"La Vie Hospitalière"

vendredi 8 mars 2019

Vies de médecin Pr Isabelle Arnulf : la gardienne de vos rêves


Longtemps la neurologue Isabelle Arnulf s'est couchée de (plutôt) bonne heure. " J’aime le monde de la nuit, mais je ne suis pas du soir ", concède cette « petite » rêveuse qui ausculte les songes des autres. 
Depuis 2008, la spécialiste des pathologies du sommeil dirige une unité dédiée à la Pitié-Salpêtrière, à la fois service de soins et centre de recherche. Chaque année, près de 8.000 patients y sont hospitalisés pour des troubles nocturnes, de la narcolepsie au syndrome de Kleine-Levin
Un continent encore largement méconnu à explorer.

Source : Le Quotidien du Médecin


"Sacrifier sa vie familiale pour réussir professionnellement" : à l'hôpital, le dilemme des femmes médecins


À la veille de la journée internationale des droits des femmes, une étude dresse un tableau peu reluisant des conditions des femmes médecins. Entre horaires à rallonge et réflexions de leurs supérieurs, elles se retrouvent souvent confrontées à un choix entre leur travail et leur vie de famille.
À la veille de la journée internationale des droits des femmes, c'est un constat alarmant que dresse cette étude, réalisée par l'intersyndicale APH (Action Praticiens Hôpital) et les Jeunes Médecins. Basée sur les réponses de 3.150 praticiens de l'hôpital public, elle s'intéresse à la féminisation du secteur et aux difficultés rencontrées par les professionnelles de santé. 
Le 31 décembre, on souhaite "la bonne année, et surtout pas d'enfant"
À 33 ans, Linda est anesthésiste-réanimatrice dans un grand hôpital public. Maman depuis 2017, elle se souvient de son entretien d'embauche, pour un CDD de deux ans : "J'ai eu droit à la phrase-type : évidemment, pendant ces deux ans, pas d'enfant.'" À l'époque, elle acquiesce, préférant de toutes façons privilégier sa carrière. Sauf qu'un an et demi plus tard, les choses changent et Linda tombe enceinte. "Ce qui est drôle, c'est qu'au réveillon, on m'a souhaité 'la bonne année, et surtout pas d'enfant..." 
"Il y a eu de petites réflexions, de l'incompréhension. Pas grand-chose, mais quand on a déjà de la culpabilité inscrite en nous, ça joue sur le moral." ( Linda)
La jeune femme, qui avait pour habitude de finir "à 21 heures 30 - 22 heures quasi-quotidiennement", décide de lever le pied pendant sa grossesse et de débaucher vers 19 heures 30 - 20 heures. "Et ça a été vécu comme un désinvestissement de la part de mes chefs. Ils n'ont pas apprécié." Autre exemple : "Pendant une visite de trois heures, où il fallait rester debout, je m'asseyais. Et ça perturbait énormément mes supérieurs. Ils auraient préféré une femme qui subit, et qui souffre en silence."
"La moitié des femmes médecins travaille plus de 50 heures par semaine"
Le cas de Linda est très loin d'être isolé, confirme Nicole Smolsky, anesthésiste-réanimatrice aux Hospices civils de Lyon et présidente d'honneur du syndicat APH. "Il y a de plus en plus de jeunes femmes médecins, mais cela n'a pas été anticipé ni organisé. 56% des femmes travaillent plus de 50 heures par semaine, les jeunes femmes font au moins une astreinte ou une garde par semaine."
"C'est forcément difficile de mener cela de front avec le fait de s'occuper de ses enfants, donc on arrive à une autocensure de certaines femmes qui se disent que pour arriver à avoir une carrière professionnelle, il faut sacrifier sa vie familiale." (Nicole Smolsky)
D'après les résultats de l'étude, près de la moitié (47%) des praticiennes de moins de 45 ans ressentent des discriminations professionnelles liées à leur sexe. Elles sont sept sur dix à penser que leur carrière aurait été différente si elles avaient été des hommes. En outre, une femme sur trois considère que la grossesse a pénalisé leur carrière. 
Les statistiques traduisent des difficultés profondes chez les femmes médecins
La pression professionnelle peut avoir des répercussions réelles sur la santé des praticiennes. Actuellement, il est possible d'arrêter les gardes de nuit à partir de trois mois de grossesse. Or, six femmes sur dix ne prennent pas ce congé. "Les gardes représentent une large partie du salaire, et certaines ne peuvent pas s'en passer", explique Nicole Smolsky.
La liste des points noirs ne s'arrête pas là. 62% des femmes médecins décrivent un état d'épuisement chronique, contre 46% chez les hommes. De même, seule une femme sur cinq a posé un arrêt de travail en 2018, mais 58% ont été malades... sans s'arrêter pour autant, que ce soit à cause de leur charge de travail ou des répercussions sur leurs collègues.
Changer les mentalités au sein de l'hôpital public
L'intersyndicale APH et Jeunes Médecins compte désormais faire remonter les conclusions de son étude au niveau ministériel, et espère des retombées rapides sur des actions concrètes. 
Parmi les pistes d'amélioration évoquées : la création d'espaces pour les mères qui souhaitent allaiter sur leur lieu de travail, l'accès aux crèches hospitalières (aujourd'hui réservées en priorité aux aides-soignants et infirmiers) "qui sont les seules adaptées aux horaires des médecins" ou encore la mise en place de plateformes pour signaler les discriminations et le harcèlement. "Tout cela doit permettre de vaincre l'omerta autour de ces problèmes qu'on rencontre dans les hôpitaux", conclut Nicole Smolsky.
Article de Lisa GUYENNE
Source France Inter

jeudi 7 mars 2019

« Place de l'emploi public » : un site internet unique pour consulter les offres d'emploi de toute la Fonction publique


Fonctionnaire de l'État, agent hospitalier ou territorial, vous voulez changer d'emploi ? Savez-vous que, depuis le 22 février 2019, le nouveau site internet « Place de l'emploi public » vous permet d'accéder aux offres d'emploi concernant les trois versants de la fonction publique (État, hospitalière et territoriale) ?
Le site www.place-emploi-public.gouv.fr qui propose dès à présent plus de 5.000 offres d'emploi donne la possibilité aux agents d'effectuer leur recherche :
Par fonction publique (État, hospitalière, territoriale).
Par domaine (achat, administration générale, affaires juridiques, affaires sociales et santé...).
Par catégorie (encadrement supérieur, A, B, C).
Par localisation.
Par organisme de rattachement.
Par nature de l'emploi (emplois ouverts aux fonctionnaires et/ou aux contractuels, emplois ouverts aux contractuels...).

Salon international Santé et Innovation de la Fédération Hospitalière de France


« Créer, innover, transformer : la santé en (r)évolution »
Professionnels, usagers, partenaires en mouvement.

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(Liste non exhaustive)

Les Agoras sont des espaces ouverts sur lesquels les exposants ont l’opportunité de présenter des réalisations concrètes et significatives de l’utilisation de leurs solutions et/ou services au sein des établissements de santé au travers de retours d’expérience.

Parmi les 5 Agoras, retrouvez :

L’Agoras HIT
# Libérer le Dim des contraintes des transmissions de données (ATIH)
# Approches mutualisées pour les SI de Santé : L’obligation d’être ambitieux (Bee Consulting)
# Menaces Informatiques et pratiques de la sécurité dans les établissements de santé, Etude MIPS 2018 du CLUSIF (CLUSIF)

L’Agora E-santé 
# Accompagner les hôpitaux dans leur digitalisation pour la sécurité des patients (GS1 France)
# Conditions pour l'utilisation d'applications cliniques mobiles pour les hôpitaux, leurs avantages et les risques (Imito)
# Retour d’expériences réussies sur des interfaçages en milieu hospitalier et des accompagnements de la transition numérique (Pandalab)
# Sécurisation, visibilité du stock instantanée et traçabilité des implants dans le bloc opératoire – Armoire connectée et RFID (Promedeo)

L’Agora Manager
# Actualités du Développement Professionnel Continu (DPC) (Agence Nationale du DPC)
# Embarquez dans le GHT de demain (Mazars France)
# Situation financière des hôpitaux et impact sur la performance achat (UGAP)
# Organiser les parcours de territoires – Construire la trajectoire de changement (Weliom)

L’Agora Patient / Résident
# L’aquariothérapie marine (Aqualoc)
# Quand la musique remplace le médicament (Music Care)
# Soft-tech et thérapies digitales pour la prise en soin au quotidien des troubles cognitifs (Ullo)

L’Agora Construction / Ingénierie
# Conception des zones à risques, des environnements maîtrisés (Aspec)
# ’expérience client : Armoire sécurisée Omnicell (Omnicell)


Le Salon international Santé et Innovation de la Fédération Hospitalière de France se tiendra du 21 au 23 mai 2019 à Paris (Porte de Versailles).



mercredi 6 mars 2019

Professeure, docteure, médecienne...les noms des métiers doivent-ils être féminisés?


Le jeudi 28 février 2019, l’Académie française a adopté à une large majorité un rapport sur la féminisation des noms de métiers et de fonctions,  présenté par une commission d'étude comprenant quatre de ses membres.

Dans ce rapport on peut lire : " Si la féminisation des noms de fonctions, de titres et de grades fait apparaître des contraintes internes à la langue française qu'il n'est pas possible d'ignorer, il n'existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions." (...)...

Nous allons probablement vers une utilisation insidieuse de l'écriture inclusive (on commence par la féminisation des noms de métiers et puis c'est ensuite la dérive dans le temps) (1)
Que de problèmes ceci posera en terme de présentation de texte intelligible et du lien distendu avec le français parlé... bon courage aux usagèr·e·(2) et surtout profanateurs, et, profanatrices de la langue française !

Pour "La Vie Hospitalière" nous éviterons des commentaires prématurés et quelque peu incendiaires, autrement nous devrons faire appel à une équipe de pompières, le temps des Shadoks n'est pas révolu, bien au contraire, ils pompent, ils pompent, et, donc tout simplement : " ils sont ..." 





Le Quotidien du Médecin s'adressant à ses collègues et lecteurs à ce sujet écrit : ..." ils se gardent bien "d'édicter des règles de féminisation des noms de métiers". " L'usage indiquera les limites dans lesquelles peuvent être envisagées les formes que prendra cette adaptation." 




1) Dite forme d'écriture abandonnée par le Canada depuis 40 ans quand même !
2) Si il est utilisé : Les usagèr·e·s de l'hôpital (pour exemple) c'est plus que ridicule, respectons déjà le mot "usager" qui n'a pas d'accent sur le "e" pour commencer, quant à la traduction d'un texte écrit en écriture inclusive dans une langue étrangère ça doit donner de bons résultats, de quoi en rire plus qu'en pleurer, mais il y aura aussi de quoi pleurer de rire !
Quoiqu'il en soit préférons "les usagers et usagères de l'hôpital " c'est déjà plus correct et surtout compréhensible, mais la communication pour certains et certaines apparaît quand même d'un niveau très médiocre, pas étonnant que certains groupes, que certaines organisations ne font plus recettes, la plupart parlent de démocratie, ils sont incapables par leurs actions de respecter les bases mêmes de la démocratie, ils et elles imposent des textes franchement illisibles c'est vraiment du grand n'importe quoi !
Il nous reste plus qu'à nous positionner et nous exprimer contre certaines inepties, la langue française est une belle langue il faut la respecter c'est ce que nous faisons, et continuerons de faire que ceci plaise ou non.

mardi 5 mars 2019

Grève dans les hôpitaux publics de Tours le 8 mars


L’avenir s’annonce difficile pour la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics de Tours. Pour les agents, la diminution des équipes de suppléance et les suppressions de postes entraînent une dégradation grave des conditions de travail et d’accueil du public. 
La direction du CHRU de Tours informe qu’il n’y aura plus de mensualités de remplacements et aussi une diminution des équipes de suppléance ainsi que la suppression de postes dans tous les secteurs. 
Ces mensualités tendent à disparaître au sein du CHU... Ce qui engendre des difficultés de fonctionnement sur l’ensemble de l’hôpital à tous les niveaux. Cette politique de restriction budgétaire (2,5 millions d’euros d’économie sur la masse salariale non médicale) amplifie les difficultés dans l’ensemble des services.
Les hospitaliers subissent donc de plein fouet cette politique de restructuration des services, le sous-effectif récurent, le non-respect des repos hebdomadaires et le non-respect de la vie privée aggravant ainsi leurs conditions de travail et détériorant de fait la prise en charge globale des patients.
L' appel à la grève, du 8 mars (1), porte donc sur les revendications suivantes :
- Respect du droit aux congés annuels.
- 3 semaines l’été en respectant les vœux de l'ensemble des personnels.
- Les petites semaines avec le week-end avant et après.
- Non à la modification de gestion de l’équipe de suppléance centrale.
- Renforcement des équipes de remplacement.
- Non aux suppressions de postes (contractuels et titulaires).
- Amélioration des conditions de travail des agents.
- Amélioration de la prise en charge des patients.

1) Sur l’ensemble des sites (Bretonneau, Trousseau, Clocheville, Ermitage, dès 14 heures 30.






Note de "La Vie Hospitalière" : les communiqués qui seront rédigés en empruntant l'écriture inclusive seront systématiquement rejetés.
Il est grand temps de respecter la langue française, Simone de Beauvoir (qui nous a soutenue dans une action en 1979) doit, où elle est, être révoltée de ces incohérences qui font que les textes deviennent très vite difficiles à lire, et, donc, bien évidemment,  à comprendre.

Michel Audiard ne s'était pas trompé car effectivement : "... C'est même à ça qu'on les reconnaît. "
Que de difficultés supplémentaires pour nos jeunes enfants, à l'école, aussi ! ...



Pour rappel le Premier ministre Edouard Philippe par une circulaire transmise à chaque membre du gouvernement a proscrit officiellement l’utilisation de l’écriture inclusive "notamment pour des raisons d’intelligibilité et de clarté de la norme".
Quand il est écrit : "les agent·e·s et les agents" ceci est purement ridicule, il est préférable alors d'écrire : "les personnels", que de complications qui font perdre en plus toute la bonne compréhension d'un texte, mais là encore,  de plus en plus les textes comportant des mots inclusifs sont pleins de fautes. Pour certains il est grand temps qu'ils et elles revoient leurs copies.
Pour notre part dès qu'un tract, ou un article, comporte des mots inclusifs nous cessons toute lecture et sa destination se trouve  être tout simplement :  la corbeille à papier.


lundi 4 mars 2019

Die : Marche Blanche du 2 mars 2019


Aimé est parti in utero et Lou est arrivée au bord de la RD 93 : les parents indignés, avec le soutien du Collectif de défense de l’hôpital de Die, ont organisée une marche blanche, le 2 mars.



Une vidéo a été réalisée dans le cadre de cette marche blanche.



"La Vie Hospitalière" vous conseille de consulter le blog du Collectif de défense de l'hôpital de Die, il démontre l'irresponsabilité de ceux qui ne pensent qu'avec des chiffres, et qui ont  que faire de la vie de citoyens et citoyennes et pire de leurs enfants !
C'est une honte que d'amener notre service public hospitalier à la ruine (notamment en réduisant ses moyens), c'est tout autant une honte que de vendre le patrimoine hospitalier (dans un second temps...) pour les seuls bénéfices d'affairistes de l'immobilier. 
Pendant ce temps, là, la misère s'installe durablement dans certaines régions, des personnes ne peuvent plus réellement bénéficier de soins dispensés normalement par les établissements publics.


Si la santé a un coût, la vie elle n'a pas de prix !




dimanche 3 mars 2019

J'ai 35 ans et je suis en burn-out, le S.O.S d'un médecin en détresse


Qu’est-ce qu’être médecin généraliste en 2019 ? 
Le Dr Madeleine Lhote répond à cette question dans un long témoignage qu’elle a fait parvenir au « Quotidien ». 
Cette jeune généraliste de 35 ans, mère de deux enfants, installée dans le 19 ème arrondissement de Paris depuis 2014 dans une maison de santé qu’elle a créée, décrit avec beaucoup de sincérité les conditions de travail qui sont aujourd’hui les siennes… Et qui l’ont conduit au burn-out (1) au début du mois de janvier.
Stress, pression des patients, lourdeurs du système de soins, le médecin a fini par craquer. Elle s’est effondrée en larmes durant une consultation, après avoir appris le décès d’un patient. " J’étais arrivée à un point où je n’arrivais plus à écouter, à aider, à diagnostiquer ", confie le Dr Lhote.
Le texte, qu’elle partage aujourd’hui, lui a permis de " verbaliser ce qui ne va pas " et d’avancer dans la guérison. C’est aussi un cri d’alarme lancé aux autorités publiques et aux patients face à un système de soins " sur le point de s’effondrer ".
Le « silence assourdissant des autorités »
"Je ne compte plus les collègues qui ont craqué ou qui sont sur le point de craquer. À l’hôpital, c’est pareil, les spécialistes sont débordés, on manque de personnel soignant. On tient parce qu’il faut tenir, mais à quel prix !",  s’inquiète le Dr Lhote. "Face à cette situation, on a quand même un silence assourdissant des autorités qui semblent ne pas prendre la mesure des problèmes et qui ne nous écoutent pas."
Le médecin appelle également les patients à une prise de conscience. " On n’est pas des prestataires de services. Il faut qu’ils soient raisonnables ", explique la jeune femme qui énumère les demandes abusives des malades et leur comportement parfois véhément et agressif.
Comment voit-elle son avenir ? 
"Pour l’instant, je me soigne. J’ai la chance de pouvoir le faire. Ce qui est sûr, c’est qu’il faudra que je change ma façon de travailler, que j’apprenne à dire non, à fixer des limites aux patients et à mettre de la distance ", répond la généraliste.
Article de Stéphane Long
Le Quotidien du Médecin

1) NWM : Le burn-out appelé syndrôme d'épuisement professionnel (SEP) est insidieux, il mène à une dépersonnalisation, voire une déshumanisation de la personne. Dans les cas graves le suicide semble être la seule solution qu'ont les victimes, face à des situations difficiles à gérer psychologiquement parlant. 
Bien des personnels de la santé subissent des atteintes, liées principalement à leur travail, ayant des conséquences sur leur santé, le syndrôme d'épuisement professionnel est l'une des causes d'arrêts de travail des personnels quand des problèmes d'ordre psychologique, qui peuvent devenir insurmontables, interviennent notamment et qu'alors le travail devient de plus en plus difficile à réaliser. Les conditions de travail, il est vrai, sont de plus en plus difficiles et là il y a un réel problème de santé...loin d'être négligeable et dont la responsabilité entière, dans un sens, en revient à la ministre de la Santé, tout simplement par la politique engagée...

samedi 2 mars 2019

Le vaccin BCG ne sera plus obligatoire pour les professionnels de santé et les étudiants


Un décret paru au Journal officiel vendredi 1er mars suspend cette obligation vaccinale à compter du 1er avril prochain, conformément à l'avis du Haut Conseil de santé publique et de la HAS.
Dans un avis rendu le 10 mars 2017, le Haut Conseil de santé publique recommandait la levée de l'obligation de vaccination par le BCG pour les étudiants des carrières sanitaires et sociales ainsi que pour les professionnels du secteur. "Nous disposons d’un vaccin modérément efficace dans la prévention de l’infection tuberculeuse des soignants, et d’une population désormais peu exposée", relevait le HCSP, saisi de la question par la direction générale de la Santé suite à la levée de l'obligation vaccinale pour la population générale en 2007. Un avis confirmé par la HAS en novembre 2018.
Outre la France, seul Malte recommandait encore la vaccination BCG aux professionnels de santé, soulignait le HCSP, notant une "baisse constante depuis 30 ans" de l'incidence de la tuberculose dans la population générale, ainsi qu'une amélioration des mesures de prévention de la transmission (isolement et traitement précoce, ventilation des locaux, port de masques de protection respiratoire adapté, postes de sécurité microbiologique en laboratoire…). Entre 2012 et 2015, le nombre de cas annuels déclarés chez les professionnels a oscillé entre 98 et 126.
Dans un contexte de pénurie du vaccin en France, le décret daté du 27 février 2019 (paru au Journal officiel le vendredi 1 er mars) acte la suspension de l'obligation vaccinale au 1er avril pour tous les étudiants des secteurs sanitaire et social, ainsi que pour les professionnels des établissements de santé, des Ehpad, des services de PMI, des centres de santé, des laboratoires ou encore des établissements pénitentiaires.

Source Egora

CHU de Bordeaux : Journées sur les maladies rares les 7 et 8 mars 2019


Ces journées se dérouleront à l'hôpital Xavier Arnozan à Pessac. Lieu : Amphithéâtre de l'institut des Métiers de la santé (IFSI).

7 mars 2019
Journée Maladies rares et proximité

L'ARS Nouvelle-Aquitaine organise, en collaboration avec le CHU de Bordeaux, les filières de santé maladies rares et les associations de patients, une journée régionale sur le thème « Maladies rares et proximité », qui se déroulera le jeudi 7 mars 2019 de 9 heures 30 à 17 heures 15 à l'amphithéâtre de l'Institut des Métiers de la Santé/Hôpital Xavier ARNOZAN à PESSAC.
Cette journée a pour objectifs de sensibiliser à la question des maladies rares et de leur prise en charge en proximité, et d'apporter des informations utiles aux professionnels et aux patients. Des initiatives régionales visant à améliorer leur parcours y seront présentées.

8 MARS 2019
Journée sur les maladies rares : de la recherche aux traitements

Le CHU de Bordeaux et la Fondation maladies rares proposent une journée dédiée à la recherche :
Le vendredi 8 mars 2019 de 9 heures à 17 heures à l'amphithéâtre de l'Institut des Métiers de la Santé/Hôpital Xavier ARNOZAN à PESSAC.

Cette journée comporte 4 sessions :
- Session 1 : Importance de l'étude de l'histoire naturelle dans les maladies rares.
- Session 2 : Décrypter la physiopathologie des maladies rares.
- Session 3 : Développement d'essais thérapeutiques dans les maladies rares.
- Session 4 : Valorisation des banques de données et registres dans les maladies rares.



8 mars 2019 : “Journée Internationale des Femmes”




La “Journée Internationale des Femmes” trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XX ème siècle, pour de meilleures conditions de travail et pour avoir le droit de voter au même titre que les hommes.

L’ONU Femmes, qui définit une thématique différente chaque année pour le 8 mars, exhorte en 2019 les groupes associatifs et autres à " Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement "





Et, au niveau national, dans la Fonction publique (qui se doit d'être exemplaire...) où en sommes-nous en ce qui concerne l'égalité effective entre les hommes et les femmes ?  

Rappelons que la suppression des inégalités salariales doit s'avérer être une «priorité», pour les employeurs qui doivent y apporter une attention particulière, et, tout autant que l’évolution des carrières des agents.  
Marylise Lebranchu (1) avait dit en son temps : «Les congés liés à la maternité, à la famille ou à l’état de santé des agents ne sauraient limiter les possibilités d’avancement ».
Effectivement un  agent susceptible de prendre un congé parental ou une disponibilité pour élever son enfant « doit pouvoir appréhender l’incidence de sa décision sur les modalités de son retour, sa carrière, sa rémunération, ainsi que sur le montant de sa pension » mais il appartient d'informer les agents sur l'impact  de tel ou tel choix.  

Pourtant, que l'agent soit une femme ou un homme ne change rien il y a des missions à accomplir dans des conditions acceptables pour tous, sur un terrain égalitaire, ce qui devient de plus en plus à considérer très sérieusement...

Pour "La Vie Hospitalière" il est clair qu'il faut moins de management et plus de ménagement des personnels nous ne l'écrirons jamais assez,  car nous n'avons pas l'impression d'avancer très clairement sur ce point, la situation semble même de pire en pire, les conditions de travail sont épuisantes, les réductions de personnels aggravent dans les services les difficultés et c'est peu écrire...
L'égalité entre les hommes et les femmes ne doit pas se satisfaire d'avancements dans le cadre des commissions paritaires (par exemple) mais bien plus encore par l'augmentation égalitaire des salaires compte tenu de la charge de travail et des responsabilités.
Certes n'oublions pas le protocole d'accord relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, il est applicable à l'ensemble des employeurs publics et ceci bien évidemment dans les trois versants de la fonction publique, mais ce protocole a été signé par l'ensemble des organisations syndicales et les employeurs publics le 8 mars 2013 (il y aura 6 ans le 8 mars 2019), dont sa circulaire du 8 juillet 2013 relative à la mise en oeuvre du protocole du 8 mars 2013.
(Rappelons aussi la loi du 6 août 2012, et relative au délit de harcèlement sexuel, car là aussi il y a beaucoup à écrire...).

Il serait temps toutefois d'avoir une attitude très fortement éloignée du management à l'américaine (quel exemple en plus ?), là où les seuls impératifs sont liés aux profits de toutes situations, quant au libéralisme anglo-saxon il ne saurait pas plus être un exemple, pourtant dans certains textes il se trouve être pris en tant que tel ?... 
Que d'interrogations, et que d'orientations paradoxales quelquefois ?...
Ceci écrit, pour nous, et, en conclusion, la journée des femmes c'est chaque jour de l'année, qu'on se le dise.

(A suivre)


1) Qui a été ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique et ministre de la Justice, donc elle ne peut ignorer que les  circulaires  ne sont que de simples directives... 




vendredi 1 mars 2019

Journée PORTES OUVERTES à l'Ecole de Sage-Femmes


Le Samedi 9 mars, l'Ecole de Sage-Femmes des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg organise une journée « Portes Ouvertes » pour présenter les études et la profession de sage-femme.


CMCO  
19 rue Louis Pasteur 
67300 SCHILTIGHEIM 
( de 10 heures 30 à 16 heures)

mercredi 27 février 2019

Tarifs hospitaliers 2019 : hausse « historique » de 0,5 %, grand soulagement des établissements


Les arbitrages de la campagne tarifaire 2019 à l'hôpital sont tombés un peu plus tôt que prévu. Pour la première fois depuis dix ans, les tarifs des actes et séjours hospitaliers vont augmenter a annoncé ce mardi matin Agnès Buzyn au micro de « RTL ».
Ce matin chez @EliMartichoux j'ai annoncé l'augmentation des tarifs hospitaliers pour la première fois depuis 10 ans. + 0.5 % soit 250 millions d'euros de plus pour soutenir les professionnels de santé dans la transformation. Un apport historique pour nos établissements !
— Agnès Buzyn (@agnesbuzyn) 25 février 2019  23:15 

« Les tarifs seront en hausse de 0,5 %, cela va aboutir à 250 millions d'euros supplémentaires pour l'activité de médecine, chirurgie et obstétrique et 100 millions supplémentaires sur la psychiatrie », s'est félicitée la ministre de la Santé qui a qualifié cette décision d'« historique ».
« Au total cette année, l'hôpital verra son budget passer de 80 à 82 milliards d'euros », a indiqué Mme Buzyn.
Les fédérations réclamaient davantage
Dans un communiqué publié dans la foulée de cette annonce, le ministère détaille l'évolution des tarifs 2019 pour chaque secteur.
En réalité, c'est l'« enveloppe » globale de financement des établissements MCO, incluant les tarifs mais aussi le financement à la qualité et la forfaitisation du paiement de certaines pathologies chroniques, qui progressera de 0,5 %. 
Pour ces établissements de court séjour, les tarifs eux-mêmes augmentent seulement de 0,2 %, tenant compte de l'évolution modérée de l'activité hospitalière, précise Ségur. Ce coup de pouce est bien inférieur au « 1 % minimum » qui était réclamé par les quatre fédérations hospitalières des secteurs publics et privés (FHF, FHP, FEHAP et UNICANCER) depuis novembre, une hausse jugée alors « vitale ».
En sus de cette augmentation tarifaire limitée de 0,2 %, le ministère accorde une enveloppe de 200 millions d'euros de financement à la qualité. « Il s'agit d'une première étape pour le financement à la qualité, qui sera consolidée et largement amplifiée sur les exercices à venir », promet le ministère. 
De son côté, la psychiatrie publique bénéficiera d'une dotation annuelle de financement (DAF) dopée de 1,6 % en 2019. Le ministère estime cette hausse à « 100 millions de crédits pérennes supplémentaires » visant à « engager les transformations nécessaires sur ce champ » et « réduire les inégalités territoriales existantes ». Pour les établissements psychiatriques privés, les tarifs seront « soutenus » en 2019, se borne à indiquer le ministère. 
+1,3 % en SSR et pour la HAD
Les établissements de soins de suite et de réadaptation (SSR) profiteront eux d'une hausse plus marquée de leur dotation, « +1,3 % en 2019 », annonce le ministère qui justifie cet arbitrage par l'accompagnement nécessaire de ces établissements « en période transitoire avant la mise en œuvre de la réforme du financement de ces activités ». Les tarifs SSR du secteur privé seront « stables ». 
Enfin, l'hospitalisation à domicile (HAD) profitera d'une hausse de 1,3 % de ses tarifs. Un arbitrage qui devrait contenter la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (FNEHAD) dont la présidente, le Dr Élisabeth Hubert, avait demandé 1 % d'augmentation à Agnès Buzyn lors de l'inauguration de ses nouveaux locaux il y a quelques semaines.
Les dotations aux missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisation (MIGAC) progresseront en 2019 au même rythme que l'ONDAM hospitalier, à hauteur de 2,4 %.

Gel prudentiel et reprise des effets du CITS

En dépit de ce geste sur les tarifs, hôpitaux et cliniques restent soumis à des mécanismes budgétaires qu'ils désapprouvent. Comme chaque année, des réserves financières importantes seront libérées aux établissements uniquement « en cas de respect des objectifs de dépenses », souligne le ministère. Ce coefficient prudentiel 2019 appliqué sur les tarifs (qui correspond à un gel de crédits) est fixé à 0,7 %, comme en 2018.
Quant à la reprise des effets du crédit d'impôt de taxe sur les salaires (CITS), elle est poursuivie cette année avec un impact sur les tarifs de 0,3 % pour les établissements concernés du secteur privé non lucratif.

Hôpitaux et cliniques respirent

Les représentants du secteur – public comme privé – ont applaudi un arbitrage jugé plutôt favorable. La Fédération hospitalière de France (FHF), par la voix de son président Frédéric Valletoux, salue ainsi une « bouffée d'oxygène indispensable » pour un secteur dont la santé « reste extrêmement tendue ».
Interrogé par « Le Quotidien », Lamine Gharbi, son homologue de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) évoque un « signal fort » envoyé par la ministre de la Santé. « Quand on passe de - 2 % il y a deux ans à + 0,5 % cette année, ça montre qu'on change de cycle, on passe d'une maltraitance institutionnelle à une bientraitance et une volonté de partager ensemble l'avenir de notre secteur », se félicite le patron des cliniques. Dans la même veine, le président d'Elsan, deuxième groupe de cliniques en France, espère que cette augmentation constituera « le premier signal d’une meilleure reconnaissance de la réalité économique et du rôle des hôpitaux dans l’offre de soins pour les Français ».
Plus mitigé, Antoine Perrin, le président de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (FEHAP) qualifie de « bonne nouvelle » la hausse des tarifs mais peste contre le maintien du CITS qu'il trouve injuste au regard du secteur public.

Tarifs MCO en hausse de 0,5%, une bonne nouvelle pour le monde hospitalier, à l’exception du secteur PNL qui se voit reprendre 20 % de plus du CITS. Nous ne demandons pourtant que l’équité : Un même financement que le public avec lequel nous partageons les mêmes missions.
— Antoine Perrin (@DG_Fehap) 26 février 2019

Article réalisé par Martin Dumas Primbault


vendredi 22 février 2019

Toulouse. Grève aux urgences de l’hôpital Purpan : le personnel dénonce un manque de moyens


Ce jour, le personnel des urgences du CHU de Purpan a entamé une grève pour dénoncer le manque de moyens. 
 Les urgences ont notamment dû composer avec l’épidémie de grippe. Face à la surcharge de travail, la direction du CHU avait déployé ces deux dernières semaines des moyens supplémentaires, retirés depuis la fin du pic épidémique. Un apport salué par les syndicats « qui a permis d’alléger la charge de travail », mais insuffisant à leurs yeux au vu du travail quotidien.


jeudi 21 février 2019

Maltraitance à l'hôpital : une enquête ouverte après le décès d'une patiente


Des hématomes au front ont été découverts sur le corps d'une patiente, décédée à l'hôpital de Fontainebleau. Une enquête préliminaire a été ouverte pour des suspicions de maltraitance.

En novembre dernier, une patiente de 82 ans est prise en charge dans le service des soins palliatifs de l'hôpital de Fontainebleau. Elle souffre d'un cancer et sa famille ne peut plus assurer les soins à domicile.

Mais quelques jours après l'admission de la patiente, lors d'une visite, sa fille découvre un hématome au front, rapporte le journal Marianne. L'octogénaire se plaint de maux de tête alors qu'elle reçoit de fortes doses de morphine. "Elle paraissait choquée, sonnée, se souvient sa fille. Elle ne parvenait pas à me dire ce qu'il s'était passé, elle n'en a jamais été capable."

Interrogée, une infirmière donne une réponse évasive : quelqu'un pourrait avoir oublié de fermer la barrière, elle s'est appuyée sur les coudes, elle a dû tomber…"Elle ne pesait plus que 37 kilos et elle ne pouvait plus bouger à cause des métastases, s'agace une des filles. Comment aurait-elle pu faire cet effort ? Et admettons qu'elle soit tombée à cause de la barrière laissée ouverte. D'abord, ce serait une faute du personnel. Ensuite, elle aurait des hématomes ailleurs que sur la tête. A l'épaule, aux cuisses…"

"Nous n'avons pas de certitudes quant au motif de sa chute, nous sommes arrivés au moment où elle était déjà tombée, indique Vincent Montheil, chef de l'unité des soins palliatifs de Fontainebleau, à Marianne. Mais l'hypothèse la plus probable, c'est qu'elle a dû s'agiter, un symptôme très fréquent chez les personnes en fin de vie, et glisser entre les barrières avant de tomber sur la tête...".

Les parents de l'octogénaire reprochent au service de ne pas les avoir informés de cette chute et de cette blessure. Par ailleurs, ils ne comprennent pas qu'aucun examen d'imagerie n'ait été réalisé à la suite du choc. "S'il y avait eu une justification clinique, nous l'aurions fait, souligne Vincent Montheil. Mais ce n'était pas le cas. Nous avons simplement suivi les strictes recommandations en vigueur pour faire des imageries."

Transférée dans un autre établissement quelques jours plus tard, la patiente est régulièrement prise de tremblements. Ses proches la découvrent "craintive". Le 4 janvier, elle décède.

Deux jours avant l'inhumation, le procureur de la République de Fontainebleau donne suite à la plainte de la famille. Une enquête préliminaire est ouverte et une autopsie est ordonnée. D'après les premières constatations du médecin légiste communiquées à la famille, la trace d'un second hématome aurait été repérée sous celui dénoncé par la famille. Ces blessures pourraient avoir eu un rôle dans le décès de la patiente.

Selon la direction de l'hôpital et les syndicats contactés, une infirmière de l'unité de soins palliatifs a au maximum cinq patients à sa charge dans cette unité. Et deux médecins sont mobilisés chaque jour au chevet des dix malades. De très bons ratios, souligne-t-on, en contexte de crise du secteur hospitalier.

Par F. Na

Source EGORA
(Avec Marianne.fr )


CHR d'Orléans : deux robots chirurgicaux pour un développement régional des traitements du cancer


La chirurgie est le principal traitement curatif des cancers, avec depuis le début des années 1990 l’émergence de techniques moins invasives permettant une guérison accélérée. C’est dans ce cadre que le CHR d’Orléans avait misé dès 2013 sur le développement de la chirurgie assistée par robot. Avec plus de 1 500 interventions à son actif soit 300 de plus que le projet médical initial le prévoyait, l’équipe chirurgicale pluridisciplinaire a dressé fin 2018 un bilan positif de cette chirurgie mini-invasive.  
Outre l’amélioration sensible de la qualité des soins, constatée sur l’ensemble des procédures pratiquées (diminution des saignements, des douleurs et complications post opératoires et de la durée d’hospitalisation), l’utilisation du robot participe à la révolution que connait l’activité chirurgicale du CHR d’Orléans : développement de la chirurgie ambulatoire, des programmes de récupération améliorée après chirurgie (RAAC), de la démarche patient debout... tout concourt à repenser le parcours patient pour un séjour d’hospitalisation le plus bref possible et dans le respect de sa dignité.  
Vue du CHR d'Orléans (Photo "La Vie Hospitalière")
Pour compléter ce programme, le CHR a fait le choix d’acquérir 2 nouveaux robots Da Vinci X (4 ème génération). Leur mise en fonctionnement en mars prochain permettra à l’établissement de conforter la chirurgie robotisée pour les spécialités déjà développées - urologie, chirurgie digestive, thoracique et gynécologique - augmentant par là-même le nombre de patients bénéficiaires, d’étendre son domaine d’application à de nouvelles disciplines (ORL, chirurgie pédiatrique), et surtout d’ouvrir cette expertise à toutes les équipes chirurgicales du nord de la région Centre-Val de Loire.  
En effet, si l’un des robots dernière génération vient remplacer le robot existant, le système robotique supplémentaire sera accessible aux équipes chirurgicales d’autres établissements, publics comme privés, dans le cadre du GHT bien-sûr mais également de GCS, telles que celles de La clinique de l’Archette à Olivet ou du centre hospitalier de Blois.  
Epicentre européen de chirurgie robotique, le CHR contribuera non seulement à l’apprentissage des chirurgiens concernés mais également à la formation des IBODES grâce à la reproductibilité de son module d’enseignement robotique construit avec l’Institut de formation paramédicale d’Orléans.  
Enfin, attirer les jeunes chirurgiens formés en fin de cursus à la pratique de la chirurgie robot-assistée est sans doute l’ultime objectif de cette stratégie volontaire, partagée par l’équipe chirurgicale et la direction générale, dans un contexte budgétaire tendu. 




mercredi 20 février 2019

Guatemala : Quand la signature d'un accord collectif devient un "abus de pouvoir"...


Au cours des derniers mois, le gouvernement Morales au Guatemala a accru la persécution des dirigeants associatifs, des activistes, des journalistes et des syndicalistes.

Récemment, Luis Alpirez Guzmán, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la santé du Guatemala (SNTSG), et Dora Regina Ruano, de la même organisation, ont été détenus pendant une dizaine de jours pour avoir négocié et signé un accord collectif entre le syndicat et les Autorités du ministère de la Santé en 2013.


Le gouvernement actuel les a accusés "d"abus de pouvoir" parce que le ministère de la Santé n'avait pas suffisamment de fonds pour s'acquitter de ses obligations en vertu de la nouvelle convention collective. Bien qu'ils aient été libérés de prison, les deux dirigeants syndicaux restent en résidence surveillée.

Le SNTSG et l'Internationale des services publics ont lancé une campagne d'urgence pour exiger du gouvernement guatémaltèque qu'il renonce immédiatement à toutes les charges retenues contre Dora Regina Ruano et Luis Alpirez Guzmán et de mettre fin à la répression des acteurs sociaux.


Merci de votre participation.
Eric Lee