"La Vie Hospitalière"

lundi 4 mars 2013

Prévention du cancer colorectal : l’Opération Mars bleu 2013 est lancée


Le cancer colorectal est rare avant 50 ans, mais sa fréquence augmente ensuite rapidement. Il est la deuxième cause de décès par cancer en France.
Depuis 2008 la mobilisation contre ce type de cancer s’intensifie, le ministère des Affaires sociales et de la Santé et l’INCa, en partenariat avec l’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI) et la Mutualité sociale agricole (MSA) ont lancé l’édition 2013 de l’Opération Mars bleu, mois de mobilisation contre le cancer colorectal.
Objectif: réaffirmer l’importance du dépistage.
Le cancer colorectal touche, chaque année, plus de 40 000 nouvelles personnes en France.
 Il représente le 3ème cancer le plus fréquent et le 2ème cancer le plus meurtrier avec 17 500 décès par an. Pourtant, dépisté à temps, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.
Les Français sous-estiment les chances de guérison du cancer colorectal
Un programme de dépistage du cancer colorectal est proposé aux femmes et aux hommes âgés de 50 à 74 ans. Si sa notoriété a progressé, la participation reste encore faible (31,7 %).
Une enquête réalisée en janvier 2013 (1) montre que les Français sous-estiment largement la réalité du cancer colorectal et connaissent insuffisamment le dépistage :

- Seulement 31 % des personnes interrogées (et 39 % des 5074 ans) le citent spontanément parmi les trois cancers les plus fréquents, derrière le cancer du sein (80 %), du poumon (64 %) et de la prostate (34 %). De même, seuls 26 % (et 34 % des 5074 ans) le citent parmi les trois cancers les plus meurtriers, derrière le cancer du poumon (68 %) et le cancer du sein (51 %).
- 42 % des personnes interrogées citent spontanément le cancer colorectal ou de l’intestin comme un cancer pour lequel un dépistage est recommandé, loin derrière le cancer du sein (83 %). Cependant le dépistage est assez bien identifié dans la population cible puisque ce taux atteint 60 % chez les 5074 ans.
- Les Français sous-estiment ou méconnaissent les chances de guérison du cancer colorectal lorsqu’il est détecté à un stade précoce : seulement 10 % des personnes interrogées (et 12 % des 5074 ans) déclarent spontanément qu’il se guérit dans 90 % des cas lorsqu’il est dépisté à temps.
La campagne d’information 2013 a pour objectif de créer une prise de conscience forte en mettant en exergue ce paradoxe. Elle incite également à parler du dépistage du cancer colorectal avec son médecin traitant à partir de 50 ans et rappelle l’intérêt de faire ce dépistage simple autour d’un message court et explicite : « Le meilleur endroit pour faire le test, c’est chez soi ».
Tous les deux ans, les personnes concernées par le programme de dépistage du cancer colorectal reçoivent une invitation à consulter leur médecin traitant, envoyée par la structure de gestion de leur département. Lors de la consultation, le médecin oriente son patient en fonction de son niveau de risque de cancer colorectal et propose le test aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans, sans symptôme apparent ni antécédent personnel ou familial d’adénome ou de cancer colorectal.
Ce test de recherche de sang occulte dans les selles est entièrement pris en charge par l’Assurance maladie et doit être réalisé par le patient à son domicile. Si ce test est positif, le médecin traitant oriente dans un second temps le patient vers un gastroentérologue pour la réalisation d’une coloscopie.

Vers les tests immunologiques
Le test utilisé en 2013 demeure le test au gaïac. Il sera remplacé en 2014 par le test immunologique qui repose sur la détection de la présence d’hémoglobine humaine dans les selles grâce à l’utilisation d’anticorps. Son déploiement progressif a été décidé suite à l’avis favorable de la Haute Autorité de santé et au rapport de l’INCa précisant les modalités de migration vers ce test immunologique. La mise en oeuvre de ce déploiement est en cours et nécessite de nombreux ajustements notamment organisationnels. Dans l’attente de la mise à disposition des tests immunologiques, le test actuel au gaïac reste un test ayant démontré son efficacité et est le test à proposer dans le cadre du programme national de dépistage organisé du cancer colorectal.


1)  Enquête réalisée par BVA pour l’INCa auprès de 971 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.


(Source  INCa)

samedi 2 mars 2013

Radiothérapie publique en Ile-de-France évincée...

Le service de radiothérapie  publique du Centre hospitalier de Lagny/Marne  d'après ce qu'avait  fait comprendre le Directeur de l'Agence Régionale, Monsieur Claude Évin (ancien ministre de la Santé), dans un courrier qu'il avait envoyé au "Syndicat Autonome Santé" (SAS) en février 2011 :

" Concernant le projet de rapprochement entre le service de radiothérapie de Lagny et celui de Saint Faron:

 Je tenais ici à vous apporter quelques éléments de réponse.

 Je me suis personnellement engagé à mettre en œuvre trois objectifs stratégiques majeurs pour notre région, à savoir l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers, la réduction des inégalités de santé dont vous savez qu’elles sont importantes dans notre région, et enfin l’amélioration de l’efficience de nos structures et programmes de santé afin de garantir la meilleure utilisation des moyens financiers engagés par la collectivité nationale pour notre santé.

 L’organisation de la radiothérapie sur le Nord Seine-et-Marne est au cœur de ces enjeux.

 Premièrement, l’activité de radiothérapie du Centre Hospitalier de Lagny-sur-Marne est, aujourd’hui, inférieure aux seuils d’activité minimum règlementaires. Ces seuils n’ont pas été dictés par des considérations financières mais d’abord pour des impératifs de qualité : en deçà d’un niveau minimum d’activité, il est démontré que les structures ont des difficultés à recruter et fidéliser des personnels compétents.
Si la qualité du service de Lagny n’est pas en cause aujourd’hui, ne pas structurer l’offre de soins en radiothérapie afin de garantir que les seuils d’activité soient atteints est potentiellement à risque. Pour votre information, ce seuil de qualité est fixé par les textes à 600 patients ; un centre de taille moyenne accueille environ 1000 à 1500 patients par an et les plus gros près du double (1).

 Deuxièmement, si l’ARS ne prenait pas ses responsabilités en engageant cette restructuration, le service de radiothérapie de Lagny serait amené à plus ou moins brève échéance à fermer. Juridiquement, l’insuffisance d’activité aurait entrainé un rejet de la conformité du service, qui  ne permettrait pas la poursuite de l’activité. Les patients auraient alors du être pris en charge dans un autre centre, parfois éloigné de leur domicile. Si les inégalités de santé ne sont pas toutes liées à l’offre de soins, il n’empêche que l’ARS doit tout mettre en œuvre afin que les besoins des patients soient garantis au plus près de leur lieu de vie et dans les meilleures conditions techniques et de qualité. En matière de radiothérapie, l’un des objectifs majeurs de l’ARS est la réduction des temps de trajets domicile / hôpital qui sont particulièrement pénibles pour des patients fatigués par leurs traitements.

 Troisièmement, l’hôpital de Lagny doit se restructurer dans les prochains mois dans un bâtiment neuf, sur le site de Jossigny. Ce bâtiment comprend trois « bunkers » de radiothérapie destinés à accueillir les patients pour une prise en charge intégrée de l’ensemble des soins de cancérologie sur le site de l’hôpital.
Si l’ARS n’était pas intervenue avec force en décembre 2010, l’équipe de radiothérapeutes privés aurait engagé, comme elle en avait l’intention, des travaux importants sur le site de la clinique pour construire un deuxième bunker, et installer un second équipement. Cet investissement aurait mis en péril toute activité à Jossigny pour de nombreuses années.

 C’est donc dans un souci à la fois de qualité de prise en charge dans le nouvel hôpital de Jossigny et pour garantir que des investissements très importants – environ 400 millions d’euros - soient bien utilisés que l’ARS a exigé l’arrêt des projets de construction souhaités par les radiothérapeutes privés de la clinique et a contraint à une réflexion entre ces derniers et l’hôpital afin d’organiser la radiothérapie sur le site du futur hôpital public (a).

 Les conséquences auraient été ubuesques : des patients et des installations de radiothérapie à Jossigny; des médecins libéraux et une installation privée neuve et aux normes à la clinique Saint-Faron.

 Alors le service public hospitalier aurait été en très grande détresse.

 L’ARS a donc imposé une coopération entre le Centre Hospitalier de Lagny-sur-Marne et le Centre de radiothérapie de Saint-Faron et exigé le principe d’un exercice en secteur 1 exclusif pour tous les praticiens ; un engagement à garantir un égal accès à tous les patients de l’hôpital ; une articulation des filières de prise en charge de cancérologie pour l’ensemble du secteur. Je vous précise par ailleurs que les équipements resteront propriété du centre hospitalier.

 Il ne s’agit donc pas de « brader » le service public, mais bien au contraire de le garantir grâce au maintien d’une offre de soins accessible et de qualité au sein du centre hospitalier de Jossigny.

 A ce stade d’avancement du dossier aucune signature de convention n’est intervenue et l’ARS a bien prévu de mettre en place des rencontres avec des élus et des représentants du personnel, certaines sont d’ores et déjà prévues dans le courant du mois de mars, les réunions techniques en cours n’ayant pas vocation à conclure un quelconque accord définitif.

 J’attends de cette coopération à Lagny qu’elle garantisse l’accès aux soins de tous les patients qui ont besoin de traitements de radiothérapie et qu’elle assure à l’hôpital public de pouvoir offrir sur le futur site de Jossigny l’ensemble des modalités thérapeutiques nécessaires à une prise en charge complète en cancérologie."


 Claude EVIN
 Directeur Général de l’ARS Île-de-france.


Ainsi pour le nouvel hôpital de Marne-la-Vallée  (à Jossigny) qui a reçu tous les services du Centre hospitalier de  Lagny/Marne,  le service de radiothérapie n'est plus un service public...or, ce qui est aussi à prendre en considération ce sont les capitaux publics engagés pour la construction de ce nouvel hôpital  (sic) allons-nous assister à un nouveau scandale?

Bien des questions se posent, et, nous n'avons toujours pas les réponses notamment en ce qui concerne le matériel (bunkers etc)...qui finance en fin du compte (1) ? 
Il est vrai que quand l'on a consulté le dossier qui se trouvait à la mairie de Jossigny "il n'y avait pas photo", le nouvel hôpital du Centre hospitalier de Lagny/Marne était une belle réalisation publique (dont l'architecture ressemblait au Centre hospitalier de Douai).

Le SROF accolé à la clinique Saint Faron à Mareuil-lès-Meaux   (petit bâtiment à gauche)

Le temps effectivement a passé et ce sont toujours les mêmes critères qui sont retenus pour les services publics hospitaliers mis de manière déloyale en concurrence avec les "autres"...

La Santé supporte bien des vices de cette société de moins en moins sociale et qui  respecte de moins en moins les droits humains, aujourd'hui on accepte que des gens vivent dehors...en France !...?
Mais c'est un autre sujet, et, c'est la raison qui fait que l'on peut affirmer que l'égalité aux soins pour tous devient de plus en plus relative...

Restons concis, on voit malgré tous les incidents qu'il y a eu dans les services de radiothérapie que les libéraux savent profiter des aubaines des restructurations et "autres"...orientations pour la cause...et ce qui est inquiétant que les personnels travaillent toujours en flux tendu.

Bien des questions devraient avoir des réponses claires de la part de l'ARS d'Ile-de-France car des responsabilités sont aujourd'hui très sérieusement engagées.

(A suivre)

1) Le SROF de Mareuil-lès-Meaux devait faire l'acquisition d'un deuxième bunker (comme par hasard)...lesdits fonds ont-ils été amenés au bénéfice du service de radiothérapie de Jossigny ? ...

a) Comment expliquer qu'à ce jour le service de radiothérapie de l'hôpital de Jossigny est totalement sous contrôle privé, et, que le service de radiothérapie à Mareuil-lès-Meaux fonctionne toujours???


Parkings payants à l'hôpital de Jossigny? Indignez-vous!




Le "P" blanc sur fond bleu a remplacé le "H" à l'entrée de l'hôpital de Jossigny. Il indique clairement la nuance: visiteurs, patients...vous disposez d'une heure de stationnement, après  vous devez sortir votre carte bleue...Attention une heure entamée est une heure à payer! Si vous comptez qu'il vous faut bien 2 minutes pour trouver une place pour vous garer il faudra aussi compter le temps à passer  pour payer (prévoir une queue toujours possible si les affaires marchent bien pour "Vinci Park") en gros vous disposez de 50 minutes pour vous déplacer dans cet établissement, et quand l'on voit les longueurs des couloirs, c'est peu...même pas le temps de prendre un café à la cafetaria qui vient d'ouvrir...ou alors c'est un café qui va vous revenir cher...
Bref,  c'est bien triste d'en arriver là et nous, nous avons l'impression amère d'avoir été dupés.

"Aboule ton fric!"


vendredi 1 mars 2013

Février 2013

Posts archivés


Vaccins à l'aluminium: une soignante leur attribue un accident du travail


Une soignante de l'hôpital d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) atteinte dune maladie rare liée selon elle à une sur-vaccination dans le cadre de son emploi, a saisi en référé mercredi le tribunal administratif de Pau afin d'obtenir la reconnaissance de cette maladie comme accident du travail, a-t-on appris ce jour auprès de son avocate.

"Ma cliente, Martine Sempietro, 47 ans, déjà en congé maladie depuis 2006 pour un accident du travail (lié à une chute), ne recevra plus qu'un demi-salaire à partir du 7 mars, son congé étant considéré comme un congé maladie ordinaire, et non comme le résultat d'un accident professionnel", a expliqué à une correspondante de l'AFP, Me Denise Pombeilh.

Un recours contre cette décision avait déjà été déposé devant le juge des référés en décembre 2012, a-t-elle ajouté en précisant que si le juge s'était interrogé sur la légalité de ce refus de classement en accident du travail, il avait cependant rejeté la requête, estimant que l'affaire n'était pas urgente. Le juge des référés n'intervient que pour suspendre des décisions illégales, dans l'urgence, et dans l'attente que l'affaire soit examinée au fond.

Mme Sempietro a, de ce fait, ressaisi le juge en référé, à quelques jours de la date butoir du 7 mars.

"L'agent hospitalier avait chuté en 2006 alors qu'elle était pompier bénévole, car ses jambes avaient lâché, sa maladie, la myofasciite à macrophages, qui se rapproche de la sclérose en plaques, pouvant entraîner ce genre de symptômes"... a encore déclaré l'avocate.

Or, elle a depuis notamment obtenu trois expertises médicales rattachant sa maladie aux administrations successives de vaccins adjuvantés sur hydroxydes d'aluminium. Une quatrième expertise conclut en revanche à l'absence de cause certaine, directe et exclusive.

Mme Sempietro avait été soumise à des vaccinations répétées à compter de 1983 notamment contre l'hépatite B, comprenant de l'aluminium, obligatoires en tant qu'infirmière. A la fin de l'année 2012, la soigante avait observé une grève de la faim de 24 jours avec des membres de l'association E3M (malades de la myofasciite à macrophages et leurs proches) pour réclamer une recherche renforcée sur l'aluminium dans les vaccins. Ils avaient mis un terme à ce mouvement après l'annonce, par l'agence du médicament (ANSM), du lancement d'une étude sur les sels d'aluminium dans les vaccins.

(A suivre)


 (Source AFP)

mercredi 27 février 2013

Cher : une femme enceinte décède sur le trajet l’amenant aux urgences




Une jeune femme de 26 ans, enceinte de six mois, est décédée lundi alors que sa soeur la conduisait aux urgences de Bourges, a communiqué ce jour l'Agence régionale de santé (ARS) du Centre.

 Une autopsie de la mère et du foetus a été pratiquée à la demande du parquet et celui-ci n'excluait pas l'ouverture dans la soirée d'une information judiciaire pour homicide involontaire.


Le SAMU du Cher, contacté par le mari (l'état de sa femme se dégradant), l'avait orienté vers le médecin traitant auquel elle avait rendez-vous.
L’état de la jeune femme s’aggravant l’initiative personnelle a été prise de l’emmener directement aux urgences de Bourges.
 Lors du trajet elle a fait un malaise, et un médecin de Levet (d’une Maison médicale) a malheureusement constaté son décès... selon l'ARS. Les équipes du Service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) de Bourges ainsi que  des pompiers, finalement dépêchées sur place, n'ont pas pu la réanimer.

 Cette patiente a bénéficié d'une prise en charge médicale tant en ambulatoire que par les médecins hospitaliers, a assuré l'ARS dans un communiqué, estimant prématuré de se prononcer sur la cause du décès.


 (source AFP – ARS du Centre)

mardi 26 février 2013

Un institut de cancérologie a été créé à Quimper



 La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a officialisé, ce jour,  à Quimper la création de l'Institut de Cancérologie de Bretagne Occidentale (ICBO), une des régions les plus touchées par la surmortalité due au cancer.

 L'institut est un rapprochement entre deux partenaires publics, le CHRU de Brest, le Centre hospitalier de Quimper, et, la Clinique Pasteur de Brest (Groupe Vivalto).

" Il faut dépasser la question du statut des établissements, les thérapeutiques s'améliorent mais elles coûtent de plus en plus cher, la coopération entre les établissements, c'est la clé d'une meilleure réponse de proximité" ...(...)..."La Bretagne fait partie des cinq régions de France dans lesquelles le taux de cancer est le plus important"
a précisé Marisol Touraine au cours du "point  presse".

Dans le Finistère la surmortalité masculine par rapport à la moyenne nationale est de 13 %, soit 405 décès pour 100.000 habitants, alors qu'il est de 338 en Ille-et-Vilaine, dans l'est de la région, selon les chiffres de l'Office Régional de Santé de Bretagne.

Pour l'Agence régionale de santé (ARS), l'institut doit renforcer la prise en charge du patient: dépistage, diagnostic, soins, traitement.

Une  démarche qui implique une mutualisation des moyens, estiment les fondateurs de l'ICBO, afin de permettre aux patients du département du Finistère de bénéficier des techniques coûteuses qu'un seul établissement a du mal a financer, et des molécules les plus innovantes réservées au CHU dans les programmes de recherche clinique.

Cette convention pour la création de l'institut ICBO prévoit la création d'un site public-privé commun à l'hôpital Morvan de Brest.


  ( Sources AFP - Ministère de la Santé - APRI )


vendredi 22 février 2013

Hôpital de Jossigny : Un sénateur de Seine-et-Marne intervient auprès de la ministre de la Santé


Michel Billout, Sénateur du département de la Seine-et-Marne et Maire de Nangis est intervenu par une lettre en date du  20 février auprès de Madame Marisol Touraine concernant l'hôpital de Jossigny :

Madame la ministre,
Dans le département de Seine-et-Marne,  le nouvel  hôpital de Jossigny  a ouvert ses   portes en remplacement de   l'hôpital de Lagny. Situé sur le territoire de   la  commune de Jossigny,  ce nouvel équipement  moderne reposera sur 460 lits à l’ouverture (600 prévus à terme) ainsi que 125 lits en psychiatrie adulte, soit un lit pour 1038 habitants au regard de 500 000 habitants concernés.    
Sur   ce  point, l'avis que j'ai personnellement  formulé auprès de votre prédécesseur ainsi que de l'ARS n'a pas changé concernant le sous dimensionnement du projet en termes de capacité d’accueil au regard de la population  concernée.
Je  continue également à  regretter  le refus du maintien d’une structure publique de santé et de proximité sur l’actuelle implantation à Lagny sur Marne.




L'entrée de l'hôpital de Jossigny 



Texte en cours de publication avec notes diverses

Le CHR Robert Schuman ouvrira le 24 février


L’hôpital Robert Schuman, construit à Vantoux,  qui réunit les hôpitaux privés de Metz (HPM), ouvre ses portes au public le dimanche 24 février 2013, et ceci quelque jours avant le grand déménagement, prévu le 4 mars.
Ce nouvel établissement de santé  prévoit d’ouvrir et d'accueillir le grand public de 13 heures à 17 heures.
Ce sera là l’occasion unique de visiter un hôpital à nu, de voir une de ses 15 salles d’opération et de découvrir ses 284 chambres .

L’hôpital Robert Schuman (1), qui était en construction depuis 2010, a été  inauguré le 19 février.

Le projet a pris forme dès 2008, après la fusion des centres hospitaliers de messins, les hôpitaux Saint André, Belle-Isle et Sainte Blandine, au sein des Hôpitaux Privés de Metz (HPM), une association à but non lucratif et sans but commercial.
De son côté le CHR Metz-Thionville ouvrira son nouvel hôpital de Mercy, à la mi-octobre, le déménagement de tous les services est prévu dans le courant du mois de septembre.


« La Vie Hospitalière » rappelle que 2 Centres hospitaliers de Metz  sont dans le tableau d’honneur des 50 meilleurs hôpitaux de France.
Ce  nouvel établissement porte le nom d’un homme politique qui a œuvré pour la paix (Traité de l’Élysée…) amenant petit à petit les fondements d’une « europe solidaire »…aujourd’hui la solidarité européenne est fortement remise en question, nous attachant aux faits, aux seuls faits…notre blog ne peut aller plus loin sans aller trop loin…
Ce qui est certain : en France (par exemple) ce sont les restrictions, les pertes d’acquis, la mise à mal des droits des fonctionnaires, des agents contractuels, les réductions d’effectifs, les fermetures de services, de lits, sans oublier les privatisations de services rentables etc et tout ceci fait que le mal devient très préoccupant.
Là c’est le vécu de chaque jour que l’hôpital soit neuf , rénové ou ancien, et, cerise sur le gâteau on voit même des centres hospitaliers faire payer le stationnement aux usagers (patients et visiteurs) et ce sont des orientations qui tuent l’esprit même du service hospitalier public. Certains établissements privés à but non lucratif  méritent d’être mis en avant quand les efforts entrepris vont dans le sens de l’intérêt général.

La Santé n’est toutefois pas une marchandise, qu’on se le dise !
Elle est plus que jamais dans un état fébrile à cause des excès d’une société dont le seul leitmotiv est le profit…l’europe de la solidarité comme l’avait souhaité Robert Schuman  ... elle est elle aussi bien malade...




1)Robert Schuman (mort en 1963) est l’un des pères de l’Europe et qu’un hôpital porte son nom c’est bien là une reconnaissance des valeurs humaines de cet homme qui a œuvré particulièrement pour la paix entre la France et l’Allemagne.

jeudi 21 février 2013

Urgences, maternité, psychiatrie…Une immersion totale au coeur du CHU de La Réunion.



"Inédit" (cette émission de TV de « La 1ère Réunion » qui chaque mois durant 52 minutes dévoile certaines facettes cachées…)  proposé une immersion totale au coeur d’un univers familier et en dévoile la partie habituellement inaccessible au grand public.
Chaque documentaire met en lumière une face cachée de la Réunion et les protagonistes qui l’animent.
Autant de lieux que d’hommes et de femmes qui, dans l’ombre, travaillent jour et nuit dans l’anonymat.
Au travers de la découverte des lieux s’exposent les métiers, les passions, les difficultés et les enjeux de chacun de leurs acteurs, en ne perdant jamais de vue les spécificités réunionnaises.

Ainsi le documentaire particulièrement intéressant  "Inédit"... au coeur de l'hôpital passé le 20 février a permis de suivre le quotidien de plusieurs services hospitaliers et rencontrer celles et ceux qui oeuvrent dans l’ombre.

Vue du CHU 

Un beau documentaire qui ne saurait lui aussi rester dans l’ombre…

lundi 18 février 2013

Les Centres hospitaliers d'Arras, Béthune, Douai et Lens constitués en CHT


La convention constitutive de la Communauté hospitalière de territoire de l'Artois-Douaisis a été signée le 14 février ceci après bien des années de discussions Le projet médical commun est quant à lui encore en cours de réflexion. La CHT couvre ainsi un bassin de vie de 900.000 habitants.
L'ARS Nord-Pas-de-Calais a souhaité lors du point presse donné à cette occasion que le projet de reconstruction du Centre hospitalier de Lens ( siège de la CHT) qui est en bonne voie, se réalise avec un partenariat avec l'Association hospitalière Nord-Artois cliniques (AHNAC) dans un esprit de complémentarité.
La CHT de l'Artois-Douaisis est la cinquième mise en œuvre dans le Nord-Pas-de-Calais, après celles du Valenciennois, Flandre intérieur-Lys, Roubaix-Tourcoing-Wattrelos et Cambrésis. Par ailleurs, la région compte 36 Groupement de coopérations sanitaires (GCS).
La région Nord-Pas-de-Calais ne possède qu'un CHU, celui de Lille., qui pourrait bien être partie prenante dans une CHT.


vendredi 15 février 2013

En Essonne les infirmières sont autorisées à prescrire dans le cadre de la CIPE...

Le Conseil Général de l'Essonne a signé, le 11 février, un protocole qui permet aux médecins de déléguer des actes aux infirmiers et infirmières (IDE), dans le cadre de la Consultation Infirmière de Prévention de l'Essonne (CIPE).

Ces IDE sont maintenant autorisées à prescrire et ceci pour la première fois en France.

Cette autorisation a été délivrée par l'Agence régionale de santé d’Ile de France, après l'avis favorable de la Haute autorité de santé (HAS).
Ce transfert de compétences entre médecins et IDE en matière de prescription vaccinale et de sérologie est à évaluer dans le temps...
Les infirmiers des Centres départementaux de prévention et de santé (CDPS) de l'Essonne assurent déjà des consultations infirmières gratuites de prévention pour les personnes en situation de précarité.

Ainsi selon le communiqué du Conseil Général de l'Essonne : ils peuvent maintenant dans le cadre strict des consultations infirmières de prévention dans ce département, être amenés à effectuer notamment des prescriptions vaccinales... "Ces infirmiers sont désormais aussi autorisés, dans le cadre de ces consultations infirmières de prévention en Essonne (CIPE), à prescrire et à réaliser des vaccins, des dépistages du virus du sida, des hépatites B et C et de la syphilis, et à remettre des sérologies négatives, après interprétation médicale, en lieu et place d’un médecin"... souhaitons que ce travail supplémentaire fera l'objet d'une rétribution à la hauteur des nouvelles compétences...

Fin de vie : l'Ordre des Médecins envisage une assistance médicale dans des cas exceptionnels


 Le Conseil national de l'Ordre des médecins envisage, pour la première fois, qu'un collège médical permette une sédation terminale pour des patients en fin de vie ayant émis des requêtes persistantes, lucides et réitérées dans un texte rendu public ce jeudi.

Invoquant un devoir d'humanité, l'Ordre souhaite que ces cas d'assistance à mourir médicalisée soient réservés à des situations exceptionnelles, comme certaines agonies prolongées ou des douleurs incontrôlables, auxquelles la loi actuelle ne donne pas de réponse.

Sur des requêtes persistantes, lucides et réitérées de la personne, atteinte d'une affection pour laquelle les soins curatifs sont devenus inopérants et les soins palliatifs instaurés, une décision médicale légitime doit être prise devant des situations cliniques exceptionnelles, sous réserve qu'elles soient identifiées comme telles, non pas par un seul praticien mais par une formation collégiale.

L'Ordre évoque à ce sujet un devoir d'humanité sans employer directement le terme d'euthanasie pour décrire cette assistance médicalisée pour mourir.

La loi Leonetti de 2005, encore mal connue, répond au plus grand nombre de situations de fin de vie, souligne-t-il dans ce document intitulé Fin de vie, « Assistance à mourir ».

Cette loi autorise, en fin de vie l'emploi de traitements à doses efficaces pour soulager le patient, avec son accord, quand bien même ces doses seraient susceptibles d'écourter ce qui reste de vie, rappelle l'Ordre.

Toutefois, la loi peut n'offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en oeuvre, restent incontrôlables, note-t-il.

Ces situations, mêmes rares, ne peuvent demeurer sans réponse poursuit l'Ordre en reconnaissant l'existence de situations exceptionnelles, non prises en compte par la loi actuelle.

Une sédation, adaptée, profonde et terminale délivrée dans le respect de la dignité pourrait être envisagée, par devoir d'humanité, par un collège dont il conviendrait de fixer la composition et les modalités de saisine, estime l'Ordre.

Communiqué de l'Ordre des Médecins



(Sources AFP – Ordre des Médecins)

jeudi 14 février 2013

La lutte contre les faux médicaments engage l’OMS …



 La lutte contre le problème grandissant des faux médicaments requiert un renforcement des réglementations de la distribution pharmaceutique aux Etats-Unis et une coopération internationale accrue, conclut mercredi un rapport de l'Institut américain de médecine (IOM).


Aucun pays ne peut à lui seul se protéger contre les risques pour la santé publique représentés par les médicaments illégaux, souvent moins chers, estiment les experts indépendants auteurs du rapport.

Des médicaments falsifiés ou de mauvaise qualité sont une menace grave pour la santé publique car ils sont inefficaces et peuvent provoquer des maladies et des décès, particulièrement dans les pays en développement où ils envahissent régulièrement le marché, souligne Lawrence Gostin, professeur de droit de la santé à l'Université Georgetown à Washington, président de ce groupe de 12 experts.

Etant donnée la nature internationale de la production et du commerce des médicaments, chaque pays a un intérêt et un rôle à jouer pour s'assurer de la haute qualité de ces produits et de la sûreté de leur distribution, note M. Gostin.

Aux Etats-Unis, par exemple, des malades ont été traités avec des faux anti-cancéreux Avastin en 2011 et en 2012. L'Avastin est produit par le laboratoire suisse Roche.

Ces expert lancent un appel à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour promouvoir la collaboration des autorités de réglementation des différents pays, des firmes pharmaceutiques, des distributeurs et de la société civile.

L'OMS devrait mener l'élaboration d'un code des pratiques comprenant des règles de surveillance, de réglementation et de répression, estime le rapport.

Aux Etats-Unis, ces experts, sollicités par l'Agence américaine des médicaments (FDA), recommandent d'établir un système pour traquer le cheminement des médicaments, de la production à la distribution, ainsi qu'un renforcement des réglementations régissant les grossistes des produits pharmaceutiques, le maillon faible.

Le rapport recommande que le Congrès autorise la FDA à établir un numéro unique d'identification des médicaments, évitant l'introduction à certains stades de faux produits.

La mise en place d'un tel système a été retardée en raison de l'insuffisance du budget de la FDA.

Actuellement, la distribution des médicaments aux Etats-Unis est régie par chaque Etat.

La pharmacovigilance on en parle (voir notre post du 5 février) en France comme ailleurs, il faut reconnaître que la situation devient très préoccupante au fur et à mesure que le temps passe de nouveaux scandales font la Une de l'actualité que ce soit aux États Unis d'Amérique, en France ou ailleurs le commerce des médicaments fait certes lui aussi de plus en plus l'objet de contrôles, mais pour "La Vie Hospitalière" partout où il y a possibilité de commercialiser un "produit médicamenteux" il y a aussi  des possibilités de fraudes, le gain étant le seul leitmotiv...on en revient toujours au même problème...avec les mêmes maux...
Des solutions existent encore faut-il s'attaquer aux causes réelles et non à leurs effets.
En ce qui concerne les médicaments il serait utile d'avoir de manière lisible pour tous les consommateurs l'origine certifiée du laboratoire.


 (Source AFP)




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mardi 12 février 2013

Pas facile de vieillir sans fortune



les Allemands âgés sont dans des maisons de retraite en Slovaquie , en République Tchèque et en Slovaquie car Les Allemands exportent leurs retraités en Europe de l’Est et en Asie,c’est ainsi que des retraités allemands sont en Europe de l’Est, faute de pouvoir payer les maisons de retraite en Allemagne. "En 2011, environ 7 140 Allemands vivaient dans des maisons de retraite en Hongrie, 3 000 en République tchèque, et un peu plus de 600 en Slovaquie ;le prix d’une maison de retraite en Allemagne est de 2 900 euros et 3 400 euros par mois .

En Grèce des retraités se suicident, on se souvient de ce retraité qui à l’arrivée de l’huissier venu lui annoncer son expulsion de son appartement se jeta dans le vide EN CRIANT "Comme cela, je ne laisse aucune dette à mes enfants"près d’Athènes En effet les tentatives de suicides et les suicides augment en Grèce du fait de la crise économique .

En Espagne Les séniors sont largement touchés par la crise , Victimes d’escroquerie de la part de l’équivalent espagnol des caisses d’épargne ( CAM ) qui a spéculé avec les économies des retraités et des séniors, ces derniers dont l’argent des économies avait été placé dans des placements très risqués se sont retrouvés ruinés par la bulle spéculative .Rappelons que la plupart de ces séniors victimes sont d’anciens ouvriers .On apprenait en Espagne récemment que deux hommes décédaient : L’un s’était immolé par le feu dans le le sud de l’Espagne. Il s’agissait d’ un homme de 57 ans de Malaga , au chômage avec de gros soucis d’argent et d’ un homme de 63 ans découvert près d’une voiture en feu sous une autoroute dont la police pensait à une tentative de suicide .C’est ainsi que des des retraités retournent chez leurs enfants.

Au Japon des retraités commettent des larcins pour subvenir à leurs besoins.

 En Russies les retraités vendent de petits objets dans les rues par moins 30 .

En france selon une enquête récente relatée par le journal la croix selon l’étude du cabinet KPMG sur le coût des maisons de retraite pour personnes âgées dépendantes, on y apprend qu’une place dans une maison de retraite publique ou de secteur privé sans but lucratif coûte 1900 euros en moyenne par résidant et 2250 euros en région parisienne ;pour une société privé à but lucratif , le coût est encore plus élévé.

Des sommes qui ne peuvent être couvertes par les pensions de retraite sachant que la pension moyenne d’une femme retraitée est de 900 euros et entre 1200 -1400 euros pour un homme mais ce sont les femmes qui occupent en grande partie les maisons de retraite pour personnes dépendantes.De plus en plus de personnes âgées n’ont pas les moyens de payer une maison de retraite ,alors que la prise en charge des personnes âgées devraient être assurée par un service public et non des établissements privés qui font des profits sur le dos des personnes âgées.

Si le vieillissement de la population et le doublement du nombre de personnes âgées de 85 ans et plus (une population fragilisée) constitue un progrès dans une société, cette situation ne doit pas se régler par le transfert vers des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens car la dépendance et l’affaire de tous et doit dépendre d’un grand service public organisé. L’Etat doit s’engager réellement dans le cadre du Plan solidarité grand âge. . Qui peut se payer une maison de retraite ? Selon une enquête récente réalisée par TNS Sofres. 14 % seulement des personnes dépendantes peuvent se payer une maison de retraite dont le prix moyen est de 2 200 euros par mois. En ce qui concerne les familles c’est l’inquiétude car 52 % des familles se disent incapables de payer pour leurs parents.

De plus une enquête récente met en évidence la mauvaise presse des maisons de retraite.

La SOUFFRANCE se banalise chez les personnes âgées.

le journal L'humanité relatait la maltraitance dont sont victimes les personnes âgées dans certaines maisons de retraite. 50 % des personnes âgées hospitalisées et 30 % des résidents des maisons de retraite sont mal nourris. En effet, à la source on trouve une accumulation d’inattentions s’apparentant à des maltraitances : préjugés alimentaires qui conduisent à la prescription de régimes trop sévères, horaires inadaptés (repas parfois servi à 17h30), effet anorexigène de la distribution des médicaments, etc. Des patients handicapés ont des difficultés pour mastiquer, ce qui conduit à un effet buccal déplorable. Des dentistes pourraient pourtant facilement intervenir en amont. Quand on rentre dans la peau d’une personne âgée, « on perd ses repères, S’asseoir dans un fauteuil pour nouer ses chaussures, descendre un escalier, ouvrir une boite de médicament, décapsuler un comprimé, se coiffer, tous ces gestes simples deviennent difficiles voire impossibles. »

Plus de 83% des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77% disent y mettre leurs parents à contrecœur, par un choix contraint. (Mouroirs) et selon Romain Kosellek qui relate dans un de ces articles"La mère de Madame F. est dans un EHPAD (Etablissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) depuis moins de 5 mois. Déjà, elle est amaigrie, affaiblie. Entrée fortement dépendante, ses difficultés d’expression et de compréhension empirent. Depuis peu, elle est devenue incontinente. Elle est victime, comme des milliers de personnes dépendantes (personnes âgées, handicapés, malades mentaux...) de « maltraitance passive » – ou maltraitance ordinaire"

"Madame F. a contacté un journal après que l’assistante de vie qu’elle a embauchée pour prendre soin de sa mère (en complément du personnel de l’établissement) l’a retrouvée par terre baignant dans son urine. La maltraitance passive se décline de diverses manières : brutalité lors des toilettes,faute de temps, hygiène insuffisante, paroles humiliantes, dénutrition liée à l’absence d’aide lors de la prise des repas, infantilisation, ou encore soins forcés."

Martine Lozano
Militante associative



lundi 11 février 2013

Le 5 mars la C.G.T et F.O. appellent à manifester...

Les deux confédérations CGT et FO réaffirment leur opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013.
Cet accord refusé par deux des trois grandes confédérations syndicales organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.
La lutte contre le chômage appelle une rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur préjudiciables à l’emploi en qualité et en quantité.
Le gouvernement annonçant son intention de retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux, la CGT et FO décident d’appeler les salariés à se mobiliser et à exprimer leur désaccord en direction du gouvernement, des députés et des sénateurs.
Les deux confédérations appellent leurs organisations territoriales et professionnelles à créer les conditions de la mobilisation la plus large possible au travers de rassemblements, de manifestations et arrêts de travail dans les régions, départements et localités : le 5 mars prochain.
Cette journée doit exprimer un refus de l’austérité et de la flexibilité ; l’exigence de réponses nouvelles pour les droits sociaux, l’emploi, l’augmentation des salaires et des pensions.

(Communiqué intersyndical et interprofessionnel réalisé le  8 février 2013)


"La Vie Hospitalière" (1) n'entend pas rentrer dans les différends des organisations syndicales qui prétendent pourtant représenter les salariés...( majoritairement)...
Nous reviendrons sur la question bien évidemment.
Notons la participation pour rappel de la C.G.T. et de la C.F.D.T. notamment dans une loi visant à restreindre notamment les droits des petites organisations syndicales...elles est pas belle la représentativité effective du monde du travail ?...
Soyons réalistes...et surtout prenons en mains notre avenir, il faut plus de démocratie (2) et surtout que toutes les grandes questions qui regardent directement les travailleurs, les chômeurs, les retraités...soient effectivement vues par les personnes intéressées afin qu'elles puissent donner leurs avis, tout le reste n'est que mise en scène, tentative de récupération, manipulation, démagogie...

Une question est posée pourtant : Après le 5 mars que feront les organisations syndicales C.G.T. et F.O. ? (3)

Il faut s'engager de manière citoyenne car les hospitaliers sont tout autant concernés, avec le temps,  il est probable que les politiques chercheront à imposer un modèle et comme par hasard ce modèle sera celui qui a fait que de nombreux travailleurs aux U.S.A. n'ont pas eu de retraites (alors qu'ils avaient cotisés) et qu'ils sont aujourd'hui obligés de travailler (quand ils peuvent trouver un emploi...) faute d'avoir une retraite!

(A suivre)

1)  Pour rappel "La Vie Hospitalière" n'est pas une organisation syndicale mais une association sans but lucratif.
2)  Démocratie participative et non oligarchie.
3) Que feront les autres organisations syndicales, et, surtout les travailleurs qui vont se retrouver une fois de plus les "dindons de la farce"?

dimanche 10 février 2013

Mort fœtale à Port-Royal : Les conclusions sont attendues…en mars…



Les premiers éléments de l'enquête menée par l'AP-HP à l'issue du décès d'un fœtus in utero à terme à la maternité Cochin Port-Royal ont attestés "que les effectifs soignants, médicaux et paramédicaux, étaient au complet et que la disponibilité des lits et des salles permettait de recevoir les urgences"...« en revanche l'examen médical  n'a pas conduit à la décision de prendre la patiente en charge en urgence »...  

L'enquête médicale et administrative "exceptionnelle" demandée par la ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine,  ne donnera  ses conclusions que dans le courant du mois de mars… c’est le Professeur Bruno Carbonne (président de la collégiale des gynécologues-obstétriciens et membre de la Commission médicale d'établissement (CME) de l'AP-HP), et, le Docteur Pierre Panel (président du Cercle d'étude des gynécologues-obstétriciens de la région Île-de-France et chef du service de gynécologie-obstétrique du CH de Versailles), avec l’assistance du  Professeur Christian Richard (coordonnateur des risques associés aux soins, membre de la CME), de Madame Catherine Tardy (cadre supérieur de santé, sage-femme à l'hôpital Tenon), de Caroline Pradines  ( cadre supérieur de santé, sage-femme, membre de la CME) et de Madame Marie-Claude Condamine-Paire (Direction de l'inspection et de l'audit)...

Selon l’AP-HP les effectifs étaient au complet et les lits d’urgences disponibles…

Effectivement et heureusement des lits d'urgence sont encore disponibles (en Ile-de-France...) mais  à partir du moment où on banalise des effectifs au minimum, où on accepte un fonctionnement  du type « usine à bébés » avec une charge de travail soutenue il faut s’attendre dans le temps au pire car l’être humain n’est pas un robot et les "clients" (patients) ne sont pas des produits, chaque cas doit être pris en considération avec le temps nécessaire pour l’évaluation de son état... encore faut-il avoir le temps et les lits disponibles dans les services concernés...

Dans un environnement où  le travail s'effectue à flux tendu il y a bien des risques pour  les patients...c'est une vérité...ce qu'il faut pointer de l'index ce sont les  méthodes de « management » de plus en plus discutables,  il y a beaucoup à revoir et de plus en plus.

Un peu plus de ménagement et moins de management! Nous l'avons déjà écrit!...

Il est temps de revenir en arrière et surtout de penser autrement, les bureaucrates devraient mettre un peu plus la main à la pâte et faire des stages dans les services de soins en tant qu’exécutant, peut être auraient-ils une autre vision du monde hospitalier.

Tout ceci ne rendra pas la vie au bébé mort in utero, ce n’est pas le premier, hélas, ce ne sera pas le dernier si l’on continue cette politique de santé basée strictement sur la rentabilité et ce qui est tout autant grave : la productivité  avec 5.000 bébés par an…pourquoi pas 10.000 dans les années à venir avec bien évidemment autant d’effectif, on peut toujours… faire pire. 

Quant aux lits disponibles aux urgences…nous rappelons que 19 lits sont fermés par manque d’effectifs, «  il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut point ouïr ».

Ce ne sont pas les effets mais les causes qui doivent être prises en considération, et, la réouverture des  lits apparaît indiscutablement nécessaire


samedi 9 février 2013

Les 21 et 22 mars à Paris se tiendront les XXI ème Journées de l’Association des Directeurs d’Hôpital

L’Association des Directeurs d’Hôpital (ADH) organise ses XXIème journées au Parc Floral qui seront dédiées aux « Dialogues à l’Hôpital ».
Ce rendez-vous privilégié de la profession s’attache à rendre compte des réalités de terrain rencontrées par les professionnels de santé, à interroger les pratiques et les valeurs managériales des Directeurs d’hôpital, et à donner un écho sociétal aux problématiques hospitalières, au carrefour des préoccupations sociales, politiques et économiques de notre époque.

En 2013, les 21 et 22 mars, les Journées traiteront des « Dialogue(s) à l’Hôpital », articulés autour de trois actes : Etablir, interrompre, et renouer le dialogue.

Pourquoi utiliser le dialogue comme vecteur de performance, comme mobilisateur de ressources, comme facteur de compréhension, d’adhésion, et d’action ?
Comment instaurer un dialogue durable et productif dans un univers où cohabitent des corps de métier très spécialisés chacun doté d’un langage spécifique, et où la culture orale maintient une empreinte forte alors que dans le même temps l’inflation réglementaire et la multiplicité des injonctions verticalisent la parole ? Comment renouer le dialogue entre la majorité silencieuse et la minorité agissante ? Comment favoriser un dialogue social positif et objectif ?
Comment formuler des clés de compréhension communes pour une action collectivement acceptée ? Comment donner du sens au changement face à la cadence frénétique des réformes et dans une situation financière tendue ?
Comment décrypter les jeux d’acteur et incarner la parole institutionnelle ?
Vous l’aurez compris, l’ADH entend aborder la thématique du dialogue dans sa dimension performative : animation d’équipe, prise de décision, projet collectif, performance. A l’heure justement où les établissements traversent des tensions financières et budgétaires sérieuses, terreau fertile de la détresse sociale et organisationnelle, le dialogue a un prix, un coût et de la valeur.
Les débats décrypteront également les espaces ou modes de communication où se nichent l’incantation, le dialogue de sourds, la contre-vérité voire l’absurdité.
Des sessions pratiques animées par des sociologues rompus à la théorie des organisations. Comme chaque année, les journées s’inscriront en phase avec l’action publique et impliqueront notamment les animateurs du « Pacte de confiance » installé par la Ministre des Affaires sociales et de la santé.
Ces trois temps de réflexion mobiliseront des sociologues rompus à l’observation des organisations, universitaires, des personnalités extérieures reconnues de la sphère publique, de la société civile, et à l’étranger et feront la part belle à l’interactivité avec les participants. Et, fidèles à la tradition, les Elèves-directeurs d’hôpital (promotion Henri-Dunant) apporteront un éclairage décalé et singulier sur les problématiques traitées.

(Source ADH)

jeudi 7 février 2013

Euthanasie: Plus de 200 médecins contre la radiation du médecin urgentiste


 Près de 250 médecins ont adressée une lettre ouverte à l'ordre des médecins et au président François Hollande dans laquelle ils réclament la suspension de la radiation visant un urgentiste de Bayonne, Nicolas Bonnemaison, poursuivi pénalement pour sept cas d'euthanasie sur des patients en fin de vie.

Nous sommes profondément choqués par cette sentence et avons souhaité manifester notre indignation, a indiqué à l'AFP le Dr François Bannier, médecin anesthésiste hospitalier à Bayonne, un des premiers signataires de la lettre ouverte avec le Dr Marie-Pierre Kuhn.

 Selon lui, la décision de la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins d'Aquitaine de radier du tableau le Dr Bonnemaison, la plus sévère des cinq sanctions possibles, a paru rapide et brutale alors même que l'affaire est encore en cours d'instruction et couverte par le secret de l'instruction.
 
Par deux fois le Dr Bonnemaison a été jugé coupable, deux fois d'une manière hâtive. Parti en garde à vue au bout de même pas 24 heures sans expertise interne d'ordre médical et là, à nouveau, il y a une sanction extrêmement lourde sans que l'on connaisse le dossier, a-t-elle ajouté.

Le docteur Bonnemaison, a été mis en examen en août 2011 pour empoisonnement de quatre malades en fin de vie, dont le décès aurait pu être précipité par l'administration de certaines substances, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

En janvier 2012, les juges lui ont notifié des poursuites pour trois autres cas.

La lettre co-signée par quinze professeurs deux anciens directeurs d'hôpitaux, un sociologue et plus de 200 médecins de métropole et des Dom-Tom sera mise en ligne sur le site de soutien au Dr Bonnemaison (soutien.nbonnemaison.free.fr), a précisé le Dr Kuhn.

Le Dr Bannier dit espérer que ce jugement soit revu pour une peine plus clémente, voire même la suppression de la radiation à l'occasion de l'appel formulé par les avocats du Dr Bonnemaison qui sera étudié par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins, à Paris.

Cette lettre ouverte s'adresse non seulement au président du Conseil de l'Ordre des médecins, Michel Legmann, mais également à François Hollande et aux ministres de la Santé et des Personnes âgées, Marisol Touraine et Michèle Delaunay.

Les co-signataires pointent que le seul document officiel public depuis le 17 novembre 2011 est le rapport de l'IGAS (Inspection générale des Affaires sociales) et soulignent que dans le délibéré de la décision rendue à aucun moment il n'y est fait référence.

Nous avons trouvé que la justice ordinale avait peu d'éléments pour ordonner un jugement aussi péremptoire, justifie le Dr Bannier, alors que le Dr Bonnemaison et son avocat avaient demandé un sursis à statuer en attendant que la justice pénale tranche.
«C’est un praticien qu’on connaît, il a travaillé 22 ans à l’hôpital. L’urgence est de le soutenir», a estimé de son côté le Dr Kuhn, co-signataire. «Nous ne sommes pas des militants de l’euthanasie», a-t-elle souligné.
Pour la chambre disciplinaire cependant les manquements déontologiques relevés étaient de nature à justifier une peine et compte-tenu de leur gravité et de leur caractère répété, ces manquements justifient la radiation.

Le président de la République a promis un projet de loi sur la fin de vie en juin, après la remise le 18 décembre du rapport de la mission du professeur Didier Sicard, préconisant un geste médical accélérant la survenue de la mort dans certains cas, mais rejetant l'idée d'inscrire l'euthanasie dans la loi.

Selon une étude récente de Nicolas Brouard, directeur de recherches à l'Institut national d'études démographiques (Ined) il y aurait chaque année en France quelque 3.000 cas d'euthanasie.

L'euthanasie n'est pas légale en France, même si la loi Leonetti sur la fin de vie admet qu'on puisse soulager avec des anti-douleur un malade au stade terminal au point d'en abréger la vie.


 (Source AFP - larepubliquedespyrenees.fr



mercredi 6 février 2013

Trois infirmières libérales ont récupéré 1,3 million d'euros en soins fictifs…


Des infirmières du secteur libéral ont été déférées la semaine dernière devant le Parquet de Paris pour des fraudes présumées, notamment des soins fictifs, qui leur auraient permis de récupérer au moins 1.340.000 euros, a annoncé mardi la Préfecture de police (PP).

Elles sont soupçonnées d'escroqueries en bande organisée, vol et exercice illégal de la profession de médecin, au préjudice à ce jour de sept caisses d'assurance maladie et mutuelles.

Les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) ont pu établir que l'une d'elles se faisait rembourser des soins fictifs, non prescrits ou surfacturés à des personnes âgées. Elle n'hésitait pas à subtiliser à ces dernières leur carte Vitale pour établir des facturations à sa guise. Le cumul des soins ainsi déclarés aboutissait à ce que son activité journalière dépasse les 24 heures.

Les investigations menées ont permis également d'établir de nombreux cas de doublons de facturation dont certaines étaient aussi entachées d'irrégularités de cotation, selon la PP.

 Une information judiciaire a été ouverte afin de poursuivre les investigations, notamment en vue d'identifier d'autres victimes, a indiqué la Préfecture de police.

Une des trois infirmières a été mise en examen et placée en détention provisoire pour des fraudes présumées, notamment aux soins fictifs.


( Source AFP )

mardi 5 février 2013

Pharmacovigilance en France : … pas de « dispositif adéquat »…

La ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine, a déclaré lundi sur France Info au sujet de la pharmacovigilance :

" Nous n’avons pas le dispositif adéquat...ll’objectif que je fixe c’est de pouvoir mieux anticiper, mieux informer, mieux prendre en compte les données de pharmacovigilance …


 Il faut s’assurer que les événements qui renvoient à des accidents ou à des effets secondaires problématiques remontent bien aux autorités sanitaires. 
Aujourd’hui nous n’avons pas la certitude que tous les événements à risque remontent en direction des autorités sanitaires" …

Sans plus de commentaire…









lundi 4 février 2013

Une mère perd son bébé in utero à Port-Royal



Une femme a perdu vendredi son bébé, mort in utero,  faute d’avoir été hospitalisée rapidement. En théorie la maternité de Port-Royal à Paris (Groupe Cochin-Port-Royal) où elle devait accoucher n’avait pas de lit disponible dans l’immédiat…elle avait été renvoyée chez elle pour quelque heures pour son rendez-vous,  son cas n’ayant pas un caractère d’urgence à première vue...


Dans cette affaire malheureuse,  la femme avait été dirigée vers les urgences (plusieurs heures après) l'hôpital étant saturé, rappelant aussi que le couple avait demandé une admission dans un autre établissement…en vain…et la femme a du rentrer chez elle...dans la nuit de jeudi à vendredi, le couple est reparti aux urgences, où un médecin ne peut que constater la mort in utero du bébé.

Il n’y avait pas de  chambre de libre pour recevoir cette femme et c’est bien là le premier problème de taille qui apparaît et fait ressortir le fait que la politique menée actuellement de restriction des personnels pour des raisons de coûts entraîne aussi des réductions de moyens par la force des choses (ici fermeture de lits).
Rappelant tout autant que les personnels travaillent en flux tendu de plus en plus alors que l’on parle d’humanisation des hôpitaux (et les personnels dans tout ceci ?...) il y a bien évidemment des arrêts maladies et dans la logique du "marche ou crève" on ne remplace pas les personnels manquants…de là on ferme des lits…c’est tellement facile (mais aussi contre productif…) voire on restructure créant les conditions favorables même à la fermeture de services…

C’est la même chanson partout, la preuve c’est qu’à Port Royal : 19 lits sont fermés par manque de personnel !... Là c’est bien une triste réalité qui démontre l’aspect néfaste de la politique menée depuis des années.

Pour nous  les grands responsables sont aussi de grands coupables…et quelque soit les prétextes invoqués :  si il y avait eu plus de lits ouverts à Port-Royal il est fort probable que le cœur du bébé ne se serait pas arrêté…

Des situations comme celle qui est arrivée ce n’est pas la faute à pas de chance, c’est en partie la faute  à la politique engagée qui vise à rentabiliser les services hospitaliers publics qui sont de plus en plus surchargés et qui ne peuvent plus assurer leurs missions pleinement pour les patients.
Ainsi prendre le temps de parler aux patients c’est déjà devenu une possibilité de plus en plus rare pour les soignants qui sont aujourd’hui en quelque sorte chronométrés dans leurs activités…il faut du chiffre!...Qu'importe les mots... aujourd’hui ces derniers ont été rattrapés par les chiffres, les statistiques, la  rentabilité est devenu l'objectif . 

Il faut revenir à plus de raison, plus d’humanité dans les hôpitaux et tout redeviendra dans l’ordre…avec le temps, car il y a déjà bien des mauvais coups portés au service public hospitalier et bien des soignants supportent très mal les conditions de travail qui leur sont imposées.

Il est évident qu’il faut remettre en service très rapidement les lits fermés, et,  revoir les effectifs à la hausse, car la situation ne pourra perdurer.




samedi 2 février 2013

Hôpital de Jossigny : les personnels en ont assez des conditions de travail !



Les personnels en ont assez de travailler dans les conditions imposées par la direction.

Hier,  une partie du personnel du centre hospitalier se trouvant à Jossigny (Seine-et-Marne) s’est mise en grève, dénonçant le manque de personnel de plus en plus flagrant et inadmissible pour un hôpital qui se trouve dans un bassin de vie de plus de 430.000 personnes.
Plus de 100 agents de tous les services ont engagées des actions revendicatives dénonçant aussi le manque de moyens techniques et la mise en danger des patients

Le stationnement payant a été lui aussi dénoncé, c’est il est vrai absurde et  « La Vie Hospitalière » a invoqué cette orientation grotesque et indigne d’un établissement hospitalier public… quel mauvais exemple que ceci (beaucoup de fonds publics ont été engagés mais servent-ils réellement aux services publics ?)…la question est posée…

Ce centre hospitalier qui devait être un exemple est loin de l’être, le déménagement des services du centre hospitalier de Lagny / Marne (de novembre à janvier) sur le nouvel hôpital de Jossigny laissait penser à de meilleures conditions de travail pour les personnels, une meilleure prise en charge des patients (etc) compte tenu que les locaux sont neufs et théoriquement repensés… or, les personnels sont confrontés à des  dysfonctionnements majeurs, les patients pourraient se retrouver en danger, notamment aux urgences, par manque d’effectifs…

L'entrée des urgences à l'hôpital de Jossigny

 Ce qui n’arrange rien : la privatisation de services comme la radiothérapie, la médecine nucléaire... le  stationnement payant (bénéficiant surtout aux actionnaires de « VINCI Park », c’est scandaleux !)  et pour les usagers encore un « petit moins » : pas de cafétéria, ni  de marchands de journaux …heureusement qu’à quelque centaines de mètres il y a un grand parking gratuit et un très grand centre commercial, les usagers pourront y laisser leurs voitures, se restaurer, faire des emplettes, acheter des journaux  tout en étant très proches à pieds des « services hospitaliers » quant à « VINCI Park » nous serons de ceux qui n’accepteront pas de payer un droit de stationner pour rentrer dans un établissement théoriquement public ! 
De beaux scandales en perspective !...

(A suivre)

vendredi 1 février 2013

Janvier 2013

Posts archivés

jeudi 31 janvier 2013

Les maternités de l'Yonne au beau fixe...


Que ce soit au Centre hospitalier d'Auxerre (1) tout comme celui de Sens, les accouchements sont en hausse.
En 2002 1.567 naissances avaient été enregistrées à Auxerre et 1.107 à Sens, aujourd'hui nous avons pour Auxerre 2.120 naisssances et pour Sens 1.349.

Le Centre hospitalier d'Auxerre

Ces deux hôpitaux pourraient même avoir des résultats très supérieurs en considérant que certaines femmes vont accoucher non pas à Auxerre ou à Sens mais à Troyes ou encore à Montereau, en Seine-et-Marne.(2).
Les deux centres hospitaliers d'Auxerre et de Sens ont bénéficié du report d'activité de la maternité d'Avallon (fermée en 2003) et de la polyclinique Sainte-Marguerite, d'Auxerre qui a fermé en 2004.




1) GSS du Sud de l'Yonne et du Haut Nivernais (regroupant les hôpitaux d'Auxerre, de Tonnerre, d'Avallon et de Clamecy).
2) Toutefois toutes les naissances sont prises en considération dans le cacul du taux de fécondité du département de l'Yonne (89).

mercredi 30 janvier 2013

L'ARS Basse-Normandie ne renouvelle pas l'autorisation de la maternité du Centre hospitalier de Vire


C'en est fini de la maternité de Vire. C'est la décision prise mardi 29 janvier par Pierre-Jean Lancry, directeur de l'Agence régionale de santé (ARS). Une décision motivée, selon lui, par deux raisons essentielles : le manque de médecins gynécologues à l'hôpital et l'instabilité de l'équipe médicale. "J'avais émis un avis plutôt favorable à la réouverture le 11 janvier et le lendemain, j'apprenais que le Docteur Abou-Kassem évoquait une possible démission. C'est trop de risques. Et c'est sans compter les nombreux incidents survenus depuis plusieurs mois. La situation est trop grave. Je ne peux pas autoriser la réouverture", a indiqué le directeur de l'ARS.
A la place de la maternité, sera créé, "dans un temps très court", un centre périnatal de proximité. Pierre-Jean Lancry a toutefois évoqué la possibilité, pour l'hôpital, de présenter un nouveau dossier au printemps. Si les conditions sont de nouveau favorables, il sera alors possible de réouvrir."

dimanche 27 janvier 2013

Au CHU de Grenoble-La Tronche, les médecins des urgences menacent de démissionner


Vendredi dernier, les médecins urgentistes du CHU de Grenoble ont adressé une lettre ouverte à leur hiérarchie. Ils y réclament des moyens supplémentaires.


Les médecins des urgences du CHU de Grenoble-La Tronche menacent la direction de démissionner si les conditions d'accueil des patients ne sont pas améliorées, dénonçant "un manque flagrant de moyens" pour assurer la sécurité des malades.

Si rien n’est fait d’ici un mois, ils menacent de partir. Ils ont été reçus samedi par la direction.
"Stop à une maltraitance institutionnelle organisée", ont écrit les médecins urgentistes du CHU grenoblois. Selon le Docteur Clara Candille, "la nuit, il n'y a qu'un seul médecin urgentiste qui doit s'occuper parfois d'une quarantaine de patients. Certains malades patientent jusqu'à 48h sur des brancards faute de lits alors qu'ils ne sont pas censés rester plus de six heures au service des urgences, sans compter les plateaux repas qui doivent alors être rationnés".

"La dignité et la sécurité des malades est en jeu", ajoute le Docteur Candille qui raconte "avoir eu peur pour la santé de ses patients, en particulier des personnes âgées plus nombreuses en hiver, qui ont dû patienter de longues heures dans les couloirs".
"L'équipe médicale est épuisée. On n'en peut plus", préviennent les urgentistes, qui demandent un poste de médecin supplémentaire ainsi que l'emploi de personnes s'occupant du travail administratif pour placer les malades dans les différents services et l'ouverture de lits destinés aux patients des urgences. Si leurs revendications ne sont pas écoutées d’ici un mois, les médecins menacent de démissionner collectivement.
Une nouvelle réunion doit avoir lieu mercredi. Les urgentistes sont soutenus par le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs Elargi (SNPHAR-E).




jeudi 24 janvier 2013

L'épidémie de grippe a fait 15 morts depuis novembre...



L'épidémie de grippe continue à s'étendre mais ne présente pas de gravité particulière, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS) qui fait cependant état de 15 décès depuis le mois de novembre.

Dans un bulletin publié mercredi, l'InVS précise que depuis la reprise de la surveillance le 1er novembre dernier, 129 cas graves, dont 15 décès, lui ont été signalés.

La majorité de ces 129 cas admis en réanimation concerne des adultes, avec facteur de risque, infectés par des virus de type A. Seuls 8 d'entre eux avaient été vaccinés.

Sur les 15 personnes décédées (âgées de 3 à 84 ans), 11 présentaient un facteur de risque et 13 avaient été infectées par un virus de type A, précise l'InVS qui souligne que l'épidémie ne présente pas de gravité particulière jusqu'à présent, avec un taux de décès inférieur à celui observé lors des saisons précédentes.

Selon le réseau Grog (Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe), la grippe a été responsable d'environ 560.000 recours aux médecins généralistes et pédiatres la semaine dernière, soit 20.000 de plus que la semaine précédente.

 Le réseau relève également que l'augmentation des consultations pour infection respiratoire aiguë ou grippe concerne surtout les enfants et que les trois virus A(H1N1) pdm09, A(H3N2) et B continuent de circuler sans dominance nette de l'un ou de l'autre (1).

Le niveau d'activité des syndromes grippaux devrait continuer d'augmenter cette semaine, estime pour sa part le réseau Sentinelles-Inserm qui ne prend en compte que les grippes avec fièvre d'apparition soudaine dépassant 39 degrés, accompagnées de signes respiratoires et de courbatures, et vues en médecine générale.

Il précise que sur la base de ces critères, 841.6000 personnes auraient consulté un médecin en 5 semaines d'épidémie.

Les régions les plus touchées par la grippe la semaine dernière, selon le réseau Sentinelles, étaient les régions Rhône-Alpes (666 pour 100.000 habitants), Nord-Pas-de-Calais (660), Limousin (592), Auvergne (450), Provence-Côte d'Azur ((427), Champagne-Ardenne (418), Alsace (413) et Centre (312).

Par ailleurs, l'épidémie de gastro se poursuit pour la 4e semaine consécutive, avec un total de 902.000 personnes qui auraient consulté un médecin depuis le début de l'épidémie, note le réseau Sentinelles.

Mais la décrue épidémique semble avoir débuté ajoute-t-il.

Les régions les plus touchées la semaine dernière étaient le Limousin (740 cas pour 100.000 habitants), la Lorraine (462), le Nord-Pas-de-Calais (456) et l'Auvergne (414).

Enfin, l'épidémie de bronchiolite à VRS (Virus Respiratoire Syncytial), le principal responsable de l'épidémie de bronchiolite du nourrisson, qui avait connu un pic en décembre, poursuit sa décrue en France métropolitaine, selon le réseau Grog.

1)  Notes de « La Vie Hospitalière » : Pour la grippe A (celle qui avait tant fait couler d'encre) aucun cas humain pas plus que de foyers aviaires (H5N1) selon le bulletin international de l’Invs n° 383...on est loin de la pandémie qui devait frapper le genre humain...et bien des contradictions existent dans l'information...

 

Sources AFP - Invs