"La Vie Hospitalière"

mercredi 14 juin 2017

Un pneumologue grassement payé par Total


Un pneumologue grassement payé par Total

Le pneumologue Michel Aubier aussi médiatique que tolérant envers la pollution a été rémunéré plus de 150.000 euros par an par Total en 2013 et 2014.
C’est une première pour le Sénat et pour la justice. Le pneumologue Michel Aubier est jugé mercredi à Paris pour avoir menti sur ses liens avec le groupe Total lors d’une audition par une commission sénatoriale. 
Le 16 avril 2015, l’ancien chef de service à l’hôpital Bichat de Paris avait nié tout lien avec des « acteurs économiques » face à une commission du Sénat qui le recevait pour évoquer le « coût économique et financier de la pollution de l’air ». Il avait auparavant juré de dire « toute la vérité, rien que la vérité », en levant la main droite.
Lors de cette même audition, le pneumologue avait notamment déclaré que « le nombre de cancers dans les pathologies respiratoires » liées à la pollution était « extrêmement faible ».

5 ans de prison et 75.000 euros d’amende

Problème, Libération et Le Canard Enchaîné avaient ensuite révélé que le pneumologue recevait du groupe pétrolier Total entre 50.000 à 60.000 euros par an depuis la fin des années 1990. Des informations qu’il avait lui-même reconnues en mars 2016, devant la commission sénatoriale réunie à huis clos. C’est ce qui lui vaut d’être jugé pour « témoignage mensonger », comme s’il avait menti devant un tribunal, un délit est passible de cinq ans de prison maximum et 75.000 euros d’amende.
Mais dans son édition du 12 juin Le Monde (article payant) révèle des éléments à charge. Selon le quotidien, le professeur Aubier avait également omis d’indiquer son emploi chez Total dans sa déclaration publique d’intérêt, ainsi que des collaborations avec plusieurs laboratoires, dont MSD France, PPD France, Resal, Laser, alors qu’il était membre d’une commission de la Haute Autorité de santé (HAS).

Plus de 150.000 euros par an

Et ce n’est pas tout. Le Monde, qui a consulté l’enquête bouclée en janvier dernier, ajoute que si le professeur Aubier avait bien déclaré aux impôts ses émoluments versés par Total, les sommes dépassent largement les 50.000 à 60. 000 euros annuels évoqués.
En réalité, Michel Aubier, qui bénéficiait d’un contrat de « médecin-conseil de la direction générale » du groupe depuis 1997, était rémunéré 109.956 euros en 2014, 106.787 euros en 2013 et 99.402 euros en 2012, affirme le quotidien. Sans oublier les actions gratuites perçues: 1.200 en 2014 -61.548 euros-, 1.100 en 2013 et 740 en 2012, le tout alors que son contrat ne l’obligeait qu’à « environ 9 demi-journées par mois » dans les locaux de l’entreprise.

Une peine exemplaire?

Son avocat François Saint-Pierre plaidera la relaxe: « Il n’y avait pas de conflit d’intérêts entre son intervention au Sénat et ses fonctions de médecin du travail chez Total, il n’était pas impliqué dans la production industrielle. » Plus largement, il entend « critiquer durement » le fonctionnement même de ces commissions parlementaires. « Si ce sont des organes politiques, il n’y a pas de serment. Mais s’il y a un serment, alors on peut attendre des membres qu’ils se comportent comme des magistrats, avec la même impartialité », a-t-il déclaré à l’AFP. Et de rappeler que la rapporteure de la commission, la sénatrice écologiste Leila Aïchi, s’était publiquement émue d’un « mensonge (…) inadmissible ».
Les ONG "Générations futures" et "Ecologie sans frontière" ont réclamé « des peines exemplaires » et souhaité que « ce procès soit le début d’une prise de conscience des méfaits des conflits d’intérêt dans le domaine de la santé ».

Source L'Express




Avant toute conclusion de la justice "La Vie Hospitalière", dans cette affaire, ne se bornera qu'à révéler les faits portés à sa connaissance, sans plus de commentaire.

dimanche 11 juin 2017

La démographie des pharmaciens au 1er janvier 2017


La démographie des pharmaciens au 1er janvier 2017



L’Ordre national des pharmaciens vient de publier son panorama annuel des pharmaciens au 1er janvier 2017. Par rapport à l’année 2015, le nombre d’inscrits au tableau de l’Ordre est relativement stable pour l’ensemble de la profession (-0,42%), avec 74 44 pharmaciens enregistrés dans les différentes sections de l’Ordre.
L’âge moyen est également constant en 2016, s’élevant à 46,7 ans (soit +0,1 an par rapport à 2015). Cette très faible évolution depuis quelques années traduit une inversion de la tendance au vieillissement de la population pharmaceutique. Ainsi, la profession assure son renouvellement avec une prépondérance de pharmaciens âgés de moins de 33 ans, alors que les tranches des 48-52 ans et des 53-57 ans prédominaient respectivement en 2006 et 2011. Les départs à la retraite, pourtant retardés, sont compensés par l’arrivée de jeunes pharmaciens qui s’installent de plus en plus tôt.
Entre les métiers de la pharmacie, des contrastes sont toutefois à noter : les industriels ont en moyenne moins de 42 ans, les pharmaciens de la distribution en gros et des établissements de santé moins de 45 ans, alors que les titulaires d’officine et les pharmaciens biologistes médicaux sont plus âgés (respectivement 50,3 ans et 49,6 ans, en moyenne). De même, au sein des filières de la pharmacie, des nettes différences d’âge sont visibles : entre les adjoints et les titulaires d’officine, 6,6 ans les séparent en moyenne ; dans l’industrie et la distribution en gros, les pharmaciens responsables sont majoritairement plus âgés que leurs confrères exerçant d’autres fonctions (pour l’industrie, ils sont en moyenne de 12 ans plus âgés que les pharmaciens adjoints).

Enfin, la profession demeure majoritairement féminine, un constat particulièrement remarquable pour les pharmaciens adjoints d’officine, puisque plus de 80% d’entre eux sont des femmes, ou encore pour les pharmaciens en établissement de soins (métier à 75% féminin).

Un maillage territorial est particulièrement dense et équilibré
Par ailleurs, l’ordre constate que « le maillage territorial est particulièrement dense et équilibré, sécurisant l’accès aux médicaments et produits de santé, ainsi qu’aux actes biologiques ». Pour 100 000 habitants, on recense en moyenne 33 officines, 3,9 PUI et 5,7 laboratoires de biologie médicale.
Enfin, des regroupements de structures s’opèrent en nombre pour l’ensemble des métiers de la pharmacie. Les jeunes officinaux s’associent de plus en plus en société et de plus en plus tôt, même si l’exercice libéral demeure attractif. Sous l’effet de la réforme de la biologie médicale de 2010, on constate cette année encore une forte concentration des laboratoires de biologie médicale, le nombre de structures ayant été divisé par 2 (voire 3) en 6 ans. Entre établissements de santé, la coopération est le maître-mot avec une augmentation de plus de 17% des groupements de coopération sanitaire en 2016.
Ainsi, une nouvelle manière d’exercer se dessine. Les regroupements permettent notamment de partager la responsabilité, réduire le risque financier en le mutualisant et réaliser des économies d’échelle alors porteuses pour le développement des structures. « Cette tendance forte au regroupement est en adéquation avec l’évolution de la société et de l’équilibre vie personnelle/ professionnelle. L’avenir de la profession est à imaginer dans le sillage de cette nouvelle manière d’exercer », estime l’Ordre.
Les grandes tendances par métier de la pharmacie

. Pharmaciens biologistes (section G)
Sous l’effet de la réforme de la biologie médicale de 2010, la très importante restructuration duréseau
biologiste se poursuit : dans la plupart des régions, le nombre de laboratoires de biologie médicale a été divisé par 2, voire 3, en 6 ans. La moyenne d’âge des pharmaciens biologistes (49,6 ans) suscite une interrogation qu’il faudra surveiller.

. Pharmaciens de l’industrie (section B)
Le nombre d’inscrits en section B a légèrement augmenté (+81 pharmaciens en 2016), en faveur du dynamisme et de la jeunesse des pharmaciens de l’industrie. Toutefois, la moyenne d’âge des pharmaciens responsables augmente chaque année, mettant en évidence l’intérêt de former des jeunes pour assurer le renouvellement dans l’avenir.
. Pharmaciens de la distribution en gros (section C)
Le nombre d’établissements et de pharmaciens inscrits en section C reste stable malgré une rationalisation du réseau toujours en cours. Le métier de pharmacien dans la distribution reste très attractif du fait de l’industrialisation des processus et du renforcement de la sécurisation de la chaîne (traçabilité, sérialisation), ce qui permet d’assurer le renouvellement des effectifs.
. Pharmaciens titulaires d’officine (sections A)
La restructuration du réseau officinal s’effectue de manière progressive et les pharmaciens en sont les principaux acteurs. La tendance à l’exercice en association se poursuit : l’officine devient un outil de travail partagé entre une équipe. L’officine est toujours attractive puisque les installations se poursuivent et en particulier celles des jeunes.

. Pharmaciens adjoints d’officine et autres exercices (section D)

Les métiers de la section D sont particulièrement attractifs : les effectifs sont stables, avec un léger accroissement du nombre d’adjoints et une forte augmentation des pharmaciens chargés de la dispensation des gaz à usage médical (+10,4% en 2016). Le renouvellement est assuré puisque les pharmaciens inscrits en section D sont relativement jeunes : 43,7 ans en moyenne, soit 3 ans de moins que la moyenne générale.

. Pharmaciens des établissements de santé (section H)

La section H affiche une certaine stabilité, tant en nombre de pharmaciens exerçant en établissement de santé que de pharmacies à usage intérieur. Les groupements de coopérations sanitaires poursuivent quant à eux leur croissance (+17,4% en 2016).

 . Pharmaciens des départements et collectivités d’outre-mer (section E)

La progression du nombre de pharmaciens d’outre-mer reste modérée en 2016 (+1,5%). De même, la répartition par effectif et territoire est stable.

Pour en savoir plus l’Ordre des Pharmaciens propose de consulter sur son site :

Source : MyPharma


mercredi 7 juin 2017

CONTAMINATION MORTELLE L’équipe de vaccination n’aurait pas respecté les normes de sécurité…



CONTAMINATION MORTELLE 
L’équipe de vaccination n’aurait pas respecté les normes de sécurité…
Quinze enfants sont décédés après l’administration de vaccins contaminés dans une région reculée du sud-est du Soudan du Sud, pays en guerre depuis fin 2013, a annoncé ce vendredi le ministre de la Santé.
« Une enquête (…) a conclu que les graves infections et effets toxiques résultant de l’administration d’un vaccin ont provoqué cet incident », a déclaré le ministre Riek Gai Kok lors d’une conférence de presse à Juba. « L’équipe de vaccination n’a pas respecté les normes de sécurité approuvée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ».
Une seule et même seringue avait été utilisée pendant la campagne de vaccination
Le ministre sud-soudanais a notamment assuré qu’une seule et même seringue avait été utilisée, pendant les quatre jours de la campagne de vaccination, pour l’étape consistant à mélanger le vaccin à un diluant en vue de son injection. « La réutilisation de la seringue dite de reconstitution implique que cette dernière est contaminée, puis contamine à son tour les flacons contenant les vaccins contre la rougeole, et infecte donc les enfants vaccinés », a souligné le ministre.
L’enquête, menée par un comité sud-soudanais spécialiste de la santé avec l’aide d’experts de l’OMS et de l’Unicef, a également montré que les vaccins, inoculés lors d’une campagne de vaccination supervisée par les autorités de la région de Kapoeta, n’avaient pas été conservés dans le respect des règles de la chaîne du froid, favorisant leur contamination. Les enfants décédés lors de cet incident ont commencé à mourir à partir du 2 mai alors que 32 autres enfants ont souffert de symptômes incluant des vomissements, de la fièvre et des diarrhées, mais ont survécu. En tout, environ 300 personnes ont été vaccinées contre la rougeole lors de cette campagne de vaccination.
Manon Aublanc 



Campagne «Pare à Chute» : plus de 300 structures engagées


Campagne «Pare à Chute» : plus de 300 structures engagées

L’ARS Île-de-France salue l’engagement des 304 structures qui ont participé à la campagne «Pare à Chute, maîtriser le risque» lancée en 2016.
Les chutes sont fréquentes, aussi bien en ville qu’en institution, et entraînent chaque année en France près de 9 000 décès chez les personnes de plus de 65 ans. La multiplicité des recommandations, des facteurs de risque, des acteurs (issus du soin ou de la rééducation) et des pratiques de prévention rendent le sujet difficile à appréhender au sein des structures. Les chutes sont souvent perçues comme une fatalité par les équipes, et la contention comme l’unique moyen de les prévenir et ce malgré le risque de chute grave induit par la contention.
L’objectif de la campagne «Pare à Chute, maîtriser le risque», lancée en février 2016 pour un an, était d’éviter les chutes graves et de développer une prise de conscience des professionnels pour remettre en cause leur inéluctabilité. 
Elle reposait sur la mise en œuvre de cinq pratiques institutionnelles à fort impact et cinq auprès du patient (en savoir plus sur la campagne "Pare à Chutes")
Au final, ce sont 304 structures qui se sont engagées dans la campagne (177 médico-sociales, 113  sanitaires et 14 mixtes). 90% d’entre-elles ont réalisé le diagnostic initial et 50% ont réalisé l’intégralité du projet. 
Les structures engagées rapportent une tendance à la diminution des chutes graves, une réduction du recours à la contention, ainsi qu’une prise de conscience de la part évitable des chutes et de l’importance de tous, soignants, rééducateurs, entourage et patient, pour favoriser la mobilité. Ainsi, en fin de projet, 36 875 patients ou résidents évalués à risque de chute grave n’en ont pas fait.
La synthèse des résultats globaux, l’évaluation et la capitalisation de cette campagne seront restituées lors d’une réunion régionale le mardi 26 septembre 2017, à l’Institut Pasteur.

Source : ARS île-de-France

mardi 6 juin 2017

Solidarité du lundi de Pentecôte : à qui profite l'argent récoltée ?


Solidarité du lundi de Pentecôte : à qui profite l'argent récoltée ?
"Sept Français sur dix profitent d'un lundi de Pentecôte férié alors que cette journée reste un jour de solidarité envers les personnes âgées."
Plus de 23 milliards de récoltés de 2014 à 2016...?
Mais où va l'argent vraiment ? Qui contrôle ? Qui sont les bénéficiaires ?
La plupart des Français feront la grasse matinée en ce lundi de Pentecôte. Si c'est un jour férié pour une majorité, le lundi de Pentecôte est la "journée de solidarité" d'un certain nombre de travailleurs. Créée par la loi du 30 juin 2004, après la canicule meurtrière de 2003, la "journée de solidarité" est destinée à favoriser l'autonomie des personnes âgées ou handicapées.

La loi instaure un jour de travail supplémentaire non rémunéré pour les salariés et, en contrepartie de la valeur ajoutée ainsi créée, une "contribution solidarité autonomie" (CSA), égale à 0,3% de la masse salariale, à la charge des employeurs. C'est la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) qui est chargée d'en gérer la recette.

Une organisation à la carte
Si la nécessaire amélioration de la prise en charge de la dépendance a fait largement consensus, le lundi de Pentecôte a lui été vite remis en cause, salariés et employeurs s’accordant sur des solutions alternatives. Dès 2008, ce lundi est alors redevenu férié.

Depuis, cette journée de solidarité s'organise par accord interne à l'entreprise ou à défaut par un accord de branche. En l'absence d'accord, la décision revient à l'employeur, après consultation du comité d'entreprise ou des délégués du personnel. D'aucuns optent pour la suppression d'un jour de congé ou de RTT, d'autres sacrifient un samedi ou choisissent de répartir 7 heures supplémentaires de travail sur l'année. Des entreprises en font cadeau à leurs salariés. Ceux à temps partiel sont concernés, proportionnellement à leur durée de travail.

Plus de 23 milliards d'euros depuis sa création
La "journée de solidarité" a rapporté 2,43 milliards d'euros en 2014. Depuis sa création, la journée de solidarité a rapporté 23,5 milliards d’euros au total. En 2014, 2,43 milliards d’euros ont été collectés par les employeurs publics et privés. La CNSA a redistribué 1,458 milliard d’euros au bénéfice des personnes âgées et 972 millions d’euros au bénéfice des personnes handicapées, précise la Caisse.
Concrètement, les recettes ont ainsi contribué à recruter du personnel pour les maisons de retraite et les structures spécialisées, à financer des heures d’aide à domicile, à financer des travaux de modernisation ou de reconstruction de maisons de retraite ou d’instituts spécialisés pour personnes handicapées ou encore à renforcer la professionnalisation des services d’aide à domicile.
Par ailleurs, depuis le 1er avril 2013, la CSA est étendue aux retraités avec l’entrée en vigueur de la "contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie" (CASA). Cette taxe assise sur les pensions de retraite, d'invalidité et les préretraites, étend l’effort de solidarité aux retraités imposables. Elle a rapporté 684 millions d’euros en 2014.
La recette 2015 financera la loi "d’adaptation de la société au vieillissement"
En 2015, l’intégralité des recettes de la CASA sera versée à la CNSA, précise la Caisse. Elles permettront de financer des dépenses prévues dans la future loi "d’adaptation de la société au vieillissement", à laquelle les sénateurs ont donné leur feu vert en mars, et un plan d’aide à l’investissement dans les établissements médico-sociaux pour personnes âgées et pour personnes handicapées de 100 millions d'euros.
Le projet de loi "vieillissement" est centré sur le maintien à domicile des seniors en perte d'autonomie avec une revalorisation de l'Allocation personnalisée à l'autonomie (APA) qui couvre une partie des dépenses d'aide à domicile de près de 700.000 personnes âgées. La journée de solidarité devrait rapporter 2,460 milliards d'euros en 2015, estime la Caisse, ce chiffre restant une prévision.
Sources 


samedi 3 juin 2017

Congé de maternité unique annoncé par la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes/hommes


Congé de maternité unique annoncé par la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes/hommes 

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes hommes, Marlène Schiappa , vient d’annoncer la création d’un congé de maternité unique prévu dans le programme d’Emmanuel Macron.

Il est effectivement nécessaire que toutes les femmes puissent bénéficier de 16 semaines de congé maternité sans perte de revenu.

Cependant, nous tenons à rappeler que l’Organisation Internationale du Travail préconise 18 semaines et que des organisations syndicales, au plus près de la vie des femmes au travail, revendiquent jusqu’à 26 semaines, avec maintien intégral du salaire.

Nous tenons aussi à rappeler les revendications féministes formulées par les organisations féministes et syndicales, notamment lors du 8 mars dernier, jour de Grève des femmes.

- L’allongement de la protection contre le licenciement à 6 mois après la naissance ;
- L’obligation d’aménager ou de modifier le poste de travail dès l’annonce de la grossesse et dès lors que les conditions de travail (port de charges, postures, horaires…) peuvent menacer la santé de la mère et/ou de l’enfant ;
- L’allègement du temps de travail d’au moins une heure par jour (y compris pour les salariées à temps partiel) à partir du 3e mois de grossesse ;
- L’accès de droit pour tous les parents d’enfants de moins de 6 ans à un temps partiel de 80 % payé 100 % du salaire ;
- L’allongement du congé paternité à 1 mois et le maintien intégral du salaire ;
- L’augmentation de la rémunération du congé parental et la validation gratuite pour la retraite (retraite de base et complémentaire AGIRC/ ARRCO) ;
- La mise en place de sanctions dissuasives pour les entreprises qui licencient ou placardisent des femmes du fait de leur maternité.

Le Collectif National pour les Droits des Femmes sera très vigilant quant à la mise en place des mesures annoncées et continuera à se battre pour l’extension des droits des femmes .
(Communiqué de presse du Collectif Droit des Femmes)


jeudi 1 juin 2017

Santé : forte hausse du nombre de malades nécessitant des traitements de longue durée en France d’ici 2020



Santé : forte hausse du nombre de malades nécessitant des traitements de longue durée en France d’ici 2020
Selon l’Assurance-maladie, un demi-million de patients en plus souffriront d’au moins une pathologie chronique ou nécessiteront des soins de longue durée.
Une population plus nombreuse et plus âgée, des maladies plus fréquentes… En 2020, la France devrait compter 548 000 personnes de plus qu’en 2015 atteintes d’au moins une pathologie chronique ou nécessitant un traitement au long cours (diabète, cancer, maladie psychiatrique…). Cette projection inédite a été dévoilée mercredi 31 mai par la Caisse nationale de l’assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) à l’occasion de la présentation d’une analyse « médicalisée » des dépenses de santé en 2015.
Pour la première fois, les statisticiens de la CNAM ont croisé les prévisions démographiques de l’Insee et les évolutions prévisibles des principales pathologies. L’objectif était d’établir celles qui connaîtront les plus fortes hausses d’effectifs ces prochaines années et ainsi mieux « identifier les leviers de maîtrise de dépenses ». Entre 2015 et 2020, le nombre de personnes atteintes d’une maladie cardio-neuro-vasculaire devrait par exemple grimper de 13 % et passer de 4,5 millions à 5,1 millions de patients, les deux tiers de cette hausse s’expliquant par la seule évolution démographique, soit en l’occurrence le vieillissement de la population.
D’autres pathologies devraient également connaître de fortes hausses de leurs effectifs au cours de cette période : + 12 % pour le diabète (455 000 patients de plus), + 10 % pour les maladies respiratoires chroniques (340 000 patients de plus), + 11 % pour les maladies psychiatriques (100 000 patients de plus), + 20 % pour les maladies inflammatoires (234 000 patients de plus). Des hausses spectaculaires qu’il faut lire avec prudence car les patients qui cumulent plusieurs pathologies sont comptabilisés plusieurs fois. Ayden Tajahmady, le directeur adjoint de la stratégie et des études statistiques à la CNAM, explique :
« Cette progression peut paraître importante mais il n’y a pas d’explosion. C’est la poursuite d’une tendance qui tend même à se ralentir en raison d’une évolution démographique plus modérée. »
L’augmentation du nombre de patients atteints de maladies cardio-neuro-vasculaires ne serait ainsi que de 2,7 % par an jusqu’en 2020, contre 3,3 % chaque année entre 2013 et 2015. Plus exceptionnellement, on assiste même à quelques diminutions d’effectifs. Le nombre de personnes prenant des traitements psychotropes ou des traitements du risque cardio-vasculaire devrait ainsi « reculer respectivement de 8 % et de 6 % ».
Budget contraint
Une évolution du nombre de malades à laquelle l’Assurance-maladie devra répondre avec un budget contraint, ce qui l’oblige, comme elle le détaille chaque année à la fin du mois de juin, à engager des actions de prévention ou de « maîtrise médicalisée » des dépenses (réduction de la durée de séjour à l’hôpital, optimisation de l’utilisation des ambulances, etc.). Emmanuel Macron a annoncé pendant la campagne qu’il entendait plafonner la progression des dépenses à 2,3 % chaque année (contre 2,1 % cette année, et 1,75 % en 2016).
Mercredi, la CNAM n’a pas souhaité chiffrer les dépenses supplémentaires qu’entraîneront nécessairement ces centaines de milliers de nouveaux patients. « Ce calcul aurait été trop hasardeux, chaque pathologie ayant vingt-sept postes de dépense différents », souligne M. Tajahmady, en rappelant qu’il est aujourd’hui impossible de prédire l’évolution du prix de certains traitements médicamenteux.
L’Assurance-maladie s’est toutefois prêtée à cet exercice a posteriori pour certaines maladies. Elle a par exemple constaté une hausse de la dépense moyenne de soins pour le traitement du cancer du sein, passée de 11 288 euros par patiente par an en 2012 à 12 035 euros en 2015. Une augmentation due à un recours croissant à des nouveaux médicaments, plus onéreux.
A contrario, la dépense moyenne annuelle par patient traité pour une maladie coronaire chronique, comme une angine de poitrine, a baissé de 2,7 % entre 2012 et 2015 en raison de la baisse des prix de certains médicaments et une diminution des dépenses d’hospitalisation, « concomitante à une hausse des soins infirmiers en ville ».

Conflit à l'hôpital de Cayenne : une réunion interministérielle engagée à Paris


Conflit à l'hôpital de Cayenne : une réunion interministérielle engagée à Paris
Les agents du Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne sont en grève depuis plus de deux mois !

Une réunion interministérielle tente de trouver une issue au conflit... 
Comment sortir d'un conflit historique ? 
Jamais le Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne n'a connu une telle crise sociale. 
Les grévistes du syndicat UTG (Union des Travailleurs Guyanais) Santé sont déterminés, "La Vie Hospitalière" apporte tout son soutien à cette lutte légitime.

Une mission ?...
Le 29 mai, une réunion interministérielle avait été prévue à l'Elysée entre les collaborateurs des différents ministères pour travailler sur des réponses adaptées. Le gouvernement devant aussi trouver des négociateurs pour venir en Guyane rencontrer tous les acteurs du conflit.

Et, un bras de fer !...
Dans le courant du mois de mai les sénateurs guyanais, Georges Patient et Antoine Karam, s'étaient entretenus avec la ministre des Outre-mer, Annick Girardin sur ce conflit. 
Les élus ont également déposé un référé devant le tribunal administratif de Cayenne pour non respect de l'Accord de Guyane qui prévoyait le versement de 20 millions d'euros en urgence au Centre Hospitalier. Selon eux, six millions ont été versés pour le moment. 

La lutte continue !...
Les agents hospitaliers restent déterminés. Les grévistes demandent de meilleurs conditions de travail, des moyens matériels et humains supplémentaires, ils demandent en fait ce qu'ils devraient leur être attribués de droit.

Pour l’heure, les négociations entre syndicat et direction bloquent sur le nombre de postes nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement. Le syndicat UTG Santé revendique 239 postes supplémentaires, la direction en propose 36,5, c'est bien peu...



Front social : jour de manifestation le 19 juin


Front social : jour de manifestation le 19 juin 
Dans la suite du premier tour social et du 8 mai, le #FrontSocial se mobilise le 19 juin pour des manifestations nationales contre le les ordonnances prévues par Macron durant l’été. 



Il y a urgence. Macron président est pressé de finir le travail de Macron ministre 49.3 de la loi Travail. Il veut des député(e)s au service d’une loi d’habilitation dès juillet, qui l’autorise à légiférer par ordonnance. Elle permet d’éviter tout débat, avec les député(e)s en particulier.
Pour lui, la démocratie est une perte de temps, la preuve. Son urgence ce n’est pas le chômage, c’est durcir la loi Travail et préparer d’autres destructions sociales. 
Le #FrontSocial appelle le 19 juin toutes celles et tous ceux qui sont déterminé·e·s à lui résister.
Après le succès de la 1re manifestation du quinquennat Macron à Paris le 8 mai, organisons des rassemblements partout en France pour envoyer un message clair au nouveau pouvoir en place : mouvement social contre la régression sociale !
Rendez-vous à 18 heures devant l’Assemblée nationale



Front social : rencontre nationale le 10 juin


Front social : rencontre nationale le 10 juin
Après le succès des mobilisation du 1er tour social le 22 avril et la première manifestation du quiquennat Macron le 8 mai, retrouvons-nous pour débattre, échanger et construire le nécessaire #FrontSocial.
Cette réunion nationale sera l’occasion de discuter des positions communes à défendre pour notre réseau mais aussi définir un mode de fonctionnement et nos activités pour les semaines à venir.


Que vous soyez une organisation, un syndicat, un collectif, une association, un militant… prenez date et venez construire l’indispensable riposte à Macron, sa nouvelle loi travail, ses ordonnances, l’état d’urgence, la répression et tous les autres mesures libérales de sa politique anti-sociale.
Rendez vous au 29 boulevard du Temple dans le 3em de 10h à 17h ( Métro République )

Communiqué du Front Social

lundi 29 mai 2017

Agnès Buzyn et les conflits d'intérêts...


Agnès Buzyn et les conflits d'intérêts...
Un article passé le 7 mars 2016 sur Mediapart qui nous interroge...:
Agnès Buzyn, qui prend ce lundi ses fonctions à la tête de la haute-autorité de santé (HAS), acteur clé du système de santé français, considère que les liens d’intérêt entre experts et laboratoires pharmaceutiques sont un gage de compétence. Plusieurs militants de la transparence comme le docteur Irène Frachon, à l’origine du scandale du Mediator, s’inquiètent auprès de Mediapart.
Au moins, les choses sont claires. « L’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie. Il faut expliquer que vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence des experts. » Tels furent les propos tenus par le professeur Agnès Buzyn, alors présidente de l’Institut national du cancer (INCA) et qui vient d’être nommée ce lundi à la tête de la Haute Autorité de santé (HAS), lors d’une réunion organisée par le Nile, un cabinet de lobbying, en février 2013. Entendue au Sénat le 20 janvier dernier, dans le cadre de travaux de la commission des affaires sociales, elle n’a pas changé de position.
Intitulée « Prévention des conflits d’intérêts en matière d’expertise sanitaire », cette table ronde, loin de chercher à limiter les conflits d’intérêts en santé publique, avait au contraire pour cible la loi Bertrand. Adoptée en décembre 2011, à la suite du scandale du Mediator, cette loi vise à prévenir les conflits d’intérêts et à renforcer l’indépendance de l’expertise sanitaire publique. Elle rend obligatoire pour les professionnels de santé et décideurs publics la déclaration publique de leurs liens d’intérêt avec l’industrie pharmaceutique. De leur côté, les laboratoires doivent déclarer les avantages consentis aux professionnels de santé, aux associations et aux fondations.
Mais cette avancée dans la prévention des conflits d’intérêts ne fait pas l’unanimité. Une partie de ses détracteurs n’ont pas hésité à faire entendre leur voix devant les sénateurs. Parmi eux, Agnès Buzyn a longuement expliqué que l’obligation de déclarer tout lien d’intérêt est devenue trop « handicapante » pour certains chercheurs. « Ils ne le supportent plus et refusent de venir aux expertises de l’INCA. On passe notre vie à écrire des mails d’excuses aux experts pour leur expliquer pourquoi on n’a pas pu les retenir à l’analyse de leurs déclarations. » Agnès Buzyn regrette de ne pouvoir prendre des chercheurs qui ont, avec l’industrie pharmaceutique, des liens d’intérêt pourtant susceptibles d’influencer leurs expertises.
Selon la nouvelle présidente de la HAS, agence sanitaire en charge de l’évaluation et du remboursement des médicaments, le fait de ne pas travailler avec des laboratoires met en doute la qualité de l’expertise. « Quand on voit les débats que nous avons avec nos tutelles (…), l’indépendance des experts est mise en avant et personne ne semble se soucier de la qualité de l’expertise. (…) On commence à avoir des experts institutionnels qui n’ont plus aucun lien avec l’industrie pharmaceutique et dont on peut se demander, à terme, quelle va être leur expertise, puisqu’ils ne sont plus à aucun “board” [conseil de direction – ndlr] », a déploré Agnès Buzyn.
En quoi consiste exactement la mission de l’expert dans un “board” ? Cette question, aucun sénateur n’a eu la curiosité de la poser… Participer au “board” d’un laboratoire pharmaceutique ne relève pas de la recherche scientifique, mais consiste à conseiller l’industrie sur sa stratégie de marketing de développement d’un médicament. C’est, aussi, intervenir dans des colloques. Est-ce vraiment là un gage de compétence ? Si l’intérêt scientifique semble minime, en revanche, le gain financier n’est pas négligeable. Certains professeurs peuvent être rémunérés 2 000 euros la journée, pour une réunion.
L’industrie pharmaceutique propose, en général, ces contrats à des médecins hospitalo-universitaires qui ont déjà le statut de leader d’opinion et qui peuvent ainsi asseoir leur renommée, voire l’étendre au niveau international. Un bon plan de carrière en somme. En février 2009, l’Inspection générale des affaires sociales avait déjà pointé ce problème : seule une part marginale des contrats liant les laboratoires pharmaceutiques aux professionnels de santé concerne des travaux de recherche. Plus de 90 % des liens d’intérêt publiés relèvent de contrats de marketing (contrats d’orateurs ou de consultants).
Les propos d’Agnès Buzyn ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ceux de Philippe Lamoureux, directeur général du Leem, syndicat des industries pharmaceutiques : « Un expert sans conflit d’intérêts est un expert sans intérêt. » Sans intérêt pour les laboratoires, mais non pour la santé publique. Le scandale du Mediator a pu être révélé grâce au travail de médecins ou pharmaciens indépendants rédacteurs de la revue Prescrire, ou à celui de la pneumologue Irène Frachon.
Cette dernière, interrogée par Mediapart, regrette vivement les positions d’Agnès Buzyn : « La solution n’est pas, comme l’affirme Agnès Buzyn, de passer outre ces liens d’intérêt. L’affaire du Mediator le démontre de façon tragique : des experts indiscutablement “compétents” sont restés solidaires d’un industriel lourdement criminel, en minimisant notamment les dégâts de ce poison. Il faut donc se doter d’une expertise vraiment indépendante. Une des solutions, comme le proposent les membres de l’association Formindep, [Association pour une formation et une information médicales indépendantes – ndlr] est de créer des filières d’études de haut niveau d’expertise qui puissent assurer de belles carrières et des rémunérations suffisantes afin de prévenir la captation par l’industrie. »
Mais on ne pourra pas reprocher à Agnès Buzyn de ne pas mettre en pratique ses propos. De 2009 à 2011, alors même qu’elle venait d’être nommée membre du conseil d’administration puis vice-présidente de l’Institut national du cancer, elle n’a pas pour autant renoncé à participer aux boards de deux laboratoires, Novartis et Bristol-Meyers Squibb.
Doit-on parler de conflit d’intérêts ou de souci de parfaire ses compétences en tant que chercheuse ? Interrogée par Mediapart, Agnès Buzyn a minimisé le rôle de vice-présidente de l’INCA : « C’est au cas où le président tombe malade. C’est purement honorifique. » À l’entendre, on pourrait finalement se passer d’un vice-président à l’INCA. Pour Novartis et Bristol-Meyers Squibb, Agnès Buzyn a dispensé des formations à des médecins, participé à des réunions de marketing pour des traitements contre le cancer et est également intervenue dans des colloques.
Concernant le montant de ces contrats passés avec les laboratoires, elle n’en a pas gardé un souvenir précis. Pourtant, ce travail a duré de 2007 à 2011. Une seule estimation nous a été donnée pour l’année 2009 : 10 000 euros. Si elle affirme aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’une situation de conflit d’intérêts, elle a néanmoins jugé nécessaire, en mars 2011, de cesser tout travail pour les laboratoires pharmaceutiques. À cette date, sa future nomination à la présidence de l’INCA devenait officielle et, en plein scandale du Mediator, une série de rapports sur les conflits d’intérêts était rendue publique.
Selon Anne Chailleu, présidente du Formindep, association présente à la table ronde organisée au Sénat, « la conception de l’expertise d’Agnès Buzyn va à l’encontre du sens de l’Histoire mais également de la rigueur scientifique. Alors que la loi de santé vient de renforcer la transparence des liens entre industrie et professionnels de santé, et que le Conseil constitutionnel a rappelé récemment qu’elle était un principe fondateur de la sécurité sanitaire, de tels propos sont anachroniques et démontrent que toutes les leçons du Mediator n’ont pas été tirées ».
Effectivement, lors de la présentation de sa candidature à la présidence de la Haute Autorité de santé (HAS), le 27 janvier dernier devant l’Assemblée nationale, Agnès Buzyn a totalement passé sous silence l’importance de garantir l’indépendance des experts de la Haute Autorité de santé. Il avait fallu l’intervention de la députée Catherine Lemorton, présidente de la commission affaires sociales, pour rappeler que la HAS doit être une agence « indépendante » des laboratoires pharmaceutiques.
Pascale Pascariello 



dimanche 28 mai 2017

Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé : 7 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur elle...


Agnès Buzyn, nouvelle ministre de la Santé : 7 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur elle...
Elle a 54 ans, elle est professeur d’hématologie à l’hôpital Necker, elle a été présidente de l’Inca entre 2011 et 2016 puis de la Haute Autorité de Santé… 
Voilà ce que vous savez probablement du CV d’Agnès Francine Buzyn. « Le Quotidien » a déniché quelques anecdotes moins connues à propos de la nouvelle ministre des Solidarités et de la Santé, nommée le 17 mai dernier par Edouard Philippe.
Elle a été la belle-fille de Simone Veil
En 1985, Agnès Buzyn épouse Pierre-François Veil, fils de Simone Veil, deux fois ministre de la Santé. Ce lien de parenté sera source de quelques persiflages. Comme en 2008, lorsqu’elle est nommée à la présidence du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) : « Encore une fois, certains de mes collègues m’ont dit que j’avais été nommée parce que j’avais été la belle-fille de Simone Veil », confie-t-elle à « Libération » dans un entretien publié en 2011.

Elle est mariée au directeur de l’INSERM, le Pr Yves Lévy
En 1997, elle épouse en secondes noces Yves Lévy, médecin immunologique et actuel président-directeur général de l'INSERM. Le couple donnera naissance à trois enfants. Dès sa nomination, la ministre de la Santé se voit reprocher cette proximité, perçue comme un lien d’intérêt potentiel. Pour éviter toute polémique, l’entourage d’Agnès Buzyn assure que les questions liées à l’INSERM seront traitées directement par Matignon.

Des parents issus du monde de la santé
Élie Buzyn, son père aujourd’hui âgé de 88 ans, a été chirurgien orthopédique à la clinique Saint-Marcel. Sa mère, Etty Buzyn est psychologue et psychanalyste. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur les relations parents-enfants.

Son père, Élie Buzyn, est rescapé d’Auschwitz
Agnès Buzyn est issue d’une famille originaire de Lodz, en Pologne. Pendant l’occupation nazie, ses grands-parents et son père sont déportés à Auschwitz en 1944. Unique survivant, Elie Buzyn est ensuite transféré au camp de Buchenwald dans de terribles conditions et où il manque de perdre ses deux pieds, gelés par le froid. Il en sortira à l’âge de 15 ans. Après des séjours en Israël et en France, il s’installe définitivement dans l’hexagone en 1956 où il devient chirurgien.

Enfant, il lui arrivait d’accompagner son père au bloc.
Évoquant son père dans un entretien à « Libération », Agnès Buzyn raconte qu’« il adorait son métier, avait le goût de soulager les malades. Enfant, le jeudi, il m’arrivait de l’accompagner au bloc. D’ordinaire, on allait au cinéma, mais parfois il devait opérer. C’était à la clinique Saint-Marcel, je l’aidais, je lui servais d’aide ». La ministre tire son amour de la médecine de cette époque. « Au départ, je pensais faire de la chirurgie », confie-t-elle à « Libération ». Elle optera finalement pour l’hématologie, une spécialité où « il y a un acte technique, mais aussi un accompagnement humain », insiste Agnès Buzyn.

Elle est propulsée sur les plateaux de télévisions lors de la catastrophe de Fukushima
Roseline Bachelot est ministre de la Santé quand la catastrophe de Fukushima se produit. On demande à Agnès Buzyn, alors présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nationale, d’intervenir sur les plateaux télé.

Elle se dit de gauche… et déteste les dépassements d’honoraires
« Je ne sais pas si je suis très très à gauche, mais, au fond, je suis probablement de sensibilité social-démocrate. Mais j’ai servi des gouvernements de droite comme de gauche, avec la même loyauté », confiait Agnès Buzyn au « Quotidien » en 2016, alors qu’elle venait d’être nommée à la tête de la HAS. Cinq ans plus tôt, elle tenait le même discours à « Libération » qui l’interrogeait également sur les dépassements d’honoraires. « J’ai cela en horreur », répondait-elle.



vendredi 26 mai 2017

La France 15 ème d'un classement où les inégalités se creusent


La France 15 ème d'un classement où les inégalités se creusent
Et ça ne va pas s’arranger puisqu’une étude de l’IREF en 2013, titrait:  » Réformer et améliorer le système de Santé grâce au privé et à la concurrence, la France face aux exemples allemands, suisses et néerlandais« . Un commentaire sur cet article de « Jivé » « Peut être que si nos élites attendaient entre 6 et 8 mois pour avoir un rendez vous chez l’ophtalmo ou le dermato, s’ils étaient obligés d’éplucher l’annuaire pour trouver un généraliste lorsque son médecin traitant part à la retraite, s’ils poireautaient 10 heures aux urgences pour un bras cassé….. Peut être que la France gagnerait quelques places…... »
La France arrive à la 15e place d’un classement des systèmes de santé établi par une étude publiée vendredi 19 avril, qui souligne que l’écart entre les pays les plus et les moins performants s’est creusé depuis 1990. C’est la principauté d’Andorre qui est en tête de ce classement. La Centrafrique est dernière.
Publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, cette étude se base sur un indicateur qui mesure la qualité et l’accessibilité des systèmes de santé. La performance de chaque pays a été établie selon les taux de mortalité de 32 maladies pour lesquelles les décès peuvent, en théorie, être évités, à condition d’un accès rapide à des soins efficaces (tuberculose, cancer du sein, leucémie, certaines maladies cardiovasculaires…).
La France derrière la Suisse, mais devant les Etats-Unis
Un total de 195 pays ont été examinés de 1990 à 2015 et notés de 0 à 100. Andorre atteint un score de 95, suivi de l’Islande (94) et de la Suisse (92). La France a un total de 88. Treize des quinze premiers pays sont en Europe de l’Ouest. Les deux autres sont l’Australie (6e, 90) et le Japon (11e, 89).
Les Etats-Unis n’arrivent qu’au 35e rang (81) et le Royaume-Uni au 30e (85). En queue de classement, on trouve la Somalie (34), l’Afghanistan (32) et, à la dernière place, la Centrafrique (29). La moyenne des résultats a notablement augmenté depuis 1990, passant de 40,7 à 53,7. « 167 pays ont vu l’accessibilité et la qualité de leur système de santé augmenter de façon significative », relève l’étude.
Les inégalités se creusent
Cependant, les inégalités se sont creusées : l’écart entre le premier pays et le dernier était de 66 points en 2015 contre 62 seulement en 1990. L’étude s’intéresse aussi à l’écart entre les performances réelles des pays et celles que leur niveau de développement devrait normalement entraîner.
Ainsi, les performances des Etats-Unis sont inférieures de 10 points à ce qu’on pourrait attendre d’eux et cet écart se monte à 25 dans le cas de l’Afrique du Sud. A l’inverse, pour les premiers pays du classement, la différence est nulle.
« Ces résultats sonnent comme un avertissement : l’augmentation du niveau de développement n’entraîne pas forcément une amélioration de la qualité et de l’accès au système de santé », a commenté le responsable de l’étude, le professeur Christopher Murray, de l’Institut américain des mesures et évaluations de la santé (IHME) de l’université de Washington.
Source FranceTvInfo



lundi 22 mai 2017

Agnès Buzyn à Berlin pour la réunion des ministres de la santé du G20


Nouvellement nommée ministre des Solidarités et de la Santé dans le gouvernement d'Édouard Philippe le 17 mai, Agnès Buzyn s’est rendue le 19 mai à Berlin pour participer à la réunion des ministres de la santé du G20.
A cette occasion, le ministre fédéral allemand de la Santé a invité ses homologues à prendre part à un exercice de simulation de crise sanitaire. Il s’agit d’un exercice inédit à ce niveau : c’est la 1re simulation de crise impliquant tous les ministres de la santé dans le cadre multilatéral du G20. Cet exercice s’inscrit dans le prolongement direct de la crise d’Ebola et des retours d’expériences de cette crise.
Les résultats de l’exercice seront présentés au sommet des chefs d´Etat et de gouvernement du G20 à Hambourg les 7 et 8 juillet 2017. La 1re partie de la déclaration des ministres de la santé du G20 est consacrée à la préparation des crises sanitaires.

dimanche 21 mai 2017

Gilles de Margerie est le nouveau directeur de cabinet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.


Gilles de Margerie est le nouveau directeur de cabinet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn... 

Inspecteur des finances, il a démissioné jeudi soir de ses précédentes fonctions, celles de directeur général adjoint chez Humanis...(...)...
Agnès Buzyn, la nouvelle ministre de la Santé, a nommé Gilles de Margerie en qualité de directeur de cabinet. Il a démissioné jeudi soir, à effet immédiat, de ses précédentes fonctions, celles de directeur général adjoint dans le groupe de protection sociale Humanis. Plutôt financier, son profil est complémentaire à celui de la ministre, professeure de médecine. Il pourra diriger les travaux voulus par Emmanuel Macron, la réforme des retraites, mais aussi et surtout la meilleure articulation du rôle de l’Assurance-maladie et des assureurs complémentaires.
Voilà une nomination qui ne laisse plus aucun doute sur les intentions du nouveau président de la République, Emmanuel Macron. Après une longue journée de tractation, hier, Gilles de Margerie va être nommé directeur de cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn. Un assureur, donc ! Gilles de Margerie était en effet directeur général adjoint du groupe Humanis, le troisième groupe de protection sociale paritaire du marché (assurance santé, prévoyance et retraite complémentaire). Il a démissionné à effet immédiat jeudi soir.
C’est un attelage inédit et pour la première fois, les assureurs, généralement conspué par le monde médical, entrent dans la bergerie. Par la grande porte ! A n’en pas douter cette nomination va faire jaser. Nicolas Revel, le patron de la Cnam, que nous disions pas très enthousiaste concernant l’arrivée de monsieur de Margerie, dément les réserves que nous lui avons attribuées.
Gilles de Margerie a le profil de l’emploi et une certaine complémentarité avec Agnès Buzyn. Professeur de médecine, la nouvelle ministre de la Santé aura besoin de cet homme de chiffres. Ancien élève de Ecole normale supérieure (ENS), agrégé de sciences sociales et ancien élève de l’ENA, il avait commencé sa carrière en 1983 à l’Inspection générale des finances. Il a naturellement fréquenté les cabinets ministériels, celui de Roger Fauroux à l’Industrie et aussi celui de Michel Rocard, comme conseiller technique chargé des affaires industrielles. Depuis 1992, il est dans le privé, dans le groupe Crédit agricole d’abord, puis associé gérant senior chez Ricol Lasteyrie, société d’expertise et de conseil financier.
Depuis 2013, il occupait le poste de DGA chez Humanis. Il a participé, sous la conduite du directeur général, Jean-Pierre Menanteau, lui aussi énarque, au redressement financier d’Humanis - l’équilibre des comptes a été retrouvé pour l’exercice 2016 - et à la fusion opérationnelle des trois entités qui composaient le groupe (Novalis-Taitbout, Aprionis et Vauban-Humanis).

Membre de plusieurs think-tank progressistes, les Gracques ou du club En Temps Réel, cet homme qui penche plutôt à gauche, a un solide réseau.
Sa complémentarité avec la ministre de la Santé est aussi de bon augure pour mener à bien les desseins présidentiels en matière d’assurance santé.(1) Emmanuel Macron souhaite en effet que les Français soient mieux remboursés de leurs dépenses de santé. Il a annoncé qu’à la fin de son quinquennat, les dépenses d’optique, de prothèses dentaires et d’audioprothèses devraient être intégralement prises en charge. Cela représente près de 4,4 milliards de dépenses nouvelles, selon le pointage de la Mutualité française. Si un tel transfert devait peser sur les assurances complémentaires, elles ont déjà toutes annoncé que les tarifs allaient mécaniquement augmenter. Un argument qu’Emmanuel Macron refuse d’entendre.
Pour le président de la République, le transfert doit s’opérer sans hausse de tarifs chez les assureurs, mais à la faveur d’une meilleure articulation entre l’Assurance-maladie et les complémentaires santé. En creux, cela signifie aussi que la place des complémentaires au sein du système de santé français est désormais reconnue ou du moins en passe de l’être.
C’est aussi une bonne nouvelle pour la réforme des régimes de retraites qu’entend mener le nouveau président, et qui relève du même ministère. Il veut créer un régime unique en points, qui donnerait à tout le monde les mêmes droits pour chaque euro cotisé, quel que soit le statut professionnel (salarié, fonctionnaire, indépendant...). Or, chaque groupe de protection sociale est doté d’une caisse de retraite complémentaire Agirc (pour les cadres) et d’autre autre Arrco (pour tous les salariés du privé), qu’il gère.
C’est donc un fin connaisseur du monde de l’assurance et de la retraite qu'il va piloter cet énorme chantier. Un choix, finalement raisonné.

Source : lopinion.fr


1) Nous passons cet article à titre purement informatif. "La Vie Hospitalière" tient à signaler que  cet article engage que son auteur. Pour nous il est primordial de défendre la Sécurité Sociale, celle d'Ambroise CROIZAT et non de s'engager dans une voie où nous avons du mal à discerner les orientations qui seront données pour que la France retrouve sa grandeur, et surtout l'esprit du Conseil National de la Résistance.
Il est temps, grand temps d'arrêter la politique menée depuis des années par des personnages qui normalement se doivent de défendre les intérêts des citoyens et citoyennes, mais qui en fait dans la réalité de chaque jour ne font que spolier ces derniers. Le progrès social vu par ces gens là, est purement lié à des intérêts privés.