"La Vie Hospitalière"

vendredi 30 mars 2018

Le syndrome d'épuisement professionnel d'une aide-soignante du CHU de Lille est reconnu imputable au service




Le tribunal administratif de Lille (Nord) a estimé qu'il existe un lien "unique, direct et certain de la décompensation [d'une aide-soignante] survenue sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail [le CHU de Lille] le 15 février 2012 et diagnostiquée le même jour comme constitutive d'un syndrome d'épuisement professionnel". Dans cette décision, rendue ce 15 mars et dont Hospimedia a eu copie, le tribunal enjoint donc le directeur général du CHU de reconnaître l'imputabilité au service du syndrome d'épuisement professionnel dont elle a été victime en 2012. Cela dans un délai de deux mois après la notification du jugement.

































































Après le décès d'un enfant hospitalisé dans son service de rattachement et après qu'un des médecins "a déchargé sur elle sa saturation psychologique", l'aide-soignante, en charge de la coordination et de l'animation d'activités sociales pour les enfants du service pédiatrique, "a décompensé". Sur le trajet de son travail, le 15 février 2012, elle s'est sentie incapable de remplir ses missions et s'est rendue chez un médecin du travail d'un CH voisin. Ce dernier lui a prescrit un arrêt de travail pour maladie qualifiée de "burn out avec réaction dépressive et anxieuse". Le même jour, un psychiatre du CHU de Lille a relevé des symptômes corroborant ce diagnostic. Un expert psychiatre, missionné à des fins d'expertise après la déclaration de cet accident de service, a conclu en juillet 2013 "à une décompensation anxio-dépressive réactionnelle à l'exercice de ses fonctions". Il a souligné que l'arrêt de travail consécutif est justifié et, en l'absence de tout état antérieur, qu'il existe un lien "unique, direct et certain avec l'accident de service". Un certificat médical établi par un praticien hospitalier en octobre 2013 conclut dans le même sens, précisant que la décompensation de l'aide-soignante "est clairement lié au contexte professionnel", rappelle le tribunal.














































































































Celui-ci indique en outre que le CHU de Lille, sans remettre en cause la pathologie de l'aide-soignante, a fait valoir qu'elle "se serait mise elle-même en situation de risque malgré des mises en gardes répétées de son encadrement et de dépôt des consignes de services qu'elle aurait dû respecter". Or il n'établit la réalité de ces mises en garde et consignes par aucun élément. Dans sa décision, le tribunal rappelle que conformément à la loi sur la fonction publique hospitalière "le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service" si la maladie provient d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Il a droit également au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. Doit être regardé comme un accident de service "tout accident dont est victime un agent public sur le parcours habituel entre son lieu de résidence et son lieu de travail".














































(Article de Géraldine Tribault)
Source : Hospimedia  
(tous droits réservés)
L'Information des décideurs du sanitaire et du médico-social.



























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































mercredi 21 mars 2018

Services saturés, patients brancardés, personnels grévistes : rien ne va plus aux urgences


Médecins, soignants, directeurs : les témoignages inquiets, voire alarmistes, sur la situation des services d'urgences, en proie à la saturation, affluent ces derniers jours. 
Dans le Bas-Rhin, en Corrèze, en Charente-Maritime ou dans le Cher… Partout, les services d'urgences ont activé la semaine dernière le plan « hôpital en tension ». Souvent déclenché en période d'épidémie de grippe, ce dispositif permet de libérer des lits et de déprogrammer des opérations chirurgicales sans caractère d'urgence. Le ministère de la Santé recensait vendredi 16 mars 97 services d'urgences publics ou privés en tension sur les 650 existants. 
En première ligne, les urgentistes font état de leurs difficultés à prendre en charge les patients toujours plus nombreux. Depuis le début d’année, plus de 15.000 patients ont passée la nuit sur un brancard des urgences, a calculé SAMU-Urgences de France grâce à son initiative « No Bed Challenge ». 
Quelque 1.200 professionnels de santé, dont nombre d'urgentistes exaspérés par l'état de l'hôpital, ont annoncé leur soutien au mouvement de grève des personnels de la fonction publique, jeudi 22 mars. Ce mardi, entre 11 heures et 15 heures, ils seront sous les fenêtres d'Agnès Buzyn pour réclamer un moratoire sur les fermetures de lits, de services et d'hôpitaux. 
Des murs entre la ville et l'hôpital
L'urgentiste le plus célèbre de France, le Dr Patrick Pelloux, vient de le rappeler au média « Brut » : la barre des 21 millions de passages annuels aux urgences vient d'être franchie. À l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), explique-t-il, « salles d'attente bondées », manque de lits d'aval et « retards de prise en charge ou erreurs d'orientation » sont monnaie courante.
Le directeur général du CHU francilien vient également de prendre la parole sur ce même sujet. Invité de France info ce lundi matin, Martin Hirsch a replacé la saturation des urgences de France dans un contexte plus global. « On est un pays où il y a une coupure entre le système de ville et le système hospitalier, a rappelé le patron de l'AP-HP. Dans la plupart des pays, on trouve des centres de soins non programmés, des petites urgences qui sont souvent sous la responsabilité des hôpitaux, mais qui ne sont pas au cœur des hôpitaux et qui permettent de mettre moins de pression sur les urgences. Mais, dans notre pays, où on a mis des murs entre la médecine de ville et l'hôpital, il y a une pression extrêmement forte sur les services hospitaliers. »
Martin Hirsch a évoqué la nécessité d'une « réorganisation profonde » hospitalière, dont il a par ailleurs détaillé les grandes lignes ce week-end dans une interview au « Monde ». 

Source : Lequotidiendumedecin.fr  (Tous droits réservés)

Sixième Congrès National de la Sécurité des Systèmes d’Information de Santé les 3, 4 et 5 avril 2018

(article en cours)

mercredi 14 mars 2018

Le 15 mars les retraités manifestent


Lorient. « Aux urgences, mon mari a vécu un calvaire »

Elle veut aujourd’hui comprendre pourquoi personne n’a jugé utile d’administrer des anti-douleurs à son mari. « Tout ce qu’on voulait, c’était un peu d’humanité. »
«Je lui ai dit à demain…»


L’épouse et ses deux enfants retournent à Inzinzac. « Je l’ai laissé là, seul. Il fallait que je rentre pour préparer son éventuel retour à la maison le lendemain. Je lui ai dit à demain… »



Un habitant d’Inzinzac-Lochrist, est décédé aux urgences de l’hôpital du Scorff, à Lorient, le 25 février. Sa veuve dénonce les manquements dont son mari aurait été victime. La direction de l’hôpital a ouvert une enquête.

Denis avait 67 ans quand il est décédé le 25 février dernier à l’hôpital du Scorff à Lorient. Il affrontait son quatrième cancer.

Mais en ce mois de février, l’état de Denis empire. On lui pose une sonde de gastrostomie le 22 février à l’hôpital. Malgré la douleur, il est renvoyé chez lui, à Inzinzac-Lochrist, le lendemain. Le retour à la maison est un calvaire, l’homme est pris de vomissements. Il est épuisé et souffre énormément.
« On devait attendre comme les autres »

Le samedi, sa femme prend la décision de rappeler le Samu. « À la maison, il a indiqué qu’il estimait sa douleur à 9 sur 10. Il a été admis à 18 h aux urgences. » Commence alors une longue attente de 3 h 30. « La seule réponse qu’on m’a donnée, c’était qu’il y avait du monde avant nous et qu’on devait faire comme les autres. Pendant ce temps, Denis se tordait de douleurs sur son brancard. »

Mais dans la nuit, le téléphone sonne. Une infirmière des urgences appelle pour annoncer la mort de Denis. « Elle a ajouté que c’était accidentel : Denis avait glissé, était tombé de son lit et s’était étouffé dans son vomi… »
« Que se passe-t-il aux urgences ? »

La femme a écrit à la direction du Groupe hospitalier Bretagne-Sud et veut aussi alerter la Ligue contre le cancer. Si elle ne tient pas l’hôpital pour responsable du décès de Denis, elle veut comprendre « comment on peut être si détaché des malades et de leurs familles. Nous sommes en 2018, que se passe-t-il aux urgences ? »

Ce témoignage intervient alors que plusieurs cas similaires font la Une de l’actualité comme cette femme de 73 ans morte le 6 mars après 2 heures 30 d’attente aux urgences du CHU de Reims.


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jeudi 8 mars 2018

Suicide d'un agent de l'AP-HP à l'Hôtel Dieu !...

Un agent de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris s'est suicidé vendredi 2 mars 2018 dans les locaux du service Central de Santé au Travail (SCST) situés à l’Hôtel Dieu, à Paris, indique un communiqué de l'AP-HP ce mardi.  Cet agent était en arrêt maladie depuis juillet 2017. Elle devait rencontrer une psychologue du service et c'est juste avant son rendez-vous qu'elle a mis fin à ses jours.
Malgré l’intervention des équipes de l’Hôtel Dieu, elle n’a pas pu être réanimée. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place et a accueilli les personnels qui le souhaitaient. Les services de police se sont immédiatement rendus sur les lieux.
Un message d'alerte pris au sérieux

Tout a commencé le mardi 27 février 2018 à la mi-journée, précise l'AP-HP. L'agent alerte elle-même l'AP-HP de son intention de mourir. Ce message laisse présager un passage à l’acte et il est pris très au sérieux. L'agent avait déjà fait une tentative de suicide.

L'AP-HP indique avoir pris plusieurs mesures pour lui venir en aide.  

Le jeudi 1er mars au soir, la psychologue de la médecine du travail de l’AP-HP est contactée par l’agent pour un rendez-vous. Le lendemain, elle se rend à ce rendez-vous avec une amie et c'est juste avant la rencontre avec la psychologue que le drame se produit.

Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu
(tous droits réservés)

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Pour  "La Vie Hospitalière" trop, c'est trop ! 
Il y en a assez des conditions de travail supportées par les hospitaliers qui vivent une politique d'austérité innommable !
Il est grand temps de manifester notre colère, notre haine face à ceux qui ont que faire de la détresse humaine, de la misère des uns et des autres, aujourd'hui l'humain est placé en second plan, à la limite ce n'est plus qu'un numéro sans aucune importance, que l'on ignore même si il devient un SDF...
Nous allons vers des jours très noirs...

mardi 6 mars 2018

Dans les coulisses de la dépression professionnelle


Dans les coulisses de la dépression professionnelle

Diffusé sur France 5, le documentaire La Mécanique burn-out décrit via plusieurs témoignages l’engrenage qui mène des salariés très impliqués dans leur travail sur la pente de la dépression. De quoi nourrir les débats sur la question.
Ce berger n’avait plus envie d’aller travailler mais, comme il le dit, « les bestioles n’ont rien demandé ». Cette cadre bancaire passionnée par sa mission – « même si personne n’a jamais rêvé d’être banquier quand on a 5 ans », résume-t-elle – était devenue « une machine de guerre ». Ce salarié de Greenpeace, qui avait « l’impression d’être là pour sauver la planète », évoque « une charge psychologique forte ». Cette assistante sociale, qui épongeait la misère du monde, ne voulait pas s’arrêter de peur que les gens dont elle s’occupe perçoivent en retard le RSA ou que sa charge de travail ne se reporte sur ses collègues, déjà débordés. Ce chef cuisinier n’arrivait plus à donner des ordres à sa brigade, tant ses mains tremblaient. Tous étaient impliqués à 100 % dans un métier qu’ils aiment. A 200 % même. Jusqu’à ce que leur corps n’arrive plus à suivre le rythme. Jusqu’à ce qu’ils se consument au travail, littéralement. Ils témoignent tous de ce processus dans le récent documentaire d’Elsa Fayner, La Mécanique burn-out.
Un « effondrement professionnel »
La réalisatrice, également journaliste pour Santé & Travail, a suivi pendant un an ces personnages aux métiers et parcours variés. Ils ont tous un point commun : à force d’en faire toujours plus, ils ont sombré. Le berger a fini par « hiberner, comme une marmotte ». La banquière a perdu 18 kg en deux mois. Le « sommeil en pointillé » a épuisé le militant de Greenpeace. La tension de l’assistante sociale est descendue à 8. Celle du cuisinier est montée à 19,6. Chaque histoire est différente, mais la conclusion est la même. C’est ce qui ouvre les yeux du téléspectateur, comme un message de prévention. Tout le monde peut être touché, même ceux qui se croient « forts ». La réalisation met aussi en évidence le même mécanisme : un travail qui perd de son sens, un perpétuel manque de temps, des batteries qui ne se rechargent plus… Ces travailleurs brisés racontent leurs maux avec leurs mots, pour mieux donner à comprendre ce qui se cache derrière le terme de burn-out. La réalisatrice-journaliste le dit dans la voix off : le terme est aujourd’hui galvaudé. Souvent traduit comme un épuisement professionnel, il renvoie davantage à un « effondrement professionnel », selon Danièle Linhart, sociologue du travail, également interviewée.
Film et outil de réflexion
Des courbes et des graphiques, la banquière, Brigitte, en a vu défiler dans son métier. Celle qu’elle dessine décompose si bien la mécanique du burn-out qu’on saisit le point de non-retour, les signaux d’alerte qu’il ne faut pas ignorer pour s’arrêter à temps, avant la chute. D’ailleurs, son compagnon a fini par les entendre, fort de la malheureuse expérience de Brigitte, pour esquiver cette longue dépression. Et se relever plus vite. Ce documentaire d’un peu plus d’une heure réussit l’exploit d’aborder la souffrance au travail sans nous accabler, nous aussi. Tant les personnages sont attachants, les images de leur reconstruction, gracieuses. L’enjeu d’une meilleure reconnaissance des troubles psychiques comme maladie professionnelle n’est pas abordé dans le documentaire, mais « voir le film peut aider à mieux comprendre les termes du débat », explique Elsa Fayner. Avant de rajouter : « Le burn-out s’apparente a priori à une dépression brutale provoquée par un déséquilibre dans la situation de travail, qu’il est parfois difficile de classer en accident du travail ou maladie professionnelle… La procédure de reconnaissance est éreintante alors que pendant un an, on voit que les personnes atteintes d’un burn-out vivent déjà une situation très compliquée. » Son documentaire constitue déjà un précieux outil de sensibilisation et de réflexion.
 Article de Rozenn Le Saint 
A voir sur le web
Le documentaire La Mécanique burn-out, d’Elsa Fayner, était accessible en replay sur le site de France 5 jusqu’au 20 février.
Pour une demande de projection collective, écrire à la société de production : contact@lageneraledeproduction.com
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jeudi 8 février 2018

Le 22 mars les organisations syndicales manifesteront contre les atteintes portées à la Fonction Publique


Le 22 mars les organisations syndicales manifesteront contre les atteintes portées à la Fonction Publique
Une mobilisation de la majorité des organisations de la Fonction publique est prévue pour le 22 mars.
Les organisations CFE-CGC, CFTC, CGT, FA-FP, FO, FSU, et l'Union syndicale Solidaires appellent ainsi à défendre activement les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat...
Pour rappel le 10 octobre, déjà, plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires étaient descendus dans la rue, ceci ne s'était pas vu depuis 10 ans. Les atteintes à la Fonction Publique ne peuvent perdurer, c'est la mise en place d'une politique rétrograde qui ne profite dans la finalité qu'à des intérêts particuliers laissant l'intérêt général en toile de fond.
Pour "La Vie Hospitalière" la coupe est pleine, il est grand temps de mettre un terme à l'austérité qui mène l'ensemble de notre pays à la précarité pour une grande majorité de citoyens et de citoyennes.

dimanche 4 février 2018

Un homme meurt après avoir été aspiré dans un appareil IRM


Un homme meurt après avoir été aspiré dans un appareil IRM
L'homme de 32 ans a été attiré par le champ électromagnétique alors qu'il pénétrait dans la salle IRM d'un hôpital de Bombay avec un cylindre d'oxygène. Un médecin et deux techniciens, accusés de négligence, ont été arrêtés.
 Le drame s'est produit le 27 au soir. Assistant sa mère qui passait un examen à l'hôpital Nair de Bombay, Rajesh Maru est entré avec un cylindre à oxygène dans l'unité IRM. Selon ses proches, le technicien aurait affirmé qu'il ne risquait rien à entrer avec un objet métallique car la machine était éteinte. "On le fait tous les jours", aurait-il assuré, en présence d'un médecin et d'une autre employée.
 Aspiré au fond de l'appareil
 Mais la machine était en fait allumée. Dès son entrée dans la pièce, Rajesh Maru a été aspiré au fond de l'appareil, son bras emporté par le cylindre d'oxygène, qui aurait alors éclaté. Le jeune homme de 32 ans a été ransporté aux urgences, le corps gonflé, où il est mort dix minutes plus tard. L'autopsie a révélé que Rajesh Maru était mort d'un pneumothorax dû à l'inhalation massive d'oxygène.
 Une enquête est en cours
 Dimanche, le médecin et les deux techniciens ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils sont accusés d'homicide par négligence. Une enquête est en cours. Les proches de la victime ont d'ores et déjà reçu du gouvernement 500.000 roupies (environ 6.300 euros) en compensation.
Par A.M. le 30 janvier 2018
 Source : egora.fr

samedi 3 février 2018

3 MILLIARDS POUR LES EHPAD





3 MILLIARDS POUR LES EHPAD 
La journée d’action pour la dignité des personnes âgées et contre la souffrance du personnel soignant a été un succès, plus de 1.500 EHPAD se sont mobilisés.
Le gouvernement n’a pas apporté une réponse adéquate en terme d'embauches, d’augmentation du salaire, de la formation et du coût. Si 150 millions d’euros seront débloqués grâce à la mobilisation des soignants, familles, résidents, cette somme représente une augmentation de 1/100 alors que POUR LES RICHES ON PARLE EN MILLIARDS : 3 milliards débloqués pour supprimer ISF, défisclaliser le capital , et une aumône, pour les EHPAD: 4.500 places débloquées qui correspondent à une augmentation de 0,5/100 ! 
EN FRANCE on compte 5 professionnels pour 10 personnes âgées, en Belgique et en Allemagne ( sans compter la déportation des vieux en Hongrie, Pologne ) on compte 8 professionnels pour 10 vieux, en Suède et au Danemark le radio est de 12 pour 10 .
SOUFFRANCE DU PERSONNEL ET MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE 
Rappelons que La souffrance du personnel qui ne peut faire face aux besoins des personnes âgées par manque de moyens que ce soient les toilettes, les soins, les repas, conduit à de la maltraitance institutionnelle. Une aide soignante dénonce une "usine d’abattage qui broie l’humanité". "Il y a un sentiment de déshumanisation des soignants et des patients compte tenu du fait qu’on ne laisse plus la place à l’infirmière pour le relationnel", « Les personnes âgées ne sont plus que des numéros de chambre. » Maltraitance institutionnelle : Les aides soignantes se déclarent épuisées en voyant des personnes âgées qui pleurent sur des fauteuils , donner un repas à une personnes âgées c’est long, déshabiller un corps c’est long, l’habiller, on n’a plus le temps de parler.
« En 2006, le « Plan Solidarité Grand Âge » préconisait qu’en 2012, les effectifs devaient être renforcés par la mise en place d’un ratio de « un agent pour un résident ». les syndicats le réclament , Les syndicats veulent 1 soignant pour 1 résident !...
Nos aînés doivent être respectés par le gouvernement qui doit y mettre les moyens. « Les vieux sont nos parents, ceux qui nous ont donné la vie et l’éducation. Ce sont aussi ceux que nous deviendrons plus tard. » « On assiste à une logique de discrimination des plus vieux. » « Le traitement qui leur est réservé est de plus en plus remis en cause. » Pascal Champvert, président de l’Association des Directeurs au Service des Personnes Âgées est venu tirer la sonnette d’alarme dans Bourdin Direct. les grévistes invitent les familles de résidents à se mobiliser avec eux devant leurs établissements. Ils leur proposeront de signer une pétition pour réclamer un meilleur ratio de personnel par rapport au nombre de résidents !
En France on ne compte, en moyenne, que 55 professionnels pour 100 résidents.
Les trusts de « l’or gris » (ORPEA, KORIAN…) se portent bien et leurs actionnaires aussi, tandis que leurs résidents ou leur famille doivent payer en moyenne 2.500 euros par mois. C’est plus du double de la pension moyenne qui est en France de 1.200 euros net et le triple de la pension moyenne des retraité(e)s à peine au dessus de 800 euros

Martine Lozano
Militante associative

samedi 27 janvier 2018

Incendie dans un hôpital en Corée du Sud

Un incendie qui a débuté dans le service des urgences a fait au moins 41 morts, dans un hôpital de la Corée du Sud.



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Le 30 janvier les personnels des EHPAD se manifestent !



EHPAD : Manifestations et grèves le 30 janvier !

Les personnels, les résident(e)s et leurs proches en ont assez des conditions de travail pour les uns, des mauvaises conditions de soins pour les autres...le pire est que plus le temps passe et plus les problèmes augmentent ?...
Où allons-nous ?
Plan solidarité Grand Âge, où en sommes-nous dans la réalité ?
Les résident(e)s ont droit à de meilleurs égards, pourtant dans certains établissements la maltraitance est de mise et souvent en toute impunité ! 
Les personnels ont droit tout autant à être respectés et à ne plus subir des carences de plus en plus graves de conséquences à tous les niveaux. Il faut que soit prise en considération  très sérieusement la règle d'un(e) salarié(e) par résident(e) tel que prévu par le Plan Solidarité Grand Âge lancé depuis plus de dix  années déjà.
Les profits augmentent pour certain(e)s... là c'est une triste vérité avec toutes ses conséquences dès lors que le gain apparaît capital...
La liste des revendications est longue les tracts diffusés les dénoncent,et nous soutenons toutes les initiatives qui pourront être engagées pour mettre un terme aux  exactions d'un système qui se vautre dans cette optique de profit sans aucun égard pour les résident(e)s, leur famille, et bien évidemment les personnels dont les effectifs réduits, de plus en plus (1), entraînent des difficultés alarmantes pour assurer  pleinement leurs missions.
Le 30 janvier les organisations syndicales, ainsi qu'une association de directeurs d'établissement  engageront des actions afin de dénoncer les problèmes existants dans les EHPAD (et tout autant dans les services de soins à domicile ne l'oublions pas), en souhaitant rallier un maximum de personnes  (personnels, résident(e)s et leurs proches, et tout autant des élu(e)s qui ne sauraient être indifférent(e)s particulièrement ce jour là aux appels lancés par ceux qui demandent plus de dignité, plus de respect et d'attention dans un système où les nombres ont remplacés les mots et c'est bien là, le pire des maux.
Les problèmes sont cruciaux ils doivent avoir leurs solutions sans aucune autre condition que celle du respect fondamental de la dignité humaine. Les actions en faveur de plus de justice et moins d'indifférence sur les conditions de vie de nos aîné(e)s, et les conditions de plus en plus dégradées des personnels se doivent d'être pérennes jusqu'à ce que nous ayons gain de cause contre tous les profiteurs de la misère humaine.


1) La disparition des contrats aidés arrange rien, bien au contraire.