"La Vie Hospitalière"

dimanche 15 novembre 2015

La Fédération Nationale des Infirmiers annule sa manifestation pour le 16 novembre

 
La manifestation contre la loi de modernisation du système de santé du lundi 16 novembre est annulée

 « En regard de l’actualité, le rassemblement du 16 novembre à Paris est annulé. La FNI prend part au deuil national et présente ses condoléances à toutes les familles touchées par ces attaques meurtrières »

(communiqué de la Fédération Nationale des Infirmiers)


samedi 14 novembre 2015

Plan blanc lancé pour les hôpitaux de Paris


L'assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a déclenché vendredi soir le plan blanc, prévu pour les situations sanitaires d'urgence et de crise à la suite des attaques simultanées à Paris qui ont fait une quarantaine de morts, a annoncé un porte-parole.
"Le plan blanc a été déclenché à l'AP-HP depuis 22h30. Tous les services d'urgence et les services de samu sont sur le pont", a indiqué ce porte-parole après la série d'attaques qui a frappé la capitale faisant "plusieurs dizaines de tués", selon le président François Hollande.



Mise à jour au 14 novembre 2015 à 22 heures : nous dénombrons 129 personnes décédées, 352 blessés dont 98 dans un état critique...


Mise à jour au 21 novembre 2015 à 22 heures : nous dénombrons 130 personnes décédées, 351 blessés dont 97 dans un état critique...
Le Plan blanc des Hôpitaux de Paris est suspendu.


Même pas peur !

jeudi 12 novembre 2015

Courriel ouvert d'un infirmière qui s'interroge sur l'ONI

Mme Anne-Sophie (...)

À

premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
cab-ass-pos@sante.gouv.fr
alehouerou@assemblee-nationale.fr


Madame, Monsieur,

Je viens d'apprendre que la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a rejeté, le 10 novembre 2015, un amendement socialiste visant à supprimer l'ordre infirmier, dans le cadre du projet de loi de santé.

Je me permets de vous rappeler qu'aux dernières élections ordinales, il y a eu une forte abstention : seuls 22% des 177.290 inscrits -sous contrainte- ont participé aux scrutins départementaux de 2014, soit 39 000 votants.
J'ai des gros doutes, mais imaginons que ces 39 000 personnes soient « pour » la survie de l'Ordre infirmier : comme il y a actuellement 600 000 infirmiers en activité, cela fait 561 000 personnes "contre", ou du moins qui ne considèrent pas l'Ordre infirmier comme représentatif de leur profession !

Quant à l'argument « Vous ouvrez la boîte de Pandore » de Jean-Pierre Door (Les Républicains, Loiret) , faisant valoir que supprimer cette instance serait une menace pour les autres ordres professionnels : oui, et alors ? Personnellement je m'interroge sur l'utilité des Ordres...

Marisol Touraine affirmait le 13 mai 2014 « Je le dis très sincèrement et très fermement : l'ordre des infirmiers est un ordre contesté, un ordre sans légitimité, et donc un ordre dont l'avenir est clairement menacé »

Notre ministre de la Santé semble changer très facilement d'avis...

Vous comprendrez que je suis très déçue de la conclusion du corapporteur Gérard Sebaoun (PS, Val-d'Oise), qui a donné un avis défavorable à l'amendement de suppression.

J'espère que le projet de loi abolira enfin définitivement l'Ordre infirmier, et je suivrai attentivement les débats à partir du 16 novembre.

Depuis que je suis en âge de voter, je n'ai manqué aucun scrutin, convaincue des valeurs de la gauche. J'avoue avoir beaucoup de mal à comprendre la ligne politique actuelle, qui me semble plutôt floue.

Je saurai me souvenir (ainsi que mes 561 000 collègues contre l'Ordre infirmier), lors des prochaines élections électorales, si les promesses ont été tenues ou non.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.

Anne-Sophie (...)
IDE

PS) Merci à Mme Le Houerou de défendre les infirmiers !



Pour "La Vie Hospitalière" ce courriel d'une infirmière n'est pas sans intérêt il démontre  de toute évidence un certain malaise. Mais où sont passés les principes et valeurs de la démocratie ?

L'ANSM lance des appels à candidatures pour renouveler ses experts

l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance un appel à candidatures afin de renouveler la composition de ses groupes de travail, créés en 2012.
Les groupes de travail sont des instances d’expertises nommées pour trois années et consultées par l’ANSM, en cas de besoin, sur des points soulevés par l’évaluation interne préalable des dossiers,  (à noter qu'un expert peut être membre de plusieurs instances, dans la limite de deux mandats)...
 
L’ANSM recherche ainsi des experts externes – membres et ponctuels  – dans tous les domaines conditionnant l’évaluation initiale et le suivi des bénéfices et des risques des produits entrant dans son champ de compétences (médicaments, dispositifs médicaux, produits cosmétiques, biocides, produits de tatouages, produits sanguins labiles, etc.).
Les candidatures peuvent être envoyées jusqu’au 2 décembre 2015 inclus .

Pour rappel : l’ANSM a lancé le 24 septembre 2015 un appel à candidatures pour renouveler la composition de ses 3 commissions consultatives. Elle a reportée la date de fin de dépôt de candidatures (qui était prévue  le 31 octobre 2015) au 15 novembre 2015 inclus.

Pour plus d'informations


mercredi 11 novembre 2015

Le CHSF va contre les syndicats et cède son ancien hôpital Louise-Michel pour 4,18 Millions d'euros

Après de longues années de discussions, le CH Sud-Francilien de Corbeil-Essonne (CHSF, Essonne) a réussi à sceller le devenir de son ancien site de Courcouronnes. L'ancien hôpital Louise-Michel va en effet être revendu pour 4,18 millions d'euros toutes taxes comprises (TTC) à la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne. Le conseil de surveillance a approuvé cette transaction le 23 octobre dernier. Et comme le souligne l'hôpital dans une note fournie au comité technique d'établissement (CTE) sept jours plus tôt — et dont Hospimedia a obtenu copie — , "une signature rapide de l'acte notarié permettra au CHSF de ne plus supporter la charge annuelle de 540 000 euros TTC pour le gardiennage et le maintien du site Louise-Michel, de valoriser son patrimoine et d'acquérir un apport de trésorerie". L'objectif des municipalités est d'y bâtir un écoquartier comprenant près de 850 logements. La tour de l'ancien hôpital doit notamment être conservée.

Mais le prix de la vente n'a pas vraiment reçu l'adhésion des syndicats du CH Sud-Francilien. Outre le fait qu'ils aient, à l'unanimité du CTE, voté contre la note qui leur a été présentée par la direction de l'hôpital, ils ont assorti cette prise de position d'un vœu. Ils réclament ainsi au ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes "une compensation financière" pour pallier les frais engagés au titre de la maintenance et du gardiennage du site Louise-Michel. De plus, une deuxième compensation est demandée pour tenir compte de la différence entre le prix de vente initialement proposé en 2011 par France Domaine — et inscrit au plan de retour à l'équilibre budgétaire du CHSF — et le montant acté fin octobre. En effet, l'estimation effectuée en 2011 approchait les 8 Millions d'euros mais elle avait été jugée "irrecevable" par la communauté d'agglomération. D'où le nouveau chiffrage par France Domaine qui opère in fine une baisse de moitié du prix.
Enfin, là où le bât blesse pour les syndicats, c'est sur ce sentiment d'un président du conseil de surveillance à la fois "juge et partie" dans cette affaire, résume Sud Santé. Maire socialiste d'Évry, Francis Chouat est également président de la communauté d'agglomération. Une polémique jugée vaine par la municipalité, qui rappelle que le montant du prix de vente relève de France Domaine.

Article de Thomas Quéguiner

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Pour "La Vie Hospitalière" comment peut-il en être autrement,?...Tous les biens communs, le patrimoine hospitalier (etc) partent sous un prétexte ou un autre et avec une facilité déconcertante ( et des méthodes insidieuses ) vers des groupes privés, là où les gestionnaires des biens publics sont incapables de tirer des profits mais créent et alimentent des situations qui immanquablement font que les biens sont pratiquement versés dans le domaine des affairistes de tous poils qui eux  - comme c'est étrange...-  savent très bien tirer profits des  biens communautaires hospitaliers, entre autres...il y a comme un goût amer...
Et, puis mettre en avant que l'Hôpital Louise-Michel avait un coût de maintenance et de gardiennage annuel de l'ordre de 540 000 euros ceci pose encore bien des interrogations, à savoir notamment si ce n'était  pas encore une ou des société(e)s privées qui étai(en)t la dessous... l'argent du contribuable est bien malmené, il est grand temps de se pencher sur  certaines déviances...
Cet immeuble aurait pu devenir un centre social (chambres d'hôtel hospitalier, Maison de santé  intercommunale, crèche, chambres d'accueils temporaires pour nécessiteux etc etc) mais non, l'intérêt général n'est plus de mise dans ce monde où les intérêts privés deviennent de plus en plus pesant dans notre société, dite société qui prend l'eau de toutes parts...et là ce n'est pas le "réchauffement climatique" qui est à craindre le plus mais le réchauffement des esprits,  dans le temps,  excédés par les abus de toutes sortes, qui font que les citoyens et citoyennes sont de plus en plus spoliés, manipulés,  exploités...et le pire est à venir...
On a vu que le CHSF a été plombé par les PPP, aujourd'hui c'est l'Hôpital Louise-Michel qui fait les frais de cette politique qui est loin d'enrichir le patrimoine hospitalier, notre patrimoine commun à tous, proie facile des groupes financiers, une honte pour la France ! 
Une politique de M.... !
LR

Nota bene: Le 13 décembre 2014, Manuel Valls, (ancien député de l'Essonne, qui a été Président du Directoire du CHSF, pour rappel)  a en tant que Premier ministre inauguré un EHPAD - de 72 lits -  en présence du maire et de nombreux élus locaux, à Courcouronnes, dit EHPAD qui a pris  le nom de Louise Michel en référence à l' ancien hôpital. Ceci fait penser à la Fondation Abel-Leblanc (1) à Coulommiers (Seine-et-Marne) qui a été vendue à un Office notarial, une société financière...et dont l'Hôpital du centre ville a pris le nom d'Abel Leblanc...
Ceci écrit ces 72 lits d'EHPAD auraient très bien  pu être installés au sein de l'Hôpital Louise-Michel...que d'économies auraient été réalisées...

1) Dont les biens sont légalement inaliénables !...



 
Les derniers jours de vie, en  octobre 2011,  de l'Hôpital Louise-Michel.

mardi 10 novembre 2015

Marche mondiale pour le climat : Appel intersyndical

 
Le dimanche 29 novembre, une « Marche mondiale pour le climat » aura lieu à Paris et dans de nombreuses villes du monde. Des millions de citoyens marcheront pour exiger de leurs gouvernants un accord ambitieux pour lutter contre le réchauffement de la planète.

Les organisations syndicales signataires de cet appel participeront à la « Marche mondiale pour le climat », organisée par la Coalition Climat 21 et soutenue par la Confédération Syndicale Internationale (CSI) parce que la lutte contre les changements climatiques est pleinement une question syndicale :
-       Trop de travailleurs de par le monde sont menacés dans leurs conditions de vie et perdent leur emploi à cause de la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes ou sont menacés de le perdre en raison de la nécessaire transition énergétique et de l'abandon des énergies fossiles ;
-       Cette transition technologique et l'ensemble des changements apportés à nos modèles de transport, de construction, de processus de fabrication peuvent-être moteur de création d’emplois ;
-       La transition vers un modèle de développement différent basé sur la justice sociale doit se faire avec les travailleurs et pas contre eux.

Cette marche se tiendra à la veille de l’ouverture de la 21ème conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 21) hébergée au Bourget du 30  novembre au 11 décembre, et qui est déjà annoncé comme le plus grand événement diplomatique que la France ait accueilli. Le mouvement syndical veut dans cette perspective, rappeler aux gouvernements des 195 Etats présents à Paris, que face à l’urgence climatique, il faut agir avec ambition et détermination.

Or, la dernière session des négociations dites « techniques » qui se sont déroulées du 19 au 23 octobre à Bonn, ont montré que nous étions encore loin d’un accord qui puisse protéger les populations du chaos climatique.

Les organisations syndicales exigent avec la CSI que les besoins des travailleurs et des travailleuses soient pris en compte, et que les Etats s’engagent dans l’accord de Paris sur une « Transition Juste » créatrice d’emplois de qualité, où la formation aura toute sa place. Or, à ce jour cette revendication essentielle est encore en suspens dans le projet de texte.
Dans de  nombreuses grandes villes du monde, dimanche 29 novembre, des millions de citoyens se mobiliseront pour rappeler aux chefs d’Etats et de gouvernements que la question climatique est universelle  et urgente.

Les organisations syndicales signataires appellent leurs militants, adhérents et sympathisants à rejoindre massivement cette Marche citoyenne pour le Climat, qui sera organisée à Paris et dans de nombreuses villes en France.

Cette marche s’inscrit dans les initiatives de mobilisation de la Coalition Climat 21 qui regroupe plus de 130 organisations (ONG environnementales, d’aide internationale, syndicats, associations du mouvement social, etc…). L’objectif de la Coalition est de poursuivre au-delà de la COP 21, les mobilisations pour la justice sociale et écologique. Toutes les initiatives de la Coalition sont à retrouver sur le site :  

Rendez-vous à Paris : Dimanche 29 novembre 2015, à 12 heures Place de la République

jeudi 5 novembre 2015

La réforme du Code du Travail et ses conséquences

Une nouvelle étape de la réforme du marché du travail s'est ouverte mercredi 4 novembre... 

Une étape importante,  emblématique même, selon le Premier ministre, puisqu'il s'agit "de construire le code du travail du 21ème siècle" .
Les orientations de cette réforme (encore une de plus)  ont été présentées  lors d'une conférence de presse à Matignon, hier.

"Tout le monde s’accorde à dire que notre droit du travail est devenu illisible. Tellement illisible et confus que les petites entreprises n’en maîtrisent pas les règles et que les salariés ignorent bien souvent leurs droits", a dit Manuel Valls, lors de cette conférence de presse, en présence de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Myriam El Khomri. Le Premier ministre a présenté les orientations de la réforme du code du travail, dont l'ambition est double :

    •    permettre aux entreprises d'être mieux à même de s’adapter à leur environnement, d'être plus compétitives, et donc de créer plus de richesse et plus d’emplois ;
    •    mieux protéger les salariés, en leur offrant des garanties plus adaptées aux évolutions de notre économie.

 


Mais, qu'en penser ?

Les réformes s'ajoutent aux réformes, que ce soit d'un côté ou d'un autre on parle de simplifier nos rapports alors que tout devient de plus en plus complexe...
Effectivement le Code du Travail pourrait paraître pour certains "illisible", mais il est écrit en français dans le jargon du droit et il faut laisser à ceux qui défendent les salariés le soin de le décrypter si ce dernier apparaît indigeste...à ceux surtout qui voient en ce Code bien des contraintes.
Nous allons vers encore une réforme qui ne sent rien de bon, il est vrai qu'aux USA il n'y a pas de Code du Travail et comme les élus (qui  ont voté bien des textes aujourd'hui considéré comme illisibles...) il faut se poser bien des questions sur les vrais raisons de ce que nous appelons une tentative déguisée de casse du Code du travail.
Après avoir au travers d'une loi dite du dialogue social qui en fait a un caractère discriminatoire évident , ceci écrit en passant, concernant les règles dites de la représentativité... après différentes orientations insidieuses nous en arrivons à la "nécessité" pour le gouvernement de revoir le Code du Travail...
Comme ci,  ce dernier devait être modifié, simplifié, en fait mis à part que les hommes de loi passent dans ces décisions pour des ignares qui ne savent pas lire les textes du Code du Travail, mis à part ceci, tout va très bien...en ce qui concerne le fait que l'on prend de plus en plus les gens pour des imbéciles, et les travailleurs pour les "esclaves des temps modernes"...
Avec les méthodes de travail actuelles  empruntées des "manageurs" des USA, il est vrai qu'il faut revoir le Code du Travail devenu presque inutile dans un monde où les exploiteurs ne s'embarrassent pas de règles...où il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir dit-on...
On voit  ne serait-ce que dans le monde de la santé, dans les hôpitaux particulièrement combien les réformes ont été négatives pour les personnels qui se retrouvent avec des conditions inadmissibles de travail, des plannings chargés, où il faut courir sans même prendre le temps de s'intéresser aux patients devenus clients de passage...et plus le temps passe et plus le passage est court...il faut aussi de ce côté réformer et encore réformer, et les prétextes ne manquent pas.
Pour des économies qui n'ont pas lieu d'être le gouvernement envisage la suppression de 22'000 postes, ce n'est pas ainsi que le chômage baissera, mais l'économie des moyens autorise d'autres horizons...
On se demande si parfois on est dans la réalité ?
On se demande où nous allons ?
Si gouverner c'est prévoir, il serait temps de prévoir effectivement l'avenir qui risque de devenir bien sombre pour des millions de français et de françaises dans les années à venir, combien déjà ne peuvent plus avoir accès aux soins corrextement ? Le droit à la santé semble lui aussi avoir été réformé...
Ras le bol de toutes ces réformes, il serait temps de respecter les droits des salariés et non d'influer vers une simplification de ceux-ci, il serait temps de libérer des emplois en ramenant le droit à la retraite à 60 ans et d'aller vers la semaine de 30 heures comme la Suède (2) par exemple...


1) La France compte 10 % de chômeurs, ce poucentage risque de s'aggraver si aucune mesure visant à libérer des emplois n'est prise. La réforme du Code du Travail ne sera pas un moyen de créer des emplois loin de là, car prévoir une  certaine flexibilité des emplois et légaliser des pratiques aujourd'hui illégales concernant notamment certains licenciements des personnels c'est ouvrir la porte à un accroissement des chômeurs, pourquoi ne pas  employer les travailleurs à la journée ? Ridicule, complètement ridicule !

2) En Suède on teste la semaine de 30 heures payée 40 !
..."Dans son entreprise, on alterne une semaine le matin de six heures à midi et une semaine l'après-midi de midi à 18 heures. Et ça marche, le garage se porte très bien. Selon Magnus Wikstrom, la clé de la réussite c'est la productivité. Le patron confirme, réduire le temps de travail lui a permis d'augmenter sa production sans acheter de nouvelles machines, car maintenant les deux équipes se succèdent dans l'atelier. Ainsi, l'entreprise est ouverte douze heures par jour, au lieu de huit." (Pour plus d'information)

Mais comme  en France certains remettent en cause la semaine de 35 heures on est pas près de s'orienter vers la semaine de 30 heures... attendons, toutefois, le rapport de Robert Badinter  pour se donner une idée de cette réforme du Code du Travail qui sera réalisée aux petits oignons...

mercredi 4 novembre 2015

Journée mondiale de l’AVC : "Le vrai danger ne prévient pas toujours..."

À l'occasion de la Journée Mondiale contre l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC), la Fédération Nationale France AVC, la Société Française Neuro-Vasculaire (SFNV) et la Fondation Cœur et Artères, en partenariat avec Bayer HealthCare, lancent une campagne d’information sur l’AVC « Le vrai danger ne prévient pas toujours». Chaque année, en France, près de 130'000 nouvelles personnes sont victimes d’un AVC.
Cette campagne a pour objectif de sensibiliser le grand public sur le caractère imprévisible et soudain de l’AVC, ainsi que sur le risque de récidive. En France, un AVC survient toutes les 4 minutes et risque de se reproduire chez 30 à 40% des patients dans les 5 ans suivant le premier AVC." D’après une étude réalisée en 2013, 1 Français sur 2 ne connaît pas les signes de l’AVC et 30% ignorent l’urgence de prévenir les secours en appelant le 15. C’est dramatique ! D’où l’importance de communiquer encore et toujours sur les facteurs de risque, les signes d’alerte de l’AVC et sur l’importance de composer le 15 pour que cela devienne un automatisme ", explique Françoise Benon, Présidente nationale de la Fédération France AVC.
"Le grand public, notamment les personnes âgées, ne connaît pas bien l’AVC et ne perçoit pas son côté imprévisible. Pourtant, 1/3 des personnes victimes d’un AVC va avoir des séquelles, ce qui n’est pas négligeable. Auparavant, les médecins parlaient d’attaque cérébrale plutôt que d’accident vasculaire cérébral : cet intitulé montrait bien la brutalité et la soudaineté d’installation des symptômes ", explique le Dr François Rouanet, neurologue, Hôpital Pellegrin, CHU Bordeaux, Unité Neuro-Vasculaire.

Dès l’apparition d’un des principaux symptômes de l’AVC, il est urgent d’agir. " Une déviation de la bouche ou du visage, une faiblesse du bras ou de la jambe, des difficultés pour s’exprimer, il faut immédiatement appeler le 15 pour déclencher les secours qui vont adresser le patient dans un établissement de santé où il pourra être pris en charge rapidement. Des traitements existent pour essayer de déboucher l’artère du cerveau mais avec des délais de mise en route très courts, 6 heures au maximum ", prévient le Dr Rouanet.
Un risque de récidive trois fois plus élevé dans les 5 ans suivant le 1er AVC
 " Les patients qui récidivent sont ceux dont les artères sont déjà très abimées et ceux qui ne prennent pas les médicaments que le médecin leur donne après le 1er AVC. Ces médicaments servent à contrôler les facteurs de risque et ainsi éviter la récidive. Mais souvent, nous, médecins, n’expliquons pas clairement aux patients pourquoi nous leur imposons de prendre régulièrement des médicaments et qu’il va falloir les prendre toute la vie. Malheureusement, certaines personnes arrêtent le traitement dès qu’elles se sentent mieux et là, une nouvelle attaque peut survenir ", explique-t-il.




La nouvelle campagne grand public, « Le vrai danger ne prévient pas toujours », se décline sous la forme d’une affiche chez les professionnels de santé, d’une plaquette informative téléchargeable gratuitement sur le site avcvitele15 et d’une vidéo diffusée sur ce même site et sur la chaine YouTube Bayer HealthCare France.

mardi 3 novembre 2015

En 1983 était publiée la première description du virus du sida



C'est le 20 mai 1983 que la revue Science publie pour la première fois une description du virus responsable du sida (VIH). Plus de trente ans après son identification, il n'existe toujours aucun vaccin contre cette terrifiante infection responsable de 28 millions de morts à l'échelle de toute la planète


« Aujourd’hui, le sida est encore une maladie qu'on cache, parce qu'elle stigmatise votre mode de vie », raconte ce malade.
Tout commence en 1982 en France. C’est le médecin Willy Rozenbaum, aujourd’hui professeur de maladies infectieuses exerçant à l’hôpital Saint-Louis, qui contacte les chercheurs de l’Institut Pasteur, le Pr Luc Montagnier, à l’époque chef de l’unité d’oncologie virale, ainsi que son directeur de laboratoire, Jean-Claude Chermann et son assistante, Françoise Barré-Sinoussi.
Le travail conjoint de ces chercheurs français aboutit le 4 février 1983 à 17 h 45 sur une paillasse (un plan de travail dont le revêtement est facilement nettoyable) de l’Institut Pasteur. « Cette découverte est clairement celle d’une équipe dont je faisais partie, constituée des gens de l’Institut Pasteur mais aussi de médecins, d’épidémiologistes, d’immunologistes faisant partie du groupe français d’étude sur le sida que j’avais contribué à créer quelques mois auparavant, se souvient le Pr Willy Rozenbaum. C’est la confrontation des idées, des éclairages de chacun qui a permis d’aboutir sans doute à cette découverte, qui s’est faite certes dans les locaux de Pasteur, mais qui a été le fruit de visions et d’hypothèses émises au sein du groupe. »

Prix Nobel

En 2008, deux chercheurs sont récompensés par le Nobel de Médecine : Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi. Trente années de combat, de recherche, de doutes pour ces scientifiques qui ont vécu toutes les étapes de cette épidémie hors du commun, du jour où Willy Rozenbaum vient à la rencontre de l’équipe de l'Institut Pasteur. « Moi je ne savais pas ce qu’était cette maladie du sida avant qu’il en parle en décembre 82… raconte Françoise Barré-Sinoussi. Quels étaient les symptômes, comment elle évoluait ».
« Pour moi, continue Mme Barré-Sinoussi, c’était intéressant, ce premier contact et en fonction de ce qu’il pouvait nous dire, de réfléchir à la meilleure façon de trouver l’agent responsable. Et c’est vrai, écouter Rozembaun, pour nous chercheurs, que ce soit Montagnier, Chermann… quand il nous disait "mes patients ont des ganglions généralisés", la première chose qu’on se dit c’est que c’est une réaction immunitaire contre l’agent infectieux donc il doit bien être là quelque part dans le ganglion ».
« On va donc, poursuit encore l'assistante de Jean-Claude Chermann, le chercher dans la culture, tous les deux ou trois jours maximum, afin de tenter de détecter l’enzyme assez spécifique de cette famille de virus que sont les rétrovirus. C’est vrai qu’auparavant, nous avions travaillé avec Jean-Claude sur un rétrovirus de souris qui avait tendance aussi à faire mourir les cellules… et là, nous sous sommes regardés en se disant : hou là… c’est le virus qui fait mourir les cellules ! Et la naïveté du départ nous a fait dire : eh bien voila, le virus se multiplie et dès qu’il se multiplie, les T4 meurent. On a tout compris de la maladie. Nous étions bien loin de la réalité ».

En 2013, toujours la maladie

L'expérience acquise grâce à la mobilisation, aux progrès de la connaissance scientifique et au développement de traitements plus efficaces, a radicalement changé les capacités de réponse face à l'épidémie.
« Il faut être persuadé, qu’au stade des découvertes d’aujourd’hui, ce que l’on a en termes de découvertes scientifiques devrait nous permettre d’avoir un impact extrêmement important sur l’épidémie, la voir diminuer même, si on arrive à dépister et à traiter tous les gens qui en ont besoin, nous rappelle le Pr Willy Rozenbaum. Le traitement permet de diminuer le risque de transmission. Ce simple fait permettrait d’avoir un contrôle sur l’épidémie. Donc il n’y a pas besoin de découverte scientifique supplémentaire pour en bénéficier collectivement. On a déjà les moyens d’intervenir et ces moyens dépendent de l’investissement politique, de l’investissement social, de la lutte contre la discrimination qui ne sont pas des éléments scientifiques, mais des éléments sociétaux ».

Meilleure espérance de vie

Trente ans de recherche pour des applications en santé publique offrent donc aujourd’hui les moyens de soigner efficacement les personnes atteintes. L'espérance de vie d'une personne dont l'infection est diagnostiquée tôt, et qui bénéficie d'un accès précoce à une prise en charge médicale optimale rejoint aujourd'hui l'espérance de vie de la population générale non infectée.
Cependant, l'impact psychologique de cette maladie reste considérable. « Aujourd’hui, le sida, nous confie cette personne contaminée, est encore une maladie qu'on cache, parce qu'elle stigmatise votre mode de vie, même si vous êtes chef d'entreprise, marié avec des enfants et que vous n'avez jamais touché a la drogue... La route vers la guérison est bien plus courte que celle pour faire évoluer les mentalités des gens ».
Un symposium international de trois jours autour du sida s'est ouvert le 21 mai 2013 à l’Institut Pasteur.
Article de Michèle Diaz -


Source : savoirs.rfi.fr
Pour plus d'informations 








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URGENT : Cholestérol et statines, la pétition


Je suis le Dr Michel de Lorgeril, du CNRS de Grenoble. Une de mes spécialités de chercheur est la cardiologie, le cholestérol et les médicaments contre le cholestérol.
Ma conclusion, après trois décennies de travail sur le sujet, est que l'affaire du cholestérol et des médicaments anticholestérol est un épouvantable scandale sanitaire bien pire que l’affaire du MEDIATOR !
C'est pourquoi j'en appelle à la population :
Quand vous aurez entendu ce qui suit, je pense que vous conviendrez qu'il est urgent que les autorités de santé réunissent enfin un comité d'experts vraiment indépendants de l'industrie pharmaceutique pour réexaminer les données scientifiques existantes objectivement, et revoir les recommandations officielles sur le cholestérol.
Notre but est, au minimum, que vous ne vous fassiez plus prescrire des médicaments qui pourraient gravement nuire à votre santé.
C'est pourquoi je vous demande d'appuyer la pétition que nous organisons auprès de l'Assurance maladie et de l'Agence nationale du médicament (ANSM), et de faire participer toutes les personnes de votre entourage.
Car non seulement les « statines », médicaments contre le cholestérol, ne sont pas efficaces pour réduire la mortalité cardiovasculaire, mais surtout ces médicaments sont toxiques.
Il n'y a plus de doute aujourd'hui. Les plus récentes études scientifiques indiquent que les médicaments anticholestérol pourraient [1] :
    •    Augmenter le risque d'hémorragie cérébrale : ce sont les résultats de plusieurs études depuis le milieu des années 2000. Avoir un cholestérol bas (ou abaissé par un médicament) augmente le risque d’AVC (accident vasculaire cérébral) hémorragique, un accident dramatique qui peut vous laisser hémiplégique (paralysé) et vous tuer
    •    Augmenter le risque de cancers : de nombreuses études ont montré qu’avoir un cholestérol bas augmentait le risque de cancers. De plus, des essais cliniques avec des médicaments ont montré une augmentation des cancers chez ceux qui recevaient une statine par rapport à ceux qui recevaient le placebo, en particulier de cancer du sein
    •    Augmenter le risque de déclin cognitif lié à l’âge, autrement dit devenir gâteux plus vite, voire dément (Alzheimer)
    •    Augmenter le risque de diabète : jusqu’à 70 % d’augmentation du risque après la ménopause. En l’absence de diabète, les statines augmentent les syndromes de résistance à l’insuline, appelés aussi prédiabète
    •    Augmenter le risque de devenir aveugle
    •    Augmenter le risque de troubles de la sexualité pour les deux sexes, et notamment une impuissance plus fréquente chez les hommes
    •    Augmenter le risque de problèmes rénaux de façon proportionnelle aux doses de statines
    •    Augmenter les risques de problèmes musculaires, tendineux et ligamentaires ; les experts parlent de plus de 50 % de réduction de la capacité d’exercice
    •    Augmenter le risque de pathologies articulaires inflammatoires
Alors si vous prenez vous-même des médicaments contre le cholestérol, ou si c'est le cas d'un de vos proches, signez de toute urgence notre pétition en cliquant ici pour demander aux autorités de réunir des experts vraiment indépendants pour réexaminer les autorisations de ces médicaments.
Ce que je vous dis est très sérieux :
Depuis des années, je me consacre à la recherche sur le cœur et la prévention des maladies cardiovasculaires et des cancers.
Avec d’autres experts dans de nombreux pays, nous considérons que les firmes pharmaceutiques ont dangereusement minimisé les risques d'effets secondaires nocifs dûs aux médicaments contre le cholestérol, et que tout est fait aujourd’hui pour masquer la réalité de cette toxicité.
Mais le problème est que ces informations vitales pour les malades sont aujourd'hui occultées dans la presse médicale et ignorées par les autorités françaises.
Mon but n'est pas de vous faire arrêter vos médicaments ; cela doit être discuté avec votre médecin.
Mon but est d'obtenir en urgence un comité d'experts indépendants des industriels et groupes de pression afin de réexaminer les recommandations concernant le cholestérol et les médicaments contre le cholestérol.

C'est pourquoi je vous demande de signer la pétition (grâce au lien au bas de ce message) adressée à la Caisse nationale d'assurance maladie et à l'ANSM (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail).
Il y a vraiment urgence !
Car au bas mot près de 7 millions de personnes en France sont aujourd’hui traitées avec ces médicaments contre la logique scientifique et médicale. Comment la profession médicale peut-elle faire une telle erreur sur le cholestérol et les médicaments anticholestérol ?
La première raison est l’influence de l’industrie du médicament : les statines qui sont le principal médicament contre le cholestérol constituent un des tout premiers marchés du monde, loin devant les antibiotiques, les antidépresseurs et la plupart des antihypertenseurs et des chimiothérapies anticancéreuses. Ces 20 dernières années, ce marché a rapporté 300 milliards de dollars aux firmes pharmaceutiques. Des intérêts financiers gigantesques sont donc en jeu et certains sont prêts à tout pour occulter la vérité, y compris faire paraître de nombreuses études biaisées, invoquant faussement une efficacité des médicaments anticholestérol. Ces erreurs et ces manipulations, je les ai dénoncées dans mes livres et mes publications scientifiques et personne à ce jour n’est venu me contredire, me montrer où je me trompais.
La deuxième explication est qu’il est très courant en médecine que de graves erreurs dominent toute la profession sur de très longues périodes.
Il a fallu des décennies pour qu’on reconnaisse que le tabac était la cause de 95 % des cancers du poumon ; plusieurs décennies pour interdire l’amiante, dont de nombreux médecins, liés à l’industrie, niaient les dangers ; 35 ans pour sortir le Médiator du marché.
L'erreur des médicaments contre le cholestérol n'est qu'un cas de plus, sauf qu'il concerne cette fois des dizaines de millions de personnes à l'échelle mondiale !!
Du côté des études scientifiques, il faut bien comprendre qu’aucun lien n’a jamais été démontré entre la mortalité coronarienne et le taux de cholestérol.
Le 12 novembre 2004, il y a maintenant 10 ans, une grande étude est parue dans le British Medical Journal qui montre que les prescriptions de statines ont été multipliées par 7 entre 1996 et 2002 au Royaume-Uni, sans entraîner la moindre diminution du nombre d'admissions en hôpital pour un infarctus du myocarde.
Le 14 janvier 2008, la publication des résultats de l'essai Enhance sur deux molécules prescrites à des millions de patients pour faire baisser le cholestérol (la simvastatine et l'ézétimibe) a montré une totale inefficacité pour empêcher les lésions d’athérosclérose.
Ces médicaments n'ont eu aucun effet protecteur sur les artères. Cet essai ayant été conduit chez des personnes porteuses d’une hypercholestérolémie familiale (celles qui devraient profiter le plus des médicaments anticholestérol), les investigateurs et le sponsor ont essayé de cacher les résultats négatifs de cet essai, démontrant clairement que l’existence de conflits d’intérêt pouvait induire des comportements aberrants de la part des industriels et aussi des investigateurs (médecins et scientifiques) travaillant pour les industriels.
Ce n'est pas nouveau : depuis que le cholestérol a été découvert, les scientifiques sérieux affirment qu'il ne provoque pas les maladies cardiaques.
Selon les données de la grande étude sur le cholestérol, dite de Framingham, il n’y a pas de relation nette entre le cholestérol et le risque d’infarctus chez les personnes de plus de 50 ans et chez les femmes. Pour les personnes qui ont déjà fait un accident cardiaque, on parle dans ce cas de prévention secondaire, trois essais sérieux ont été réalisés pour diminuer drastiquement les graisses saturées d’origine animale, remplacées par les graisses végétales, et ainsi faire baisser le cholestérol.
C’est l’étude d’Oslo qui n’a montré aucune différence significative entre les groupes ; l’étude de Londres qui a montré une mortalité cardiaque identique dans les deux groupes, avec ou sans régime sans cholestérol. Et enfin l’étude de Sydney qui a montré une forte augmentation de la mortalité dans le groupe qui suivait le régime anticholestérol. Ces études et d’autres sont décrites dans mes livres écrits en langue française.
Mais la vraie catastrophe sanitaire a commencé lorsqu'on a voulu faire baisser artificiellement le cholestérol chez les patients avec des médicaments (fibrates, puis statines).
Mais malgré cette incroyable accumulation de preuves (sans doute n’y a-t-il aucun autre domaine médical où le scandale soit aussi visible et énorme que dans l’affaire des médicaments contre le cholestérol), des millions de patients continuent de se voir prescrire ces médicaments inutiles et toxiques.
L’industrie pharmaceutique et les médecins qui lui sont liés ont tout fait et continuent à tout faire pour empêcher que la vérité n’éclate au grand jour. Plus important encore si la profession médicale dans son ensemble reconnaissait soudain les faits, imaginez le nombre de procès qui risqueraient d’être déclenchés !
Le moment est venu de faire tomber les masques !
En nous y mettant tous ensemble, nous pouvons forcer les autorités de santé à agir enfin sur ce sujet.
C’est pourquoi je vous demande de signer notre grande pétition
Si nous ne faisons rien, le système actuel, avec toute sa corruption, peut encore tenir des décennies.
Des millions de patients, dont vous-même ou des personnes qui vous entourent, continueront à être dans la plus grande incertitude.
N'osant pas s'opposer aux consignes de leur médecin ni aux protocoles officiels, ils continueront à prendre des médicaments qui, potentiellement, les empoisonnent. Tout en sachant au fond d'eux-mêmes qu'ils se trompent !
Ne laissez pas perdurer cette situation INSUPPORTABLE
REBELLEZ-VOUS et exigez des autorités sanitaires qu'elles revoient leurs consignes sur la seule base des travaux scientifiques indépendants (ils ne manquent pas !) concernant le cholestérol.
En agissant tous ensemble, nous pouvons aujourd'hui mettre des coups de boutoir dans le système et faire jaillir la vérité pour tous. Nous sauverons des vies.
J'appelle tous mes confrères médecins responsables, exerçant leur métier avec conscience et dans le respect du serment d'Hippocrate, à relire de toute urgence la littérature médicale au sujet du cholestérol, à revoir leurs prescriptions concernant les statines et autres médicaments contre le cholestérol, et à signer eux aussi notre grande pétition.
Je rappelle surtout que de nombreuses études, largement ignorées de la presse médicale et de la grande presse, ont montré que les méthodes naturelles (l’adoption d’un mode de vie protecteur) permettent de réduire de façon drastique le risque de maladies cardiaques.
Continuer de les cacher au public est plus qu'un scandale, c'est un crime.
Ce n'est pas le cholestérol qui provoque l'infarctus et l'AVC. C'est la mauvaise alimentation, la sédentarité, le mode de vie délétère, le tabac, la pollution atmosphérique qui donnent de l'hypertension, du diabète et de l'athérosclérose.
Si j'ai choisi de consacrer ma vie à la médecine, c'est pour le bien des patients. Ma conscience m'oblige aujourd'hui à parler tout haut pour dire la vérité sur les mensonges et la propagande tournant autour du cholestérol.
Ne soyez pas victime vous aussi de cette odieuse manipulation. Défendez-vous et défendez vos proches.
Transférez ce message le plus largement possible autour de vous.
Bien à vous,
Dr Michel de Lorgeril

[1] Toutes les références scientifiques sont détaillées dans L'horrible vérité sur les médicaments anti-cholestérol, Thierry Souccar Editions, 2015

samedi 31 octobre 2015

Le Gouvernement serait aux côtés des médecins pour relever les défis de la médecine moderne...

Manuel Valls a assisté, le 29 octobre, au 2ème Congrès de l'Ordre des médecins à Paris. Il y a rappelé les réformes structurelles en matière de santé mises en place par le Gouvernement, en concertation avec les médecins, face aux défis que connaît la médecine : allongement de la vie, prise en main par les patients de leur santé, innovation technologique.
Dans son discours au Congrès de l'Ordre des médecins, le Premier ministre a rappelé l'attachement au modèle français, "extrêmement protecteur des libertés" en matière de système de santé. "Depuis 1945, la France est un des seuls pays à laisser les médecins s’installer où ils veulent, à laisser les patients choisir leurs médecins comme ils le souhaitent, et à assurer la solvabilité du système grâce à la solidarité nationale, à hauteur de près de 80 %", a déclaré Manuel Valls.

Le Premier ministre a rappelé l'objectif du Gouvernement en matière de santé depuis 2012 : "proposer aux Français un système de santé plus accessible, plus proche, plus adaptable et de meilleure qualité [et donc] réformer pour répondre aux besoins des Français et garantir la protection de leur santé", tout "en assurant la pérennité et la qualité de notre système de soins et de protection sociale."

Le Premier ministre a appelé au dialogue et à la concertation pour reposer les bases d’une confiance mutuelle entre le Gouvernement et les médecins.

"La Vie Hospitalière" ne fera pas de commentaire, nous laissons les lecteurs  se faire une idée tout particulièrement sur le fait que "les patients peuvent choisir librement leur médecin"... pas réellement une évidence actuellement...

mardi 27 octobre 2015

Purement honteux ! : atteint d'un cancer, il dort dans sa voiture et passe ses nuits devant l'hôpital d'ARLON (Belgique)

Atteint d’un cancer, il tente de se faire soigner comme il peut. 

Sans le sou, il vit dans sa voiture. Il y passe ses nuits, sur le parking de l’hôpital d’Arlon. Il veut faire connaître sa situation au grand public pour que l’on parle des gens qui sont dans la même situation que lui.Depuis des jours, il dort sur le parking de l’hôpital d’Arlon.
«  Je serai garé sur le parking pour handicapé, avec une petite Nissan Micra rouge  ». C’est ainsi que nous retrouvons Fernand Fiévet, d’Arlon. Atteint d’un cancer au cerveau, ce sexagénaire, qui a beaucoup de mal à se déplacer, vit actuellement dans sa voiture, une vieille carcasse de 1991. «  Dedans, il y a toute ma vie  », résume Fernand. «  C’est ma chaise roulante, quoi !  », lâche-t-il. Cette voiture, il la gare tous les soirs depuis plusieurs jours sur le parking de la clinique d’Arlon. «  C’est le seul endroit où je me sens en sécurité. Et puis les urgences ne sont pas loin, parce qu’on ne sait jamais…  »
Son état de santé est préoccupant. Et on préférerait le savoir dormir dans une des chambres de l’hôpital plutôt que dans cette vieille guimbarde. Car Fernand se dit très affaibli par la chimiothérapie. «  Du coup, je suis à peu près sûr que si je dors à l’abri de nuit, je vais attraper un microbe et que cela va être encore pire  », prédit-il.

Aujourd’hui, il dit s’en sortir grâce à l’aide de la mutuelle, des services sociaux d’Arlon, d’une éducatrice de rue qui l’a pris sous son aile, et de la maison médicale. S’il témoigne de sa situation, ce n’est pas tant pour lui que pour dénoncer un problème qui concerne pas mal de monde. «  Je ne trouve pas normal que des personnes gravement malades se retrouvent à la rue, à devoir dormir dehors ou, comme moi, dans leur voiture. 

«On accueille des réfugiés en grand nombre. Je leur dis " bienvenue " et je suis heureux qu’ils trouvent un abri loin de la guerre. Mais ce serait bien aussi que le gouvernement pense aux Belges qui sont malades et dans le pétrin. Je ne suis pas un cas isolé ».

Fernand a de grandes ambitions : «  Je vais écrire une lettre à la ministre de la santé, Maggie De Block. Elle a été médecin. Si je lui écris avec des mots sensibles, elle sera peut-être touchée. Et si elle peut faire quelque chose pour tous les gens dans mon cas, ce serait formidable  », ose-t-il espérer. En attendant, Fernand regagne sa voiture, vaille que vaille, sous la pluie. Il nous adresse une dernière phrase :  «  Plutôt crever dans ma bagnole que de ne rien tenter !».

Source : Sud Info Belgique


lundi 19 octobre 2015

L'AP-HP et le CH Sud-Francilien officialisent leur "volonté forte" de rapprochement

Par le biais d'une lettre d'intention adressée ce 15 octobre à la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes ainsi qu'à sa consœur de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) et le CH Sud-Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes (Essonne) leur expriment "une forte volonté de rapprochement". Et cela "dans un cadre qui reste encore à définir". D'où ce souhait de solliciter les deux ministères de tutelle pour qu'ils les aident à mettre en œuvre, avec l'appui de l'ARS Île-de-France, cette "réflexion opérationnelle" à même de "définir la meilleure forme que pourra prendre cette association". Effectuée concomitamment à la constitution du groupement hospitalier de territoire en passe de voir le jour autour du CHSF, l'officialisation de cette "intention de rapprochement" doit permettre d'aller au-delà des conventions d'ores et déjà existantes entre le CHSF et certains groupes hospitaliers du CHU francilien.

L'objectif avancé est triple. Il s'agirait d'une part de garantir aux patients pris en charge au CH Sud-Francilien un accès aux services de recours de l'AP-HP identique à celui d'un patient pris en charge directement dans un établissement du CHU. D'autre part, cela permettrait d'engager le CHSF "vers une véritable universitarisation" autour d'un projet médico-scientifique mixant programmes de recherche clinique, accueil des externes et des internes, postes partagés pour les chefs de clinique, implication des professeurs des universités-praticiens hospitaliers, etc. Seraient également associés l'université et les organismes de recherche entourant le Sud-Francilien, dont le Genopole qui accueille depuis mars dernier un centre de recherche clinique et translationnelle. Enfin, les deux directions entendent "réfléchir aux futurs pôles forts du CHSF" en lien avec ceux de l'AP-HP "pour viser les complémentarités plus que les redondances et garantir une démographie médicale".

Article de Thomas Quéguiner

HOSPIMEDIA l’information des décideurs du sanitaire et du médico-social



Le CHSF a été victime d'un Partenariat Public Privé où il y a encore beaucoup à écrire..."La Vie Hospitalière" a dénoncé à plusieurs reprises les manipulations financières qui ont endetté cet établissement et engagé des fonds  publics ceci pour le seul profit d'intérêts privés.
Aujourd'hui le CHSF semble se relever, mais le mal est fait et il en restera toujours quelque chose...

mercredi 7 octobre 2015

Le bombardement de l'hôpital de MSF, un crime de guerre ?

 Le bombardement du centre de traumatologie de Médecins Sans Frontières à Kunduz  (qui était la seule structure hospitalière de ce type dans le nord-est de l'Afghanistan) a fait 22 morts !
L'ONU a appelé à une "enquête impartiale l'acte pouvant être considéré comme criminel...
Le général américain John Campbell (responsable  de la mission de l'Otan en Afghanistan) a déclaré devant la Commission des forces armées du Sénat américain : "Un hôpital a été touché par erreur dans une frappe américaine demandée par les Afghans, mais décidée par la chaîne de commandement américain".Confirmant pour plus de clarté que"la décision de mener une attaque aérienne était une décision américaine, prise dans la chaîne de commandement américaine". 
 
Le Docteur Joanne Liu ( présidente de MSF International ) a été beaucoup plus directe, elle a accusé l'armée américaine de crime de guerre  considérant que "l'attaque est inacceptable. Selon le droit international humanitaire, les hôpitaux dans les zones de conflit sont des espaces protégés. Jusqu'à preuve du contraire, les événements de samedi dernier équivalent à une violation inexcusable de cette loi".

Pour "La Vie Hospitalière" il y a des responsabilités qui ne peuvent pas être estompées, le fait de tirer sur un hôpital est  un acte qui ne respecte pas un minimum d'humanité, c'est de toute évidence un acte délibéré.
La question qui ne trouve pas de réponse à ce jour est relative au fait que Washington a été prévenu par MSF International des tirs aériens sur cet hôpital, et que ces derniers ont continué malgré tout durant 30 minutes ou plus?
C'est un acte donc effectivement délibéré, et de fait un crime de guerre,  évident de plus en plus, et, qui ne saurait rester impuni !


mardi 6 octobre 2015

2ème appel à projets pour la recherche hospitalo-universitaire en santé

L'action recherche hospitalo-universitaire en santé vise à soutenir des projets de recherche translationnelle en santé ou de recherche clinique, qui pourront s'appuyer sur des recherches fondamentales en biologie, en épidémiologie, en science sociale ou en économie de la santé et les prolonger en vue d'un bénéfice pour la prise en charge des patients, l'amélioration de la compréhension des maladies, des traitements plus efficaces et mieux tolérés, ou une amélioration de la performance des systèmes de soin.

L'appel à projets RHU souhaite soutenir des projets de recherche avec un fort potentiel de transfert rapide vers l'industrie ou vers la société. Le transfert pourra concerner notamment le développement de dispositifs médicaux, de biomarqueurs à visée thérapeutique ou diagnostique, de plateformes technologiques, de bio-informatique ou de biologie des systèmes. Les projets dans les domaines de la médecine personnalisée et les thérapeutiques innovantes, les nouveaux protocoles ou modalités de prise en charge thérapeutique seront privilégiés.
Ce deuxième appel à projets, doté de 167,5 Millions d'euros, a pour but de faire émerger et financer des projets de recherche portés par un département ou une fédération hospitalo-universitaire (DHU/FHU). 
L'appréciation de l'excellence des projets sera notamment fondée sur leur caractère fortement innovant et compétitif à l'international, sur l'importance des bénéfices en santé, et des retombées économiques attendues.

Calendrier du 2ème appel à projet RHU

=> 18 septembre 2015 : lancement de l'appel à projets RHU

=> 11 février 2016 : date limite de dépôt des dossiers

=> juin 2016 : sélection

=> à partir de septembre 2016 : contractualisation avec les lauréats


lundi 5 octobre 2015

Une cartographie des pathologies et des dépenses est mise en ligne par la CNAMTS

L’Assurance Maladie a mis en ligne sur son site, depuis le 30 septembre,  une cartographie des pathologies et des dépenses réalisée à partir des données de près de 57 millions de bénéficiaires du régime général (sections locales mutualistes comprises).
Réalisée depuis 2010 à partir des données issues du Sniiram (Système national d’information inter-régimes de l’Assurance Maladie), cette cartographie annuelle des pathologies et des dépenses qui leur sont associées vient compléter les données de dépenses de santé recensées sur les différents postes de soins (médicaments, actes de biologie, consultations…).
56 fiches « Pathologies » sont disponibles ainsi que des tableaux de résultats détaillés dans l’espace « Statistiques et Publications » du site internet de la CNAMTS.


Différentes réponses sont données aux questions les plus susceptibles d'être posées.
Quel est le poids de chaque pathologie sur la population, sur le système de santé ? 
Quels sont les problèmes de santé dont les enjeux sont les plus importants s’agissant du nombre de personnes concernées et du coût pour la collectivité ? 
Comment ces effectifs et dépenses évoluent-ils ? 
Cette analyse médicalisée des dépenses permet d’identifier pour chacune des 56 pathologies, chaque événement de santé ou chaque traitement, le nombre de personnes prises en charge, leur profil (par classe d’âge et par sexe), leur répartition géographique, les comorbidités, etc.
Les patients concernés par ces 56 pathologies, événements de santé ou traitements sont identifiés dans les bases de données à partir des actes médicaux qui ont été réalisés, des médicaments qui leur ont été prescrits et des diagnostics mentionnés à la suite d’une hospitalisation ou ayant donné lieu à une prise en charge pour ALD.
La cartographie des dépenses liées à ces pathologies permet de répartir les dépenses remboursées par l’Assurance Maladie (environ 146 milliards d’euros) en fonction des pathologies prises en charge, des événements de santé et des traitements fréquents, graves ou coûteux (comme les traitements hypolipémiants ou la transplantation rénale).

Source : CNAMTS


Pour consulter le document relatif à la cartographie des dépenses

dimanche 4 octobre 2015

L'hôpital de MSF à Kunduz bombardé...?

C'est un acte grave, insensé, il s'apparente à un crime de guerre, il ne saurait rester impuni !


Au moment du bombardement, 105 patients et 80 membres du personnel, des Afghans et des étrangers, étaient présents dans le centre de soins...
L'ONU estime que ces frappes aériennes  sont "inexcusables", c'est le moins que l'on puisse dire.
Rappelons que le centre de soins de MSF a apporté une aide cruciale à la population civile depuis lundi suite aux combats qui se sont intensifiés de part et d'autres. MSF a également déclaré que l'équipe médicale présente sur place faisait tout son possible pour assurer la sécurité des patients et du personnel de l'hôpital. "Notre équipe médicale donne les premiers secours, soigne les patients et les personnels MSF blessés, et fait le décompte des morts. Nous pressons toutes les parties au conflit à respecter la sécurité des structures de santé et du personnel médical", a demandé le Docteur Bart Janssens, directeur des opérations de l'ONG.
C'était le seul hôpital dans cette région du nord de l'Afghanistan capable de traiter des grands blessés. "MSF a traité 394 blessés depuis lundi", a expliqué ce médecin  "Nous sommes profondément choqués par cette attaque".Quant à la Croix-Rouge elle a parlé d'une "effroyable tragédie"...
Une tragédie qui compte 19 morts (patients et membres de MSF)  c'est le nombre arrêté au moment où nous concluons ce texte, c'est aberrant, il faut une réparation exemplaire de ce que "La Vie Hospitalière" qualifie comme un acte qui s'apparente à un crime de guerre.

(à suivre)



jeudi 1 octobre 2015

L'austérité ça suffit, le 8 octobre les personnels de santé le feront savoir !

Les personnels de la santé comme les usagers et usagères payent au prix fort les politiques d’austérité imposées aux hôpitaux. 
Nous sommes toutes et tous concerné(e)s !

L’accroissement de l’austérité, année après année ! (1)
Intensification et dégradation des conditions de travail et de soins, restructurations, fermetures de lits, fermetures de services, précarité de l’emploi, salaires bloqués, remise en cause des acquis et des jours RTT sont monnaie courante.
Avec le Pacte de responsabilité ce sont des dizaines de milliards d’euros offerts au patronat, la loi Santé de Touraine et la mise en place des GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire), les instructions données aux ARS (Agences Régionales de Santé) d’économiser 3 milliards d’euros dans les établissements de santé jusqu’en 2017 (cela représente 22 000 postes en moins !), le démantèlement du service public hospitalier s’accélère. Les conséquences seront terribles pour les salarié-es et les usager-ères.

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), qui entrera en discussion cet automne aggravera encore cette purge austéritaire. L’ONDAM 2016 (l’Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie) prévoit une progression des dépenses de 1,75 %, donc bien en deçà des besoins, puisqu’une simple reconduction des moyens nécessiterait un ONDAM à 3 %.

Cet été, plusieurs services d’urgences et de SMUR ont fermé leurs portes totalement ou en partie : Valognes, Firminy, Dreux, Mantes la Jolie,… Dourdan, Privas ont vu leur maternité et centre IVG fermés.
Aujourd’hui, ce sont 67 services d’urgences et SMUR qui sont dans le collimateur et menacés de disparition. Tout le territoire est concerné.
Les hospitalier-es attaqué-es résistent et se mobilisent pour leurs acquis et leurs droits. Toutes et tous solidaires !

Les luttes se sont multipliées ces derniers mois : à Toulouse, Rennes, Caen, Uzès, Morlaix, Lorient, Douarnenez, Sarlat, Angers, Saumur... Les salarié-es de l’AP/HP sont descendu-es 4 fois massivement dans la rue au printemps, rejoints par d’autres hospitalier-es, pour contrer la remise en cause de leurs jours RTT obligeant le Directeur Général M.Hirsch, à repousser après l’été la tentative de mise en place de son « mauvais plan ». Ils et elles « y retournent » avec des AG le 10 septembre et une nouvelle journée d’action le 17 septembre. Leur combat est le notre et leur victoire sera la notre.

L’attaque contre les jours RTT qu’ils et elles subissent, est un dernier test avant de la généraliser à l’ensemble des hôpitaux. Dans le même temps, les Communautés et Groupements Hospitaliers de Territoire vont bon train, comme en psychiatrie d’Ile de France. Là aussi la mobilisation s’organise, parce que les conséquences seront dramatiques pour les patient-es et les personnels : abandon de la politique de secteur, délocalisations, fusions et fermetures de services, licenciements des agents non titulaires, etc…

C’est une véritable déclaration de guerre sociale aux personnels des hôpitaux ! 
Nous sommes toutes et tous concerné-es de la même façon. Nous devons riposter toutes et tous ensemble.
Si nous voulons gagner et stopper les attaques, défendons-nous comme nos collègues de l’AP-HP, d’Uzès, de Caen et d’ailleurs, coordonnons nos luttes sur tout le territoire.
C’est décisif !
Une première date de mobilisation interprofessionnelle est posée en cette rentrée.
Le 8 octobre, journée nationale interprofessionnelle d’actions et de grèves appelée à ce jour par l’Union Syndicale Solidaires, la FSU, la CGT, l’UNEF et l’UNL.
Mots d’ordres principaux : 
•    une forte augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux, 
•    la pérennité et l’amélioration de la protection sociale, des services publics, des retraites complémentaires...
Toutes et tous mobilisé-es le 8 octobre pour exiger : 
•    400 euros d’augmentation des salaires pour toutes et tous immédiatement, pas de salaire inférieur à 1700 euros nets. 
•    L’arrêt des fermetures de lits, de services et d’établissements. 
•    Le maintien de tous les postes, la titularisation des contractuel-les et de nombreuses créations d’emplois pour répondre aux besoins de la population avec des conditions de travail décentes. 
•    Le maintien des jours RTT et la réduction du temps de travail (32 h hebdo en 4 jours, 30 h hebdo en 3 nuits). 
•    L’abandon de toutes les mesures d’économie qui asphyxient les établissements et les services et réduisent le « coût » du travail (suppression des échelons intermédiaires, …). 
•    Le retrait du Pacte de responsabilité et du projet de loi Santé.

(Communiqué SUD Santé-Sociaux)



1) Pour "La Vie Hospitalière" c'est une politique de voyous qui est menée et   l'intérêt général est de plus en plus mis à mal par des orientations qui ont que faire de la réalité des conditions de travail et de vie de chaque jour, la misère s'accroït, le pouvoir d'achat régresse de jour en jour, le chômage devient dramatique pour bien des familles etc etc (la liste est longue) mais l'on continue une politique de m.... qui ne sert qu'un système axé sur  une économie douteuse avec en toile de fond : le profit, toujours plus de profits, qu'importe si au bout du compte ce sont les fondements de notre société qui sont ébranlés, qu'importe si notre pays perd petit à petit ce qui faisait sa grandeur.
Les hospitaliers sont loin d'être épargnés, ils subissent aussi cette politique qui sert principalement que des intérêts financiers privés (dans un sens et dans le temps assurément...) au détriment des intérêts des citoyens et citoyennes, au détriment de services publics dignes de ce nom, bien des personnes ne vont même plus se faire soigner, la situation devient désespérante !
On ne compte plus les impacts dévastateurs de certaines mesures d'austérité dans les établissements de santé.
Des lits ferment, et avec eux des services entraînant des suppressions de postes...dans une société où le chômage s'accentue il y a bien des questions à se poser sur les responsabilités que  devront assumer ceux qui décident de mettre encore un peu plus d'huile sur le feu...rappelant que le concept "hôpital entreprise" remet en cause l'esprit même du service public hospitalier et ceci est inacceptable.