST et ses dérives favorisant la marchandisation de la Santé, de là la notion de rentabilité est devenue une priorité, la notion de "service public hospitalier" demeure par principe certes mais  les petits hôpitaux se retrouvent dans des situations qui les menacent directement.

Le centralisme, les restructurations hospitalières, les fusions d'établissements, la mutualisation des moyens font que la conception de l'Hôpital entreprise tue l'Hôpital au profit d'entreprises dont les capitaux sont de plus en plus privés (dans le cadre de Partenariat Public Privé notamment)...

Une manifestation a été organisée Le 2 décembre une manifestation qui a rassemblées plus de 5.000  personnes comprenant les personnels de l'hôpital, desprofessionnels de santé, des élus, et, des usagers (1).

(A suivre)



1) Cette  commune du département de l'Indre est composée de 7000 habitants...ce qui démontre combien les citoyens et citoyennes sont attachés à leurs hôpitaux de proximité.

vendredi 9 décembre 2011

ONI : une guerre de tranchées


Alors que les présidents de CDOI et de CROI sont maintenus dans l'ignorance des plans qui se dessinent sur la comète ordinale depuis Paris, alors que ces mêmes présidents en sont arrivés aux menaces à l'encontre du CNOI.

Alors que les salariés, maintenant organisés, continuent à ferrailler pour faire valoir leurs droits et respecter ainsi les dispositions du Code du Travail, alors qu'un cabinet d'experts mandatés par ces mêmes salariés a rendu un rapport accablant sur la gestion et l'implication des différents acteurs du dossier ordinal, n'épargnant personne.
Alors que le CNOI vient d'être prolongé honteusement pour deux ans, par un décret inique et aussi nauséabond que peut l'être la Loi du 21 décembre 2006, alors que les CDOI et les CROI sont - eux  maintenus dans l'illégalité depuis avril et juillet 2011, dixit le Gouvernement dans une récente interview donnée à une publication infirmière.



Une infirmière de la Croix Rouge Française et un médecin des Armées (Exposition de Belleau en 2011)
Ceux qui devaient porter secours aux blessés,
étaient loin des préoccupations d'affairistes...
(Photo "La Vie Hospitalière")

Alors que les élections ordinales sont donc maintenant remisées aux oubliettes, c'est donc un ordre infirmier imposé par les pouvoirs publics, ordre infirmier à la botte de l'Etat et sous le joug de sa banque qui encaisse le moindre euro à son seul profit.

Le plan de restructuration imposé à l'ONI par sa banque avec la bénédiction de l'Etat vient de prendre - au bas mot - 6 mois de retard, les salariés refusant courageusement d'être virés comme des moins que rien, les présidents locaux défendant becs et ongles leurs prérogatives, le Gouvernement se contentant de maintenir la tête hors de l'eau à l'ONI qui s'enfonce un peu plus chaque jour en ajoutant une seconde dette à la première qui est toujours de 11 millions.

RESILIENCE appelle donc l'ensemble des infirmières à continuer de refuser la soumission à l'ordre infirmier dont l’incapacité à rassembler la profession est devenue évidente.

RESILIENCE prend acte du communiqué de l'intersyndicale contre l'ordre infirmier appelant à re mobiliser la profession contre l'ordre infirmier.

RESILIENCE continuera à employer tous les moyens pour renvoyer cette verrue ordinale aux oubliettes de l'Histoire infirmière.


Consulter le site du Syndicat RESILIENCE

Manifestations le 13 décembre contre les injustices sociales



Pour  Paris, rassemblement Place de la Concorde 
face à l’Assemblée Nationale à 14 heures.




En souhaitant que les personnels des hôpitaux publics pourront participer à cette manifestation  compte tenu des atteintes portées à certains hôpitaux, et aux conditions de travail de plus en plus difficiles des personnels hospitaliers.

La situation au niveau national est de plus en plus préoccupante  pour les établissements publics hospitaliers et les établissements sociaux,   dont les budgets sont de plus en plus serrés...
Face à une politique axée sur une gouvernance mondiale qui avance progressivement, et dont nous en connaissons maintenant les effets pervers et néfastes pour tous ceux qui ne sont pas du bon côté de la barrière, pour les autres ceux qui tirent profits (1) de "la  prétendue crise mondiale"(2) il faudra bien qu'ils payent les errements de cette politique où les banquiers sont devenus en quelque sorte les maîtres d'un jeu infernal, où les problèmes  s'accentuent de jour en jour mettant gravement tous nos systèmes en danger (santé, sécurité sociale...).

La question à poser aujourd'hui est très simple : Qu'elles sont ceux qui profitent de ce marasme ?
Il faudra bien trouver les responsables et les coupables qui pour nous ont déjà mangé leur pain blanc.


1) Intéressez-vous aux dividendes que touchent les actionnaires de certains groupes et vous verrez que l'austérité n'est pas une règle d'or pour tous...
2) Le Monde ne se limite pas aux Etats Unis d'Amérique, pas plus qu'aux Etats Unis d'Europe...à notre connaissance (sic).

jeudi 8 décembre 2011

Opposition nationale à l'Ordre National des Infirmiers (ONI)

Réunis dans le cadre d'une intersyndicale les organisations syndicales : CFDT Santé Sociaux, CGT Santé Action Sociale, CFTC Santé Sociaux, FO Santé Sociaux, SNICS FSU, SUD Santé Sociaux, UNSA Santé Sociaux...

NON A L’ORDRE NATIONAL DES INFIRMIERS
Plus que jamais nous refusons de payer pour travailler !

L’intersyndicale nationale pour l’abrogation des lois portant création des ordres professionnels  s’est réunie le mardi 29 novembre 2011.
Elle constate que l’ordre national des infirmiers, bien qu’affaibli, continue de mener sa politique d’agression envers les personnels infirmiers, surtout en direction de nos jeunes collègues qui rentrent dans la profession.
Aujourd’hui, l’ordre est complètement discrédité par une majeure partie de la profession, cette dernière étant ulcérée des méthodes employées par l’Ordre National des Infirmiers pour contraindre nos jeunes collègues de rejoindre l’ordre. C’est un chantage organisé à l’embauche !
De même, nos collègues qui souhaitent s’inscrire dans une formation qualifiante (Cadre de Santé, IADE, IBODE, Puéricultrice) se voient contraints en remplissant leurs dossiers d’inscriptions d’apporter la preuve de leur affiliation à l’Ordre. C’est légalement infondé ! Ceci démontre que l’ordre trouve quelques appuis dans les établissements en l’occurrence les directeurs de soins et les directeurs d’instituts de formation.
L’intersyndicale nationale est encore plus que jamais engagée dans ce combat que nous mènerons jusqu’au bout, à savoir jusqu’à l’abrogation de l’ordre national des infirmiers.

L’ORDRE EST AUX ABOIS, les salariés refusent de payer, alors il concocte un plan d’équilibre financier :
- Licenciement de 41 salariés (dans un premier temps) ;
- Suppression des structures ordinales au niveau départemental ;
- Il obtient une ligne de crédit pour sa trésorerie suite à une intervention de l’Elysée auprès de l’organisme bancaire !!
- Il ne peut faute de moyens, organiser la réélection des conseillers ordinaux comme prévu en 2012. Une décision du conseil constitutionnel l’a « épinglé ». Alors,  il obtient avec le soutien des plus hautes autorités de l’Etat, la prorogation par décret des mandats des conseillers ordinaux de deux ans, jusqu’en 2014 !!
Tout cela démontre que l’on ne respecte ni la démocratie ni la volonté majoritaire de la profession.

Face à cette situation, l’intersyndicale nationale a décidé de prendre les initiatives suivantes :
- Tract national à diffusion massive.
- Courrier au Ministre de la Santé, lui demandant de prendre enfin ses responsabilités.
- Communiqué de presse.
- Courrier à la Directrice Générale du Ministère de la Santé) (DGOS) rappelant les inadmissibles pressions subies à l’embauche.
- Courrier aux Présidents des groupes parlementaires à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

L’intersyndicale demande à l’ensemble de la profession de populariser encore nos positions, de s’organiser, et d’intervenir localement, départementalement et régionalement avec leurs organisations syndicales sur la base des formes d’actions que les « professionnels » auront décidées.

L’intersyndicale demande également à l’ensemble de la profession de l’alerter à chaque fois qu’elle aura connaissance d’une quelconque pression exercée à l ‘encontre de collègues.

mercredi 7 décembre 2011

Permanence des soins en Ile-de-france modifiée la nuit

 La nuit la plupart des urgences chirurgicales seront assurées dans les départements d'Ile-de-france dans le cadre de la réorganisation engagée suite aux orientations prises par Monsieur Claude Evin en octobre concernant les urgences chirurgicales.,

Rappelons que 56 services d'urgences chirurgicales  dans la région Ile-de-france,  ne seront plus actifs la nuit .

L' Agence Régionale de Santé (ARS) fera entrer ces nouvelles dispositions dès 2012, estimant qu'il n'y a pas assez d'interventions chirurgicales dans certains hôpitaux (1 urgence sur 4 nuits...) ...


Selon l'ARS  l'offre de soins doit être réduite compte tenu qu'il n'y a peu d'interventions urgentes (1) effectuées en rapport avec le nombre de blocs opératoires existants, en quelque sorte c'est une décision qui apparaît surtout économique.

La continuité des soins chirurgicaux est en question dans certains services avec des propositions de réorganisation du travail des personnels non médicaux des blocs opératoires.

Le 2 décembre le "Syndicat Autonome Santé" (SAS)  intervenait auprès du Directeur du Centre hospitalier de Coulommiers (Seine-et-Marne), compte tenu que cet établissement n'assurerait plus les urgences chirurgicales à compter de janvier 2012.

"...  la question que nous souhaitons aborder lors du prochain C.T.E.  et concernant les urgences de manière globale, nous aimerions qu'il soit là l'occasion d'aborder le problème de la permanence des
soins, en fait plus exactement de sa continuité la nuit en ce qui concerne les urgences chirurgicales particulièrement pour le Centre hospitalier de Coulommiers.

Notre Centre hospitalier n'étant pas des hôpitaux qui seront amenés à assurer la nuit ces susdites urgences, suite à la décision de l'A.R.S. d'Ile-de-france"...



La réponse du Directeur a été la suivante:

..."le prochain C.T.E. sera saisi, comme vous le savez, d'une proposition de réorganisation du travail des personnels non médicaux du bloc opératoire.

Dans ce cadre, la question est uniquement celle de la continuité des soins chirurgicaux, qui vise à imposer un niveau de contraintes supplémentaires aux établissements dits "tête de pont". Pour les autres établissements, il s'agit d'assurer un équilibre entre les moyens alloués par l'A.R.S. et la structure d'activité. Comme vous le savez, nous avons une activité trèsfaible (environ 1 acte tous les 4 ou 5 jours) dans la période dite "de nuit profonde". Par ailleurs, notre Projet d'établissement a anticipé, dans la
mesure où nous avons effectivement prévu de maintenir notre bloc opératoire en astreinte"...


Le "Syndicat Autonome Santé"  estime que la décision de l'A.R.S. en ce qui concerne les urgences chirurgicales de nuit ne prend pas en considération la nécessité de maintenir dans ce département un service opérationnel 24 heures/24.
Pourtant la population  est loin de s'identifier à un "département désertique, sa surface représente près de 50 % de la superficie de l'Ile-de-france.
Au niveau de la population (1), seules les personnes qui se trouvent dans un rayon proche de la capitale peuvent espérer être secourus rapidement en cas d'accident grave et être opérées dans les meilleures conditions possibles.

Nous ne voulons pas rentrer dans un scénario catastrophe mais si un accident grave survenait en Seine-et-Marne la question est de savoir quelles réponses sont données aux différents risques possibles (Accidents routiers, accidents industriels etc)...
L'Agenge Régionale de Santé d'Ile-de-france doit être en mesure d'apporter toutes les solutions aux scénarii possibles et ce n'est que lorsque nous aurons des réponses claires que nous pourrons apprécier le bien fondé de cette réorganisation des urgences chirurgicales non seulement en Seine-et-Marne mais bien évidemment dans toute l'Ile-de-france.

Pour le moment le "Syndicat Autonome Santé" (SAS) estime que les mesures prises ont une seule priorité : celle de la rentabilité avant tout, et de là du moindre coût de maintenance des urgences chirurgicales de nuit...notamment.

Ce n'est pas sans prendre de risques...
Les usagers sont en droit de se poser eux aussi des questions...

(A Suivre)




1) Qui représente une population d'environ 11.800.000 personnes, la France compte 64.880.000 de personnes environ.