"La Vie Hospitalière"

lundi 24 septembre 2018

Plan Santé : on prend les mêmes et on recommence


Pour Emmanuel Macron, qui se prévaut de son long compagnonnage avec les médecins, la Santé, ce sont eux et uniquement eux… Fidèle à sa modestie habituelle, le président de la République entend « retrouver l’esprit qui a prévalu à la construction de notre système de santé » rien de moins ! Un petit décryptage apparaît nécessaire...
SELON CERTAINS, LES HOSPITALIERS SERAIENT MAL ORGANISÉS ?
Pourtant, le ton est donné rapidement, comme à l’accoutumée, c’est toujours mieux chez nos voisins : « ce n’est pas un problème de sous financement mais un problème d’organisation ». Faut dire qu’il en sait long sur le quotidien des  personnels  des soins ! …
Voilà qui augure mal du changement de paradigme !
Ainsi, le « Plan Santé », annoncé à grand renfort de communication comme une véritable révolution mettant les patients au cœur du dispositif n’est purement et simplement qu’une simple accentuation du dogme technocratique et libéral désormais applicable à notre système de santé.
Ainsi, en guise de Big Bang du financement depuis longtemps promis par Agnès Buzyn, il faudrait  se contenter, en 2019,  d’une aumône de 400 millions d’euros dont on ne peut que conclure, que ceci servira à financer la nouvelle vague d’incitation destinée à cajoler la médecine libérale.
Et LE PARCOURS DE SOINS dans tout ceci ?
Le parcours de soins, remède annoncé aux désastres induits par la tarification à l’activité, dénoncée par la ministre comme responsable de tous les maux des hôpitaux , s’avère être une véritable aubaine pour les professionnels de la médecine libérale qui bénéficieront d’incitations financières :
- Pour se regrouper en Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) avec les « assistants, des administratifs qui effectueront des actes simples », financés par la Sécurité Sociale. Ceux-ci, recrutés en grand nombre permettront aux médecins d’effectuer encore et toujours plus d’actes rémunérateurs quand il faudrait des centres de santé, avec des médecins salariés…
 La permanence des soins, visant à désengorger les Urgences, des soins non programmés qui ne sont pas des urgences vitales, jusqu’à 20 heures sera confiée à ces CPTS voire même jusqu’à  22 heures si l’incitation financière est encore plus attractive.
- Pour s’installer dans les déserts médicaux et/ou partager leurs activités entre le secteur public et le secteur privé, la première permettant largement d’alimenter la seconde.
Le parcours de soins, modèle plan santé 2022, appliqué à l’Hôpital public s’apparente plus à une forfaitisation des tarifs faméliques de la T2A. L’implication des usagers sera « moteur de l’excellence », des indicateurs de qualité (vendus comme gages de l’efficience des soins dispensés) permettront de réduire encore les financements des uns au bénéfice des autres.
UN POGNON DINGUE ?
Aucune évocation d’un effacement indispensable de la dette des hôpitaux qui ne cesse de produire des plans de retour à l’équilibre toujours plus absurdes.
Ainsi donc, pour l’Hôpital Public, qui doit sacrifier 960 millions d’euros sur sa masse salariale en 2018, il y a rien. Mais la ministre avait déjà annoncé sur France Inter à nos collègues de la Psychiatrie qu’ils travaillent surtout mal, alors pas besoin de moyens. « La psychiatrie n’a pas besoin de plus de moyens mais de plus de médecins, elle doit améliorer ses bonnes pratiques ».
Les professionnels de santé, dans le public comme dans le privé, sont exsangues, mais ils devront donc se contenter de continuer avec les suppressions de postes, leur situation d’astreinte permanente et cette souffrance au travail, se traduisant par un nombre sans précédent de suicides, qui manifestement n’inquiète personne au gouvernement. Cerise sur ce triste gâteau, les IDE devront payer pour travailler avec un Ordre dont personne ne veut.
REPRENONS LE CONTRÔLE DÉMOCRATIQUE ET ORGANISONS LE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ !
Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, il est urgent de réellement renverser la table et définir les moyens et l’organisation du système public de santé de manière démocratique avec les professionnels de santé, de tous statuts, et les usagers. Pour ce faire, il faut sortir la protection sociale des griffes de la finance assurantielle, et remettre la Sécurité Sociale au centre de notre projet de société, avec un retour à son financement et à son fonctionnement historique, qui a déjà fait ses preuves.
 (D'après un communiqué de la Fédération SUD Santé Sociaux)

Lancement du débat public "Grand âge et concertation"


Le Président de la République, Emmanuel Macron, a réaffirmé le 14 juin dernier l’importance d’un débat public et d’une concertation en vue d’une loi visant à répondre aux enjeux croissants du grand âge et de l’autonomie. 
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, lancera le 1er octobre ce débat public et cette concertation. 
Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », en exposera les enjeux et les modalités ainsi que le calendrier.






lundi 17 septembre 2018

Mauvaise santé alarmante des enfants !?...


Le plaidoyer de Robert KENNEDY Jr.
Dégradation de la santé des enfants, ses causes et exigence de justice pour tous les enfants du monde
Je me rappelle parfaitement du jour où mon premier enfant est né. Je n’avais qu‘un seul souhait : qu’il soit en parfaite santé. J’ai beaucoup prié pour cela. D’une certaine manière, peu importait que ce soit un garçon ou une fille, qu’il ou elle soit sportive, étudiante. Je voulais avant tout un bébé heureux et en parfaite santé.
Je puis à peine imaginer le déchirement intérieur, le bouleversement des parents qui, un jour, découvrent le délabrement de la santé de leur enfant, surtout quand ils réalisent que toutes ces souffrances auraient pu être évitées.
Je m’appelle Robert Kennedy Jr. Je suis le président du groupe d’avocats qui s’occupent de la protection de la santé des enfants.
Une génération de malades
La plus grande crise à laquelle doit faire face l’Amérique et qui est sûrement aussi importante et aussi grave que la crise environnementale, c’est l’épidémie de maladies chroniques qui frappe les enfants américains. La génération des enfants américains nés depuis 1990 est vraisemblablement la génération la plus malade de toute l’histoire de notre pays : maladies chroniques, nombre de troubles divers parmi les plus élevés du monde.

Selon le CDC (Centre de contrôle des maladies) 1 enfant sur 6 a reçu un des diagnostics suivants : troubles du développement, autisme, troubles de l’apprentissage, troubles déficitaires de l’attention avec hyperactivité.
Selon le Ministère de la Santé et des Services sociaux (HHS) 54% des enfants américains souffrent de maladies chroniques comme l’arthrite juvénile ou le diabète.
Les 54% des enfants qui souffrent de maladies chroniques ne représentent qu’une partie de ce drame.
On enregistre également une baisse sérieuse du quotient intellectuel des enfants de la planète entière. Les chercheurs incriminent des facteurs environnementaux, comme aussi divers types d’éducation, bien avant toute origine génétique.
Comment se fait-il que nos Agences fédérales ne s’évertuent pas à poser les questions essentielles ?
Qu’est-ce qui endommage vraiment la santé de nos enfants?
Il nous faut obtenir des réponses et tout faire pour empêcher que nos enfants soient exposés à tous ces dangers.                                                               
Et la justice ?
J’ai décidé de me battre pour vous, pour vos enfants. J’ai, pour cela besoin de votre soutien parce que les forces auxquelles je suis confronté sont celles-là même qui ont été capables de compromettre toutes les principales institutions de notre démocratie.
Les personnes qui se dressent contre elles finissent par être brisées, broyées.
Mais je sais comment m’y prendre pour les combattre parce que j’ai passé ma vie à lutter contre les pires scandales, les tyrans et les brutes. C’est à ce genre de personnes que souvent nous avons affaire. C’est cette même espèce que nous combattons ; ces gens puissants et arrogants qui croient pouvoir écarter tout ce qui se trouve sur leur chemin. C’est dans cet esprit qu’ils n’hésitent pas à détruire la santé de nos enfants.
Nous voulons protéger nos enfants
Je ne permettrai pas à ces gens de continuer à faire ce qu’ils font, et pour cela je me battrai jusqu’au dernier jour de ma vie, jusqu’à l’épuisement de mes forces pour qu’enfin justice soit rendue, pour que nous puissions donner naissance à une génération d’enfants en parfaite santé, protégés à jamais de tous ces troubles neurologiques et autres maladies.
Je passerai le restant de mes jours à me battre pour pouvoir être certain qu’aucun enfant de notre pays ou d’ailleurs ne souffre encore de tous ces problèmes parfaitement évitables. Je me battrai jusqu’au bout, de mes forces pour tous ces enfants.





dimanche 26 août 2018

Palmarès des hôpitaux et cliniques 2018 : Toulouse et Saint-Grégoire en tête, le SAMU pointé du doigt


On prend les mêmes et on recommence, ou presque. Le classement annuel des 50 meilleurs hôpitaux et cliniques de France publié le jeudi 23 août par « Le Point » consacre cette année peu ou prou les mêmes établissements qu'en 2017.
On retrouve sur le podium les trois CHU sacrés l'année dernière. Seule différence, Toulouse vole la première place à Bordeaux. De son côté, Lille conserve la médaille de bronze devant les Hôpitaux universitaires de Strasbourg et la Pitié-Salpêtrière (Assistance publique - Hôpitaux de Paris).
Dans son ensemble, le palmarès est cannibalisé par les CHU qui occupent les 26 premières places. Sur les sept établissements privés à but non lucratif qui figurent au tableau, les Hôpitaux Privés de Metz sont les mieux classés (32ème).
Même constat côté privé. Le CHP Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine, groupe Vivalto Santé) est sacré champion pour la neuvième année consécutive. Ses poursuivants directs restent inchangés mais se sont livrés à un jeu de chaises musicales. L'hôpital privé du Confluent (Nantes) chipe la médaille d'argent à la clinique Jean-Mermoz (Lyon) désormais quatrième du classement juste derrière la polyclinique de Courlancy (Reims). Seule la clinique de l'Anjou (Angers) est éjectée du top 5 au profit de la polyclinique de Limoges.
La méthodologie ? Pour figurer au classement, les hôpitaux et cliniques doivent fournir un service médical et chirurgical complet. Ensuite, les bases de données du programme médicalisé des systèmes d'information (PMSI) de plus de 25 millions de dossiers médicaux sont passées au crible. En tout, 70 pathologies sont analysées pour les hôpitaux et 44 pour les cliniques. Enfin, un questionnaire est envoyé à tous les établissements afin d'obtenir des informations qualitatives notamment sur le personnel et l'équipement.
Focus sur le SAMU
Surfant sur l'émoi suscité par le décès d'une jeune femme après un défaut de prise en charge par le SAMU de Strasbourg, « Le Point » s'est penché pour la première fois sur les centres d'appels du 15. À partir des bases de données 2016 de la statistique annuelle des établissements de santé (SAE), l'hebdomadaire a classé 94 SAMU (sur un total de 101) en fonction de trois critères : les appels décrochés, les appels décrochés en moins d'une minute et le nombre moyen d'appels par opérateur et par heure.
Résultat, seulement quinze SAMU peuvent se targuer d'un taux d'appels décrochés de 100 %. Parmi eux, deux bons élèves (Orléans et Verdun) parviennent à 100 % de réponse dans la minute. Plus alarmant, l'hebdomadaire met en avant le chiffre de 4,6 millions d'appels non pris en compte par les opérateurs du SAMU en 2016, soit un appel perdu sur six. Pourtant, les recommandations de l'association professionnelle SAMU-Urgences de France (SUDF) sont claires : elle souhaite que tous les centres d'appels affichent un taux de décrochage de 99 % minimum. Loin du compte, le palmarès du « Point » ne recense que vingt SAMU centre 15 qui affichent un tel résultat.
L'AP-HP conteste les chiffres
Devant la gravité apparente de ces chiffres, les représentants du secteur se sont empressés de réagir. Le Dr François Braun, patron de SUDF a relativisé. « Dans cette masse d'appel, il y a certainement des personnes qui n'arrivent pas à joindre le SAMU mais il y a aussi tous les appels de poches, toutes les erreurs, toutes les fausses numérotations », a-t-il déclaré au micro de RTL. 
De son côté, le Dr Agnès Ricard-Hibon, directrice du SAMU 95, tente de rassurer. Les 4,6 millions d'appels manqués ne sont pas autant de patients laissés pour compte. Quand ils n'arrivent pas à joindre le SAMU, « ils rappellent, téléphonent aux pompiers, viennent directement aux urgences », a indiqué dans les colonnes du « Point » celle qui est aussi présidente de la Société française de médecine d'urgence (SFMU).
Affublé d'un taux de décrochage de 49,8 %, le SAMU de Paris compte parmi les plus mauvais élèves du palmarès. Sans toutefois revendiquer l'excellence, l'AP-HP conteste ce chiffre. Elle rejette la méthode de calcul qui considère comme non décroché un appel inférieur à 15 secondes. Selon le premier CHU de France, ces courts appels sont imputables à des erreurs, particulièrement fréquentes dans la capitale. Prenant en compte cela, l'AP-HP réévalue à 76 % le taux de décrochage du SAMU 75.
Le débat sur le numéro unique relancé
Dans la foulée de la publication du palmarès, le Dr Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), s'est lui aussi fendu d'une réaction. « On n'apprend rien », a taclé l'urgentiste. Il en a profité pour dégainer une fois de plus l'argument du numéro unique: « Des tas de pays européens n'ont qu'un seul numéro d'urgence, c'est vers cela qu'il faut se diriger », a-t-il plaidé. Et d'ajouter, « la modernité dans les urgences est à travailler en coopération entre les différents services », regrettant « une confrontation délirante » entre pompiers et SAMU.
Sans surprise, cette proposition n'est pas du goût du premier syndicat de médecins libéraux. « Tout regrouper sur un seul numéro unique (fusionnant le 15 et le 18) ne ferait qu’accroître les difficultés actuelles », s'est exprimée la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) qui propose depuis longtemps déjà la mise en place d'un numéro de permanence des soins pour « éviter de noyer tous les appels et de retarder la prise en charge des urgences vitales ».
Source : Lequotidiendumedecin.fr

samedi 25 août 2018

Le nouveau "Palmarès des hôpitaux et cliniques" est publié


Le jeudi 23 l'hebdomadaire « le Point » sortait son palmarès annuel des hôpitaux et cliniques. Spécificité cette année, l'hebdomadaire a classé 94 des 101 SAMU de France en fonction de leur taux de décrochage. Dans la foulée de la publication, la direction générale de l'offre de soins (DGOS), émanant du ministère de la Santé, a démenti les statistiques avancées auprès de l'AFP.
Le chiffre avancé par le magazine de 4,6 millions d'appels au SAMU en 2016 laissés sans réponse est marqué « de plusieurs erreurs méthodologiques » et ne peut « en aucun cas » être confirmé, a indiqué la DGOS ce vendredi. Reprenant la justification de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (APHP), Ségur regrette que ne soient pas pris en compte les « appels adressés par erreur aux centres 15, pour lesquels les appelants raccrochent spontanément en entendant la réponse automatique dont sont dotés certains SAMU ». Par ailleurs, la DGOS rappelle que les données analysées sont « déclaratives » et ne font pas encore « l'objet d'un recueil uniformisé et automatisé ».
Le SAMU de Perpignan victime d'un dysfonctionnement
Avec le troisième plus mauvais résultat du classement (57,45 % d'appels décrochés), le SAMU 66 (Pyrénées-Orientales) a lui aussi contesté les chiffres du « Point ». Un bug informatique survenu l'année de prélèvement des données aurait faussé les résultats, a expliqué la direction de l'hôpital de Perpignan au « Quotidien ». 
« Les chiffres transmis à la SAE en 2016 ne sont pas du tout fiables car nous avons eu des dysfonctionnements importants dans le logiciel de gestion des appels et beaucoup d'appels traités n'ont pas été comptabilisés », indique la direction de l'établissement qui avance un score de « 81,5 % de décrochés et 75,1 % de décrochés en moins d'une minute ».
Source : Lequotidiendumedecin.fr

jeudi 26 juillet 2018

«Affaire Macron-Benalla» le retour des barbouzes ! Non aux violences policières, non aux violences d’Etat !


Depuis quelques jours la polémique enfle sur le système de non-droit mis en place par Macron à l’Elysée. Une fois de plus nous voyons que ceux et celles qui détruisent les droits sociaux s' estiment au dessus des lois. Certainement au nom de « l’exemplarité ». 
Cette pratique illégale est aussi significative de la conception de l’Etat qu’a Monsieur Emanuel Macron, un peu comme si Benalla à l’Elysée était un premier exemple de son projet pour la fonction publique : la place grandissante faite au secteur privé, l’externalisation des missions, les privilèges accordés à certain(e)s, la fidélité au pouvoir en place.
Si la « toute puissance » de l’Élysée est un problème, un autre est l’acceptation grandissante des violences policières contre la société. Ces violences commises ces dernières années sont très nombreuses, ayant entraîné des traumatismes physiques et psychiques, des mutilations et parfois même la mort : grévistes et manifestant(e)s, zadistes, lycéen(ne)s ou étudiant(e)s, habitant(e)s des quartiers populaires... Ces violences ne sont pas un « hasard ». Il s’agit bien d’un choix assumé de l’État et des différents gouvernements. 
Dans un contexte de casse sociale et de flambée sécuritaire, de diminution des droits et libertés collectives et individuelles, l’État aux mains des capitalistes démontre sa nocivité anti-sociale, ne tolérant ni la contestation de ses projets ni l’émergence d’alternatives.
Les violences policières commises le 1er mai ont été dénoncées comme telles déjà à l’époque, il faut rappeler que le cortège parisien a été empêché de manifester dans des conditions qui interrogent. Les vidéos prises Place de la Contrescarpe montrent clairement des violences commises par Alexandre Benalla et ses comparses ainsi que par les policiers présents, sous l’œil attentif d’un responsable de l’Elysée. Des images montrent la présence de la même équipe sur le cortège du 1er mai. 
Non, nous n’acceptons pas, quelque soit le statut de la personne qui l’exerce, que des manifestant(e)s se fassent bastonner et violenter. Aurait-il suffit que M. Benalla soit policier ou gendarme en exercice pour que ses actes soient admissibles ?
Ce sont toutes ces violences qui sont inacceptables. Les responsables sont au sommet de l’Etat, ils s’appellent Emmanuel Macron et Gérard Collomb.
Cette affaire démontre aussi l’importance, pour tout un chacun et chacune assistant à de telles violences, de les enregistrer et de les filmer : ces enregistrements permettent ainsi de combattre l’impunité dont se croient investi les auteurs de ces actes intolérables.
Pour l’Union syndicale Solidaires, cet évènement doit interroger tant sur la responsabilité de l’Etat et ses pratiques illégales que sur le fait qu’il n’y a pas de « bonnes » violences policières. Un autre modèle social est nécessaire qui mette l’accent sur la justice sociale, l’égalité, les libertés et la démocratie.
L’affaire Benalla montre clairement aujourd’hui la conception du droit de nos gouvernants : accord de privilèges, actions extra-légales d’agents d’officines privées autorisées par le pouvoir... ce sont les caractéristiques de la conception du droit par décret du prince, propre à l’ancien régime, propre à une monarchie absolue ou à tout régime autoritaire, et non à l’Etat de droit.
L’Union syndicale Solidaires exige que toute la lumière soit faite sur ces agissements, que tous les responsables, à tous les niveaux, soient punis et se félicite que des médias puissent encore servir de contre-pouvoir.
La violence gratuite d'Alexandre Benalla (agent privé du Président de la République)...


Pour nous (qui participons de près ou de loin à la vie du blog "La Vie Hospitalière")  les manifestants et manifestantes ont déjà à maintes reprises essuyé(e)s ces violences gratuites, dans les manifestations. 

Ces violences de lâches ne sauraient perdurer, nous nous retrouvons devant un droit qu'a tout citoyen, toute citoyenne : celui de la légitime défense ! 
Les manifestations des personnels hospitaliers sont pacifiques pourtant il faut voir les forces disproportionnées mises sur place (afin de tenter d'intimider les hospitaliers probablement ? ! ...).
Rappelons qu'un manifestant du syndicat SUD de l'AP-HP a perdu l'usage d'un oeil suite à l'utilisation d'une arme (flash ball) qui normalement ne devrait pas être utilisée dans des manifestations, à quand l'artillerie lourde contre les personnels hospitaliers (et autres bien évidemment), le pouvoir en place semble avoir des pieds d'argile et ne plus représenter les intérêts des citoyens et citoyennes mais bien ceux des intérêts des affairistes ultra libéraux qui pillent et spolient insidieusement les biens publics, les biens et intérêts de tous et toutes !
La violence est partout, et se banalise dangereusement !
Un je ne sais quoi  (1) a utilisé une bombe de gaz près des yeux d'un manifestant (dont l'utilisation apparaît très limite et injustifiée).
C'était à une étape du Tour de France le 24 juillet, contre des agriculteurs voyez combien les armes sont disproportionnées, voyez combien le droit de manifester est bafoué, combien l'individu est atteint dans sa dignité par des actions policières qui insidieusement dérivent, sans conteste, vers un système autoritaire.

Les violences tout autant gratuites des agents publics "de l'ordre" (de quel ordre au juste ?)...

Ils manifestaient aussi ?...



1) Dont la tenue fait de plus en plus penser aux "hommes" habillés de noir des heures sombres de l'histoire de France, il n'y a pas si longtemps !...

G.H.Pfeffer

mercredi 4 juillet 2018

Appel au soutien aux salarié(e)s de l’hôpital psychiatrique Pierre JANET au Havre


Depuis plus de deux semaines, les salarié(e)s de l’hôpital psychiatrique Pierre Janet au Havre, soutenu(e)s par une intersyndicale ( SUD, CGT, CFDT), sont en grève reconductible pour dénoncer les conditions d’accueil inacceptables des patient(e)s et leurs répercussions sur les conditions de travail.
Une sur-occupation des lits d’hospitalisation chronique et en augmentation constante, un manque de moyens tant humains que matériels lié à cette sur-occupation amènent à des situations en totale opposition avec notre éthique soignante. Cela génère une énorme souffrance au travail qui avait jusqu’à récemment tendance à amener les agents au repli sur leur souffrance.
Face à l’inertie de l’ARS (Agence régionale de santé), après plusieurs actions coup de poing comme l’invasion du conseil municipal, depuis mardi 26 juin, sept salarié(e)s occupent 24h/24h le toit de leur hôpital.
Les revendications sont claires, indispensables et urgentes ; création d’une unité supplémentaire pour accueillir les patient(e)s dans des conditions décentes avec les postes afférents soit création de 50 postes, arrêt de la polyvalence à tous les niveaux, suppression des lits supplémentaires, arrêt des fermetures des structures extérieures proches de la population, stagiairisation et titularisation des personnels contractuels, augmentation des personnels administratifs et techniques sans lesquels l’activité de soin n’est pas possible et concrétisation de la demande faite à l’ARS conjointement par la direction et l’ intersyndicale de 13 postes pour la création d’un SICS ( (service infirmier de compensation et de suppléance) de nuit.
L’Union syndicale Solidaires appelle à venir soutenir massivement sur place les salarié(e)s en lutte de l’hôpital psychiatrique Pierre Janet au Havre ainsi que l’ARS et le ministère de la santé à répondre sans délai favorablement à leurs revendications.

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

« La Vie Hospitalière » -pour rappel-  se réserve le droit de rejeter ou modifier tout texte utilisant l’écriture dite inclusive qui porte atteinte à la bonne compréhension d’un texte et de là à la langue française déjà bien touchée par certains mots d’origine anglaise.Il en arrive qu’au bout du terme bien des rédacteurs et rédactrices ne savent même plus écrire correctement le Français. Qu’ils et qu’elles  aillent faire un tour au Québec  ils et elles risquent de trouver non pas des coachs voire des coaches mais des éducateurs,  éducatrices …(etc)… qui respectent notre langue.

mercredi 13 juin 2018

Les inondations ont touchés des hôpitaux



 Les intempéries de dimanche et de lundi soir n'ont  pas épargnés les hôpitaux de la région francilienne; ainsi au centre hospitalier de Longjumeau ( du groupe hospitalier Nord-Essonne - GHNE) l’eau est entrée dans le service des urgences de l’hôpital. Les nouveaux arrivants ont été redirigés vers d’autres centres hospitaliers. D'autres services ont été touchés par la montée des eaux  , et, en concertation avec l’Agence régionale de santé et les hôpitaux environnants, les nouveaux patients d’obstétrique et de chirurgie ont été orientés vers d’autres services d’accueil des urgences du territoire, en lien avec les services de secours et du  Samu. Deux salles opératoires ont dû être fermées dans la nuit de lundi à mardi. Aucune personne hospitalisée n’a été transféré.

Mais ce n'est pas tout, après "un glissement de talus qui a fait dérailler trois voitures des quatre wagons d'un train sur le RER B à hauteur de la gare de Courcelle-sur-Yvette, dans la commune de Gif-sur-Yvette (Essonne), mardi 12 juin. Le trafic a été interrompu et 25 cars ont été affectés pour assurer un transport de substitution entre Saint-Rémy-les-Chevreuse et Orsay-Ville.
Sept personnes ont été prises en charge par les pompiers très rapidement,  sans blessé grave. Trois personnes, dont une femme enceinte, ont été transportées à l'hôpital d'Orsay (GHNE).

L' hôpital d'Orsay n'a pas été épargné par la montée des eaux comme le démontre les photos ci-dessous.



 

mercredi 23 mai 2018

Chers grévistes français, et tous ceux qui les encouragent


 Ne cessez pas votre combat. Il est légitime, et il est un front majeur contre les attaques du gouvernement visant le service public. La blessure est déjà là. Entre vos infirmières qui s’éreintent et vos services de psychiatrie qui s’approchent dangereusement d’une situation de maltraitance, les effets de l’austérité se font déjà sentir dans l’un des domaines qui ne devrait pas être négociable : la santé. La subtilité de votre gouvernement n’est pas son plus grand talent, et il est facile de voir qu’il essaie d’essouffler les services publics pour vous faire tendre vers les services privés. Comme les pouvoirs précédents, il fantasme sur les États-Unis et salive devant Trump.
Ne les laissez pas toucher à votre santé, votre éducation, votre intégrité, votre dignité, en tant qu’ouvriers.
Voyez ce que cet abandon a créé au Québec.
Nos services de santé gratuits ont des listes d’attentes effarantes. Aux urgences, il faut être patient. Les meilleurs jours, on peut attendre entre 3 et 8 heures, et pour les pires, j’ai déjà vu du 27 heures d’attente. Les Québécois n’ont pas tous un médecin généraliste (médecin de famille) (environ 21% seulement avec 341 000 individus sur des listes d’attentes), alors la plupart font affaire avec des cliniques où c’est « premier arrivé, premier servi » avec un quota maximum de patients.
Nos infirmières sont constamment au bord de l’épuisement professionnel, et il en manquerait un peu moins de 2000 pour pallier à la quantité de travail. Pourtant, 1600 infirmières diplômées sont toujours sans emploi, mais ne réussissent pas à se placer faute de budget. Dans ma région du Québec, c’est environ 5000 patients en attente de chirurgie, avec un peu plus de 800 qui attendent depuis plus de 6 mois. Beaucoup se tourne vers le privé, quand ils ont les ressources financières adéquates. La réforme régressive de notre système de santé a été un coup de trop pour cette situation déjà précaire. Environ 8,6 millions de dollars investis pour améliorer l’accessibilité aux services mais où sont les changements? Sur un budget d’environ 38,5 milliards de dollar, ces maigres 9 millions semblent peu, et ont eu peu d’effet. On est rendu au point où environ 200 médecins spécialistes ont voté contre leur augmentation de salaire, car ils jugent que l’argent devrait être mieux réparti dans le système de santé et être versé à ceux qui en ont le plus besoin, comme les infirmières.
Mais au Québec, ça fait partie de la vie de voir des infirmières épuisées. La culture a fait en sorte qu’on considère que l’épuisement professionnel des infirmières, c’est l’ordre naturel des choses! Les étudiants et étudiantes s’inscrivent en soin infirmier avec l’idée déjà fermement ancrée que ce sera un métier harassant. Et c’est normal! Même moi, je me suis laissé prendre par cette idée préconçue : si t’es infirmière et que tu te plains de la quantité de travail, c’est que tu n’es pas une vraie infirmière. Comme si ton choix de carrière devait définir si oui ou non tu signais pour la garantie d’un burnout dans ta vie.
Pourquoi et comment sommes-nous parvenus à cette désolidarisation, voire résignation? Pourquoi et comment nous sommes nous rendus à cette idée que les grévistes sont des fainéants, par définition? Je sais que vous faites face à cette problématique en France aussi. Cependant, au Québec il y a rarement des grèves à large échelle, et encore moins de manifestations. C’est presque comme si on nous avait appris à tuer nous-même l’idée d’une grève à l’instant même où elle prend naissance dans notre esprit.
« Les Québécois sont dociles. Les Québécois se laissent marcher dessus. » Pas tous heureusement, mais j’ai tellement entendu cette phrase qu’elle me paraît illustrer une partie de notre réticence à nous battre pour notre qualité de vie.
Vous devriez voir la réaction des gens quand je leur parle des 5 semaines de vacances que vous avez en France. Nous, on en a deux en tout et pour tout durant l’année en débutant un emploi, parfois 3. Mon père travaille depuis environ 30 ans pour la même entreprise, et il a 3 semaines de vacances par an. C’est horrible! Mais pour la plupart des gens à qui je dis ça, les Français sont des fainéants. Pourtant, vous vous êtes battus pour avoir ces semaines supplémentaires! Via la grève justement! Je ne vois pas ce qu’il y a de normal à travailler 50 semaines sur 52, mais bon… Ici, t’es un ouvrier donc tu fermes ta gueule. C’est normal de ne pas avoir une bonne qualité de vie, c’est normal de n’avoir que deux semaines de vacances, et quand tu fais la grève, attache ta tuque (ou attache ta ceinture en équivalent français de France) car tu vas devenir la pire des hontes pour ton entourage.
Notre éducation aussi, ils ont tenté de la toucher. Ils ont voulu augmenter les frais de scolarité d’une éducation qu’ils appellent « gratuite ». Ma facture de 1500 $ pour une session universitaire de 4 mois dit le contraire mais bon, comme dirait la plupart des Québécois pendant le Printemps Érable : « Aux States, ils payent parfois le triple de ce prix-là pour une session, alors je ne vois pas pourquoi vous vous plaignez pour une augmentation progressive. »
Et là, on s’est battu bec et ongles. On s’est tellement battu que les Québécois en ont eu plein de le cul du gouvernement et de sa gestion de la crise, alors ils ont voté pour l’autre parti aux élections suivantes. (Bon, ils ont à nouveau élu les Libéraux aux élections d’après mais c’est qu’ils ont la mémoire courte et ont peur d’essayer d’autres partis, alors on vogue entre Parti Libéral et Parti Québécois depuis trop longtemps.) Par contre, nous, les Carrés rouges (ceux qui militaient contre la hausse), on a été couverts d’insultes. J’en connais qui nous injuriaient sans même savoir pourquoi on se battait. On nous a traités de lâches, en nous disant que si on avait de l’argent pour s’acheter un cellulaire et se payer de la bière au bar, on avait sûrement de l’argent pour payer des frais supplémentaires.
Ce n’est pas justifié de se battre pour que le gouvernement n’augmente pas les frais d’éducation? On s’est battu pour que l’égalité des chances ne devienne pas encore plus un mythe qu’il ne l’est déjà. On s’est battu pour défendre un droit, pas pour avoir de nouveaux avantages, tout comme rares sont les grèves qui ne sont pas en défense d’un droit qu’on essaie de retirer ou fragiliser. Comme si c’était mal de défendre une chose à laquelle on tient!
Alors, de la part d’une Québécoise qui vous soutient avec fierté, ne vous laissez pas marcher dessus! Pour beaucoup, vous êtes la dernière ligne de défense avant une réforme dévastatrice des services publics français. Ne désespérez pas et protégez ce qui devrait appartenir au peuple!



lundi 21 mai 2018

CGOS: la FHF estime "qu'il faut se saisir" des recommandations de la Cour des comptes




La Fédération hospitalière de France (FHF) a fait valoir vendredi la nécessité "de se saisir" des recommandations de la Cour des comptes qui préconise dans un référé une refonte de l'activité du comité de gestion des oeuvres sociales (CGOS).


Tiens, tiens ? Mais qui est donc derrière la FHF aujourd’hui ? Sinon qu'un ancien cadre de presse, maire de Fontainebleau représentant un parti politique très éloigné des pauvres gens…c'est aussi un représentant de la casse du système public hospitalier  et de l'américanisation de notre système. Quand l'on voit combien souffre l'hôpital de Fontainebleau des orientations libérales pour ne pas écrire : ultra libérales ! On a une idée du reste…
La FHF ferait bien de se taire, elle ne représente plus les intérêts du service hospitalier public mais bien des intérêts liés directement à la marchandisation de notre système de santé.

Go home !

vendredi 18 mai 2018

La Sofcot demande un moratoire sur l'expérimentation d'un financement à l'épisode de soins.


La Société française de chirurgie orthopédique et traumatique (Sofcot) a réclamé le 17 mai un moratoire sur l'expérimentation d'un financement à l'épisode de soins, en s'appuyant sur une étude remettant en cause très sérieusement l'intérêt de ce mode de financement en France.

vendredi 6 avril 2018

SOUTIEN au Docteur Karine DJEMIL le mercredi 11 avril 2018 à Paris devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins !



SOUTIEN au Docteur Karine DJEMIL  le mercredi 11 avril 2018 à Paris devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins !
Il est reproché au Dr Karine DJEMIL, médecin du travail, d’avoir remis à deux personnes salariées une copie d’études de poste participant de leur dossier médical et d’avoir alerté sur des faits de harcèlement sexuel les concernant.
Le conseil départemental de l’ordre des médecins de Seine St Denis, qui s’est joint à une des plaintes d’employeurs, a rapporté sans les vérifier les reproches formulés, a prétendu que l’étude du poste d’un salarié n’appartient pas au dossier médical, a cité dans la plainte des éléments couverts par le secret médical.
L’instance disciplinaire ordinale régionale a commis les mêmes atteintes au droit et a prononcé une très lourde peine : six mois d’interdiction d’exercer !
Le Dr Karine DJEMIL devait être entendue en appel par la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins le 17 janvier dernier. La présidente de l’instance a décidé d’ajourner sur le champ l’examen du dossier au prétexte (selon le greffier) que la salle ne comportait que huit sièges pour la publicité des débats. Cette hâte à ajourner est particulièrement révélatrice de l’embarras de l’institution, l’exiguïté de la salle n’était bien entendu qu’un prétexte.
Le Dr Karine DJEMIL va donc repasser devant cette chambre disciplinaire nationale mercredi 11 avril à Paris à  9h15.
 A cette occasion,                                                                                     
Nous dénonçons la collusion de cette instance ordinale avec l’intérêt des employeurs. Elle devient habituelle ces dernières années (400 procès par an en moyenne). Elle est une atteinte manifeste à la santé des salariés et à la qualité des pratiques médicales. 
Nous nous joignons au questionnement public de l’ordre des médecins : quelle valeur accorde t’il à la parole des femmes, qu’elles soient médecins ou patientes ?                                                                                                                                 
Nous exigeons la levée de toute sanction à l’encontre du Dr DJEMIL .                                 
Nous exigeons, pour tous les ordres professionnels,  la suppression de ces juridictions d’exception que constituent les instances disciplinaires ordinales qui montrent, une fois de plus, de profonds dysfonctionnements.      
*Un rassemblement de soutien se tiendra ce même 11 avril  à partir de 8 heures, 15 rue de Chazelles, à l’angle de la Rue Léon Jost (métro Courcelles)             
   MIOP  11 Passage de la Main d'Or, 75011 Paris – Pour contact : 0686767069  -  mmiop2016@gmail.com

Le Président au CHU de Rouen...


Dialogue difficile entre Emmanuel Macron et des salariées du CHU de Rouen (Seine-Maritime), jeudi 5 avril. Le président de la République était en visite dans un service hospitalier spécialisé dans la détection précoce des enfants autistes, à la veille de la présentation du quatrième plan autisme. Il a alors échangé quelques mots avec des soignantes opposées à sa politique de santé. "La dette, c'est nous qui la payons", lui a notamment lancé une membre du personnel.
"Les budgets [de santé] sont en augmentation", a fait valoir Emmanuel Macron, tout en défendant sa volonté de faire baisser le déficit public : "Nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure." Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, intervient alors : "L'activité dans les hôpitaux en France a baissé de 2% alors qu'on augmente les budgets." Le budget de son ministère, en effet, est en hausse de 11% en 2018, notamment en raison de la hausse de la prime d'activité. Mais le gouvernement compte réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies cette année, notamment en développant l'ambulatoire – ce que fait d'ailleurs remarquer une membre du personnel – et le recours aux médicaments génériques.
"Un manque de personnel"
"Ce n'est pas vrai, il y a des patients qu'on ne peut pas prendre en charge", proteste une membre du personnel, mécontente du budget attribué aux hôpitaux. "Ce serait faux de dire qu'on peut dépenser l'argent comme ça, sans regarder. Ma responsabilité, c'est aussi de dire qu'il faut le dépenser intelligemment et efficacement, reprend Emmanuel Macron. Oui pour investir dans la santé, mais oui pour le faire bien." Une autre salariée réclame davantage de postes en faisant valoir "un manque de personnel". Le président lui répond qu'il y a "des catégories de postes où il faut le faire, il y a des réorganisations à faire…"
Cet échange traduit les inquiétudes d'une partie des personnels de santé. Entre 150 et 200 manifestants étaient rassemblés à l'extérieur du CHU avec des drapeaux de la CGT, de SUD ou de la CFDT, en criant : "Résistance" ou "Macron dégonflé, on t'attend". Quelques étudiants étaient parmi eux, alors que les forces de l'ordre les empêchaient d'approcher du bâtiment de pédiatrie dans lequel se trouvait le président.

Source : France Info (Tous droits réservés)


Ce que "La Vie Hospitalière" pense en ce qui concerne le fait que  "Nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure" comme le dit si justement Monsieur Macron, en effet et la raison est simple depuis que la Banque de France a été écartée et que sont préférés des financiers aux intérêts bien éloignés de l'intérêt général. 

Nous payons des intérêts de plus en plus colossaux, nous engraissons la grande finance pour le plus grand malheur de l'économie de notre pays ! C'est là une vérité qui dure effectivement depuis des années !
Ce Président se veut réduire et réduire encore et encore un peu plus les déficits?... Qu'il s'attaque alors aux véritables causes qui font que notre pays approche de plus en plus de la faillite ! 
De cette faillite qui semble programmée pour imposer encore un peu plus de profits à "certaines castes"...
 Casser les services publics, casser les régimes de retraites, casser le droit du travail etc etc ce sont des actions de casseurs, de fossoyeurs, de profiteurs,  tout simplement qui ruinent notre pays et ceci insidieusement depuis effectivement bien des années... comment devons-nous qualifier ceci ?
Ambroise Croizat si il était encore de ce monde aurait fait des réformes certes mais ces dernières auraient profité au peuple souverain et non à des financiers qui tirent profits de toutes situations, il y a quelque chose qui sent très mauvais en ce moment...
L'hôpital va mal, on réduit les personnels, on ferme des services, on supprime des lits, on vend des biens publics (patrimoine commun des français et des françaises pourtant)...
Le privé s'installe petit à petit, et, comme c'est étrange ce qui n'est pas rentable pour le public l'est pour  le privé ?...Il est vrai que les conditions différent...la qualité des soins aussi, quant au prix à payer c'est l'extrème, c'est même plus la peine  pour les plus démunis de penser à se faire soigner... Les profits sur le dos des malades c'est ce qu'il ne passe pas pour une grande majorité des français et des françaises !
Honte à vous Monsieur le Président qui ne représentez pas les intérêts de la France mais bien ceux de la haute finance, c'est une évidence, il faudra bien à un moment donné remettre de l'ordre dans tout ceci,  dans l'intérêt général qui doit primer sur des intérêts privés de plus en plus nauséabonds.

P.G.

samedi 31 mars 2018

Déclaration des organisations syndicales CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO, FA, FSU et Solidaires



Déclaration des organisations syndicales CFE-CGC,  CFTC, CGT, CGT-FO, FA, FSU et Solidaires

Messieurs les Ministres,
C'est au nom des 7 organisations qui ont appelées à la journée de grève et de manifestations du 22 mars que cette déclaration est prononcée.
Nous souhaitons devant vous et à l'occasion de cette première rencontre après la mobilisation vous interpeller solennellement sur la situation actuelle.
D'abord, pour souligner la réussite de la journée du 22 mars, dont nous nous félicitons, et que vos tentatives de minoration ne peuvent masquer.
Ensuite, pour vous dire à nouveau – et avec plus de force et de conviction que jamais – qu'il y a urgence et nécessité à ce que vous ouvriez de véritables négociations.
Car, il faut être clair : que ce soit sur l'augmentation du pouvoir d'achat, les créations d'emplois statutaires, la titularisation des précaires, l'égalité professionnelle, l'amélioration des carrières, sur le devenir des missions publiques, la façon dont vous cherchez à avancer relève beaucoup plus du passage en force que de la concertation.
Quant au fond, nous persistons à estimer que vos orientations sont tout à fait néfastes pour la Fonction publique, ses missions d'intérêt général, les conditions de vie et de travail des agents.
Il est donc indispensable que vous preniez en compte ce que vous disent nos organisations syndicales dont la représentativité largement majoritaire et la légitimité ne sauraient davantage être ignorées.
Nous notons que vous nous avez adressé mardi soir une version retouchée du document intitulé "refonder le contrat social avec les agents publics". Nous mettons cette initiative au seul crédit de la mobilisation unitaire.
Ceci posé, Messieurs les Ministres, les modifications à la marge apportées au dit document ne le rendent pas plus acceptable que dans sa version antérieure.
Il ne faut pas se le cacher : la situation, que vous contribuez principalement à créer, est lourde d'enjeux.
Chacune et chacun est aujourd'hui placé(e) devant des responsabilités importantes.
En toute conscience, nos organisations syndicales continueront à assumer pleinement les leurs.
(Communiqué du 29 mars 2018)

Note de "La Vie Hospitalière" : concernant :"... l'augmentation du pouvoir d'achat..." il convient de demander l'augmentation des salaires et des pensions, à ne pas confondre avec l'augmentation du pouvoir d'achat (nous y reviendrons).
NB : Texte surligné par nos soins.