lundi 1 décembre 2014

L’ISP rappelle le nom des 325 travailleuses/eurs des services de santé tués par le virus Ebola, victimes d’intérêts commerciaux et de l’injustice sociale

Ils/elles étaient médecins, infirmiers et infirmières, sages-femmes, agents de nettoyage, conducteurs d’ambulance, pharmaciens et pharmaciennes, travailleurs et travailleuses de services de santé municipaux, entre autres, et toutes et tous étaient directement impliqués dans la lutte contre le virus Ebola.



Ils/elles sont morts parce qu’ils/elles ont été au contact de personnes infectées et/ou de matériels contaminés, sans vêtements de protection suffisante ni les moyens nécessaires pour effectuer leur travail en toute sécurité.
L’ISP et ses affiliés du secteur de la santé en Afrique de l’Ouest ont alerté les administrations locales et les institutions internationales, dès le début de l’année 2014, de la menace que représentait le virus Ebola.
Une année plus tard, le nombre dramatiquement élevé de pertes humaines révèle le manque de prévoyance et l’échec de la politique d’investissement dans les systèmes de santé publics en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
Au cours des dernières décennies, les prêts octroyés par les institutions financières internationales ont favorisé les industries minières et le secteur privé, tandis que toute velléité des gouvernements nationaux d’investir dans les infrastructures publiques a été étouffée par des avertissements sur le risque de dépenses excessives.


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