"La Vie Hospitalière"

mercredi 6 avril 2016

Allons-nous vers une fermeture de lits et des pertes d'effectifs ?





Il nous faut aujourd'hui prendre de plus en plus conscience que des orientations dictées (ou plus exactement prétextées) par un souci d'économie budgétaire peuvent être de nature à redéfinir le nombre de lits des établissements de santé. 

Nul établissement est à l'abri de telles mesures, dictées par la rentabilisation des services publics (le ridicule ne tue plus), sans aucune justification réelle de toute évidence, l'intérêt général apparaît bien éloigné de certaines décisions qui peuvent être graves de conséquences dans le temps.
©  Le Figaro

Selon Le Figaro, du 31 mars 2016, la fermeture de 15.960 lits a été envisagée par le Ministère de la Santé !
Ce serait la poursuite d'orientations qui visent à favoriser de plus en plus  les hospitalisations à domicile... dites hospitalisations dictées par le pouvoir et qui en définitive sont loin d'être l'apanage.

Alors que la population augmente, que de plus en plus de personnes se retrouvent dans des situations difficiles tant au niveau de la précarité qu'au niveau de leur santé, et, qu'il est fait peu de cas des laissés pour compte dans un monde où le profit est le leitmotiv... c'est le temps du n'importe quoi qui laisse un goût amer pour ceux qui se posent encore des questions sur l'avenir de notre société de plus en plus malade pour ne pas écrire d'autres choses...

Si nous continuons dans cette vision, il sera  difficile de voir bien loin, tant l'avenir sera trouble... les établissements de santé risqueront de voir  une fermeture de lits imposée par le Ministère de la Santé ( via les ARS) pouvant par la force des choses entraîner la fermeture pure et simple d'unité de soins, d'autant que le regroupement dans le cadre d'un GHT peut favoriser cette éventualité !

 Où allons-nous ?

La question est tout autant posée tant la menace de subir des fermetures de lits pourrait être déterminées par on ne sait quel prétexte ?
C'est bien là tout le dilemne...

En considérant qu'il pourrait être envisagé la fermeture en moyenne de 10 % des lits (2) au niveau national (  toujours selon "Le Figaro" dans son édition du 31 mars ), il y a quand même de quoi s'interroger, étant en droit de penser qu'il n'y a pas de fumée sans feu...
Notre rôle est aussi d'alerter des dangers de telles orientations sur l'emploi alors que les demandeurs d'emplois sont de plus en plus nombreux, que la démographie augmente et avec elle encore plus de problèmes... la fermeture de lits serait en contradiction avec le bon sens, mais plus rien ne nous étonne aujourd'hui.

Que de contradictions effectivement !

Sachant que le Ministère de la Santé a démenti fermement le contenu de l'article du journal Le Figaro (il est vrai qu'en ce temps de tourmente ce dernier pouvait devenir explosif) :

"Il n'existe pas de plan de fermeture de lits, pas plus qu'il existe de plan de fermeture des sites d'urgences..."  et d'ajouter : "Il n'est pas pertinent de réaliser une cartographie avec des chiffres issus de documents de travail de l'administration datés et qui n'ont par ailleurs jamais été pris en compte dans le plan d'économies du gouvernement."
Le Ministère a rajouté : « contrairement à ce que prétend ce journal, il n'y a pas eu (et il n'y aura pas) de baisse d'effectifs. Au contraire, Depuis 2012, près de 30_.000 soignants et non soignants en plus ont été recrutés à l'hôpital. » (1)

La FHF intervient auprès du Ministère

Saisissant opportunément la balle au bond dans cette guerre des chiffres, la Fédération hospitalière de France a « pris acte » de l'absence de plan de fermeture de lits, y voyant une « évolution très significative par rapport au plan triennal de maîtrise des dépenses de santé et à ses objectifs ».
Mieux encore « la FHF attend aujourd'hui des pouvoirs publics qu'ils donnent des consignes fermes aux ARS afin que prennent fin les injonctions actuellement adressées aux établissements pour qu'ils procèdent à des fermetures de lits d'ici 2017 ».

Une façon d'accréditer la thèse d'un double discours ministériel entre les déclarations officielles apaisantes - sur les lits et les effectifs (2) - et les consignes internes de restructuration...

( À suivre de très près...)



1) Ce n'est pourtant pas le cas de l'AP-HP qui a perdus (en 4 ans) 2.353 postes statutaires.

2) Soyons attentifs toutefois, car en mars 2015, le magazine  Challenges avait jeté un pavé dans la mare en annonçant que le gouvernement tablait sur une maîtrise de la masse salariale de l'ordre de 860 millions d'euros à l'hôpital, soit l'équivalent de 22.000   postes  dans la Fonction publique hospitalière.








Manifestons contre la loi El Khomri le 9 avril !



Le projet de loi est maintenu...

Toutefois après la contestation des partenaires sociaux, le gouvernement a apporté plusieurs corrections au projet initial, supprimant certaines mesures et en modifiant d'autres, histoire de calmer le jeu probablement...

Au fait quelles sont les modifications apportées ?

• Garantie jeunes: le nouveau texte prévoit une généralisation de la garantie jeunes, qui deviendra un droit personnel et universel pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Le gouvernement souhaitait initialement atteindre 100.000 jeunes en garantie jeunes en 2017. Ce dispositif expérimental offre, pour une durée d'un an, un accompagnement renforcé, des périodes en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros. Pour nous, il n'est pas nécessaire d'inclure cette disposition dans une loi qui remet en cause certaines dispositions du Code du Travail.

• Formation : le nouveau projet prévoit de relever le plafond du compte personnel de formation (CPF) de 150 à 400 heures pour les salariés sans diplôme, ce qui leur permettra «d'accéder à un niveau supplémentaire de qualification tous les 10 ans», selon Manuel Valls. Le CPF, entré en vigueur en janvier 2015, n'est aujourd'hui accessible qu'aux salariés et demandeurs d'emploi du secteur privé.Même remarque de notre part, en fait ce sont des leurres.

• Modulation du temps de travail: elle pourra relever en partie de l'employeur sur deux mois alors que le texte initial ne prévoyait pas de limite.

• Le licenciement économique : la disposition prévoyant de limiter au seul champ hexagonal l'examen de l'opportunité de licenciements économiques serait maintenue mais le juge pourra vérifier que les multinationales n'organisent pas artificiellement leurs difficultés économiques sur le territoire français pour licencier. Les critères justifiant un licenciement économique restent les mêmes que dans le texte initial, notamment les quatre trimestres consécutifs de baisse du chiffre d'affaires et les deux trimestres consécutifs de perte d'exploitation...Rappelons qu'une baisse de chiffre d'affaires ne saurait être admise comme prétexte à un licenciement.

Et, quelles sont les mesures "abandonnées" ?

• Astreintes et forfait-jour (décompte du temps de travail en jours et non pas en heures): les dirigeants de petites et moyennes entreprises ne pourront pas appliquer le forfait-jour ou moduler les astreintes sans passer par un accord collectif, toutefois une négociation avec un représentant syndical ( mandaté par une organisation syndicale) pourra être envisagée  si il n'a a pas de représentation syndicale dans l'entreprise.
Pour les astreintes, le texte du projet de loi prévoyait qu'à défaut d'accord d'entreprise ou de branche, «le mode d'organisation» des astreintes et «leur compensation» seraient fixés par l'employeur après avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s'ils existent. Pour les forfaits-jour, le texte initial prévoyait l'application par l'employeur du forfait-jour de façon unilatérale pour les entreprises de moins de 50 salariés.

• Le plafonnement des dommages et intérêts accordés aux prud'hommes en cas de licenciement abusif:  Le barème prévu initialement devient indicatif...il sera fixé par décret et devrait être identique à celui de l'avant-projet de loi, qui prévoit des plafonds de 3 à 15 mois selon l'ancienneté du salarié, la souveraineté d’appréciation des juges a cette fois été respectée ce qui n'était pas le cas dans le projet initial.

Ceci écrit, un projet de loi qui remet en cause aussi gravement le Code du travail ne saurait être acceptable pour l’ensemble des salariés, des privés d’emploi, des étudiants, lycéens, et retraités !

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL  appellent donc à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 9 avril pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Bien évidemment nous soutenons ces actions.






Le mouvement “Nuit Debout Lyon” suit “l’effervescence parisienne"...


Jeudi dernier, ils étaient plus de 500 à la Croix-Rousse, mobilisés dans le cadre de l’initiative citoyenne “Nuit debout”. Ils sont déjà plus de 1.400 inscrits sur la page Facebook “Nuit debout Lyon” pour se rassembler ce mardi 5 avril place Mazagran dans le 7ème arrondissement.

Le mouvement initié à Paris prend de l’ampleur depuis le 31 mars et le début d’occupation constante de la place de la République. Cimentées autour de la contestation contre la loi El Khomri, ces mobilisations entendent apporter du renouveau dans le répertoire d’action du champ politique en France, en se calquant sur ce qui a été fait en Espagne avec le mouvement des Indignés ou aux États-Unis avec Occupy Wall Street. Pourtant, si le phénomène grandit à Paris, à Lyon, mis à part la soirée du 31 mars, la greffe ne prend pas encore.
“Il y a quelque chose qui s’est créé début mars”.

"À Paris, c’est énorme. Il y a plein de gens qui vont dans le même sens. Il y a une énergie incroyable. Il faut maintenant qu’il y ait ça à Lyon", s’enthousiasme Mark, le co-administrateur de la page Facebook “Nuit debout Lyon”. "Je vis à Paris, mais je suis souvent sur Lyon et j’ai voulu transporter ce que je vivais dans la capitale", raconte-t-il. Salarié syndiqué, il participe depuis le début aux assemblées générales à l’université de Tolbiac : "J’ai senti une effervescence là-bas. Il y a quelque chose qui s’est créé début mars. Une effervescence qui a abouti à une convergence des luttes entre travailleurs et jeunes."
À Lyon, Mark espère que le mouvement pourra se pérenniser dans le long terme en occupant une place. "Tout va dépendre de la mobilisation ici, mais aussi à Paris, explique-t-il. Paris conditionne le reste de la France." Ce mardi, l’occupation aura lieu place Mazagran, dans le 7 ème arrondissement...

...Pas de récupération, mais une volonté claire de rassembler le plus de monde possible, même les personnalités politiques, syndicales ou intellectuelles : "Tout le monde est le bienvenu, qu’il soit représentant politique ou personnalité. Mais il faut que chacun garde sa place."


Pour "La Vie Hospitalière" il est évident que le peuple avance dans le bon sens, le gouvernement optant pour des orientations de non sens pour le peuple, des orientations qui ne profitent qu'à des privilégiés, des corrompus, des voleurs, des truands, des canailles... qui tirent les ficelles pour leurs seuls profits... L'avenir est entre les mains de ceux qui serrent les poings !
Nous soutenons toutes les actions qui vont vers le respect de nos droits, de nos valeurs, dans la grande ligne du mouvement des indignés dont le nom avait été donné par les médias et inspiré du titre du manifeste Indignez-vous !, écrit par Stéphane Hessel.

Des militants syndicaux, et des hospitaliers sans blouses blanches ont participé à la prolongation de la manifestation à Paris, le 31 mars. "La Vie Hospitalière" voit là se concrétiser ce que nous avons toujours souhaité.
Car manifester sa colère, revendiquer avec force ne peut faire bouger les choses qu'en faisant des opérations pérennes (1)  sans encadrement dicté par le temps, nous avons déjà dénoncé le fait que les manifestations et leurs revendications fondaient, sur le pavé,  comme neige au soleil après 18 heures...
Les temps changent, et, c'est là une réalité que les "élites" devraient prendre en considération afin d'arrêter de se moquer du peuple.

Ce peuple qui aura le dermier mot de toutes les manières, et, quoi qu'ils fassent ces individus. L'histoire est là pour nous conforter et démontrer que nos valeurs ne sauraient être souillées sans retour d'une colère du peuple justifiée avec toutes ses conséquences.

1)  Rappelons-nous le mouvement des infirmières, devant le Ministère de la Santé, qui avait porté ses fruits. 

Grève au service des urgences du Val d'Ariège



Les agents du service des urgences du Centre hospitalier du Val d'Ariège (Chiva) ont entamée une grève depuis le 4 avril. 
Les revendications  portent sur une insuffisance d'effectifs. Depuis  des mois  les urgences sont saturées et  aucune solution a été envisagée afin de remédier au manque d'effectifs.


(À suivre)

mardi 5 avril 2016

7 avril Journée européenne contre la commercialisation de la santé et de la protection sociale


La commercialisation de la santé et de la protection sociale concerne tous les pays européens et au-delà. Partout, au niveau local ou national, des syndicats, organisations, alliances ou collectifs s’y opposent farouchement et portent des alternatives.

« Notre santé n’est pas à vendre :
Stop à la privatisation et à la commercialisation ! »
« Le libre-échange (TTIP & Co) menace notre santé ! »
« Ensemble - usagers, professionnels, citoyens –
mobilisons-nous ! »
La finance, l’industrie et les multinationales s’accaparent de la santé à travers de nombreux mécanismes, mais notamment :
 une diminution forte des moyens socialisés qui ne permet plus la satisfaction des besoins de base des populations ;
 une ouverture en force du « marché » aux acteurs privés (assurances, opérateurs des soins,…) et des logiques managériales dans les institutions publiques (sous-traitance, sélection des pathologies et des patients,…).
Les législations nationales et européennes (austérité, TSCG et gouvernance économique, marchés publics) ainsi que la politique commerciale de l’UE (TTIP, TISA, CETA et autres accords de libre-échange ) affaiblissent les systèmes de soins et font peser ainsi d’énormes menaces sur notre santé, sur les standards sanitaires, mais aussi sociaux, environnementaux, agricoles qui influencent directement notre santé.
Les conséquences de ces politiques européennes, nationales et globales sont notamment :
 la dégradation de la qualité des soins
 des obstacles (économiques, géographiques,...) à l’accès à la santé pour diverses catégories sociales
 la baisse des salaires et l’intensification du travail dans le secteur
 la dégradation des déterminants sociaux de la santé : pauvreté, éducation, pollution, etc...
Organisons dans chaque pays, région, ville, dans chaque institution, une activité autour du 7 avril pour dénoncer
cette commercialisation de notre santé !
Faites pendre un drap blanc sur chaque établissement des soins !
Sensibilisez la population et les professionnel de santé !
Coordonnons nos initiatives avec l’action prévue à Bruxelles au travers des réseaux sociaux : sebastian.franco chez sante-solidarite.be
Pour celles et ceux ne pouvant rejoindre des actions, nous proposons une action "draps blancs" consistant à pendre un drap à chaque fenêtre, prendre une photo et l’envoyer via les réseaux sociaux avec le hashtag #Health4All. Vous pouvez utiliser l’événement facebook pour poster vos photos ou m’envoyer plus de détails sur vos comptes facebook et/ou twitter.
A Bruxelles, une conférence européenne sur la commercialisation de la santé aura lieu à 11:00 avec des délégations de divers pays européens. En pièce jointe le programme de la conférence.
Avoir de l’information sur la commercialisation dans votre pays est important pour nous. Utilisez la feuille excel en pièce jointe pour nous la fournir.
Nous construisons un outil web pour montrer les effets de la commercialisation en Europe (plus d’infos bientôt).
Vous pouvez nous transmettre toute photo ou vidéo de vos action afin que nous les projetions lors de cet événement.
Utilisez le lien ci-dessous pour y coller des liens url concernant la commercialisation. Faisons connaitre cette réalité à travers nos réseaux. https://titanpad.com/8KvrHPSE2J
Pour toute autre information, contactez sebastian.franco chez sante-solidarite.be.
Merci de diffuser largement cet email !
La santé n’est pas à vendre ! Crions-le le 7 avril prochain !

lundi 4 avril 2016

Les personnels de l'AP-HP rejettent majoritairement le plan Hirsch


Le 29 mars, le Directeur général de l'AP-HP a représenté au CHS-CT Central son projet de réforme sur l’organisation du temps de travail qui vise à réduire la durée quotidienne de travail sans prendre en considération le temps nécessaire aux transmissions, par exemple, mais c'est aussi une atteinte aux jours de repos. 

Ce texte est la reprise intégrale de celui proposé initialement, projet que les agents avaient rejeté massivement lors des grèves et manifestations de mai et juin 2015.
Le but de ce projet est toujours d’adapter les effectifs et d’individualiser les horaires des personnels en fonction des pics d’activités des pôles et des services dont les conséquences seront désastreuses pour les patients et la vie de famille des personnels. Cerise sur le gâteau empoisonné : la journée « fête des mères », les jours « Forfait Protocole » seront supprimés etc etc

Les syndicats CFE-CGC, CFTC, FO, UNSA, USAP-CGT ... ont appellés les personnels à se rassembler le 29 mars à 10h devant le Siège de l’AP-HP, puis  à se réunir en Assemblée générale pour conduire des actions dans leurs établissements le lendemain, jour du Comité Technique d’Etablissement.

Le projet de Martin Hirsch se place bien évidemment dans la même logique que le projet de loi El Khomri visant le Code du travail,  avec pour objectif de substituer au Statut des droits individuels notamment au travers de l’instauration d’un Compte Personnel d’Activité (CPA) pour tous les salariés du privé et du public.

La sécurité des patients et la qualité de vie au travail des hospitaliers sont sacrifiés pour économiser 40 millions sur un budget APHP de 7,3 milliards !

Le plan Hirsch est toujours ni amendable, ni négociable !

samedi 2 avril 2016

POISON D’AVRIL POUR LES MARIONNETTES DU POUVOIR ?


Malgré la pluie des milliers de personnes se sont déplacées pour manifester le 31 mars contre la loi El Khomri, et nous avons constaté une colère grandissante, une colère qui devrait faire réfléchir les élus,  les représentants de çi  et de ça, de tout et de rien…c’est au pied du mur que l’on voit le maçon dit- on…
« Un élan populaire est en train de naître ! » c’est ce que déclare  le collectif  (né dans l’élan du film Merci patron !, de François Ruffin) .
Alors que la manifestation du 31 mars se terminait à l’appel des syndicats étudiants (UNEF…) et d'unions syndicales professionnelles  (CGT, FO, SOLIDAIRES…)  un nouveau rassemblement était prévu Place de la République à l’appel du mouvement citoyen « Convergence des luttes ».
Quoi qu’il en soit le peuple bouge, les citoyens et citoyennes en ont assez de supporter les conditions révoltantes (et c’est peu écrire) qui sont de plus en plus imposées aux travailleurs, aux chômeurs, aux retraités …l’avenir ce n’est pas ce qu’ils veulent nous préparer, l’avenir de notre pays se doit d’être synonyme  de réels progrès pour tous sans aucune exception .
Alors il ne faut pas s’étonner que des mouvements citoyens tels que  "Nuit Debout"  apparaissent, c’est la conséquence de la colère des citoyens et citoyennes qui constatent que réformes après réformes leurs droits et acquis sont insidieusement  altérés et même  supprimés pour ne laisser la place qu’à  un avenir  sans lendemains heureux, la précarité, la misère, l’insécurité etc etc  ce sont là des réalités à vivre, à supporter pour beaucoup de jeunes, de moins jeunes et de personnes âgées…

Cette mobilisation vise d’abord à rassembler et à libérer une parole citoyenne inaudible dans les cadres étriqués de la représentation politique traditionnelle, et bien évidemment syndicale, car il faut ajouter que certaines organisations syndicales ne représentent pas vraiment les intérêts des travailleurs dans la situation actuelle, ainsi la CFDT a préféré ne pas rentrer dans le jeu contestataire, mais il n’y a pas que ce syndicat bien évidemment, l’absence de certains est assez significatif sur une certaine tromperie intellectuelle... des guignols, en fait qui rejoignent bien d’autres marionnettes…et c'est peu écrire...

Le collectif  "Convergence des luttes" estime qu’il faut rassembler les étudiants, les salariés (du privé comme du public bien évidemment ), sans oublier les chômeurs et tous les autres , les laissés pour compte,  « Nuit Debout » est une initiative citoyenne qui apparaît complémentaire au mouvement syndical contestataire qui se profile depuis des jours et des jours, la colère gronde et il n’y a pas de fumée sans feu…


Si les manifestants réclamaient au départ le retrait de la loi El Khomri, de nombreux débats et des discussions sur différents sujets ont été abordés dès le début de la soirée : 35 heures, état d’urgence, politique étrangère ont fait partie des sujets abordés.
Des tentes ont été installées pour accueillir ceux qui comptaient passer une seconde nuit Place de la République, « Nuit Debout » a rassemblé bien des citoyens et citoyennes la nuit du 31 mars, et  l’action qui a été reconduite le 1er avril a démontré que le temps des marionnettes semblait révolu.

Vivre debout, dignement  et libre voilà en fait  pour « La Vie Hospitalière » notre conclusion.

vendredi 1 avril 2016

INDIGNATION DES REPRÉSENTANTS DES FAMILLES ET DU SYNDICAT CGT DE L’HÔPITAL DE NEMOURS

Le 22 mars, au Conseil de Vie Sociale (CVS) des deux EHPAD (Établissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) de l'hôpital de Nemours, de nombreuses familles des résidents ont exprimé leur incompréhension et leur indignation face à l'annonce de la fermeture de l'EHPAD Rocher Vert pour le 1er juillet 2016. Cette maison de retraite prend en charge 38 résidents grâce à 25 agents du personnel soignant, administratif… 
Le syndicat CGT du Centre Hospitalier de Nemours dénonce cette décision arbitraire de la Direction commune des 3 hôpitaux s'appuyant sur le prétexte qu'il manque des gériatres. Situation réelle mais qui perdure depuis 2 ans déjà… 

Pourquoi cette décision de fermeture des 38 lits d'EHPAD alors que le projet du nouvel EHPAD de 120 lits n'est toujours pas validé par le Conseil Départemental de Seine et Marne et l'ARS (Agence Régionale de Santé) d’Ile de France ! 

La direction n'a toujours pas communiqué aux familles où seront relogés les résidents, sachant qu'il y a aussi d'autres projets de fermetures d'EHPAD sur le territoire des trois hôpitaux... 
Cette grave décision aura des répercutions dramatiques sur les résidents et leurs familles : pertes totales de repères chez des personnes fragilisées par les troubles de démence (résidents atteints par la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées), éloignement du lieu de vie avec la famille (certains conjoints et enfants viennent tous les jours rendre visite à leur proche), augmentation du financement (EHPAD public : ~60€/j soit ~2.000€/mois, dans le privé au minimum : ~100€/j soit ~3.000€/mois). 
Les familles s'exprimaient avec colère : « je ne veux pas enterrer ma mère vivante », « c'est une honte, vous ne respectez pas les résidents, à qui ont doit tout », « vous êtes inhumains car les résidents ne peuvent pas être délocalisés », « on ne peut pas séparer les résidents et les personnels qui ont tissé des liens très fort depuis des années, c’est leur seconde famille et ils se considèrent chez eux à l’EHPAD Rocher Vert ! », « nous nous opposerons à cette fermeture jusqu'au bout ! »
Les représentants des familles, scandalisés par cette décision brutale, exigent une réunion en urgence informant officiellement toutes les familles avec la présence du directeur de la Direction commune, le représentant de l'ARS et du Conseil Départemental et la présidente du Conseil de Surveillance, Madame la Députée-Maire de Nemours. 
Les représentants des familles vont également saisir les juges des tutelles concernés par les résidents ayant le statut de personnes majeures protégées sur le non-respect de la réglementation par la Direction communes et vont informer de cette situation l'association France Alzheimer. Le syndicat CGT, attaché à la défense des personnels, des services, des résidents, dénoncera dans les instances de l'hôpital de Nemours la politique de la Direction commune des 3 hôpitaux qui remet déjà en cause le projet d'établissement en renonçant à la prise en charge complète de la personne âgée sur la filière gériatrique. 

La Direction projette sur l'Hôpital de Nemours la fermeture de l'EHPAD Rocher Vert au 1er juillet 2016, de l’ULSD (Unité de Soin de Long Séjour) en 2017 et des 11 lits de Court Séjour Gériatrie (CSG) au 2ème semestre 2016…

À qui profite cette diminution de l'offre de soins publics gériatriques ?...Au Privé avec la construction de l'EHPAD privé de 120 lits à Saint Pierre les Nemours pour les personnes âgées de Paris. 

 C'est le résultat de la politique de l'ARS Ile de France qui est en train de fermer de nombreux hôpitaux et services gériatriques à Paris et ses envions au profit des cliniques lucratives ! 

Le Centre hospitalier de Nemours est quant à lui inscrit dans un projet de fusion ...

Elles ne s'en cachent pas : les personnes âgées sont de « l’or gris pour nous ! ». Mais où vont aller les personnes âgées ayant vécu toute leur vie à Nemours ou ses environs ? 

Le syndicat CGT s'unit aux Familles pour demander le maintien du service de l’EHPAD Rocher Vert sur l’Hôpital de Nemours en attendant la fin de la construction du nouvel EHPAD public de 120 places sur la localité de Nemours. 

Il s’oppose à tout transfert de personnel ! La CGT demande également l’embauche en urgence de deux gériatres pour permettre la prise en charge médicale de qualité des personnes âgée dans les 4 services de gériatrie de l’Hôpital de Nemours. 

Monsieur MERLAUD Michel Président du Conseil de Vie Social 
Madame HAGEN Marie Vice- présidente du Conseil de Vie Social 
Madame FAURY Stéphanie Secrétaire générale du syndicat CGT CH Nemours.

"Action Praticiens Hôpital" contre la loi portant réforme du Code du travail


Même si l’hôpital public et ses praticiens hospitaliers ne sont pas pour l’instant directement touchés par cette réforme, nous ne pouvons rester sans réagir à cette atteinte au dialogue social (les syndicats ayant découvert son contenu en dehors des concertations en cours par ailleurs) et cette atteinte aux règles protectrices déjà bien dégradées pour des salariés de plus en plus souvent précarisés.

Ces salariés, ce sont nos conjoints, nos enfants, nos parents.

Mais nous devons aussi alerter nos collègues sur les dangers à très court terme sur nos conditions d’exercice : en 2003, il a fallu un an pour que la Loi sur le temps de travail nous soit transposée, sortant les médecins de cette zone de non droit où nous étions, et nous faisant bénéficier de la limitation du temps de travail via RTT et CET, et dans la foulée du repos de sécurité et de la limitation (même théorique !) du temps de travail à 48 heures hebdomadaires.

Combien de temps faudra-t-il pour que la nouvelle réglementation nous soit transposée avec prééminence des accords locaux sur la règle nationale ?  
Si pour les salariés l’accord d’entreprise primera sur l’accord de branche pour déroger aux réglementations, le risque est qu’au sein de chaque établissement, ou mieux de chaque GHT, on va pouvoir nous imposer par « règlement intérieur » des règles de travail et d’organisation que nous ne pourrons pas refuser faute de représentation syndicale locale.

Pourraient nous toucher assez rapidement si cette loi passe :

    * La transformation de la « durée maximale » en « durée normale » selon les conditions locales
    * L’instauration d’un régime d’équivalence de période « d’inaction » dans le temps de travail effectif, totalement inacceptable.
    * L’instauration d’un forfait jour (nos demi-journées) sans limite de durée maximale de travail ni quotidienne ni hebdomadaire, sans garantie de repos compensateur, jusqu’à 218 jours par an (208 actuellement).
    * La fragilisation de la médecine du travail.

Les deux intersyndicales AH et la CPH ont donc décidé de rejoindre l’intersyndicale très large constituée contre ce projet de loi.

Nous appelons donc tous nos collègues à rejoindre ce mouvement et à participer à toutes les actions engagées.

(Communiqué de presse)

mardi 29 mars 2016

Le projet de loi El Khomri, quelle c....... !



Un projet de loi qui est extrêmement grave car il remet en cause le droit du travail. 
Pour la grande majorité des organisations syndicales (1) il n'est pas question que cette loi passe. Ils veulent que la journée d'action nationale batte un record de participation. Et les premiers échos semblent leur donner raison.
Ce que cette loi veut changer, notamment,  c'est que ce seront les accords d'entreprises qui seront dominants sur le Code du travail, ainsi les entreprises pourront licencier plus facilement mais embaucheront-ils aussi plus facilement ?... 

Les fonctionnaires viennent de gagner une augmentation de leurs traitements de 1,2 % en deux fois 0,6 % (applicable en juillet et en  février, pour rappel), mais pour "La Vie Hospitalière" ce n'est qu'une augmentation de 0,6 % pour 2016 ! Il faut prendre en considération qu'après six années de glaciation  les émoluments vont enfin connaître un léger dégel... pas de quoi réchauffer la consommation des ménages, des broutilles qui feront que notre économie en supportera encore les effets néfastes d'autant qu'en février 2017, les hausses des prélèvements sociaux vont quasiment annuler l'effet "positif" de l'augmentation de 0,6 %.
La précarisation des emplois est une  situation qui pourrait encore se dégrader, par exemple dans l'éducation, avec la réforme des collèges. Dans la santé il y a aussi bien des menaces qui ne seront pas favorable à l'emploi en général, notamment les projets de Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) dont certains vont résolument vers la fusion d'hôpitaux entraînant des doublons en effectfs et tout autant la fermeture de services jugés peu rentables...nous sommes dans des orientations qui ne favorisent plus l'humain mais qui bien au contraire le déshumanise, la perte progressive des ses droits  est un signe qui laisse penser que notre société perd insidieusement ses valeurs.
Tous les ingrédients sont là pour entraîner une exploitation des hommes, des femmes et des enfants (60 heures de travail seraient autorisées pour les apprentis, par semane ?...), le paiement des heures supplémentaires qui pourraient passer de 25 à 10 %...pourtant toute peine mérite salaire, un salaire équitable est de mise. 
Mais encore :  
La modulation du temps de travail.
L’appréciation pour l'entreprise des difficultés pouvant un cas de licenciement économique …rappelons que la baisse du chiffre d'affaire annuel d'une société n'est pas considéré comme un motif valable légalement.
On rétrograde de plus en plus et c'est purement honteux !
Il est donc évident et de plus en plus vital pour les salariés de  défendre leurs acquis sociaux issus de longues luttes.
À noter l'absence de la CFDT (au niveau national), ainsi que de l'UNSA qui considèrent que tout va pour le mieux en quelque sorte, certes, pour les représentants des bureaux nationaux certainement, ils ont pas de problèmes c'est évident, de plus en plus...mais plus l'on monte une échelle et plus l'on risque de se faire très mal en tombant...

PG


1) CFTC, CGT, FGAF, FO,  FSU,  SOLIDAIRES, UNSA (certaines catégories de professions seulement)...

jeudi 24 mars 2016

L'ANCHL PROPOSE UNE NOUVELLE FORMULE DANS LE DÉCRET DES GHT


À la lecture des textes, l'ANCHL propose d'ajouter cette formulation dans le projet de Décret relatif aux Groupements Hospitaliers de Territoire :

" Le directeur général de l’agence régionale de santé propose conformément à l’article. L. 6132-1. – I, aux établissements dont le fonctionnement médical est assuré par des médecins libéraux et/ou dont l’activité principale est médicosociale d’être associé au groupement hospitalier de territoire. Cette association est traduite dans le projet médical partagé du groupement hospitalier de territoire ainsi que dans une convention d’association entre l’établissement support du groupement hospitalier de territoire et le centre hospitalier concerné. »

Pour en savoir plus  (rapport de fin de mission)




Dispositifs médicaux: de nouvelles mesures pour encourager l'innovation


La ministre Marisol Touraine  a présenté devant le Conseil d’administation du Syndicat national de l’industrie des technologies médicales de nouvelles mesures pour encourager de développement de dispositifs médicaux innovants. 

Ces mesures s’inscrivent dans la dynamique engagée par la loi de modernisation de notre système de santé pour simplifier les procédures d’autorisation s’appliquant aux dispositifs médicaux, dans le respect de la sécurité des patients. 

Elles répondent aux préoccupations des industriels du secteur :

- Renforcement des effectifs du Comité économique des produits de santé (1) pour accélérer les délais de traitement des dossiers.
- Mise en place d’un dispositif financier associé aux fonds de modernisation des établissements publics de santé afin de financer l’acquisition d’équipements innovants onéreux dans les hôpitaux.

Marisol Touraine a annoncé en outre l’élargissement du périmètre des expérimentations de télémédecine aux actes de télécardiologie.




mercredi 23 mars 2016

JE SUIS BRUXELLES IK BEN BRUSSEL



(Article en cours)

mardi 22 mars 2016

La Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires participera à la journée d'action du 31 mars

Bien que les 12 syndicats de fonctionnaires qui la composent ne soient pas directement impactés par la réforme du Code du Travail, la FGAF se félicite du succès de la première journée d’action du 9 mars dernier contre la loi El Khomri. 

En effet, ce projet de loi, marqué une fois de plus par une tentative de passage en force de la part du gouvernement, est symptomatique de la totale absence de dialogue social que connaît aujourd’hui notre pays et du mépris manifeste du régime en place à l’égard des citoyens et des syndicats qui les représentent. 
Dans la fonction publique cette surdité gouvernementale se traduit en particulier par des accords PPCR qui n’accordent qu’une obole aux fonctionnaires, par une loi Touraine qui dénature la fonction publique hospitalière ou, au sein de l’Education nationale, par la mise en place d’une réforme des collèges rejetée par la grande majorité des personnels. 

C’est pourquoi, afin de manifester leur profond mécontentement contre un gouvernement qui méprise les fonctionnaires, la FGAF appellera partout en France à soutenir par la grève et la manifestation le mouvement social interprofessionnel du 31 mars prochain. 

 ( Communiqué FGAF )

Conférence de haut niveau sur la sécurité sanitaire internationale à Lyon les 22 et 23 mars


« Solutions pour contribuer au renforcement des capacités des pays dans le cadre du RSI (2005) »
Avec la présence de François Hollande, Président de la République et de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé.
Les 22 et 23 mars à Lyon , la France accueille une conférence de haut niveau sur la sécurité sanitaire internationale co-organisée avec la Commission européenne et placée sous le patronage de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Présidence néerlandaise de l'Union Européenne.
Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, interviendra également dans le cadre de cette conférence, mercredi 23 mars à 14h00.
Conçu pour assurer et améliorer la capacité des États pour prévenir, détecter, évaluer, alerter, et répondre aux menaces pour la santé publique, le Règlement sanitaire international (2005) est la pierre angulaire de la sécurité sanitaire internationale. Cependant, après 10 ans de mise en œuvre, le RSI est aujourd’hui mis à l’épreuve de la réalité. H1N1, H7N9, H5N1, Mers-COV, fièvre de Lassa, choléra, fièvre jaune, Ebola, Zika : la diversité et la fréquence croissantes des événements graves, infectieux ou autres, invitent à consolider sa mise en œuvre, en particulier en renforçant les capacités fondamentales des Etats.
Des partenaires du monde entier se retrouveront à Lyon pour partager leurs points de vue et leurs idées sur la manière d’améliorer la sécurité sanitaire mondiale. Au moment où l’OMS travaille à adapter sa structure aux défis posés par les urgences sanitaires, il est en effet essentiel de développer une approche et des outils communs permettant d’accélérer la mise en œuvre du RSI.
La conférence se veut une contribution aux réflexions pour l’accélération de la mise en œuvre du RSI (2005) notamment dans la perspective de la 69ème Assemblée Mondiale de la Santé en mai 2016, et dans les domaines d’action suivants :
Encourager une mise en œuvre intersectorielle du RSI (2005) ;
Promouvoir une approche intégrée entre le RSI et le renforcement des systèmes de santé ;
Promouvoir une approche « one health », pour des programmes à l’interface entre santé humaine et santé animale, à travers des programmes communs entre OMS et OIE ;
Renforcer la coopération entre les organisations et les initiatives impliquées dans la mise en œuvre du RSI ;
Accélérer le développement de professionnels de santé compétents, et en particulier, renforcer les capacités des points focaux nationaux ;
Améliorer la diversité, la quantité et la qualité des formations pour le renforcement et l’évaluation des capacités en favorisant des méthodes innovantes (exercices de simulation, revues après action, revues par les pairs, travail conjoint entre plusieurs pays, plateformes « e-learning », technologie virtuelle) ;
Présenter les quatre composantes du cadre de suivi et d’évaluation du RSI, et en particulier l’évaluation externe conjointe de l’OMS et ses liens avec les activités d’autres organisations (OIE, FAO, ECDC…) ;
Renforcer la gouvernance du RSI et le rôle des Etats et des régions.
Les 22 et 23 mars 2016
au Centre de Congrès de Lyon
50 Quai Charles de Gaulle
69463 Lyon
Le Président de la République clôturera cette conférence, mercredi 23 mars 2016 à 15h30.


dimanche 20 mars 2016

Québec : Le titre d’emploi CEPIA est créé, pour les infirmières auxiliaires


Les représentantes de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec ( FIQ ) ont signé le 16 mars, avec le Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux (CPNSSS), une entente pour la création du titre d’emploi de candidate à l’exercice de la profession d’infirmière auxiliaire (CEPIA).
Il s’agit d’un gain important obtenu par la FIQ lors de la dernière négociation et mis en œuvre avant même la ratification de la nouvelle convention collective.
Les titulaires d’un diplôme d’infirmière auxiliaire pourront exercer leur profession dans l’attente de l’obtention de leur permis de pratique par l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec (OIIAQ). Cela permettra de corriger une situation inadmissible qui empêchait les diplômées de travailler dans le réseau et de les mettre à profit pour le bien-être des patients.
La FIQ est la première organisation syndicale à signer cette entente. Celle-ci entrera en vigueur au plus tard quinze jours suivant sa signature par l’ensemble des organisations syndicales représentant la catégorie du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires.

samedi 19 mars 2016

Revalorisation du point d’indice de 0,6 % pour cette année : une bonne nouvelle pour tous les agents des trois Fonctions publiques...sans plus...


Le principe d’un rendez-vous annuel afin d'assurer, au moins, le maintien du pouvoir d’achat en fonction de l’inflation a été retenu (ouf)...
Quant à la hausse de la valeur du point d’indice elle se réalisera toutefois en 2 fois : 0,6 % au 1er juillet 2016 et 0,6 % au 1er février 2017...ce qui sous-entend qu'il n'y aura pas de réévaluation en 2017 ?...Ils se moquent vraiment des fonctionnaires ces politiques et quand l'on pense que certains syndicats acceptent cette situation, il y a de quoi mourir de rire !
En clair l'augmentation du point d'indice pour 2016 est de toute évidence que de 0,6 % ...et en 2017 elle le sera d'autant, c'est ce qui s'appelle faire d'une pierre deux coups (sic bien évidemment)...

"La Vie Hospitalière" rappelle que depuis 2010  le gel du point d’indice a été de nature à faire perdre un pouvoir d'achat relativement important aux fonctionnaires. 
Les plus petits traitements ont supportés les aléas d'une  vie de plus en plus chère, une décison injuste et incohérente de la part des gouvernements successif car entraînant une baisse de la consommation et de ce fait contribuant à la perte du dynamisme de notre économie (comprenne qui veut)...


La reconnaissance du travail des agents publics doit être effective et pérenne, ces 1,2 % d'augmentation du point d'indice ne doivent pas faire oublier ce que les agents ont perdu en argent depuis 5 années de gel...
Le coût de cette augmentation sera  d’environ 1,2 milliards d’euros en 2016 et autant en 201.Une dépense qui au moins sera bénéfique pour l'économie, même si nos politiques ne prennent pas en considération les retombées positives des augmentations de traitement, de salaires qui entraînent  aussi la création d'emplois...
Les mesures restrictives tuent l'économie.
Ceci écrit, n'oublions pas la fameuse loi Travail qui tente notamment  de réformer le Code du Travail... il y en a assez de toutes ces manoeuvres qui visent à déréguler  le marché de l'emploi entraînant encore plus de précarité notamment, et ce sont toujours les plus pauvres, les plus jeunes, et, tout autant les seniors qui supportent les impacts de ces mesures inconsidérées.
La France souffre, en effet, de toutes ces "mesures réformatrices" qui ne profitent pas vraiment aux salariés bien qu'il est prétexté le contraire...

Ouvrons les yeux sur l'avenir...(pas n’importe lequel) celui du progrès social dicté par l’intérêt général.