"La Vie Hospitalière"

jeudi 16 mai 2013

L'ONI a été débouté de sa plainte contre le syndicat infirmier RESILIENCE


L'Ordre  qui demandait 42.000 euros (rien que ça...)  sera en droit de percevoir  1 euro, ce qui est purement symbolique à titre de dommages et intérêts, .

L'Ordre qui a déjà bien des problèmes financiers, n'a pas hésité toutefois à dépenser ( frais d'avocat et bien d'autres... ) pour tenter de faire taire un syndicat infirmier très actif contre l'ONI.

Il faut reconnaître que l'ONI est inutile pour les IDE, et le fait de payer pour pouvoir exercer est un principe qui est difficile à admettre.

A noter que le syndicat RESILIENCE a de son côté déposé une plainte, il y a quelque jours,  auprès du procureur de la République de Lyon pour usurpation de la qualité professionnelle d’infirmière (puni d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende), suite au fait que  le secrétaire général du conseil départemental du Rhône a essayé de faire adhérer au syndicat RESILIENCE une institutrice à la retraite (la mère même du susdit secrétaire général de l'Ordre départemental selon RESILIENCE) et ceci afin de pouvoir accéder à des informations disponibles seulement dans l’espace réservée sur le site de RESILIENCE à ses membres !

D'autres nouvelles sont diffusées sur le site du Syndicat RESILIENCE, ainsi que sur le site d'ACTUS SOINS et bien d'autres...il suffit de se donner la peine de chercher les informations sur l'Internet pour entrevoir que bien des choses méritent d'être approfondies, il est temps d'y voir plus clair et ceci dans l'intérêt général.

"La Vie Hospitalière"  qui a soutenu le syndicat RESILIENCE et surtout son représentant (Hugues Dechilly) estime que le gouvernement devrait prendre des décisions rapidement au sujet de l'ONI afin de mettre un terme à des situations très discutables, notons aussi que les cumuls d'activités (lucratives)...sont comme les cumuls de mandats politiques toujours dans "les bons usages"...

Il est grand temps d' aller plus loin que les mots pour mettre un terme à certains maux...à ces vices qui pourrissent notre société toute entière et ce n'est pas rien car la persévérance dans tout ce qu'il y a de mauvais commence à avoir une odeur de plus en plus désagréable.



(A suivre)

mercredi 15 mai 2013

Compétitivité et santé au travail riment très mal !


Alors que le Parlement examine le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi, "Santé & Travail"  a mené l'enquête sur un premier bilan des accords compétitivité-emploi concernant les conditions de travail.



Attention, danger…(pour lire la suite)

"La Vie Hospitalière" vous recommande cette revue, au fait une chanson connue rappelle que "le travail c'est la santé"...mais aussi que "rien faire c'est la conserver"... serait-ce aujourd'hui une réalité ?


lundi 13 mai 2013

Coronavirus où en sommes-nous?

Coronavirus:  la transmission d'homme à homme s'est confirmée en France...

Un deuxième cas d'infection par le nouveau coronavirus a été annoncé dans la nuit en France, chez le voisin de chambre du premier malade, confirmant une transmission d'homme à homme rare mais possible du virus.

Le ministère de la santé a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche que l'homme qui avait partagé pendant trois jours, du 27 au 29 avril, la chambre du malade à l'hôpital de Valenciennes, alors que la pathologie respiratoire n'était pas encore connue, avait bien été contaminé par le coronavirus (NCov).

Pour ce patient et nouveau cas, qui est actuellement hospitalisé et isolé en service d'infectiologie au CHRU de Lille, les résultats positifs viennent d'être confirmés, indiquait le communiqué du ministère.

Ce patient continue de se voir administrer de manière assez agressive des antibiotiques, selon le professeur Benoît Guéry, du service d'infectiologie du CHRU de Lille.

En revanche, pour l'autre cas qui restait suspect, un jeune homme, membre de la famille du malade, resté chez lui, les résultats sont négatifs.

Une enquête épidémiologique avait été lancée à la suite de la confirmation, le 7 mai, du premier cas d'infection par ce virus proche du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) chez un malade de 65 ans ayant voyagé à Dubaï et hospitalisé à son retour au centre hospitalier de Valenciennes, puis à Douai et enfin au CHRU de Lille, où il se trouve actuellement en réanimation.

124 personnes au total avaient été identifiées pour des investigations. Cette enquête va désormais être étendue aux personnes ayant été en contact avec ce nouveau cas d'infection, précise le ministère, qui promet de communiquer toute nouvelle information.

Par ailleurs, trois membres du personnel soignant - un médecin de Valenciennes, deux membres du centre hospitalier de Douai -, dont le cas avait suscité de l'inquiétude, étaient quant à elles hors de danger et avaient pu rentrer chez elles.

L'état de santé du premier malade était qualifié samedi de stable mais sérieux par le professeur Daniel Mathieu, à la tête du service de réanimation.

Le malade, qui a besoin d'une assistance respiratoire, s'était présenté le 23 avril au centre hospitalier de Valenciennes (Nord), où il était suivi pour une maladie chronique, et présentait alors des troubles digestifs, ce qui explique qu'il n'ait pas été isolé.

Le service de réanimation étant complet, il avait ensuite été transféré le 29 avril au centre hospitalier de Douai (Nord), où des troubles respiratoires avaient été constatés.

Les résultats publiés dans la nuit confirment la possible transmission d'homme à homme du nouveau coronavirus, déjà mise à jour en Grande-Bretagne.

Un Britannique tombé malade après avoir séjourné au Pakistan puis en Arabie Saoudite, principal foyer suspecté pour le nCoV, avait en effet contaminé à son retour en Grande-Bretagne deux autres personnes sur 103 contacts proches identifiés.

Il s'agissait de deux proches, dont un a développé une forme très atténuée de la maladie, généralement caractérisée par de la fièvre, de la toux, un essoufflement et une difficulté à respirer.

Une équipe de recherche spécialisée de l'agence sanitaire britannique Health Protection Agency (HPA) a jugé d'après ce cas qu'il y avait une preuve d'une transmission limitée de personne à personne.

Avant ces cas britanniques, deux autres foyers avaient été comptabilisés, l'un dans un hôpital en Jordanie et un autre dans une famille en Arabie saoudite, mais sans évidence claire de transmission de personne à personne, selon le HPA.

Selon le professeur Yasdan Yasdanpanah, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat, à Paris, interrogé avant les résultats, le fait qu'il y ait transmission d'homme à homme n'est ni totalement inattendu ni complètement alarmant.

D'autant que lorsqu'il y a contamination, le deuxième cas semble moins virulent. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), bien que constatant qu'il n'y avait pour l'heure aucun signe de transmission soutenue du coronavirus, a toutefois décidé d'envoyer une mission en Arabie Saoudite.

La ministre de la Santé, Madame Marisol Touraine,  a annoncé la mise en place d'un système d'information dans les aéroports internationaux pour les voyageurs à destination de la péninsule arabique. Un tract, dont le message a été élaboré par les ministères des Affaires étrangères et de la Santé, sera distribué aux comptoirs des compagnies aériennes. Il est notamment recommandé de prendre des mesures de précaution, comme de se laver les mains régulièrement, mais aussi et surtout d'éviter tout contact avec des animaux.

Au total, 34 cas confirmés dans le monde de ce nouveau virus ont été notifiés à l'OMS depuis septembre 2012 et 18 personnes en sont mortes, dont 11 en Arabie Saoudite.








Sources AFP / HPA/ OMC/ Ministère de la Santé














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34 cas identifiés dans le monde au 12 mai 2013.
18 décès constatés au niveau mondial.
En France deux cas sont recensés.












(Dossier  ouvert depuis le 2 mai  par "La Vie Hospitalière" et archivé temporairement sur site)


jeudi 9 mai 2013

Un français atteint par le Coronavirus est hospitalisé au CHU de Lille


La première personne atteinte  d'une infection respiratoire aiguë sévère (SRAS) par un nouveau virus et qui avait  été hospitalisé le 23 avril à Valenciennes, puis  à Douai le 29 avril, où il était en réanimation, a été transféré ce jour (vers 1 heures 30 du matin ) au CHU de Lille.

Centre hospitalier de Douai

Un numéro vert, le 0800 13 00 00, a été ouvert afin que les Français trouvent des réponses à leurs questions, a indiqué de son côté la ministre de la Santé Marisol Touraine.

"Ma ligne de conduite est claire: surveillance, transparence, information"
..."Il s'agit d'un cas importé, unique, qui nécessite des mesures de précaution préconisées par les autorités internationales",  a-t-elle ajouté.

Les coronavirus sont une vaste famille de virus susceptibles de provoquer un large éventail de maladies chez l'homme, qui vont du rhume banal jusqu'au SRAS.

Le nouveau coronavirus - nCoV dans le jargon médical - a été détecté pour la première fois à la mi-2012. Il s'agit d'une souche particulière qui n'avait encore jamais été identifiée chez l'homme.

Avant l'annonce de ce malade en France, des cas d'infection avaient été détectés en Arabie saoudite, en Jordanie, au Royaume-Uni et en Allemagne.

Au total, 30 cas confirmés dans le monde ont été notifiés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis septembre 2012 et 18 personnes sont décédées après avoir contracté ce virus, dont 11 en Arabie saoudite.

"La Vie Hospitalière" rappelle que le SRAS avait fait en 2002-2003 au niveau mondial 646 victimes sur 8346 personnes atteintes. En France 6 cas de SRAS avaient été recensés toutefois aucune victime officiellement était à déplorer.


(Sources : OMS - AFP - "Le Parisien Libéré")

mardi 7 mai 2013

"Les Salons de la Santé et de l'Autonomie" à Paris pendant 3 jours

"Les Salons de la Santé et de l'Autonomie" se tiendront les 28, 29 et 30 mai 2013.
C'est là  une grande occasion  pour la santé et tous ses acteurs.
Organisés par la Fédération Hospitalière de France (FHF) ces journées font date, pour plus d'informations.

HopitalExpo, HitParis et GerontExpo/HandicapExpo, 3 salons leaders de l’univers de la santé et de l’autonomie ont désormais lieu à la même date, au sein d’un grand rendez-vous annuel : les salons de la sante et de l’autonomie. 


HôpitalExpo : le rendez-vous indispensable des industriels et professionnels de la santé

De la gestion des urgences à la rationalisation des achats en hôpital public, de la capacité d’hospitalisation de recours à la re-habilitation en HQE d’un établissement de soins, HopitalExpo a pour vocation d’être le point de convergence annuel de tous les acteurs hospitaliers, et plus largement de tous les acteurs des établissements de santé, qu’ils soient de la sphère publique, associative ou privée.



HitParis : 3 jours connectés, décisifs pour l’avenir de la santé

Demain la Carte Vitale regroupera-t-elle tout le dossier médical d’un patient ? Les robots seront-ils les derniers chirurgiens ? La télésanté sera-t-elle généralisée ? La dématérialisation (le zéro papier) peut-elle devenir la règle dans les hôpitaux ? Solutions innovantes 2013 dédiées aux établissements de santé, e-santé, télésurveillance, progiciels, e-mobile, sécurité, cloud ?
Des réponses sur le salon et le Congrès HitParis.


GerontExpo/HandicapExpo : toutes les solutions pour accompagner la perte d’autonomie


La prise en charge de la perte d’autonomie s’affirme de plus en plus comme un sujet sociétal, politique et moral majeur. GerontExpo/HandicapExpo est le moment attendu pour faire le point sur les équipements, produits et services destinés à répondre aux attentes et besoins des personnes handicapées, du personnel et des aidants.
Tout ce qui se passe, tout ce qui s’invente est là !

Des salons à ne pas manquer.

lundi 6 mai 2013

1er Championnat de France 2013 des aides-soignants


Un championnat de France des aides-soignants...

C'est une idée de la société  d'intérim "Appel Médical"...
Une épreuve de sélection désignera 3 professionnels dans 10 villes françaises étapes. Ces 30 présélectionnés réaliseront une copie, sur un thème et ceci pendant une heure, qui sera ensuite corrigée par les enseignants de l'Institut de formation des aides-soignants Bordeaux Nord Aquitaine
(IFAS)...

Lien pour consulter la page relative à l'inscription en ligne, voire s'inscrire pour les aides-soignants et aides-soignantes qui tenteraient l'aventure...

"La Vie Hospitalière" toutefois met en garde les éventuels participants sur le fait que trop de renseignements sont donnés via l'Internet (numéro de téléphone, adresse complète...) et que ces données peuvent être utilisées pour la constitution d'un fichier professionnel spécifique, voire même d'être détournées par des tiers par piratage desdites données...
Une inscription en ligne peut très bien se réaliser sans pour autant demander tous ces renseignements en ligne, d'autant que ces informations ne sont pas traduites sous un protocole de communication donnant une garantie de sécurité dans la transmission même.
Ceci écrit la société "Appel Médical" organise cette opération du 13 mai au 14 juin 2013 sous le titre : « 1er Championnat de France 2013 des aides-soignants »...et les résultats devraient être donnés dans le courant du mois de juin.
Vous pouvez nous envoyer vos impressions et remarques directement à "La Vie Hospitalière" (1) .



1) Toutes les informations envoyées à "La Vie Hospitalière" demeurent confidentielles et sont publiées éventuellement (si elles s'avèrent intéressantes) qu'avec le consentement écrit par retour de courriel de l'auteur.




Il faut permettre aux médecins du Travail d'attester d'un lien de causalité!


UNE PÉTITION D’ALERTE ET DE SOUTIEN EST MISE EN LIGNE AFIN QUE LES  MÉDECINS DU TRAVAIL  PUISSENT ATTESTER D’UN LIEN DE CAUSALITÉ - ENTRE LE TRAVAIL ET L’ATTEINTE A LA SANTE -.

Soutenons les Docteurs E. DELPUECH, D. HUEZ et B. BERNERON.

"Les médecins du travail sont des spécialistes de la santé au travail. Les pratiques de l’ordre des médecins et de ses instances doivent dorénavant en prendre acte notamment en matière de plaintes d’employeur. Nous revendiquons par conséquent que :

- Une plainte d’employeur ne soit recevable devant une juridiction ordinale que dès lors qu’elle représente l’intérêt de la santé des salariés de l’entreprise. La plainte doit être rejetée lorsqu’elle est fondée sur des motifs extérieurs à la santé des salariés et lorsque la responsabilité de l’entreprise ou de ses dirigeants est engagée, notamment dans un conflit les opposant à un ou plusieurs salariés.
- Dès lors qu’elle serait recevable une plainte auprès du conseil de l’ordre doit être précédée d’une concertation confraternelle avec le médecin mis en cause. Pour les médecins du travail, la conciliation avec le plaignant-employeur ne peut avoir pour objet de s’expliquer sur leurs actes professionnels ce qui serait contraire aux dispositions réglementaires particulières concernant leur exercice.
- L’ordre des médecins ne soit pas compétent pour juger des pratiques professionnelles des médecins spécialistes dès lors que ces pratiques ont fait l’objet d’une élaboration et d’une évaluation formalisée publiquement et dans un cadre institutionnel entre pairs.
C’est pour avoir observé leurs obligations en rédigeant des certificats médicaux ou des courriers à leurs confrères, constatant les liens entre l’organisation du travail et ses effets sur la santé psychique de salariés, que, très récemment, trois médecins du travail : les Docteurs E. DELPUECH, D. HUEZ et B. BERNERON ont été l’objet de plaintes d’entreprises auprès du Conseil de l’ordre des médecins dont ils relèvent.
Les deux premiers agissaient es qualité de médecins du travail et le troisième dans le cadre d’une consultation de psychopathologie du travail d’un CHU. Le premier a été condamné en première instance et s’est pourvu en appel.

Nous demandons l’abandon des poursuites disciplinaires 
contre les Docteurs E. DELPUECH, D. HUEZ et B.BERNERON.

Informer chaque travailleur du lien entre les risques du travail et les effets négatifs sur sa santé est un droit inscrit dans le code du travail et une obligation pour chaque médecin du travail.
Rédiger des écrits, notamment des certificats médicaux, et assurer ainsi l’effectivité du droit du travailleur et particulièrement de ses droits à réparation fait également partie du devoir de tout médecin et spécialement de tout médecin du travail. L’ensemble de ces droits et devoirs est inscrit dans le code du travail et les codes de la santé publique et de la sécurité sociale.
C’est cela que font les médecins du travail qui rédigent des certificats médicaux à l’appui d’une déclaration de maladie professionnelle, par exemple en attestant du lien entre une exposition à un cancérogène et la survenue d’un cancer professionnel.

Ces plaintes et leur recevabilité par le conseil de l’ordre soulèvent des questions politiques et professionnelles.

Le choix des juridictions disciplinaires de l’ordre des médecins ne doit rien au hasard.
Alors qu’ils pourraient poursuivre les médecins incriminés dans le cadre d’une juridiction pénale, ces plaintes permettent d’intimider les médecins du travail sans risquer de publicité sur des pratiques d’entreprises, ce que pourrait impliquer la voie judiciaire.
Ces plaintes sont donc des plaintes de circonstance, destinées à décrédibiliser les écrits des médecins du travail.
Les employeurs veulent ainsi déclencher un réflexe de peur et d’abstention de témoignage chez les médecins du travail déjà malmenés par une réglementation récente.
Ainsi, on comprend pourquoi, alors que toutes les enquêtes montrent l’impact massif sur la santé des salariés des nouvelles formes d’organisation du travail, des employeurs tentent de se garantir contre tout constat, notamment médical.
La voie ordinale est ouverte aux employeurs par l’aubaine d’un « notamment » inscrit dans l’article R4126-1 du code de la santé publique qui ne les cite pas nommément. Se pose donc la question de leur légitimité à porter plainte. Or c’est précisément de la capacité à porter plainte des patients ou des organismes publics et des associations de patients que traite cet article. Il est par conséquent logique qu’une plainte de l’entreprise puisse être recevable dès lors que l’exercice professionnel d’un médecin du travail met en péril la santé des salariés de cette entreprise. Mais une telle plainte ne répond plus aux conditions de saisine lorsqu’il s’agit de protéger les intérêts d’une entreprise notamment dans un litige l’opposant à un ou plusieurs salariés.
Une conciliation avec le plaignant-employeur est ici exigée par le conseil de l’ordre. Pour le médecin du travail, elle n’est pas conforme aux dispositions du code du travail. En effet, son indépendance est garantie par l’article L4623-8 du code du travail et, notamment, est mise en place, par l’article L4624-1, une procédure qui le dispense de justifier de ses actes professionnels devant un employeur en interposant l’intervention de l’inspection du travail.
Actuellement, des méthodes d’organisation du travail et de gestion des ressources humaines génèrent des atteintes fréquentes à la santé des travailleurs du fait de risques psychosociaux. Les médecins du travail, par leur travail clinique, peuvent discerner et diagnostiquer les effets négatifs des risques psychosociaux sur la santé des travailleurs. L’évolution des entreprises, de leur fonctionnement et les pratiques professionnelles des médecins du travail sont souvent ignorées des autres médecins, notamment du conseil de l’ordre. C’est ce que pourrait laisser penser un commentaire d’un rapport du conseil national de l’ordre des médecins qui mentionne concernant la rédaction des certificats médicaux par un médecin : « Il lui est interdit d’attester d’une relation causale entre les difficultés familiales ou professionnelles… et l’état de santé présenté par le patient. ».
Ces prises de position ordinales ignorent deux faits majeurs :
- la qualité de spécialiste du médecin du travail, qui lui permet de diagnostiquer le lien clinique entre des caractéristiques pathogènes du travail et de son organisation et des effets délétères sur la santé, notamment psychique, des salariés, comme tout autre spécialiste le pratique dans d’autres champs médicaux
- l’existence de pratiques professionnelles construites entre pairs intégrant à la clinique médicale les références scientifiques et médicales ainsi que les acquis des sciences sociales, les rendent scientifiquement pertinentes et permettent l’exercice spécialisé d’une clinique médicale du travail. Ces pratiques sont par ailleurs validées dans le cadre d’évaluation des pratiques professionnelles encadrées par la HAS.
Un ordre professionnel ne saurait avoir pour compétence d’intervenir dans les pratiques professionnelles spécialisées qui relèvent de l’élaboration et de la validation entre pairs dans un cadre collectif associatif et d’ordre public social.
Ce qui se joue ici, c’est le droit légitime de tout travailleur à une information du médecin du travail sur les risques qu’il court personnellement et les effets qu’ils entrainent sur sa santé. En mettant en visibilité le lien santé-travail, l’attestation rédigée par le médecin du travail, permet de stimuler la prévention du risque.
Cette attestation peut permettre au travailleur de prétendre à une juste réparation.
C’est pourquoi nous apportons notre soutien aux médecins du travail mis en cause.

L’article 50 du code de déontologie médicale, inscrit dans le code de la santé publique, prescrit que tout « médecin doit, sans céder à aucune demande abusive, faciliter l’obtention par le patient des avantages sociaux auxquels son état lui donne droit… »
L’article 76 du même code prescrit : « l’exercice de la médecine comporte normalement l’établissement par le médecin, conformément aux constations médicales qu’il est en mesure de faire, des certificats, attestations et documents dont la production est prescrite par les textes législatifs et réglementaires. »

L’article 95 du même code, précise : « …En aucune circonstance, le médecin ne peut accepter de limitation à son indépendance dans son exercice médical de la part de l’entreprise ou de l’organisme qui l’emploie. Il doit toujours agir, en priorité, dans l’intérêt de la santé publique et dans l’intérêt des personnes et de leur sécurité au sein des entreprises ou des collectivités où il exerce. »

L’article L1111-2 du code de la santé publique garantit le droit du patient d’être informé sur son état de santé, sur les risques fréquents ou graves normalement prévisibles, par tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables, cette information étant délivrée au cours d’un entretien individuel.

L’article R4126-1 du code de la santé publique traite de « L’action disciplinaire contre un médecin, un chirurgien-dentiste ou une sage-femme ne peut être introduite devant la chambre disciplinaire de première instance que par l’une des personnes ou autorités suivantes : 1° Le conseil national ou le conseil départemental de l’ordre au tableau duquel le praticien poursuivi est inscrit à la date de la saisine de la juridiction, agissant de leur propre initiative ou à la suite de plaintes, formées notamment par les patients, les organismes locaux d’assurance maladie obligatoires, les médecins-conseils chefs ou responsables du service du contrôle médical placé auprès d’une caisse ou d’un organisme de sécurité sociale, les associations de défense des droits des patients, des usagers du système de santé ou des personnes en situation de précarité, qu’ils transmettent, le cas échéant en s’y associant, dans le cadre de la procédure prévue à l’article L. 4123-2 (…)

L’article L461-6 du code de la sécurité sociale contraint « tout docteur en médecine qui peut en connaître l’existence, notamment les médecins du travail, (à déclarer) tout symptôme d’imprégnation toxique et de toute maladie, lorsqu’ils ont un caractère professionnel (et sont inscrit dans les tableaux de maladies professionnelles) et (…) tout symptôme et toute maladie (…) qui présentent, à son avis, un caractère professionnel… ».

L’article R. 4624-16 du code du travail enjoint au médecin du travail lors des examens médicaux périodiques d’informer le salarié « sur les conséquences médicales des expositions au poste de travail et du suivi médical nécessaire… »

L’article L. 4623-8 du code du travail concerne l’indépendance du médecin du travail. – « Dans les conditions d’indépendance professionnelle définies et garanties par la loi, le médecin du travail assure les missions qui lui sont dévolues par le présent code. »

L’article L. 4624-1 du code du travail précise cette indépendance vis-à-vis de l’employeur-« Le médecin du travail est habilité à proposer des mesures individuelles telles que mutations ou transformations de postes, justifiées par des considérations relatives notamment à l’âge, à la résistance physique ou à l’état de santé physique et mentale des travailleurs. L’employeur est tenu de prendre en considération ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître les motifs qui s’opposent à ce qu’il y soit donné suite. En cas de difficulté ou de désaccord, l’employeur ou le salarié peut exercer un recours devant l’inspecteur du travail. Ce dernier prend sa décision après avis du médecin inspecteur du travail. »

Alain Carré


Signez et faites signer la pétition mise en ligne

vendredi 3 mai 2013

Un rapport de l'Igas met en cause la gestion de l'Institut Pasteur


L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dénonce dans un rapport la gestion de l'Institut Pasteur.

Les rapporteurs, Béatrice Buguet et André Bernay, pointent, selon "Le Figaro", les abus de confiance au préjudice des donateurs, les recours à des artifices comptables et les concentrations excessives de pouvoir.

Ils reprochent à l'Institut Pasteur de mettre en péril le lien de confiance qui l'unit à ses nombreux donateurs en manquant à son obligation de transparence sur l'utilisation des fonds collectés.

Créée en 1887, la fondation pour la recherche recueille 50 millions d'euros par an et dispose d'un patrimoine estimé à près d'un milliard d'euros, précise Le Figaro.

Certains des fonds collectés, d'après le rapport de l'Igas, ne sont pas forcément destinés à la recherche et une partie importante des dons et legs est affectée à des fonds propres et nourrit la croissance au lieu d'être affectée immédiatement aux équipes de recherche.

Par ailleurs, selon l'Igas, le déficit structurel affiché par l'Institut Pasteur est le fruit d'une présentation artificielle de ses résultats comptables, qui consiste à amputer son bilan annuel d'une partie des recettes.

Enfin, la réforme des statuts, intervenue en 2008, fait aussi l'objet de critiques, car il apparaît, selon le texte, que la directrice générale de l'Institut détient un pouvoir très important gagné au détriment du conseil d'administration
Interrogée par " Le Figaro", cette dernière conteste formellement les conclusions de ce rapport qui est pour elle erroné et malveillant, affirmant que tout l'argent collecté va à la recherche.
 
Extrait de l'information diffusée par l'Igas:
 
Appel à la générosité publique : contrôle du compte d’emploi des ressources de l’institut Pasteur 2009-2011
L’inspection générale des affaires sociales est intervenue au titre de l’article 42 de la loi du 28 mai 1996 pour contrôler la gestion par l’institut Pasteur des ressources collectées auprès du public et des subventions reçues par la fondation.
Le contrôle porte sur les exercices 2009, 2010 et 2011. Il n’a pas porté sur les activités de recherche. Les constats établissent que, sur la période examinée, les pouvoirs de la direction générale ont été développés au détriment de ceux du conseil d’administration, notamment en matière de gestion financière, d’orientation relative à la valorisation de la recherche ou de pilotage du réseau international. 
Le rapport fait état d’un ensemble de problèmes résultants des modalités de gestion de l’Institut, qu’il appelle à réviser. Une partie importante des dons et legs est statutairement affectée aux fonds propres. Pour l’Institut Pasteur, ce dispositif est justifié par le fait que la recherche est une activité de long terme. 
L’Inspection relève pour sa part que la communication de la fondation indique pour l’essentiel aux donateurs que la totalité des fonds va immédiatement aux équipes de recherche ; d’autre part, que l’affectation en fonds propres conduit nécessairement à mettre en place une politique de placements financiers, porteuse de risques qui devraient être mieux maîtrisés ; enfin, que le suivi analytique des fonds tel qu’assuré par l’institut Pasteur sur la période sous revue n’assure pas une traçabilité complète jusqu’à l’affectation aux travaux de recherche. La mission relève en outre que le dispositif statutaire d’affectation aux fonds propres conduit à un résultat d’exploitation déficitaire ; ce dispositif apparaît enfin incompatible en l’état avec la réglementation comptable. 
L’Institut Pasteur reçoit également des subventions de l’État. 
Le rapport souligne d’une part que l’Institut affiche une fragilité financière structurelle alors que le déficit résulte du développement des fonds propres, d’autre part, que les conditions d’utilisation des subventions sont insuffisamment cadrées. 
La mission appelle enfin à préciser et renforcer les dispositifs de gestion de l’activité de valorisation industrielle de la recherche.


3 fichiers au format PDF sont disponibles sur le site de l'Igas.
RM2012-139P_Instit_Pasteur_TOME_I_DEF.pdf (PDF - 841.7 ko)

RM2012-139P_Instit_Pasteur_TOME_II_DEF.pdf (PDF - 2.2 Mo)
RM2012-139P_Instit_Pasteur_TOME_III_DEF.pdf (PDF - 1 Mo)



Sources AFP - Igas

jeudi 2 mai 2013

L'hôpital des pauvres au Honduras, ou le pari gagné d'un prêtre français




C'est à l'origine une appendicite ayant failli coûter la vie au paysan Hector qui a fait germer dans l'esprit du père Francis Schiefer l'idée de construire un hôpital ultra moderne dans la campagne hondurienne. Cinq ans plus tard, l'hôpital des pauvres du curé français surgissait de terre.

Il y a sept ans, lorsque Hector était venu le quérir à la nuit tombée dans son local de la petite ville coloniale d'Ojojona, le prêtre français raconte à l'AFP qu'il n'avait eu d'autre recours que de conduire celui-ci en voiture dans l'hôpital de la capitale hondurienne, sise à plus de 30 kilomètres.

A l'Hôpital universitaire de Tegucigalpa, ce fut le choc. Le prêtre eut l'impression de se retrouver dans un hôpital de campagne en pleine guerre tant il y avait de blessés par balles et de victimes de coups de couteau ou de machette. Schiefer fut brusquement confronté à la réalité de ce petit pays pauvre ravagé par la violence des groupes criminels et des narcotrafiquants, qui enregistre le taux d'homicides le plus élevé au monde.

Dans cet hôpital, j'ai eu le sentiment de me retrouver en France 15 siècles en arrière, avec une cinquantaine de personnes allongées par terre, blessés et ivrognes confondus, raconte le père Schiefer devant une des larges fenêtres de son établissement donnant sur des collines verdoyantes parsemées de pins.

Au milieu de l'enfer médical de Tegucigalpa, le paysan victime d'une appendicite ne fut pris en charge que le lendemain matin. Et fut sauvé par miracle. Pendant cette longue attente, une idée ne quittait pas l'esprit du religieux: Je vais construire un hôpital pour les pauvres.

Le père Schiefer était arrivé au Honduras fin 2004, pour un service volontaire à l'invitation de son ami, le cardinal hondurien Oscar Andres Rodriguez. Puis ce Lorrain de 63 ans s'est pris d'affection pour les communautés d'Ojojona, de Santa Ana et de San Buenaventura. Il est resté et a reçu en 2009 la nationalité hondurienne.

En 2006, il convoqua ses assistants et leur exposa son projet de construction d'un hôpital dans cette petite localité. Ils m'ont dit que j'étais fou, se souvient le prêtre, évoquant les maigres 118.000 lempiras (moins de 6.000 euros) de revenus annuels de sa paroisse.

Mais il ne désarmait pas et envoya des courriers à plus de 200 pays et organisations humanitaires. Il reçut 43 réponses et les ambassades de France, d'Italie, de Taïwan, du Canada, l'Ordre de Malte et les Etats-Unis manifestèrent leur intérêt, rapporte aujourd'hui le prêtre.

Un hôpital de luxe pour les pauvres!

Le père Schiefer alla aussi frapper aux portes de la présidence et le président d'alors Manuel Zelaya - destitué en juin 2009- fut très enthousiaste. J'aime beaucoup votre idée mon père, allons-y!, lui avait-il répondu.

Et le 8 juin 2006, à l'endroit où un ancien paddock avait été envahi par les mauvaises herbes et les détritus, M. Zelaya est venu poser la première pierre de l'établissement à la sortie d'Ojojona.

Cinq ans plus tard, les premiers bâtiments de l'hôpital San Juan de Maria Vianney étaient inaugurés pour un investissement global de près de six millions d'euros.



 (Crédit photo: TIEMPO)


Aujourd'hui, l'ensemble est composé de 15 pavillons aux couleurs chaudes proposant des services de consultation généraliste et pédiatrique, une maternité, un département d'orthopédie, un hôpital de 48 lits et deux salles d'opération équipées pour tous types d'intervention. Dans cet environnement flambant neuf et impeccable, officient 18 médecins et 12 infirmière, pour un total de 70 employés.

Le fonctionnement de l'établissement est financé par plusieurs milliers de familles des trois municipalités environnantes qui paient un abonnement de 15 à 56 euros en fonction de leurs revenus. Les consultations sont facturées à moins de un euro et les interventions chirurgicales les plus complexes ne dépassent pas les 170 euros.

Pour boucler un budget annuel d'environ 700.000 euros, on fait aussi appel aux subventions de plusieurs pays et organisations, ainsi qu'à l'Etat hondurien, qui supporte à lui seul 25% de la somme.

Sans fausse modestie, le prêtre demande au journaliste de l'AFP de mettre l'accent sur l'hôpital et non sur sa personne dans son article. Mais il ne peut réprimer son sourire lorsqu'il se remémore avoir pour la première fois évoqué ce projet fou en ces termes: Un hôpital de luxe pour les pauvres!



Source AFP

mercredi 1 mai 2013

Inauguration du bâtiment Jean-Pierre Changeux à Eaubonne (Val-d'Oise)


L'Hôpital Simone Veil (Val-d'Oise) né de la fusion en 1998 des hôpitaux d'Eaubonne et de Montmorency,  a inauguré le 24 avril  son bâtiment Jean-Pïerre Changeux sur le site d'Eaubonne, en présence du Directeur délégué de l'ARS du val-d'Oise .
L'ensemble a nécessité quatre ans de travaux, et un coût de 73,7 millions d'euros (toutes dépenses confondues ) à noter que l'opération a été financée à 80% dans le cadre du "Plan Hôpital 2007".
elle représente près de 14.000 m² en construction neuve et 5.900 m² en surfaces restructurées.
Le nouveau bâtiment permet notamment d'y centraliser l'ensemble des urgences, (entraînant toutefoisla fermeture des urgences adultes de Montmorency...). Le service bénéficie ainsi de 2. 600 m² supplémentaires par rapport au cumul de surfaces jusqu'alors sur Eaubonne et Montmorency, permettant entre autres de juxtaposer 18 lits dans l'Unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD). En continuité se situe la réanimation médico-chirurgicale, avec 10 lits de réanimation et 8 de surveillance continue.
Le bloc opératoire dispose désormais de 8 salles, dont une pour les endoscopies.

Le nouveau bâtiment héberge l'ensemble des activités d'hospitalisation médicale et chirurgicale adultes en chambres majoritairement individuelles (chirurgie orthopédique et traumatologique, neurologie et rhumatologie en niveau 2; chirurgie digestive et gastro-entérologie, ORL et ophtalmologie en niveau 3). À cela se greffent également un service d'imagerie et de radiologie rénové (1 IRM, 2 scanners, 5 salles de radiologie conventionnelle et d'échographie, 1 ostéodensitomètre et 1 mammographe numérisé), avec une partie des équipements dédiés aux urgences.

Le bâtiment sert aussi aux consultations externes : toutes celles de médecine, chirurgie et spécialités chirurgicales (ORL, ophtalmologie et stomatologie) sont centralisés au niveau 1 et disposent de 30 boxes. L'unité polyvalente de chirurgie ambulatoire dispose d'un accès direct au bloc opératoire et à la galerie d'accueil des consultations. Elle compte 16 lits ou fauteuils, avec individualisation de l'espace pédiatrique et 2 salles  pour les endoscopies.
Un point  important: les parkings ne sont pas payants comme par exemple à l'hôpital de Jossigny (Seine-et-Marne), à l'hôpital de Toulon et bientôt au CHU de Dijon (dont le Président du Conseil de surveillance est un cumulard de mandats politiques).
Voir sur le site de l'Hôpital Simone Veil les photos du  nouveau bâtiment.
 
C'est bien de respecter les patients et leur famille en ne créant pas un environnement où le patient est saigné plus que de raison, pour le seul profit bien souvent d'actionnaires ce qui est d'autant  bien loin de l'esprit hospitalier.








Un radiologue condamné à 2 ans et demi de prison ferme pour escroquerie


Le tribunal de Valenciennes (Nord) a sévèrement condamné mardi un radiologue belgo-syrien à deux ans et demi de prison ferme, le jugeant coupable d'une escroquerie massive à la Sécurité sociale pour un préjudice de 2,7 millions d'euros.

La peine est sévère, mais elle me paraît tout à fait justifiée au regard des fraudes, s'est réjoui l'avocat des caisses d'assurance maladie parties civiles au procès, Me Frantz Hisbergues.

Le tribunal a prononcé une peine totale de quatre ans de prison, dont 18 mois avec sursis, alors que le parquet avait requis trois ans ferme. Il a aussi interdit définitivement à Farid Alsaïd, 58 ans, d'exercer sa profession.

Ni le docteur Farid Alsaïd, ni son avocat n'étaient présents à l'annonce du jugement. Un mandat d'arrêt a été lancé contre le médecin, qui s'était enfui pendant plus d'un an en Syrie lors de l'ouverture de l'enquête pour escroquerie, début 2008.

En outre, le médecin devra verser près de 2,7 millions d'euros de dommages et intérêts aux Caisses primaires d'assurance maladie (Cpam) de Lille-Douai, du Hainaut, de l'Aisne, ainsi qu'à la Caisse nationale, la Cnam.

Cette somme correspond au préjudice causé à ces organismes entre 2006 et 2007.

Lors de son procès, le 9 avril, le médecin avait reconnu avoir utilisé les cartes professionnelles de médecins belges qui effectuaient des vacations ponctuelles dans ses cabinets.

Le docteur Alsaïd était aussi accusé de facturation frauduleuse. Selon les caisses d'assurance maladie, il avait ainsi doublé environ un millier d'actes, par exemple en effectuant une radio des deux poignets alors qu'une seule était nécessaire.

Outre l'escroquerie massive à l'assurance maladie, le médecin a été jugé coupable de tout un ensemble de pratiques frauduleuses dans les cinq cabinets qu'il possédait dans le nord de la France.

Le président du tribunal a énuméré le recours à la téléradiologie au rabais avec un personnel sans qualification, le délaissement de la sécurité et la multiplication sans fondement médical d'actes de radiologie.

Conséquences: des mammographies sans agrément et sans repérer certaines tumeurs, des radios des hanches potentiellement dangereuses pour des nourrissons, et des fractures non décelées.

Les employés, souvent des jeunes femmes sans expérience professionnelle, étaient embauchés comme secrétaires médicaux puis formés en quelques semaines à la radiologie.

Le docteur Alsaïd avait délibérément mis en place un système généralisé de fraude comportant des risques pour la sécurité des patients et des personnels, a dénoncé la procureur de Valenciennes.

L'escroquerie se déroulait de surcroît dans de petites villes déshéritées, où vit une population vulnérable.

C'est un procès qui a duré sept ans devant le juge d'instruction, avec des rebondissements. C'est au moins la fin d'un épisode, a souligné Me Hisbergues, l'avocat des parties civiles, qui s'attendait néanmoins à un appel.

Lors du procès, l'avocat de la défense avait estimé que son client avait eu les yeux plus gros que le ventre en voulant monter son réseau de cabinets.





Pour "La Vie Hospitalière" tant que des gens sans aucun scrupule seront introduits dans le monde de la santé, notre système demeurera bien malade. Tous ces personnages qui vivent non pas de leur travail mais du travail des autres devraient être contrôlés plus souvent, ce sont les personnels, les patients qui payent et souvent au prix fort : celui de leur vie.
La médecine nucléaire n'est pas non plus sans vice et un rapport de l'Association pour la protection contre les rayonnements ionisants (APRI) fait état de services de radiothérapie qui ont à la fois pignon sur rue et dans des hôpitaux publics...  prendre des décisions qui cassent des services publics de radiothérapie c'est une chose toujours facile et faite qu'on le veuille ou non pour le seul intérêt de groupes privés (comme le hasard est bien fait...)...après dans la pratique ce sont toujours les mêmes qui font les frais de ces mesures.

Sources AFP - APRI

mardi 30 avril 2013

L'ancien pharmacien de Servier mis en examen pour tromperie

L'ancien pharmacien des laboratoires Servier, Alain Le Ridant, a été mis en examen jeudi, notamment pour tromperie et escroquerie, dans une des enquêtes sur le drame du Mediator, a-t-on appris ce jour de source judiciaire.

A la retraite depuis deux ans, M. Le Ridant est également poursuivi pour obtention indue d'autorisation et complicité du délit de participation illégale d'un fonctionnaire dans une entreprise précédemment contrôlée, a-t-on précisé.

L'ancien pharmacien avait précédemment indiqué aux enquêteurs que le Mediator aurait pu être retiré en 2007 certainement, et peut-être même en 2005, selon ses déclarations révélées en mars par "Le Figaro".

Le Mediator a été suspendu en novembre 2009 et retiré définitivement en juillet 2010. Dans un rapport récemment remis à la justice, des experts ont estimé que la suspension de la commercialisation du Mediator par Servier et les pouvoirs politiques aurait dû intervenir entre 1998 et 2003, au vu des premiers signalements de pathologies liées à la prise de ce médicament.

Deux instructions sont menées en parallèle au pôle santé publique de Paris sur le Mediator.

La première est ouverte pour homicides et blessures involontaires.

La seconde est ouverte pour tromperie, escroquerie, prise illégale d'intérêt ou encore trafic d'influence. Le parquet estime que les investigations menées dans cette information judiciaire pourraient s'achever à l'été 2013.

Cette enquête comporte également un volet politique.

Les juges ont ainsi mis en examen la semaine dernière l'ex-sénatrice UMP Marie-Thérèse Hermange et le N°2 de Servier, Jean-Philippe Seta, sur des soupçons d'intervention de Servier dans la rédaction d'un rapport du Sénat publié en juin 2011.

Ces soupçons sont nés d'écoutes téléphoniques relatant une conversation entre M. Seta et Claude Griscelli, professeur de pédiatrie et de génétique qui fut directeur général de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Mme Hermange a été mise en examen mercredi pour complicité de trafic d'influence. M. Seta a été mis en examen vendredi pour trafic d'influence, mais aussi pour obtention indue d'autorisation, tromperie sur les qualités substantielles du Mediator avec mise en danger de l'homme et escroquerie.

M. Griscelli devrait quant à lui prochainement être convoqué par les juges.

Un autre responsable de Servier, Emmanuel Canet, en charge du développement, a été placé la semaine dernière sous le statut de témoin assisté.

Destiné aux diabétiques en surpoids, mais largement prescrit comme coupe-faim, le Mediator, commercialisé en 1976, a été retiré du marché en juillet 2010 en raison des risques cardiaques encourus par les patients.

Une étude de l'agence française du médicament de 2010 a estimé entre 500 et 2.000 le nombre de décès dus au Mediator en France depuis 1976. Une autre, publiée en février 2012 par le journal spécialisé Pharmacoepidemiology & Drug Safety, évoque 3.100 hospitalisations et au moins 1.300 morts par valvulopathie.

Début avril, le rapport d'experts versé à la procédure a évalué, pour les valvulopathies, le nombre de décès à court terme dans une fourchette de 220 à 300, celui de décès à long terme de 1.300 à 1.800 et les hospitalisations pour insuffisance valvaire de 3.100 à 4.200.


(Source AFP)

samedi 27 avril 2013

La MIVILUDES veut prévenir les dérives sectaires en EHPAD


 La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MILIVUDES), dans son rapport d'activité remis le 25 avril au Premier ministre, formule plusieurs propositions pour renforcer la protection des résidents en établissements médico-sociaux ainsi que des personnes  âgés ou dépendantes recevant des services à domicile.
 La mission rappelle en premier lieu que les établissements médico-sociaux, à la différence des établissements de soin, ne bénéficient pas de l’intervention des associations agréées assurant la défense des personnes malades et des usagers du système de santé. "Il conviendrait donc de renforcer le rôle du conseil de la vie sociale de l’établissement en permettant d’intégrer les associations agréées", souligne la MIVILUDES.

Dans le rapport il est préconisé  une modification législative afin d' élargir le champ de compétence de la Commission nationale d’agrément. Elle estime également qu'il conviendrait d’introduire la notion de personne de confiance, que peuvent désigner les patients en établissements de santé, dans le Code de l’action sociale et des familles (CASF) afin de permettre sa désignation en cas d’admission dans un établissement médico-social.

Le Syndicat Autonome Santé (SSRC-SAS) rappelle qu'il a déjà dénoncé notamment dans un 4 pages certaines méthodes douteuses dans des EHPAD. Il est plus que souhaitable de renforcer le contrôle des établissements et services et le rapport va dans ce sens ce qui devrait se faire souhaitons le nous aussi sans tarder car il y a bien des dérives possibles.
Pour le Syndicat Autonome Santé (SSRC-SAS) les personnes vulnérables sont des proies faciles pour les sectes mais elles peuvent aussi être les victimes d'un bon nombre de personnes sans scrupules...
Il faut favoriser le contrôle de certains établissements fermés, isolés... nous dénonçons depuis des années certaines structures qui ne se sont créées que pour faire des gains sur le dos des personnes les plus fragilisées par l'existence et ceci est purement abject, pour "la Vie Hospitalière" les contrôles doivent aussi s'exercer sur les conditions d'hébergement dans la réalité, les mauvaises conditions sont étroitement liées à un manque de personnels voire de personnels qualifiés, et il n'est pas rare de voir des établissements privés d'environ 80 lits avec pour seule surveillance une personne la nuit...les ARS ont dans ces dérives une certaine responsabilité car depuis des années le service public hospitalier qui bénéficie d'un réel encadrement se voit à l'écart bien souvent de nouvelles structures (EHPAD avec même des lits pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheitmer sans avoir pour autant de personnels qualifiés ce qui dans un sens est un grave manquement et une tromperie quant à la qualité des soins dispensés)...
Ces nouveaux établissements sont des prisons dorées et là aucun des pensionnaires  bénéficie réellement du soleil... Tous ces pensionnaires ne sortent pas, ils sont condamnés à rester enfermés notamment  par manque de personnel (moins de personnel = plus de bénéfices)  il faut du rendement à tous les niveaux et ce qui compte aujourd'hui c'est le profit, rien que le profit, le "management" est là parfois pour faire table rase de toute humanité, loin de tous regards...les dérives sectaires ne peuvent qu'accentuer cette situation malsaine.

La MILIVUDES propose un contrôle des établissements et services "Afin de renforcer les possibilités de contrôle de nature à renforcer la lutte contre les risques de dérives sectaires et charlatanesques dans le cadre des Établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), il conviendrait de prendre des mesures pour que les établissements et les services destinés à des publics vulnérables soient soumis d’office aux exigences prévues dans la loi de janvier 2002"...
Elle rappelle que la loi du 2 janvier 2002, dite "loi rénovant l’action sociale et médico-sociale", encadre les établissements et les services, notamment sous la forme d’un agrément qui comporte des précautions et des garanties utiles. Elle signale également qu'un arrêté du 24 novembre 2005 a rendu possible, pour les structures et les services concernés, de choisir entre l’agrément 2002 et un agrément simplifi é comportant moins d’obligations en termes de qualification et de rémunération des personnels, de tarifs pratiqués, de méthodes mises en œuvre, d’encadrement et de contrôle.

Contrôle des intervenants à domicile
D'autre part, la MIVILUDES recommande le lancement d'une campagne d’information et de sensibilisation aux risques sectaires, qui pourrait être menée dans les Centres locaux d’information et de coordination (CLIC). Enfin, elle souhaite renforcer le contrôle des bénévoles intervenant au domicile des personnes âgées.
Le Code civil fait obstacle à ce qu’un patient effectue une donation au profit d’un médecin, d’un pharmacien ou de tout autre personnel de santé, rappelle-t-elle, soulignant qu'il en est de même pour les gérants de tutelle.
Le CASF prévoit "la même interdiction à l’égard des personnes physiques ou morales propriétaires ou gérantes d’établissements d’accueil des personnes âgées, ainsi que de leur personnel, des bénévoles et des associations qui y interviennent", souligne-t-elle. La mission déplore cependant que rien ne soit prévu en ce qui concerne les bénévoles et les associations intervenant au domicile des personnes âgées.
"Il conviendrait d’interdire à tout bénévole (en tant que personne physique assurant directement l’aide au domicile) et à toute association non reconnue d’utilité publique intervenant au domicile des personnes âgées de pouvoir bénéficier des dons, legs et avantages financiers de toute nature de la part de la personne visitée", appuie-t-elle.

Prise en charge des victimes

Par ailleurs, un groupe de travail, présidé par le secrétaire général de la MIVILUDES, s’est réuni de fin mars à fin juin 2012, afin de se pencher sur la prise en charge des victimes sortant de mouvements sectaires. Il était, entre autres, composé de représentants des institutions du ministère de la Santé, du défenseur des Droits, et de membres de la Fédération française de psychiatrie (FFP). A l'issue de ses travaux, le groupe propose, sous l’égide de la mission, une convention au niveau national afin de structurer, par des orientations et des objectifs partagés, la collaboration entre les structures associatives et les secteurs médico-psychologique et psychiatrique (Cellules d'urgence médico-psychologiques (CUMP) et Centres médico-psychologiques (CMP)). Elle recommande aussi l'animation de groupes de parole de bénévoles des associations par les psychiatres référents des CUMP afi n de les former ou de participer à leur formation.

Des "référents dérives sectaires" dans les Agences Régionales de Santé

La MIVILUDES, avant la désignation d’un référent au sein de chaque ARS juge indispensable de définir les termes de référence de la fonction.
Elle estime que ses missions devraient porter sur l'identification et l'animation du réseau des correspondants (acteurs et intervenants) du champ, être l’interlocuteur des structures associatives comme de la MIVILUDES, ainsi que la coordination des actions des services de l’action sociale, et la mise en place d'actions de formation/sensibilisation. Enfin, la mission souligne que ce référent  devra être clairement positionné dans l’organigramme des agences.




A suivre de très près...


Sources AFP - HOSPIMEDIA - WIKIPEDIA - SSRC SAS

Des cancérologues dénoncent les prix excessifs des anticancéreux

Une centaine de cancérologues d'une quinzaine de pays dénoncent dans une tribune les prix excessifs des anticancéreux nécessaires pour garder en vie les malades, en particulier aux Etats-Unis, appelant à faire prévaloir les implications morales.

Sur les 12 traitements contre le cancer approuvés en 2012 par l'agence américaine des médicaments (FDA), 11 coûtent plus de 100.000 dollars par an, déplorent ces médecins, dont l'article a été publié jeudi dans la version en ligne de la revue médicale Blood, le journal de l'American Society of Hematology.

Selon ces cancérologues spécialistes du cancer du sang, un tel coût n'est pas moralement justifié car des médicaments dont dépendent des malades pour rester en vie ne devraient pas être soumis à la loi du marché.

Quand un produit affecte la vie ou la santé des personnes, le juste prix devrait prévaloir en raison des implications morales, écrivent ces médecins, qui cite en exemple le prix du pain pendant une famine, le vaccin de la poliomyélite ou les traitements de pathologies chroniques comme le diabète, l'hypertension artérielle ou la tuberculose.

Dans le cas de la leucémie myéloïde chronique, un cancer rare du sang et de la moelle osseuse, le taux de survie à cinq ans est de 60% aux Etats-Unis selon l'Institut national américain du cancer. En Suède et en France, ce taux atteint 80%.

Ceci s'explique par la différence du coût du traitement standard comme le Gleevec du groupe helvétique Novartis et par le fait qu'un grand nombre d'Américains n'ont pas de couverture médicale.

Selon les auteurs de cette tribune, environ 10% des malades atteints de cette leucémie aux Etats-Unis ne prennent pas les anticancéreux prescrits surtout en raison de leur coût élevé.

Le Gleevec, mis sur le marché en 2001, coûte actuellement 92.000 dollars par an aux Etats-Unis contre 40.000 dollars en France. Le Tasigna, le dernier traitement de Novartis revient à 115.500 dollars annuellement comparativement à 51.500 dollars en France.

Les prix des médicaments aux Etats-Unis contribuent aussi à la crise du système de santé, soulignent ces médecins. Le coût des soins a représenté 18% du PIB américain en 2011 comparativement à une fourchette de 6 à 9% en Europe.

Novartis a souligné dans un communiqué que le Gleevec permettait à neuf malades sur dix de vivre une vie normale alors que précédemment les chances de survie à cinq ans étaient de 30%.

Le groupe helvétique dit aussi collaborer avec des systèmes publics et privés de couverture médicale ainsi qu'avec des organisations charitables pour réduire les coûts des médicaments.

Globalement, près d'un tiers du Gleevec produit annuellement par le laboratoire est distribué gratuitement à plus de 50.000 malades dans plus de 80 pays à bas revenus, souligne Novartis.

Source AFP

vendredi 26 avril 2013

38 personnes décédées suite à un incendie dans un hôpital psychiatrique près de Moscou


Le feu s'est déclaré à 2 heures du matin (jeudi 22 heures GMT). Au moment du drame, 38 patients se trouvaient dans les chambres. Trois membres du personnel médical étaient également sur place, a indiqué le ministère des Situations d'Urgence.

Seuls deux patients et une infirmière ont survécu, a indiqué le ministère, qui a publié des photos montrant le bâtiment totalement embrasé dans la nuit.

Ce drame  s'inscrit dans une longue liste d'incendies meurtriers ces dernières années.

Le bâtiment, l'un des quatre que comporte l'hôpital psychiatrique N°14 situé près de la petite ville de Ramenski, à une quarantaine de kilomètres au nord de la capitale russe, était en bois et datait de 1952.


Le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné de tout entreprendre pour éclaircir les causes et les circonstances de l'incendie, a indiqué son porte-parole Dmitri Peskov, cité par Ria Novosti.

Selon des membres des secours cités par les agences de presse, les patients étaient sous l'effet de puissants sédatifs et seraient morts sans avoir eu le temps de réagir.

Les fenêtres de l'établissement portaient en outre des grilles.

Des alarmes incendie ont fonctionné, et ont réveillé une infirmière qui a pu sauver deux patients, a indiqué un porte-parole des sauveteurs cité par Itar-Tass.

Quand l'infirmière est sortie dans le couloir, le feu se propageait rapidement. Elle n'a pu faire sortir que deux patients : une femme et un jeune homme, a-t-il ajouté.

L'infirmière est en état de choc, elle est avec des psychologues, a indiqué une représentante du Comité d'enquête à Ria Novosti.

Un des patients survivants a affirmé que le feu était parti de la salle de repos de l'établissement.

Il a dit que la veille, un nouveau patient avait été admis qui était en manque de drogue et fumait en permanence, a déclaré la représentante du Comité d'enquête.

Le survivant aurait découvert dans la nuit que le canapé situé dans cette pièce était en feu.

Les patients de cet établissement était des malades difficiles avec des maladies chroniques et des accès fréquents, souvent des complications d'intoxication et de psychose alcoolique, et de dépendance aux drogues, a indiqué le médecin-chef de l'établissement, cité par Interfax.

Le drame pose la question de la sécurité incendie dans ce type d'institutions en Russie, après une suite d'incendies meurtriers ces dernières années.

Il pose aussi celle de l'efficacité des secours hors des grandes villes russes.

Le chef des pompiers de la région de Moscou a indiqué que les premiers secours étaient parvenus sur les lieux que plus d'une heure après que l'alerte avait été donnée (1 h et 6 minutes exactement).

La caserne de pompiers la plus proche se trouvait à 50 kilomètres des lieux, mais les secours ont dû faire un détour et ont perdu une demi-heure en raison de la fermeture d'un bac franchissant le canal tout proche à cette saison de l'année, a indiqué le responsable.

Le feu a été maîtrisé à 4 heures 42 et a ravagé 420 m2 selon le ministère des Situations d'Urgence, soit apparemment la totalité du bâtiment prévu pour 50 patients.

La télévision russe a montré des images de l'hôpital psychiatrique, apparemment situé en pleine forêt.

Une enquête pour violation des normes de sécurité incendie a été ouverte, a indiqué le Comité d'enquête dans un communiqué.

Le Comité examine toutes les hypothèses concernant les causes de l'incendie, dont un mauvais état du circuit électrique du bâtiment ou un incendie volontaire.

Une journée de deuil a été décrétée pour samedi dans la région de Moscou, selon le service de presse du gouverneur Andreï Vorobiev, cité par Interfax.

La Russie a connu dans le passé plusieurs incendies de ce type.

En décembre 2006, un incendie dans un centre de désintoxication pour drogués avait causé la mort de 45 femmes à Moscou.

Des incendies de maisons de retraite avaient  fait 32 et 63 morts en 2007, et, 23 morts en 2009.



Sources AFP - NewsRU

Le Sénateur Michel Billout interroge le gouvernement concernant l'avenir des structures publiques en Seine-et-Marne



(Question orale adressée à Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Santé)

Monsieur Michel Billout attire l’attention de Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Santé sur la situation sanitaire en Seine-et-Marne. 

Ce département, le plus grand d’Île-de-France, a subi ces dernières années, sous la pression du précédent Gouvernement, un mouvement de fermeture et de privatisation de services qui ont laissés ses hôpitaux publics en situation difficile. 

La gestion libérale et purement comptable imposée aux hôpitaux a eu de graves répercutions en terme de compression de personnel, d’aggravation des conditions de travail et de baisse de qualité du service rendu.

Dans les établissements de Melun, Fontainebleau et Montereau, notamment, les personnels dénoncent les restrictions budgétaires qui nuisent à la qualité des soins et s’inquiètent de la pérennité des services. Ainsi, à l’hôpital de Monterau, est abandonné le chantier du pavillon mère-enfant qui devait accueillir le service de néonatalogie ainsi que la maternité mais également des blocs chirurgicaux. Un service de réanimation comportant huit lits a bien été réalisé mais il est déjà menacé de fermeture à l’horizon 2014...

La situation de l’hôpital de Fontainebleau n’est pas meilleure : les investissements indispensables à l’avenir de cet établissement ont été bloqués à cause d’un projet de nouvel hôpital public/privé aujourd’hui abandonné.

Pour autant les incertitudes sur le devenir de l’hôpital public demeurent. Va-t-il rester de pleine exercice, être modernisé Il s’interroge sur la place qu’occupera cet établissement dans les projets de coopération souvent évoqué entre les quatre hôpitaux du sud Seine-et-Marnais. Avec le lancement annoncé du futur hôpital public/privé de Melun, quelles certitudes ont les personnels et les usagers des trois autres hôpitaux de ne pas se voir fermer des services au bénéfice du secteur privé comme c’est le cas avec la radiothérapie, l’imagerie médicale ou la chirurgie à Jossigny, dans le nord du département. Dans un contexte de baisse de pouvoir d’achat et de restriction d’accès au soins d’un nombre de plus en plus important de la population, le sénateur souhaite connaître les dispositions que compte prendre le gouvernement pour redonner les moyens aux établissements publics de santé de remplir leurs missions et répondre aux besoins des usagers.

Les biologistes vont reprendre les négociations


Les syndicats de biologistes médicaux ont indiqué jeudi espérer la reprise de négociations avec l'assurance maladie, notamment sur les baisses tarifaires qui sont imposées chaque année à la profession, des discussions auxquelles pourraient participer des représentants du gouvernement.

Après avoir été reçus mercredi soir par le directeur de cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, les syndicats SDB, SLBC et SNMB, organisations dominantes de la profession, ont expliqué avoir obtenu l'assurance que ces négociations avec la Sécu, interrompues sans explication en février, allaient reprendre prochainement et que s'y joindraient des représentants des ministères de la Santé et du Budget.

Pour la première fois, on va revenir aux années 90 c'est-à-dire que l'Etat, la CNAM (Caisse d'assurance maladie) et les syndicats professionnels se mettront d'accord (...) alors qu'avant nous étions en bipartisme avec la CNAM, a expliqué François Blanchecotte, président du SDB (syndicat des biologistes) au cours d'une conférence de presse.

Si on débouche sur un accord (avec la Sécu), il y aura une caution gouvernementale, a-t-il ajouté.

Le secteur de la biologie médicale privée, comme celui de l'imagerie médicale, se voient imposer des baisses tarifaires depuis plusieurs années dans le cadre de la maîtrise des dépenses d'assurance maladie. Dans le cas des biologistes, il s'agit de la 7e année consécutive.

Jusqu'à présent, l'augmentation des volumes d'analyses médicales prescrites par les médecins compensait les baisses tarifaires pour les laboratoires, mais cela n'a plus été le cas en 2012. D'où des difficultés financières, un mouvement de grogne chez les biologistes et des menaces de licenciements dans un secteur jusqu'ici épargné.

Les dépenses de l'assurance maladie (remboursées aux patients) pour analyses médicales se sont élevées à 2,5 milliards en 2011. Le chiffre 2012 n'est pas encore connu mais pourrait être moins élevé. Sur ces 2,5 milliards, 96 millions ont été économisés par la Sécu en raison des baisses de tarifs.

De 2005 à 2013 les biologistes ont calculé avoir contribué à hauteur de 1,6 milliard aux économies de l'assurance maladie. Mais sur les douze derniers mois leur chiffre d'affaires a baissé de 2,2%.

Les biologistes médicaux veulent une visibilité sur trois ans (plan triennal) et refusent de nouvelles baisses de prix si la stagnation des volumes devait se poursuivre.
D'autant que leurs laboratoires sont confrontés à de lourdes dépenses de mise aux normes de qualité décidée au niveau européen, et dont les différents aspects seront inclus dans une loi sur la biologie médicale qui sera votée à la mi-mai.

En France, la biologie est une spécialité médicale et non pas une fourniture de services comme dans d'autres pays. Le nombre de laboratoires est important (2.550 gérant 3.700 sites), ce qui permet une biologie de proximité et non pas industrielle, comme en Allemagne. Mais le mouvement de concentration, déjà bien engagé, va devoir se poursuivre.


Source AFP

Sous équipement de la France en matière d'IRM

IRM: la France toujours sous-équipée avec de grosses disparités régionales...

La France est toujours dans les dernières places de l'Europe de l'Ouest pour l'Imagerie par résonance magnétique (IRM), avec seulement 10,1 appareils par million d'habitants, et les délais d'attente pour passer cet examen indispensable aux détections de maladies graves comme le cancer passent du simple au double selon les régions.

C'est le constat que fait une nouvelle fois jeudi l'association Imagerie santé avenir (Isa) dans sa dixième enquête annuelle.

Le temps d'attente moyen en France pour obtenir une IRM en urgence est estimé à 30,5 jours par l'Isa, un délai qui a légèrement augmenté par rapport à l'an dernier où il s'établissait à 29 jours. On est loin des dix jours recommandés par le plan cancer 2 (2009-2013).

L'association impute ces délais au sous-équipement de la France avec un taux très faible de nouvelles installations en 2012: seulement 28 en un an (+ 4,5%, soit deux fois moins qu'en 2011) alors que les besoins ne cessent d'augmenter.

Encore le délai d'attente national moyen cache-t-il de profondes disparités régionales: il frôle les 50 jours en Pays-de-Loire (45,4) ou en Basse-Normandie (49,7) alors qu'il tourne autour de 25 dans le Nord-Pas de Calais (21,6) ou en Champagne-Ardenne (26,6).

Nulle part en France le délai tombe sous les 20 jours et près de la moitié des Français (46%) vivent dans des régions où les temps d'attente dépassent 30 jours.

Pour réaliser cette étude, l'Isa procède de la même manière depuis 2003: ses enquêteurs demandent par téléphone un rendez-vous pour réaliser une IRM lombaire en urgence dans le cadre d'une recherche d'extension d'un cancer.






Source AFP

MHC Communication (espace presse)

jeudi 25 avril 2013

Le virus H7N9 provient bien de volailles





Des scientifiques en Chine ont confirmé pour le première fois que le virus de la grippe A H7N9 a été transmis à partir d'oiseaux, spécifiquement de poulets sur un marché à la volaille, vers l'homme, indique dans un communiqué la revue médicale britannique "The Lancet".

Cette étude publiée ce jour cette revue  de référence confirme que le virus H7N9 qui a fait plus de 20 morts en Chine provient bien de poulets, il n'y a aucune preuve de transmission effective du virus H7N9 entre humains.


mardi 23 avril 2013

Suicide d'un médecin à l'hôpital de Nevers

Un médecin de l'hôpital de Nevers, âgé d'une cinquantaine d'années, s'est suicidé la semaine dernière dans la nuit de mardi à mercredi dans son bureau.
Dans la nuit de mardi à mercredi, vers quatre heures, ce médecin du service pneumologie, qui ne travaillait pas cette nuit-là, s'est rendu à l'hôpital. Le quinquagénaire est allé dans son bureau, où il a enfilé sa blouse avant de se taillader les veines et de se donner un coup de couteau au niveau de la carotide, a précisé la même source.

Le praticien n'a pas laissé de message pour expliquer son geste.

Sollicitée par l'AFP, la direction du centre hospitalier de Nevers n'a pas répondu dans l'immédiat...

"La Vie Hospitalière" adresse ses condoléances à ses proches durement touchés dans cette situation dramatique.

Source AFP




samedi 20 avril 2013

PIP: les salariés au courant...?...

 Tous les salariés de l'entreprise d'implants mammaires PIP étaient au courant de l'existence d'un gel de silicone non homologué, mais le fondateur de la société parvenait à imposer sa volonté, a affirmé vendredi l'un des cadres jugés à Marseille pour tromperie aggravée.

Devant le tribunal correctionnel, Loïc Gossart, 39 ans, directeur de  production de la société varoise Poly Implant Prothese (PIP) de 2006 jusqu'à sa liquidation judiciaire en 2010, a affirmé que 100% des salariés, hors les commerciaux France, étaient au courant.

Je ne me considère pas pénalement responsable des faits qui me sont reprochés, en tous les cas pas plus responsable que d'autres au sein de PIP, a-t-il déclaré, se disant en revanche très touché moralement: Je fais un travail avec un psy pour mieux comprendre.

Cinq cadres de PIP, dont son fondateur Jean-Claude Mas, sont jugés pour avoir rempli les prothèses d'un gel non conforme.

M. Gossart explique avoir pris conscience en 2007 du taux de rupture inhabituel des implants, notamment après la visite d'un chirurgien: Il m'a montré l'image d'un implant éclaté, avec le gel liquéfié.

Il raconte avoir alors eu de gros soucis avec le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, l'un des cinq prévenus, pour avoir contesté.

Nous n'avions aucun pouvoir car il fallait faire ce qu'il voulait. Il passait par d'autres si on ne faisait pas ce qu'il voulait, dit-il.

Vous ne pouvez tout seul changer tout un système qui existe depuis des années, qu'on vous inculque, souligne-t-il.

J'ai essayé de faire mon possible, ajoute-t-il, relevant que le retour complet au gel conforme qu'envisageait la direction générale (alors confiée à Claude Couty, également prévenu) déplaisait aussi aux syndicats car, plus cher, il aurait entraîné un surcoût et des risques de licenciements dans un contexte de difficultés économiques de la société de 120 salariés.

Pourquoi ne pas avoir eu un sursaut citoyen ?, l'interroge alors le procureur Jacques Dallest.

On essaie de partir, de chercher un emploi à côté... je n'ai pas démissionné car ça reste difficile, lui a-t-il répondu.

Autre prévenu, Thierry Brinon, 53 ans, directeur technique de 2006 à 2010, lui non plus ne s'estime pas responsable: Je n'avais que des pouvoirs opérationnels, avec un rôle de force de proposition.

Embauché en 2006, après 25 ans d'expérience dans les produits médicaux, il dit avoir été mis au fait en 2007 de cette fraude. On l'assure alors de l'innocuité du gel PIP.

Ce sont les plaintes de chirurgiens qui en 2008 ont commencé à me faire douter de la culture de l'entreprise, a dit M. Brinon à la barre. Quand Mas lui demande alors de travailler sur le gel PIP et qu'il refuse, Mas confie cette mission à mon ingénieur.

Tandis que la présidente Claude Vieillard lui fait remarquer que quelques salariés ont choisi de quitter PIP du fait de la fraude, M. Brinon explique avoir choisi de rester notamment parce qu'il croyait au plan de M. Couty d'un retour au gel conforme.


(©AFP / 19 avril 2013 18h16)
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P: Mas évoque la fragilité des patientes de chirurgie esthétique


MARSEILLE - Jean-Claude Mas, fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, a évoqué vendredi devant le tribunal correctionnel la fragilité des clientes de la chirurgie esthétique, provoquant un brouhaha dans la salle.

Beaucoup de femmes dans la clientèle de la chirurgie esthétique ne sont pas bien dans leur peau, sont fragiles, a-t-il dit, s'attirant un connard venu des sièges des victimes. Des rangs des plaignantes une question a fusé: Et la reconstruction?

Il était interrogé par le procureur qui lui faisait remarquer que, lors de sa garde à vue, il avait qualifié les plaignantes de femmes fragiles portant plainte pour l'argent.

Source AFP

mardi 2 avril 2013

L'Inde rejette une demande de brevet au profit des génériques

La cour suprême indienne a rejeté lundi une demande de brevet du Suisse Novartis pour un traitement anticancer, un soulagement pour les associations qui estiment que cette décision va protéger l'accès à des versions génériques pour les patients pauvres des pays en développement. 

Novartis était engagé depuis sept ans dans une bataille judiciaire visant à obtenir la protection d'un brevet pour une nouvelle version de son puissant médicament Glivec, en estimant que la formule avait été significativement améliorée et permettait à l'organisme de mieux l'absorber. Mais la plus haute juridiction du pays a considéré que la composition rénovée du Glivec, un traitement contre la leucémie, ne remplissait pas les critères de nouveauté ou de créativité requis par la loi indienne. Cette affaire était suivie de près par les groupes pharmaceutiques mondiaux, pour qui la protection des brevets est vitale pour stimuler la recherche et le développement de nouveaux médicaments. L'Inde est en outre devenue un marché juteux pour les grands groupes. Le marché pharmaceutique dans ce pays émergent de 1,2 milliard d'habitants devrait représenter un chiffre d'affaires de 74 milliards de dollars en 2020, contre 11 milliards de dollars en 2011. Les associations, elles, craignaient qu'un feu vert de la cour suprême ne prive les patients pauvres d'un générique bon marché. Novartis avait déposé en 2006 une demande de brevet pour le Glivec mais elle avait été rejetée par la justice indienne en première instance comme en appel. Un avocat représentant l'Association indienne d'aide aux malades du cancer, Anand Grover, s'est dit fou de joie après la décision rendue par la cour suprême. Cela va donner un énorme coup de pouce pour fournir aux pauvres des médicaments à des prix abordables, a-t-il souligné, interrogé devant la cour suprême à New Delhi. Pratibha Singh, une avocate du géant pharmaceutique indien spécialisé dans les génériques, Cipla, a de son côté estimé que la décision aura des consequences pas seulement pour l'Inde mais aussi pour d'autres pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. La décision souligne aussi clairement que l'on ne peut breveter un médicament en ne faisant que quelques modifications mineures, a-t-elle ajouté. L'Inde délivre les brevets pour des formules datant d'après 1995 ou pour des médicaments améliorés montrant des signes manifestes de plus grande efficacité. Novartis a menacé de suspendre la fourniture de nouveaux médicaments à l'Inde si la justice ne tranchait pas en sa faveur. Si la situation actuelle demeure, à savoir que toutes les améliorations d'une molécule originale ne sont pas protégeables, ces (nouveaux) médicaments ne seront pas commercialisés en Inde, a prévenu Paul Herrling, un responsable de Novartis, cité dimanche par le Financial Times. Mais Leena Menghaney, conseil juridique de Médecins sans frontières (MSF), estimait de son côté qu'une victoire de Novartis établirait un dangereux précédent en affaiblissant gravement les lois indiennes contre l'"evergreening".

La technique dite d'evergreening consiste pour les groupes pharmaceutiques à déposer des brevets pour un produit faiblement modifié de façon à en conserver pour des décennies supplémentaires le droit exclusif d'exploitation.
Selon Mme Menghaney, le Glivec est vendu à 4.000 dollars par patient et par mois, alors qu'en Inde la version générique est disponible à moins de 73 dollars. 

L'Inde est depuis des années un fournisseur de médicaments génériques à bas coûts dans le traitement du cancer, de la tuberculose et du sida. Le pays n'a pas délivré de brevets jusqu'en 2005, avant de devoir adhérer aux règles de propriété intellectuelle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).



Source AFP

lundi 1 avril 2013

Mars 2013


Communiqués archivés sur site
Mars 2013
 
13/03/09
Aucun effet bénéfique cardiaque de la vitamine B3, tranche une vaste étude

13/03/10
Un dispositif cardiaque contre la formation de caillots jugé sûr

13/03/10
Un traitement expérimental prometteur protège le coeur durant des angioplasties

13/03/11
Un patient atteint de myopathie demande à la justice de le laisser fumer du cannabis

13/03/22
Suisse : Registre national des cancers: le projet est plutôt bien accueilli

13/03/22
Suisse : Peine capitale: le National refuse l'emploi de produits suisses

13/03/22
France : Les autotests reçoivent un avis favorable pour le dépistage du SIDA

13/03/22
PIP: distributeurs et victimes demandent réparation au certificateur des prothèses

13/03/25
Mort imminente : "urgentiste, je n’ai plus peur de la mort"

13/03/25
Décision de justice : Causalité entre vaccination et apparition d’une pathologie

13/03/27
Grippe en France : l'épidémie s'achève