"La Vie Hospitalière"

samedi 9 mai 2015

Lettre ouverte des syndicats USAP-CGT, FO et SUD Santé de l’AP-HP à Madame Marisol Touraine, Ministre de la santé, et Monsieur Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP.

Madame la Ministre, retirez votre projet de loi santé !
Monsieur le Directeur général, abandonnez le plan Stratégique 2015-2019 et tous vos projets de remise en cause des acquis sociaux.
Monsieur le Directeur général, Vous le savez, le 9 avril, à l’appel des organisations syndicales nationales CGT, FO, Solidaires, les personnels hospitaliers avec des centaines de milliers de salariés ont fait grève et manifesté « Pour le retrait du pacte de responsabilité et la loi Macron ».
Madame la Ministre, Vous avez déposé et présenté à l’Assemblée nationale et au Sénat un projet de loi santé que nos fédérations ont caractérisé comme étant un projet de loi de démantèlement des hôpitaux et contre lequel elles appellent, courant juin, à une grève nationale avec un rassemblement devant votre ministère. Ce projet de loi va se traduire, par l’obligation pour les hôpitaux de se regrouper en Groupe Hospitalier de Territoire (GHT), par une accélération des restructurations, des fermetures d’hôpitaux et de services, des centaines de suppressions de lits et d’emplois et représente une menace contre l’unicité de l’AP-HP, l’existence des 37 hôpitaux et de toutes ses structures (Siège, Blanchisseries, Ambulances, SMS, AGEPS,...)
Monsieur le Directeur général, Vous avez décidé de maintenir le plan stratégique 2015-2019 rejeté unanimement par tous les syndicats siégeant au CTCE qui est la traduction concrète du projet de loi santé à l’AP-HP. Avec ce plan, c’est : la fin de la transformation de l’Hôtel Dieu en « hôpital sans lits », le projet de l’hôpital Nord par la fusion de Beaujon et Bichat en complémentarité avec le « nouveau Lariboisière » qui va supprimer plus de 600 lits, le regroupement de Louis Mourier avec le CASH de Nanterre, de Charles Richet avec Gonesse,..., la fermeture de Paul Doumer Villemin etc...
Monsieur le Directeur général, Vous avez décidé, contre l’avis de tous, de passer une convention avec la CAF générant ainsi une augmentation des tarifs de crèche allant du simple au double voire au triple pour certains agents.
Monsieur le Directeur général, Concernant les agents contractuels de catégorie C (hors personnels diplômés), vous avez décidé de n’autoriser, par le biais des commissions de sélection, que 170 mises en stage d’ici juin-juillet 2015, 250 en janvier 2016 et 200 à partir d’avril 2016. 
Vous le savez, les chiffres annoncés par vos services indiquent qu’il y a 2826 personnels contractuels de catégorie C : 923 agents hospitaliers (ASHQ), 438 adjoints administratifs (AAH), 177 agents d’entretien qualifiés (AEQ), 876 aides-soignants (AS),... Sur les 170 mises en stage prévus pour juin-juillet 2015, il y aurait 58 ASHQ, 68 AAH, 28 AEQ et 16 BAEQ (Blanchisseurs d’entretien qualifiés). 
Aucune proposition de mises en stage pour les Aides-Soignants. Vos propositions sont inacceptables. Nous vous le disons. Nous avons besoin des collègues CDD qu’ils soient sur postes permanents ou sur mensualités de remplacement. Sans eux, les services ne peuvent plus fonctionner. Le nombre de 7840 ETPR correspondant à des besoins permanents pour la continuité des services. Ils doivent être intégrés dans le Statut AP-HP. C’est ce qu’exigent, dans une pétition, les plus de 10 000 collègues de toutes catégorie.
Monsieur le Directeur général, Vous avez décidé de remettre en cause les jours RTT et les organisations de travail des personnels, avec notamment la systématisation des horaires en 7 heures avec mise en application au 1er janvier 2016. Vous nous avez déclaré. C’est dans un but d’augmentation de la productivité, de la mobilité et d’une flexibilité accrue afin de récupérer 25 millions d’euros sur les 150 millions d’euros d’économies à réaliser en 2015 qu’exige le gouvernement et le pacte d’austérité. Encore une fois, ce sont les personnels qui doivent payer la note !
Madame la Ministre, Monsieur le Directeur général, Nous vous mettons solennellement en garde. En maintenant vos projets, vous allez créer une situation de tension dans les hôpitaux dont vous porterez la seule responsabilité.

POUR FO AP-HP Jean-Emmanuel CABO : 01.40.27.19.18 
POUR L’USAP-CGT Rosemay ROUSSEAU : 01.42.08.82.14 
POUR SUD Santé Jean-Marc DEVAUCHELLE : 01.45.59.35.01

vendredi 8 mai 2015

Le 21 mai les hospitaliers seront devant le siège de l'AP-HP !



Le 21 mai à 11 heures les hospitaliers seront devant le siège de l’AP-HP (avenue Victoria) contre la remise en cause du protocole des 35 heures et la réorganisation du temps de travail, proposé par Martin HIRSCH.

Le 12 mai: Journée internationale de l'Infirmière

La Journée internationale de l'infirmière est célébrée le 12 mai, qui est le jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale.



C’est une occasion pour réaffirmer son attachement à vouloir améliorer les conditions de travail des professionnels de l'art infirmier. En effet, la pénibilité de ce métier, notamment dans les hôpitaux, est intenable au point que nombre d'infirmiers et d'infirmières quittent la profession au bout de quelques années, créant par là même, une réelle pénurie auprès du patient, ce qui aggrave encore les conditions de travail.


Qui est Florence Nightingale ?






Florence Nightingale a posées les bases de la profession infirmière contemporaine. Ses contributions sont nombreuses : elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l'infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l'importance d'une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu' "une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d'études, d'enseignement, d'entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients.


Objectif

Durant la Journée internationale de l’infirmière, la FSSS-CSN (Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux), qui représente près de 100.000 syndiqué(es) du réseau de la santé et des services sociaux, souhaite qu’une meilleure organisation du travail dans les soins infirmiers diminue les surcharges de travail et les burn-out dont sont victimes, entre autres, les infirmières. Le Québec a de plus en plus de problèmes car sa politique se santé ne saurait, aujourd'hui, être un exemple, et en France on copie (c'est toujours facile et à la portée du premier imbécile venu...) là on pense aussi à ces Partenariats Publics-Privés (PPP) qui avaient été mis en place, qui sont de véritables chevaux de Troie pour les services publics hospitaliers ! 
Nous avons un exemple avec le CHSF d'Evry (Essonne) et on espère que ne se réitèrera pas des "montages financiers" où non seulement les personnels en supportent les conséquences mais bien évidemment par la force des choses: les patients et par extrapolation les contribuables!
Ceci écrit revenons à ces femmes qui représentent plus du tiers de la main-d’œuvre du réseau de la santé et travaillent dans des conditions difficiles en raison des réductions de personnels.
Pour "La Vie Hospitalière" on peut toujours espérer de meilleures conditions de travail pour les infirmières, les infirmiers et tous les personnels attachés aux soins mais il ne faut pas rêver, la réalité démontre que la marchandisation de la santé ne laisse pas de place réellement au côté humain de la profession, on s'éloigne, on s'éloigne des grandes valeurs pour ne s'intéresser qu'à la valeur de l'argent...(de cette valeur qui tuent les autres...).
Le mal être des personnels soignants est grandissant, dans une société où le "management à l'américaine" ne ménage pas les personnels qui souffrent de plus en plus, c'est là un paradoxe  dans ce monde de la Santé qu'il nous apparaît important de souligner.




mercredi 6 mai 2015

Nellie Bly la première infiltrée dans un établissement de soins

Nellie Bly pionnière  du journalisme d'investigation a fait son premier article d'investigation dans un asile pour y dénoncer les conditions d'hospitalisations des patientes.

 Pour la petite histoire; Joseph Pulitzer, du New Yok World l'a recruté après qu'elle eut semé le trouble dans les locaux. Pulitzer lui promet alors un contrat si elle parvient à s'infiltrer dans un asile. Elle accepte. Sa première tâche consiste ainsi à écrire un article au sujet d'un asile de fous pour femmes, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island. Où elle se fait passer pour une personne malade et s'invente des problèmes psychiatriques afin d'y être internée et de pouvoir dévoiler les conditions épouvantables des patientes. Elle reste dix jours dans l'hôpital.
Ce mode de journalisme, le reportage clandestin, devient sa spécialité. Le reportage fait scandale en dévoilant les horreurs des méthodes utilisées et amène un changement radical des pratiques.
Elle publie son aventure sous le pseudonyme de L. Munro : Ten Days in a Mad-House (1887). (1)

Tout ceci ne vous rappelle pas un peu l'émission "Les infiltrés"?...qui avaient trouvé rien d'autres que d'aller à la Maison de retraite de Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux (Seine-et-Marne) pour aller dénoncer des conditions de travail des personnels qui par voie de conséquences se répercutaient dans la qualité des soins...rappelons qu'il y avait, en ce temps là, un seul directeur pour s'occuper du Centre hospitalier de Coulommiers, de l'Hôpital de Jouarre et de la Maison de retraite de St. Jean...il n'y a pas de petites économies...il peut y avoir toutefois  des conséquences...
Ceci écrit gageons que "Les infiltrés" auraient fait un travail journalistique un peu plus ciblé en allant faire un tour du côté de certaines "Maisons de retraites" privées qui manquent encore plus de personnels et là bien souvent il y a à dénoncer.

Mais voilà l''émission n'était pas faite au hasard, qu'on se le dise...


1) Source Wikipédia.


mardi 5 mai 2015

Le 12 mai tous devant le Sénat !

Boycott du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière

Les organisations syndicales siégeant au CSFPH (CGT – FO – UNSA – SUD) dénoncent l’absence de dialogue social au niveau de la Fonction Publique Hospitalière (FPH), depuis plusieurs mois sur plusieurs dossiers importants, ainsi qu’aucune programmation de réunions spécifiques permettant de les aborder et de trouver la solution négociée et partagée.



Déclaration Publique CGT – FO – SUD - UNSA

Nous nous sommes opposés le 11 septembre 2014 à ce que le projet de loi Santé (devenu depuis, projet de loi de modernisation de la Santé) n’ait fait l’objet que d’une présentation partielle devant le CSFPH (seulement 4 articles soumis à son avis).
Entre autres, ce projet de loi, non seulement, rend obligatoire l’adhésion pour tous les hôpitaux à un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT), mais il prévoit aussi l’assouplissement du droit des Groupements de Coopération Sanitaire (GCS), pour en faciliter la constitution et le fonctionnement, afin d’accompagner la création des GHT, auxquels pourront être associés des établissements privés. Elle prévoit aussi la mise à disposition de plein droit de fonctionnaires aux GCS.
Ces dispositions aggravent la loi HPST (Hôpital Patient Santé Territoire) en matière de restructuration de l’offre de soins, de destruction d’effectifs, et vont accélérer la privatisation de l’hôpital. Les organisations syndicales de la FPH, vous demandent, Mme la Ministre d’abandonner ces mesures en retirant votre projet de loi.
De plus, les 54 milliards d’économies, dont 3 milliards pour l’hôpital décidés par le gouvernement, dans le cadre de la baisse des dépenses publiques, remettent en cause le service public et l’emploi, conduisant à 22 000 suppressions de postes dans les hôpitaux. Les annonces de nouvelles mesures d’économies dont la diminution programmée du niveau de l’ONDAM (Objectif National de Dépense d"Assurance Maladie), vont amplifier la situation budgétaire catastrophique de la plupart des établissements déjà confrontés à un CREF (Contrat de Retour à l’Equilibre Financier).
Malgré de très timides informations délivrées par la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins) au cours de la commission des statuts du 23 avril 2015, nous décidons de ne pas participer aux travaux de ce premier CSFPH qui fait suite aux élections professionnelles du 4 décembre 2014.
Nous attendons des réponses concrètes sur les dossiers suivants, depuis des mois, voir des années :
 L’abrogation de l’ordre national infirmier, ceci dans le prolongement de l’initiative parlementaire prise et votée dans la nuit du 9 au 10 avril 2015 visant à la suppression de l’ordre national infirmier, nous attendons que le Gouvernement reprenne à son compte cette initiative dans un projet de loi spécifique visant à l’abrogation des ordres.
 Le dossier des heures mutualisées départementales dont la prorogation provisoire du dispositif s’éteint le 30 juin 2015. Nous exigeons un nouveau projet de décret sanctuarisant le volume de 1 million 900 mille heures.
 L’absence de ratio promus/promouvables pour les corps de psychologues et pour permettre aux ASHQ (Agents de Service Hospitaliers Qualifiés) l’accès à l’échelle 4 de rémunération, cette absence de ratio est un scandale est une offense faite aux 80 000 personnels de ce corps.
 Concernant l’indemnité de vie chère pour les personnels des DOM (Départements d’Outre Mer) partant en formation, les organisations syndicales siégeant au Conseil d’Administration de l’ANFH (Association Nationale de Formation Hospitalière) ont dans un courrier du 16 octobre 2014, saisit les Ministères de la Fonction Publique, de la Santé et des Outre-Mer, sur les conditions de versement de l’indemnité de vie chère dans ces départements pour toutes les formations d’une durée supérieure à 52 jours par an, ainsi que le maintien du régime indemnitaire dans le cas d’un congé de formation professionnelle. Malgré une intervention de nos organisations lors du CCFP (Conseil Commun de la Fonction Publique) du 14 avril dernier, nous n’avons aujourd’hui aucune réponse des pouvoirs publics sur la révision des articles 8 et 31 du décret n° 2008.824 du 21 août 2008.
 Concernant l’arrêté du 12 novembre 1969, relatif au classement des emplois en catégorie active de nos professions, nous constatons qu’à ce jour, bien qu’un arbitrage ait été rendu par le Premier Ministre, nous ne disposons que d’une notification de la Ministre de la Fonction publique, qui ne permet pas à ce stade, une application de cet arrêté à l’ensemble des emplois et grades concernés.
 Nous attendons du ministère de la santé que des mesures soient prises pour l’application pleine et entière de la loi Agent Non Titulaire pour contraindre les établissements à organiser les concours réservés et pour le respect des nouvelles dispositions concernant les contractuels.
 D’autres sujets traînent et dont l’absence de réponses met en difficulté les agents comme la non remise en cause des horaires en 12 heures, l’absence d’évolution du point d’indice …
Nous constatons que sur ces dossiers qui font consensus auprès des organisations syndicales de la Fonction Publique Hospitalière, nous sommes dans l’attente depuis plusieurs mois d’arbitrages et de décisions qui ne viennent pas, ce qui nous conduit à adopter la positon de boycott du prochain CSFPH que nous prenons aujourd’hui, personne ne peut nous objecter que nous avons tous attirés, à de multiples reprises, l’attention, et du Cabinet de la Ministre, et des services de la DGOS sur l’exaspération qui était la nôtre ainsi que celle des personnels, le silence assourdissant en retour qui nous est opposé nous conduit à officialiser ce que nous avions envisagé.
Nous considérons maintenant que ce geste fort des organisations syndicales de la Fonction Publique Hospitalière, permettra au Cabinet de la Ministre et aux services de la DGOS, non seulement d’apporter des réponses claires et des arbitrages positifs sur ces problématiques, mais incitera également l’administration à remettre en place les conditions d’un vrai et constructif dialogue social.



samedi 2 mai 2015

Grève à l’hôpital de Taaone (CHPF)

Les radiologues du Centre Hospitalier de la Polynésie Française de Taaone sont en grève depuis le 30 avril 2015.

Hôpital arrivée urgence © CHPF
Entrée des urgences (© CHPF)

Leur principale revendication : obtenir 2 heures d’arrêt par semaine compte tenu des expositions aux rayonnements ionisants durant leur travail.
La direction du Centre Hospitalier de la Polynésie Française  se défend par des textes. Selon elle, le protocole d’accord signé en janvier 2012 faisait bien état d’un congé de réduction du temps d’exposition. Mais, dans un rapport récent, la Chambre territoriale des comptes n’aurait pas pris en considération ce point afin d’éviter les surcoûts.

Malgré cette grève, le service radiologie fonctionne normalement:deux manipulateurs, un radiologue et une aide ont été réquisitionnés.

vendredi 1 mai 2015

1er Mai Journée internationale des Travailleurs !

La Journée internationale des travailleurs commémore le massacre de Haymarket (1) survenu à Chicago le 4 mai 1886,.Elle constitue le pic de la lutte pour la journée de huit heures aux USA c'est un élément majeur de l'histoire de la fête des travailleurs du 1er mai (pour plus d'informations).

1er Mai : Lithographie de Grandjouan pour " l'Assiette au beurre" (1906)
En France, un appel national pour un 1er mai 2015 intersyndical a été adopté le 15 avril par une intersyndicale composée de la CGT, la FSU, Solidaires et de l'UNSA, afin de décider d’une action commune pour le 1er mai, qui est non pas, rappelons le,  la Fête du travail mais bien la Fête internationale des travailleurs!
Notons que cet accord intersyndical est pour les rassemblements locaux en France et en métropole considéré comme le texte de référence, certains syndicats ne se sont pas prononcés pour une participation quelconque, la CFDT ne défilera pas, organisant ce jour un rassemblement intitulé : "Working time festival"...
Dans certaines régions le syndicat CGT-FO  appelle à des manifestations communes, dans d'autres  régions ce n'est pas le cas.
Toutefois, dans la grande majorité les syndicats ont appelé à des défilés communes marquant ainsi une volonté d'union contre les mesures d'austérité qui vont à l'encontre des intérêts de tous les travailleurs.

1) Lors de la manifestation la police avait fait feu sur des travailleurs qui participaient à une grève générale pour la journée de travail de huit heures.

jeudi 30 avril 2015

Le marché des malades (au Québec)

 
C’est en les voyant sortir un par un en civière, un cortège infini de malades, 250 patients en tout, quittant le vieux Royal Victoria pour l’imposant CUSM, que je me suis posé la question : A-t-on vraiment besoin de mégahôpitaux ? Quels sont les arguments, encore, justifiant l’abandon de six établissements de santé à Montréal ? Exigeant des coûts de déménagement faramineux (10 millions seulement pour le Royal Vic) et ouvrant la porte à la privatisation des soins de santé ? Les PPP (partenariats public-privé) sont après tout la clé de voûte de ces mégaprojets.

Les mégahôpitaux (comme les mégadonnées, mégaspectacles, méga-aubaines…) sont à l’honneur pour des raisons, dit-on, d’économie et d’accessibilité. En concentrant chercheurs et praticiens dans un même lieu, le CHUM et son pendant anglophone, le CUSM, promettent « une gamme de services spécialisés à la fine pointe de la technologie ». Il n’y a rien qu’un patient pourrait nécessiter que le mégahôpital ne saurait lui offrir. Toutes les spécialités médicales, toutes les machines imaginables, et jusqu’aux concerts de musique et expositions d’art, selon les voeux d’un ex-directeur du CHUM, seront sur place. C’est l’idée du centre d’achat de super luxe, en fait, transposée parmi les cathéters et les transfusions de sang, dans le secteur névralgique de la santé.

Il n’y a pas de meilleur symbole de l’actuelle réforme de la santé que ces châteaux forts rutilants, offrant une concentration maximale d’effectifs. Mais est-ce vraiment ce dont on a besoin ? Rappelons que la réputation du CUSM et du CHUM a été ternie avant même qu’ils soient en activité, une indication des problèmes intrinsèques à ce type de mégalomanie. L’ex-directeur du CUSM, Arthur Porter, aujourd’hui accusé de fraude, n’aurait en fait jamais dû être engagé. De la Sierra Leone en passant par Detroit, les Bahamas et Ottawa, Porter était mêlé à plusieurs controverses au moment de l’embauche. Mais dans l’esprit de la « gouvernance entrepreneuriale », le fer de lance du néolibéralisme au pouvoir, on n’y a vu que du feu : l’expérience internationale du Dr Porter en gestion hospitalière. On a beau répéter que « le bien-être des patients » est ici la considération première, c’est par souci du « principe universel de la concurrence », par envie de se mettre sur la carte des superhôpitaux de la planète, qu’on est prêts à tout chambarder.

 Selon l’Institut de recherches et d’informations socio-économiques (IRIS), la notion d’entrepreneurship était absente des documents du ministère de la Santé ainsi que de la Régie de l’assurance-maladie au début des années 2000. Mais dix ans plus tard, le rapport annuel du ministère y fait référence 17 fois et la RAMQ 51fois. « Tout indique que la nouvelle manière de réfléchir l’action gouvernementale a largement emprunté à la logique managériale régnant dans les grands groupes multinationaux », conclut l’étude.

 Les réformes successives du système de santé au Québec sont un exemple de cette tendance toujours plus affichée à « privilégier des solutions basées sur le marché ». Mais c’est une chose de fournir de beaux organigrammes en couleur, de montrer comment les trois petites colonnes grises, représentant trois hôpitaux montréalais, vont devenir ce jeu de Lego colossal, c’en est une autre, comme le démontre bien l’actuelle crise au CHUM, de faire en sorte que la « synergie » existe pour vrai. Si le directeur Jacques Turgeon se montre assez difficile à suivre — il démissionne pour cause « d’ingérence », change d’avis, souhaite l’ingérence du ministre la semaine d’après —, c’est que la gestion de missions cliniques et académiques, sans parler des gros ego en jeu, s’avère un panier de crabes invraisemblable.

 Un rapport ministériel commandé en mars dernier le dit d’ailleurs en toutes lettres : « absence de vision commune du nouveau CHUM », « reconnaissance du leadership de l’UdeM mitigée », « gouverne du département de chirurgie dysfonctionnelle… ». Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a beau nous dire qu’il s’agit d’un rite de passage, que tout va rentrer dans l’ordre, il va falloir le voir pour le croire. Après la corruption, la chicane et la confusion, il y a également les coûts exorbitants des mégahôpitaux. L’équivalent de « payer une maison avec une carte de crédit plutôt qu’avec une hypothèque », les paiements mensuels à long terme des PPP doublent, selon une autre étude de l’IRIS, les coûts d’une telle opération. D’autres études démontrent que de « tels regroupements hospitaliers accroissent en général les coûts administratifs et n’apportent que peu ou pas de bénéfices cliniques ».

 Et si, comme par magie, tous ces problèmes se résorbaient, rien ne saurait effacer l’essence même de l’entreprise : la marchandisation croissante de la santé.

Francine Pelletier (Le Devoir ©)

Un bel article de cette québéquoise, de ces personnes plus respectables de la langue française que les « franco-anglophones de France » qui deviennent de plus  en plus ridicules en utilisant des mots anglais dans la langue courante, à un point que l’on a du mal quelquefois à comprendre les raisons d’une telle altération de notre langue, mais comme  ceci ne suffisait pas on est aujourd’hui matraqué dans les magasins de « sons musicaux » tous venant d’outre atlantique, tous aussi mauvais  musicalement parlant et surtout abrutissant c’est une sorte de harcèlement par le son, bref il apparaît aujourd’hui important de souligner les attaques insidieuses menées contre notre langue, notre culture, notre patrimoine, nos services publics (la liste est loin d’être limitative) et là en lisant l’article de Francine Pelletier on voit aussi que les hôpitaux souffrent au Canada, que les méthodes sont les mêmes et que le « Partenariat Public Privé » (PPP) est étrangement identique à celui qui a fait des ravages (profitant en fait aux seuls intérêts privés) dans des hôpitaux comme le CHSF d’Evry (en Essonne), nous avions dénoncé en octobre 2012 l’incidence du "PPP" exemplaire pour cet établissement financé par une filiale de la société EIFFAGE et qui permettait ainsi le versement de loyers énormes à cette société ! 
Le service public esclave des entreprises privées ou ceux qui travaillent s’épuisent et ceux qui récoltent les fruits de ce travail sont des actionnaires qui restent les culs assis et profitent de toutes les situations, même les plus perverses mettant à mal l’avenir même des services publics, c'est une forme d'exploitation dans une société moderne qui apparaît rétrograde tant elle remet en cause les fondements mêmes de notre société basée principalement sur la solidarité et l'intérêt général et non celui plus ou moins inqualifiables d'intérêrets privés.
Ce n’est pas ainsi que l’on relève l’économie d’un pays, ce n’est pas ainsi que le service public hospitalier peut s’épanouir il est incontestablement souillé par des orientations financières de plus en plus grossières et injustifiées bien évidemment!
Une horreur que ces orientations qui ne respectent absolument pas les patients (qui ne sont que plus que des moyens pour se faire de l’argent), qui ne respectent pas non plus les personnels qui se voient les premières  victimes des restrictions budgétaires avec des baisses d’effectifs et toutes leurs conséquences.
Mais il y a un temps pour toute chose et nous y reviendrons bien évidemment…pour ne pas conclure…





lundi 20 avril 2015

La Maison de santé universitaire ouvre ses portes aujourd’hui au Centre hospitalier de Fontainebleau.

Inaugurée le 8 avril la Maison médicale pluridisciplinaire universitaire (MMPU) est maintenant au service du public.
Mené en concertation avec l'Université Paris-Est Créteil (UPEC) via la Faculté de médecine du Centre hospitalier Henri-Mondor de Créteil de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), de l’Agence Régionale de Santé d’ Ile-de-France, du Conseil Général de Seine-et-Marne, de la ville et bien évidemment du Centre hospitalier de Fontainebleau, ce projet a nécessité un budget de 500 000 euros qui devrait sur 15 ans être épongé.
Cette maison de santé à caractère universitaire est située au sein même du Centre hospitalier de Fontainebleau.
La MMPU est complémentaire aux urgences, elle regroupe 5 médecins généralistes, 2 diététiciens, 1 sage-femme, 7 infirmiers, 1 psychologue et 1 orthophoniste.
Suivant l’exemple de la  première Maison médicale pluridisciplinaire universitaire du Centre hospitalier de Coulommiers  (opérationnelle depuis  septembre 2012), elle permettra à chaque médecin d'être maître de stage et de recevoir ainsi des étudiants tout au long de l'année, à noter que 3 internes viendront dans les prochains mois.
L'objectif, à court terme, de Frédéric Valletoux, (Maire de Fontainebleau et Président de la Fédération Hospitalière de France) est de proposer, aux Bellifontains,  en matière de soins de premier recours des moyens (couvrant le plus large spectre possible).
La Maison médicale pluridisciplinaire universitaire de Fontainebleau participera aussi à la recherche médicale. 
Une belle initiative qui pourra intéresser les jeunes diplômés afin qu'ils s'installent durablement dans la région, c’est là aussi un bon moyen pour lutter contre la désertification médicale.

vendredi 17 avril 2015

Hôpital d’Auxerre : Grève aux urgences



Les personnels des urgences de l'hôpital d'Auxerre sont de nouveau en grève du vendredi 17 au jeudi 23 avril 2015.

 
Le Centre hospitalier d'Auxerre (Yonne)
Les urgences sont saturées, Il y a un manque de lits dédiés pour absorber tous les patients, et un problème de coordination avec les maisons de retraite et la médecine de ville.





mercredi 15 avril 2015

Grève des personnels du laboratoire à l’hôpital de Coulommiers

 Depuis le 13 avril, le personnel du laboratoire de l’hôpital de Coulommiers est en grève.
Leur revendication concerne une prime partiellement remise en cause par la direction commune aux établissements de Coulommiers, Jossigny  et Meaux.
(Un service minimum concernant les prélèvements a été mis en place).

mardi 14 avril 2015

Le projet de loi « de modernisation de notre système de santé » voté ce jour…

Bien que ce projet de loi est contesté par la grande majorité des médecins libéraux concernant principalement la généralisation du tiers payant, la dite loi Santé est soumise ce mardi au vote solennel en première lecture de l’Assemblée Nationale.
La dispense d’avance du montant des consultations en ville pour tous les assurés sociaux sera un droit effectif à compter de la fin du mois de  novembre 2017 (1).Plusieurs syndicats de médecins (vont encore interpeller les députés aux abords de l’Assemblée ce mardi matin, avant le scrutin qui se fera en milieu d’après-midi, pour leur demander le retrait de cette loi qui produira «une médecine sans liberté, sans indépendance, sans secret médical» (sic)….

Quant aux  députés de droite ils ont annoncé  qu’ils saisiront le Conseil constitutionnel.
Les centristes de l’UDI voteront contre, le projet de loi qui selon eux ne prend pas en compte le «reste à charge» pour les assurés et la désertification médicale engendrée par la pénurie de médecins dans certaines régions.
De la prévention à l’innovation, en passant par la médecine de proximité, le projet de loi «de modernisation de notre système de santé» comprend bon nombre de dispositions autres que celle sur le tiers payant généralisé dont la lutte : lutte contre l’hyperalcoolisation des adolescents, la mise en place de logos nutritionnels, de l’action de groupe pour les dommages dus aux traitements, accès ouvert aux données de santé , expérimentation de salle de compensation pour les personnes dépendantes aux drogues et mise en place d’un « paquet neutre » de cigarettes aux images très subjectives, et bien évidemment la redéfinition du service public hospitalier et là c’est pour nous agents hospitaliers un point que nous devons suivre tout particulièrement.
Notons que  le Front de Gauche irait, ce jour, vers un vote défavorable du projet de loi en l’état, du fait (selon un communiqué du PCF) que la loi « de modernisation de notre système de santé » « met en œuvre la privatisation tout azimut et la poursuite du développement des inégalités face à l'accès à la santé. Il obéit aux exigences du Medef au lieu de répondre aux besoins de santé »...


Les 57 articles dudit projet de loi, ont vues des modifications importantes comme  le délai de réflexion de sept jours imposé aux femmes souhaitant une interruption volontaire de grossesse (qui remonte à la loi Veil de 1975, sous le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing -initiateur de ladite loi Veil-), l’extension du «droit à l’oubli», au regard des assurances,  des anciens malades du cancer  a été pris en considération, il a été prévu aussi de renforcer le consentement présumé aux dons d’organes et de lutter contre l’anorexie en mettant en place certaines dispositions législatives.


1) Les députés ont voté le 9 avril l’application du tiers-payant généralisé, comme suit : 23 pour, et 12 contre soit 35 députés présents…sans commentaire…
 2) Syndicats AAL-Bloc, FMF, SML et UFML .




mercredi 8 avril 2015

Hôpital de Poissy – Saint-Germain-en-Laye : Grève des radiologues

A l'appel de plusieurs syndicats, les radiologues de l'hôpital de Poissy - Saint-Germain-en-Laye sont en grève depuis le mardi 7 avril 2015.
Les revendications concernent particulièrement l'organisation du travail.


samedi 4 avril 2015

Les infections nosocomiales en milieu hospitalier

Un dossier, publié par l'Inserm, et réalisé en collaboration avec le Professeur Jean-Christophe Lucet, de l'Unité d'hygiène et de lutte contre l'infection nosocomiale, du Groupe hospitalier Bichat-Claude Bernard, révèle qu'environ 5% des patients qui séjournent à l’hôpital (public - privé) contractent une infection au sein de l’établissement. Le risque varie selon le profil du patient, le niveau d’hygiène ou encore les soins pratiqués. 
Les germes responsables proviennent le plus souvent du patient lui-même, mais ils sont transportés sur le site infectieux par l’intermédiaire du personnel ou de dispositifs médicaux. 
Plusieurs travaux de recherche sont en cours pour mieux comprendre la dynamique de ces infections, pour les prévenir et surtout les guérir.

"La Vie Hospitalière" conseille aussi de lire le document : Système d'alerte informatisé pour la gestion des patients porteurs de BMR et BHRe

jeudi 2 avril 2015

Grève à la clinique Jeanne d'Arc à Gien

Depuis le 13 mars, les salariés du paramédical de la clinique Jeanne d'Arc (1) de Gien (Loiret) sont en grève. Les salariés  sont épuisés, très fatigués moralement,  ils dénoncent des conditions de travail de plus en plus dégradées, des salaires qui ne sont pas à la hauteur des services exécutés ainsi que des problèmes de management dont le changement régulier des plannings de quoi déstabiliser encore un peu plus les personnels, et ceci sans parler des heures supplémentaires difficilement récupérables etc, etc
De fait, tous les jeudis les personnels ont décidé d’être en grève afin de dénoncer ces situations qu’ils ne peuvent plus tolérer. Leur vie privée subit les conséquences directes des problèmes rencontrés dans leur travail et ce n’est pas bien évidemment pour arranger les choses.
Les démissions parlent : 7 en 2012, 12 en 2013 et 13 en 2014…ceci démontre un malaise grandissant, le pire est que certains personnels ne sont pas remplacés dans cet établissement appartenant aujourd’hui au groupe Ramsay Santé (dont le bâtiment est proche du Centre hospitalier de Gien comme le démontre la photo ci-dessous).


Il  y a 20 à 25 patients pour une seule infirmière,  infirmier, ou aide-soignant(e), les sous-effectifs sont devenus désespérement criants.
Les personnels se posent une question évidente : « comment bien prendre en charge les patients si eux-mêmes souffrent »…c’est bien là un problème qui tend à se généraliser dans bien des établissements de santé et ceci est préjudiciable à une bonne prise en charge des patients qui supportent eux aussi les errements et abus de la "logique comptable" du système  actuel où l'être humain est un moyen de faire des profits, qui pour « La Vie Hospitalière »  ne sont que les produits purs et simples de la marchandisation de la santé !...l'esclavagisme n'est pas loin...


La Clinique Jeanne-d'Arc à Gien

Ce ne sont pas les actionnaires qui se plaindront, eux qui ont le cul assis sur une chaise attendant que tombent les dividendes, la vérité est là, et moins il y aura de  charges  salariales et plus ils se feront de l’argent…quant aux salariés de ces établissements privés ils sont les laissés pour compte,  tout simplement, en quelque sorte…triste vérité avec toutes ses conséquences sur la santé même des personnels et  bien évidemment sur la qualité des soins dispensés aux patients.
Le monde de la Santé est bien malade...


1) Construite par la Générale de Santé, cette clinique a été rachetée en 2014 par la filiale française  du groupe australien  Ramsay Health Care.

Des chiffres et beaucoup de maux… :
En France Ramsay Santé a un chiffre d’affaires qui représente près de 2,2 milliards d’euros. En mettant la main sur la Générale de Santé, déjà leader en France, Ramsay Santé détient près de 115 établissements. 
Ramsay Health Care est devenu le premier acteur de l'hospitalisation privée en Australie et un groupe international de 151 hôpitaux. Il emploie plus de 30.000 collaborateurs et près de 1,4 million de patients chaque année passent dans ce réseau privé.










Hôpital de Ploërmel : Les personnels contre les suppressions de postes



Le personnel en grève de l’hôpital de Ploërmel a fait signer des pétitions demandant "le maintien de tous les emplois et service.


Une centaine d'agents de l'hôpital de Ploërmel ont manifesté pour protester contre le plan de retour à l'équilibre, qui comporte des suppressions de postes et de congés.


Une centaine d’agents de l’hôpital de Ploërmel ont manifesté le 27 mars sur le marché de Ploërmel pour protester contre le plan de retour à l’équilibre de l’ hôpital endetté par un déficit de fonctionnement annuel de 2 millions d’euros. « Une partie du personnel n’est pas satisfaite de l’accord signé entre les représentants du personnel CFDT et la direction », explique Didier Brandého, un employé administratif qui énumère les points contestés : « gels des postes, suppression de trois jours de repos, départs non remplacés et nouvelle organisation qui ne satisfait pas le personnel ».


Un plan contesté


Pour les agents hospitaliers, qui ont fait appel au syndicat Sud, ( non représenté à l’ hôpital de Ploërmel) pour manifester, le plan actuel n’offre aucune garantie de réduction du déficit. « Au lieu d’assainir la situation, il risque de l’aggraver. L’hôpital ne pourra pas maintenir la qualité de sa prise en charge avec moins de personnel », résume Marc Klanec, secrétaire départemental Sud qui martèle « qu’il n’y a pas de personnel en trop à l’hôpital ».

Source : Ouest-France


mercredi 1 avril 2015

Partenariats public-privé (PPP) : Les raisons de leur inefficacité







Le rapport de l'Unité de recherche de l'Internationale des Services Publics (PSIRU) examine les différentes expériences en matière de PPP, tant dans les pays industrialisés que dans les pays en développement. Il démontre que les PPP n'ont pas tenu leurs promesses.

La privatisation est sur le point de devenir une politique officielle des Nations Unis. Toutefois, l’expérience acquise dans le contexte des PPP montre qu’elle présente des défauts fondamentaux.






«Les services publics sont des sources de profits potentiels en puissance pour les entreprises, et les PPP sont utilisés pour y accéder. Les "clients" sont prisonniers, les services souvent monopolistiques» commente David Boys, Secrétaire général adjoint de l’ISP.


Ce qui est rentable pour le privé doit l'être aussi pour les services publics...
 
Pour "La Vie Hospitalière" ces sources de profits potentiels doivent être utilisées dans le cadre strict de l'intérêt général des citoyens et citoyennes, et non dans le cadre restreint et de plus en plus indécent des intérêts de groupes financiers qui s'apparentent de plus en plus à des structures mafieuses.
Les hommes et femmes politiques sont élus pour représenter les intérêts des peuples et non les intérêts de plus en plus néfastes pour l'avenir même d'un pays de groupes d'actionnaires qui plus est ne se fatiguent  pas beaucoup au travail et qui profitent des failles de nos systèmes sociaux pour s'enrichir.
Là on voit un bon nombre de traitres dans leur exercice des missions publiques qui leur sont allouées, un bon nombre d'individus qui le moment venu auront des comptes à donner à l'ensemble des citoyens et citoyennes.

mercredi 25 mars 2015

Semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse



 Du 29 mars au 4 avril 2015 se déroule la 10ème semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse. Alors que l’objectif des 240 000 donneurs inscrits sur le registre France Greffe de Moelle est proche d’être atteint, l’Agence de la biomédecine remercie, au nom des malades, les donneurs, et appelle, avec ses partenaires, à la poursuite de la mobilisation. Car c’est bien grâce à tous ces volontaires, toujours plus nombreux à faire preuve de générosité et d’altruisme, que des patients peuvent bénéficier d’une greffe et avoir une chance supplémentaire de guérison.



Parcourir la France pour rencontrer les Veilleurs de Vie actuels et futurs



A l’occasion du 10ème anniversaire de la semaine nationale de mobilisation, 3 bus aux couleurs de l’opération Don de moelle osseuse, engagez-vous pour la Vie sillonneront les routes de France. Un parcours de 21 grandes villes ! Dans chacune d’elles, l’Agence de la biomédecine souhaite rendre hommage aux Veilleurs de Vie pour leur engagement et encourager le grand public à s'informer sur le don de moelle osseuse et intégrer cette grande communauté des Veilleurs de Vie. Car chaque nouveau donneur inscrit sur le registre France Greffe de Moelle représente un nouvel espoir de guérison pour un malade.



Devenir donneur



Pour s’inscrire comme donneur de moelle osseuse, il faut être en parfaite santé, âgé de 18 à 50 ans (même si l’on peut donner jusqu’à 60 ans), accepter de répondre à un entretien médical puis d’effectuer une prise de sang.