"La Vie Hospitalière"

dimanche 16 octobre 2011

Centre Hospitalier Sud-Francilien : le gouffre financier sans fond!

La coexistence des services publics hospitaliers et des établissements privés à but non lucratif semble s'être banalisée depuis quelque années, certains arrivent même à créer la confusion dans les esprits : on parle "d' établissement de santé publique", on voit même les nouvelles cliniques s'appeler  Hôpital privé (1)...c'est le temps du n'importe quoi à partir du moment où la logique est de "soigner son portefeuille" sur le dos des malades, des handicapés, des personnes âgées...
Bref, la situation est à son paroxisme, on prend tout autant les usagers pour des imbéciles...on les laisse dans le flou absolu en ce qui concerne les informations qu'ils sont en droit d'avoir sur les coûts réels des hospitalisations, sur les prises en charges effectives par la Sécurité sociale...les dépassements d'honoraires ne sont pas toujours justifiés...

Quant aux financements de ces hôpitaux privés qui enrichissent que les actionnaires de sociétés à but lucratif  telles que la "Générale de santé" (premier groupe européen d'hospitalisation privée) et qui s'installe un peu partout (2) ou encore "Vitalia", ou "21 Centrale Partners" (3)...ces nouveaux établissements concurrencent  de manière plus ou moins  déloyale le secteur public hospitalier (qui doit supporter des charges qui ont rien à avoir avec le secteur privé lucratif et..."non lucratif"...

Aujourd'hui le summun est atteint dans l'intégration des capitaux privés dans  le fonctionnement d'établissements publics de santé  l'exemple vient du "Centre Hospitalier Sud-Francilien " (4) qui regroupe 27 établissements.

C'est (sic) le plus grand chantier hospitalier de France, l'ennui c'est que le constructeur  en est le propriétaire, il louera ainsi le complexe réalisé au Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) pour  une somme de plusieurs millions d'euros et ceci pendant trente ans !

Comme il y a de très nombreuses malfaçons le CHSF, qui devait ouvrir en janvier 2011, tarde de plus en plus, toutefois,  en janvier 2012  si les vices  ont été rectifiés, le CHSF pourrait être opérationnel...une année sera passée ce qui donne une idée de l'importance des imperfections.

Déjà des établissements du regroupement réalisé sous le sigle CHSF sont vendus...ainsi l'Hôpital Louise Michel d'Evry-Courcouronnes, dont les personnels devront quitter dans les mois à venir leur établissement, coûte que coûte... 

L'Hôpital Louise Michel
(Photo "La Vie Hospitaliere")


 Vue du hall d'entrée
(Photo "La Vie Hospitaliere")

 Les personnels demandent à être entendus par Monsieur Claude Evin (Directeur de l'ARS Ile-de-france), estimant que ce n'est pas à l'établissement de porter la dette de 1,8 milliard d'euros et que ce n'est pas aux personnels de payer les loyers, ni aux usagers de payer les actionnaires!

Les syndicats estiment à juste titre que :

"La population Essonnienne est en droit d'attendre le développement d'un service public moderne et seul le service public hospitalier est le garant de l'accès aux soins pour tous sur tout le territoire."

 Une association s'est constituée pour défendre les intérêts des personnels et des usagers, son siège  se  trouve à Viry-Chatillon. Elle dénonce notamment le baïl et exige le retour au financement public, un blog a été réalisé, on peut y lire que la Société EIFFAGE (le constructeur) demande 100 millions d'euros à l'établissement, et que le loyer annuel  passe de 30 millions à 41 millions d'euros (soit un surcoût pour le contribuable de 330 millions d'euros sur 30 ans). Et, cerise sur le gâteau : la société EIFFAGE demande au CHSF de payer 38 millions d'euros pour l'année 2011 !
Mais enfin les vices cachés ce ne sont pas ni l'établissement, ni les personnels, ni les usagers qui doivent en faire les frais, le CHSF devrait se retourner contre la société EIFFAGE car non seulement cette société est responsable des travaux qui doivent être dans les normes, mais encore tous les frais doivent être à sa charge, de plus c'est le CHSF qui pourrait demander des dommages et non la société EIFFAGE.

Si ce n'est pas là un scandale financier comment devons-nous l'appeler?

Ceci écrit "La Vie Hospitalière" rappelle l'article publié en avril qui faisait état d'une panne du système des quatre groupes électrogènes, qui avaient pris le relais suite à une coupure du réseau EDF pour une mise en conformité. Imaginons que cette panne intervient alors que le CHSF est en activité, c'est effectivement fortement préoccupant.
Et, c'est la raison qui fait qu'avant toute réception des locaux une visite du CHSCT  doit  être préalable à tout déménagement et ouverture de service sur le nouveau site, avec bien évidemment  toutes les réserves qui s'imposent compte tenu des nombreuses imperfections.


(A suivre)







1) Le mot "hôpital" lui n'existe pas dans le texte de la loi  HPST... que dans le titre,  l'hôpital est  remplacé  par établissement de santé...les "territoires"  remplacent les "bassins de vie", les "Conseils d'administration" deviennent des "Conseils de surveillance"...que de changements...

2) Directeur général : Pascal Roché (depuis le 30 juin 2011), Actions détenues (directement et indirectement) à près de 80 % par "Santé Développement Europe"  le Docteur Antonio Ligresti est le président du Conseil de surveillance.
La "Générale de Santé" ce sont 110 établissements de santé, avec 23.800 salariés dont 500 membres des professions médicales...
C'est cette même "Générale de Santé" qui a dernièrement annoncé une nouvelle stratégie et un projet de réorganisation qui se traduira par :... des suppressions de postes administratifs...tout est bon pour optimiser. Le seul but recherché,   étant dans la finalité le profit,  et, bien évidemment, toujours plus de profits...Mais jusqu'à quand?...la question est posée.

3) Société de gestion de fonds  (holding d'investissement datant de 1909)...possède des bureaux à Milan, Trévise...

4) Voir aussi notre article du 21 septembre : "Centre hospitalier Sud-Francilien...Rien ne va plus!"
 5) ...à ne pas confondre pourtant  avec un établissement de santé publique  qui lui peut être à 100 % privé.
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mardi 11 octobre 2011

Réorganisation de la Chirurgie de nuit en Ile-de-france

L'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-france a présenté ce jour le nouveau dispositif qui devrait être mis en place à compter du 1er janvier 2012 en ce qui concerne la chirurgie la nuit (1).
 Rappelons qu'il y a un an la publication dans la presse d'un document  de travail qui prévoyait un seul bloc ouvert par département avait déchenché une certaine colère.


Selon Monsieur Claude Evin, Directeur de l'ARS d' Ile-de-france ce dispositif  "ne remet en cause ni les services d'urgences ni la continuité des soins"...

La présentation par l'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-france du point d'étape sur la réorganisation de la prise en charge chirurgicale des patients, la nuit, permet d'entrevoir ce que seront effectivement les urgences chirurgicales dès 2012 :

"L'aboutissement d’un important travail avec les professionnels de santé
Dans le cadre des travaux relatifs à la Permanence des soins en Etablissements de Santé (PDSES), et à l'issue d’une année de travail au niveau régional et départemental avec tous les professionnels concernés (organisations professionnelles et syndicales, fédérations hospitalières), l'ARS Île-de-France propose un nouveau dispositif régional pour améliorer et sécuriser la prise en charge chirurgicale la nuit en Île-de-France.

Vers une prise en charge mieux organisée et plus sécurisée pour les patients

Rien ne change pour l’accueil des patients : tous les services d’urgences de tous les établissements de santé de la région restent disponibles.Simplement, si une prise en charge chirurgicale en urgence s’avère nécessaire, ils seront orientés dans un réseau organisé, lisible par tous les professionnels de santé, et conçu autour d’un nombre limité de sites disposant d’équipes médico-chirurgicales complètes et disponibles.

Les SAMU, les services d’urgences et les transporteurs sanitaires sauront ainsi où orienter le plus rapidement possible les patients qui nécessitent une prise en charge chirurgicale urgente notamment en nuit profonde, c'est-à-dire, à partir de 22h30.

Dès la mise en place de ce dispositif, au 1er janvier 2012, l’ARS veillera à l’accessibilité et la bonne répartition sur l’ensemble du territoire régional des établissements qui seront chargés d’assurer cette  permanence des soins.

Le principe du « zéro refus »

Les établissements qui seront chargés d’assurer cette permanence des soins chirurgicale la nuit seront organisés et disposeront des moyens et des équipes nécessaires pour assurer une prise en charge chirurgicale d’urgence toute la nuit. Ils s’engagent à assurer une admission sans délai à tout patient qui requiert une prise en charge chirurgicale urgente.
Un coordinateur médico-chirurgical sera identifié dans chaque site, il sera responsable de la bonne organisation du dispositif et assurera l’interface avec tous les interlocuteurs extérieurs.
Ceci permettra d’éviter aux professionnels des SAMU les fastidieuses et multiples recherches de places pour un même patient et les allers-retours entre services et établissements.
Un registre informatisé permettra de suivre la mise en place de cette organisation et d’analyser  quotidiennement les éventuels dysfonctionnements de prise en charge et prendre les mesures correctrices nécessaires pour les nuits suivantes.

Un dispositif soumis à concertation et mis en œuvre dès le début de l’année 2012.
Ce dispositif s’appliquera au 1er janvier 2012. Les établissements qui assureront la permanence des soins chirurgicaux la nuit seront retenus par l’ARS à l’issue d’une procédure de sélection spécifique et partagée. Ces établissements seront tenus de s’engager à respecter les dispositions prévues  dans le cahier des charges élaboré à cet effet (joint au dossier de presse).
Il sera rigoureusement évalué afin de préparer le schéma cible Permanence des soins en  établissements de santé (PDSES)  qui sera arrêté dans le cadre du Schéma régional d’organisation sanitaire, du Projet régional de santé, d’ici la fin de l’année 2012.
Ce dispositif sera présenté aux instances de démocratie sanitaire régionales et territoriales (Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, conférences de territoires). Il sera également présenté aux professionnels, à commencer par la conférence régionale des urgentistes d’Île-de-france le 20 octobre prochain.

Les engagements clés du cahier des charges pour les établissements assurant la permanence des soins chirurgicale la nuit en Île-de-france

- Mettre en place une gouvernance interne et territoriale de la PDSES
- Mettre en place coordonnateur PDSES pour l’établissement
- Dimensionner ses ressources de manière à pouvoir assurer la mission PDSES
- S’engager au « zéro refus »
- Favoriser le retour des patients vers les établissements de leur choix
- S’engager à participer au suivi et à l’évaluation du dispositif
- Garantir l’accessibilité financière aux soins "



Le communiqué de presse des Fédérations hospitalières (FEHAP Ile-de-france, FHF Ile-de-france, FHP Ile-de-france, URIOPSS Ile-de-france) est nuancé... :

"En juillet 2010, les fédérations FEHAP/FHF/FHP/URIOPSS représentant les hôpitaux et cliniques franciliens avaient vivement condamné un projet de l’ARS Ile de france visant à transformer radicalement la permanence des soins. Si ce projet avait vu le jour, tous les blocs chirurgicaux auraient été fermés la nuit, à l’exception d’un seul site par département.
Les fédérations hospitalières ont pris acte de la volonté de l’ARS d’adapter le dispositif de la permanence des soins en établissements de santé en Ile de France et ont choisi de s’associer à la réflexion. Elles ont donc participé à un dispositif de concertation incluant des professionnels des services d’accueil des urgences et des SAMU pendant plus d’un an.
Cette concertation va permettre d’aboutir à un schéma cible dont les fédérations hospitalières acceptent le principe : il s’agit d’organiser dans chaque département de la région Ile de France un maillage d’établissements structurés en réseau au bénéfice des patients.A ce jour, seules les spécialités de chirurgie orthopédique et viscérale sont concernées.
A compter du 1er janvier 2012, la permanence des soins la nuit pour ces deux spécialités sera organisée en deux tranches horaires. Les établissements ayant un service d’urgences autorisé continueront d’accueillir et d’opérer les patients jusqu’à 22h30. A partir de 22h30 et jusqu’à 8h30, les nouveaux patients devant être opérés en urgence seront transférés vers les quelques établissements qui auront été désignés selon un cahier des charges très strict par un comité de sélection associant l’ensemble des fédérations.
Si les fédérations hospitalières signataires de ce communiqué se reconnaissent dans la méthodologie poursuivie et dans le cahier des charges proposés par l’ARS, elles seront extrêmement vigilantes sur le respect de certains principes:
1. Sur le processus de sélection des établissements retenus pour assurer les interventions chirurgicales
au-delà de 22h30 :
D’une part, cette sélection devra être effectuée en fonction des besoins de santé des populations des territoires de santé (de 400 000 à 600.000 habitants). Le nombre de blocs opératoires ouverts de 22h30 jusqu’au matin devra répondre aux besoins de la population, particulièrement dans les départements les plus défavorisés. Aucun refus de prise en charge ne devra être constaté.
D’autre part, la sélection, appuyée sur les réponses apportées par les établissements au cahier des charges, devra intervenir dans un cadre transparent et concerté. La démarche devra être pluraliste et équilibrée.

2. Sur le financement :
Les fédérations signataires font part de leur plus grande inquiétude quant à l’adéquation du financement alloué à cette réorganisation. En outre, la transparence sur les financements octroyés par la DGOS à l’ARS pour la rémunération de cette permanence des soins fera l’objet d’une grande attention de la part des fédérations. D’autre part, les Etablissements devront être justement rétribués des efforts de réorganisation interne nécessaires pour assurer une permanence centralisée de la permanence des soins. Il est attendu de ce point de vue un effort tout particulier du Ministère de la Santé pour la région Ile de  france, sous la forme d’une enveloppe MIG (Mission d’Intérêt Général) justifié par le caractère précurseur de la région dans la réorganisation de la permanence des soins.
Cette enveloppe devra permettre de financer les efforts des établissements qui accueillent les urgences toute la journée, qui continueront à recevoir et à pratiquer les interventions chirurgicales jusqu’à 22h30, et bien évidemment les établissements choisis pour pratiquer les interventions chirurgicales audelà de 22H30. De plus, il est indispensable qu’une évaluation du dispositif à la fin de l’année 2012 soit mise en oeuvre.
Les délégations régionales des Fédérations Hospitalières ont donné un accord de principe général sur un dispositif d’ensemble et saluent l’effort de concertation mené depuis plus d’un an... Toute remise en cause d’un seul des segments d’un dispositif aujourd’hui équilibré remettrait en cause cet accord de principe."




 1) Sont concernées: les chirurgies orthopédiques, traumatologiques, viscérales et digestives.



(A suivre)




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samedi 8 octobre 2011

Maintien pour les agents du demi-traitement en l'attente d'une décision médicale

Publié ce jour au Journal Officiel  le  décret (1) relatif à l'extension du bénéfice du maintien du demi-traitement à l'expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l' Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière met fin à une situation dans laquelle les agents qui étaient dans l'attente d'une décision soit des comités médicaux, soit des commissions de réforme se retrouvaient sans traitement.

 Dans la pratique à l’expiration des droits statutaires à congé pour raison de santé, l' agent  qui était en congé de maladie, de longue maladie, de longue durée, se retrouvait sans  demi-traitement en l'attente d'une décision médicale, il n'y avait uniquement que l' agent  en situation d’attente d’une décision de mise à la retraite  suite à une  invalidité qui conservait son traitement...
La situation des autres agents se régularisait seulement qu'après la décision des comités médicaux ou des commissions de réforme, ce qui était de nature à entraîner des difficultés financières durant une certaine période, toujours difficile de surcroît.
 
Par ce décret tous les agents bénéficient maintenant du maintien du demi-traitement dans l'attente d'une décision du comité médical et/ou de la Commission de réforme (statuant sur la reprise de service, ses conditions éventuelles de reclassement ou sur la mise en disponibilité).

1) Décret n° 2011-1245 du 5 octobre 2011 relatif au maintien du demi-traitement à l'expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l' Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière.

vendredi 7 octobre 2011

A Lyon trois manifestantes ont été blessées (dont deux grièvement)...

Lyon: une manifestation qui se tenait à l'occasion d' un congrès de la FEHAP  s'est très mal passée,  les CRS ont utilisés des gaz lacrymogènes, et, à la suite d' un mouvement de foule, trois personnes sont tombées dans une fosse de plus de trois mètres de profondeur, à cause d'une grille qui aurait cédé...


(Photo Sylvie Montaron)

Le pronostic vital d'une des trois femmes (dont deux  sont grièvement blessées)  est engagé, elle a été dirigée sur la neurologie à l'hôpital de Lyon.

Nous dénonçons vivement cette situation,  qui n'a pas empêchés les organisateurs de la FEHAP de poursuivre leur  congrès et ceci dans les meilleures conditions possibles...

La Préfecture a donné le communiqué suivant : "...les blessures occasionnées aux personnes ne sont pas directement liées à une charge des forces de l'ordre"...déclarant aussi que les manifestants " ...à de multiples reprises ont tenté de pénétrer dans le bâtiment. Ils en ont été empêchés par les forces de l'ordre présentes sur les lieux. Lesquelles, pour se dégager face à une pression forte et agressive, ont dû faire usage de gaz lacrymogènes. Suite à cette action, 3 personnes qui avaient été incommodées par les gaz se sont rendues vers un point d'eau pour se laver les yeux. A leur retour, elles sont passées sur une grille d'aération très éloignée du lieu de la manifestation, laquelle a cédé à leur passage et a entraîné leur chute dans une fosse de 3 mètres de profondeur."
Rappelons que cette manifestation fait suite à la dénonciation de la CC 51 par la FEHAP, les manifestants voulaient rentrer dans la salle des Congrès, n'est-ce pas là leur droit ? Dès lors que les conditions de travail des personnels sont remis en cause, le fait de manifester rentre dans un droit, celui du droit de grève!

Nous nous interrogeons sur les raisons réelles qui ont fait que les personnels ont été gazés...
Nous en profitons pour rappeler que les Confédérations, Unions syndicales et Fédérations CFDT, CGT, FSU, "Solidaires" (SUD etc), et, UNSA (syndicats autonomes) appellent à manifester unitairement  le mardi 11 octobre contre le plan d'austérité du gouvernement.
Près de 200 manifestations sont prévues dans toute la France, dont bien évidemment dans la ville de Lyon, et,  là les syndicats stéphanois ne seront pas sans dénoncer cet accident extrèmement regrettable, dont nous ne connaissons pas encore les circonstances exactes (nous aimerions connaître le témoignage au moins d'une des personnes accidentées),
Les moyens répressifs employés semblent avoir été démesurés, le communiqué de la Préfecture minimise cette affaire d'autant que le lieu de l'accident n'apparaît pas être plus éloigné  de 5 mètres de la manifestation, soit une largeur de rue à quelque chose près pour avoir une idée. Certes c'est un accident, mais il aurait pû être évité avec un peu plus de souplesse, pourquoi la FEHAP n'a t'elle pas accepté de recevoir au moins une délégation des manifestants ?

Il y aura bien des responsables dans cette affaire quant à déterminer leur degré de culpabilité, c'est encore autre chose...

Merci à tous ceux qui pourront nous faire parvenir leur témoignage
Nous souhaitons un rétablissement le meilleur possible à ces trois femmes,  notre pensée va tout particulièrement à celle qui est la plus gravement blessée.








(en l'attente d'information de Lyon)
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Le "Train Alzheimer" est arrivé à Lille

Le "Train Alzheimer" est aujourd'hui arrivé en gare de Lille Flandre pour sa quinzième et dernière étape.

 Vue du "Train Alzheimer"
(Photo "La Vie Hospitalière")
 
Parti de Paris le 22 septembre, dans la soirée, il s'est arrêté dans plusieurs villes pour informer un maximum de personnes sur la maladie d'Alzheimer, ce train exposition a eu un franc succès, il faut reconnaître que tout a été très bien organisé.


Vue de l'exposition (comparaison d'après IRM).
(Photo "La Vie Hospitalière")

Ce 6 octobre est aussi la "Journée Nationale des Aidants", de ces personnes qui doivent être valorisées par l'aide irremplaçable qu'ils donnent à tous ceux qui momentanément ou malheureusement durablement sont confrontés à la maladie, à l'invalidité au handicap ou à la dépendance. Nous avons eu l'occasion de discuter notamment avec des personnes qui se dévouent pour un proche atteint de la maladie d'Alzheimer, et, ils méritent très largement d'être reconnus et aidés, c'est souvent très dur psychologiquement parlant, leur travail est très important car sans eux bien des personnes fragilisées ne pourraient pas continuer à vivre chez eux.

Ceci écrit la ville de Lille apparaît être un pôle d'excellence en matière de recherche avec notamment son Institut Pasteur., il est important de ne pas l'oublier...tout comme il ne faut pas oublier non plus  la place de l'Hôpital public...faisant le constat que les hospitaliers ont été quelque peu oubliés dans cette exposition, c'est dommage d'autant que l'initiative part d'une bonne idée, ensuite il apparaît que bien des intérêts commerciaux viennent ternir l'esprit de cette exposition itinérante.
Souhaitons que le prochain "Train Alzheimer" soit un peu plus représentatif de ceux qui entourent les personnes atteintes de cette maladie.


(A Suivre...)


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mercredi 5 octobre 2011

La convergence des tarifs avec les cliniques privées doit être arrêtée !

La Fédération Hospitalière de France (FHF) demande l'arrêt immédiat  de la convergence des tarifs entre les hôpitaux publics et les cliniques privées !

En effet une nouvelle amputation de 442 millions d'euros est prévue dans le  projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) alors...qu'aucun effort particulier est supporté par les cliniques privées...

La FHF  dénonce vivement le fait que : "cette rupture d’égalité est totalement incompréhensible, alors que la Fédération a démontré à de nombreuses reprises les raisons qui imposaient de maintenir des tarifs différenciés entre hôpitaux et cliniques privées.

La Fédération Hospitalière de France ne peut accepter cette discrimination choquante, et cette volonté de sanctuariser à tout prix les bénéfices que les cliniques réalisent en sélectionnant les pathologies les plus rentables.
Elle espère que le Parlement saura amender ce projet en mettant un terme à cette politique de convergence inique, et en assurant une juste répartition des efforts entre les différents secteurs."

"La Vie Hospitalière" rappelle que la FHF a déjà bien des années : ..."jugée dangereuse une comparaison entre le secteur public et le secteur privé alors que les organisations, les contraintes, les activités et les bénéficiaires des deux secteurs sont différents. "

(A suivre)

Les députés ont voté le projet de loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments

Le projet de loi reste dans les grandes lignes conforme au texte qui avait été  présenté au conseil des ministres.
Trois mesures sont à retenir :
le texte rendrait obligatoires les déclarations de conflits d’intérêts dans le monde de la santé. Les salariés des laboratoires, par exemple, ne pourraient plus siéger dans les organismes d’évaluation des médicaments (article 1).
Il s'oriente vers un meilleur encadrement de la  visite médicale, en n’autorisant que des visites collectives dans les hôpitaux.
Cette mesure serait menée à titre expérimental pendant 2 ans avant d’être éventuellement étendue à la médecine de ville (article 19).
Il prévoit la création de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) en remplacement de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSPS).
L’ANSM aura un pouvoir de contrôle (avant et après AMM) et de sanctions (articles 6 et 7)...à noter que  son budget proviendra de la Sécurité Sociale....

mardi 4 octobre 2011

RESILIENCE en appelle aux parlementaires

Hugues Dechilly, le secrétaire général de RESILIENCE (  le syndicat infirmier contre l’ordre) adresse un message aux parlementaires:



"Mesdames et messieurs les Sénateurs et les Députés,


la rentrée parlementaire est déjà bien animée avec le renouvellement du Sénat, très récent. Cette dernière rentrée de l'actuelle mandature est aussi pleine de promesses.

Le sujet qui nous occupe aujourd'hui est - lui - toujours d'actualité, plus que jamais.

Vous connaissez le lamentable feuilleton ordinal infirmier qui anime notre profession. C'est aujourd'hui une nouvelle saison qui commence et le premier épisode de cette navrante histoire de série C a (re)commencé le premier octobre avec l'installation effective de la BRED/BPCE aux commandes de l'oni. Ainsi c'est donc un banquier (ancien secrétaire général de l'Elysée) qui dirige l'ordre infirmier par marionnettes interposées.
La BRED a imposé et bien évidemment obtenu un plan de restructuration de la dette ordinale infirmière en échange de la continuité de son soutien plus qu'abusif à cette instance professionnelle moribonde qui est de nouveau ré endettée à plus de 9 millions d'euros, après être redescendue à 7,5 millions en juillet dernier. Les banquiers n'ayant pas d'états d'âmes, vous imaginez bien la tournure que vont prendre les mesures coercitives à l'encontre des infirmières résistantes à l'ordre infirmier.

La conséquence directe pour les infirmières qui oeuvrent au quotidien au chevet des patients est une importante campagne de pressions diverses et variées à l'encontre des libérales notamment via les ARS et les CPAM pour les obliger à s'inscrire et à cotiser simultanément, ce qui est interdit par les textes. Certaines d'entre elles commencent d'ailleurs à quitter la profession pour ne pas subir et céder au diktat ordinal. Par ailleurs, le président libéral Tisserand, de la FNI, a dén oncé publiquement le fonctionnement toujours plus opaque de l'oni - rebaptisée obred - en démissionnant lui aussi de son mandat de conseiller national la semaine passée. N'hésitant lui aussi pas à remettre en cause la sincérité des procédures administratives ayant conduit l'actuelle présidence à la tête de l'ordre.

Nous aurons l'occasion dans les prochaines semaines de revenir en détail sur ce dossier qui - croyez le bien - concerne toujours plus de 520 000 électeurs, dossier qui devient de plus en plus brûlant à traiter et que beaucoup "se refilent" maintenant comme le dossier qui gêne leurs intérêts qui sont touts, sauf infirmiers.

Bonne rentrée et à très bientôt, avec nos respectueuses salutations."





 Le site  de RESILIENCE

samedi 1 octobre 2011

Radiothérapie en Ile-de-france : Projets de coopération dans trois départements

L'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a rendu public dernièrement un rapport réalisé en juillet, dans lequel il est précisé divers points relatifs à l'organisation de la radiothérapie en Ile-de-france.L'ARS a publié un document dans lequel on peut voir combien certains secteurs sont très mal pourvus, malgré cette situation il n'y a pas de redéploiement en rapport avec la poussée démographique mais bien plus un recentrage dicté principalement par souci de rentabilité...

Ainsi le département de Seine-et-Marne qui représente en superficie près de la moitié de l'Ile-de-france (49 %)  risque de voir se déplacer le service de radiothérapie privé de Mareuil-lès-Meaux vers le Centre hospitalier de Lagny-Marne-la-Vallée (à Jossigny)   dès que le service de radiothérapie publique de l'Hôpital de Lagny/Marne intégrera son nouvel hôpital...le protocole d'accord (signé le 14 septembre) devrait engager un GCS qui n'est pas dans sa finalité une surprise pour nous compte tenu que déjà à l'ARS ce GCS était envisagé dès novembre 2010...nous étions intervenus, en février,  auprès de Monsieur Claude Evin (actuel Directeur de l'ARS Ile-de-france) qui nous avait répondu clairement sur ses intentions concernant le Centre d'Oncologie et de Radiothérapie de Mareuil-Lès-Meaux et le service de radiothérapie du Centre hospitalier de Lagny/Marne, estimant :..."Il ne s'agit donc pas de "brader" le service public, mais bien au contraire de le garantir grâce au maintien d'une offre de soins accessible et de qualité au sein du Centre hospitalier de Jossigny"...

Le CROSF de Mareuil-Lès-Meaux
(Photo "La Vie Hospitalière")


Le second projet de l'ARS d'Ile-de-france prévoit la réouverture du centre de radiothérapie du Centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain en 2012, ce qui "permettra de renforcer l'offre du département des Yvelines" .

Quant au troisième projet il intéresse le département de l'Essonne où une " réflexion est menée" (selon les termes employés) entre le Centre de radiothérapie de Ris-Orangis et le Centre hospitalier du Sud Francilien afin d'aboutir à un protocole d'accord (2) et vraisemblablement ensuite à un GCS.



1) Qui ouvrira en 2012...

2) Qui doit payer des millions d'euros par mois à une société privée...on parle déjà avant même son ouverture de scandale financier, nous aborderons ce sujet dans les jours à venir.

jeudi 22 septembre 2011

Centre hospitalier Sud-Francilien...Rien ne va plus!

 
Les personnels qui relèvent du groupe CHSF ( Centre Hospitalier Sud-Francilien) qui se trouve dans le département de l'Essonne ont entamé une grève à durée illimitée. Ils dénoncent  des mesures d'économie et demandent la sortie du partenariat public-privé qui a permis la  construction du site unique qui n'est pas ouvert à ce jour en raison de multiples imperfections de la part   de la société EIFFAGE qui est aussi le propriétaire des bâtiments  qui seront loués plusieurs millions d'euros...
C'est loin d'être un rêve, mais cette situation commence à touner au cauchemard. Nous sommes devant une "dérive financière" (1)  qui n'a pas fini de faire parler d'elle !...

Nous avions déjà en avril dénoncé un incident lors d'essais, et, nous reviendrons très prochainement sur ce partenariat public-privé qui laisse penser qu'encore une fois le service public doit payer les surcoûts alors que le privé une fois de plus empoche les bénéfices.

Ce qui est le plus grave dans cette affaire ce sont encore les personnels qui feront les frais de ce que nous pouvons déjà considérer comme un scandale très préoccupant. Ainsi 100 postes pourraient être supprimés sur les 2.700, afin de réaliser une économie de 2.000.000 d'euros...? C'est du n'importe quoi !

Il est temps de dénoncer toutes les "manoeuvres financières" qui sous un prétexte ou un autre font que les services publics hospitaliers se dégradent dans bien des projets, et, c'est bien là le plus grave car les hospitaliers ont une mission qui ne saurait se voir altérer sans que la qualité même des soins en supporte les conséquences.

Un hôpital n'est pas une usine, il est temps d'en prendre conscience au plus haut niveau très sérieusement car il serait illusoire de penser que les hospitaliers accepteront longtemps encore les conditions dans lesquelles ils doivent assurer leur travail.

Ce n'est pas aux agents de supporter les dérives financières, c'est trop facile, trop c'est trop !

1) Comme l'a si bien dit  Monsieur Manuel Valls député de l'Essonne et ... Président du Conseil de surveillance de ce CHSF... il a même parlé de "scandale d'Etat" c'est peu dire.


(à suivre)

Inauguration du "Train Alzheimer"



Placé sous le haut patronnage du Président de la république, le "Train Alzheimer" a été inauguré Gare du Nord, par Nora Berra et Roseline Bachelot, ce jour.Patricia Kaas (marraine de la campagne) et Claude Lelouch (parrain) étaient présents, ainsi que d'autres personnalités.

L'entrée du train pour l'exposition
(Photo "La Vie Hospitalière")


Ci-dessous l'extrait du discours de Madame Roseline Bachelot-Narquin :

"Il y a presque dix ans déjà, dans votre film intitulé "And now… Ladies and Gentlemen",  cher Claude Lelouch, vos deux personnages faisaient cette expérience inédite, et ô combien marquante, qui consiste à oublier le passé.
Ainsi, chère Patricia Kaas, vous étiez Jane, cette femme fatiguée par la vie, qui, comme son compagnon d’ailleurs, devait faire face à des troubles de la mémoire.
Que faire, donc, quand le passé se dérobe et que la mémoire fait défaut ?
C’est précisément pour tenter d’apporter des réponses concrètes à cette question – et à bien d’autres encore – que nous sommes réunis aujourd’hui, à l’occasion de cette journée mondiale Alzheimer.
Lutter contre la maladie d’Alzheimer, c’est notamment faire en sorte qu’elle soit mieux connue.
Et c’est tout l’enjeu de cette superbe initiative qu’est le train Alzheimer, dont nous célébrons cette année la deuxième édition et qui, l’an dernier déjà, a remporté un beau succès, amplement mérité.
Une nouvelle fois, je veux saluer, Monsieur le directeur général de la SNCF Trains Exposition, cher Michel Fremder, l’engagement sans faille de la SNCF sur un sujet qui interroge chacun d’entre nous.
Naturellement, j’ai une chaleureuse pensée pour Guillaume Pepy, retenu loin de nous aujourd’hui par des obligations, mais dont je connais l’implication dans ce projet.

A chacune des quinze étapes qu’il marquera à travers toute la France, ce train, plus complet encore que l’an dernier, permettra d’informer nos concitoyens et de faire le point sur les recherches en cours.

Une telle initiative s’inscrit en parfaite cohérence avec le plan Alzheimer 2008-2012, voulu par le Président de la République pour répondre à la réalité de la maladie d’Alzheimer et doté d’1,6 milliard d’euros.

Car, je le rappelle, cette dernière concerne entre 800.000 et 900.000 de nos concitoyens et frappe chaque année 225.000 nouvelles personnes.

Conçu pour apporter des réponses concrètes aux malades et à leur entourage, ce plan se caractérise par l’implication de tous les acteurs : le ministère de la Santé et le mien (celui des Solidarités et de la cohésion sociale), mais aussi celui de la recherche, les Agences régionales de santé (ARS), dont la mobilisation sur le terrain est essentielle, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, les professionnels, les fondations et les associations.
Nombre de ces acteurs sont d’ailleurs présents ce matin dans cette assemblée, car ils sont également des mécènes de ce train.
C’est pour moi une occasion privilégiée de les saluer et de leur exprimer ma profonde gratitude pour l’action menée..."
Vue de l'intérieur du train
(Photo "La Vie Hospitalière")


Extrait du discours de Madame Roseline Bachelot (suite)

"...Après la phase d’expérimentation, à l’issue de laquelle 15 MAIA ont été validées, ce sont 40 nouvelles MAIA qui ouvriront cette année, à partir du mois de novembre.
Désormais, chaque région compte au moins une MAIA et les 100 MAIA qui seront sélectionnées en 2012 permettront de renforcer cette couverture du territoire, qui devrait s’achever en 2014, avec 400 à 600 MAIA.
Dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012, la mesure dédiée aux MAIA représente 27,5 millions d’euros. C’est donc un engagement fort du Gouvernement.
Deuxième acquis essentiel de ce plan Alzheimer : le développement de structures de répit, et notamment de l’offre d’accueil de jour et d’hébergement temporaire.
Par rapport à 2006, le nombre de places autorisées d’accueil de jour a augmenté de +111 % et celle d’hébergement temporaire de + 40 %.
Cette année, 1260 nouvelles places d’accueil de jour et plus de 800 places d’hébergement temporaire auront été créées par les ARS.
Le dispositif expérimental des plateformes de répit, qui proposent une offre diversifiée de solutions de répit et d’accompagnement, est quant à lui en phase de généralisation.
Les appels à projet lancés par les ARS pour déployer ce dispositif (75 plateformes en 2011, 75 en 2012, à hauteur de 8 millions d’euros chaque année) sont actuellement en cours d’analyse.
Parallèlement, nous avons lancé un chantier pour améliorer qualitativement l’offre.
Ainsi, des normes de fonctionnement ont été définies pour les accueils de jour et chaque structure devra les respecter, dans un délai de trois ans.
J’ai demandé aux ARS et à mes services de suivre avec attention la mise en œuvre de ce processus, auquel je suis très attachée.
S’agissant de l’hébergement temporaire, nous avons décidé de mettre fin au « saupoudrage » des places dans les établissements et de privilégier désormais les structures développant un projet cohérent et structurant.
Une circulaire est en préparation avec nos partenaires et mes services travaillent à une refonte de la tarification de l’hébergement temporaire, dont nous savons qu’elle peut constituer un frein à un meilleur fonctionnement.
En outre, le répertoire des places disponibles, disponible en ligne pour aider les familles qui cherchent une place près de chez elles, est régulièrement actualisé et enrichi.
Troisième volet sur lequel le plan met l’accent : la formation des aidants.
C’est, là aussi, l’une des mesures phares du plan, et les débats ont bien montré qu’elle répond à une attente particulièrement forte de nos concitoyens.
L’enjeu est simple : il s’agit d’apporter au parent d’une personne touchée par la maladie d’Alzheimer des connaissances et des outils pour l’aider à comprendre les difficultés du malade et à tisser avec lui une nouvelle relation.
Près de 4 000 personnes ont d’ores et déjà bénéficié d’une formation en ce sens.
En plus de l’offre de formation portée par l’association France Alzheimer, les ARS ont lancé des appels à candidature pour sélectionner des prestataires présents sur leur territoire et susceptibles d’enrichir l’offre disponible.
D’ici fin 2012, la CNSA financera 2500 actions de formation des aidants. C’est ainsi un signe fort que nous avons voulu adresser à nos concitoyens.
Mais, France Alzheimer l’a d’ailleurs souligné, une difficulté subsiste : 70% des aidants ne ressentent pas le besoin de se former.
Il y a donc sur ce point un véritable travail de pédagogie à mener, avec l’appui des professionnels de proximité.
Quatrième axe du plan Alzheimer : l’accompagnement à domicile par les équipes spécialisées Alzheimer – ce que l’on appelle les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) renforcés.
Le développement des équipes spécialisées à domicile représente 25 millions d’euros par an. A ce jour, 141 équipes spécialisées Alzheimer sont autorisées.
Il faut à présent qu’elles puissent intervenir plus tôt pour être plus efficaces. Nous y travaillons, notamment en sensibilisant les médecins traitants.
Enfin, dernier apport primordial du plan Alzheimer : les structures spécifiques de prise en charge.
Lorsque les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne peuvent plus rester à leur domicile, les établissements chargés de les accueillir doivent être adaptés à leurs besoins.
C’est un fait : la création de pôles d’activité et de soins adaptés (PASA) et d’unités d’hébergement renforcées (UHR) avait pris du retard.
A présent, grâce à un important effort de financement, elle connaît un réel développement et je m’en réjouis.
Ainsi, en juin dernier, 343 PASA et 75 UHR étaient labellisés ou sur le point de l’être, sans compter les nombreux dossiers en cours d’instruction, qui représentent un vivier de 1400 projets.
Et ces structures ont d’ores et déjà fait la preuve de leur efficacité.
Enfin – et c’est une mesure que nous avons ajoutée pour répondre à la demande de France Alzheimer, nous allons financer une étude-action visant à développer des réponses diversifiées et adaptées à l’accompagnement des personnes âgées atteintes de troubles cognitifs.
A travers l’analyse des programmes de restructuration et de construction d’établissements, il s’agira de disposer de « réalisations pilotes » concernant les modes d’accueil à développer.

La maladie elle-même, la vie quotidienne avec cette pathologie, l’implication des aidants : autant d’aspects de ce qu’est « Alzheimer », des aspects que ce train va permettre à chacun de mieux cerner et auxquels le plan Alzheimer propose des solutions adaptées.
Bravo à toutes et à tous et en voiture ! "


Nous avons apprécié cette exposition qui fait le tour vulgarisé de la maladie d'Alzheimer, ceci très clairement, nous n'avons rien à écrire de plus concernant les différents stands d'associations, mutuelles et autres...qui profitent de cette exposition pour informer les visiteurs de leurs activités et services, ceci encore demain toute la journée, à la Gare du Nord, et,  ensuite lors des autres étapes de ce train exposition unique dont la longueur représente quand même deux TGV...


Vue du train.
(Photo "La Vie Hospitalière") 



C'est une très belle initiative, le seul point qui nous a quelque peu déçu c'est l'absence quasi totale dans le cadre de cette exposition du secteur hospitalier public, pourtant les hospitaliers connaissent très bien les patients qui ont la maladie d'Alzheimer, et, ce sont souvent eux qui les accompagnent dans leurs derniers jours...

Mais il n'y a pas que ceci qu'il faut prendre en considération, ainsi il y a des réalités que nous ne pouvons pas ignorer (les oublier serait un comble...) dont le nombre des aidants et leurs compétences aussi, car la qualité des soins dispensés dépendent de ces paramètres.

jeudi 15 septembre 2011

L'Hôpital pour tous !

La transformation de  l'Hôtel-Dieu en bureaux administratifs est un projet de la Direction de l'AP-HP, il ne respecte pas les lieux et c'est bien là un point qui démontre que l'Hôpital se vide petit à petit de son âme. L'Hôtel Dieu a un passé que l'on doit respecter, une association a été créée (1) fort justement pour défendre ce patrimoine qui ne saurait être transformé en bureaux !


..."Au détriment des patients et de notre système de santé, la Direction Générale de l’AP-HP a décidé  de transformer l’hôpital « Hôtel-Dieu » en siège administratif et de supprimer l’essentiel des services de soins. Cette réorganisation est en réalité une opération financière : vendre les immeubles du siège administratif de l’Avenue Victoria et diminuer au passage l’offre de soins.

L’association « L’hôpital pour tous » s’oppose farouchement à cette initiative irresponsable : « Il ne s’agit pas de s’opposer pour s’opposer mais le projet de l’administration est absurde financièrement et dangereux pour les malades. Par exemple, un service d’urgences sans chirurgien signifie danger de mort pour les patients chirurgicaux intransportables» s’insurge un médecin, membre de l’association;  «De plus, à l’heure de la flambée des cotisations des mutuelles, l’Hôtel-Dieu est un hôpital public indispensable à Paris et en Ile de France».

L’association « L’hôpital pour tous », qui réunit médecins, soignants et patients propose un projet médical innovant et assurant la sécurité des soins: un centre hospitalo-universitaire généraliste sans dépassement d’honoraires, en plein cœur de Paris. Ce projet répond* aux besoins sanitaires de la population et est moins coûteux que la transformation en bureaux administratifs.

L’Hôtel-Dieu est un des symboles de la santé en France. L’association mettra tout en oeuvre, et en concertation, afin que l’Hôtel-Dieu poursuive sa mutation en hôpital moderne, capable de prodiguer des soins de qualité accessibles à tous."

Un document « Hôtel-Dieu, l’hôpital pour tous », propositions et préfiguration d’un hôpital universitaire de soins, d’urgence et de prévention au coeur de Paris est consultable sur le blog de l'association.




1) Nous rappelons l'article que nous avons publié le 4 juillet 2011 qui titrait:
" L'Hôpital public n'est pas à vendre ! ...Défendons le avec force ! " nous informions de la création de cette association.

dimanche 11 septembre 2011

Pour ou contre certains vaccins ?


Nous avions été de ceux qui étaient contre la vaccination H1N1, un tract avait été diffusé à ce sujet, aujourd'hui nous nous interrogeons encore sur la composition de certains vaccins, le principe de précaution ne semble pas être retenu par les autorités gouvernementales (que ce soit en France ou dans d'autres pays), ceci ne nous convient pas personnellement et nous avons bien des raisons qui font que nous nous interrogeons. 


Pour information ci-dessous le communiqué de l'AFP

Grippe: le vaccin arrive face à des Français qui rechignent à se protéger.

PARIS – Le vaccin contre la grippe arrive, mais les autorités sanitaires vont devoir batailler pour convaincre les Français à risque de mieux se vacciner après la pandémie du H1N1 qui s’est révélée loin d’être aussi grave qu’annoncée.

Confrontée à une certaine désaffection des Français vis-à-vis de la vaccination, la secrétaire d’Etat à la Santé Nora Berra veut convaincre les Français de l’intérêt de se protéger.

Globalement, il y a un recul de la couverture vaccinale : on était à 52% l’hiver dernier (60% l’hiver précédent 2009/2O10), a relevé la secrétaire d’Etat chargée de la Santé, à l’occasion du lancement vendredi de la traditionnelle campagne de vaccination contre la grippe qui se déroulera jusqu’au 31 janvier 2012.

Or l’objectif des autorités sanitaires est d’atteindre une couverture de 75% dans les populations cibles à risque (65 ans et plus, insuffisants cardiaques, respiratoires, asthmatiques, séropositifs, personnes ayant fait une attaque cérébrale et d’autres maladies chroniques dites ALD…).

On est quasiment à 20 points en dessous de l’objectif et à des taux de vaccinations presque inférieurs à ceux de 2006. Il faut absolument enrayer cette tendance, explique Mme Berra.

Elle en appelle à la responsabilité des professionnels de santé (public/privé) : Il leur faut non seulement éviter d’être des agents transmetteurs de la grippe, mais aussi donner l’exemple à la population.

Le dispositif favorisant la vaccination des libéraux vient d’ailleurs d’être étendu aux pédiatres, pharmaciens et masseurs-kinésithérapeutes.

Exemple parmi d’autres, la couverture des asthmatiques et des patients souffrant de bronchites graves et d’emphysèmes, déjà faible, est passée l’hiver dernier en dessous de la barre des 40%.

trois souches de virus grippe

Dans le cadre de la nouvelle campagne, l’Assurance Maladie invite près de 12 millions d’assurés à se faire vacciner en bénéficiant gratuitement du vaccin, disponible en pharmacie à partir du 29 septembre.

Pour cet hiver, la prise en charge à 100% du vaccin s’élargit.

Les personnes souffrant d’une pathologie coronarienne (environ 290.000 patients) viennent ainsi s’ajouter à la liste des bénéficiaires habituels de la gratuité du vaccin, de même que les femmes enceintes à partir du 2ème trimestre de grossesse et les obèses.

En pratique, l’ensemble des assurés concernés reçoivent un bon de l’Assurance Maladie. Les personnes
majeures, à l’exception des femmes enceintes, qui ont déjà été vaccinées, peuvent se rendre directement chez le pharmacien pour retirer leur vaccin grâce à ce bon. Elles pourront ensuite se faire vacciner par une infirmière libérale de leur choix sans ordonnance médicale. Au total, près de 5,5 millions d’assurés bénéficieront, cette année de cet accès direct à la vaccination.

Pour d’autres, non vaccinés ces trois dernières années, moins de 18 ans, le parcours passe par le médecin traitant.

Du point de vue de la prévention, Mme Berra rappelle également que les mesures d’hygiène – se laver les mains, tousser au creux du coude pour éviter de projeter des particules virales dans son entourage – marchent toute l’année, mais particulièrement en période de grippe, gastro-entérite ou bronchiolite.

Le vaccin, élaboré à partir des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, intègre les trois souches de virus grippe qui ont circulé au cours de l’hiver précédent.

(Source AFP)

Recherche sur le site

Législation vaccinale et scolarité


La Loi, par l'intermédiaire de l'article R 3111.17 du CSP, prévoit l'obligation vaccinale à l'école.

Article R3111-17.
L'admission dans tout établissement d'enfants, à caractère sanitaire ou scolaire, est subordonnée à la présentation soit du carnet de santé, soit des documents en tenant lieu attestant de la situation de l'enfant au regard des vaccinations obligatoires (le mot certificat de contre-indication été remplacé par cette définition moins précise).
À défaut, les vaccinations obligatoires sont effectuées dans les trois mois de l’admission (on a donc un délai de trois mois pour se mettre en règle).
Cet article ne s'applique pas lors de l'inscription dans un établissement à caractère scolaire mais seulement lors de l'admission dans ce dernier : l'information de l'obligation vous est donnée en mai / juin mais les 3 mois après l'admission fixent le terme du délai au plus tôt début décembre, à condition que la demande de vaccination ait été faite par écrit.

Les seules vaccinations obligatoires sont les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos et la polio réunies dans un vaccin qu'on appelle le DTP.

L’obligation est satisfaite par 3 injections à un mois d'intervalle et une injection dite de rappel un an après. L'obligation est à 18 mois ou lors de l'entrée en collectivité (crèche, halte-garderie) donc après l'âge de 32 mois (1) il n'y a plus d'obligation légale.
La réciproque de cette obligation est la prise en charge avec une procédure simplifiée, par l'ONIAM, des effets indésirables produits par ces vaccinations obligatoires et la démonstration du lien est plus simple et plus rapide avec cet organisme que par les voies judiciaires.
Un accord avec l'ONIAM interdit une procédure ultérieure pour indemnisation, par contre un dépôt de plainte pour faire condamner le laboratoire est toujours possible mais il ne donnera pas lieu à indemnisation supplémentaire.
La pratique d'une vaccination non obligatoire – par exemple celle contre la coqueluche – interdit les recours contre l'État, car cette dernière n'est pas obligatoire ; elle est d'ailleurs souvent reconnue comme déclencheur des effets indésirables et la plupart du temps avec raison.
Le retrait du DTPolio® de la vente le 12 juin 2008, souvent ignoré des acteurs de l'obligation, peut être utilisé comme moyen pour surseoir à la vaccination.

Qu'est ce qui vaut certificat de vaccination ?

L’arrêté du 5 décembre 2005 publié au J.O n° 289 du 13 décembre 2005 page 19179, texte n° 24, prévoit :
« Les pages du carnet de santé consacrées aux vaccinations peuvent tenir lieu de certificat de vaccination, à condition que la mention de la vaccination en cause soit datée et signée par le professionnel de santé l'ayant pratiquée et que le nom et l'adresse de ce professionnel de santé soient indiqués. »
Le numéro de lot précédemment demandé n'a plus à être indiqué ; par ce moyen le recours contre le fabricant est beaucoup plus difficile sans ce numéro de lot, ce n'est donc pas cadeau, c'est plutôt fait pour protéger les laboratoires.

Les rappels

En cours de scolarité on vous réclame souvent des rappels de vaccins.
  • Pour diphtérie et tétanos
    L’annexe du décret du 28 février 1952, au JO du 5 mars 1952 en page 2597, précise dans la colonne de droite en haut, dans le deuxième paragraphe, au grand A, petit b intitulé TECHNIQUE DE LA VACCINATION, 4e alinéa :
    « La vaccination n’est complète qu’après une injection de rappel de 2 centimètres cubes pratiquée un an après la série des trois premières injections. »
     
  • Pour la poliomyélite
    L’arrêté du 19 mars 1965 publié au JO du 23 mars 1965 prévoit dans son article 5 :
    « Un sujet n’est réputé avoir satisfait à l’obligation vaccinale que s’il a reçu la première vaccination et le premier rappel des vaccinations règlementaires. »

Études pour les professions médicales ou paramédicales

Le choix pour votre enfant d'emprunter une filière l'amenant à pratiquer un métier médical ou para médical entraîne dans certain cas l'application de l'article ci-dessous :
Article L3111-4
« Une personne qui, dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention de soins ou hébergeant des personnes âgées, exerce une activité professionnelle l'exposant à des risques de contamination doit être immunisée contre l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la grippe.
Les personnes qui exercent une activité professionnelle dans un laboratoire de biologie médicale doivent être immunisées contre la fièvre typhoïde.
Un arrêté des ministres chargés de la santé et du travail, pris après avis du Haut conseil de la santé publique, détermine les catégories d'établissements et organismes concernés.
Tout élève ou étudiant d'un établissement préparant à l'exercice des professions médicales et des autres professions de santé dont la liste est déterminée par arrêté du ministre chargé de la santé, qui est soumis à l'obligation d'effectuer une part de ses études dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention ou de soins, doit être immunisé contre les maladies mentionnées à l'alinéa premier du présent article.
Les établissements ou organismes employeurs ou, pour les élèves et étudiants, les établissements ayant reçu leur inscription, prennent à leur charge les dépenses entraînées par ces vaccinations.
Les conditions de l'immunisation prévue au présent article sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis du Haut conseil de la santé publique et compte tenu, en particulier, des contre-indications médicales.
NOTA :
Décret n° 2006-1260 du 14 octobre 2006, art. 1 :
« L'obligation vaccinale contre la grippe prévue à l'article L. 3111-4 du code de la santé publique est suspendue. »
L'application de ce texte est complexe et mérite une analyse de la situation très précise, les pompiers professionnels et volontaires sont également soumis à ce texte. N'hésitez pas à nous appeler pour déterminer si l'application de cet article est prévue ou pas.

En résumé :

  • Soyez vigilant sur les demandes de vaccinations, seul le DTP est obligatoire,
  • Vous avez trois mois pour vous mettre en conformité avec la loi à compter de l’admission dans un établissement d’enfants.
  • Seule la vaccination DTP permet une prise en charge simplifiée par l'ONIAM des effets indésirables. Cela ne sera pas le cas si vous faites vacciner votre enfant par un vaccin comportant simultanément la vaccination contre la coqueluche par exemple.
Au regard des articles L 3111-2 L3111-3 et R3111-17 du Code de la Santé Publique en ce qui concerne les obligations vaccinales, pour l'entrée en collectivité (crèche, école maternelle, école primaire, etc.), votre médecin traitant, sans engager sa responsabilité, peut rédiger l'attestation ci-dessous :
« Je soussigné (nom, prénom) docteur en médecine, atteste que l'enfant (nom, prénom, date de naissance) ne peut recevoir le DTPolio obligatoire, ce dernier ayant été retiré du marché ; ce retrait a d'ailleurs fait l'objet d'un communiqué de l'AFSSAPS le 12 juin 2008.
Les autres vaccins ne répondent pas au caractère légal de l'obligation vaccinale en France.
Cette situation sera à réexaminer lorsque ce vaccin sera de nouveau disponible. »
Commentaires :
Le vaccin le plus proche du DTPolio® (le Revaxis®) n'ayant pas d'AMM (autorisation de mise sur le marché) pour les enfants de moins de 6 ans, les autres vaccins comportant des valences non obligatoires et donc non couvertes pour leurs effets indésirables par l'État, puisque non obligatoires, l'obligation de vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est donc suspendue pendant la période d'indisponibilité du vaccin DTPolio®.
Voir aussi cette page et le communiqué de la ligue consécutif à l'alerte de l'AFSSAPS en juin 2008.

Remarque importante
1. À partir de l'âge de 32 mois (l'âge limite de 18 mois pour entamer la série d'injections + les 14 mois nécessaires pour réaliser cette série de quatre injections => 32 mois), on ne peut donc plus vous imposer la vaccination. Mais, d'une part l'accès à une collectivité peut être interdit à votre enfant et, d'autre part, la prescription pour le délit de défaut de vaccinations obligatoires étant de 10 ans, les responsables d'un enfant non vacciné qui n'a aucune contre-indication médicale restent passibles des sanctions prévues par la loi.

Note de "La Vie Hospitalière" : article incomplet en cours de vérification. 

mercredi 7 septembre 2011

Inauguration de l'IRM au Centre hospitalier de Coulommiers


Madame Nora Berra,  Secrétaire d'Etat en charge de la Santé, a inauguré ce jour 6 septembre l'I.R.M. installé dans les nouveaux locaux du Service d'imagerie médicale du Centre hospitalier René-Arbeltier à Coulommiers  (Seine-et-Marne).

Il y a déjà une quinzaine d'années que cet établissement a initié une démarche visant à l'obtention d'un I.R.M. c'est seulement en 2009 que l'autorisation a été donnée et inscrite dans le cadre du Projet d'établissement 2009-2014.

L'inauguration  a commencé par la Coupure du ruban par Madame Nora Berra, accompagné par Monsieur Franck Riester, Député-Maire de Coulommiers et président du Conseil de surveillance.

Après la visite des locaux, ce fut le discours de Monsieur le docteur Guy Fesneau, chef du Pôle médico-technique, et du Service d’imagerie médicale, suivi par Monsieur le docteur Georges Nicolaos, président de la C. M. E., Monsieur Benoît Fraslin, directeur délégué du Centre hospitalier de Coulommiers, Madame Martine Ladoucette, directeur général (du regroupement d'hôpitaux publics (1) comprenant les Centres hospitaliers de Coulommiers,  Lagny/Marne,  et, Meaux ), ainsi que de Monsieur Franck Riester...
Madame Nora Berra a pris ensuite la parole en tant que représentante du gouvernement et a tenu à rappeler que ..." la Santé est une priorité"...    


          
         
Nora Berra (Secrétaire d'Etat à la Santé) et Franck Riester (Député-Maire)
lors de l'inauguration de l'I.R.M. au Centre hospitalier de Coulommiers.
(Photo "La Vie Hospitalière")
           
" ...Avec l’implantation de cet IRM, c’est l’ensemble des soins hospitaliers que prodigue cet établissement qui ont été revisités. Car elle a donné l’opportunité de réorganiser, de repenser l’ensemble des services de cet hôpital, qui couvrent l’ensemble des besoins qui s’expriment dans cette région : la chirurgie, le pôle mère-enfant, et la maternité, qui ont été profondément rénovés, de même que le redéploiement des activités pédiatriques, le doublement sur deux années du plan d’équipements médicaux, la reconstruction d’un nouveau bâtiment des médecines.

L’inauguration de cet IRM est l’aboutissement d’une prise de conscience de la communauté hospitalière, de la nécessité de penser un avenir cohérent pour ce centre hospitalier. Je voudrais féliciter toutes les équipes d’avoir œuvré à ce projet, les équipes médicales et scientifiques, les concepteurs de cette transformation, mais également la direction de ce centre hospitalier ; et Franck Riester, le Député Maire de Coulommiers, en sa qualité de Président du Conseil de surveillance, et d’enthousiaste promoteur des nouvelles technologies..."

Nora Berra fait l'éloge de cet I.R.M. concernant "sa conformité avec l’éthique du développement durable : son coût de maintenance est réduit, grâce notamment à l’absence de consommation d’hélium. Son utilisation est économe et facile."

Le coût de cet I.R.M. est d’1,9 million d'euros. Opérationnel depuis le 5 juillet 2011, il permet de voir les lésions, tumeurs, inflammations... non décelables par les scanographes (appelés couramment scanners) et qui eux sont des appareils qui utilisent des rayons X.


Le Centre hospitalier René-Arbeltier  dispose aujourd'hui de moyens qui lui permettent de pouvoir offrir à la population environnante des services de qualité avec ne l'oublions pas des personnels compétents et qualifiés, ce sont des points importants pour que  cet hôpital public avance à grands pas vers un avenir plus serein.



1) Dont le siège social est à Coulommiers.



Caractéristiques de l'I.R.M. de SIEMENS  Type "Magnetom Essenza"

Il possède un aimant de 60 cm de diamètre intérieur et a une longueur de 145 cm permettant d'accueillir les patients dans les meilleures conditions possibles.



Concernant l'homogénéisation du champ (SHIM) cet I.R.M. possède un avantage non négligeable car le temps passé à shimmer  avec la méthode de Shim dite 3D est extrêmement rapide et fiable  (25 secondes). La méthode, en effet, joue sur l'ensemble des moyens de Shim à disposition (Shim premier ordre et Shim deuxième ordre), et pour l'excellence : le champ de vue utile n'est pas sphérique  mais cylindrique (true form design), c'est une exclusivité de la Société SIEMENS.

Pour plus d'information sur l'I.R.M. en général

mardi 6 septembre 2011

L'AMUF lance une pétition pour le respect de la loi TEPA


L'Asssociation des Médecins Urgentistes de France (AMUF) lance une pétition pour le respect de la loi TEPA et son application aux praticiens hospitaliers.


Les relations entre les contribuables et l'administration trouvent leur fondement dans la " Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen " à laquelle se réfère le préambule de la Constitution : « le principe de l'impôt est légitime. Le citoyen consent à l'impôt. Les contribuables sont égaux devant l'impôt ».

Chers confrères, nous sommes tous des démocrates, des républicains. Personne, ne peut remettre en cause l’importance de nos engagements humains et déontologiques auprès des malades, comme étant une véritable mission de service public.

Nous exerçons notre métier tous les jours dans avec des conditions de travail de plus en plus dégradées.

La loi TEPA basée sur le fameux « travailler plus pour gagner plus » est une loi pour tous. Par conséquent depuis le mot d’ordre de l’AMUF le 25 ami 2011, certains médecins ont obtenu la défiscalisation de leur temps additionnel (Chalon, Perpignan , Pau, Lille, Macon, Arles….). Mais voilà, cette défiscalisation est centre des impôts dépendant. D’une ville à l’autre les réponses sont différentes, et certain se sont vu refusées l’application de la loi TEPA sans aucune raison (Tourcoing, Avignon, Armentières, Paris….).
L’article 1er de la loi travail, emploi, pouvoir d’achat (TEPA) a fait l’objet pour son application aux agents publics d’un décret n°2007-1430 du 4 octobre 2007. Ce décret a pris effet le 1er octobre 2007. Il concerne les éléments de rémunération versés aux agents publics titulaires ou non titulaires au titre, selon des modalités prévues par décret, des heures supplémentaires qu'ils réalisent ou du temps de travail additionnel effectif.

 La loi TEPA  permet à chaque contribuable fonctionnaire et assimilés comme nous, médecins hospitaliers temps pleins salariés de défiscaliser des heures supplémentaires (temps additionnel).
Le temps additionnel effectué par un praticien hospitalier est conforme au critère décrit par l’article 81-quater (5°) du code général des impôts.

Nous sommes victimes d’une discrimination flagrante et nous défendons le principe d’équité devant la loi et l’impôt pour les médecins salariés de l’hôpital public

Pour l’application de la loi TEPA et la défiscalisation du temps Additionnel de tous les Praticiens Hospitaliers, signez et faites signer la pétition de l’AMUF que nous adresserons à M Nicolas Sarkozy, Président de la République.




 Signez la pétition

lundi 5 septembre 2011

Le "Train Alzheimer" partira de Paris le 22 septembre.

Le "Train Alzheimer" partira de Paris le 22   septembre, dans le cadre de la "Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer", il est parrainé par Claude Lelouch.

Pour la deuxième fois le "Train Alzheimer" sillonnera la France (15 étapes sont prévues du 21 septembre au 6 octobre 2011).

Le "Train Alzheitmer " sera là aussi le moyen de préciser notamment l'impact des 44 actions du Plan Alzheimer 2008-2012.

Des experts seront présents pour répondre aux questions lors de conférences. Des focus seront faits sur les solutions concrètes de prise en charge sociale.

avec de nouveaux partenaires pour notamment:

- Comprendre la maladie d’Alzheimer et la prévenir .

- Vivre avec la personne atteinte d'Alzheimer au quotidien ,
l'implication des aidants (1), et, des soignants (2) .

- informer et apporter des réponses concrètes sur  cette pathologie.

- Faire le point sur les recherches actuelles.


Les 15 étapes du "Train Alzheimer"

Jour de l'inauguration de cette campagne: le mercredi 21 septembre ( Gare  du  Nord ).
Le départ du train se fera le lendemain (sic) pour arriver à Metz le 23 septembre (voir ci-dessous les différentes étapes).

    • Jeudi 22 septembre : Paris Nord.
    • Vendredi 23 septembre : Metz.
    • Samedi 24 septembre : Strasbourg.
    • Dimanche 25 septembre : Dijon.
    • Lundi 26 septembre : Chambéry.
    • Mardi 27 septembre : Lyon Perrache.
    • Mercredi 28 septembre : Nice.
    • Jeudi 29 septembre : Marseille Saint Charles.
    • Vendredi 30 septembre : Toulouse Matabiau.
    • Samedi 1er octobre: Bordeaux Saint Jean.
    • Dimanche 2 octobre : Limoges.
    • Lundi 3 octobre : Angers Saint Laud.
    • Mardi 4 octobre : Rennes.
    • Mercredi 5 octobre : Caen.
    • Jeudi 6 octobre : Lille Flandres.



Pour tout savoir sur cette campagne d'information




1) Le rôle des personnes qui s'occupent de la personne atteinte de la maladie d'Alzheimer a été reconnu avec la loi du 11 février 2005...

2) Il arrive que certaines situations font que le malade doit être hospitalisé, or, on s'étonne de la place grandissante de certains  services privés qui n'ont pas de personnels qualifiés (ou très peu) !
Des contrôles sérieux devraient être réalisés à ce sujet, car on parle bien souvent de qualité de soins ou "oubliant" que cette qualité ne peut se réaliser qu'avec le respect strict de l'impérieuse obligation d'avoir des personnels  qualifiés , compétents (tant pour les soins que pour les soins de confort)  bénéficiant de formations (etc)  et surtout que tous ces professionnels de Santé soit en nombre, car la surveillance des personnes atteintes de cette maladie est de tous les instants.

Le "Syndicat Autonome Santé" (SAS) a déjà dénoncé des situations inacceptables voire très graves.