"La Vie Hospitalière"

vendredi 24 janvier 2020

Coronavirus chinois : 2 cas confirmés à Paris et à Bordeaux annonce la ministre de la Santé


La ministre de la Santé Agnès Buzyn annonce ce vendredi soir que deux patients infectés par le coronavirus chinois 2019-nCov ont été découverts à Paris et à Bordeaux. Il s’agit des premiers cas confirmés en Europe.

Le patient contaminé à Paris est hospitalisé à l’hôpital Bichat (XVIIIème). Concernant le patient à Bordeaux, il est lui aussi hospitalisé au CHU et a été pris en charge dans la journée ce vendredi.
Ce dernier est âgé de 48 ans et originaire de Chine, où il se trouvait récemment pour un voyage professionnel. Il présentait « fièvre et toux » lorsqu’il a consulté un médecin. Il a été pris en charge dans les locaux de SOS médecin avant d’être admis au centre hospitalier universitaire Pellegrin qui est un site référent pour les maladies infectieuses à hauts risques.
Le patient a précisé qu’il avait été en contact avec des personnes de Wuhan en Chine, la ville où le plus important nombre de malades a été recensé.
« Il est possible, voire probable qu’il y ait d’autres cas en Europe »
« Pour les voyageurs qui rentrent de Chine, au moindre signe, il ne faut pas aller aux urgences mais appeler le centre 15 », a précisé la ministre. « Il est possible, voire probable qu’il y ait d’autres cas en Europe », a-t-elle ajouté.


Agnès Buzyn: "pour les voyageurs qui rentrent de Chine, au moindre signe, il ne faut pas aller aux urgences mais appeler le centre 15" pic.twitter.com/hCZ4AY1A00
— BFMTV (@BFMTV) January 24, 2020

Ce vendredi, la Commission chinoise de la santé a annoncé que 830 cas avaient été recensés dans le pays. Sur ces patients, 177 sont dans un état grave. 27 personnes sont décédées des suites de ce virus en Chine, à ce stade.


Source : actu17.fr

Le dernier médecin de garde parti, les urgences de l'hôpital de Pithiviers fonctionnent sans urgentistes ce vendredi


Les deux médecins de garde de jeudi n'ont pas eu de relève ce vendredi matin. À 10 heures 01, heure légale ils sont partis malgré la menace de la direction de les réquisitionner. Conséquence, il n'y a aucun urgentiste ce vendredi à l'hôpital, pour la plus grande inquiétude du personnel soignant. 
Les médecins urgentistes ont terminé leur garde de 24 heures ce vendredi matin à 10 heures 01. Faute de relève, ils ont pris la responsabilité de partir malgré tout. Un médecin devrait être de retour samedi 25 janvier pour une nouvelle garde de 24 heures, mais en attendant, le service des urgences de l'hôpital de Pithiviers est ouvert, sans spécialistes...
Contactée par France 3, la direction de l'hôpital de Pithiviers nous a renvoyé vers le service communication du CHR d'Orléans puisque l'établissement hospitalier y est attaché depuis 2018. 
"C'est finalement 3 médecins spécialistes qui ont été appelé en renfort", nous a expliqué Isabelle Mangallon, chargée de communication du CHR. "Deux médecins gériatres et un généraliste. C'est tout à fait approprié car leur spécialité correspond à la patientèle des urgences de l'hôpital de Pithiviers" veut rassurer Madame Mangallon. 
Un médecin urgentiste devra reprendre une garde dès samedi, a confirmé la chargée de communication. 

Par Fabienne Marcel
Source : france3-regions.francetvinfo.fr

jeudi 23 janvier 2020

Responsable ET Coupable


Communiqué de la Coordination Nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité


Madame la Ministre,
Les réformes qui se sont succédées depuis plus de trente ans, qu’il s’agisse de l’hôpital ou de la protection sociale, ne répondent qu’à un double objectif financier : diminuer les dépenses publiques et faire la part belle au privé.
Vous êtes responsable de cautionner ces politiques, de n’avoir par aucun moyen vraiment tenté d’y remédier, avec le constat actuel :
Des bébés qui naissent sur le bord des routes, dans des voitures ou dans le camion des pompiers, des services de cancérologie, d’urgences, de gériatrie qui ferment temporairement ou définitivement faute de personnels, des services de réanimation néonatales obligés de mettre des bébés sur la route, au péril de leur vie, des 1.200 chefs de service qui démissionnent de leurs fonctions administratives, des personnels épuisés qui s’arrêtent ou qui se suicident, des 9,7% de patients sans médecin traitant, des délais de 6 mois à un an pour des examens ou des consultations de spécialistes.
Cette situation s’apparente à celle d’un pays en voie de développement et pourtant, c’est celle de la France, pays moderne, doté de technologies de pointe, notamment dans le domaine de la santé, mais où les moyens humains et financiers ont été réduits à l’extrême.
Vous êtes coupable car, avec la loi « ma santé 2022 » et les coupes sombres dans le budget de la Sécurité Sociale, vous aggravez encore la situation : prime aux services d’urgence qui réorienteront des patients, regroupements poussés à l’extrême, réduisant les soins de proximité à peau de chagrin, nouvelles fermetures de lits et suppressions de postes, obligeant les patients qui en ont les moyens à s’orienter vers le privé.
Vous êtes coupable de ne pas favoriser la création de centres de santé, moyens privilégiés pour répondre aux souhaits des jeunes médecins et répondre aux besoins des populations
Vous êtes coupable de cautionner le diktat inadmissible des laboratoires pharmaceutiques
Vous êtes coupable de ne pas avoir mis fin aux dépassements d’honoraires, à la liberté d’installation.
Vous êtes coupable de la dégradation de l’état de santé des personnes qui renoncent à se soigner, faute de moyens et/ou de proximité
Vous serez responsable des accidents ou décès résultant de votre politique austéritaire.
Pour cela, nous vous accusons de négligence délibérée mettant en danger la vie des citoyennes et citoyens de votre pays.

Source : coordination-defense-sante.org


Fonctionnaires : baisse historique du pouvoir d’achat des pensions


Si le gel du point d’indice de la fonction publique, en vigueur depuis 2010, est maintenu jusqu’en 2022, ce qui est l’hypothèse du gouvernement, le pouvoir d’achat des fonctionnaires en sera affecté. Mais c’est surtout celui des pensions publiques qui accusera un recul sans précédent, de près de 16 % sur cette période.

C’est l’une des menaces les plus graves qui pèsent sur les retraites des fonctionnaires pour les prochaines années, mais elle est jusqu’à ce jour passée plutôt inaperçue : les pensions de la fonction publique vont très fortement baisser du fait du gel du point d’indice qui est en vigueur depuis 2010 et qui pourrait se prolonger jusqu’en 2022. Alors que la hausse des prix devrait avoisiner 17 % sur cette période 2010-2022, le gel devrait en effet se répercuter sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires mais de manière limitée, compte tenu des mécanismes qui encadrent l’évolution des rémunérations. En revanche, il va contribuer à une perte massive du pouvoir d’achat des pensions au cours des prochaines années.
Selon nos évaluations, ce gel du point d’indice devrait donc conduire à une baisse historique du pouvoir d’achat des pensions publiques.
Pour comprendre les mécanismes qui conduisent à cette purge sans précédent, il faut d’abord avoir à l’esprit que depuis 2010, sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy, puis de François Hollande et enfin d’Emmanuel Macron, le point d’indice des traitements de la fonction publique, qui concerne quelque 5,3 millions de fonctionnaires (État, collectivités et hôpitaux), a été constamment gelé. Cette politique violente d’austérité salariale n’a connu qu’une petite entorse, pour des raisons électoralistes. À quelques encablures de l’élection présidentielle, à une époque où il espérait encore y concourir, François Hollande avait fait un geste, comme un clin d’œil de dernière minute à des agents publics qu’il avait jusque-là si mal traités : en mars 2016, une hausse très modeste de 1,2 % du point d’indice avait été annoncée, absolument pas de nature à compenser les pertes de pouvoir d’achat subies par les fonctionnaires les six années précédentes. À l’époque, les syndicats n’avaient donc pas été dupes et s’étaient indignés de cette aumône. Concrètement, le point d’indice des rémunérations publiques avait donc été majoré de 0,6 % en mars 2016, puis de nouveau de 0,6 % en février 2017.
À cette minime entorse près à l’austérité, le gel a été continument la norme depuis 2010. Et il a de très fortes chances de le rester jusqu’en 2022. Le magazine Challenges vient en effet de repérer 3 que le gouvernement table sur le maintien du gel du point d’indice jusqu’à cette échéance. On en trouve la confirmation, que nul n’avait jusqu’à ce jour relevée, dans le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) 3, qui date du mois de novembre dernier. Présentant leurs simulations pour les prochaines années, les experts précisent (pages 23 et 24) que « les hypothèses retenues dans le rapport en matière d’emploi et de rémunérations des fonctionnaires ont été établies par le gouvernement ». Et ils ajoutent un peu plus loin : « Il n’est pas fait […] d’hypothèse de hausse de la valeur du point d’indice. »
CQFD ! Le gel des pensions publiques devrait donc être continu de 2010 à 2022, à la toute petite exception des mini-hausses 2016-2017. En clair, le gouvernement poursuit une politique sans précédent qui conduit à une paupérisation de la fonction publique. Interrogé par le magazine Challenges, le secrétaire d’État à la fonction publique, Olivier Dussopt, a cherché à noyer le poisson. « C’est une hypothèse, pas une décision », a-t-il déclaré au sujet du maintien du gel jusqu’en 2022. Mais personne n’est dupe. Olivier Dussopt a d’ailleurs été moins évasif le 17 janvier sur BFMTV : « Le gouvernement a toujours considéré que l’augmentation du point d’indice était une mesure générale souvent très coûteuse pour un bénéfice individuel assez faible pour les agents. » Laissons de côté le cynisme et retenons l’essentiel : le gel va donc très probablement se poursuivre.
On peut avoir une appréciation assez précise de la baisse de pouvoir d’achat massive dont va pâtir le point d’indice des fonctionnaires sur cette longue période. Car l’inflation ressort à 12,2 % de début 2010 à fin 2019. Si l’on retient l’hypothèse d’une inflation de 1,4 % pour 2020, puis 2021 et 2022 (soit le maintien au rythme actuel), l’inflation pourrait frôler 17 % sur la période 2010-2022.
Autrement dit, compte tenu du gel et de la mesurette de 2016-2017, le pouvoir d’achat indiciaire des fonctionnaires pourrait, au doigt mouillé, enregistrer une baisse colossale de près de 16% sur la période 2010-2022.
Pourtant, les mécanismes qui encadrent les rémunérations publiques amortissent ce type de fluctuations, de sorte que le pouvoir d’achat des fonctionnaires ne plonge pas en proportion. Il y a d’abord tous les gains en pouvoir d’achat induits par les évolutions de carrière et les primes diverses. Et puis, il existe depuis quelques années l’indemnité de garantie individuelle du pouvoir d’achat 3, qui, comme son nom l’indique, protège tous les fonctionnaires civils, à la condition d’avoir été rémunérés sur un emploi public pendant au moins trois ans.
Mais ces mécanismes de compensation ne jouent pas dans le cas des pensions publiques. Car la pension de retraite du fonctionnaire est actuellement calculée 3 sur la base du dernier traitement indiciaire obtenu pendant au moins six mois. Elle est équivalente à 75 % de ce dernier traitement indiciaire brut, les primes diverses n’étant pas prises en compte. L’effet domino est donc implacable : le gel du point d’indice de la fonction publique affecte un peu le pouvoir d’achat des fonctionnaires en activité mais conduit mécaniquement à une baisse drastique des pensions publiques.
Du fait de la sous-indexation massive du point fonction publique entre 2010 et 2022, le pouvoir d’achat de la retraite d’un agent qui perçoit un montant de 75 % calculé sur la base d’un indice terminal donné en 2022 sera donc inférieur d’environ 16 % – ce qui est considérable – à celui de son équivalent disposant du même indice terminal parti à la retraite douze ans plus tôt, en 2010. Le pouvoir d’achat de la retraite de ce dernier a été, en effet, depuis préservé car, une fois retraités, les fonctionnaires, comme tous les retraités du secteur privé, bénéficient d’une indexation de leur pension sur la hausse annuelle des prix, à l’exception, il est vrai, de ceux qui perçoivent une retraite mensuelle supérieure à 2 000 euros dont la revalorisation a été limitée à 0,3 % en 2019 et 2020.
La sous-indexation du point fonction publique qui a été ainsi mise en œuvre de manière systématique depuis 2010 a eu, au total, pour effet insidieux, car cumulé année après année et non assumé publiquement, de réduire drastiquement les pensions servies aux fonctionnaires qui partent en retraite, singulièrement ces dernières années.
On notera que si le maintien du gel se confirmait jusqu’en 2022, le quinquennat d’Emmanuel Macron sera le premier depuis la création de la Ve République au cours duquel aucune augmentation du point fonction publique ne sera intervenue.
À plus long terme, les règles, bien sûr, évolueront, si la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron est mise en œuvre, sans que l’on sache précisément les modalités pratiques qui encadreront la retraite à points des fonctionnaires, prenant en compte non plus le traitement indiciaire des six derniers mois, mais la totalité de la carrière (lire à ce sujet les très nombreux billets de blogs publiés sur Mediapart, ici, là ou encore là). Mais on connaît le calendrier de la réforme : les fonctionnaires nés avant 1975 ne seront pas concernés, et la réforme n’entrera en vigueur qu’en 2025. Les premières retraites publiques qui seront concernées seront donc celles qui seront liquidées en 2037.
Dans l’immédiat, et pour les prochaines années, les fonctionnaires ont ainsi de bonnes raisons d’être très inquiets. Et naturellement plus encore, pour la période allant au-delà de 2037, car si le gouvernement a précisé que les droits acquis seront préservés, on peut craindre que la proposition puisse aussi s’inverser : les droits… détruits le seront tout autant.
C’est l’une des questions - mais ce n’est pas la seule - qui contribue à l’exaspération dans toute la fonction publique. Le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt a fait, de nouveau l’expérience, mercredi, à l’occasion de la tenue du Conseil commun de la fonction publique, qui s’est tenu dans un brouhaha indescriptible, avant que la CGT, FO, la FSU et Solidaires ne quittent la séance...(...)...
À l’issue de la réunion avortée, les mêmes syndicats ont publié un communiqué  faisant valoir que le secrétaire d’État ne parviendrait pas à les faire taire. Avec une semblable politique salariale et une telle régression des pensions, on comprend bien pourquoi.
Article de Laurent Mauduit


Source : mediapart.fr
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Des retraites aux flambeaux dans plusieurs villes contre la réforme des retraites


Des retraites aux flambeaux étaient organisées jeudi soir dans plusieurs villes, dont Paris, pour protester contre la réforme des retraites, à la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et d'une nouvelle journée nationale de mobilisation, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les manifestants étaient plusieurs milliers au départ de la place de la Nation à Paris en direction de République, beaucoup d'entre eux portant des flambeaux distribués par les organisateurs en échange de contributions financières libres pour alimenter les caisses de grève. Certains arboraient des lampions artisanaux faits de guirlandes électriques dans des bouteilles tenues au bout d'une ficelle.
Parmi les banderoles et slogans: "Macron retire ton projet ! Sauvegardons et améliorons nos retraites !" ou "à bas le roi et sa cour". "On n'aime pas les lacrymos, on aime bien les flambeaux", chantait une manifestante.
"Le mouvement se renouvelle, essaie de toutes les manières que ce soit de se faire entendre", a déclaré l'euro-députée LFI Manon Aubry, croisée dans le cortège, pour qui "peut-être que le gouvernement n'a pas vu la lumière au bout du tunnel depuis un mois mais qu'il va la voir aujourd'hui avec cette nouvelle forme de mobilisation".
Mêmes scènes dans plusieurs autres villes, comme Dijon, Rouen ou Lyon, où à chaque fois plusieurs centaines de personnes ont défilé, selon des journalistes de l'AFP. A Metz, ils étaient 300 selon la police, chantant "on est là, même si Macron le veut pas nous on est là".
À Lille, où la préfecture avait interdit de manifester avec des "objets enflammés de type torche", notamment pour des raisons d'"ordre public", les flambeaux ont été remplacés par bougies, lampes torches ou encore sabres laser par les manifestants (1100 selon la police, au moins 3.000 selon la CGT), au son de la musique de Star Wars.
À Nantes, la manifestation a réuni plus de 3.000 personnes selon l'intersyndicale, 1.400 selon la préfecture. Les forces de l'ordre ont dû reculer vers 20H00, entourés par des manifestants, et des lacrymogènes ont été tirés pour leur permettre de se dégager. Beaucoup de manifestants étaient venus accompagnés d'enfants, a constaté une journaliste de l'AFP. Un garçon d'une dizaine d'année, à côté de ses parents, portait une pancarte à laquelle était accrochée une guirlande lumineuse: "Le monde est construit par des gens en salopettes et détruit par des gens en cravates".
"Le gouvernement ne veut rien céder (...) Je ne pense pas que les gens vont arrêter de manifester. Moi, je ne vais pas arrêter. On trouve d'autres façons de manifester", comme cette retraite aux flambeaux, a déclaré à Dijon Alain Lomberget, 59 ans, qui travaillait "dans le social" mais est aujourd'hui en invalidité.
"Grève recombustible"
"Ça change sur la forme. Il faut marquer les esprits différemment. Toutes les actions sont bonnes à prendre. Et concrètement, faire des manifestations en fin d'après-midi, ça permet de mobiliser des personnes qui ne peuvent plus se permettre de faire grève", a souligné à Lyon Mickaël Goyot, qui manifestait sous les drapeaux de la CNT.
À Bordeaux, ils étaient 800 selon la police et ont traversé la Garonne avec leurs flambeaux. A Strasbourg (800 participants selon la police, 1.200 selon la CGT), des manifestants tenaient une grande banderole sur laquelle était inscrite "Macron, Etat, patrons, battez en retraite", tandis qu'un autre brandissait un pantin en costume noir avec un masque d'Emmanuel Macron, de faux billets sortant des poches et une pancarte autour du cou affirmant "c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches".
À Rennes, où 1.400 personnes ont défilé selon la préfecture, 2.000 selon les organisateurs, les slogans filaient la métaphore du feu: "Notre colère s'enflamme" et "grève recombustible", indiquaient des pancartes, ou encore "il fait bien sombre au pays des lumières". L'open de tennis de Rennes a été interrompu par l'intrusion de manifestants qui ont lancé des fumigènes dans la salle.
© AFP

Source : lepoint.fr

Note de "La Vie Hospitalière"
"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" cette citation de Victor Hugo est aussi le sous titre du blog "Actions Solidaires" de notre organisation syndicale, et elle résonne aujourd'hui et donne un ton particulier... le fond est gris et froid...
La misère ? Elle a jamais été aussi grande dans notre société où l'on parle d'égalités, de solidarités... (que de beaux mots) mais que tout ceci sonne faux, la misère elle est partout, elle est la conséquence d'une exploitation des plus pauvres par des plus riches, qui s'enrichissent encore un peu plus chaque jour, sur le dos des pauvres gens... pauvres hommes, pauvres femmes, pauvres enfants...
Le travail pour ceux qui en ont un est bien souvent mal payé, et les pauvres restent pauvres, avec leurs maigres ressources ils doivent payer un loyer qui bien souvent fait que peu d'argent reste pour faire face aux besoins de la vie. Et, puis, avec le temps, il y a la perte de la santé, les dépressions, voire même les suicides... même au travail, les pressions peuvent venir aujourd'hui non pas que d'une direction mais tout autant de personnes d'un syndicat, plus rien est épargné...plus rien !
Dans les hôpitaux, là où les personnels se dévouent corps et âmes pour leurs semblables, là où la solidarité devrait être de mise, c'est la misère qui prend le dessus, misère aussi de l'âme et de l'esprit, face aux souffrances supportées psychologiquement bien souvent de manière collatérale...
Et, cette misère sociale de plus en plus profonde fait que nous arrivons à un tournant grave, où les acquis gagnés il y a 75 ans, sont littéralement détournés de leurs fondements. Il y a  là une spoliation évidente, et nous serons encore devant le fait que les plus pauvres auront encore moins de ressources.
Nous sommes, par la force des choses, à un moment crucial de ce mouvement contre la réforme des retraites. Mouvement contestataire d’une durée historique et plébiscité par la majorité des citoyens et citoyennes.

Demain, sera présenté le projet de loi au conseil des ministres.
Que nous soyons du privé ou du public
Nous serons tous perdants si cette loi infâme passe !
Refusons ce diktat gouvernemental !
Tous ensemble en grève et en manifestation
Pour le retrait du projet de Loi présenté le 24 janvier au conseil des ministres.

Réforme des retraites : La FFPS obtient des garanties


Après avoir été reçue le 15 janvier par le Cabinet de Laurent PIETRASZEWSKI, Secrétaire d’État en charge des retraites, la Fédération des praticiens de santé a été reçue le 22 janvier par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, 2 jours avant le dépôt du projet de réforme des retraites au Conseil des ministres, le 24 janvier prochain.

Avant sa rencontre le 15 janvier avec le Cabinet de Laurent PIETRASZEWSKI, la FFPS était en attente de garanties écrites concernant certaines des revendications qu’elle portait, à savoir :
· La garantie que cette réforme n’impacte pas la pérennité et l’équilibre économique de nos cabinets,
· La neutralité de l’augmentation prévue des cotisations,
· Le maintien de la gestion et des réserves par la CARPIMKO,
· Le maintien de la gestion du Régime Invalidité Décès et de l’action sociale par la CARPIMKO,
· L’amélioration du niveau des pensions de retraite,
· Le taux d’abattement de l’assiette globale gravé dans la loi.
· L’augmentation de la participation de l’Assurance maladie à la cotisation Avantage Social Vieillesse (ASV) : ce point est à l’ordre du jour de l’entrevue programmée le 22 janvier prochain avec la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.
Des garanties écrites noir sur blanc
Le 17 janvier, la FFPS recevait une lettre d'engagement ministérielle qui confirmait les points suivants.
· Les praticiens de santé continueront à bénéficier, au sein du régime universel de retraite, d’une caisse de retraite propre à leurs professions. La CARPIMKO continuera d’exister après 2025 avec sa gouvernante actuelle.
· la CARPIMKO pourra gérer, par délégation de gestion du système universel, les dossiers de retraite des professionnels concernés par le système universel. Elle gérera également, ceux des professionnels non concernés par la réforme, à savoir ceux nés avant 1975.
· la CARPIMKO pourra continuer de gérer les régimes d’invalidité et de prévoyance spécifiques de ces professions, ainsi que les fonds d’actions sociales.
· La CARPIMKO conservera également la gestion des réserves constituées par le régime actuel et continuera d’être le guichet unique dans le domaine de la retraite des masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes.
· Le passage dans le système de Régime Universel ne mettra pas en péril l’équilibre économique de nos cabinets.
· Le taux d’abattement permettant de calculer la nouvelle assiette sociale sera gravé dans la loi.
Le 22 janvier la FFPS rencontrait la ministre de la Santé pour poursuivre les négociations notamment relatives à l’Avantage Social Vieillesse avec la prise en compte des spécificités de l’ensemble des professions de santé qu’elle représente.
Au cours de cet entretien qui a duré plus d’une heure, la FFPS a demandé :
· La compensation de l’augmentation prévue des cotisations
· Une augmentation du financement de l’avantage social vieillesse (ASV) par l’assurance maladie dans le cadre de la réforme en cours,
· La prise en compte, dans les mécanismes de compensation, des spécificités des départements et territoires ultra-marins
· La nécessité de considérer et d’apporter des solutions au cas particulier des Pédicures-Podologues.
La ministre a insisté sur la neutralité de la réforme qui n’impactera pas l’équilibre économique des cabinets. Agnès BUZYN s’est déclarée très attentive et sensible aux revendications de la FFPS sur le régime ASV qui selon ses propres termes « donne du crédit au régime conventionnel ». Elle s’est engagée à se rapprocher de Nicolas Revel, Directeur Général de la CNAM, afin de trouver un alignement possible avec l’assurance maladie pour l’ouverture de négociations transversales sur l’ASV des Praticiens de Santé.
La FFPS a obtenu l’assurance que des mécanismes de compensation adaptés aux particularités des territoires et départements ultra-marins seront pris.Le caractère spécifique du régime des pédicures-podologues a bien été pris en considération. La ministre s’est engagée à ce qu’une solution soit rapidement apportée à la profession.La FFPS poursuit ces travaux et sera force de proposition dans la procédure législative consistant à abonder la loi d’habilitation.

Source : caducee.net


Pour accéder au site de la Fédération des Praticiens de Santé
Ci-dessous la lettre du Ministère :


La FFPS regroupe les principaux syndicats d'infirmiers libéraux, de kinés, d'orthophonistes et de pédicures-podologues  Une organisation qui représente  près de 222.000 professionnels libéraux ou en exercice mixte, et  membres du corps médical (médecins généralistes et spécialistes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes et biologistes).


mercredi 22 janvier 2020

Avant la retraite à points, le traitement du cancer à points !


C’est la fille de René qui a contacté l’Humanité lundi. « Mon père est traité pour un cancer de la vessie. Il a appris la semaine dernière que son traitement ne pouvait être poursuivi car en rupture de stock. » à la suite du retrait de Sanofi en 2019, seul un labo allemand, Medac, produit pour la France le BCG qui permet d’éviter la récidive de ce cancer. 
Avec la pénurie, les urologues doivent désormais trier les patients, en leur attribuant des points selon le stade de la maladie...
Sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), la liste s’allonge, semaine après semaine, des médicaments en situation de pénurie. Simples « tensions d’approvisionnement » ou « ruptures de stock », pour les patients, le résultat est le même : l’impossibilité de pouvoir prendre leur traitement, et une angoisse qui monte en flèche. Or, quand ces molécules manquantes sont chargées de contenir les risques de récidive d’un cancer de la vessie et d’éviter une ablation de celle-ci, il va de soi que la nouvelle passe mal. 
Enseignant à la retraite, René Richoux, 74 ans, n’a pas bien vécu l’annonce de cette pénurie, malgré le dévouement de l’équipe médicale qui le suit au centre hospitalier Annecy-Genevois (Haute-Savoie). « Mon cancer a été diagnostiqué en mai 2019, et j’ai subi deux opérations. Comme ma maladie était dite “de haut grade”, j’ai dû prendre ce traitement immunothérapique très efficace, le BCG-Medac, pour renforcer mes défenses. Cela devait durer environ deux à trois ans. Tout se passait bien, jusqu’à un rendez-vous avec mon urologue la semaine dernière… » 
Alors qu’il s’attendait à repartir pour trois semaines d’« instillations », soit l’introduction dans la vessie du précieux médicament, notre septuagénaire s’entend dire qu’il devra patienter, à cause de « problèmes d’approvisionnement ».
En cas de rupture de stock, il n’y a pas de plan B
« Cela fait huit ans que les malades de ce cancer méconnu, pourtant le 4ème chez les hommes (20.000 nouveaux cas annuels - NDLR), souffrent de pénuries récurrentes, qui sont comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Cette situation est très choquante », s’émeut Frédérick Merlier, le président des Zuros, l’association de patients atteints de cancer de la vessie. 
Atteint lui-même depuis 2016, le quadragénaire a écrit samedi dernier à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour lui demander de « trouver une solution ». Il attend sa réponse. Certes, cette pénurie insupportable a une explication technique à peu près audible : la production du BCG, variante du fameux bacille de Bilié, Calmette et Guérin, qui permet de lutter contre la tuberculose, est très aléatoire. « C’est une bactérie qu’il faut cultiver, et la moindre contamination peut conduire à tout mettre à la poubelle,» explique le Pr Yann Neuzillet, urologue à l’hôpital Foch (Suresnes) et membre de l’Association française d’urologie. « C’est ce qui est arrivé à Sanofi dans son usine canadienne et a conduit le labo à stopper toute production du BCG. » Les derniers lots rapatriés par l’industriel en France ont atteint leur date de péremption fin septembre 2019. Depuis, le laboratoire allemand Medac est devenu l’unique producteur du traitement pour la France. En cas de souci d’approvisionnement, il n’y a pas de plan B.
Sauf que les difficultés de production n’expliquent pas tout. 
D’autres laboratoires parviennent à fournir de nombreux pays (États-Unis, Inde, Chine…), car les prix pratiqués dans ces derniers permettent aux industriels de conserver des marges importantes. Ce qui n’est pas le cas en France, où les tarifs sont contrôlés : 158 euros l’instillation de BCG-Medac, à multiplier par les 27 instillations prévues pour un traitement.
Ce tri des patients, « on ne le fait pas de gaieté de cœur »
« En Chine ou en Inde, c’est vendu trois à quatre fois plus cher, donc les labos sont intéressés. La santé ne devrait pas avoir de prix, mais, malheureusement, elle a un coût… » résume le Pr Yann Neuzillet. Qui souligne toutefois le paradoxe cruel de voir la France, « qui a été à l’origine de la découverte du BCG avec l’Institut Pasteur, et l’a donné gratuitement aux labos ensuite, en être privée aujourd’hui pour des raisons financières »...Contraints et forcés, les urologues français, en lien avec l’ANSM, se sont donc résolus à « organiser cette pénurie », mettant en place un contingentement des lots. « L’idée est que sa distribution se fasse selon des critères objectifs de gravité de la maladie. Le nombre de lésions, leur grade, leur stade, la fréquence des récidives… Tout cela donne des points, qui permettent d’accéder au traitement. 
On ne le fait pas de gaieté de cœur, croyez-moi », explique le médecin de l’hôpital Foch. « Moi, je trouve ça fou qu’on en soit arrivé là,»  s’étrangle Sylvie Richoux, la fille de René, qui a alerté l’Humanité sur cette affaire. « S’ils n’ont que 20 doses, ils ne soigneront que 20 patients. Et les autres ! ?  
On essaye de nous imposer la retraite à points, mais là, on a déjà le traitement du cancer à points. C’est inhumain. »

Source : humanite.fr


Pour "La Vie Hospitalière", il est grand temps de fabriquer, en France, nos propres médicaments, voire même de faire en sorte que cesdits médicaments soient réalisés dans des sites industriels nationalisés.
Ceci mettrait un terme aux prétentions (et... manipulations) de certains groupes pharmaceutiques qui ont pour seul objectif de réaliser des bénéfices en plaçant l'humain en arrière plan. C'est inadmissible dans une société comme la nôtre !


Pour en savoir plus sur le BCG-MEDAC ( poudre et solvant pour suspension pour administration intravésicale )







mardi 21 janvier 2020

Le CHU Amiens-Picardie, premier hôpital français certifié ISO 9001 pour ses activités de recherche


L’ensemble de l’organisation et des composantes de recherche du CHU Amiens - Picardie a été certifié fin décembre 2019. L’organisme certificateur AFNOR a évalué et reconnu l’efficacité et la qualité des activités de recherche.

La norme ISO 9001 définit les exigences applicables au management de la qualité pour la réalisation de produits et/ou de services. L’application de cette norme est un gage de transparence et de sécurité pour les patients. Elle apporte également une visibilité renforcée sur le plan national et international pour les projets de recherche réalisés au CHU Amiens — Picardie.
Le Département de la Recherche du CHU Amiens-Picardie et les structures d’appui à la Recherche ont engagé une démarche qualité conjointe, soit un périmètre inédit et original. Si nombre d’établissements de santé sont certifiés structure par structure, c’est la première fois qu’un établissement de santé certifie l’ensemble de ses activités de recherche selon le référentiel ISO 9001 version 2015.
Les activités des 5 structures de recherche du CHU Amiens-Picardie certifiées selon le référentiel ISO 9001 version 2015 sont :
– Les activités de promotion interne et externe, méthodologie et surveillance des projets de recherche clinique de la Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation (DRCI).
– L’aide à l’Investigation des projets de recherche clinique du Centre de Recherche Clinique (CRC).
– La gestion du circuit des unités thérapeutiques impliquées dans la recherche clinique (à l’exclusion de la fabrication des médicaments) de l’Unité des Essais cliniques de la Pharmacie à Usage Intérieur.
– La conservation et la mise à disposition des ressources biologiques (tissus et fluides) à des fins de recherche en cancérologie de la Tumorothèque de Picardie.
– La Biobanque de Picardie (certifiée ISO 9001 - 2015 depuis 2004 et NFS96900 depuis 2009) pour ses activités de collecte, réception, préparation et contrôle qualité, conservation, mise à disposition de ressources biologiques à des fins de recherche et dans le cadre d’activités légales et réglementaires et prestation de stockage sécurisé.
Cette façon d’accompagner les chercheurs de manière globale et cette certification sont indéniablement avantageuses, permettant une collaboration étroite entre chacun des acteurs et des processus lisibles et sécurisants pour tous les partenaires.
Cette certification commune apporte de nombreux avantages :
– Harmonisation du Système de Management de la Qualité essentiel au bon déroulement des projets de recherche ;
– Renforcement des liens avec tous les autres services du CHU, supports des activités de recherche pour gagner en efficacité ;
– Pérennité des fonctionnements assurée avec la démarche d’amélioration continue au service de la sécurité des patients ;
– Évaluation continue de la performance de l’organisation au service de la recherche.
L’audit de certification s’est déroulé mi-décembre 2019 sur 5 jours.
À propos de la recherche au CHU Amiens-Picardie
À une heure de Paris et de Lille, le CHU Amiens - Picardie a structuré la Recherche autour du Département de la Recherche et de 3 structures d’appui à la Recherche. C’est ainsi que travaillent ensemble la Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation (qui assure le pilotage, la coordination et la gestion des projets), le Centre de Recherche Clinique (qui assure la réalisation de tout type d’étude de phase I à IV), la Biobanque de Picardie - CRB (qui assure la conservation d’échantillons biologiques et des données associées, dédiés aux recherches), l’Unité des Essais cliniques de la Pharmacie à Usage Intérieur (qui assure la gestion du circuit des unités thérapeutique impliqué dans la Recherche), la Tumorothèque de Picardie (qui assure la conservation et la mise à disposition des ressources biologiques pour la Recherche en cancérologie) et l’IRM de Recherche (qui assure la réalisation d’examen dédiée à la Recherche). Cette dernière structure rejoindra le périmètre de certification lors du renouvellement. 
Le Département et les structures de Recherche comptent près de 70 personnes pour aider les chercheurs dans leurs démarches au quotidien et répondre aux besoins des partenaires.
Certification ISO 9001 version 2015 pour l’ensemble des activités de la recherche.

CHU d'Amiens-Picardie (Photo SSRC-SAS)
http://www.chu-amiens.fr/chercheurs/la-drci/ Tél DRCI. 03 22 08 83 71 recherche@chu - amiens.fr
Directeur, Arnaud COLLIN — Coordonnateur médical, Pr Jean-Luc SCHMIT

Chiffres clés de la recherche
- 3.000 patients participant à une recherche dans près de 500 études en cours.
- 160 nouvelles études en partenariat par an.
- 500 études en suivi CRC (dont 100 nouvelles par an) incluant près de 1.300 patients par an.
- 20 projets de recherche clinique par an à la biobanque.
- Une trentaine de nouveaux projets promus chaque année.
- 500.000 échantillons, 50 collections, et 35 congélateurs à -80 °C à la Biobanque.
- En 2019 : 2 PHRC nationaux et 3 PHRC interrégionaux, 2 projets Aide à l’émergence,  1 Projet de recherche Paramédical, 1ères inclusions dans l’étude CHIEF (cohorte de 5000 patients sur le carcinome hépatocellulaire)
À propos du CHU Amiens-Picardie
Pôle d’excellence en santé, le centre hospitalo-universitaire Amiens-Picardie se déploie sur 4 missions : soin, recherche, enseignement et gestion de la démographie médicale.
Il est l’un des deux CHU des Hauts-de-France et le premier employeur de Picardie.
Etablissement de référence, exerçant ses activités tant au bénéfice de son bassin de population de proximité qu’au bénéfice de son territoire de recours picard (greffes, cancérologie, chirurgie conventionnelle et ambulatoire, maternité de niveau 3, urgences…), le CHU Amiens-Picardie est
également fier de compter de nombreuses reconnaissances nationales et internationales grâce à ses équipes dynamiques et innovantes.
Acteur majeur de l’enseignement en santé, il participe activement au cursus des étudiants en médecine et pharmacie, dispose de 16 centres de formation pour les professions paramédicales et d’un centre de simulation de réputation nationale voire internationale, Simusanté®.
Doté d’un programme ambitieux de recherche et d’innovation, le CHU Amiens-Picardie affirme une politique dynamique d’investissement pour développer une prise en charge sécurisée et de qualité pour chaque patient.
Pleinement investi dans le plan santé ville-hôpital et porteur du groupement hospitalier de territoire
« GHT Somme Littoral Sud » (10 établissements publics de santé), le CHU Amiens-Picardie favorise les synergies territoriales et capitalise l’émergence des savoir-faire.
Le CHU Amiens Picardie, l’Excellence à taille humaine pour chaque patient. www.chu-amiens.fr tél. 03 22 08 80 00 mail. chu@chu-amiens.fr
Chiffres clés 2018 du CHU Amiens-Picardie
- 800.000 visites par an.
- 1.673 lits et places.
- 6.352 agents dont 800 personnels médicaux.
- 453.700 consultations externes.
- 33.996 opérations chirurgicales dans 33 salles de blocs opératoires.
- 101.340 Passages aux urgences.
- 2.462 naissances.
- 16 écoles et centres de formation.


Source : caducee.net



Le tabagisme accroît considérablement le risque de complications postopératoires


Nouvelle étude sur les dangers du tabac
Les fumeurs de cigarettes courent un risque beaucoup plus grand que les non-fumeurs d’être atteints de complications postopératoires, dont de troubles de la fonction cardiaque ou pulmonaire, d’infections et de retards ou de troubles de la cicatrisation. Mais de nouvelles données montrent qu’en cas d’arrêt du tabac quatre semaines ou plus avant un acte chirurgical, les risques de complications sont plus faibles et les résultats à six mois sont meilleurs. L’arrêt du tabac diminue également les risques de complications pendant l’anesthésie.
Une étude menée conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Université de Newcastle, l’Australie et la Fédération mondiale des sociétés d’anesthésiologistes montre qu’au bout de quatre semaines d’abstinence, chaque semaine sans tabac améliore l’état de santé de 19% en raison d’une meilleure irrigation des organes vitaux.
« Le rapport fournit des données montrant qu’il est bénéfique de reporter les interventions chirurgicales mineures ou non urgentes afin de donner aux patients la possibilité d’arrêter de fumer pour que leur état de santé s’améliore », dit le Dr Vinayak Prasad, de l’Initiative pour un monde sans tabac de l’Organisation Mondiale de la Santé.
La nicotine et le monoxyde de carbone présents dans les cigarettes peuvent faire baisser la concentration d’oxygène et accroître considérablement le risque de complications cardiaques après un acte chirurgical. 
La consommation de tabac à fumer entraîne aussi des lésions pulmonaires qui réduisent l’apport de l’organisme en oxygène, ce qui accroît le risque de complications pulmonaires postopératoires. 
Le fait de fumer du tabac perturbe le système immunitaire, ce qui peut retarder la cicatrisation et accroître le risque d’infection du site opératoire. Le fait de fumer ne serait-ce qu’une seule cigarette diminue les capacités de l’organisme à utiliser les nutriments nécessaires à la cicatrisation.
« Les complications postopératoires représentent une lourde charge pour les agents de santé et les patients. Les médecins assurant les soins primaires, les chirurgiens, le personnel infirmier et les familles ont un rôle important à jouer pour aider les patients à arrêter de fumer à tous les stades des soins, en particulier avant une opération chirurgicale », explique le Dr Shams Syed, Coordonnateur chargé de la qualité des soins à l’OMS. L’OMS invite les pays à intégrer des programmes de sevrage tabagique et des campagnes de sensibilisation dans leurs systèmes de santé pour mieux faire connaître ce problème et pour aider les gens à arrêter de fumer.

Source : temoignages.re

Journée de mobilisation des internes : les jeunes médecins généralistes rappellent leurs revendications


Depuis le 10 décembre 2019, les internes de médecine et de pharmacie ont entamé, à l’appel de trois organisations nationales (FNSIP, ISNI et SNJMG), un mouvement de mobilisation et de grèves concernant leur statut et leurs conditions d’exercice.
Comme les autres organisations, le Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) demande en premier lieu le respect par tous les lieux de stage du droit du travail (temps de travail, repos de sécurité, astreintes, etc…) et l'utilisation effective de sanctions par les tutelles pour ceux ne respectant pas ce cadre légal. 
En revanche, Le SNJMG ne souhaite pas la rémunération d'heures effectuées au-delà de la limite du temps de travail réglementaire puisque cela consisterait à acheter une dérogation à la limite légale au détriment de la santé des internes et de la qualité des soins.
Le SNJMG demande pour les FFI les mêmes droits que ceux garantis aux internes et une rémunération à la hauteur des responsabilités réelles des uns et des autres avec un cadre de réévaluation programmée dans le temps.
Le SNJMG souhaite une action concrète contre les comportements sexistes, racistes, abusifs, etc. dont sont victimes ou témoins les internes en créant un dispositif de collecte et d'accompagnement des internes exposés, avec l’assurance de la mise en œuvre d'actions correctrices (médiations, avertissements, formations, retraits d'agréments) par les responsables pédagogiques ou hiérarchiques.
De façon plus large, et en lien avec les mobilisations des personnels hospitaliers, nous souhaitons un cadre de soin sécurisant pour les internes et les patient-e-s (effectifs, personnels d'encadrement, formation pédagogique, etc...) et une formation des internes de qualité, indemne de toute influence de l’industrie pharmaceutique.
Si le SNJMG accueille favorablement les précisions que le ministère lui a confirmé (*) la semaine dernière (ex : pas d'appel de cotisation retraite/prevoyance en 2020 pour les internes et remplaçants non thésés, extension des indemnisations des internes en stages ambulatoires, travail de la DGOS pour l’application de la limitation du temps de travail des internes), il attend de savoir comment le ministère organisera les suites pratiques à donner à ces annonces et comment l’ensemble des organisations d’internes pourront y participer. Enfin, le SNJMG se désole que les autres revendications du syndicat n’aient absolument pas été prises en compte par le gouvernement.



Source : snjmg.org


Le point sur le virus apparu en Chine : plus de 300 cas, et des contaminations en Australie et aux Philippines


L’épidémie de pneumonie est apparue juste avant les vacances du Nouvel An lunaire en Chine, où des dizaines de millions de personnes prennent le bus, le train et l’avion.

La Chine a annoncé mardi 21 janvier un sixième mort, victime d’un mystérieux virus qui inquiète l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont une réunion d’urgence est programmée mercredi. La souche incriminée est un nouveau type de coronavirus, cousine de celui responsable du SRAS (syndrome respiratoire aigu) - un virus hautement contagieux, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hongkong en 2002-2003.
Cette fois-ci, l’origine de ce nouveau coronavirus semble se trouver dans un marché de la ville chinoise de Wuhan, fermé depuis le 1er janvier pour limiter la contagion. « On suppose que la source était des animaux vendus dans ce marché et qu’il y a eu passage chez l’homme », explique le professeur Fontanet, responsable de l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur à Paris.
Lundi, Zhong Nanshan, un scientifique chinois renommé de la Commission nationale de la santé, a fait savoir à la chaîne de télévision d’État CCTV que la transmission par contagion entre personnes était « avérée ». L’OMS estime pour sa part qu’un animal semble être « la source primaire la plus vraisemblable », avec « une transmission limitée d’humain à humain par contact étroit ».
De Bangkok à Hongkong, de Singapour à Sydney, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l’arrivée des vols en provenance des zones à risques.
Près de 300 cas détectés en Chine et déjà six morts
La Chine, épicentre de l’épidémie, a recensé mardi matin 291 cas confirmés. Neuf cent vingt-deux patients sont par ailleurs en observation, a annoncé dans un communiqué la Commission nationale de la santé, dont l’un des médecins, Wang Guangfa, a annoncé mardi sur une télévision de Hongkong qu’il était lui-même infecté par le virus.
En plein chassé-croisé dans les transports avant le Nouvel An chinois samedi, qui fait craindre une accélération des contaminations, le président Xi Jinping a demandé lundi une vigilance particulière sur le sujet. L’isolement des personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée devient désormais obligatoire et des mesures de quarantaine peuvent être décrétées par les autorités locales.
D’autres cas de cette mystérieuse pneumonie ont été détectés à l’étranger : deux en Thaïlande, un à Taïwan et un au Japon. Les autorités de ces trois pays affirment que les patients s’étaient rendus à Wuhan avant leur hospitalisation.
Le virus a également été détecté en Corée du Sud chez une Chinoise de 35 ans arrivée dimanche par avion de Wuhan. Les autorités sanitaires sud-coréennes ont révélé qu’elle s’était rendue samedi à l’hôpital à Wuhan en raison d’un rhume. On lui avait prescrit des médicaments avant qu’elle s’envole pour Séoul, où ses symptômes ont été détectés. Elle a été placée en quarantaine.
Deux cas suspects en Australie et aux Philippines
En Australie, un homme présentant les symptômes du mystérieux virus a été placé à l’isolement à son domicile, a annoncé mardi un média local. L’homme, qui pourrait être le premier cas suspect du pays, est récemment rentré d’un séjour à Wuhan.
Aux Philippines, les autorités cherchent à déterminer la pathologie dont souffre un enfant de 5 ans arrivé le 12 janvier en provenance de Wuhan. A son arrivée à Cebu avec un parent, l’enfant avait de la fièvre et toussait, selon le ministère de la santé philippin.
À Hongkong, les autorités se disent elles aussi en « alerte maximale », alors que le souvenir de l’épidémie de SRAS, qui y avait fait plusieurs centaines de morts en 2002-2003 hante toujours les esprits. « Nous sommes prêts pour le pire. Nous n’avons pas baissé la garde », a déclaré à la presse Matthew Cheung, numéro deux de l’exécutif hongkongais.
Les autorités françaises et américaines prennent des mesures
Dans le reste du monde, les mesures de prévention se multiplient également. Les Etats-Unis ont annoncé qu’à partir de vendredi ils commenceraient à filtrer les vols en provenance de Wuhan à l’aéroport de San Francisco et à l’aéroport John-F.-Kennedy de New York – où atterrissent des vols directs de Wuhan -, ainsi qu’à celui de Los Angeles, où sont assurées de nombreuses correspondances. Les passagers seront examinés par les équipes médicales mais pas systématiquement soumis à un prélèvement.
En France, « la vigilance vient d’être déclenchée », a fait savoir lundi Santé publique France au Parisien. Les médecins doivent désormais orienter vers le SAMU ou « un infectiologue référent » toute personne « présentant une infection respiratoire aiguë, quelle que soit sa gravité, ayant voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan en Chine dans les quatorze jours précédant la date de début des signes cliniques ou ayant eu un contact étroit avec une personne tombée malade dans cette ville »

Source : lemonde.fr


Lire aussi : Comment s'organise la France en cas d'alerte sanitaire ?






Ce sont les deux photos du  #CoronaVirus découvert en Chine
#WuhanCoronavirus pic.twitter.com/jraZnkhP9A
— nouvelles pour vous (@newsforyouSA) January 24, 2020 


       
Le coronavirus

Le coronavirus 


Mis à jour le 24 janvier 2020