"La Vie Hospitalière"

samedi 8 octobre 2016

Démission massive de médecins aux urgences de l'hôpital d'Avignon


La moitié des médecins du service d'urgence de l'hôpital Henri-Duffaut ont déposé leur démission. Ils dénoncent des conditions de travail «catastrophiques». La direction tente de les convaincre de rester.
Le symbole est fort. Treize des vingt-six médecins que compte le service des urgences de l'hôpital Henri-Duffaut, à Avignon, ont donné leur démission à leur directeur hier, selon une information dévoilée par ledauphine.com. «Il y avait des tensions depuis quelques semaines. Les médecins ont souhaité témoigner leur ras-le-bol face à une situation catastrophique», confirme au Figaro Patrick Bourdillon, secrétaire général de la CGT dans cet hôpital.
Ces médecins dénoncent en effet des conditions de travail devenues intenables. «Nous sommes le troisième service des urgences de la région Paca, avec une hausse de l'activité de 6% par an. Autrement dit, c'est un service avec beaucoup d'afflux de patients. Or les effectifs ne sont pas suffisants car nous sommes dans une logique de réduction des coûts. Les médecins urgentistes ont choisi ce moment pour démissionner car après un été marqué par une forte affluence avec notamment les touristes et les festivals, ils voient arriver le vent glacial de l'hiver avec son lot de maladie», explique le syndicaliste. «Le geste est fort car c'est la démission de la moitié du service. Et ce sont des praticiens hospitaliers qui ont de l'expérience», ajoute-t-il.
Les médecins dénoncent aussi des problèmes dans le management. «La gouvernance des différents pôles est faite par un médecin de ce même service. Ce dernier doit répercuter les décisions de la direction, qui sont elles-mêmes les conséquences de contraintes financières. Il y a donc une défiance des autres médecins vis-à-vis de ce médecin chef», décrypte la CGT : «Il y a danger pour les médecins eux-mêmes mais aussi pour les patients».
Pour le moment, la démission de ces médecins n'a pas été acceptée par la direction. Cette dernière mène actuellement des négociations avec les praticiens pour tenter de trouver une issue à ce conflit. «La direction est forcée de trouver un accord en raison de l'ampleur de ces démissions. Un premier pas consisterait à changer la gouvernance au niveau du pôle. Mais le problème ne sera pas réglé sur la durée. Il faudrait surtout prévoir des recrutements de médecins», explique-t-on du côté de la CGT.
Cette solution est d'ailleurs préconisée par les syndicats hospitaliers pour soulager les tensions qui règnent dans l'ensemble des hôpitaux de France. «Les médecins s'inquiètent des conséquences du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 (PLFSS) qui prévoit d'ailleurs une hausse des dépenses plus importante pour la médecine de ville que pour les hôpitaux (respectivement +2,1% et +2%, ndlr). À force de réduire les coûts, on tire sur la corde et on en arrive à ces situations explosives. Dans ce contexte, on se demande quel peut-être l'avenir de l'hôpital en France», s'alarme Patrick Bourdillon. «Il y a une dégradation des conditions de travail dans tous les hôpitaux. C'est un danger pour les médecins eux-mêmes mais aussi pour les patients», poursuit-il en réclamant un «plan Marshall» pour les hôpitaux. «Il faut revoir à la hausse les budgets hospitaliers. Sur les 500 milliards du budget de la Sécu, ils représentent très peu. Mais combien vaut une vie?», s'interroge le syndicaliste.
Pour rappel, le PLFSS de 2017, présenté en Conseil des ministres, prévoit 4 milliards d'euros de nouvelles économies. Les hôpitaux seront à nouveau mis à contribution puisque sur ce montant, 845 millions d'euros d'économies sur la dépense leur sont réclamés.

Source : Le Figaro.fr


vendredi 7 octobre 2016

Grève à l'hôpital de Rodez...


L'Hôpital Jacques-Puel à Rodez est depuis deux semaines en grève !
La Présidente de Région (Madame Delga) reçoit des Ministres mais pas les agents hospitaliers ! 
(article en cours d'investigations)



La santé, c'est capital


"La Vie Hospitalière" vous conseille tout particulièrement la lecture du numéro 48 de la revue "La Brique", et si le coeur vous en dit prenez un abonnement vous ne serez pas déçu. 



Sommaire détaillé du numéro d'Automne 2016
Page 2 Édito : Ruer dans les brancards

Page 3 : La santé pour tous, partout
Le printemps social n'a pas été vain, la convergence d'énergies a permis l'émergence  de « People's Health Movement » (PHM) à Lille. Ce mouvement international de lutte contre la marchandisation de la santé entend créer des liens et permettre des échanges d'expériences entre militant.es de divers horizons. Soutenu par une coordination globale, il combat les institutions locales.

Pages 4 et 5 : « Une sécu dépecée dans l'indifférence générale  »
Frédéric Pierru, chercheur au CNRS, a publié en 2007 un ouvrage sur le tournant néolibéral du système de santé français. Il revient pour La Brique sur les ressorts de la casse de la sécurité sociale au nom d’une « nécessaire » réduction des dépenses publiques.

Pages 6 et 7 : L'Hôpital-entreprise, la santé à l'agonie
La néolibéralisation du secteur sanitaire n'est pas un vain mot : privatisation progressive de l'assurance maladie, transformation des centres hospitaliers en hôpitaux-entreprises, renforcement de la concurrence entre les hôpitaux publics et les cliniques privées. Le malade n'est plus patient, il devient client. Ce capitalisme sanitaire contraint également les professionnel.les de santé à devenir comptables. En enquêtant auprès de ces professionnel.les, sur leurs conditions de travail et sur les évolutions marchandes de leurs métiers respectifs, La Brique revient sur les effets des politiques de gauche et de droite depuis une vingtaine d'années.

Pages 8 et 9 : Pour un droit à la folie
Chaque jour, on attache, on enferme, on violente des personnes malades. Ce ne sont pas des actes isolés, mais la banalisation d’une violence organisée par un État où la mise à l’écart des indésirables est depuis longtemps devenue la norme. État des lieux de la dérive sécuritaire et gestionnaire de la psychiatrie, face à laquelle des alternatives ont depuis longtemps prouvé leur pertinence. Parmi elles : la clinique de La Borde où, sans raison médicale, on est allés passer quelques jours.

Pages 10 et 11 : Le business du social
Quand les caisses sont vides, c'est le social qui trinque : enfants maltraité.es, exclusion sociale, personnes âgées, personnes handicapées. Tous ces publics sont concernés par le coup de rabot de 100 millions d’euros sur les subventions sociales annoncé par Jean-René Lecerf, président du département du Nord. Les associations en charge de l’accompagnement sont priées de se serrer la ceinture et de "changer de culture" pour se convertir à "l'entrepreneuriat social". Autre manière de dire que la rigueur est de mise et qu’elles devront gentiment chanter les louanges du marché pendant qu'on leur fait les poches. Retour sur la casse d'un secteur médico-social dont le déclin maltraite d'abord les plus fragiles.

Pages 12 et 13 : Souffrir de faire souffrir
Chaque année, des affaires de maltraitance sont révélées concernant des personnes âgées « accompagnées » en maisons de retraite. De manière assez systématique, le personnel est pointé du doigt, sans toujours réincrire ces histoires de violence dans le contexte délétère qui les ont rendues possibles. Que savons-nous des conditions de vie et de travail en maisons de retraite ? Bien souvent prises dans la spirale du rendement, soignantes et soignées ont en commun d’être invisibles. Pour en savoir plus, La Brique donne la parole à Alice, ancienne aide-soignante (AS) en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Il s'agit tant d'un témoignage personnel que l’expression d'une parole collective destinée à rendre visible l’envers du décor.  

Pages 14 et 15 : Lille sud, poubelle des riches
Depuis que Lilébo, une entreprise de ramassage des ordures ménagères, s'est installée dans le quartier Lille Sud, les habitant.es de la rue Caventou vivent au milieu des rats, des odeurs pestilentielles et du bruit des machines de nettoyage. Quand certain.es tombent malade, ces dernier.es tentent la médiation, mais se retrouvent face à un mur. Le fameux pot de fer contre le pot de terre. La Brique est allée à leur rencontre et a essayé de pousser l’enquête un peu plus loin.

Page 16 : Paupiette d'ouvrier à la vapeur
Éric Louis écrit dans La Brique depuis plusieurs numéros. Il est travailleur itinérant, plus précisément en tant que cordiste. Avec ce ton qui lui est propre, il raconte son travail pénible dans des lieux improbables.

Pages 17 à 20 : L'héritage toxique de Metaleurop. Les silences d'Évin-Malmaison
Le 16 janvier 2003 est annoncée la fermeture du site de Metaleurop Nord. Treize années après, les habitant.es et les travailleur.ses resté.es sur le carreau payent toujours la note d'un désastre social et écologique. Les territoires déjà sinistrés économiquement doivent encore faire face au coût sanitaire et environnemental de leur passé industriel. Arsenic, bismuth, cuivre, argent, mercure... Au-delà du catalogue des métaux lourds et des substances toxiques, ce qui reste de Metaleurop, c'est l'amertume d'une population délaissée par les pouvoirs publics.

Page 21: Le prix du sang
Ça fait belle lurette que le sang collecté n'est plus transfusé directement aux malades. Depuis le scandale du sang contaminé des années 80, les pouvoirs publics ont opté pour le tout médicament. Votre corps sera bientôt réduit à une vulgaire marchandise.
Avec ou sans ton sang ?
« C'est Bill qui le premier me parla de la fameuse maladie, je dirais en 1981. […] Il se laissa tomber par terre de son canapé, tordu par une quinte de fou rire : "un cancer qui toucherait exclusivement les homosexuels, non, ce serait trop beau pour être vrai, c'est à mourir de rire !". Il se trouve qu'à cet instant Muzil était déjà contaminé par le rétrovirus ». C'est par ces mots, qu'Hervé Guibert, écrivain, décrit sa découverte du Sida. Virus qui l'emporte dix ans plus tard à l'âge de 36 ans.

Pages 22 et 23 : Blouses blanches et gueules noires de l'industrie pharmaceutique
Les sociologues Cédric Lomba et Séverin Muller ont travaillé sur l’univers très fermé des « grandes industries pharmaceutiques ». Loin de l’image édulcorée d’un secteur de pointe, ils nous livrent le portrait de grandes firmes internationales faites de travailleur.ses précaires aux conditions de travail, de sécurité et d’hygiène dégradées.

Pages 24 et 25 : Contrat à impact social. Rentabiliser la misère
Le « contrat à impact social », nouvel outil de financement pour les associations, arrive en France. L’État ne veut plus assurer ses missions sociales ? Pas de soucis, les banques et les multinationales sont déjà en embuscade pour couvrir les besoins des miséreux.ses. Une main sur le cœur, l’autre dans la caisse, la finance s’attaque au social et recycle la misère en pognon.

Pages 26 à 27 : Olieux : l’État sans état d'A.M.E.
Le 2 septembre dernier, le tribunal administratif de Lille rejette la demande d’expulsion de la Métropole Européenne de Lille (MEL). Les mineurs isolés du parc des Olieux ont gagné… le droit de rester dehors. Une décision qui ne change rien aux conditions sanitaires déplorables dénoncées par les jeunes et le collectif de soutien. Une cinquantaine de jeunes se sont vus refuser l'accès à l'Aide Médicale d'Etat (AME) par la CPAM. Des décisions qui flirtent avec l'arbitraire et l'illégalité.

Page 28 : En bref et contre tout

Pages 29 à 31 : À Dunkerque, Suez-Lyonnaise se fait du beurre sur le dos des plus pauvres
Entre Suez-Lyonnaise et l'agglomération de Dunkerque, c'est une longue histoire. Depuis 1924, plusieurs contrats ont uni les deux parties. En date le dernier signé, en 2005, est un contrat d'affermage qui lie le syndicat mixte « Eau du Dunkerquois » à l'entreprise. À cette dernière incombe la charge du service de distribution d'eau potable ainsi que l'entretien, la réparation et la surveillance des équipements.  En 2012, sous le mandat de Michel Delebarre (PS), ancien président du syndicat mixte « Eau du Dunkerquois », Suez-Lyonnaise met en place une tarification « éco-solidaire », qui vise à préserver les ressources en eau tout en permettant aux foyers les plus fragiles d'obtenir un tarif social préférentiel. Si sur le papier le projet semble alléchant, les objectifs sociaux initiaux sont aujourd'hui loin d'être atteints. Il semblerait que le seul vrai bénéficiaire de l'opération soit la multinationale de l'eau.

Page 32 : BD de Florent Grouazel



jeudi 6 octobre 2016

Hôpital d'Albi: la CGT dénonce la suppression de 20 lits du service de soins et de réadaptation


Le syndicat CGT de l’hôpital d'Albi s’inquiète de la suppression du service de soins et de réadaptation de l’hôpital (SSR). «La direction a convoqué les agents du SSR pour leur annoncer que le CH Albi se débarrassait des 20 lits de son service de soins et de réadaptation au profit du centre de rééducation de l’UMT à Albi. "Ce qui signifie que l’offre de soins publique en moyen séjour disparaîtra du bassin albigeois" s’indigne le syndicat. 
La CGT appelle à une mobilisation «pour continuer d’accueillir des personnes fragilisées et vulnérables et de leur proposer une prise en charge de qualité.» Le transfert de ces lits en secteur privé (1) aura pour conséquences selon le syndicat, une «sélection de patients» qui seront soumis à la nouvelle tarification à l’activité. 
La CGT indique avoir écrit à la ministre de la Santé et à l’ARS (Agence régionale de santé). Elle a aussi lancé une pétition en ligne (sur change.org) et sur papier intitulée: « Fermer des lits, c’est supprimer des vies ».



1) "La Vie Hospitalière" précise qu'il ne peut pas y avoir de transferts de lits publics vers le privé, il y a la suppression administrative de 20 lits à l'hôpital d'Albi et la création de 20 lits dans une structure privée dont l'autorisation ne peut se réaliser que par l'ARS (théoriquement). C'est une manoeuvre politique qui vise à privilégier des intérêts privés, ceci est de plus en plus courant dans ce monde où la marchandisation de la santé n'a plus de limites.

Que va-t-il advenir de la maternité des Bluets à Paris ?


Cet emblème obstétrical vient en effet de se voir signifier une non-certification. Faute de stratégie globale, seules des initiatives informelles et ponctuelles subsistent, pointe la HAS. 
La direction promet de ne pas relâcher l'effort mais l'ARS la somme d'aller plus loin et vite.
C'est un coup de massue qui est tombé cette fin septembre sur l'hôpital Pierre-Rouquès/Les Bluets, établissement obstétrical privé non lucratif emblématique de l'Est-Parisien (12e arrondissement) secoué depuis de longs mois par une crise interne majeure (lire ci-contre). En effet, la Haute Autorité de santé (HAS) a décidé, fait rare, la non-certification de la maternité. Mis en ligne ce 26 septembre, son rapport est extrêmement sévère, pointant par exemple l'absence de stratégie qualité et sécurité des soins validée avec un document stratégique qui "n'intègre pas la gestion de crise ni les obligations légales et règlementaires". De même, il n'existe pas d'organisation permettant le pilotage de cette démarche qualité-gestion des risques ni de coordonnateur des risques associés aux soins. L'évaluation des pratiques professionnelles s'effectue de manière "empirique" et "sans visibilité réelle des démarches menées". Enfin, l'analyse et le traitement des événements indésirables ne reposent pas sur une méthodologie adaptée, sans compter que l'organisation de la gestion des alertes sanitaires n'est également pas totalement arrêtée. Outre ce volet management de la qualité et des risques, le risque infectieux laisse également à désirer pour la HAS : "La stratégie institutionnelle de maîtrise du risque infectieux n'est ni définie ni formalisée en l'absence de projet d'établissement et de projet médical. On ne retrouve pas d'objectifs en matière de bon usage des antibiotiques, de prévention de la transmission croisée". Par conséquent, seules des initiatives informelles et ponctuelles subsistent.
Aucune cotation pour le degré d'urgence
Les critiques soulevées par la HAS touchent en outre au dossier patient, là aussi dépourvu de la moindre stratégie d'ensemble. Par conséquent, "l'organisation de la tenue et de l'archivage du dossier n'est que partiellement structurée, constate la haute autorité, les règles de tenue du dossier ne sont pas formalisées". S'ajoute à cela l'absence de stratégie en matière de management de la prise en charge médicamenteuse, si bien que l'informatisation n'est entre autres pas engagée. Et puis, ajoute la HAS, les ressources ne permettent pas de sécuriser la prise en charge médicamenteuse : "Un pharmacien est présent vingt heures par semaine ; avant de s'absenter, il s'assure de son remplacement. Toutefois, il signale que ce temps ne lui permet pas de prodiguer ni de suivre des formations". S'agissant des urgences, la maternité n'a, elle aussi, pas organisé de dispositif d'évaluation et de suivi des temps d'attente et de passage selon le degré d'urgence. "Le degré d'urgence n'est pas objectivé par une cotation, cite en exemple la haute autorité, sauf pour ce qui concerne les codes couleurs des césariennes". L'activité chirurgicale pèche également par manque de stratégie, si ce n'est la mention d'une "augmentation raisonnée" inscrite au contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens scellé avec l'ARS Île-de-France. Et s'agissant des naissances, "les orientations stratégiques ne sont pas formalisées ni validées ni organisées avec les parties prenantes". Conséquence : la prise en charge selon une "médicalisation raisonnée" n'est pas formalisée alors qu'elle devrait être la base du projet médical.
Une décision sévère qui a surpris
Aux Bluets, la direction a assuré ce 28 septembre par communiqué partager "l'émoi" du personnel et des familles à l'annonce de cette non-certification. Depuis plusieurs mois, ajoute-t-elle, "sa priorité est consacrée à la formalisation des procédures mises en cause et leur appropriation par les personnels concernés". Raison pour laquelle d'ailleurs "elle entend ne pas relâcher cet effort, afin de se mettre en conformité dans les délais les plus brefs avec les attentes formulées par la Haute Autorité de santé". La maternité a enregistré en 2015 quelque 6.500 demandes d'inscription et accompagné 3.136 femmes dans leur accouchement. À cette activité obstétricale se greffent 2.500 consultations au titre de l'assistance médicale à la procréation et plus d'un millier d'interruptions volontaires de grossesse. 
Quant au collectif Touche pas aux Bluets, s'il reste extrêmement remonté contre les agissements de l'association Ambroise-Croizat, l'organisme gestionnaire des Bluets qui est une émanation de la CGT de la métallurgie d'Île-de-France, pas question pour autant de "sabrer le champagne" à la lecture des conclusions de la HAS. Comme l'explique à Hospimedia son président, Pierre-Jerôme Adjedj, la sévérité de cette décision l'a même surpris, quand bien même il s'attendait certes à une mauvaise note vue la crise actuelle et les années passées d'instabilité. Une chose est sûre, cependant : cette non-certification est, selon lui, un cruel "désavœu" pour l'actuelle direction. Quant à une éventuelle piste de sortie ? À l'entendre, elle semble désormais devoir passer par une décision de mise sous administration provisoire par l'ARS.

L'ARS Île-de-France exige un plan d'actions immédiat
Du côté de l'ARS Île-de-France, il est encore trop tôt pour officialiser son choix, l'agence préférant attendre les conclusions de la mission diligentée cet été auprès de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui poursuit encore ses travaux à l'heure qu'il est. En effet, la décision de la HAS, si elle n'entraîne pas automatiquement le retrait ou la suspension d'autorisation d'activités, doit pour autant "interpeller l'association gestionnaire de la maternité sur la gouvernance et l'organisation actuelle de l'ensemble des équipes de l'établissement", a fait savoir l'agence à Hospimedia. Et d'exiger par conséquent que l'établissement obstétrical prenne "des mesures immédiates et engage un plan d'actions pour répondre aux insuffisances relevées" par la haute autorité. Pour l'ARS francilienne, ce plan doit notamment passer par "une évolution significative de l'organisation de l'établissement et de la coordination médicale"

Source HOSPIMEDIA
(L’information des décideurs du sanitaire et du médico-social)

mardi 4 octobre 2016

L'AMUF propose une formation à la prise en charge du polytraumatisé grave les 25 et 26 octobre.

Il reste quelques places...
Tarif préférentiel (près de 30% de réduction) pour les adhérents à jour de leur cotisation.






Pour plus d'informations et vous inscrire


Les violences policières, il y en a assez !


Pour "La Vie Hospitalière" les forces de l'ordre sont devenues des "forces gouvernementales" (à l'image des forces qui répriment les peuples dans les pays autoritaires) des forces armées qui sont chargées de réprimer toute contestation en faisant usage d'armes pouvant tuer (1)... le gouvernement actuel est un gouvernement indigne de représenter le peuple !
Combien de personnes ont été blessées dans les manifestations ces derniers mois ?!...
Après avoir imposé leur "loi travail" en utilisant à plusieurs reprises le 49.3, la violence est de mise contre les opposants, mais la violence n'apporte rien de bon, c'est pour eux, toutefois,  l'ultime moyen pour réprimer avec force les manifestants (devenus les victimes d'un pouvoir autoritaire). Ce gouvernement mène,  encore un peu plus, la France à sa perte pour les seuls profits d'intérêts particuliers, l'ombre du TAFTA n'est pas loin avec toutes ses conséquences sur les services publics notamment !...
Nous sommes aujourd'hui dans une situation de légitime défense face à des individus qui se dévoilent de plus en plus...l'article 35 de la constitution est au peuple un droit qu'ils ne pourront retirer.
Des traîtres que ces gens là qui sont plus proches des intérêts de groupes étrangers que des intérêts de notre pays, dit pays qui est de plus en plus malmené, pillé, spolié et nous en passons ! 
Et, malheureusement, au bord de la faillite, mais là ils en tireront encore bien des profits !...
Il est temps de mettre un terme à tous ces abus, toutes ces manipulations dont certaines sont orchestrées par la haute finance outre-atlantique !...
Il est temps, grand temps que la France se relève, car depuis  1974 (au moins) notre pays est sous le contrôle d'une minorité d'individus qui profitent de toutes les situations pour nous spolier, nous voler, nous exploiter.
Et, puis la violence engagée contre les citoyens et citoyennes démontre que nous sommes aujourd'hui face à un pouvoir qui se veut autoritaire mais dont les pieds sont d'argile...
Pour ne pas conclure...
PG

1) N'oublions pas, n'oublions jamais Rémi FRAISSE tué alors qu'il manifestait  contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (il avait les bras en l'air), dit projet dont le grand  bénéficiaire n'est autre que le groupe privé VINCI... que l'on retrouve maintenant dans les hôpitaux, avec la filiale VINCI PARK qui fait payer ceux qui veulent se garer sur les parkings de certains hôpitaux... un bon moyen pour se garer ailleurs, prendre le bus,   ou encore se rendre de moins en moins dans ces établissements qui ne représentent plus dès lors l'hôpital public dans toute sa grandeur (on a même plus le temps de prendre un café, ou alors nous paierons bien chèrement ce café lorsque nous voudrons quitter l'établissement), tout un lieu de vie qui s'altère tant le profit pue.

lundi 3 octobre 2016

Solidarité avec Laurent Théron


Laurent Théron, secrétaire médical à l’AP-HP et syndiqué à SUD santé sociaux a définitivement perdu l’usage d‘un œil le 15 septembre dernier lors de la manifestation contre la loi travail à Paris.
Laurent a vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre. Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force. Il n’y avait pas  à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs de grenades. C’est à ce moment-là que Laurent Theron a été blessé à l’œil.
L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud Santé Sociaux dénoncent avec force l’usage disproportionné des grenades de désencerclement, lacrymogènes et des tirs de flash-ball qui ont fait des centaines de blessé(e)s, parfois très graves.
L’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie. L’enquête suit son cours. Nous nous mobiliserons pour que justice soit faite !
D’ici là, pour accompagner Laurent dans cette épreuve nous lançons un appel aux dons et nous vous invitons à l'aider financièrement (Laurent a déposé une plainte).
Envoyez un chèque à l’ordre de Sud Santé APHP (indiquez au dos "solidarité Laurent").
à Syndicat Sud Santé Solidaires AP-HP
Hôpital Paul Brousse
12-14, avenue Paul Vaillant Couturier
94 804 Villejuif Cedex



dimanche 2 octobre 2016

Hôpital d'Abeville : les personnels crient à l'arnaque !




Réorganisation du temps de travail, suppression de 9 RTT... Les agents de l'hôpital d'Abbeville crient à l'escroquerie et l'ont fait savoir en manifestant le vendredi 23 septembre.
Colère à l’hôpital d'Abbeville (Somme) contre la réorganisation du temps de travai
...Plusieurs dizaines d’agents, en poste ou en repos, se sont rassemblés le 23 septembre vers 14 heures sous les fenêtres de la direction, pour dénoncer le projet de réorganisation du temps de travail . Les manifestants y voient une dégradation de leurs conditions de travail, jugées déjà très difficiles.
Cette réorganisation a été décidée par la direction dans un plan d’économies. Elle se traduit par la disparition de huit jours de RTT et une baisse des effectifs.
Ceux qui ont des journées de 7 heures 30 pourraient passer en  7 heures 12, les 18 minutes restantes devenant du "temps personnel" pour la pause.Mais les soignants expliquent qu'ils ne pourront pas les prendre en raison de la charge de travail déjà forte.En fait la direction compte sur le dévouement du personnel pour faire du bénévolat pendant ces 18 minutes...


Le directeur absent
Ce projet devait être présenté à 14 heures 30 au comité technique de l’établissement, organe consultatif composé des représentants du personnel. Pour se faire entendre, les manifestants ont investi le couloir, tapé du pied, crié, lancé des slogans ironiques. Comme : «  On lâche la blouse en 7 h 12 !  » Mais la réunion n’a pas eu lieu, le directeur Hervé Ducroquet étant absent. Ce qui a déclenché la colère de certains agents. «  J’étais de service cette nuit, j’ai dormi 4 heures pour venir manifester et il n’est pas là ! Mais il faut qu’il assume  », a crié une auxiliaire-puéricultrice. «  C’est du mépris à l’encontre des agents, une dérobade incroyable  », s’est indigné un syndicaliste.
Une aide-soignante, résume : «  On perd tous nos acquis. Il faudra en faire encore plus, avec moins de temps qu’actuellement. Et avec des RTT en moins, on sera plus fatigué.  » Une de ses collègues note qu’ils pourront travailler 10 jours sur 11, avec un seul jour de repos. Et ajoute : «  On n’aura qu’un week-end complet toutes les six semaines.  » Une autre s’inquiète des conséquences sur «  la vie de famille  », déjà mise à mal . Quant aux contractuels, ils ne seront pas conservés. «  C’est toujours le petit personnel qui doit faire des sacrifices. Et les médecins ? Et les cadres ? Ils ne perdent aucun RTT  », rage une aide-soignante. «  On en a ras-le-bol. Qu’ils viennent mettre notre blouse !  », souffle une auxiliaire-puéricultrice.

Service dégradé
Pour les manifestants, les usagers aussi vont en pâtir : «  On sera moins présent auprès des patients  », assure cet infirmier. «  Nous sommes déjà à flux tendu et on aura cinquante postes en moins  », ajoute Michel Delville (FO). «  Cela va dégrader la qualité de service  », enchaîne Corinne Leblond, de la CGT.
Le mouvement, lui, se poursuit, sans conséquences sur la continuité des soins, les grévistes étant de toute façon réquisitionnés...

Article de Yannd (Journal d'Abbeville)


La position de "La Vie Hospitalière" est claire : ce sont des mesures inqualifiables !
D'autant qu'elles entraîneront des situations qui si elles sont bénéfiques selon de "pseudo-financiers" (reste à le prouver) au niveau du rééquilibrage du budget dans un premier temps,  ne seront  que des mesures drastiques, empiriques et à la limite irresponsables qui ouvriront la voie à la déshumanisation de l'hôpital d'Abbeville avec le risque d'une folle propagation aux autres hôpitaux ! 
Grave ! Grave !
(Au premier octobre ces  mesures ne sont pas engagées par la direction selon nos sources, à suivre et de très près toutefois !).


lundi 26 septembre 2016

Mobilisation des retraité(e)s le 29 septembre


Les neuf organisations de retraité(e)s CGT, FO, CFTC, CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA se sont rencontrées le 7 septembre dans les locaux de Solidaires.
Cette unité d'action, sur des revendications partagées sur le pouvoir d'achat, tient bon malgré le clivage des organisations syndicales «des actifs» entre deux pôles, la contestation et le soutien de la Loi Travail, les « réformistes » et les « revendicatifs ». La confédération CFDT a vainement fait pression sur la CFTC et la CGC pour que leurs retraité(e)s changent de camp...
Un modèle de tract pour les équipes locales appelle à l'action le 29 septembre. Il porte les revendications communes :
- Pour le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l'année en prenant en compte l'évolution du salaire moyen.
- Pour une pension au moins égale au SMIC revendiqué pour une retraite complète.
- Pour le rattrapage du pouvoir d'achat perdu sur les pensions, la baisse de la CSG des retraité-e-s et l'abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités : la demi part fiscale et l'exonération des majorations familiales.
- Pour l'amélioration du pouvoir d'achat des retraites, le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources.
- Pour le développement et le renforcement de services publics de qualité indispensables au mieux vivre individuel et collectif (santé, transports, culture, sécurité, etc.).
Une lettre commune demande une rencontre à la ministre Touraine sur la perte de pouvoir d'achat et ses conséquences dramatiques, les insuffisances de la loi aide à l'autonomie et du Haut Conseil de la Famille de la Famille, de l'enfance et de l'âge, où les syndicats de retraité(e)s sont exclus.
Un colloque se prépare pour fin novembre afin de montrer et réfléchir sur la réalité des retraité'(e)s et de leur pouvoir d'achat, sur la place des retraité(e)s dans la société. Les réflexions seront précédées d'informations d'un représentant d'une organisation syndicale au COR, d'un responsable de la CNAV, d'un économiste travaillant sur les retraites...
Source : Solidaires

mardi 20 septembre 2016

Un été meurtrier pour les infirmier(e)s


Cinq infirmier(e)s ont mis fin à leurs jours au cours de l’été, certain(e)s sur leur lieu même de travail. 
Les organisations syndicales, qui dénoncent les conséquences des restructurations à l’hôpital, ont interpellé la ministre de la Santé.
Le 13 août, le funeste décompte s’est de nouveau enclenché. Une infirmière du service médical interprofessionnel de la région de Reims (SMIRR) s'est donné la mort. La deuxième de ce service en trois semaines. Le Parisien indique que « l'une des deux infirmières était revenue depuis peu de temps d'un arrêt de travail de plusieurs mois, après avoir dénoncé le harcèlement dont elle était victime ». 
En tout, cinq infirmiers se sont suicidés durant l'été. 
Le 30 juin, ce fut le cas d’un soignant de la Sarthe, qui a mis en cause la direction de son établissement dans une lettre, que s’est procurée la CGT, indique le site infirmier.com.

Sur le lieu de travail
Suite à la minute de silence consacrée au suicide d'une infirmière du Havre le 24 juin, son mari a lu un courrier qu'elle avait laissé. Selon France bleu, elle y dénonçait la pression exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie, afin de l'obliger à quitter son service. 
Le 13 juin, un infirmier toulousain avait lui aussi mis fin à ses jours. Dans un communiqué, la CGT du CHU de la ville rose s'interroge sur « ce geste qui par le fait d'être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU » et exige « un moratoire sur toutes les restructurations au CHU ». 
Pour l'heure, c’est le seul de ces suicides à avoir été reconnu comme accident du travail.
« Prévenir la survenue d’autres drames »
Plus globalement, la CGT santé déplore qu'« en dépit du protocole d’accord sur la prévention des risques psychosociaux signé par le gouvernement et huit organisations syndicales de la Fonction publique, aucune mesure concrète n’est appliquée à ce jour pour prévenir toutes les violences faites aux agents sur leur lieu de travail et pour lutter contre le harcèlement moral ». Même écho du côté de la Coordination nationale des infirmiers (CNI), sur le site de l'organisation. Dans une lettre ouverte envoyée à la ministre de la Santé, le syndicat parle de « non-assistance à personnels en danger », dénonce le « mutisme » de Marisol Touraine et demande de « prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la survenue d'autres drames ».
La ministre de la Santé a fini par se dire « profondément attristée », sur le site espaceinfirmiers.fr, et a promis pour cet automne « une série de nouvelles mesures, qui s'appuieront notamment sur les travaux actuellement menés par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) ». Elles compléteront le travail déjà engagé depuis 2012 sur la prévention des risques psychosociaux.



Nous avons donné déjà en 2012 notre position concernant les suicides et les violences dans le milieu hospitalier, c'est de pire en pire, et les mesures engagées par le gouvernement au nom principalement de la rentabilité laissent peu de place à l'humain...

La déshumanisation des hôpitaux serait-elle engagée ?...

Notre système de santé ressemble de plus en plus à ce qu'il y a de plus mauvais outre-atlantique... mais est-ce vraiment un hasard, dans ce monde où le profit est devenu le leitmotiv... un monde à l'échelle humaine, ce n'est plus pour demain, surtout quand l'on voit de plus en plus des structures hospitalières se regrouper et devenir des groupes structurés avec des services centralisés (dont certains tombent dans le secteur privé lucratif (1)), bien éloignées de l'intérêt général, et ayant que faire des patients, de leur familles, de leurs proches... si ils ne représentent pas une source de profits...(souvent privés (2) )...

L'hôpital se vide de son essence même, un grand vide c'est l'impression laissée par les nouveaux établissements... de grands espaces où les personnels sont de moins en moins proches des malades...à quand des robots soignants ?

Pour "La Vie Hospitalière" la situation est préoccupante, d'autant que des restructurations au sein même des Groupement Hospitaliers de Territoires (GHT)  pourraient aggraver le mal être des soignants avec toutes ses conséquences...

Il y a urgence !


1) Services de gardiennage, d'espaces verts, d'entretien général, de soins (radiothérapie etc) ...
2) Parkings payants, cafétarias etc etc




Un été meurtrier pour les infirmier(e)s


Cinq infirmier(e)s ont mis fin à leurs jours au cours de l’été, certain(e)s sur leur lieu même de travail. 
Les organisations syndicales, qui dénoncent les conséquences des restructurations à l’hôpital, ont interpellé la ministre de la Santé.
Le 13 août, le funeste décompte s’est de nouveau enclenché. Une infirmière du service médical interprofessionnel de la région de Reims (SMIRR) s'est donné la mort. La deuxième de ce service en trois semaines. Le Parisien indique que « l'une des deux infirmières était revenue depuis peu de temps d'un arrêt de travail de plusieurs mois, après avoir dénoncé le harcèlement dont elle était victime ». 
En tout, cinq infirmiers se sont suicidés durant l'été. 
Le 30 juin, ce fut le cas d’un soignant de la Sarthe, qui a mis en cause la direction de son établissement dans une lettre, que s’est procurée la CGT, indique le site infirmier.com.
[timestamp].gifSur le lieu de travail
Suite à la minute de silence consacrée au suicide d'une infirmière du Havre le 24 juin, son mari a lu un courrier qu'elle avait laissé. Selon France bleu, elle y dénonçait la pression exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie, afin de l'obliger à quitter son service. 
Le 13 juin, un infirmier toulousain avait lui aussi mis fin à ses jours. Dans un communiqué, la CGT du CHU de la ville rose s'interroge sur « ce geste qui par le fait d'être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU » et exige « un moratoire sur toutes les restructurations au CHU ». 
Pour l'heure, c’est le seul de ces suicides à avoir été reconnu comme accident du travail.
« Prévenir la survenue d’autres drames »
Plus globalement, la CGT santé déplore qu'« en dépit du protocole d’accord sur la prévention des risques psychosociaux signé par le gouvernement et huit organisations syndicales de la Fonction publique, aucune mesure concrète n’est appliquée à ce jour pour prévenir toutes les violences faites aux agents sur leur lieu de travail et pour lutter contre le harcèlement moral ». Même écho du côté de la Coordination nationale des infirmiers (CNI), sur le site de l'organisation. Dans une lettre ouverte envoyée à la ministre de la Santé, le syndicat parle de « non-assistance à personnels en danger », dénonce le « mutisme » de Marisol Touraine et demande de « prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la survenue d'autres drames ».
La ministre de la Santé a fini par se dire « profondément attristée », sur le site espaceinfirmiers.fr, et a promis pour cet automne « une série de nouvelles mesures, qui s'appuieront notamment sur les travaux actuellement menés par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) ». Elles compléteront le travail déjà engagé depuis 2012 sur la prévention des risques psychosociaux.


Voir aussi:
SUD CHU de Caen (trois suicides d'infirmiers en un mois)



samedi 17 septembre 2016

Manifestations loi travail, une fois de plus ! La police frappe aveuglément et mutile


Hier 15 septembre, aux alentours de 16 h 45 alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale contre la loi travail finissait place de la République, Laurent Theron, père de deux enfants, 46 ans, secrétaire médical à l’Hospitalisation A Domicile (HAD) de l’unité Albert Chennevier de Créteil (94), syndiqué au syndicat SUD Santé Sociaux de l’AP/HP, a vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre.
Malheureusement, malgré les soins prodigués cette nuit à l’Hôpital Cochin, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil.
Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force à l’encontre de Laurent Theron. En effet, celui-ci se trouvait à côté du skate park à l’entrée de la place et discutait comme beaucoup d’autres personnes autour de lui en fin de manifestation. Il n’y avait à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs massifs de grenades lacrymogènes, de grenades désencerclantes et de flash ball. C’est à ce moment là que Laurent Theron a été blessé à l’œil, son voisin étant lui blessé aux jambes.


Dans les images disponibles, une goupille de grenade est parfaitement visible dans le sang de notre camarade. Pris en charge, notamment par les « Street Medic », Laurent a du attendre 55 minutes avant d’être pris en charge par les pompiers.

Vidéo #loitravail : touché à l’œil, un homme s'écroule - https://t.co/SqWzCcUOIE @akraland @davidperrotin @TaranisNews
— D Anthony (@AnthonyDepe) September 17, 2016
L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud Santé Sociaux apportent tout leur soutien à Laurent Théron comme aux nombreux-ses blessé(e)s d’hier et de ces derniers mois. Nous dénonçons avec force l’usage disproportionné des grenades de désencerclement, lacrymogènes et des tirs de flash ball qui ont fait des centaines de blessé(e)s, parfois très graves. L’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie dans de nombreux cas, notamment par des militant(e)s de Solidaires blessé(e)s alors qu’ils/elles manifestaient pacifiquement.
A ce jour, aucune sanction n’a encore été prononcée et le principal responsable de cette situation, le ministre de l’intérieur B.Cazeneuve est toujours en poste.
L’Union Syndicale Solidaires, partie prenante de l’appel Contre l’intimidation technologique des manifestants, pour la liberté d’expression et de manifestation, aux côtés de syndicalistes, avocat(e)s, écrivain(e)s, député(e)s continue à exiger l’interdiction de l’usage des lanceurs de balle et des grenades de désencerclement.
Plus largement, l’Union syndicale Solidaires, avec la CGT, la FSU, le SAF, la LDH, la FIDL et l’UNL demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l’Intérieur depuis le début de la mobilisation contre la « loi travail » et que les responsables de la mutilation de Laurent Théron répondent de leurs actes.

(Communiqué de la Fédération SUD Santé-Sociaux)
Consultez le site de SUD AP-HP pour plus d'informations (dont le communiqué de presse)


Un manifestant de Solidaires blessé gravement le 15 septembre


Touché par un projectile pendant une charge policière, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil lors de la dernière manifestation contre la loi travail, jeudi.
" Mon œil a pu être sauvé mais la vision est perdue "
Laurent Theron, un manifestant de 46 ans, a été grièvement blessé au visage jeudi à l’issue de la manifestation parisienne contre la loi travail. 
Secrétaire médical de l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), il a perdu la vision à un œil. 
Son syndicat, SUD-Solidaires (1), qui a recueilli plusieurs témoignages de personnes présentes au moment des faits, affirme qu’il a « vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre ». 
L’Inspection générale de la police nationale est saisie. Encore hospitalisé, Laurent Theron témoigne. Il sera auditionné par la police des polices demain, selon son avocat.
Pourquoi étiez-vous sur la place de la République ?
"Je participais au défilé contre la loi travail dans le cortège de mon syndicat, Solidaires. Lorsque le cortège est arrivé à République, je suis resté un peu sur la place. Il était environ 16 heures 30. Je me promenais en observateur, tout seul, pour voir ce qui se passait. Ça commençait à chauffer entre les manifestants et la police. Il y a eu des jets de grenades lacrymogènes et plusieurs jeunes cagoulés qui les renvoyaient. Puis une première charge. La situation était de plus en plus tendue, j’ai donc décidé de quitter la place avant d’être encerclé par la police ou en danger."
Est-ce que vous vous souvenez du moment ou vous avez été touché à l’œil ?
"J’étais là depuis vingt minutes et je me dirigeais vers une des rues adjacentes pour partir. Au niveau de la partie Est de la place, j’ai vu un mouvement des forces de l’ordre. J’ai entendu une forte détonation et au même même mon œil m’a fait extrêmement mal. Je me suis retrouvé par terre à quatre pattes, je sentais beaucoup de sang qui coulait et, immédiatement, que mon visage était déformé. J’ai demandé l’assitance d’un médecin car je sentais que c’était une blessure grave. J’ai attendu une heure pour que les pompiers arrivent. Pendant ce temps, je continuais à perdre beaucoup de sang. Je voulais me rendre à l’hôpital à pied mais les policiers m’ont demandé d’attendre en me disant que les secours allaient bientôt arriver."
Quel est votre état actuellement ?
"J’ai été pris en charge à l’hôpital Cochin par un chirurgien spécialiste de l’œil. J’ai plusieurs fractures des os qui entourent le globe occulaire. J’ai été opéré dans la nuit. Mon œil a pu être sauvé, mais la vision est perdue. Je vais sûrement devoir subir une nouvelle opération dans les jours qui viennent et être hospitalisé pendant cinq jours. Je vais faire un peu d’humour : j’ai eu très peur de me retrouver avec un œil de verre comme Jean-Marie Le Pen… Je veux témoigner pour que l’on sache que monsieur-tout-le-monde peut perdre son œil en manifestant à Paris. J’ai également l’intention de porter plainte."

Auteur de l'article : Ismaël Halissat

Place de la République, jeudi 15 septembre. Photo Samuel Boivin © 
Source : Libération.fr 
1) La Fédération SUD Santé-Sociaux  a diffusé un communiqué à ce sujet.

Halte aux violences policières !

Pour "La Vie hospitalière" il n'y a plus aucun doute, le gouvernement cherche à utiliser tous les moyens pour casser les manifestations en utilisant la force ! 
Ces violences sont inacceptables !
Pour nous le gouvernement est hautement responsable des violences policières car les forces de l'ordre agissent que s'ils en ont reçu l'ordre ! 
Il y a des responsables de ces actes gravissimes (qui se répètent de plus en plus)  ils doivent payer coûte que coûte !

La démission du gouvernement apparaît la seule solution pour abaisser les tensions !
Le pavé est lancé, et la démission du gouvernement serait la meilleure des réponses, car rien, absolument rien ne sera résolu dans la violence, et, puis il y a trop de personnes blessées par les armes utilisées par la police, il est temps, grand temps qu'il soit respecté le principe de la légitime défense (les coups portés ne doivent pas être supérieurs à ceux pouvant être reçus...) et, que cessent ces actes gratuits, ces actes de laches, à la limite criminels contre des manifestant(e)s qui ont pourtant le droit d'exprimer leurs mécontentements contre des "lois" qui méritent que la poubelle au même titre que toutes les ordures, que tous les déchets.
Le droit de manifester est un droit fondamental ! 
Il apparaît urgent de rappeler l'article 35 de la Constitution du 24 juin 1793 (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen):
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Pour ne pas conclure...

PG