"La Vie Hospitalière"

jeudi 15 septembre 2016

Licenciements et départs en cascade à l'hôpital Pierre Rouquès !


L’hôpital Pierre Rouquès, la maternité des Bluets (3500 naissances, 1200 IVG et 1100 PMA) et aussi les centres de réadaptation professionnelle sont au cœur d’un tsunami qui n’en finit plus.

Folie managériale
Dirigés par l’Association Ambroise Croizat (émanation de la Fédération CGT de la métallurgie) l’hôpital et les centres de réadaptation professionnelle sont soumis depuis 2 ans à une folie managériale qui s’aggrave. En avril 2016, suite au licenciement du directeur embauché le 1er septembre 2015, le personnel soutenu par SUD Santé Sociaux et les usagers à travers l’Association Touche Pas Aux Bluets se sont mobilisés.
De mal...
Après la venue de l’ARS et malgré la présence de l’IGAS cet été, la situation a empiré : 
Au CRP Suzanne Masson, en avril 2016, départ du gestionnaire (32 ans d’ancienneté) pour difficulté de travail avec l’équipe du siège de l’AAC. 
Au siège de l’Association, la Directrice des Ressources Humaines en cours de licenciement depuis mars 2016. 
 Départ négocié du comptable présent depuis 13 ans dans un contexte de « harcèlement ». 
 Arrêt de travail de la chef de service depuis début juillet dans un contexte de « harcèlement 
 Départ en juin de la cadre Sage-Femme, coordinatrice des soins. 
 Départ en juin du référent Pédiatre. 
 Départ de la cadre Sage-Femme de la salle de naissance prévu en novembre.
...en pis
Et ce n’est pas fini : 
Le 8 septembre, la Direction Générale mettait fin à la période d’essai du DRH Associatif embauché 6 mois plus tôt. Son dernier acte aura été de rédiger, ce même jour, la lettre de licenciement de la DRH qu’il devait remplacer, après 25 ans dans l’établissement, pour inaptitude dans un contexte de « harcèlement ». 
Le 9 septembre à 12h30, la Direction Générale, devant les salariés médusés, limoge la Chef Comptable du siège de l’Association Ambroise Croizat, lui intimant l’ordre de quitter les lieux immédiatement et de ne plus jamais y remettre les pieds.
Cette cascade de licenciements et de départs associée à la fuite en avant financière avec emballement des dépenses inquiète fortement les personnels.
Touche pas Aux Bluets !
Le Syndicat SUD Santé Sociaux 75 et la Fédération SUD Santé Sociaux appellent l’IGAS a remettre leur rapport dans les plus brefs délais afin que la DGOS puisse prendre toutes les mesures nécessaires afin de sauver l’hôpital Pierre Rouquès dont le maintien est indispensable dans le dispositif sanitaire parisien.


contacts presse :
Virginie GOSSEZ 06 42 00 84 89
Jean VIGNES 06 58 58 96 06
Site de l’association "touche pas aux bluets" 

samedi 10 septembre 2016

La carte des mobilisations contre la loi travail


La loi travail a été promulguée le 9 août. Les mobilisations pour son abrogation se poursuivent. A l’initiative de l’intersyndicale opposée à la loi (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL), une journée de manifestations est prévue le 15 septembre. L’intersyndicale dénonce une « logique de dumping social » qui « va engendrer davantage de précarité ». Basta ! relaie la carte nationale des mobilisations et la déclaration commune de l’intersyndicale.
La loi Travail n’est pas bonne pour les salariés et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l’économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l’alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux.
Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.
Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.
L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyens.
Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d’emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salariés et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes.
Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salariés !
Il est clair qu’à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.).
C’est pourquoi nos organisations continueront à mener tous les débats nécessaires avec les salariés et les jeunes pour, à l’inverse de cette loi, promouvoir d’autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous.
Pendant l’été, de nombreuses initiatives locales se sont développées et la carte postale au Président de la République a été largement utilisée. Comme nous l’avons écrit au Président de la République, « on se retrouve à la rentrée... », notamment sur les meetings et débats unitaires déjà programmés.
Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd’hui victimes des militants syndicaux, des jeunes, des salariés et des agents publics.
Les organisations syndicales de salariés et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salariés, privés d’emploi, étudiants, lycéens, retraités à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’actions du 15 septembre contre la loi Travail, selon des modalités décidées localement (rassemblements, manifestations, grèves, etc…), pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Les Lilas, le 31 août 2016

Pour voir la carte des manifestations (à consulter régulièrement car elle est souvent mise à jour)

Pour "La Vie Hospitalière" il est grand temps de faire un grand nettoyage et virer comme il se doit tous ceux qui mènent notre pays à la faillite (mais devrons-nous attendre 2017 ? La question est posée), ils tirent profits de tout, et pillent notre patrimoine public prétextant des besoins budgétaires et autres.
Notre système de santé n'a jamais été aussi près du gouffre c'est là un triste constat. 
Il est temps de mettre un terme aux orientations de ces décideurs qui ne représentent plus les intérêts de la France mais bien des intérêts particuliers...(les exemples ne manquent pas)...
Les regroupements hospitaliers imposés par la loi santé ne sont que des orientations permettant encore, un peu plus, de restructurations et avec elles des pertes d'emplois qui prouvent combien le gouvernement se moque bien des agents hospitaliers, ces orientations créant encore un peu plus de difficultés sur le marché du travail par la perte de milliers d'emplois toujours possible si nous ne les arrêtons pas !
Notre avenir est entre nos mains.


Le 15 septembre manifestons pour l'abrogation de la loi travail !


Abrogation de la loi Travail, première exigence de la rentrée sociale ! 
Cette loi passée en force à grands coups de 49.3, a été promulguée en août par le gouvernement, qui oblitère de ce fait, le débat démocratique. 
Avec la loi Travail, le gouvernement organise le dumping social, dans le privé mais aussi dans le public.

◊ Via la contractualisation des rapports sociaux, la remise en cause des 35h et la flexibilité sont à l’oeuvre.

Avec l’inversion de la hiérarchie des normes, un accord peut primer sur une loi !
Déjà à l’AP/HP, un accord de flexibilité, remettant en cause les 35h a été conclu par la seule CFDT, représentant 17 % du personnel. La loi Travail c’est la généralisation de ce type d’accord, et cela concerne tout autant la sphère publique ! Le gouvernement organise la dérégulation des droits sociaux.

◊ Attaques contre le statut des fonctionnaires !

La dérégulation sociale vers un moins disant social passe bien sûr par la remise en cause des garanties statutaires.
Cette dérégulation permet à l’employeur public de recruter sans contraintes, et donc sans règles. En ligne de mire dans la fonction publique, c’est la remise en cause du concours (rapport l’Horty, projet de loi Egalité et Citoyenneté, apprentissage...), qui reste le seul garant d’un recrutement selon des critères objectifs et non discriminants. Or il y a déjà près de 20% de contractuels dans la fonction publique !
La contractualisation engendre la précarisation et le clientélisme (tout particulièrement dans la fonction publique territoriale, gangrénée par la libre administration, où la moitié des agents C, est recrutée sans concours).
C’est aussi une dérive vers la fonction publique d’emploi, à l’opposée d’une fonction publique de carrière qui garantit l’indépendance et la neutralité du fonctionnaire.
Solidaires revendique au contraire des créations d’emplois de fonctionnaires titulaires, recrutés par concours.
C’est encore le Compte Personnel d’Activité individualisé, dont l’objectif est de favoriser des parcours public/privé, en passant outre les voies de recrutement par concours.
C’est aussi la mobilité forcée, la désorganisation des services due aux multiples réformes : réforme territoriale, groupements hospitaliers de territoire…

◊ Politique salariale régressive

Le point d’indice à +1,2% dans la fonction publique, c’est un geste électoraliste, après six ans de gel. Le point d’indice est passé de 4,63 € à 4,65 € au 1er juillet puis passera à 4,68€ au 1er février (au total, +5 centimes), alors que les agents publics ont perdu 18 % de pouvoir d’achat depuis 2000 !
Dans le même temps, les personnels subissent les effets néfastes des réformes Fillon et Ayrault (hausse de cotisation retraite étalée de 2010 à 2020).
Solidaires revendique le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et la réduction des écarts de rémunération (entre catégories, et entre les femmes et les hommes).

Pour toutes ces raisons, Solidaires fonction publique appelle tous les agents à s’inscrire dans la journée de mobilisations et de grève du 15 septembre !


vendredi 9 septembre 2016

Des partenaires de l’ISP publient un nouveau rapport sur la menace que représente l’ACS


Le jour où le gouvernement français a demandé à l’UE de se retirer des négociations sur le TTIP, deux partenaires de l’ISP dans la lutte contre cet accord, Attac Norway et Global Justice Now, ont lancé une campagne de sensibilisation baptisée « Un projet de privatisation mondiale – Pourquoi devons-nous mettre un terme à l’Accord sur le commerce des services ».
Le document, qui rappelle que l’ACS pourrait constituer une menace bien plus importante que le TTIP pour les services publics – car, contrairement à la plupart des accords commerciaux, il porte non pas sur les biens, mais sur les services –, vient s’ajouter aux publications telles que L’ACS contre les services publics et Les Vrais bons amis de l’Accord des entreprises transnationales, publiées par l’ISP en 2014.
Ce rapport, que l’ISP est fière de présenter, rappelle que l’ACS « entraînera de lourdes conséquences sur certains éléments n’entretenant aucun rapport avec le commerce, affectant des domaines tels que les droits des travailleurs, la réglementation des banques, et la gestion des services publics tels que l’accès à l’eau et à l’électricité au profit de la population, ou bien par des entreprises multinationales à but lucratif ».
Grâce aux efforts de l’ISP et de ses partenaires, l’ACS est rapidement devenu une question déterminante. La semaine dernière, l’ISP et Global Justice Now ont toutes deux été citées dans un article du journal The Independent intitulé « The new TTIP ? Meet TISA, the 'secret privatisation pact that poses a threat to democracy’ » (« Le nouveau TTIP ? Découvrez l’ACS, le “pacte secret sur la privatisation, qui représente une menace pour la démocratie” »).
« Les négociations sur l’ACS se sont tenues à huis clos pendant environ 18 mois, jusqu’à ce qu’elles soient publiquement mises au jour par la fédération syndicale mondiale, l’Internationale des Services Publics (ISP) », déclare l’article.
Cet article fait suite à la couverture médiatique des préoccupations de l’ISP par un nombre toujours plus important de médias. En 2014 et 2015, The Guardian et La Jornada se sont fait l’écho des inquiétudes de l’ISP sur la façon dont l’ACS risquait de mettre à mal la confidentialité des données en ligne des citoyen(ne)s. Par ailleurs, en amont de la COP21, L'Espresso a relayé les préoccupations majeures de l’ISP quant à la façon dont l’ACS menaçait de saper les efforts visant à lutter contre le changement climatique.
Les préoccupations de l’ISP et de ses partenaires sur les conséquences de l’ACS sur la privatisation des services publics ont en outre récemment résonné dans la presse.
Ce nouveau rapport attire l’attention sur le fait que l’ACS « ne concerne pas tant le commerce, mais autorise les multinationales à fournir des services au-delà des frontières ». En effet, « vous ne pouvez par exemple pas transporter un rendez-vous chez le coiffeur de l’autre côté de l’Atlantique, bien que vous puissiez transporter un coiffeur (ce qui caractérise l’une des façons dont l’ACS envisage le commerce des services) ».
En résumé, poursuit le rapport, « le danger de l’ACS repose en grande partie sur le fait qu’il transforme de nombreux services publics en marchandises devant être gérées dans un intérêt commercial plutôt que dans l’intérêt des citoyen(ne)s, qui ont besoin de services tels que la fourniture d’un accès à l’électricité, aux soins de santé et aux transports ».
Selon le rapport, les cinq principales sources d’inquiétude relatives à l’ACS sont les suivantes :
• Il pourrait verrouiller la privatisation des services publics. L’ACS recèle des mécanismes, tels que les clauses dites « à effet de cliquet » ou de « statu quo », qui rendront beaucoup plus difficile l’inversion du processus de privatisation, et favoriseront grandement l’accès aux marchés pour les sociétés étrangères.
• Il aura un impact dévastateur sur le climat. L’ACS renforce le principe de neutralité technologique au regard de la politique énergétique. Cela pourrait empêcher les pays de privilégier les énergies renouvelables par rapport au charbon, au pétrole et au gaz.
• Il favorisera le capitalisme de casino. L’ACS mettra à mal les efforts visant à réglementer le secteur financier et éviter une nouvelle crise.
• Il menacera la confidentialité en ligne. L’ACS promet d’accorder un pouvoir bien plus important aux entreprises telles que Google ou Microsoft, afin de leur permettre de transférer les données personnelles vers des pays disposant de lois plus laxistes en matière de protection des données.
• Il nuira tout particulièrement aux pays du Sud. L’ACS inclut des pays tels que le Pakistan, dont le développement des services publics pourrait se voir entravé. Il menace également les pays ne faisant pas partie de l’accord, dans la mesure où, une fois l’ACS approuvé, les pays riches tenteront d’imposer des mesures similaires à l’échelle internationale, par l’intermédiaire de l’OMC.

 (Source ISP)

mardi 6 septembre 2016

L'hôpital malade ?


Une vidéo qui en dit long sur la dégradation de notre système de santé:
Le plan Santé de Marisol TOURAINE va probablement encore créer une fracture de plus, où allons-nous, la question est posée ?


Des regroupements hospitaliers imposés, des restrictions budgétaires, des fusions entraînant  des pertes d'emplois (suppressions des doublons... fermetures de services "non rentables" etc etc), il est vrai que pour "La Vie Hospitalière" l'hôpital est bien mal, un peu comme tout... car ceux qui dirigent notre pays ne semblent pas vraiment faire une priorité à l'intérêt général, le service public hospitalier n'est plus ce qu'il était et la France devient de moins en moins un exemple en matière de santé, c'est une évidence.
Attaquons nous aux véritables causes et bien des maux disparaîtront comme par enchantement...

lundi 5 septembre 2016

Un village entre en résistance contre l'ARS de la région Auvergne-Rhône-Alpes


La mise en place de la réforme hospitalière issue de la loi de Santé ne fait pas que des heureux parmi les médecins et les usagers de l'hôpital. 
Tous les établissements hospitaliers publics de France, ils sont 850, avaient jusqu'au 1er juillet dernier, pour former des GHT (groupements hospitaliers de territoire), sous la houlette des ARS. Mais certains découpages administratifs passent mal. Comme à Brioude, en Auvergne, où les usagers de l'hôpital sont bien décidés à se battre pour faire valoir leurs arguments contre ceux de l'ARS. 

On recense aujourd'hui 130 GHT, de plus ou moins grande surface. Leur tâche consistera à  optimiser l'offre de soins dans le cadre du parcours de soins du patient et faire ainsi des économies en optimisant et mutualisant leurs offres et leurs commandes. 
Mais, en Auvergne, une commune de 7.000 habitants joue au village d'Astérix, une fronde à la main.
Patients et professionnels de santé ont fait circuler des pétitions
Les habitants de Brioude, en Haute Loire,  ne veulent pas que la mise en place de la loi de Santé, conduise leur centre hospitalier à intégrer le GHT de Puy-en-Velay, comme l'a décidé l'ARS de santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ils demandent à être rattachés au GHT de Clermont-Ferrand, où ils ont leurs habitudes, plus proche et plus pratique à rejoindre par la route, surtout en hiver. 
Alors ils se sont mobilisés : patients et professionnels de santé ont fait circuler des pétitions. Ils ont manifesté, se sont rendus en délégation au ministère de la Santé. Et bien que les décisions n'aient pas tourné en leur faveur, ils semblent toujours prêts à se colleter à l'administration.
"Avec la nouvelle organisation voulue par l'ARS, le parcours de soins hospitalier des habitants de Brioude comportera trois étapes : le centre hospitalier de Brioude, le centre hospitalier Emile Roux (CHER) au Puy-en-Velay et si c'est plus grave, éventuellement, le CHU de Saint Etienne puisque le CHER ne peut accueillir tous les malades, notamment en cas d'AVC", résume François Boudet, le président du Comité de vigilance de l'hôpital de Brioude, une institution reconnue représentative depuis 2009. Cette association est coutumière de la mobilisation, et on l'a vue à l'œuvre lorsqu'elle revendiquait l'implantation d'un scanner au CH de Brioude. Décision d'implantation mutualisée mise entre parenthèse par l'ARS, le temps de constituer les GHT.
 Une route à deux voies enneigée l'hiver
"Nous n'avons aucune habitude avec l'hôpital du Puy", poursuit François Boudet. "Pour y aller, il faut emprunter une route à deux voies enneigée l'hiver. Il faut une heure un quart, alors qu'on rejoint Clermont-Ferrand en 45 minutes par l'autoroute", regrette-t-il. Mais cet argument n'a semble-t-il pas été retenu par la direction régionale de l'ARS, qui a promu un rattachement départemental au Puy.
"Depuis 2013, de nombreux protocoles ont été conclus entre les établissements de Brioude et de Clermont, poursuit-il.Nous sommes très inquiets, la Haute-Loire sera coupée en deux…Il y a eu beaucoup de pressions politiques, alors que l'hôpital de Clermont était d'accord pour nous intégrer dans son GHT", rappelle le président du comité de vigilance. Une pétition avait pourtant recueilli plus de 4 000 signatures, 50 conseils municipaux ont appuyé cette demande. En outre, 40 médecins hospitaliers et libéraux ont paraphé un texte court, spécifiant que "pour l'intérêt des patients, le CH de Brioude devait être rattaché à un GHT avec le CHU de Clermont Ferrand comme établissement support", et non au CH du Puy-en-Velay, "du fait d'un accès aux soins et d'une gradation des soins organisés selon des filières majoritairement en direction du pôle clermontois, depuis de nombreuses années, et tant dans le secteur public que privé ou participant au service public hospitalier".
Ce texte a été apporté en juillet 2015 au ministère de la Santé où la délégation a été reçue par un conseiller de Marisol Touraine. Lequel les a assuré que leurs craintes étaient infondées, la liberté de choix du patient étant garantie, comme par le passé. La rencontre s'est conclue par la promesse d'une nouvelle entrevue. Qui n'a jamais eu lieu puisque le 4 juillet dernier, dressant un constat de carence de propositions émanant de l'hôpital de Brioude, l'arrêté de la direction régionale de l'ARS, actait le rattachement de Brioude au GHT du Puy-en-Velay.
"Nous ne l'acceptons pas, nous avons voté contre", lâche François Boudet, bien décidé à entamer une guérilla juridique contre l'ARS.

"Ces décisions de l'ARS font autorité sur nous"

Fin de partie ? Du côté de l'hôpital de Brioude, on joue l'apaisement et on aimerait bien fumer le calumet de la paix (ou son équivalent vapoteur). 
"Ces décisions de l'ARS font autorité sur nous", résume sobrement le Dr Aline Bonnet, la présidente (pharmacien) de la commission médicale d'établissement. 'Nous avons eu la garantie que les coopérations existantes seront maintenues dans le cadre du parcours de soins des patients. 
Nous continuerons à travailler avec le CHU de Clermont et d'Issoire. Cette décision clôt notre démarche".
Beaucoup moins résigné, le président du comité de vigilance redoute que l'implantation d'un scanner, mutualisé avec Issoire, soit repoussée aux calendes grecques, à défaut d'études de faisabilité ad hoc. 
Se préparant à ferrailler avec l'ARS, par le dépôt d'un recours gracieux pour demander l'annulation du décret de l'ARS, qui se poursuivra par une action auprès du tribunal administratif, en cas d'échec. David contre Goliath ?...

(Source : EGORA)

samedi 3 septembre 2016

"Les infirmières en colère" appellent à la grève du zèle


APPEL NATIONAL INFIRMIER A LA GRÉVE DU ZELE A COMPTER DU 1er SEPTEMBRE 2016 

 - On ne répond plus au téléphone.

 - On ne revient plus sur nos repos: pour obliger les employeurs à embaucher les IDE au chômage. 

- On fait "juste" notre boulot infirmier et on laisse le soin aux directeurs et aux bureaucrates de brancarder et de nettoyer en cas d'absences non remplacées. 

- On ne fait plus ce qui n'est pas prescrit en bonne et due forme, c'est à dire identifié, daté et signé.

- On appelle systématiquement les cadres et directeurs de garde pour signaler la moindre anomalie, y compris entre 0 et 6 heures.



jeudi 1 septembre 2016

Hôpitaux : Les violences contre les personnels sont en augmentation


L’Observatoire national des violences en santé (ONVS) a publié un rapport sur les violences en milieu hospitalier déclarées en 2014. Il est souligné une augmentation des violences graves à l’encontre du  personnel hospitalier.
14.502 signalements d’atteintes aux personnes et aux biens, émanant de 337 établissements sanitaires et médico-sociaux, sont parvenus en 2014 à l’Observatoire national des violences en santé (ONVS).
Le rapport (de 110 pages) qu’il publie révèle que le nombre des déclarations de violences est en hausse bien que le nombre des établissements participant au dispositif soit en légère baisse : en 2013, 353 établissements avaient signalé 12.432 situations de violence.
Une déclaration sur trois émane d’un établissement de la région Ile-de-France.
Les infirmières en première ligne
En 2014, 18.143 personnes ont été victimes d’atteintes aux personnes et aux biens, ce qui représente 50 agressions quotidiennes et une victime toutes les 30 minutes ! Ce n'est pas rien, et le pire c'est que ces actes sont en augmentation "La Vie Hospitalière" s'interroge en toute légitimité car plus le temps passe et plus les problèmes d'insécurité augmentent pour les personnels, c'est une triste évidence.
En effet,  le personnel est majoritairement touché par les violences : il représente 85% des victimes d’atteintes aux personnes, parmi lesquels 46 % d’infirmières et 9 % de médecins.
Viennent ensuite les patients, mais en proportion beaucoup plus réduite (9%). Le personnel de sécurité représente  3% des cas...
Sur l’ensemble du territoire, la psychiatrie (21 %), les urgences (15 %), la médecine (9 %) et la gériatrie (9 %) sont les services hospitaliers qui sont les plus sujets aux violences.
Les patients et visiteurs, auteurs des violences dans 9 cas sur 10
L’ONVS a comptabilisé 11.835 auteurs de violences aux personnes. Dans 9 cas sur 10, les auteurs des violences étaient des patients (8.205) ou des visiteurs et accompagnants (2.372).
Violences graves en augmentation
Les violences physiques sont les plus fréquentes et elles sont à la hausse : elles représentent 48% de l’ensemble des agressions, soit 5.119 signalements (+3 % par rapport à 2013). Viennent ensuite les injures et insultes (32% soit 3452 signalements) puis les menaces d’atteinte à l’intégrité physique (18% soit 1888 signalements).
Les faits les plus graves, les violences avec arme pouvant aller jusqu’au crime, sont aussi à la hausse, et passent de 1 à 2 %. Dix viols, cinq séquestrations et une prise d’otage ont été notifiées en 2014. On constate l’usage d’armes à feu (un cas), d’armes blanches (12 cas) et de bombes lacrymogènes (un cas).
Dans les autres cas, du matériel hospitalier a été utilisé pour l’agression : un pied à perfusion, un plateau-repas, une massue en bois, des ciseaux, une chaise et un pistolet à bille sont évoqués dans les notifications.
C'est gravissime, et nous souhaitons vivement que des mesures efficaces soient prises, au niveau du Ministère, afin que le personnel ne soit plus exposé par ces diverses formes de violences. 
Les conditions de travail étant actuellement de plus en plus difficiles, il est probable aussi que l'exaspération des patients, et de leur entoiurage,  dans certains cas soit un facteur, car aujourd'hui ce qui compte c'est faire plus avec moins de moyens, du grand n'importe quoi qui ne fait que créer des complications à tous les niveaux.
Pour "La Vie Hospitalière" il est temps de changer la politique de Santé menée actuellement qui déshumanise de plus en plus le monde hospitalier, créant ainsi de multiples formes de violences, le personnel hospitalier est de plus sous pression ce qui ne peut pas être de nature à créer un environnement paisible c'est aussi une évidence,  ne l'oublions pas : les violences sont souvent générées dans un cadre propice à ces dernières...


jeudi 18 août 2016

Marisol Touraine rend effectifs les nouveaux droits des personnes en fin de vie


Les nouveaux droits des personnes en fin de vie sont désormais pleinement effectifs.
Trois textes réglementaires signés par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et publiés vendredi 5 août 2016 au Journal officiel permettent l’application de la loi du 2 février 2016, qui consacre le droit de chaque personne à demander une sédation profonde et continue jusqu’à son décès, dans certaines conditions. « Souhaitées par le Président de la République, longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd’hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu.
Elles constituent, sur un sujet aussi intime, le point d’équilibre qui rassemble le plus largement dans la société française », a déclaré Marisol Touraine.
Un premier décret précise les conditions dans lesquelles peuvent être décidés l’arrêt des traitements et la mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu’au décès de la personne, nouveau droit ouvert par la loi du 2 février 2016.
puce.gif Décret n° 2016-1066 du 3 août 2016 modifiant le code de déontologie médicale et relatif aux procédures collégiales et au recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès prévus par la loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie
Un second décret et un arrêté fixent les critères de validité des directives anticipées, déclaration écrite par laquelle chaque individu peut indiquer à l’avance s’il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu’il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait alors incapable d’exprimer sa volonté.
puce.gif Décret n° 2016-1067 du 3 août 2016 relatif aux directives anticipées prévues par la loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie
Un modèle type mais facultatif est proposé dans l’arrêté pour établir cette déclaration.
puce.gif Arrêté du 3 août 2016 relatif au modèle de directives anticipées prévu à l’article L. 1111-11 du code de la santé publique
Pour promouvoir ce modèle des directives anticipées et permettre à chacun de s’approprier ces nouveaux droits, la ministre lancera à la fin de l’année une campagne d’information auprès des professionnels de santé, puis du grand public, sous l’égide du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.
Cette initiative viendra compléter les actions inscrites dans le Plan national 2015-18 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie, présenté fin 2015 par Marisol Touraine et déjà largement engagé (toutes les actions du plan ont été initiées et plus d’un tiers auront été réalisées avant fin 2016, grâce à la mobilisation de 120 acteurs du champ sanitaire et médico-social).




mercredi 17 août 2016

Les fusions hospitalières s’adaptent aux besoins des territoires selon l'ARS d'Île-de-France


"Renforcer les partenariats entre établissements, voire, quand la situation le justifie, fusionner des structures aux activités complémentaires installées sur un même territoire… C’est pour l’ARS une manière d’améliorer la cohérence des parcours de soins et d’optimiser la gestion des hôpitaux.
Améliorer l’accessibilité aux soins, fluidifier les parcours… La construction de l'offre hospitalière francilienne répond à de multiples enjeux. Afin de mieux la structurer, l’ARS Ile-de-France incite les établissements de soins d'un même territoire à collaborer notamment dans le cadre de groupements de coopération sanitaires (GCS), ou de communautés hospitalières de territoire (CHT). Et lorsqu’elle le juge opportun, l’ARS peut également suggérer à deux structures de fusionner.
« Nous n’imposons rien. Nous discutons avec les directions pour voir à quel moment des projets de coopération, déjà bien aboutis, pourraient amplifier leurs effets grâce à une fusion. Ensuite, nous accompagnons les établissements dans la mise en place de leur projet médical. Depuis 2010, 6 opérations de fusion se sont réalisées dans la région. », explique Christine Schibler, directrice du Pôle Etablissements de santé de l’ARS.

Concrétiser les rapprochements existants
Parfaite illustration de cette démarche de coopération, le Groupe hospitalier Carnelle-Porte de l’Oise est né le 1er janvier 2015, de la fusion du centre hospitalier intercommunal des portes de l'Oise (Beaumont, 95) et du centre hospitalier de Carnelle (Saint-Martin-du-Tertre, 95). « La fusion était la suite logique du rapprochement engagé par les deux établissements depuis 2012 », souligne Christine Schibler.
Membres de la communauté hospitalière de territoire Vexin Nord Val d'Oise, les deux sites partageaient déjà une direction et des services administratifs communs. Pour sceller leur union de manière définitive, ils ont élaboré, avec l’appui de l’ARS, un projet médical en cohérence avec l'offre de soin déjà proposée sur le territoire et complémentaire de l'activité des deux autres membres de la CHT : le Centre hospitalier de Pontoise et le Groupement hospitalier intercommunal du Vexin.
Recentré sur l'activité de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), le site de Beaumont répond au besoin de soins aigus de proximité du territoire, notamment en gériatrie. Spécialisé en soins de suite et de réadaptation (SSR), le site de St-Martin-du-Tertre peut accueillir les patients des sites de Beaumont et de Pontoise qui le nécessitent.

Adapter l’offre de soins à l’évolution des besoins du territoire
En janvier 2015, le Centre Hospitalier Spécialisé en Pneumologie (CHSP) de Chevilly-Larue (94), et le Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Gustave Roussy (Villejuif, 94) ont fusionné. « Le projet médical de Chevilly Larue n'était plus adapté aux besoins du territoire, ce qui expliquait ses difficultés financières. Gustave Roussy, de son côté, cherchait à accroître sa capacité d’accueil en SSR et en lits d’aval », note Eric Véchard, délégué territorial du Val de Marne.
L'ARS a encouragé les établissements à coopérer depuis 2013 et a accompagné ce rapprochement. Cette opération améliore le parcours mais aussi la situation de Chevilly Larue qui était auparavant en difficulté « L’ARS a soutenu cette dynamique de travail. En effet, Gustave Roussy est une structure imposante, d’envergure internationale et le CHSP est un site isolé, davantage centré sur son territoire. Les équipes ont beaucoup travaillé pour trouver une intelligente complémentarité et une organisation partagée efficiente », précise Eric Véchard.
Aujourd’hui Chevilly Larue est le deuxième site de Gustave Roussy après Villejuif. Appelé à devenir un site spécialisé en oncologie à champ élargi, il voit son activité redémarrer progressivement. Les équipes de Chevilly Larue suivent une formation en oncologie et une démarche d’accompagnement du changement est en cours. Gustave Roussy, de son côté, est en mesure de mieux répondre aux besoins d’aval. Une véritable synergie a été trouvée."


Des orientations qui privilégient un certain centralisme selon "La Vie Hospitalière" et entraînent plus facilement des restructurations sous le prétexte d'une meilleure offre de soins notamment, alors que l'hôpital de proximité doit être renforcé et non faire l'objet de mesures pouvant être génératrice d'un manque à gagner, de pertes d'emplois... ce qui au niveau de l'économie locale est préjudiciable dans le temps et non sans conséquence.
Le patient ne doit pas naviguer d'un hôpital à un autre comme c'est de plus en plus le cas et surtout effectuer des distances entre les services qui sont quelquefois de plusieurs dizaines de kilomètres dans des régions où les transports en commun peuvent être au strict minimum (exemple en Seine-et-Marne : les territoires ruraux ou le maillage des transports est très relatif) et puis imposer aux patients, et à leurs proches (qui veulent rendre visite à la personne hospitalisée, par exemple) des établissements publics qui font payer chèrement le droit de stationner des véhicules (pour le seul bénéfice de sociétés privés, en plus !)  ce n'est pas génial.
Nous avons donné déjà notre position à ce sujet et notamment lorsque l'hôpital de Marne-la-Vallée (à Jossigny en Seine-et-Marne) a permis que le stationnement soit payant,  un établissement qui a perdu beaucoup du prestige qu'il pouvait avoir dans cette orientation injustifiée par ailleurs (la gestion des emplacements de parkings aurait très bien pu s'organiser avec des agents publics rattachés au service de la sécurité, par exemple). 
Personnellement je me refuse à payer un quelconque droit de stationner mon véhicule, je me refuse d'engraisser les actionnaires, individus qui ont le cul sur un fauteuil alors que d'autres travaillent !
Je suis formellement en opposition avec ces décisions, dignes de l'ultra-libéralisme, car un bien qui se veut public ne doit pas être la proie de  profiteurs. C'est d'autant plus inadmissible que des cliniques privées  ne font pas payer le stationnement des véhicules...
Mais ceci ne doit pas faire oublier que l'on doit engager une politique de santé qui doit privilégier,  les plus démunis, et, non l'inverse, le droit à la santé pour tous est de plus en plus remis en question par les problèmes financiers  de ceux qui sont économiquement faibles et qui ont souvent bien des difficultés pour se déplacer dans de bonnes conditions  (prestations de plus en plus chères).
Nous continuons à penser que l'hôpital de proximité doit être une priorité d'autant que la population ne cesse d'augmenter, qu'une frange  de celle-ci est vieillissante, et, que bien des soins peuvent être réalisés au sein d'un hôpital local, encore faut-il donner tous les moyens en matériels et personnels pour permettre une offre de soin à la hauteur, ce qui est encore un autre sujet...
Ainsi pour bien des raisons nous sommes opposés aux fusions d'établissements de santé, il est tristement évident de constater que de l'hôpital-hospice nous sommes passés à l'hôpital entreprise (la marchandisation de la santé, une horreur) et que nous allons de plus en plus vers un concept qui s'identifie au très mauvais exemple de la santé  outre-atlantique, là où le "rêve américain" a laissé place à bien des amertumes. 
Ceci écrit, après les GHT, les fusions, à quand les méga-fusions (là où le privé aura fait son lit) ?...
Nous rappelons aussi le rapport de l'IGAS (1) relatif aux fusions hospitalières au cas où certains auraient des pertes de mémoire.
"Ce rapport repose le contexte général des restructurations hospitalières, puis fait une série de constats : activité de fusions assez soutenue lors des 15 dernières années (90 fusions depuis 1995 dans le périmètre des EPS) mais avec un bilan qualitatif difficile à dresser et des risques qui amènent l’IGAS à recommander que « la fusion doit demeurer une opération rare à réserver aux cas où elle paraît effectivement indispensable ». Au nombre des recommandations destinées aux acteurs : une clarification du discours du ministère sur les restructurations, un renforcement du rôle de régulateur des ARS, une plus grande professionnalisation des procédures de fusion."
Pour ne pas conclure.
PG





Sources : ARS d'Île-de-France, IGAS, ANFH.

La prise en charge par la sécurité sociale a augmenté et le reste à charge pour les patients diminue


Depuis 2012, les conditions d’accès aux soins sont une priorité pour ce gouvernement, qui a permis de meilleurs remboursements par la sécurité sociale, fait baisser les dépassements d’honoraires et engagé une politique qui doit permettre d’enrayer la hausse continue de certains tarifs.
Contrairement à certains propos de presse, la prise en charge des Français en matière de santé s’est améliorée. Au moment où les candidats à la primaire de la droite annoncent des franchises médicales, des baisses de remboursement par l’assurance maladie et une plus grande liberté tarifaire,
Marisol Touraine rappelle l’engagement du gouvernement à l’égal accès à la santé de tous, qui repose d’abord sur l’assurance maladie solidaire et non des assurances complémentaires qui remboursent d’autant plus qu’on les paie plus cher.
1) La prise en charge par la sécurité sociale a augmenté continûment depuis 2012, comme le montrent les comptes de la santé : la prise en charge solidaire est passée de 77,2 % en 2011 à 78 % en 2014.
Dans le même temps, la part à la charge des ménages, après intervention de l’assurance maladie et des complémentaires, a diminué : elle est passée de 9,1 % en 2011 à 8,5 % en 2014. Cela représente un gain de pouvoir d’achat de plus de 1 milliard pour les ménages.
Ainsi, les franchises médicales ont été supprimées pour les 1,2 million d’assurés modestes bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé. Le gouvernement a instauré la prise en charge à 100 % de plusieurs actes (contraception pour les mineures, dépistage organisé du cancer du sein, interruption volontaire de grossesse). Il a permis un accès rapide aux nouveaux traitements contre l’hépatite C.
2) Les dépassements d’honoraires ont baissé depuis 2012 alors qu’ils avaient explosé depuis 15 ans : alors que le dépassement moyen était passé de 38 % en 2000 à 56 % en 2011, il est passé à 53 % en 2015. Cela tient à la détermination forte du gouvernement et à l’engagement d’un nombre croissant de professionnels dans les contrats d’accès aux soins qui, en échange de la modération des tarifs, permettent de mieux rembourser les patients. Un tiers des médecins de secteur 2 se sont engagés dans cette démarche.
3) La mise en place des contrats responsables a deux objectifs : mieux couvrir les dépenses de tous et éviter l’escalade des tarifs pratiqués par quelques-uns. Pour la première fois, les assurances complémentaires sont obligées de proposer une prise en charge minimale pour les lunettes par exemple, et de prendre en charge le forfait journalier hospitalier sans limite de durée. Avant la réforme 34 % des contrats ne prenaient en charge ce forfait que pour une durée limitée, laissant des coûts élevés à la charge des patients en cas de séjour long à l’hôpital.
4) Mieux prendre en charge, c’est aussi limiter l’escalade de certains tarifs. Trop souvent, des patients se voient demander le montant du remboursement de leur mutuelle par un professionnel qui ajuste ses tarifs en conséquence. Pour cette raison, il faut limiter les prises en charge complémentaires les plus élevées. Seulement 12% des assurés paient des dépassements allant au-delà des plafonds de remboursements encadrés, ce qui veut dire qu’ils payent des soins à des tarifs qui sont 2, 3 voire 4 fois ceux de l’assurance maladie. Seule une partie d’entre eux de toute façon bénéficiait avant la réforme d’une couverture complémentaire allant jusqu’à ces niveaux.
Le gouvernement a la volonté de protéger l’accès à la santé de tous, en améliorant la prise en charge par l’assurance maladie et en favorisant des tarifs raisonnables et adaptés. Le débat est clairement posé face à ceux qui veulent que ceux qui ont des revenus élevés soient mieux remboursés. Pour ce gouvernement, la justice passe par l’égal accès aux soins de tous.

vendredi 12 août 2016

Le 15 septembre manifestons contre la loi travail


Le 15 septembre, les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, FIDL...)  appellent à se mobiliser contre la loi El Khomri, pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Rappelons que le Conseil constitutionnel a validé la loi travail globalement, et que le Premier Ministre a assuré que les mesures d’application seront prises rapidement...




Pour l'ensemble des travailleurs (des secteurs publics et privés), des retraités, des étudiants, des lycéens, des privés d'emplois... ce sera l’occasion de marquer leur vive opposition  aux mesures qui pour la plupart ne sont pas acceptables. 
On ne peut pas prétexter lutter contre le chômage et favoriser les licenciements, on ne peut pas non plus accepter la possibilité de ne payer qu'à la hauteur de 10 % les heures supplémentaires qui auparavant étaient payées à 25 % ! etc etc
Nous pouvons amener l'abrogation de la loi travail, il faut un rapport de force conséquent, n'oublions pas que le contrat première embauche (CPE)  a été retirée devant l’ampleur de la contestation nationale, ceci démontre qu'une loi peut sauter il suffit de s'en donner les moyens.

PG


L’ARS Ile-de-France définit huit territoires de santé correspondant aux huit départements de la Région


L’ARS de la région Île-de-France a définit huit territoires de santé qui correspondent aux huit départements de la Région.

Le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a défini huit territoires de santé correspondant aux huit départements de la région : Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val de Marne, et Val d’Oise.

Cette redéfinition du paysage de la santé publique en Île-de-France est l’aboutissement de l’examen approfondi de plusieurs scénarii, et du recueil des avis de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, des Conseils généraux, du Préfet de la Région Ile-de-France, et des contributions de très nombreux partenaires et institutions régionales (Conseil régional, AP-HP…).
Cette nouvelle organisation doit permettre de mettre en œuvre au plus près des territoires les grandes priorités que l’Agence régionale de santé s’est fixées: l’amélioration de la qualité du système de santé francilien (de l’offre de soins sanitaire et médico-sociale aux activités de prévention), la réduction des inégalités de santé à l’intérieur de la région, et l’efficience des moyens consacrés à la santé.




mardi 9 août 2016

En Grèce, la santé est devenue un luxe


AUSTÉRITÉ: Il y a un an, Athènes obtenait de ses créanciers 80 Milliards d'euros d'aide en contrepartie de mesures de rigueur sans précédent. 

Les conséquences sur le système hospitalier 
ont été désastreuses.

En Grèce,il y a un avant et un après 13 juillet 2015. Ce jour-là, le pays, après s'y être pourtant opposé le 5 juillet par référendum, cédait finalement à ses créanciers, se résolvant à appliquer un énième plan d'austérité afin de pouvoir toucher une aide de 80 Milliards d'euros. Un plan de rigueur qui a impacté de nombreux services publics, dont les hôpitaux.
 Il y a un an, on a diagnostiqué à Sofia un cancer de l'estomac. Récemment, cette retraitée de 65 ans s'est rendue à Evangelismos, le plus grand hôpital d'Athènes, pour suivre l'évolution de la maladie.
Après une heure d'attente dans une salle bondée, une secrétaire l'informe que le scanner, usé, est en panne.
Un autre rendez-vous lui est proposé... trois mois plus tard, le temps de traiter les patients « plus atteints ». Sofia est dans l'impasse : « En clinique privée, l'examen me coûterait 500 euros. Je n'ai pas les moyens, ma pension retraite est de 750 euros par mois. Et je suis déjà obligée d'acheter très cher mon traitement en pharmacie car à l'hôpital les stocks sont épuisés. Tout le monde a peur de tomber malade. »
Et pour cause, l'hôpital d'Evangelismos est au bord de l'implosion. Depuis le début de la crise qui frappe le pays, son budget a diminué de moitié tandis que sa fréquentation a bondi de 25 %. L'établissement s'est converti au système D : en plus des chambres surchargées comptant jusqu'à six patients, les couloirs regorgent de brancards usés servant de lits. Les familles se voient parfois contraintes d'acheter draps, couches et compresses pour leurs malades.
 « On se croirait dans un pays du tiers-monde », juge Ilias Sioras, cardiologue et président de l'union des médecins d'Evangelismos. Dans son service, il n'a souvent d'autre choix que de priver certains patients d'examens basiques. « Nous faisons tout ce que nous pouvons, les médecins travaillent quatre-vingts heures par semaine pour un salaire dépassant péniblement les 1.500 euros. Et malgré cela, nous sommes impuissants, la santé est devenue un luxe... »
 Pour faire face à l'urgence sanitaire, une cinquantaine de cliniques sociales ont vu le jour, comme le dispensaire Kifa, au cœur de la capitale. Créé en 2012, le centre a des allures de grand appartement : deux cents mètres carrés organisés en cinq salles, pour les opérations basiques, les soins dentaires, les échographies. Le tout géré par des bénévoles. Pourtant, le service n'a rien à envier à Evangelismos. « Voici un nouvel appareil pour détecter les problèmes cardiaques, envoyé par les Allemands ! » montre fièrement Kostas Kokossis, un retraité qui administre les lieux. Le dispensaire bénéficie d'importants dons. « Des hôpitaux nous envoient des machines, des patients nous font parvenir des surplus de médicaments. »

Chaque semaine, le centre soigne plus d'une centaine de personnes, en partie dépourvues de couverture médicale, comme un quart des Grecs. Kostas Kokossis reçoit régulièrement des appels d'hôpitaux cherchant à se procurer des médicaments. « C'est le monde à l'envers, l'Etat en vient à compter sur nous. Nous ne devrions pas exister dans un pays occidental. Mais j'ai bien peur que nous ne soyons pas près de disparaître... »



Licenciement d'un représentant du personnel : Que vaut aujourd'hui l'inspection du travail face à l'autoritarisme gouvernemental ?


La ministre du travail Myriam El Khomri a validé ce lundi 8 août le licenciement d’un délégué syndical CGT d’Air France accusé d’être impliqué dans l’affaire dite de la « chemise arrachée ».
Le secrétaire général de la CGT, a estimé  « proprement scandaleux » que la ministre du Travail ait validé le licenciement d’un délégué du personnel d’Air France, y voyant une « attitude revancharde » du gouvernement après l'opposition des syndicats de salariés et d'étudiants contre la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL).
"La Vie Hospitalière" rappelle que l'’Inspection du travail, avait refusé en janvier le licenciement pour faute lourde du représentant du personnel. La direction  d'Air France a  formé un recours auprès du Ministère du Travail. Nous avons là la preuve que le politique outrepasse l'entendable, et, méprise les droits  des travailleurs (1), comme nous l'avons vu avec cette loi travail imposée à l'aide de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958.
Si les citoyens et citoyennes manifestent ce n'est pas pour le plaisir de fouler les pavés des rues (au risque de prendre des mauvais coups...), c'est que tout simplement la coupe est pleine, et, que nous allons droit vers une révolte du monde du travail contre une forme d'exploitation de la masse salariale de plus en plus légitimisée par des textes dits de lois, certes, mais de plus en plus scélérats !
Voilà par qui le peuple est représenté, et, il n'y a qu'à se pencher sur le monde de la santé pour voir aussi combien il est touché par des mesures qui visent à privilégier la rentabilité du service public hospitalier dont des pans entiers tombent entre les mains de profiteurs, la loi santé est là avec ses orientations insidieuses, ses fermetures de services, ses restructurations - facilitées  par les regroupements hospitaliers (GHT) imposés par la loi santé -  (sans parler des ventes du patrimoine public à des affairistes du monde immobilier notamment), la honte est bien là, on est bien loin de l'hôpital-hospice qui il y a encore quelque années venait au secours des plus déshérités, aujourd'hui c'est le grand n'importe quoi dicté par la transformation de l'hôpital public en établissement de santé (depuis la loi HPST notamment) avec des impératifs budgétaires très éloignés de l'intérêt général...
Quand l'on voit cette déchéance (plus ou moins programmée de notre système social et de la protection même de nos droits) on est effectivement en droit de se poser bien des questions... et quand une ministre casse la décision de l'inspection du travail, alors on ne peut qu'admettre que les preuves de la vilenie de certains représentants du gouvernement sont bien omniprésentes.
Pour ne pas conclure. 
PG

1) Pire : l'Inspection du Travail voit ses décisions remises en cause, alors où l'employé peut -il faire respecter ses droits ?

vendredi 5 août 2016

Décès d’un résident de l’EHPAD du Centre hospitalier André Rosemond à Cayenne


Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Agées et de l’Autonomie, ont appris avec une profonde tristesse le décès d’un résident de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Centre hospitalier André Rosemond de Cayenne, dans l’incendie de sa chambre mardi soir.
Les ministres adressent leurs plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Les personnes qui se trouvaient dans les chambres voisines ont été évacuées et relogées dans des chambres de l’EHPAD qui se trouvaient vacantes. Il n’y a pas eu d’autres personnes blessées par l’incendie, aussi bien parmi les résidents que parmi les personnels de l’établissement.
Les ministres expriment toute leur solidarité aux résidents, mais aussi aux équipes de l’EHPAD et du Centre hospitalier, profondément choqués par ce tragique accident. Une prise en charge psychologique a été mise en place immédiatement par les psychiatres du Centre hospitalier pour les résidents et leurs familles, ainsi que pour le personnel.
Afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’incendie, Marisol Touraine a demandé à l’Agence régionale de santé (ARS) de Guyane de mener une inspection sur place dans les plus brefs délais. Ses résultats seront rendus publics et la ministre prendra, sur cette base, les mesures qui s’imposent. 
La ministre veillera en outre à ce que tous les moyens soient mobilisés pour faire progresser l’enquête judiciaire ouverte à ce sujet.

"La Vie Hospitalière" adresse ses sincères condoléances à la famille du défunt et à ses proches.

Loi travail : Le Conseil Constitutionnel s'est prononcé ce jour


Le Conseil constitutionnel a censurées 5 mesures secondaires de la loi travail : 2 sur le fond consacrées au dialogue social dans les entreprises franchisées et aux locaux syndicaux, et  3 sur la forme, a-t-il annoncé ce jeudi 4 août.


La décision du Conseil Constitutionnel permet  "l’entrée en vigueur de ce texte qui vise à donner plus de place au dialogue social dans notre droit  du travail", selon un communiqué du Premier Ministre, qui souligne qu’aucune de ses dispositions les plus emblématiques a été déclarée contraire à la Constitution ...
Maintenant il reste à connaître quelles seront les retombées de cette loi, dans un temps probablement proche, pour les 3 fonctions publiques. En ce qui concerne la Fonction Publique Hospitalière (FPH) déjà bien malmenée (pertes d'effectifs, conditions de travail de plus en plus difficiles (etc) - la liste est longue - nous restons dubitatifs. 
Prétendre, de la part du gouvernement,  que cette loi sera bénéfique pour l'économie, nous laissent tout autant pensifs... ce n'est pas en réduisant les revenus des travailleurs que l'on permet une relance de l'économie, bien au contraire car les consommateurs potentiels se limitent dans leurs achats, par faute de moyens tout simplement, de fait l'augmentation des salaires, des retraites, des pensions... est la seule véritable orientation pour créer une véritable dynamique économique, tout le reste n'est que roupie de sansonnet.