"La Vie Hospitalière"

jeudi 28 juillet 2011

L'IGAS est pour un CHU unique sur l' Île-de-Nantes

L'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a sans réserve (1) validé le regroupement  des activités de court séjour adultes du CHU de Nantes qui sont actuellement à l'Hôtel-Dieu et au Centre hospitalier Nord-Laënnec. Ce regroupement est prévu pour 2020, à noter que l'IGAS  souhaite une relocalisation de l'Institut de cancérologie de l'Ouest (proche du Centre hospitalier Nord-Laënnec) sur le site de l' Île-de-Nantes.


La Chambre de Commerce et d'Industrie a donné son avis à ce sujet : 

" ...le CHU doit rester au centre-ville, sur l' Île-de-Nantes, à l'emplacement de l'actuel Marché d'intérêt national (Min). Il y a déjà des cliniques en périphérie et un hôpital au Nord. Le CHU représente aussi une activité économique qui ne doit pas être loin de la ville. .."

 La validation faite par l'IGAS reste bien évidemment tributaire d' un accord ministériel, ce dernier devrait intervenir avec l'annonce de la 2 ème tranche du "Plan hôpital 2012", avant la fin de cette année.



1) Le rapport de l'IGAS avait été demandé par Monsieur Xavier Bertrand afin qu'il puisse tirer ses conclusions sur la fiabilité du projet.

lundi 25 juillet 2011

Visite de Xavier Bertrand en Martinique et en Guadeloupe

Le ministre de la Santé est  passé en Martinique et en Guadeloupe les 20, 21 et 22  juillet 2011, pour se rendre ensuite en Guyane...

En Martinique Monsieur Xavier Bertrand a notamment inauguré la Cité  Hospitalière de Mangot-Vulcin (1).
Le Collectif de défense de l’Hôpital Public (2) a appelé la population à manifester à Fort-de-France,  pour que le gouvernement débloque les moyens nécessaires au bon fonctionnement des Hôpitaux publics martiniquais.
Ainsi le 20 Juillet des  hospitaliers ont manifesté, soutenus par les usagers des services publics hospitaliers,  afin d'exprimer leur refus de la politique de Santé du gouvernement  qui dresse certaines barrières budgétaires destinées à entraîner toujours plus de difficultés pour les  Hôpitaux publics dont les déficits deviennent ensuite les prétextes pour des fermetures de services, des  réductions de personnels...
Dans l'après midi à la Préfecture une délégation du Collectif était reçue par un conseiller du ministre, en présence d'un délégué de l'ARS. Publiquement la délégation déclarera notamment:



"...Cet entretien n’a pas duré longtemps, une demi heure maximum, parce qu’on s’est aperçu que ce Conseiller n’avait strictement rien à nous dire.

Il ne savait même pas que le coefficient géographique même au taux actuel de 25% n’était pas appliqué aux actes de consultations externes, ce que nous avions déjà dit l’an dernier au Ministre et à ses conseillers.

Et sur ce point on n’avait pas de réponse, de même qu’on n’en avait pas sur la mise en application du coefficient à hauteur de 30,4%. L’ARS ayant terminé l’étude en Mars 2011, a transmis son résultat au ministère. Ce dernier, en octobre 2010, s’était engagé à l’appliquer dès 2011."

La délégation du Collectif estimant que le conseiller avait "strictement rien à dire" s'est levée et est partie.


Il est temps de se poser des questions sur toutes les orientations engagées par le gouvernement,  l'intérêt général,semble être passé au second plan...


Le Collectif de Défense de l’Hôpital Public a lancé un nouvel appel pour le  vendredi 29 juillet à la Maison des Syndicats (à Fort-de-France).
Le Collectif interviendra pendant le tour des yoles... sur les ondes par la voix d’un médecin :

"Travailleurs de la Santé, collègues, l’action entamée pour protéger nos emplois, nos salaires, avoir des conditions de travail et de vie acceptable, garantir des soins corrects à la population et défendre le service public hospitalier, doit se poursuivre.


La prise en compte de tout cela par ceux qui nous gouvernent ne sera effective que lorsque nous serons des milliers d’hospitaliers et de travailleurs de la Santé à nous mobiliser.


Dans ce contexte de crise financière encore plus, le gouvernement nous entendra quand nous nous ferons craindre. Car les deniers publics, le gouvernement les utilise pour les interventions militaires, pour les banquiers, les capitalistes et autres spéculateurs mais pas pour les services publics.


Ce combat nous concerne au premier chef, car c’est le lieu où nous gagnons de quoi vivre !


Ce combat concerne la population laborieuse. C’est pourquoi, vous êtes bien placé pour expliquer, convaincre autour de vous, dans votre famille et votre quartier de l’importance que revêt l’implication de chacun dans ce combat pour la défense des emplois et la pérennisation de l’Hôpital Public."

Le dossier du CHU et une réunion du Service Public de l'Emploi Régional (SPER) étaient prévues par Marie-Luce Penchard (chargée de l'Outre-mer) et Xavier Bertrand feront le point sur les dossiers prioritaires de la Guadeloupe.

Après une réunion avec les représentants du Service Public de l'Emploi Régional à Jarry, c'est une réunion à l'Agence Régionale de Santé (ARS) qui s'est suivie sur le thème de l'obésité...

Extrait du communiqué du principal syndicat de la Guadeloupe:

"...Nous le savons, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) l’État envisage de limiter l’accès aux soins des malades par la fermeture de services, la délocalisation et la privatisation de certaines activités publiques et le regroupement d’établissements publics et privés dans le cadre de CHT (Centre Hospitalier de Territoire) et de GCS (Groupement de Coopération Sanitaire).


Il entend ainsi réduire les dépenses de l’Assurance Maladie, comme si nous, soignants et malades, serions responsables du déficit des établissements.


Déjà, la fermeture de l’Hôpital de Grand-Bourg à Marie-Galante, des services de Médecine de Beauperthuy et de Maurice Selbonne, de l’Institut Pasteur est programmée pour manque de rentabilité.


Ensuite, face aux déficits importants du CHU, du Centre Hospitalier de Basse-Terre, face aux difficultés du Centre Gérontologique du Raizet et de l’Hôpital Local de Capesterre Belle-Eau et de Beauperthuy à poursuivre leur reconstruction ; il envisage d’imposer un redimensionnement à minima des projets de construction et de remise aux normes, une nouvelle répartition des activités de santé et la fusion des services administratifs, techniques et logistiques.


Dans un premier temps, ce sont des congés qui ne seront pas remplacés et des centaines de nos collègues contractuels qui seront licenciés.


Ce sont également des milliers de malades, bien évidemment les précaires, personnes âgées, handicapés, jeunes et chômeurs qui ne pourront accéder aux soins nécessités par leur état, puisqu’ils ne pourront pas payer ‘’le service’’ aux soins faute de couverture sociale suffisante.


Quand nous, soignants, observons dans quelles conditions aujourd’hui nous accueillons, hébergeons et soignons les malades, ces mesures d’austérité envisagées sont scandaleuses et inadmissibles.


Nous ne pouvons accepter que l’État qui a fait du soin hospitalier le socle de sa politique de Santé, au détriment de la prévention et de l’éducation sanitaire et au bénéfice de l’industrie chimio-thérapeutique, nous rendent responsables des maladies qui nous invalident et qui tuent comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, l’obésité, le cancer de la prostate et le sida.


Nous dénonçons le plan régional de santé tropicalisé concocté par l’ARS ainsi que ses déclinaisons en matière d’équipement, de structures hospitalières et extra-hospitalières, et ses priorités sanitaires.


Nous exigeons l’ouverture de négociations pour l’élaboration d’un plan de santé public authentique et conforme à l’état de santé réel de notre Peuple...."


"La Vie Hospitalière" appelle au soutien 
du Service Public Hospitalier 
en Martinique et en Guadeloupe.

1) Les principaux services de l’hôpital du Lamentin ont été déplacés à la Cité hospitalière de Mangot Vulcin, depuis le mois de mai.

 Le 18 mai 2011 le syndicat UGTM Santé a dénoncé les conditions de déploiement 
des personnels du Centre hospitalier du Lamentin.


2) Syndicats de la Santé, Syndicat martiniquais de praticiens hospitaliers,  avec le soutien des usagers et des personnalités  politiques de la Martinique.

mercredi 20 juillet 2011

L'Hôpital de Longjumeau a reçu la visite de Xavier Bertrand

Monsieur Xavier Bertrand a rencontré Madame Nathalie Kosciusko-Morizet (1)  Maire de Longjumeau à l’hôpital de Longjumeau , hier,


La visite de l'Hôpital de Longjumeau (dans l'Essonne)  a été suivie d'une "Table ronde" avec  des professionnels de la Santé.

Un projet de construction de 16.000 m²  a été présenté à l’ARS d' Ile-de-france ( dans le cadre du plan Hôpital 2012) .


Xavier Bertrand a dit :..."je savais que votre projet était bon...je repars en sachant qu’il a maintenant encore plus d’atouts...".
Le ministre n'a pas oublié de rappeler  que la coopération avec les Centres hospitaliers d' Orsay ( de l'AP-HP) et de Juvisy/Orge doit se concrétiser dans l'espace d'un  projet médical commun.

Les orientations sont les mêmes elles demandent toujours un peu plus de coopération entre les établisssements en favorisant un peu plus d' intérêts privés la plupart du temps.

Nous  voyons que dans ces coopérations l'indépendance des Centres hospitaliers est de plus en plus relative, laissant penser (sans vouloir être de mauvaise foi, nous avons des yeux pour voir ...) que  "les meilleures cartes sont volontairement distribuées afin de faire gagner des partenaires"...le meilleur jeu est rarement détenu par le service public hospitalier...qu'en pensent certains syndicats professionnels ? 
La question est posée, car ils semblent bien timides ils représentent pourtant non seulement leurs membres mais aussi les intérêts des personnels des établissements concernés.







1) Ministre de l’Écologie...

vendredi 8 juillet 2011

Il faut sauver la cardiologie du Centre hospitalier de Mantes

Des réunions publiques se succèdent afin de sensibiliser l'opinion suite à la fermeture de la cardiologie interventionnelle  du Centre hospitalier François-Quesnay à Mantes-La-Jolie (Yvelines).
Fermé en octobre 2010 ce secteur doit être réouvert ! C'est là l'exemple du glissement pour ne pas écrire de la dérive de la Santé, ceci démontre que les patients sont en arrière plan bien souvent...
Pour les citoyens sont croissantes et le fait de fermer certains services  de proximité en prétextant notamment des crières de rentabilité. apparaît de plus en plus contestable.

En 2010 déjà le Comité "Coeur Hôpital Mantes" avait fait des actions afin de sensibiliser l'opinion publique.

La réouverture de ce service de cardiologie interventionnelle apparaît indispensable, l'ARS d'Ile-de-france doit respecter la législation en vigueur permettant ainsi au Centre hospitalier de Mantes de faire ses preuves durant au moins une durée de 18 mois !

Le Comité avait  en son temps déclaré..." que l'unité qui fonctionnait 24h sur 24 et 7 jours sur 7 (depuis le 10 janvier 2010) affichait des résultats probants:

Sur les premiers mois de l'année 2010, 270 examens ont été réalisés, soit +29% par rapport à la situation antérieure, dont 160 coronographies (+14%) et 110 dilatations dont 35 en urgence (+304%)".

"Depuis la fermeture de cette unité qui accueillait également des patients de la région de l'Eure, de l'Eure-et-Loir et du Val d'Oise", le Comité Coeur Hôpital Mantes: "les malades sont orientés vers les cliniques d'Evecquemont distantes de 27 km de Mantes. La durée du transport est de 30 à 45 minutes".

Encore une fois cette décision de l'ARS d'Ile-de-france ne favorise pas le service de proximité, elle déplace des moyens au profit d'intérêts privés et ne prend pas en considération le temps des trajets pour les patients et leurs coûts en finalité.

Dernièrement un contact a été pris avec le président du Sénat (Monsieur Gérard Larcher), son secrétariat "pensait que le problème était réglé par la convention avec la clinique privée d'Evequemont" ...(?)...

Il est temps de "jouer cartes sur table" ...

Une pétition est disponible sur le blog "Coeur Hôpital Mantes"


Citons en passant que la détermination des citoyens et citoyennes (élus, professionnels de la Santé, patients...) pour le maintien de leurs services de proximité  peut faire basculer les orientations dictées ( ne le cachons pas) par la marchandisation de la Santé...
Ainsi la cardiologie interventionnelle a été maintenue à l’Hôpital Robert-Ballanger d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint Denis) en mars 2011, alors que le 14 décembre 2010 la même Agence Régionale de Santé (ARS) avait émis un avis défavorable à l’activité de cardiologie interventionnelle pour ce Centre hospitalier.

mercredi 6 juillet 2011

Conditions de travail : le seuil de l'intolérable! L'AMUF intervient auprès de Xavier Bertrand

L’AMUF vient d’apprendre avec effroi le suicide d'un interne des urgences de Rouen, ce matin, après sa garde. Ce jeune praticien était apprécié de toute son équipe. L'incompréhension est totale pour les équipes et les médecins encadrant notre jeune confrère qui était reconnu par tous.

Depuis le suicide du jeune praticien à Montpellier, l'automne dernier, nous pensions qu'une réflexion de fond serait engagée sur les conditions de travail de plus en plus difficiles des médecins hospitaliers, et de la pénibilité, mais aussi le dépistage et la prévention des risques suicidaires, mais rien n'a été fait et ce n’est sûrement pas un énième rapport qui changera quelque chose.

La situation est grave face à la multiplication de situations difficiles et de drames, en particulier pour les praticiens assurant la permanence des soins : épuisement professionnel, dépressions avec passages à l'acte, accidents de trajet liés notamment à la fatigue... ceci touchant aussi les personnels infirmiers, aides soignants… c’est l’ensemble des personnels des hôpitaux qui souffre.

Nous demandons de toute urgence un rendez vous avec Monsieur Xavier Bertrand, ministre du travail et de la santé, pour travailler et trouver des solutions pour éviter, autant qu'on le puisse, les suicides parmi les personnels hospitaliers. Nous demandons par ailleurs que toute l'aide soit apportée aux familles de nos
collègues décédés.

Patrick Pelloux,

Président de l'AMUF




"La Vie Hospitalière" dénonce vivement les conditions de travail dans les services hospitaliers, les personnels sont traités sans aucun respect de leurs missions, il ne se passe pas un jour sans que ces personnels soient les premières victimes des conditions drastiques imposées par un gouvernement qui avant toute considération humaine (ce qui est un comble en milieu hospitalier) poursuit une logique purement comptable.

Un interne du service des urgences de Rouen vient de mettre fin à ses jours, et, les mots nous manquent. Nous hospitaliers nous devons arrêter ceux qui mênent notre système de soins à la catastrophe, nous avons affaire à de tristes personnages, ces gens là ne pourront pas longtemps continuer leurs méfaits, les mots ne sont pas assez forts, car nous voyons petit à petit combien nous sommes tous manipulés au nom d'intérêts particuliers, de plus en plus contraires à l'intérêt général !

Il faut que cessent les orientations dictées par la marchandisation du secteur de santé, il faut que cessent tous ces abus dictés par le profit !

Il est grand temps.

lundi 4 juillet 2011

L'Hôpital public n'est pas à vendre ! ...Défendons le avec force !

En 2007  une pétition était diffusée afin de défendre l'Hôpital Abel-Leblanc de Coulommiers (Seine-et-Marne) dont le titre à lui seul se passait de commentaires : "L'Hôpital Public n'est pas à vendre !"...
Il était aussi dénoncé déjà que des lits publics allaient être fermés pour  des intérêts privés (plus ou moins déguisées)!

Ainsi le "Syndicat Autonome Santé du Centre Hospitalier de Coulommiers" dénonçait vivement cette situation:  

"...Aujourd'hui on vous parle de déficit (ceci semble plus être une stratégie gouvernementale pour accentuer les restructurations) mais le pire des maux ce sont ces chiffres pour seul leitmotiv.

Si l'Hôpital public n'est pas à vendre, la santé non plus, et, il y a fort à dire aujourd'hui sur les actions engagées..."


L'Hôpital Abel-Leblanc appartient au patrimoine
de la ville de Coulommiers.
(Photo "La Vie Hospitalière)

Ce texte, presque 4 ans après, est plus que jamais d'actualité, on ne compte plus les services en difficultés, les restrictions budgétaires, les réductions d'effectifs...

Tout semble aller mal...?...mais en réfléchissant bien, pas pour tout le monde !...

Et quand on ne tente pas de vendre des biens immeubles  à des groupes privés on modifie les lieux,  l'exemple de l'Hôtel Dieu de Paris est très significatif sur les stratégies déployées petit à petit.
L'association "L'hôpital pour tous" s'est créée afin de défendre cet Hôtel Dieu qui fait partie du patrimoine hospitalier, et que nous devons plus que jamais défendre.



Nous en profitons pour rappeler la pétition lancée par des Professeurs de l'AP-HP dans le cadre du Mouvement de Défense de l'Hôpital Public (MDHP) qu'ils ont créés pour défendre l'Hôpital Public !

Ce jour plus de 1.100.000 personnes ont signé la pétition lancée par le MDHP.
Ci-dessous le texte de l'Appel, nous vous convions à soutenir l'action du MDHP en signant leur pétition.




NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « établissement de santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

Ne laissez pas faire, pour défendre votre Hôpital Public assurant l'accès égal pour tous à des soins de qualité. 

Signez la pétition nationale qui sera adressée au Parlement et au gouvernement :

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. 

L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

Les personnels de l'Hôpital de Meaux manifestent

Rien ne va plus dans la ville historique de Meaux, dont le maire  (1) est  Jean-François Copé...



Le 30 juin une centaine d'agents ont défilé depuis l'Hôpital de Saint-Faron (2) 

Un cercueil a été déposé devant l'Hôtel de Ville...




1) Président de l'UMP...et ancien ministre du Budget...
2) A ne pas confondre bien évidemment avec la clinique Saint-Faron qui se trouve à Mareuil-Lès-Meaux.

samedi 2 juillet 2011

Les retraites et pensions aux petits oignons !

Depuis hier de nouvelles conditions sont entrées en vigueur pour avoir droit à avoir une retraite (ou une pension pour les fonctionnaires) à taux plein... c'est là une initiative, des "actuels gouvernants de notre pays (1)", qui vise à casser encore un peu plus notre système social avec en ligne de mire l'espoir que bon nombre de citoyens et citoyennes accepteront avec un certain fatalisme une dégradation de leurs moyens financiers...mais derrière tout ceci se profile aussi une tentative plus ou moins déguisée d'orientation vers les "fonds de pensions"...On a vu ce que valent les capitalisations, elles ne profitent qu'à une catégorie d'individus...

Dans la Fonction publique, le fait d'avoir supprimé la retraite anticipée des parents de trois enfants par exemple n'est pas sans conséquence et ceci particulièrement dans les domaines de la santé, mais aussi des services sociaux, et, de l'éducation dont les postes sont pour une grande majorité occupés par des femmes.

Les fonctionnaires ont été particulièrement affectés par la réforme du minimum garanti de pension, entrée en vigueur dès le 1er janvier et l’aggravation de la perte du pouvoir d’achat de leurs salaires du fait de l’augmentation de la retenue pour pension .

Pour rappel le traitement mensuel brut des fonctionnaires fait l’objet des retenues suivantes :

La retenue pour pension est de 8,12 % pour les seuls actifs depuis le 1er janvier 2011 ( CNRACL ou Caisse des pensions civiles et militaires) .

Mais n'oublions pas aussi :

le traitement mensuel net majoré de l’indemnité de résidence, du supplément familial de traitement et des primes fait l’objet depuis le 1er novembre 1982 d’une contribution de solidarité au taux de 1 %. Toutefois...: depuis le 1er janvier 1998, sont exonérés les agents dont la rémunération mensuelle nette est inférieure au traitement mensuel brut afférent à l’indice brut 296.

La fameuse "contribution sociale généralisée" (CSG), instituée par Michel Rocard, qui est prélevée depuis le 1er janvier 1997 au taux de 7,5% sur le montant du traitement brut , de l’indemnité de résidence et du supplément familial de traitement, ainsi que des primes (après déduction d’un abattement pour frais professionnels de 3 %).

La "contribution au remboursement de la dette" (CRDS) qui est prélevée depuis le 1er février 1996 au taux de 0,5 % sur le montant du traitement brut, de l’indemnité de résidence et du supplément familial de traitement, ainsi que des primes, (après déduction d’un abattement pour frais professionnels de 3%).

Et, cerise sur le gâteau : Le régime de retraite additionnelle appliqué aux primes des fonctionnaires, il donne lieu à une retenue depuis le 1er janvier 2005 au taux de 5%, sur les éléments de rémunération de toute nature perçus et non cotisés au titre de la couverture vieillesse (indemnité de résidence, supplément familial de traitement etc) ceci dans la limite de 20 % du traitement indiciaire brut annuel.

Il nous faut nous interroger sur toutes ces mesures qui pour des motivations (qui deviennent plus ou moins dans le temps des prétextes ) portent de graves atteintes au pouvoir d'achat de tous !

Alors que certains tirent (ou plus exactement soutirent) des avantages qui deviennent de plus en plus indécents.

Les hospitaliers voient de leur côté comment leur environnement de travail change, combien la charge de travail est de plus en plus importante et ne peuvent que s'indigner sur le peu de cas qui leur est fait...la pénibilité du travail est à faire reconnaître.

Nous avons aujourd'hui le devoir de défendre nos droits qui sont de plus en plus spoliés, d'autant que la route est plus longue à parcourir au fur et à mesure que le temps passe et plus pénible aussi.




1) Qui apparaissent de plus en plus éloignés de l'intérêt général, en effet les orientations engagées visent plus à déséquilibrer notre système social, en le fragilisant, qu'à le sauvegarder... et ceci afin de tirer de substanciels profits...des milliards d'euros sont en jeu...mais si nous continuons ainsi même tout l'or du monde ne vaudra plus grand chose...

samedi 18 juin 2011

Défendons l'Hôpital de Montluçon

Notre hôpital n’est pas mort !

Tous ces services sont là pour vous soigner :
Consultations : Médecine, Allergologie, Pneumologie, Dermatologie ; Rhumatologie ; Anesthésie ; Douleur ;
Cardiologie ; Chirurgie orthopédique, Chirurgie viscérale ; Gynécologie-Obstétrique ; Oncologie 3C ;
Néphrologie ; Diabéto-Endocrinologie ; Neurologie ; ORL ; Pédiatrie ; Unité d’alcoologie et de liaison
(addictologie) ; Consultation de sevrage tabagique ; Psychiatrie (CMP Est et Ouest) ; Pédopsychiatrie, CAMSP
(centre d’action médico social précoce : enfants de 0 à 6 ans)
SSR (soins de suite et de réadaptation) et SMA (service médical d’accueil)
Court séjour gériatrique et USLD (Unité de soins de longue durée : Courtais)
EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Lakanal, Chant’Alouette)
Hospitalisation : SAU (service d’accueil d’urgence) ; SMUR ; UHCD (lits porte : unité d’hospitalisation de
courte durée) ; Réanimation polyvalente ; Cardio-Pneumo ; Rhumatologie-Dermatologie ; Gynécologie-
Obstétrique ; Chirurgie Viscérale ; Chirurgie Orthopédique ; Oncologie 3C ; Médecine interne de Gastro. ;
Médecine Nucléaire ; Néphrologie ; Hémodialyse ; Diabéto-endocrinologie ; ORL ; Pédiatrie ; Psychiatrie
(secteurs Est et Ouest) ; Unité de Soins Palliatifs, imagerie médicale de pointe (radio, IRM, Scanner,
Echographies..), un laboratoire ouvert au public externe… Et des blocs opératoires et des salles
d’accouchement modernes et performants

Et ceci sans surcoût ni dessous de  tables pour ête soigné!

Ne nous laissons pas déposséder de cet outil indispensable pour notre santé, celle de nos enfants,
de nos familles, ne donnons pas à des actionnaires ce que nous avons payé par nos impôts ! (1)
La décision de l’ARS (Agence Régionale de Santé) de faire fusionner hôpital et clinique ne
permettra pas à l’hôpital de revenir à l’équilibre budgétaire car la clinique privée va récupérer
les activités les plus rentables (ex. : chirurgie programmée).
Le budget de l’hôpital doit être ré abondé : il y a de l’argent quand il s’agit de financer le secteur
privé ou d’augmenter les crédits militaires.

Par ailleurs, la suppression de la taxe sur les salaires permettra une économie égale au déficit de
l’hôpital pour 2010.

La casse de l’hôpital est bien une volonté politique du gouvernement UMP et de ses relais locaux.
EXIGEONS UN MORATOIRE AUX MESURES DE L’ARS

Manifestation le mardi 21 juin 
Place Piquand à 17h30 
pour défendre notre bien COMMUN : l’hôpital


1) Note de "La Vie Hospitalière":

Nous sommes de plus en plus dans un système qui utilise tous les moyens possibles pour dilapider les richesses publiques, il faut prendre conscience que tous ces biens "volés légalement" devront dans le temps être restitués, on a dépassé le cadre de la politique,  nous sommes déjà dans un contexte d'exploitation à obédience  plus ou moins mafieuse, les hôpitaux sont livrés à des groupes qui ne voient que les profits.

mardi 7 juin 2011

Rassemblement contre la fermeture du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri-Mondor

Après 3 mois de luttes intenses des personnels et des usagers !

Avec plus de 63.000 signataires de la pétition lancée pour le maintien du service de chirurgie cardiaque, et, au bout de trois mois de lutte des personnels et des usagers, soutenus par des organisations syndicales et des élu(e)s.

La situation reste tendue pour le maintien de ce service à l'Hôpital Henri-Mondor de Créteil ( Val-de-Marne).

La Coordination (regoupant les usagers et les personnels syndiqués et non syndiqués) a appelé à un rassemblement, à 10 heures,  devant le siège de l'AP-HP à Paris  le 15 juin(1).
Car, c'est ce jour là que se réunit son Conseil de surveillance (CA)... en présence de Monsieur Claude EVIN.
Rappelons les actions d'opposition à cette fermeture dont une intervention auprès du ministre de la Santé!
Monsieur Xavier Bertrand avait demandé au mois de mai la suspension du projet de fermeture du service de chirurgie cardiaque, auprès de l'A.R.S. d'Ile-de-france,  et  une enquête de l'IGAS a été diligentée.
Mais le Directeur de l'A.R.S. (ainsi que la Directrice  générale de l'AP-HP  Madame Mireille Faugère) persistent dans leur désir de fermer le service de chirurgie cardiaque, et, ceci malgré  de vives protestations. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut point ouïr c'est bien connu.




1) Lieu de la manifestation: Devant le siège de l'AP-HP  3,  avenue Victoria (Paris)
 Métro : Hôtel de Ville

samedi 4 juin 2011

Premier Forum de la Maison des usagers du Centre hospitalier Sainte-Anne

L'année 2011 est celle des patients et de leurs droits, et, toutes les initiatives qui vont vers une meilleure reconnaissance des droits du patient, de la qualité de l'accueil, de la prise en considération que toute personne doit être respectée et non exploitée (1)  sont à faire connaître.
Ainsi la Maison des usagers  du Centre hospitalier Sainte-Anne  organise son premier Forum associatif  le 7 juin .
Des rencontres se concrétiseront entre les professionnels de l'hôpital, les usagers (2) et les bénévoles qui s'investissent dans l’accueil, l’écoute et l’entraide au sein de la Maison des usagers (MDU).

De 12 heures à 17 heures 30 des stands  seront ouverts pour le public, et,  des conférences seront réalisées sur le thème de la complémentarité entre les associations et les professionnels de santé.

A noter que la conférence de clôture sera animée par  Christophe Herbert, chercheur de l’Université McGill (Montréal)  sur le thème: « Internet en santé mentale : quel impact pour les usagers et les professionnels ? »

Ce premier forum de la MDU se déroulera à l'Amphithéâtre Moret du Centre hospitalier Sainte-Anne, 1 rue Cabanis 75014 Paris. 



1) Dans un monde où l'on  "justifie" souvent certaines orientations  pour des "raisons" purement budgétaires...
2) Ces "clients"pour certains... ces êtres humains, avant tout,  pour d'autres...

vendredi 3 juin 2011

Appel pour la sauvegarde de l'Hôpital de Brignoles

Des élus ont lancé un appel pour la défense de l’Hôpital de Brignoles, cette action doit être soutenue par tous les hospitaliers et bien évidemment par tous les usagers du service public hospitalier.
Tout comme les usagers ont le droit de choisir leur médecin, ils ont tous le droit de choisir l'établissement qui dispensera leurs soins.

C'est en s'opposant, avec force, aux  orientations dictées en grande partie pour des intérêts de plus en plus éloignés de l'intérêt général, que nous mettrons un terme à la dilapidation de notre système de santé, qui devient de moins en moins exemplaire.
Ci-dessous le texte de la pétition:


"
L’hôpital de Brignoles est un outil majeur de la Santé Publique sur le territoire de la Provence 
Verte et du Centre Var. La diversité de l’Offre de Soins apparaît comme une nécessité afin de 
maintenir la continuité territoriale du Service Public de Santé. 
Notre territoire connaît un essor 
économique et démographique sans précédent qui exige de préserver et soutenir l’activité de 
l’Hôpital de Brignoles, des vies en dépendent au quotidien. 


Si nous sommes disposés à accepter des réformes afin de garantir la pérennité financière de l’établissement, NOUS REFUSONS 
CATÉGORIQUEMENT la suppression des services de Chirurgie, de Maternité et des Urgences et 
nous exigeons que l’Etat tienne ses promesses d’investissement dans les plus brefs délais."

Signez la pétition sans plus tarder

Près de 3.500 personnes ont déjà signé cette pétition pour le maintien des services de l'Hôpital de Brignoles.

jeudi 2 juin 2011

Le 5 ème Congrès de la Médecine d'urgence se tiendra à Paris du 7 au 10 juin

Le congrès « Urgences 2011 » (initié par la Société Française de Médecine d'Urgence ) sera l'occasion de réactualiser la prise en charge des patients dans les premières heures de leur parcours médical.
Il se tiendra les 7, 8, 9 et 10 juin au Palais des Congrès de la Porte Maillot (de 9 heures à 17 heures)  et réunira l'ensemble de la médecine d'urgence.

C'est un rendez-vous scientifique important pour tous les urgentistes, qu'ils soient médecins oxyologues, infirmiers, permanenciers,  ambulanciers, travailleurs sociaux... A noter que l'AMUF, sera présente le jeudi 9 juin, sur le stand E7 lors de ce Congrès.
 Cette mise à jour des connaissances ( concernant notamment l'anesthésie-réanimation, la traumatologie, la toxicologie..) est là le moyen d'optimiser les actes de la médecine d'urgence, dans ses gestes et ses décisions  d'orientations des malades afin de fournir les soins appropriés dans les délais les plus courts possibles.
A noter que 2011 est aussi l'année du numérique pour la Médecine d'urgence, avec le lancement, dès le 20 mai, par la SFMU d' "Urgences2011 pour Iphone"qui se veut être l'outil pour naviguer pendant les quatre jours de ce Congrès.

vendredi 27 mai 2011

Pour la défense de son Hôpital, Ambert se mobilise !

 Les collectifs de défense et de développement des services publics de Thiers-Ambert et de Marsac-en-Livradois, des syndicalistes, des associatifs appellent à une manifestation  demain 28, au départ de la place Georges-Courtial (à 10 heures).

Afin de faire entendre leurs préoccupations quant au devenir du centre hospitalier d'Ambert (Puy-de-Dôme).
Ils demandent notamment le maintien du bloc opératoire qui est menacé de fermeture.

mardi 24 mai 2011

Proposition de loi Fourcade votée par les députés

Ce jour,  les députés ont, en première lecture, voté en faveur de la proposition de loi Fourcade qui modifie la loi HPST (303 députés ont voté pour et 196 députés ont voté contre ce texte qui apparaît de toute évidence  loin de faire l'unanimité...).

Pour rappel: le Sénat,  il y a deux mois, avait adopté par 172 voix  la proposition de loi dite Fourcade (156 sénateurs avaient voté contre).
Le texte  modifie ainsi certaines dispositions de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires.

Nous constatons que dans sa  version initiale, la proposition de loi  Fourcade comportait 16 mesures susceptibles de modifier la loi HPST, dont 6 relatives à l'organisation des soins de premier recours, 3 aux structures relevant du secteur médico-social...et que lors de la première séance ( le 17 février), le Sénat avait déjà adopté les dispositions prévoyant la création d'une nouvelle structure: la société interprofessionnelle de soins ambulatoires, destinée à faciliter l'exercice groupé et pluridisciplinaire des professions de santé ainsi qu'une nouvelle définition des maisons de santé.

Le  9 mars, les sénateurs avaient déjà supprimé les pénalités financières (1) applicables aux généralistes des zones surdotées refusant de contribuer à l'offre de soins dans les zones les moins favorisées.  Toutefois les sénateurs avaient  maintenu l'obligation, pour les médecins, de déclarer à l'avance au conseil départemental de l'ordre leurs absences programmées (l'adoption de cet amendement s'est concrétisé par 167 voix pour et 158 voix contre).
Signalons que le texte est revenu sur les dispositions adoptées dans la loi HPST imposant aux praticiens de fournir à leurs patients une information détaillée sur le prix d'achat des prothèses et appareillages, toutefois concernant les prothèses dentaires, les chirurgiens dentistes devront signaler à leurs clients les lieux de fabrication des couronnes, bridges etc...

La proposition de loi Fourcade retourne au Sénat, en deuxième lecture, pour ensuite et en finalité être  renvoyée aux députés pour un vote définitif...






1) Qui pouvaient aller jusqu'à 3.000 euros par an.

samedi 21 mai 2011

La Révision Générale des Politiques Publiques nuit gravement à notre santé !

L'intervention de Monsieur Daniel Paul, député de Seine-Maritime, rapporteur sur le bilan de la RGPP, au cours de la séance du 18 mai 2011, a le mérite d'être claire, c'est un bilan, un triste bilan de la destruction progressive de nos services publics. Une politique contraire à toute logique sociale qui favorise des groupes privés tentaculaires qui participent à la destruction programmée de notre système social, de notre système de santé... qui s'approprient des biens immobiliers avec la complicité de certains  élus (les exemples ne manquent pas) (1),
Nous publions deux interventions publiques de députés, qui donnent un état de la RGPP. Nous regrettons toutefois certaines conséquences graves sur la vie des français et des françaises ne soient pas abordées, en effet la santé des travailleurs, des fonctionnaires des trois fonctions publiques est durement éprouvée.

Intervention de Monsieur Daniel à l'Assemblée Nationale:

"...Au bout de 4 ans de majorité de droite, il est utile d’examiner votre bilan, comme, par exemple, celui qui touche aux services publics:

- Moins 178 Tribunaux d’Instance,

-  Moins 55 Tribunaux de Commerce,

-  Moins 62 Conseils des Prud’hommes,

-   Moins 2 Tribunaux de Grande Instance,

-   Moins 60 établissements pénitentiaires,

-   Moins 180 blocs opératoires,

-    Moins 10.000 postes dans les hôpitaux en 2009, dont près de 5.000 personnels soignants,

-   Moins 4.000 policiers,

-   Moins 40 centres territoriaux de Météo France,

-    Moins 542 emplois dans la sécurité sanitaire de l’alimentation,

-    Moins 65.000 postes d’enseignants entre 2007 et 2011,

-    Moins 10 laboratoires de qualification biologique (sur 14) touchant les dons de sang,

-    4.000 emplois menacés au CNRS…

Cet inventaire, non exhaustif, est certes, moins poétique que celui de Prévert. Mais, c’est votre bilan, celui de la Révision Générale des Politiques Publiques, que d’aucuns nomment Restriction Générale des Politiques Publiques.

Et tout cela au nom de la « modernisation » et de la « réforme » dans notre pays.

Oui, notre pays a besoin de réformes.

La France compte 2 millions de travailleurs pauvres. 1 salarié sur 4 gagne moins de 750 euros par mois. 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont près d’un million de retraités. La précarité énergétique touche 3,4 millions de personnes. Alors, oui, il y a besoin de réformes pour plus d’égalité et de justice sociale dans notre pays.

Mais la RGPP ne remet pas en cause, au contraire, cette situation inacceptable ! Et je dis bien, au contraire, car en éloignant les services publics, elle pénalise surtout ceux qui ont le plus besoin d’eux.

Monsieur le Ministre du Budget affirme qu’il est temps de « tourner le dos à la culture de la dépense ».
Tout d’abord, soyons clairs : nous souscrivons pleinement au principe selon lequel chaque euro doit être utilisé efficacement, en ayant toujours en tête l’intérêt général. Mais, il y a des dépenses utiles, celles qui préparent l’avenir, celles qui confortent le lien social et il y a des dépenses inutiles, celles qui nourrissent les bas de laine des nantis et creusent les inégalités.

Chaque choix est porteur d’une vision différente de la société et du rôle de l’Etat.
La volonté de la droite et du MEDEF de mettre en cause le secteur public n’est pas nouvelle. A l’instar de Mme THATCHER et de M. REAGAN, des idéologues libéraux français ont aussi préconisé cette démarche. Vous l’avez mise en œuvre dès votre arrivée, avec l’objectif de supprimer 400 000 emplois dans le secteur public, de 2007 à 2013. Les prétextes officiels ? La politique libérale européenne et la réduction du déficit public. Pourtant, la Cour des Comptes vient d’indiquer que le déficit budgétaire actuel, est dû, pour 1/3 à la crise économique et financière et pour 2/3 aux cadeaux fiscaux et aux niches qui nourrissent les plus riches.

Mais en réalité,  pour des raisons idéologiques, la droite la plus libérale et le MEDEF n’ont jamais accepté que le secteur public puisse afficher son efficacité et même  sa supériorité face au privé. L’histoire sociale et économique depuis la Libération est éloquente à ce sujet !

 Concrètement, votre politique a un double effet :
-   elle réduit les services publics, avec des effets  dévastateurs en matière de qualité de services à la population, d’égalité d’accès des citoyens, de conditions de travail et de statut des agents.
-   elle privatise des missions ce qui répond, par exemple, aux demandes des cliniques à but lucratif qui veulent faire main basse sur les missions stratégiques qui relevaient des hôpitaux.
On ne supprime pas des postes de policiers et de gendarmes sans toucher à la sécurité ; on ne réduit pas les postes dans les CAF sans impact pour les usagers ; on ne ferme pas des bureaux de poste ou des services hospitaliers sans risques, comme le montrent plusieurs exemples récents.
 Ainsi, Monsieur  Chatel, ministre de l’Education Nationale, a reconnu que 150.000 jeunes quittent, en échec, le système scolaire. Or, si vous prônez les vertus de l’accompagnement scolaire personnalisé et des stages de rattrapage pour soutenir les élèves les plus en difficulté,  c’est pour les mettre à la charge des parents et/ou des collectivités, tout en maintenant la suppression de 16.000 postes en septembre et en suggérant le recours au « Pôle Emploi » pour trouver des enseignants.
 Alors, oui, il faut dresser le bilan de cette politique, de ce qu’elle coûte à nos concitoyens, à notre pays. Il faut entendre tous ceux qui refusent et dénoncent la mise en cause des principes fondateurs de notre pacte républicain. Et il faut que la Gauche redonne tout son sens à un secteur public rénové et élargi, afin qu’en France, comme en Europe, la perspective ne soit pas la loi du marché, la concurrence libre et non faussée, les privatisations de ce qui rapporte, synonymes d’appauvrissement et d’inégalités accrues entre les habitants et les territoires."

"La Vie Hospitalière" a relevé aussi la participation de Monsieur Jean-Claude Sandrier, député du Cher, qui dénonce les conséquences de la RGPP (le débat sur le bilan de la RGPP a été transmis en direct sur LCP, le 18 mai), il n'y a pas un aspect de cette politique qui puisse être favorable à l'épanouissement de la France, toutes les orientations vont vers un seul et même chemin : celui de l'appropriation des richesses publiques à des cartels qui rivalisent d'innovations et de moyens pour accumuler des capitaux, les atteintes aux services publics ont commencé depuis les Etats Unis d'Amérique. ... ne l'oublions pas, nous dénoncions les dangers de l'AGCS (2).... aujourd'hui il faudrait :"ne rien entendre et ne rien voir... pour rien dire"...mais ce que supportent les citoyens et citoyennes dépassent tous les discours, les maux sont profonds des personnes se suicident à cause des conditions de "management" (France Télécom, La Poste, (3) et  bien d'autres entreprises ... tout en ajoutant que la Fonction Publique Hospitalière a aussi ses tristes exemples).

Intervention de Monsieur Jean-Claude Sandrier  à l'Assemblée Nationale:

"Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, je ne reviendrai pas sur l’exposé des conséquences désastreuses de la politique de Révision Générale des Politiques Publiques conduite au pas de charge depuis 2007. Mon collègue Daniel Paul en a dressé en introduction un tableau édifiant.
Je voudrais revenir plus spécifiquement sur les enjeux et les incidences économiques et budgétaires de cette RGPP. Ce programme est en effet emblématique de la politique que le Gouvernement conduit, de ses échecs et de ses visées purement idéologiques. Emblématique aussi de votre volonté de soumettre la politique aux forces du marché et d’accélérer en conséquence le démantèlement de notre modèle social.
D’ailleurs il faudra bien un jour que le Gouvernement prenne le temps de nous expliquer quelles sont ces forces occultes, quasiment divines, que vous appelez les « marchés », plus particulièrement les « marchés financiers » et qui, par une sorte de pouvoir surnaturel, échapperaient à la loi des hommes et à la démocratie, c’est-à-dire à la volonté des peuples.
Pour ma part, j’hésite entre l’intervention de cette fameuse « main invisible » chère à Adam Smith et la main de la sœur de cet empereur malgache qui, voyant ses pouvoirs lui échapper, en accusait très injustement sa sœur.
Mais d’abord, soulignons que l’un des traits marquants de ce programme de réformes est son caractère autoritaire. Il faut bien constater, avec les rapporteurs du groupe de travail sur l’évaluation de la RGPP, que « cette méthode n’a pas constitué, depuis son lancement, un modèle en matière d’information des parlementaires sur l’action conduite par le Gouvernement ».
La RGPP n’est pas un outil de progrès ; c’est une machine de guerre pour dégager de l’argent public et le transférer à la sphère privée.
Le baromètre Acteurs publics/Ifop d'avril dernier est éclairant : 78 % des cadres de la fonction publique estiment que la qualité du service rendu aux usagers s'est dégradée du fait des réformes en cours et 80 % jugent que l'environnement et les conditions de travail se sont détériorés depuis 2007.
Vous nous dites que l'État est en faillite mais, si la situation de nos finances publiques est à ce point alarmante, c'est parce que vous avez accordé, selon le rapport de notre rapporteur général du budget Gilles Carrez, 100 milliards d'euros de cadeaux fiscaux. Pour quel bilan économique et financier ?
Non seulement vous avez doublé la dette publique en dix ans mais vos largesses incessantes en faveur des plus riches ont plus contribué à créer les bulles spéculatives qu'à alimenter la croissance économique et développer l'emploi. Et,  ne me dites pas que c'est la faute de la crise car il faudrait alors expliquer qui en est responsable, ce qui est fort bien résumé dans le rapport de la commission Stiglitz créée par l'ONU, intitulé « Pour une vraie réforme du système monétaire et financier international ». Je cite : « La crise n'est pas un simple accident comme on n’en voit qu'une fois par siècle, quelque chose qui est seulement « arrivé » à l'économie, qu'on ne pouvait pas prévoir et encore moins éviter. Nous sommes convaincus qu 'elle est due, au contraire, à l'action humaine : elle a été le résultat de fautes du secteur privé et de politiques mal orientées et vouées à l'échec des pouvoirs publics ».
Vous êtes par conséquent à 100 % responsables du déficit budgétaire, dû pour deux tiers à des cadeaux fiscaux que vous avez faits et pour un tiers à la crise dont vous êtes les coresponsables !
Cet échec est aussi celui de la stratégie de Lisbonne. Le pacte de stabilité monétaire n'a eu pour effet, en dix ans, que de brider les investissements et les salaires, de maintenir un chômage de masse, d’accroître les inégalités, de freiner la croissance, d’ouvrir la voie à une régression sociale sans précédent et de laisser les États face à l'appétit de financiers privés.
Alors que les banques et les actionnaires ont accumulé des profits considérables, il n'est rien proposé d'autre aujourd'hui, sous la pression des marchés financiers, que d'imposer toujours plus d'austérité aux peuples européens, de baisser les salaires et les pensions, d'imposer un nouveau recul de l'âge de la retraite, de déréglementer toujours davantage le marché du travail et enfin de démanteler un peu plus l'État par la voie de la fameuse Révision Générale des Politiques Publiques.
Votre seule stratégie est celle de la fuite en avant. Vous trompez nos concitoyens pour présenter comme indispensable une baisse des dépenses publiques alors qu'il ne s'agit pour vous que de ne pas remettre en cause les cadeaux fiscaux que vous avez octroyés sans compter aux plus grosses entreprises et aux privilégiés. Et vous vous préparez à le faire de nouveau en allégeant l'impôt sur la fortune, ce qui va coûter 1 milliard d'euros. Une mesure qui n'intéresse que deux Français sur mille !
Mesure que vous allez financer par le gel des salaires des fonctionnaires, qui rapportera 900 millions d'euros. La taxation des grosses successions de 5% supplémentaires n’est qu’un gadget qui ne va pas faire trembler les plus riches.
Vous maquillez en politique vertueuse de gestion des comptes publics une croisade idéologique contre l'État et les services publics. L'objectif prioritaire de votre politique de révision générale, ou plutôt de régression générale, des politiques publiques n'est pas d'améliorer le fonctionnement de nos administrations, sinon à la marge, mais d'accompagner la réalisation de vos objectifs de réduction des effectifs : 150.000 postes entre 2007 et 2012, soit 7 % de la fonction publique d'État.
Ce n'est dans votre esprit qu'une première étape. Les conséquences en sont pourtant dès à présent désastreuses dans les secteurs de l'éducation, de la justice, de la sécurité publique, de la formation professionnelle et de l'emploi pour ne rien dire des hôpitaux, sommés aujourd'hui de se soumettre à l'unique critère de la rentabilité et qui connaissent eux aussi leur lot de fermetures de services et de suppressions de postes – 1.000 par an à l'Assistance publique de Paris, leurs investissements étant divisés par trois ou quatre.Nos concitoyens paient chaque jour les conséquences de vos visées idéologiques, qui consistent à entretenir un double mythe : celui d'un État tentaculaire et inefficace, celui d’un libéralisme qui libérerait l'initiative privée et l'investissement alors qu'il ne sert depuis trente ans que la seule logique de la rente et de l'accumulation des profits en faveur d'une poignée de privilégiés.
Faut-il illustrer cette réalité par quelques chiffres ? C'est un jeu d’enfant tant les études abondent pour le prouver.
L’OCDE nous apprend qu’en 18 ans, si les salaires ont augmenté en France de 81 %, les dividendes ont quant à eux progressé de 355 % !
Par ailleurs, selon la commission des prélèvements obligatoires près de la Cour des Comptes, un pour cent des Français les plus riches ne payent pas un impôt au taux de 40 % comme ils le devraient mais seulement de 18 %. Quant au millième le plus riche, il ne supporterait qu’un taux de 15 %.
Je vous invite à lire un récent document de l'OCDE qui démontre le creusement des inégalités et combien l’efficacité économique peut en être affectée.
Pour appuyer ma démonstration, je vous citerai l’économiste américain Jeffrey Sachs, président de l’université Columbia de New York : « Il faut expressément considérer les impôts comme le prix à payer pour développer la « civilisation ». Aux États-Unis, on préfère […]comprimer les budgets de l’éducation, de la santé, des sciences et technologies ou du développement durable, […] c’est un mauvais choix. En revanche, couper dans les budgets militaires, augmenter les impôts des sociétés et des riches, éliminer les paradis fiscaux, c’est la voie pour construire une société juste et productive. »
Cessez donc d'instruire le procès des enseignants, des infirmières, de tous les services publics : instruisez plutôt celui de ceux qui s'enrichissent du travail des autres.
La conséquence de votre politique est que l'État « fait moins » et vous voulez désormais entraîner les collectivités locales, qui réalisent plus des deux tiers de l'investissement public, dans la même spirale de l'impuissance en réduisant leurs ressources, faisant ainsi le lit de la récession économique.
Les Français ne sont pas dupes et, dans leur grande majorité, jugent très sévèrement votre politique à l'égard des services publics. Le sondage TNS Sofres réalisé en avril dernier est sans appel : 71 % de nos concitoyens considèrent que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux est « une mauvaise chose ».
La priorité n'est pas aujourd'hui d'appauvrir toujours davantage l'État dans son rôle de créateur d'égalité entre les Français mais de promouvoir une autre répartition des richesses, favorable aux salaires et à l'investissement, par un véritable printemps fiscal, organisant le retour à un impôt progressif et juste, par la taxation du capital et la remise en cause des cadeaux fiscaux.
Nous militons enfin depuis des années pour que soit mis en œuvre un pôle financier public dont le rôle serait, entre autres, d'octroyer aux PME-PMI des prêts à taux bonifiés dès lors qu'elles s'engagent à privilégier l'emploi, les salaires et l'investissement.
L'urgence est de sortir de la spirale infernale du moins-disant social et fiscal, de la course à une compétitivité qui devient absurde car elle se fait au service des appétits des marchés financiers et non de l'intérêt général.
Il est grand temps de mettre fin à cette politique de Régression Générale des Politiques Publiques.".


A cet effet "La Vie Hospitalière" dénonce vivement le "management "  qui s'inscrit dans le cadre de la RGPP, ainsi, le 4 mai  au Ministère du Travail (Tour Mirabeau) un  inspecteur du Travail, a mis fin à ses jours, il était le secrétaire national d'un syndicat d' inspecteurs du travail (SNU TEFE).
Luc Beal Rainaldy a laissé un message à sa famille dans lequel il dénonçait "...des relations sociales de plus en plus dures...".
Nos premières pensées vont à sa femme et à ses enfants.
La RGPP tue. Les responsables ne devront pas rester impunis!

1) Il faudra bien que soient restitué ces biens qui appartiennent au patrimoine de notre pays, il faudra bien que des enquêtes déterminent les degrés de responsabilité des élus qui participent à la dilapidation de notre patrimoine commun à tous et imposent un régime plus ou moins mafiosi, ou le profit se réalise à n'importe quel prix. Il est temps de demander  des comptes et de poursuivre tous ceux qui de près et de loin participent au pillage de notre pays.

2) L'AGCS ou GATS (en anglais).

3) Concernant "La Poste" cette entreprise publique qui depuis cette année est une société anonyme..."La Vie Hospitaliere" rappelle que le Syndicat professionnel des médecins de la Poste avait dressé un bilan alarmant concernant les taux d'absentéisme, l'épuisement physique et tout autant psychique, une très forte augmentation des accidents au travail, des suicides !... C'est un constat   inquiétant qui touche les 300.000 postiers de France.
Selon le syndicat de médecins: "...il faut engager des actions concrètes pour enrayer ce qui pourrait vite devenir un processus morbide connus aujourd'hui par d'autres entreprises comme France Télécom "...pour "La Poste" : "il a été créé dès septembre 2009 un dispositif d'évaluation scientifique du stress professionnel (DESSP)..." Le syndicat SUD-PTT a dénoncé le fait qu'aucun salarié pouvait être représenté au conseil scientifique du DESSP, ce qui ne permettait pas de juger de la situation effective sur le terrain.

jeudi 19 mai 2011

Manifestation le 31 mai 2011 contre le gel des salaires!

Les organisations syndicales ont lancée une journée d'action pour le 31 mai contre le gel des salaires,  la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires (FGAF) se joint à cette action et appelle ses adhérents et sympathisants à se joindre au mouvement afin de  protester contre le gel des traitements des fonctionnaires jusqu’en 2012.

L' appel a été relayé par toutes les organisations syndicales de fonctionnaires (1)

Le rendez-vous pour la capitale est fixé à 11 heures 30  à Bercy (Place du bataillon du Pacifique - métro Bercy) pour  aller en direction de la Place de la Bastille.

Et, ensuite ?...la question est posée, car il n'est plus possible de continuer à manifester dans les rues sans suite...le gouvernement se moque bien des fonctionnaires !

Quant aux organisations syndicales il est temps pour elles d'envisager des actions sur du long terme et non sur le seul temps réservé lors d'un parcours autorisé de telle heure à telle heure...
Le temps est à l'action, à la défense de nos droits souillés de plus en plus, nous ne pouvons que rappeler qu'il faut aller plus loin mener des actions durables, et, pourquoi ne pas camper devant les ministères ? Il est temps de réagir autrement, face à des nantis qui ont tous les moyens de nous manipuler, qui nous trompent et coûtent chers à la société (pensions à vie exorbitantes avec des cumuls liés aux différents postes, avantages et primes tout autant inacceptables, mais ce n'est pas tout il y a bien des manipulations qui visent à favoriser des intérêts purement privés !
Il faut des actions qui aillent plus loin que de simples manifestations temporelles, les infirmières avaient montré l'exemple devant le Ministère de la Santé (il y a 20 ans déjà)!... cette tente qui est restée face aux pouvoirs successifs (de gauche et de droite (2)) est un exemple de la lutte à long terme qui ne saurait s'oublier.
rappelant que nous avions des collègues infirmières qui ont participé à cette action ( Coordination Nationale Infirmière...).
Ceci écrit, des manifestations et appels à la grève sont prévues dans bon nombre de grandes villes.
Souhaitons que le gouvernement revienne sur sa décision du gel du point d'indice en 2012, car autrement c'est à un conflit dur qui pourrait s'engager car trop c'est trop, si Monsieur Georges Tron a estimé "...que le pouvoir d'achat a progressé de 3,9 % en 2009..." , et, reconnu qu'il n'était que"... de 2 % en 2010..." soit quand même presque 50 % de baisse de ce pouvoir d'achat! Il a jugé que "...toutes les mesures qui sont hors point d'indice comptent beaucoup plus que le point d'indice".
Le point d'indice est bien gelé pour 2012 à notre connaissance, et, c'est bien là que le bât blesse.









1) CFDT, CFTC, CGC, CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNSA...

2) Les ministres de la Santé sont passés (Messieurs Jean-Louis Bianco et Bruno Durieux sous Madame Edith Cresson, Monsieur Bernard Kouchner sous Monsieur Bérégovoy, madame Simone Veil et Monsieur Philippe Douste-Blazy  sous Monsieur Balladur) la tente est restée...
Bernard Lavilliers avait même donné un concert pour soutenir cette " poignée de résistantes".Il y a eu bien des personnalités qui ont apporté leur soutien, dont l'abbé Pierre.

 

Radiothérapie publique menacée au Nord Seine-et-Marne : "Ne laissons pas faire !"

Le "Syndicat Autonome Santé" du Centre hospitalier de Coulommiers  (Seine-et-Marne) a posé plusieurs questions dans le cadre du Comité technique d'établissement (CTE) afin que le Centre hospitalier de Coulommiers se positionne par rapport à la menace qui pèse sur le service de radiothérapie du Centre hospitalier de Lagny (qui est un service public à part entière rappelons-le), l'organisation syndicale a marqué aussi son inquiétude concernant la perte éventuelle des activités liées à l'oncologie "pouvant être de nature à générer plus de problèmes budgétaires, dans l'avenir"...


L'une des questions a porté sur le financement des trois bunkers de radiothérapie qui seraient installés à Jossigny. En effet le Centre de Radiothérapie et d' Oncologie de Saint-Faron (1) à Mareuil-Lès-Meaux (CROSF) a précisé qu'il allait faire l'acquisition d'un deuxième bunker et que ces deux appareils iraient à Jossigny ...?...

Le "Syndicat Autonome Santé" du Centre hospitalier a dénoncé le fait que ledit CROSF  était très mal placé dans l'enquête de la revue "Le Point" : "Radiothérapie l'enquête qui dérange" en effet il  est sur les listes :
1) des 36 centres sous-équipés;
2) des 48 centres de radiothérapie saturés;
3) des 75 centres en sous-effectif...

Par contre le service de radiothérapie  de Lagny apparaît assez exemplaire (même si il ne dépasse pas le seuil des 600 traitements/an (2) prétexté par Monsieur Claude Evin, Directeur de l'ARS)...

Il apparaît important de maintenir ce service public de radiothérapie, même si dans le nouvel Hôpital de Jossigny il faudra trouver un fonctionnement judicieux (protocole d'accord public-privé) dans le seul intérêt des patients, le service public doit garder la tête haute face aux intérêts mercantiles.

Le Centre hospitalier de Coulommiers.
( Photo "La Vie Hospitalière" )

La Commission médicale d'établissement du Centre hospitalier de Coulommiers a lors de sa séance du 9 mai votée une "motion de soutien au maintien d'une radiothérapie publique de qualité dans le territoire Nord Seine-et-Marne" dans laquelle on peut y lire :

"La communauté médicale du Centre hospitalier de Coulommiers a, en deux décennies, tissé des liens étroits avec le service d'oncologie du Centre hospitalier de Lagny/Marne-la-Vallée, et plus particulièrement avec son service de radiothérapie.

Cette collaboration a permis, au fil des ans, de garantir pour les patients du bassin d'attraction de Coulommiers (80 à 100 000 habitant), une prise en charge complète dans le domaine de la cancérologie, au plus près du domicile des patients (et de leurs familles), dans le strict respect des critères de qualité et de sécurité de l'I.N.C.A.(...) Aussi, l'ensemble du corps médical du Centre hospitalier de Coulommiers exprime, par ses instances représentatives, son soutien au maintien d'une radiothérapie publique de qualité dans le territoire du Nord Seine-et-Marne."

Le "Syndicat Autonome Santé" qui rappelons-le était intervenu auprès de Monsieur Claude Évin, en son temps, estime que des fonds publics ne sauraient plus encore favoriser des intérêts privés, et, qu'il faut redonner au service public toutes ses possibilités d'attractivité.


1) Qui est un service de radiothérapie libéral ...
2) Si  une circulaire officielle de la Direction des Hôpitaux a indiqué qu' ... "Au delà de 450 à 500 traitements par an et par appareil, un centre est considéré comme saturé" ...que l'on nous explique pourquoi un critère de 600 traitements/an est depuis le seuil minimal acceptable ?

samedi 14 mai 2011

Exposition "Les premiers soins pendant la première guerre mondiale"

L'inauguration de l'exposition  "Les premiers soins pendant la première guerre mondiale" s'est faite ce jour. Elle est ouverte au public depuis le 8 mai,  l'entrée est gratuite, elle se terminera le 31 juillet.

  C'est une exposition thématique au Musée de la Mémoire de Belleau 1914-1918, qui mérite un détour si vous passez dans la région de château-Thierry (1).

Une infirmière de la Croix Rouge Française et un médecin des Armées.
(Photo "La Vie Hospitalière")




Horaires :

Lundi : de 14 heures à 17 heures 30.
Vendredi et samedi : de 10 heures à 12 heures 30 et de 14 heures  à 17 heures 30.
Dimanche : de 14 heures à 18 heures.

Jours fériés : de 14 heures 30 à 18 heures.



1) Nous vous conseillons aussi la visite du  Musée de l'Hôtel-Dieu à Château-Thierry ( contacter toutefois l'Office de tourisme préalablement).
Site officiel du musée de l'Hôtel-Dieu

samedi 7 mai 2011

Psychiatrie et atteintes aux droits de l'Homme: Manifestation devant le Sénat le 10 mai


Le 10 mai prochain sera discuté au Sénat le projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet d’une prise en charge psychiatrique et aux modalités de prise en charge".

Après une mobilisation importante lors de son passage à l’Assemblée Nationale, insatisfaits et indignés par ses principes fondateurs, nous confirmerons notre véto citoyen pour imposer son retrait.

Refusant unanimement ce projet de loi sécuritaire portant atteinte aux droits des citoyens et aux garants démocratiques d’un Etat de Droit, nous appelons à un moratoire sur toute loi de psychiatrie et sur tout plan gouvernemental de santé mentale :

- afin d’instaurer une délibération publique et démocratique puisque question sanitaire, question sociale et question des libertés se rejoignent ici ;

- afin de prendre le temps d’élaborer une loi cadre pour une psychiatrie d’accueil et d’hospitalité.

Nous appelons à un rassemblement national devant le Sénat le mardi 10 mai 2011 de 16h à 19h (1), square Poulenc, ainsi qu’aux initiatives locales dans les régions.

Engagée depuis maintenant plus de deux ans, cette mobilisation sera une étape de plus dans notre mouvement rassemblant professionnels de la psychiatrie, patients, familles et proches, élus et citoyens.






1) A partir de 16 heures. un point presse est organisé, et,  de 17 à 19 heures se tiendra un forum citoyen avec  invitation des sénateurs et de personnalités à des prises de parole et à débat.

Venez nombreux.

Pour plus d'informations:

Ligue des Droits de l'Homme
Syndicat de la Magistrature
Syndicat de la Médecine Générale
Collectif Psychiatrie 


Organisations participantes (liste non exhaustive) : Coordination nationale des hôpitaux de proximité et des maternités, SNPES/PJJ/FSU, Sud santé sociaux, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la Médecine Générale, Union Syndicale de la Psychiatrie etc... 

vendredi 6 mai 2011

Pétition pour la défense de l'Hôpital Public: plus d'un million de signataires

En février nous rappelons que déjà la pétition lancée par le Mouvement de défense de l'hôpital public avait atteint plus d'un million de signataires.

" Ce succès témoigne de l’inquiétude des soignants, des malades, de leurs proches et de l’ensemble de nos concitoyens au sujet de l’avenir de l’hôpital public français, considéré comme un des meilleurs au monde. Ils voient sous leurs yeux se dégrader de jour en jour l’accès aux soins et la qualité des soins."
 Prs André Grimaldi, Jean-Charles Deybach, Bernard Granger
(Mouvement de défense de l’hôpital public)



Ci-dessous le texte de la pétition (pour rappel):



NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL
DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. 
L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»
 

jeudi 5 mai 2011

Sarkozy n’abdique pas dans « sa réforme de l’hôpital » à Fontainebleau

La cité impériale de Fontainebleau a vu ce jour la visite du Président de la République, qui accompagné de Nora Berra, secrétaire d’État à la Santé, et de bien d’autres, s’est déplacé à la polyclinique de la Forêt pour ensuite présider une « table ronde » dans le gymnase de Fontainebleau…sur le thème « Services hospitaliers de proximité », nous nous étonnons de la visite d’une clinique privée (appartenant au Groupe Salvia Santé), la situation apparaît relativement ubuesque.

La "Clinique de la Forêt"
(Photo "La  Vie Hospitalière")


Monsieur Sarkozy s’est réjouit du « climat relativement apaisé » existant actuellement entre le gouvernement et les professionnels de santé…c’est probablement une allusion au fait que les députés devraient voter sous quinzaine une proposition de loi (UMP) qui revient sur la loi « HPST » en supprimant notamment l’amende dont les médecins libéraux pouvaient être infligés en cas de refus de s’installer dans des zones défavorisées…

Monsieur le Président semble satisfait, mais ô combien sa vue est courte, car le monde hospitalier souffre des mesures engagées par sa politique qui vise tout particulièrement la casse de tous les services publics (les exemples ne manquent pas, et, il faudrait être sot que de les oublier, ou de ne pas en considérer les fâcheuses retombées sociales et économiques)….

Les milliers d’emplois supprimés au niveau national 
sont là bien une réalité !...

Un rassemblement constitué d'élus de l'opposition, de syndicats, de personnels, d'usagers... s'est constitué devant l'Hôpital public de Fontainebleau, des tracts ont été disrtribués et une pétition a circulé.
 Le représentant du "Syndicat Autonome de Fontainebleau"
(1), Monsieur Dominique Lecerf,  a donné un avis qui se passe d'autres commentaires : "...Nicolas Sarkozy visite la polyclinique et non l'hôpital, c'est un signe fort!"....


Quant au futur groupe hospitalier du Bréau, qui pourrait s’ouvrir en 2015, et, dont Monsieur Valletoux (2)  Maire de Fontainebleau fait les éloges, il faut considérer que la part la plus belle est réservée au privé, en effet les activités les plus lucratives sont récupérées directement et indirectement…par un flou organisationnel, la marchandisation de la santé est en marche.


Que de belles paroles, mais que de tromperies aussi…










1) La "Coordination Santé" est en accord avec le "Syndicat Autonome Santé de l'hôpital de Fontainebleau", ils font un travail commun dans l'intérêt des personnels et loin des intérêts politiques de certains, c'est à souligner, tant les manipulateurs, les opportunistes savent se mettre en avant dans toutes les manifestations, sans pour autant faire avancer les choses...
2) Conseiller Régional UMP, Président de la FHF d’Ile-de-France…

mardi 3 mai 2011

Réunion-débat à Paris : " Où va la psychiatrie ? "

Organisée par le Collectif des droits sociaux de Paris 14 ème, et, animé par Claude Louzoun et Jean-Pierre Martin de l'Union syndicale de la psychiatrie - "Mais c'est un homme" (1) -  avec  Odile Barral (magistrate).

  • 80 000 lits fermés en 20 ans dans les hôpitaux psychiatriques : la psychiatrie publique est en déshérence.
    Pour camoufler la dégradation de ce secteur des services publics, le gouvernement y étend son discours sécuritaire. 
  • Le soin sans consentement
    Un projet de loi prétend faire du «soin sans consentement» le modèle du traitement psychiatrique : En posant ce principe d'un soin sous contrainte imposable tant à l'hôpital qu'au domicile du patient, il s'agit d'une atteinte aux libertés individuelles.
  • Flichiatrie ou psychiatrie ? l'amalgame entre «folie» et «dangerosité» :
    Ce projet prévoit le fichage national de toutes les personnes bénéficiant de soins spécialisés.
  • Le retour de l'aliéné :
    Les patients, fichés et contraints, se verraient enfermés dans une véritable trappe psychiatrique : considérés à vie comme des malades mentaux dangereux. Cette régression manifeste la politique de la peur menée par le pouvoir pour promouvoir la société de surveillance qu'il met en place.
Le Conseil Constitutionnel refuse d'instaurer à l'hôpital
le "soin sans consentement"
... c'est un petit pas en avant...
Ce projet de loi, déja examiné par l'Assemblée nationale va passer devant le Sénat, le 10 et le 11 Mai. 

Ce projet de loi est un leurre démagogique à l'égard des familles, des voisins, de l'ordre public.  
Voté, il aurait des conséquences lourdes pour les libertés individuelles, les droits collectifs et le soin psychique.

Cette réunion-débat se tiendra le 11 mai à 19 heures30
Salle du Moulin-des-Lapins
12 rue Moulin-des-Lapins
(Métro Pernety)
Une pétition est en ligne

dimanche 1 mai 2011

La "Fête des travailleurs" n'est pas celle des exploiteurs !

Il n'y a pas que le brin de muguet qui symbolise ce jour premier du mois de mai,  il est aussi férié (quel bonheur (1)) il est aussi pour certains le souvenir qu'il y a 25 ans un nuage  était passé au dessus de notre pays et que ce dernier n'avait pas fait l'objet de la part des autorités de mesures de protection (élémentaires) pour la population.

L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI : fondée en 1962, par Jean Pignero) a dénoncé vivement l'irresponsabilité du gouvernement. L'AIPRI dix  ans après diffusait un communiqué (2) dont le titre était: "Tchernobyl, une leçon non encore comprise par les universités en 1996",  auquel était joint un schéma de la reconcentration des poisons radioactifs dans le corps humain. Ce schéma a été repris dans son idée par bon nombre depuis, et, même très récemment avec les accidents nucléaires de la centrale de Fukushima Daïtchi.




1) Les travailleurs ont perdue une journée dans leur capital de jours fériés au nom de la solidarité  le prétexte de la fameuse canicule qui a vu encore un manque de réaction du gouvernement (15.000 personnes décédées, ce n'est pas rien), et, rappelons que Patrick Pelloux Président de l'AMUF avait été le premier à alerter de la gravité de la situation.

On n'oubliera pas ces images de camions frigorifiques utilisés pour transporter les corps, quel manque de respect pour nos concitoyens malheureux.
Au fait: travailler en "toute légalité" de manière imposée,  ressemble un peu à une forme d'esclavagisme, nous pensions qu'en France l'esclavage avait été abolit le 27 avril 1848 (59 ans quand même après la Révolution de 1789...il y avait encore au moins 250.000 esclaves!...).

2) Nous tenons à saluer, ici, la mémoire de Maurice Eugène ANDRE, (fondateur de l'AIPRI -en 1993- Officier nucléaire NBC,  et,  expert reconnu au niveau international) qui avait été à l'origine de ce document .