"La Vie Hospitalière"

jeudi 9 mars 2017

Suicide de l’une des nôtres, infirmière à l’hôpital Cochin (AP-HP)


Suicide de l’une des nôtres, infirmière à l’hôpital Cochin 
L’une des nôtres a mis fin à ses jours.

La Fédération SUD Santé Sociaux s’associe à la douleur de la famille, des proches, des collègues de l’infirmière qui a mis fin à ses jours le mardi 7 mars 2017 à l’hôpital Cochin, son lieu de travail.



Combien de temps perdu à attendre que ça s’améliore au quotidien, collectivement, individuellement ?

Combien de temps perdu à essayer de comprendre l’incompréhensible sauf à regarder nos outils de travail se déliter autour de nous ?


Combien de fois encore devrons-nous comme aujourd’hui communiquer sur la mort de l’un des nôtres, communiquer sur la mort de l’une des nôtres en particulier le 8 mars 2017, jour des droits des femmes ? 


Nous étions hier 35.000 dans la rue à attendre des réponses.
Ignorant la bienséance dans de telles circonstances, Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Santé a refusée la rencontre avec celles et ceux qui perdent leur vie à la gagner.


Paris le 8 mars 2017
Pour La Fédération SUD Santé Sociaux
Jean Vignes
Secrétaire Général

7 mars 2017 et la suite… Après la colère, la rage !


7 mars 2017 et la suite…
Après la colère, la rage !

La Fédération SUD Santé Sociaux salue le volontarisme de toutes celles et ceux, salarié(e)s de la santé, du social et du médico-social qui ont répondu présent(e)s pour la manifestation Parisienne du 7 mars 2017.
35.000 personnes défilant entre la place Denfert Rochereau et le ministère de la santé où un feu de joie/feu de rage a été allumé comme top départ d’un processus de lutte qui ne s’arrêtera que lorsque que nous ne perdrons plus nôtre vie à la gagner, lorsque nous ne serons plus rappelé(e)s à domicile, sur nos portables, par SMS pour revenir remplacer le ou la collègue qu’a pas pu venir car licenci(é)e, épuis(é)e, suicidé(e), lorsque nous n’aurons plus honte.
Honte de ce que nous sommes devenu(e)s. 
Honte de ce que nous faisons subir aux patient(e)s, aux résident(e)s, aux usagers.
Honte d’avoir à faire des choix qui déterminent de qui vivra ou pas. 
Dans un contexte où la France a déjà franchi des seuils de nombre de décès jamais atteints depuis l’après-guerre. soit près de 100.000 morts de plus en deux ans.
La Fédération SUD Santé Sociaux a bien entendu le message de l’ensemble de ses adhérente(e)s, de ses sympathisant(e)s et de toutes celles et ceux qui souhaitent donner une réplique rapide à la mobilisation du 7 mars 2017.
La Fédération SUD Santé Sociaux donne déjà rendez-vous pour la journée européenne d’action contre la commercialisation de la santé et de la protection sociale prévue le 7 avril 2017.

Paris le 7 mars 2017,
Pour La Fédération SUD Santé Sociaux,
Jean Vignes
Secrétaire Général

mercredi 8 mars 2017

Une infirmière se suicide sur son lieu de travail

Une infirmière se suicide sur son lieu de travail


Une infirmière de l’hôpital Cochin à Paris s’est suicidée mardi matin sur son lieu de travail, a indiqué la direction de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui évoque un « événement tragique » dans un service connaissant « des difficultés persistantes » d’ordre fonctionnel et relationnel.
« A l’AP-HP depuis plus de 20 ans, cet agent était affecté au département de l’information médicale (DIM) de l’hôpital Cochin depuis six ans », avait indiqué dans un premier temps la direction dans un communiqué qui a par la suite précisé qu’il s’agissait d’une « infirmière (qui) ne travaillait plus dans un service de soins ». Elle dit « prendre très au sérieux ce nouvel événement tragique qui renforce sa détermination dans la prévention et la détection des risques psycho-sociaux et l’amélioration des conditions de travail ».
« Des difficultés fonctionnelles et relationnelles avaient été identifiées »
La direction de l’AP-HP reconnaît que dans le service où travaillait cette infirmière, « des difficultés fonctionnelles et relationnelles avaient été identifiées », conduisant « à une enquête administrative menée par la DRH, à l’initiative de la direction du groupe hospitalier Paris Centre (dont dépend l’hôpital Cochin) et à une expertise du CHSCT ».
« La situation semblait moins aiguë », mais en raison de « difficultés persistantes, il avait été décidé par le directeur du groupe hospitalier et le directeur général de procéder à un audit ». « La première réunion a eu lieu la semaine dernière », selon la direction. « L’ensemble de ces éléments permettra de déterminer l’existence de liens entre les difficultés relevées dans le service et ce drame », poursuit l’AP-HP. Ce suicide intervient le jour même où plusieurs milliers de travailleurs dans les secteurs de la santé et du social ont manifesté pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.
Alors qu’entre 10.000 personnes selon la police et 30.000 selon la CGT ont manifesté à Paris, quelque 200 d’entre elles ont décidé de rejoindre en fin d’après-midi l’hôpital Cochin après avoir appris le suicide, a indiqué le syndicat SUD santé sociaux.
Une enquête lancée
Face à la colère du secteur et après le suicide d’au moins cinq infirmiers cet été au CHU de Toulouse, au Havre, à Saint-Calais, près du Mans, et à Reims, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait dévoilé début décembre un plan pour l’amélioration de la qualité de vie au travail des hospitaliers. Le bilan s’est alourdi avec la défenestration dans la nuit du 5 au 6 février, d’un infirmier à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, où un cardiologue s’était également donné la mort il y a un peu plus d’un an en se jetant par la fenêtre.
Dans un communiqué adressé après l’annonce du suicide de mardi, la ministre de la Santé « adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches » et tient « à assurer de son soutien les équipes de l’établissement ». Marisol Touraine « souhaite que l’enquête interne lancée par l’AP-HP aboutisse rapidement et que toute la transparence soit faite sur les circonstances de ce drame », ajoute-t-elle.
Source : 20 Minutes (tous droits réservés)



lundi 6 mars 2017

Recours de la caisse en cas d’infection nosocomiale indemnisée par l’ONIAM

Recours de la caisse en cas d’infection nosocomiale indemnisée par l’ONIAM

Cass. 1re civ., 1er juin 2016, n° 15-17.472 ( à paraître au bulletin)
Contexte : Dans un arrêt rendu le 1er juin 2016, la Cour de cassation indique qu’en cas d’infection nosocomiale prise en charge par l’ONIAM en raison de sa gravité, la caisse de sécurité sociale dispose d’un recours contre l’établissement de soins, à condition qu’elle démontre une faute de ce dernier.
Litige : A la suite d’une intervention chirurgicale pratiquée le 3 août 2009, un patient contracte une infection nosocomiale dans une clinique. Celle-ci est à l’origine d’un déficit fonctionnel permanent évalué à 32 %. Il assigne en réparation l’ONIAM ainsi que la clinique. L’ONIAM indemnise la victime et appelle en garantie et le chirurgien exerçant à titre libéral. La caisse de sécurité sociale intervient à l’instance pour solliciter le remboursement de ses débours.
Solution : La Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux, au visa des articles L. 1142-1, I, L. 1142-1-1, L. 1142-17, alinéa 7, et L. 1142-21, I, alinéa 2, du code de la santé publique, ensemble l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, motifs que :
« Attendu, d’une part, aux termes de l’article L. 1142-1, I, du code de la santé publique, issu de la loi du 4 mars 2002, que, hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d’un défaut d’un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie de ce code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d’actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu’en cas de faute, et que les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d’infections nosocomiales, sauf s’ils rapportent la preuve d’une cause étrangère ; que, toutefois, aux termes de l’article L. 1142-1-1, issu de la loi du 30 décembre 2002, sans préjudice des dispositions de l’article L. 1142-17, alinéa 7, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : 1° Les dommages résultant d’infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés à l’article L. 1142-1, I, alinéa 1er, correspondant à un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales ; que la réparation au titre de la solidarité nationale prévue par ces dernières dispositions incombe à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (l’ONIAM) en vertu de l’article L. 1142-22 ; qu’il résulte des dispositions de l’article L. 1142-17, alinéa 7, et de l’article L. 1142-21, I, alinéa 2, que, lorsque l’ONIAM a assuré cette réparation en indemnisant la victime ou ses ayants droit, il ne peut exercer une action en vue d’en reporter la charge sur l’établissement où l’infection s’est produite qu’en cas de faute établie à l’origine du dommage, notamment un manquement caractérisé aux obligations posées par la réglementation en matière de lutte contre les infections nosocomiales ;Attendu, d’autre part, aux termes de l’article L. 376-1, alinéas 1er et 2, du code de la sécurité sociale, que, lorsque, sans entrer dans les cas régis par les dispositions législatives applicables aux accidents du travail, la lésion dont l’assuré social ou son ayant droit est atteint est imputable à un tiers, l’assuré ou ses ayants droit conserve contre l’auteur de l’accident le droit de demander la réparation du préjudice causé, conformément aux règles du droit commun, dans la mesure où ce préjudice n’est pas réparé par application du livre III de ce code, et que les caisses de sécurité sociale sont tenues de servir à l’assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par ce livre, sauf recours de leur part contre l’auteur responsable de l’accident dans les conditions fixées par cet article ; qu’il résulte des dispositions de l’article L. 1142-17, alinéa 7, et de l’article L. 1142-21, I, alinéa 2, du code de la santé publique que, par dérogation aux dispositions de l’article L.1142-1, I, alinéa 2, qui prévoit un régime de responsabilité de plein droit des établissements de santé en cas d’infection nosocomiale, la responsabilité de l’établissement où a été contractée une infection nosocomiale dont les conséquences présentent le caractère de gravité défini à l’article L. 1142-1-1, ne peut être engagée qu’en cas de faute établie à l’origine du dommage, notamment un manquement caractérisé aux obligations posées par la réglementation en matière de lutte contre les infections nosocomiales ; qu’ainsi, lorsque le degré de gravité des dommages résultant de l’infection nosocomiale excède le seuil prévu à l’article L. 1142-1-1, c’est seulement au titre d’une telle faute qu’une caisse de sécurité sociale ayant versé des prestations à la victime peut exercer une action subrogatoire contre l’établissement où l’infection a été contractée ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué, qu’à la suite d’une intervention, réalisée le 3 août 2009 par M. X…, chirurgien, à la Clinique du Parc (la clinique), M. Y… a contracté une infection nosocomiale et gardé un taux d’atteinte permanente de 32 % ; qu’il a assigné en responsabilité et indemnisation la clinique, M. X… et l’ONIAM, qui a exercé un recours en garantie contre ce praticien ; que la caisse du régime social des indépendants d’Aquitaine (la caisse) est intervenue à l‘instance pour solliciter le remboursement de ses débours ; que l’indemnisation des préjudices de M. Y… a été, sur le fondement de l’article L. 1142-1-1, mise à la charge de l’ONIAM, dont le recours en garantie a été rejeté ;
Attendu que, pour condamner la clinique à rembourser à la caisse ses débours en lien avec l’infection nosocomiale, l’arrêt retient que cet établissement est responsable du préjudice subi par M. Y…, que la substitution de l’ONIAM à la clinique en application des dispositions de l’article L. 1142-1-1 ne s’étend pas au recours des organismes sociaux et qu’il résulte des dispositions de l’article L. 1142-1, I, alinéa 2, que la caisse demande, à juste titre, le remboursement de ses débours, sans qu’il soit nécessaire de prouver une faute à l’encontre de la clinique ;
Qu’en statuant ainsi, la cour d’appel a violé les textes susvisés ».
Analyse : Cette décision rompt avec la jurisprudence antérieure de la Cour de cassation qui retenait que la victime ne disposait d’aucune action à l’encontre de l’établissement de santé lorsque l’infection nosocomiale était prise en charge par l’ONIAM en raison de sa gravité, en application de l’article L. 1142-1-1, 1°, du code de la santé publique, de sorte que la caisse ne disposait d’aucune action subrogatoire à l’encontre de cet établissement (Cass. 1re civ., 9 avril 2014, n° 13-16.165, à paraître au bulletin ; Resp. civ. et assur. 2014, comm. 223, note H. Groutel).
Elle ne paraît guère justifiable puisque, tout en se plaçant sur le terrain de subrogation, elle reconnaît des droits à la caisse que la victime n’a pas (V. en ce sens, L. Bloch, note sous l’arrêt commenté, Resp. civ. et assur. 2016, comm. 277).
En réalité, la position de la Cour de cassation, qui rejoint celle du Conseil d’Etat  (CE, 17 février 2016, n° 384349), est annonciatrice d’une évolution consistant à considérer que la responsabilité de l’établissement de santé reste engagée envers la victime en cas de faute à l’origine d’une infection nosocomiale, y compris lorsqu’elle a occasionné un dommage correspondant à un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % (Cass. 1re civ., 28 septembre 2016, n° 15-16.117, à paraître au bulletin).
La victime conservant le droit d’agir contre l’établissement de soins fautif, il  devient donc parfaitement admissible de reconnaitre à la caisse, subrogée dans ses droits en application de l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, le droit de réclamer le remboursement des dépenses de santé qu’elle a été contrainte d’exposer pour le compte de la victime.
Sophie Hocquet-Berg
Professeur de droit privé et de sciences criminelles - Université de Lorraine (Metz) Avocat au barreau de Metz 



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samedi 4 mars 2017

Sanitaire privé associatif et lucratif Pour que ça change, toutes et tous dans la rue le 7 Mars 2017

Sanitaire privé associatif et lucratif 
Pour que ça change, toutes et tous 
dans la rue le 7 Mars 2017



Notre quotidien et l’accompagnement des patient(e)s se dégradent jour après jour. Salaires bloqués depuis 2009, baisses d’effectifs, l’Hôstérité nous tue à petit feu et les patient(e)s trinquent à leur tour, sauf les plus riches, ça va de soi !
Mardi 7 mars, SUD Santé Sociaux appelle avec la CGT et FO l’ensemble des professionnel(le)s du Sanitaire lucratif et non lucratif à participer à une journée de grève nationale et à prendre part à la grande manifestation dans les rues de Paris .
Les coupes budgétaires se traduisent dans bien des cas par des licenciements, des fermetures de structures,  des restructurations ou des fusions/absorptions. 


Sur le terrain, la souffrance au travail se propage de service en service… Il est temps de tirer la sonnette d’alarme et de passer à l’action !
En grève contre les coupes budgétaires.
Victimes de l’austérité permanente, le secteur sanitaire privé non lucratif mais aussi les salarié(e)s du lucratif sont touché(e)s de plein fouet par les politiques de restriction budgétaire menées par les gouvernements successifs.
Cette année encore, le Plan de Financement de la Sécurité sociale prévoit 1,3 milliard de coupes budgétaires.
Qu’il s’agisse d’économies ou de profits, les salarié(e)s et les patient(e)s sont les seules variables d’ajustement de ces gestionnaires sans état d’âme.
Dans le même temps, les patron(ne)s des établissements à but non lucratif participant au service public hospitalier et les actionnaires du privé lucratif se voient distribuer des mannes providentielles telles que les crédits d’impôt, CICE pour le lucratif et CITS (taxe sur les salaires) pour le non lucratif.
La Fédération SUD Santé Sociaux revendique que les excédents obtenus grâce au CITS ou les profits grâce au CICE soient reversés intégralement aux salarié(e)s.
En grève pour nos conditions de travail
La diminution drastique du nombre de lits entraine une sur-occupation chronique des unités à effectifs constants voire diminués. Les personnels sont contraints à la polyvalence permanente dans un contexte de surcharge de travail quotidienne et épuisante.
Les lits supplémentaires deviennent la norme (chambre à 3 lits, lits de camps) et les lits vides ne doivent pas le rester. Faire toujours plus, toujours plus vite, la perte de sens est inéluctable et les risques s’accroissent.
L’ambulatoire n’est pas en reste, son développement forcé n’est pas associé à de nouveaux moyens, loin s’en faut et ce « virage ambulatoire » pour les patient(e)s tourne au dérapage incontrôlé. (Retours fréquents en surinfection, charge supplémentaire pour les femmes, principalement qui se retrouvent malheureusement à devoir gérer le nursing à domicile...).
Les organisations de travail deviennent délétères, voire assassines, journées de 12h, dénonciation des accords RTT, les modulations du temps de travail ne sont que des asservissements aux exigences de la rentabilité : semaines d’astreinte déguisées via des récupérations imposées puis supprimées, congés payés reportés, heures supplémentaires récupérées au bon vouloir des patron(ne)s, alternance de rythme matin-après midi/jour-nuit, chantage à l’emploi…
La précarité devient la règle, le turn over est organisé. Préserver sa vie personnelle devient un pari impossible à tenir malgré tous les beaux discours de qualité de vie au travail ou de prévention des risques psycho-sociaux.
En grève pour nos salaires. Le cynisme des patrons ne connait pas de limites et les salarié(e)s pauvres deviennent légions .
Dans la CCN 51, le gel de la valeur du point est effectif depuis 8 ans, le salaire minimum conventionnel n’a évolué que de 5 euros au-dessus du SMIC à la dernière Commission Paritaire Nationale qui était bien obligée de rattraper le SMIC. 
Notons à ce sujet l’arrogance de la CFDT qui évoque « l’émoi des autres organisations syndicales » traitées de « camarades de jeu » En se déterminant comme seul interlocutrice de la FEHAP puisque pouvant signer seule. (Les salarié(e)s qui ne parviennent plus à vivre décemment et ont des conditions de travail constamment dégradées apprécieront).
Pour la Convention CLCC rien de bon dans les tuyaux et seule l’opposition majoritaire de certaines organisations syndicales bloquent encore les mauvais coups en préparation.
Dans la CCU2002, ce sont ponts d’or pour les métiers dits sensibles et la misère pour les autres... et toujours comme objectif prioritaire, la recherche du maximum de dividendes à verser aux actionnaires..
En grève contre les fusions-absorptions, liquidations, créations de Fondation, rachats de cliniques par des fonds d’investissements ou autres, prétexte à la remise en cause permanente des conquis sociaux.
En grève pour défendre et améliorer les conventions collectives
Dans cet environnement concurrentiel, la volonté du patronat associatif de revenir sur les conquis sociaux et plus que jamais d’actualité sur les Conventions Collectives.
L’avenir du secteur sanitaire associatif est sans cesseremis en question.
Y en a marre de ce Monopoly® libéral où l’imagination gouvernementale et patronale est sans limite : pour « baisser le coût du travail » pour toujours plus de « rentabilité » et pour gaver les actionnaires dans les établissements à but lucratif. Le développement du bénévolat, de l’engagement civique au détriment du salariat, du recours au mécénat, est de plus en plus fréquent.
Nous dénonçons cette la maltraitance institutionnelle et organisée à l’encontre des personnels soignants qui met à mal le sens du travail et l’accueil que l’on peut réserver aux patient(e)s.
Nous accusons le ministère, le gouvernement, les ARS, les employeurs d’être responsables de cette situation désastreuse. De nombreux états de souffrance au travail sont recensés. Le nombre d’arrêts et d’accidents de travail explose. Les suicides des personnels soignants ne sont pas isolés, mais qui en parle ?
En se taisant, les employeurs plus que jamais sous les ordres des financeurs sont complices de la politique gouvernementale d’étranglement du secteur de la santé !
Pour toutes ces raisons :



le 7 Mars 2017  nous serons en grève et en manifestation à Paris





(Rendez-vous à 13 heures  Place Denfert Rochereau)

samedi 25 février 2017

LE 7 MARS 2017 HÔPITAUX EN LUTTE ! HÔPITAUX EN MANIFESTATION ! LES PSY AUSSI !

LE 7 MARS 2017
ON NE SE POSE PAS LA QUESTION !
TOUTE LA PSYCHIATRIE MANIFESTERA À PARIS !
ON MONTE TOUTES ET TOUS À PARIS !

Destruction des services publics de la santé
Le gouvernement aurait voulu détruire les services publics de la santé qu’il ne s’y serait pas pris autrement : baisse des financements, non remplacement des départs en retraite, fermeture d’hôpitaux, de structures de proximité, éloignement des services, difficulté d’accès aux soins, déremboursement des médicaments…

Prises en charge Low Cost
C’est sur cette toile de fond que, dans tout le pays, les personnes atteintes de souffrance psychique, vont devoir renoncer à la prise en charge qui leur était jusqu’ici proposée.

Directeurs destructeurs
Visiblement pas émues, les directions des hôpitaux psychiatriques, sous les ordres des ARS, continuent de resservir à l’ensemble des personnels, les mêmes plans de rigueur pourtant rejetés par toutes et tous et en particulier les usagers qu’ils soient hommes ou femmes).

Quant au temps
Plus le temps de causer entre nous, plus le temps de causer avec les patients et patientes, plus le temps d’aller manger, plus le temps de prendre soin...
Arrêts non remplacés induisant fatigue, lassitude et d’autres arrêts, effet boule de neige, c’est pourtant pas Noël tous les jours.

Hôsto Drive
Il y a trop de personnel nous disent les expertises au coût hallucinant alors optimisez les compétences. Organisez-vous comme nous le demande l’encadrement, bienvenue à l’Hôsto Drive et ses gestionnaires de lits, gestionnaires du temps qui court. Et hop ! La demi-heure de repas qui saute. Et hop ! Les collègues en retraite non remplacé(e)s.
Automatisation, atomisation du personnel, rotation, mutation, faut que ça tourne. GHT, j’ai acheté, j’ai à jeter, le grand Monopoly® des hôpitaux, les directeurs à deux mains dans le pot de confiture, ils se régalent, ils bradent notre plateau technique fait de chair, d’os, de sang. Plus ils nous essorent et plus ils encaissent de primes sur notre déprime !

Le retour de la renfermerie
Osons l’avouer, regardons nos clefs, regardons la psychiatrie, nous n’aurons jamais autant enfermé, attaché durant ces dernières années que pendant la totalité de nos carrières, les jeunes diplômé(e)s témoignant de leur déception sur la façon dont on leur impose d’exercer aujourd’hui.

On fait quoi ?
Alors que l’on soit soignant(e)s (de la santé ou du social), ambulancier(e)s, administratifs ou techniques… Parce que toutes et tous concourrons à produire un soin de qualité, nous serons de la partie:

Pour la grande manifestation des personnels 
de la Santé et du Social
le 7 mars à 13 heures Place Denfert-Rochereau


mardi 21 février 2017

La « crise humanitaire » dans les hôpitaux publics en Grande-Bretagne : sans solution ?...



Rappelez-vous, il y a déjà un peu plus d’un mois, la Croix-Rouge britannique s’inquiétait de la crise qui traverse le service public de soins de santé (National Health Service) où deux patients sont décédés après avoir attendus longtemps des soins dans les couloirs d’un hôpital.
Les services d’ambulances et les établissements de santé ne peuvent plus faire face à la demande c’est là une évidence.
Bien que la Croix-Rouge dans les médias a parlé de "crise humanitaire", l’évènement n’a pas été suivis de mesures de la part du gouvernement permettant de penser à des solutions humanitaires…

Plus de 30 heures d’attente aux urgences, est-ce bien normal ? 

Le National Health Service (NHS) a bien signalé qu’il enquêtait sur les circonstances des décès des deux patients au département des urgences du Worcestershire Royal Hospital
L’institution ne nie pas que ces personnes sont décédées après avoir dû attendre longtemps sur des lits placés dans un couloir.
 
Certes, mais après ? C’est facile de tourner la page, et, de passer à un autre sujet…l’actualité déborde de rubriques il est vrai qui s’apparentent à celles des chiens écrasés…

Les hôpitaux publics anglais sont confrontés à un nombre grandissant de patients, dans un contexte de financement limité. Il est souvent question de patients qui ne sont pas lavés par manque de personnels… ou de personnes devant attendre plus de 30 heures aux urgences !

La Croix-Rouge est régulièrement appelée en renfort pour prendre en charge le transport de patients et libérer des lits, on en est là… le malaise des hôpitaux britanniques pourrait nous servir d'exemple à ne pas suivre…mais nous en France avec les politiques qui se suivent et qui insidieusement, petit à petit, cassent le service public hospitalier nous devrions nous méfier de tous les beaux parleurs qui ne sont que des profiteurs et qui ont que faire de l’intérêt général, privilégiant des intérêts de plus en plus contestables.

Pour « La Vie Hospitalière » ce sont les conséquences de la privatisation des hôpitaux qui entraînent ce marasme.
Notre système de santé, en France, est bien évidemment tout autant menacé, ce qui est très grave c’est que des candidats aux élections présidentielles programment des orientations visant à démanteler (directement ou indirectement) notre système de santé, notre système de sécurité sociale, bien évidemment pour le plus grand profit d’intérêts privés de plus en plus à la limite d’un système mafieux !

Nous vous conseillons d’aller voir le film "La Sociale" , c’est la magnifique histoire de la construction de la Sécurité sociale dont nous bénéficions tous aujourd’hui ! Tous !...pauvres et riches...
Pourtant au sortir de la guerre la France n’avait pas les moyens qu’elle possède aujourd’hui, il suffit d’un homme pour changer le cours de l’histoire, n’oubliez jamais Ambroise Croizat…que certains cherchent à faire oublier de nos mémoires…

lundi 20 février 2017

Préavis de grève de l'intersyndicale CGT, FO et SUD


Wattrelos : la lutte continue !


Appel du syndicat CGT de Wattrelos:

Jeudi 2 Mars toutes et tous à l'EHPAD de Wattrelos, à 13 heures (entrée rue des poilus)
32 revendications pour ne plus Subir!
En présence des premiers responsables de la Fédération CGT Santé - Action Sociale.



vendredi 17 février 2017

Le passage à 6 vaccins bientôt effectif en France ?


Plusieurs organisations médicales souhaitent rendre obligatoire le passage de trois à six vaccins en France.
Plus de 16 sociétés et trois syndicats médicaux viennent de signer un communiqué pour un élargissement de l’obligation vaccinale. Cette demande fait suite à une décision du Conseil d’État imposant de rendre disponibles séparément les injections contenant les trois vaccins aujourd’hui obligatoires aux familles : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP).
Le passage à 6 vaccins : une alternative indispensable selon les organisations médicales
Plus de 16 sociétés savantes et trois syndicats médicaux ont signé un communiqué proposant une alternative à la décision rendue le 8 février 2017 par le Conseil d’État.
La décision du Conseil d’État pour que les familles puissent se procurer des injections contenant uniquement les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite qui sont les seuls vaccins obligatoires en France, s’est faite face à la dangerosité des adjuvants comme l’aluminium utilisés dans certaines préparations de plusieurs vaccins.
Comme le rappelle l’association E3M qui se bat  depuis 10 ans, non pas contre la vaccination mais contre l’aluminium des vaccins, le DTP commercialisé jusqu’en 2008, n’en comportait, et la raison de son retrait aurait été basée sur des données falsifiées par le fabricant, Sanofi Pasteur.
Pourtant, estimant qu’une « levée des obligations vaccinales » mettrait en danger la population en l’exposant à un risque infectieux élevé, les organisations médicales citées plus haut préconisent donc « l’extension des obligations vaccinales ».
Le CSMF, le principal syndicat de médecins libéraux fait partie des signataires de ce communiqué. Il y aussi le Syndicat national des pédiatres français, la Société de pathologie infectieuse de langue française ou encore le Collectif national des sages-femmes de France.
Quand on connait l’influence des laboratoires pharmaceutiques sur les professionnels de la santé, il serait bienvenu que les médecins qui interviennent dans ce débat rendent publics leurs liens éventuels avec l’industrie pharmaceutique pour plus de transparence !
Les avis divergent concernant l’augmentation du nombre de vaccins obligatoires
Les conclusions du rapport de la Concertation citoyenne sur la vaccination vont aussi dans le sens d’un élargissement du nombre de vaccins obligatoires. Le rapport suggère cependant que cette mesure soit instaurée de manière temporaire et suivie d’une levée de l’obligation vaccinale. Cette nuance n’est pas partagée par tous. En effet, les organisations médicales considèrent que cette mesure serait dangereuse « car elle pourrait induire une baisse d’environ 20 % de la couverture vaccinale ».
Malgré ces désaccords, tous s’accordent sur le fait que le gouvernement doit prendre une décision rapide. Dans un communiqué, le CSMF « demandait à la ministre de la Santé de prendre ses responsabilités » en l’incitant à accélérer le rythme. Ainsi, nous devrions savoir dans les prochains jours si le passage à 6 vaccins deviendra effectif en France.

Article réalisé par Nathalie Jouet
( Source : Consoglobe )

mardi 7 février 2017

Suicide d’un infirmier à l’Hôpital Européen Georges Pompidou

Le 6 Février 2017 au matin nous apprenons le suicide d’un collègue de l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Contrairement à ce que l’on peut lire déjà ici et là, quand notre collègue revient sur son lieu de travail alors même qu’il est de repos, qu’il prend le soin de revêtir sa tenue de travail avant de se jeter du 8ème étage, il s’agit bien du suicide d’un hospitalier, il s’agit du suicide d’un infirmier, il s’agit du suicide d’un travailleur…le message est clair et nous ne souffrirons d’aucune espèce de négation à ce sujet.

Bien sûr nous convenons que souvent les motifs de tels gestes sont plurifactoriels, bien sûr nous ne saurons jamais qu’elle est la part réelle du travail dans sa décision, bien sûr il sera facile de dénoncer les déconvenues d’ordre privé et pourtant c’est bien dans son hôpital, sur son lieu de travail qu’il décide de mettre fin à sa vie. 
Ce n’est pas rien, cela signe à minima le fait qu’il n’y a pas trouvé le soutien dont il avait besoin.

Pour SUD-santé AP-HP, ce décès vient malheureusement s’ajouter à la déjà trop longue liste des suicides de professionnels hospitaliers. A chaque fois les instances, leurs enquêtes sont les réponses faciles de nos directions comme un cache sexe à leurs manquements.

A l’Hôpital Européen Georges Pompidou tout particulièrement les suicides se succèdent dramatiquement, de médecins hier,  d’infirmiers aujourd’hui. 

Méprisés au quotidien, pressurisés dans nos activités, victimes de politiques managériales libérales, les hospitaliers sont à bout, les burn-out sont nombreux, les passages à l’acte trop fréquents.

La ministre reste sourde, le directeur général piétine, les directeurs d’établissement se noient…et rien ne change, l’hôpital doit participer de l’effort national, les soignants sont de moins en moins, les patients sont de plus en plus….Les uns et les autres croisent les doigts, jusque là tout va bien…aujourd’hui rien ne va plus !!!

(Communiqué de presse de SUD Santé AP-HP)

samedi 4 février 2017

LE 7 MARS, MOBILISONS-NOUS POUR NOTRE SANTÉ


Le 7 Mars, des organisations syndicales nationales du secteur de la santé et du médico-social appellent à une journée nationale de grève et de manifestation, comme cela a été le cas en novembre dernier. 
Les hôpitaux, pressurés, soumis à des restrictions budgétaires toujours plus drastiques, contraints à des fermetures de lits -16.000 dans la période récente d'après la FHF- ne peuvent faire face à l'épidémie de grippe. 
Les conditions d'accueil et la qualité des soins se dégradent. 
La dernière période a été marquée par une aggravation de la situation dans les hôpitaux, la logique de la loi Touraine est en marche et conduit à une aggravation des conditions d'accueil des malades. 
Fermeture de la maternité de Decazeville, difficultés dans les services d’urgences, une centaine de postes supprimés à l'hôpital de Châtellerault, 70 postes supprimés à Romans sur Isère en 2 ans, nouvelles menaces sur la chirurgie cardiaque de l’hôpital Mondor…. …. Voici quelques exemples de la traduction au quotidien de la mise en oeuvre du Plan de Financement de la Sécurité Sociale 2017 qui a décidé de 4 milliards d'économies sur notre santé dont 800 millions pour l'hôpital. 
Le personnel est épuisé, des cas importants de burn-out se font jour dans les équipes pouvant conduire quelquefois à des suicides. 

La Sécurité sociale est menacée. 
Cela a des conséquences dramatiques pour l'accueil des malades. 
Déjà le 8 novembre la mobilisation des hospitaliers, soutenue par la Coordination Nationale avait montré une forte résistance à cette politique. 
Il nous faut continuer à nous mobiliser pour refuser cette logique austéritaire. 
Les dernières études de l’OCDE montrent que notre pays régresse dans la prise en charge de la santé : près d’un quart de la population renonce à se soigner totalement ou partiellement pour des raisons financières. 
Des mesures urgentes sont indispensable pour donner les moyens aux hôpitaux de fonctionner et plus globalement pour faire face aux problèmes de la désertification médicale et paramédicale. 

Notre santé c'est notre affaire 
La Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité soutient les grèves et manifestations du 7 Mars à l’appel de CGT, FO, et Sud santé. Elle sera présente, avec ses comités, aux côtés des personnels notamment pour : 
-L’abrogation de la Loi HPST. 
-L’abandon des néfastes regroupements hospitaliers (GHT) et des restructurations. 
-L’arrêt des fermetures de lits et de services et des suppressions de postes 
-La fin des enveloppes limitatives et abandon du plan ONDAM triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux. 
-L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sanitaires et médico-sociaux d’assurer leur mission de service public.
-Des politiques sanitaires et sociales à la hauteur des besoins de la population, quel que soit le lieu d’habitation. 
-La remise en cause du numérus clausus et de la liberté d'installation. 
-La réappropriation de la Sécurité Sociale et le respect du principe : chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins.

Elle demande à ses comités de préparer dès maintenant la mobilisation dans leur territoire et la présence de délégations à la manifestation nationale du 7 mars à Paris. 
Citoyens, citoyennes, et professionnels tous unis pour un service de santé de proximité et de qualité répondant aux besoins de la population. 

jeudi 2 février 2017

Le premier magistrat de Pithiviers suit-il la politique de l’autruche ?


Lors des vœux de la municipalité de Pithiviers, les "forces vives  locales" ont été ciblées...il était beaucoup moins question du bilan à mi-mandat ou des projets, que du qualificatif d' « autruches dandinantes »… 
Surnom attribué, rappelons-le, par le maire aux personnes qui ont défilé pour réclamer le maintien de la maternité et qui, toujours, selon le maire, n'ont pas obtenu de résultat. 
L'élu voulait se défendre de ceux qui lui reprochent de ne pas avoir défendu la maternité, ridicule pour le moins.
Le président de l'association « À Pithiviers, l'hôpital c'est vital » a tenu à s’exprimer dans la presse locale : « Les propos tenus ne nécessitent pas de droit de réponse parce que ça n'en vaut pas la peine. En faisant le buzz, le maire nous fait une publicité que nous n'aurions pas pu avoir avec nos petits moyens » .

« La Vie Hospitalière » rappelle aussi que dans un communiqué commun, une députée LR, et un sénateur PS du Loiret,  ont tenu à s’exprimer sur le sujet : « Nous sommes profondément navrés qu'un élu de la République puisse tenir de tels propos à l'encontre d'une grande majorité de sa population et des très nombreux élus qui se sont mobilisés pour cette juste cause. Nous tenons à réaffirmer notre entier soutien au personnel de l'hôpital et à toutes les personnes qui luttent pour le maintien des services publics sur notre territoire ».

La réponse, tout autant,  des présumées « autruches dandinantes » ne s’est pas fait attendre, démontrant ainsi que les défenseurs du système de santé de Pithiviers savaient garder, eux, la tête haute, ainsi un compte twitter " AutruchesDandinantes " a été créé et l'association de défense de l'hôpital a affiché sur le réseau social facebook un « Je suis une autruche dandinante »…dans tout ceci ce qui compte le plus c’est de garder la tête froide en souhaitant que les électeurs et électrices aux prochaines élections locales sanctionneront ceux qui excellent dans la politique dite…de l’autruche.



lundi 30 janvier 2017

Notre Santé En Danger

Conseils territoriaux de santé : vers plus de démocratie sanitaire



Créées par la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), les conférences de territoire (CT) constituent un véritable outil de dialogue au service de la démocratie sanitaire. En janvier 2017, elles ont été remplacées par les conseils territoriaux de santé (CTS).

Renaud Coupry, ancien président de la conférence de territoire du Val d’Oise, revient sur l’action menée ces cinq dernières années et l’installation du nouveau CTS.
 
Quel bilan peut-on dresser de l’action des conférences de territoire ?

Les conférences de territoire ont permis aux acteurs de santé d’un même territoire d’apprendre à se connaître et à dialoguer. Au sein du Val d’Oise, nous avons particulièrement veillé à ce que les représentants d’usagers puissent s’exprimer au même titre que les autres intervenants. En effet, les retours d’expériences des usagers ne correspondent pas toujours à ceux des opérateurs. Ces discussions sont précieuses pour que le système de santé évolue dans le bon sens.

Toutefois, l’assiduité aux différentes conférences s’est avérée assez fragile. Je dirais même qu’elle s’est amoindrie au fil du temps faute, probablement, de pouvoir mener des réalisations concrètes. En outre, nous avions le sentiment de ne pas avoir de réelle influence sur la politique du système local de santé. Ce qui a pu générer de la frustration chez certains participants. D’autant plus que ce type d’engagement est exigeant en temps et en investissement personnel, ce qui représente une contrainte réelle et lourde, a fortiori dans la conjoncture actuelle. On peut donc saluer l’implication de celles et ceux qui se sont investis tout au long de la mandature, et notamment les membres des bureaux.

Quels sont les changements induits par la création des conseils territoriaux de santé ?
Sur le plan administratif, nous repartons de zéro avec l’installation de ces nouvelles instances. En outre, nous avons accueilli de nouveaux membres suite à l’évolution de la représentation des acteurs de santé. Chacun doit (ré)apprendre à se connaître, ce qui ralentit le démarrage de notre action.

En revanche, nos missions ne changent pas : les conseils territoriaux de santé restent une instance de débat et de consultation. Les occasions d’alimenter le dialogue sont rares. Quand elles s’offrent à nous, il faut les saisir et, surtout, leur laisser le temps de se mettre en place. C’est pour cela que je reste prêt, si cela répond à un choix et une attente, à continuer de m’y investir activement…Peut-être faut-il y voir un vieux reste de mon engagement passé dans le scoutisme !
En quoi ces instances renforcent-elles la démocratie sanitaire ?

Les acteurs de santé (secteurs public, privé commercial, privé non lucratif…) d’un même territoire ont des modes de pensée et d’action très différents. En encourageant le dialogue, les conférences de territoire tout comme les conseils territoriaux de santé contribuent à dédiaboliser la vision que chacun peut avoir de l’autre, à créer une culture commune. Ils nous amènent à sortir de la critique systématique pour entendre et respecter la parole de nos interlocuteurs. Ce qui, selon moi, constitue une véritable une révolution.

Les conférences de territoire ont également porté le débat au-delà du périmètre des établissements. Les acteurs extérieurs aux structures de soins apportent une vision différente, déconnectée du quotidien des équipes. Ils permettent de prendre un peu de recul, quel que soit le sujet traité.
Quelles ont été les thématiques abordées au cours de la première mandature ?

Nous nous sommes beaucoup intéressés aux problématiques liées aux soins à domicile, notamment en matière d’éthique. 
Avec le développement de l’ambulatoire, il nous paraissait important de mener une solide réflexion sur le sujet. Pour nous accompagner dans notre démarche, nous avons invité des représentants de l’Espace éthique d’Île-de-France à participer à nos échanges.

Nous nous sommes également penchés sur la question de la prise en charge en urgence : désengorgement, bientraitance/maltraitance, accueil des personnes âgées… 
Nous avons rédigé, en lien avec la Délégation départementale de l’Agence régionale de santé et la préfecture, une convention relative à la prise en charge de patients souffrant de troubles psychiatriques en cas d’urgence.

Quelles étaient les relations entre la conférence de territoire et l’ARS ?

L’Agence a pris une place légitime sans chercher à imposer son hégémonie. Dans le Val d’Oise, les représentants de l’ARS avaient une réelle volonté de respecter la place de la conférence de territoire. Anne-Lise Pennel, déléguée départementale, et Tanguy Bodin, directeur de la démocratie sanitaire au sein de l’ARS, se sont montrés particulièrement ouverts au dialogue tout en suivant notre action de près. 
Leur investissement a constitué un atout pour la conférence du Val d’Oise, et a permis la construction d’une relation fondée sur le dialogue et la confiance.

(Source : ARS d'Ile-de-France)

mercredi 25 janvier 2017

Nouvelle manifestation à Toulouse des agents hospitaliers

Les personnels de la fonction publique hospitalière (infirmiers, aides-soignants...), dont ceux du CHU de Toulouse  en tête de cortège, ont dénoncés les suppressions de postes (rien qu'au CHU de Toulouse, 200 postes pourraient être supprimés à l’horizon 2018 dans le cadre du Plan avenir ! ), les personnels dénonçaient aussi la dégradation des conditions de travail et revendiquaient la reconnaissance de la souffrance au travail.


Les personnels hospitaliers dénonçaient, tout autant une  marchandisation de la santé, insidieuse, qui tue petit à petit le service public hospitalier. 
Cette manifestation organisée par l’intersyndicale CGT et SUD a démarré à 14 heures  de la place intérieure Saint-Cyprien, les organisateurs ont estimé avoir rassemblé près de 5.000 agents, ce qui n'est pas rien.

Cette journée d'action prépare la grande manifestation nationale du 7 mars.

vendredi 20 janvier 2017

Les retraités soutiennent les hospitaliers en grève le 7 mars 2017 à Paris



Les organisations syndicales de retraités UCR-CGT, UCR-FO et UNIR-Solidaires ont pris connaissance de l’appel de leurs fédérations respectives de la santé et de l’action sociale pour une journée de grève et de manifestation nationale le 7 mars. 
 
Les retraités sont particulièrement sensibles à la défense des services publics et en particulier celui de l’hôpital. Dans un contexte de dégradation de leurs revenus, de hausse des coûts des complémentaires et de restrictions budgétaires, la place de l’hôpital est pour eux primordiale. 

Si la grippe annuelle est une menace pour les retraités, ce n’est pas par le manque de vaccins mais bien par l’engorgement des services hospitaliers qui découle des milliers de suppression de lits et de postes exigés par les lois de finances de ces dernières années. Cette situation est catastrophique dans le secteur hospitalier comme dans tout le secteur médico-social. 

Les organisations syndicales de retraités UCFR-FO, UCR-CGT et UNIR-Solidaires appellent l’ensemble des retraités à soutenir l’action des personnels hospitaliers et à participer à la manifestation nationale du 7 mars à Paris.
(Communiqué intersyndical du 19 janvier)