"La Vie Hospitalière"

mardi 17 mars 2015

Les médecins libéraux sont dans la rue

Ce 16 mars les médecins sont en colère contre Marisol Touraine plus exactement contre  certaines dispositions de la Loi Santé et particulièrement concernant le tiers payant généralisé à l'ensemble des patients pour 2017...
"La Vie Hospitalière" ne donnera pas de commentaire concernant ces revendications qui sont spécifiques à un catégorie de médecins qui favorisent surtout les cliniques et les services privés (services de radiologie privés, de radiothérapie privés, laboratoires privés etc...)...bien des personnes en France ne se font plus soigner pour le simple fait qu'ils n'ont plus les moyens de le faire et ceci devrait être pris en considération par ces médecins là ...le serment d'Hippocrate semble avoir été oublié...

Le monde hospitalier souffre de restrictions et pendant ce temps là le mécontentement ambiant de certains médecins libéraux se focalise sur d'hypothétiques remboursements d'honoraires pouvant être en retard...et, le patient dans tout cela?...Rappelons quand même que 24 pays européens ont favorisé le tiers payant...


 "...Un malade sur trois renonce, une fois par an, à aller chez le médecin. C’est pour permettre l’accès à tous aux soins médicaux que Marisol Touraine défend la généralisation du tiers payant, qui existe déjà chez les kinésithérapeutes ou encore les infirmières. Les médecins libéraux craignent, eux, que cette dispense d’avance de frais génère beaucoup de «paperasse», au détriment du temps consacré aux consultations. Des craintes qui, selon le docteur Patrick Xavier, président de la Confédération des syndicats médicaux français de Corrèze, pourraient inciter les jeunes médecins à déserter le libéral: «Le nouveau système va conduire les étudiants en médecine qui sortent des facultés à ne pas s’installer en médecine libérale, dans la mesure où cela va être trop contraignant en charge administrative.»

Plus de la moitié des Français favorables au tiers payant 

Sur la question de la généralisation du tiers payant, les Français sont partagés. Selon un sondage, 63% seraient favorables à l’application du tiers payant chez les médecins libéraux.
Comme le montre le reportage de nos confrères de France3 Limoges, les français sont à la fois satisfaits et inquiets. Satisfaits de ne plus payer une consultation chez le médecin. Inquiets des conséquences de la mesure sur la qualité des consultations. "

Source

vendredi 13 mars 2015

Un document divulgué dernièrement révèle des pourparlers secrets visant à privatiser et augmenter les coûts de la santé !




Un document de réflexion sur les services de soins de santé au sein des négociations de l'ACS (tenu secret)  révèle que certains ont estimé qu’il y avait un énorme potentiel inexploité pour la mondialisation des services de soins de santé principalement parce que les services de soins de santé sont  financés par les états ou des associations sans but lucratif… ce qui a bien évidemment aucun intérêt pour les concurrents étrangers en raison du manque d'envergure dans ces contextes…


Ci-dessous le document confidentiel examiné dans le cadre de l’accord sur le commerce des services  (ACS - TISA en anglais-), à souligner que tous les membres de l'Union Europénne (économique) participent aux négociations, qui visent près de 70% du commerce des services au niveau mondial...une manne pour les profiteurs de tous poils…


Jusqu'à présent très peu d’informations sont diffusées sur l'ACS, on voit là que ce manque de transparence (pour la cause…) va à l’encontre même de la démocratie, et, les droits des citoyens et citoyennes  sont théoriquement et pratiquement bafoués!




La proposition, qui a été mise en avant par la Turquie (1) et discutée par les Etats membres de l'Union Europénne en septembre dernier à Genève, vise à marchandiser encore un peu plus les services de santé au niveau mondial, ainsi que de promouvoir des soins  low-cost  pour les prétendus clients...et bien évidemment de défendre tout particulièrement des intérêts privés.

Le Docteur Odile Frank, de l'Internationale des Services Publics (ISP) estime que " la proposition augmenterait les coûts des soins de santé dans les pays en développement et serait de qualité inférieure dans les pays développés en Europe, Amérique du Nord, en Australie et ailleurs ", Rosa Pavanelli  (Secrétaire Générale du PSI) a précisé que "La Santé est un droit humain.Elle n'est pas à vendre et ne peut être commercialisée.La raison d'être des systèmes de santé, c'est de veiller à ce que nos familles soient en bonne santé et en sécurité - pas de permettre aux grandes entreprises de dégager des bénéfices".

Pour "La Vie Hospitalière" les bénéficiaires de l'accord seraient de grands groupes de santé, des compagnies d'assurances … ce sont bien évidemment en fait les représentants de ces lobbies qui tirent les ficelles dans  ces "négociations"…quant aux politiques on est en droit de se  demander si ils ne sont pas corrompus tant les citoyens et citoyennes deviennent les laissés pour compte de ces "tractations illégitimes"...il y aura comme pour toutes choses un prix à payer...



Ci-dessous l’analyse de l’Université d’Auckland  (source : Associated Whistle-Blowing Press)



1) Pays qui nous le rappelons n'est pas membre de l'Union Européenne (économique)...

jeudi 12 mars 2015

Mise en garde des RG : les hôpitaux vont vers une grave crise sociale




 Selon le quotidien "Le Parisien":

 …C'est une note confidentielle datée du 5 mars. Elle a été rédigée par le service central du renseignement territorial du ministère de l'Intérieur, constitué de policiers et de gendarmes. 
Un « état des lieux » des services d'urgences des hôpitaux à « diffusion restreinte ».

Il a été adressé aux plus hautes autorités (présidence de la République, Premier ministre, ministères de la Santé et de l'Intérieur) et pourrait bien révéler le prochain gros dossier de la ministre de la Santé.

« Le service des urgences malade d'un engorgement massif », est-il ainsi écrit en tête du premier paragraphe. Au point, précise la note, que « selon les syndicats, ce secteur semble au bord de l'implosion ».

Pas question de salaires, dans cette analyse, mais de la mise en lumière d'une dégradation des conditions de travail qui a déjà fait naître ici et là des mouvements de grève. Le plus souvent, la réduction du nombre de lits — pourtant en nombre élevé en France comparé à nos voisins européens — est évoquée comme contribuant, selon la note, à « saturer les services hospitaliers d'urgence ainsi que les unités d'hospitalisation de courte durée, en particulier avec les patients âgés »


Pour « La Vie Hospitalière » il apparaît évident que globalement le service public hospitalier est dans un contexte de crise préoccupant, et, ce sont les orientations engagées par le gouvernement actuel (et les précédents) qui en sont la cause principale car on ne peut pas considérer un hôpital comme une entreprise c’est une ineptie, c’est du n’importe quoi.

Nous sommes à la limite effectivement de graves conflits sociaux dans les hôpitaux, les conditions de travail sont de plus en plus dure, il est grand temps de donner les moyens en personnels notamment dans les services des urgences pour qu’ils fonctionnent correctement, c’est de pire en pire, et là non seulement les soignants n’en peuvent plus mais encore ce sont les patients qui subissent les incohérences du système mis en place qui privilégie la rentabilité sur l’humain et là tous les prétextes sont bons pour réduire les moyens de l’hôpital public.

Nous assistons à un démantèlement progressif et insidieux du secteur public hospitalier avec toutes ses conséquences…  le moment venu il faudra bien que  certains prennent leurs responsabilités… nous avons eu 19 % de surmortalité en plus, cet hiver, soit 8.500 décès supplémentaires…ce n’est pas rien et il ne faut pas mettre tous les décès sur le compte d’un épidémie de grippe…
Il y a une vérité qui ne saurait être cachée : bien des personnes ne se soignent même plus tant la misère s’installe dans notre pays qui était avant , dans le monde entier, un exemple en matière de santé et qui aujourd’hui ressemble tristement et de plus en plus au système de santé des U.S.A. c’est honteux, purement honteux.

mercredi 11 mars 2015

CHSF : Semaine d'information sur la santé mentale



 
Le CHSF participe à la 26ème édition des "Semaines d'information sur la santé mentale"

Les acteurs de la santé mentale de l'Essonne en partenariat avec l'Union Nationale de Familles et de Personnes Malades et/ou handicapées psychiques de l'Essonne (UNAFAM) proposent au grand public cinq rencontres-débats.


Le Dr Roger FERRERI, Chef du service de psychiatrie infanto-juvénile du CHSF participera, mardi 17 mars 2015, de 9h à 13h (5, terrasses de l'Agora à Evry) à un rencontre-débat autour du thème de la vulnérabilité à l'adolescence.


Cette manifestation s'adresse au grand public et aux professionnels.





Le thème de l'adolescence sera le fil conducteur de la 26ème édition des "Semaines d'information sur la santé mentale".





mardi 10 mars 2015

La logique comptable tue l'hôpital public



Le journal «Libération» a eu accès à un texte confidentiel qui prévoit des économies drastiques, des coupes dans les effectifs, et accroît la centralisation.

L’hôpital devra se serrer la ceinture et réduire ses effectifs

Un bouleversement à venir ? Assurément. Et nul ne conteste la nécessité d’une forte évolution du paysage hospitalier. En France, il y a en effet beaucoup d’hôpitaux, voire trop, et ils coûtent cher. L’hôpital représente 45% des dépenses de santé. Avec près de 3 000 établissements, la France est un pays largement doté, avec 6 lits pour 1 000 habitants, le double de la Suède ou de la Grande-Bretagne. Ces hôpitaux sont en outre souvent mal localisés : trop pour les soins de courte durée, pas assez pour les handicapés et les personnes âgées. Et ils sont trop nombreux dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

Mais voilà, est-ce que ce «kit» du ministère de la Santé pour mener à bien cette révolution est la bonne façon de procéder ? «Des économies ? C’est possible», réagit Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. Mais ce responsable, qui rassemble la totalité des hôpitaux de France élève aussitôt le ton : «On a le sentiment d’un double langage. La ministre nous avait promis que ce serait à chaque région, à chaque établissement de s’adapter. Et, là, on voit la technostructure du ministère qui prend le pouvoir.» Et d’enfoncer le clou : «Avec ce plan, on assiste à l’étatisation rampante du système hospitalier. Où est la ministre ?»

Pour agir sur la masse budgétaire des hôpitaux, les pouvoirs publics ont un levier fort : l’Ondam hospitalier (objectif national de dépenses de l’assurance maladie), qui fixe d’une année à l’autre l’augmentation des budgets des hôpitaux. Si rien n’est fait, le budget des hôpitaux augmente automatiquement de 2,9%, et cela en particulier avec les hausses automatiques de salaires. Là, l’objectif est clair : en 2015, l’Ondam sera de 2,1% en 2015, de 2% en 2016 et de 1,9% en 2017.

En conséquence, les budgets des hôpitaux vont baisser fortement de plusieurs centaines de millions d’euros. «Si les hôpitaux ne veulent pas augmenter leur déficit, ils doivent faire des économies. Et le premier poste, ce sont les salaires, la masse salariale représentant 65% des charges des établissements de santé, donc de l’emploi», explique sans faux-fuyant un ancien directeur des hôpitaux. Et on arrive à la question sensible de l’emploi. Le chiffre de 22 000 postes supprimés a été évoqué pour les trois années à venir dans les hôpitaux. Mais, voilà, le gouvernement ne veut pas assumer. Mercredi, la ministre de la Santé a assuré à l’Assemblée nationale que son plan de 3 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux d’ici à 2017 n’avait pas vocation à «baisser les effectifs hospitaliers».

















Pour "La Vie Hospitalière" c'est purement honteux que de vouloir supprimer des lits dans les hôpitaux et remettre en cause notamment et insidieusement les hôpitaux de proximité, pire taper encore un peu plus dans les effectifs qui en ont assez d'être malmenés depuis quelques années au nom de la rentabilité, la société française ressemble de plus en plus aux mauvais exemples que l'on connaît (qui se passent de commentaires tant la pauvreté dans certains pays riches est inadmissible).
Privilégier l’ambulatoire ? 
Ce n’est pas, ce n’est plus un objectif aujourd’hui car nous sommes à côté de la réalité de chaque jour, nous sommes devant un évidence la seule logique actuelle est celle uniquement d’un  logique comptable !
De cette logique qui se veut mettre en avant plus de profits mais qui tout autant  accroît les maux des plus démunis les exemples ne manquent pas hélas.
L’hôpital public n’est pas un moyen pour se faire de l’argent, en déplaise à certains... c’est un service  public dans toute sa grandeur et nous le défendrons contre les lobbies et tous les profiteurs qui pourrissent notre société depuis des années!


mercredi 4 mars 2015

Les urgences d'Orléans en grève illimitée


Les personnels des urgences du Centre hospitalier d’Orléans (Loiret) sont en grève illimitée depuis le 1er mars (au soir) suite à un manque de personnels depuis plusieurs mois.
 

mardi 3 mars 2015

Les véritables raisons de l'ambulatoire sont-elles purement économiques ?




La chirurgie ambulatoire est-elle une réelle source d'économies?

En théorie, le recours à la chirurgie ambulatoire devrait permettre de réduire les dépenses de santé... Chiffres à l'appui, L'Expansion démontre qu'il n'en est rien.
 Le développement de l'ambulatoire figure en bonne place dans le plan d'économies dévoilé fin avril par Marisol Touraine.
Quand ils cherchent des idées pour réduire les dépenses de santé, tous les politiques, de droite comme de gauche, citent invariablement la même piste : le recours à la chirurgie ambulatoire. Logique, en apparence : les patients arrivent à l'hôpital le matin, sont opérés dans la journée, et rentrent chez eux le soir. Exit, donc, les dépenses liées aux frais d'hébergement et au personnel de nuit. En France, le potentiel d'économie est énorme : à peine 41% des interventions sont réalisées ainsi, contre plus de 80% aux Etats-Unis, au Canada, ou dans les pays d'Europe du Nord.
Rattraper notre retard permettrait donc, en théorie, de dégager jusqu'à 5 milliards d'euros par an, selon l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé. Le développement de l'ambulatoire figure donc en bonne place dans le plan d'économies dévoilé fin avril par Marisol Touraine.
La ministre des Affaires sociales entend ainsi doubler son rythme de croissance d'ici à 2017 pour économiser 1 milliard d'euros...
Zéro dépense en moins pour la Sécu
La somme reversée par l'Assurance-maladie étant la même, quel que soit le mode opératoire choisi, développer l'ambulatoire ne sert à rien.
" Quelle blague! Aujourd'hui, je ne suis pas loin de penser que l'ambulatoire coûte en réalité très cher à la Sécu", s'exclame, sous le sceau de l'anonymat, un des nombreux experts chargés d'encourager les hôpitaux à adopter cette pratique.



Pour "La Vie Hospitalière" il ne faut pas privilégier l'ambulatoire qui n'est pas à la hauteur des besoins de la population dans la réalité, il y aura beaucoup de laissés pour compte...
Les patients sont bien peu de choses dans ces décisions, les risques post-opératoires ne sont pas à négliger à la limite il y a un manque de conscience car ce qui est de manière probante privilégié ce sont les intérêts financiers tout le reste devient secondaire.C'est bien là du grand n'importe quoi.
D'autant que les risques que de moins en moins de personnes acceptent de se faire soigner dans ces conditions qui peuvent être alléatoires n'est pas à négliger, et là ceci dans le temps risque de coûter encore plus cher à la sécurité sociale pour les complications qui peuvent être attendues...( il faut prendre en considération  que bien des français et des françaises n'accèdent plus aux soins selon certaines sources) ceci est grave et démontre déjà un système de santé qui est loin de la réalité de chaque jour pour bien des citoyens et citoyennes.
Quant aux services chirurgicaux dans les petits hôpitaux ils seront condamnés, ne parlons pas des postes qui seront perdus là aussi ceci à un coût social et des conséquences qu'il ne faudra pas écarter...l'intérêt général dans tout ceci ne pèse pas grand chose dans la balance.
Il faut s'attaquer aux vrais problèmes qui font que la santé est devenue très chère, là il y a beaucoup à écrire...la santé est une manne pour certains...
Quand l'on sait aussi que même dans les hôpitaux les risques de mortalité (1) ne sont pas à exclure (que ce soit en France ou ailleurs) les risques de l'ambulatoire quant à eux ne font pas état à ce jour de rapports bien explicites dans ce domaine...

 Une chose est certaine que de procès en perspectives...



1) Selon une étude de la revue  médicale "The Lancet" : à chaque patient supplémentaire par infirmier une hausse de 7 % du risque de mortalité est à prendre en considération.


lundi 2 mars 2015

Fonction Publique Hospitalière : 22.000 postes pourraient être menacés !


22.000 postes pourraient être menacés, soit 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière, et ceci afin de faire des économies, toujours plus d'économies avec bien évidemment toujours moins de moyens pour les personnels hospitaliers et plus de profits pour certains...en fait c'est la masse salariale que la ministre de la Santé veut toucher?...Mais toucher à la masse salariale c'est mettre à mal encore un peu plus les effectifs dans les services et ceci est franchement inqualifiable dès lors que l'on connaît les difficultés croissantes qui ne sont pas sans conséquences pour les personnels qui deviennent de plus en plus les laissés pour compte d'une politique où seule l'économie est le leitmotiv...
On a pas l’impression que les citoyens et citoyennes payent des impôts, une TVA à 20 %, des taxes sur l’immobilier, sur les actes de la vie civile, et des retenues sur les salaires de plus en plus importantes (CSG, CASA, financement obligatoire des grandes centrales syndicales etc etc)…
C’est le temps du grand n’importe quoi, les hôpitaux publics sont de plus en plus la proie de groupes privés pour la plupart étrangers, seuls les actionnaires de ces groupes se portent bien, quant aux personnels qui travaillent que ce soit dans le secteur public ou pire le secteur privé c’est une autre affaire !
L’Hôpital public est de plus en plus menacé et ses personnels avec,  ce qui est inadmissible dans une société construite depuis des décennies avec des valeurs qui ne sont celles des profiteurs de la politique insidieuse actuelle (qui se fatiguent pas beaucoup au travail) mais bien de citoyens et citoyennes d’un pays qui ne saurait être un territoire, mais bien plus : une nation, avec son patrimoine, sa culture et ses valeurs !


Nous y reviendrons.

vendredi 27 février 2015

Premier rapport au président de la République - Plan cancer 2014-2019




Document téléchargeable ICI


mercredi 25 février 2015

Journée régionale de prévention des risques associés aux soins

Depuis 2011, l'ARS Poitou-Charentes convie les acteurs de la santé à une journée régionale placée sous le signe de la plateforme du même nom.

Elle est organisée en coordination avec le CLIN Sud-Ouest, l'Omedit Poitou-Charentes, le CNCRH, le CRPV Poitou-Charentes et l'ASN.

Cette journée est accessible gratuitement sur inscription préalable, elle est un moment d'échange entre professionnels, de présentations et de mises en situation, pour faire progresser les participants dans la démarche de prévention de tous les risques associés aux soins.


Journée régionale de prévention des risques associés aux soins

Mercredi 18 mars 2015

(S'inscrire auprès de l'ARS de la région Poitou-Charentes à Poitiers)

dimanche 22 février 2015

Pour ne plus perdre sa vie... à la gagner !

La santé au travail est une question de santé publique.
Or,  chaque semaine qui passe voit se multiplier les attaques du patronat et du gouvernement contre les droits sociaux, notamment en matière de santé au travail. Pourtant, la situation est alarmante : au nom d’une soi-disant "rationalisation" des coûts, les logiques organisationnelles aujourd’hui à l’œuvre au sein des entreprises, dans l'industrie comme dans les services, dans le secteur privé comme dans le public, contribuent à aggraver l'exploitation des corps et à dégrader de manière profonde la santé de nombreux travailleurs. 
Résumer la situation actuelle à une crise de l'emploi revient à dissimuler ces autres dérives de notre système productif. Mais certaines des mesures récemment adoptées, comme plusieurs de celles qu’envisagent aujourd’hui le gouvernement ou les organisations patronales vont plus loin : un à un, les différents acteurs de la chaîne de prévention voient leurs prérogatives ou leur marge d’action se réduire et, avec elles, ce sont les instruments de la prévention des risques et de la protection des salariés qui se trouvent remis en cause.

Pour ne plus perdre sa vie à la gagner !

La santé au travail est une question de santé publique. 
Or, chaque semaine qui passe voit se multiplier les attaques du patronat et du gouvernement contre les droits sociaux, notamment en matière de santé au travail. Pourtant, la situation est alarmante : au nom d’une soi-disant "rationalisation" des coûts, les logiques organisationnelles aujourd’hui à l’œuvre au sein des entreprises, dans l'industrie comme dans les services, dans le secteur privé comme dans le public, contribuent à aggraver l'exploitation des corps et à dégrader de manière profonde la santé de nombreux travailleurs. Résumer la situation actuelle à une crise de l'emploi revient à dissimuler ces autres dérives de notre système productif. Mais certaines des mesures récemment adoptées, comme plusieurs de celles qu’envisagent aujourd’hui le gouvernement ou les organisations patronales vont plus loin : un à un, les différents acteurs de la chaîne de prévention voient leurs prérogatives ou leur marge d’action se réduire et, avec elles, ce sont les instruments de la prévention des risques et de la protection des salariés qui se trouvent remis en cause.

Affaiblir les droits collectifs des travailleurs

La négociation collective engagée depuis septembre, à la demande du gouvernement, autour d'un projet de réforme des seuils sociaux s’affiche comme visant à « faciliter la vie des entreprises et les aider à embaucher ».

Celle-ci se révèle en fait l'occasion d'une attaque en règle du patronat qui veut limiter toute possibilité de représentation du personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés et faire table rase des droits existants au-delà, en invoquant une instance unique aux missions vagues et dépossédée des principales prérogatives des IRP actuelles.

Cette nouvelle attaque fait suite aux réorganisations imposées à l'inspection du travail (remise en cause de son indépendance, réduction de ses moyens en effectif de contrôle) ainsi qu’à celles des Conseils de Prud’hommes (suppression de l'élection, restrictions budgétaires, diminution des délais de prescription, manque de personnel de greffe, etc...).

Le projet de loi Macron présenté en conseil des Ministres le 10 décembre 2014  (NDWM : et passé en force) enfonce le clou en prévoyant de rendre plus difficile la possibilité pour la justice pénale de sanctionner les employeurs délinquants.

Supprimer les CHSCT ?

Plus ou moins masquée parmi ces multiples attaques, s’exerce la tentative du patronat de remettre en cause l'existence même des CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) dont les prérogatives ont été déjà affaiblies par les dispositions introduites par la loi sur la « sécurisation de l’emploi » transcrivant l’ANI du 11 janvier 2013.

Or les CHSCT constituent un outil collectif fondamental pour permettre aux travailleurs de s’exprimer et d’agir sur leurs conditions de travail. C'est d’ailleurs parce qu'ils permettent de rendre visibles les manquements des directions d'entreprises en matière de santé et sécurité au travail, que le patronat veut les supprimer.

Instaurés depuis 1es lois Auroux de 1982 dans les entreprises de plus de 50 salarié-e-s, les CHSCT ont largement démontré leur utilité dans la défense de la santé et l’amélioration des conditions de travail des salarié-e-s. Il en est de même s’agissant de leur capacité à mettre en cause de manière forte les choix organisationnels dans les atteintes au travail lui-même (défauts, dysfonctionnements, impossibilité de bien faire son travail) et à la santé physique et psychique des travailleurs.

Grâce aux moyens d'action des représentants du personnel comme le droit d'alerte, le droit d'enquête, le droit d'expertise, cette instance permet de proposer et d’obtenir des améliorations des conditions de travail, et au besoin d’agir directement en justice, pour prévenir des mises en danger ou faire interdire des formes d'organisation à risques ou pathogènes. Elle permet aussi d’aider à la reconnaissance de la faute inexcusable des employeurs.
Il est donc crucial d’œuvrer plutôt à lever les obstacles qui entravent encore trop souvent le fonctionnement de cette instance. Il s’agirait notamment de permettre aux travailleurs qui, de droit ou de fait, en sont encore privés (en raison de la taille de l’entreprise, de la dispersion des salariés sur des sites multiples, ou encore des différences de statuts et des effets de la sous-traitance en cascade..., autant de situations trop souvent utilisées par les employeurs pour contourner le droit et diviser les salariés) de pouvoir eux aussi en bénéficier.
Dans la même logique, le fait d’offrir un véritable statut protecteur contre le licenciement aux salariés usant de la faculté de leur droit de retrait en raison d’un danger grave et imminent permettrait de passer d’un droit théorique à un droit réel.

Une médecine du travail en miettes

La médecine du travail est en grand danger et avec elle la santé de tous les salariés. Fin octobre, F. Hollande présentait 50 nouvelles mesures destinées à « simplifier l'activité des entreprises face à la lourdeur administrative. »
Parmi elles, une première entend revoir les notions d’aptitude et d'inaptitude afin de « sécuriser » les employeurs qui sont « soumis » à des avis médicaux avec réserves trop contraignants. Cette mesure vise à empêcher le médecin du travail d’émettre des préconisations d’aménagement des postes de travail dans l’intérêt des salariés, à supprimer l’obligation de reclassement qu’ont les employeurs et à favoriser le licenciement des salariés ayant des restrictions d’aptitude.

Une seconde mesure prévoit de simplifier les règles sur les visites médicales des salariés au motif que "la visite médicale obligatoire n'est réalisée que dans 15% des cas", du fait notamment d'un manque d'effectifs médicaux. Ce chiffre de 15 % est fantaisiste car en réalité ce sont plus de 70% de ces visites qui sont actuellement assurées ! Cette mesure empêcherait l’accès à la visite médicale et au suivi de santé individualisé pour certaines catégories de salaries jugés non exposés à des risques. Alors que l’on assiste à l’explosion des TMS et des RPS, cette vision est inacceptable.

Nous rappelons que les médecins du travail sont les seuls médecins à disposer d'une formation sur les risques professionnels et qu’ils sont les seuls à bénéficier d'un statut protecteur garantissant indépendance et protection vis-à-vis des employeurs. Ils ont un libre accès au poste de travail qui leur permet de disposer d'une connaissance des risques et du travail réel. En s'attaquant ainsi à la visite médicale, c'est à la médecine du travail toute entière que le gouvernement s'en prend et aux droits des salarié-es.
En affaiblissant une nouvelle fois la médecine du travail et plus largement les services de santé au travail (SST), le patronat et le gouvernement favorisent la fragilisation des travailleurs confrontés à des conditions de travail et d’emploi de moins en moins soutenables.

Il conviendrait au contraire de donner aux SST tous les moyens d’assurer leur « mission exclusive d'éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail » (art. L.4622-2 du code du travail), en élargissant et en confortant notamment leur indépendance vis-à-vis des employeurs.

L’urgence d’agir et de s’unir

La santé au travail est au cœur de l’activité de tous les acteurs impliqués dans la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail.
Dans le contexte actuel, tous devraient voir leurs conditions d’intervention favorisées et améliorées : CHSCT, médecins du travail, inspecteurs du travail, contrôleurs Carsat, experts CHSCT, intervenants en prévention de la mutualité, tous interagissent de façon complémentaire au sein d’un ensemble devenu cohérent, celui de notre système de prévention. C’est lui qui, morceau par morceau, est progressivement défait depuis quelques années ; c’est lui que nous voulons préserver et renforcer.


Nous acteurs du mouvement syndical et de la santé au travail (syndicats, représentants du personnel au CHSCT, médecins du travail, inspecteurs du travail, experts CHSCT, psychologues du travail, ergonomes, chercheurs en santé au travail, etc.) appelons à une mobilisation et à l'organisation d’états généraux pour défendre et améliorer les droits collectifs des travailleurs en matière de santé au travail.



Pour ne plus perdre sa vie à la gagner !


C'est pas mal, mais le gouvernement peut mieux faire socialement parlant...il en a les moyens plutôt que de favoriser des nantis, des actionnaires, des multinationales...
Pour "La Vie Hospitalière" ces mesures qui tentent d'applanir encore un peu plus les acquis sociaux, de mettre à mal les conseils des Prud'hommes, les CHSCT, la médecine du travail...et bien c'est vraiment pas mal, dans le pire on ne peut pas faire mieux...(pour le moment) disons que nous avons là la preuve flagrante qu'ils se moquent  bien de l'intérêt général de tout un peuple,  ces gens là ... Ces gens là  qui représentent qui et quoi en définitive ?...
Il est évident et de plus en plus chaque jour que nous sommes trahis.
Et, la trahison est une chose grave dans un pays qui supporte gravement les conséquences d'orientations qui ne sont que des manipulations...
On voit et progressivement, notamment, (pour exemple) nos services publics menacés dans leurs fonctionnements par manque de moyens (mais on paye des impôts pour quoi...ou plus exactement pour qui ?) ...
On voit l'emprise de plus en plus signicative d'affairistes venant d'ailleurs ... ne nous trompons pas notre pays est très mal gouverné, qu'ils soient étiquetés de droite ou de gauche ce sont des pantins, depuis des années nous souffrons à cause de leurs pitreries lamentables de leurs actions qui vont toujours à l'encontre des intérêts des citoyens et citoyennes.
Jamais la République ne s'est trouvée devant autant de personnages méprisables et arrogants : méprisables pour leurs lois qui vont contre les droits et acquis des travailleurs, arrogants pour leurs discours hypocrites et leurs actes inconsidérés qui démontrent avec pertinence qu'ils ne sont pas vraiment les représentants du peuple français, mais qu'ils représentent surtout des intérêts étrangers à la France.
Leurs  orientations semblent préparer l'entrée du futur traité transatlantique avec toutes ses conséquences pour notre pays, là, l'avenir se conjuguera au passé.

samedi 21 février 2015

La Médecine du travail menacée ?


Vu sur le blog de Gérard Filoche :
« Macron avait prévu de supprimer la médecine du travail, mais cela, semble t'il est renvoyé a une loi parallèle de Thierry Mandon dite « de simplification » du code du travail et qui supprime celle-ci en douce.

La médecine du travail a été progressivement usée, déconsidérée, et le Medef veut l’abattre totalement.

Tous les arguments sournois et stupides sont utilisés : la médecine du travail serait déjà inutile ou asphyxiée, les médecins du travail seraient déjà en voie de disparition ou bien déjà vendus au patronat, la santé au travail serait déjà tellement mise à mal que ce serait un combat d’arrière-garde, il faudrait tellement la « moderniser » que, finalement, elle serait à ranger au rayon des vieilleries !

Hé, bien non, il faut une médecine de prévention, une  spécialité médicale, ancrée sur l’étude, le suivi des conditions de travail au sein même des entreprises. La médecine du travail n’est pas « généraliste » c’est une spécialité concentrée sur la connaissance pratique des postes, des atmosphères, des cadences, des risques psychosociaux au travail. Oui, la médecine du travail est déjà mal en point, oui, il manque déjà 600 médecins, et 1700 d’entre eux partent en retraite de façon imminente, oui certains centres font des visites de routine, ou bien « ratent » des gros problèmes de santé, faute de moyens et de suivi… mais cela provient d’une mauvaise gestion délibérée, du numerus clausus, de la démobilisation idéologique et pratique orchestrée par le patronat autour de la santé au travail. »



Lire absolument l’analyse détaillée de la loi Macron 
réalisée par Gérard Filoche :
En route pour  le « régressisme » ?