"La Vie Hospitalière"

samedi 2 mai 2020

Pouvoir sanitaire aux soignants et aux usagers ! #SoignonsEnsemble


Les soignants sont en colère, très en colère. Les citoyens sont en colère, très en colère

Et il y a de quoi, puisque le système de santé dans son ensemble a été mis en situation de pénurie volontaire par une réduction perpétuelle des coûts.

Cette politique est intervenue dans un contexte d’austérité budgétaire et de libre-échange généralisé aggravé par les traités européens, entraînant une désindustrialisation massive du pays, rendant la France incapable de produire rapidement des produits tels que des masques, des tests ou du gel hydro-alcoolique.

Cette tribune n'a pas pour but d'analyser l'ensemble des dommages subi par notre système de santé mais d'insister sur les conditions de possibilité de cette dégradation.

Pourtant contraire à l'intérêt général, cette situation est le résultat d'un rapport de force entériné en 2009 par la loi HPST : les soignants ont été évincés du pouvoir décisionnel. Résultat, la politique de santé a été prise en main par le gouvernement et la haute administration grâce aux Agences Régionales de Santé (ARS) et aux directions d'hôpital, traitant avec une brutalité toute managériale l'ensemble de notre système de santé. Cette organisation a créé une divergence d’objectifs fondamentale entre les soignants (qui cherchent à soigner) et l’administration (qui cherche à réduire les coûts), source d’une immense souffrance pour les deux parties, en particulier à l'hôpital.

Malgré les protestations, les grèves, les démissions en séries de l'automne/hiver 2019 de nombreux chefs de service des hôpitaux publics, rien n'y a fait. Jamais touchés personnellement par leurs propres décisions, les gouvernements successifs et leur armée de haut-fonctionnaires ont poursuivi méthodiquement la même politique : ne pas augmenter le nombre global de soignants et diminuer les capacités hospitalières du pays. Jusqu'à aujourd'hui.

Dans l'urgence de la crise liée au COVID 19, nous constatons partout que, dans les faits, le rapport de force a changé.

En ville ou à la campagne, les professionnels libéraux se sont regroupés pour faire naître des solidarités nouvelles et soulager leurs collègues hospitaliers. Les maires, citoyens, associations ont joué un rôle concret et rapide pour faciliter le travail des soignants.

À l'hôpital, l'énorme réorganisation et l'ouverture en urgence de lits pour faire face à l'épidémie a été possible parce que les soignants ont pris la direction des opérations et que l'administration a suivi. Actuellement, la crise semble contrôlée à l'hôpital mais au prix de l'abandon de tous les soins courants non urgents en clinique privée comme à l'hôpital.

À la faveur de la crise, le pouvoir a basculé des administratifs vers les soignants. Les soignants doivent se rappeler cette évidence : nous pouvons nous passer des tutelles administratives mais, sans nous, il n'y a plus de système de santé.

Cependant, ce basculement est le fruit de la panique née de la pandémie et non d'un processus conscient clairement défini. Nous réclamons qu'il s'inscrive dans la durée et soit officiellement reconnu.

Les soignants et les citoyens doivent diriger leur colère contre les vrais responsables : les anciens gouvernements et l'actuel, ainsi que la haute-administration, qui ont tricoté ces transformations dont ni la population ni les soignants ne voulaient. Cette technocratie a failli par les politiques de santé menées depuis plus de 10 ans, en restant sourde à la colère des soignants et des usagers. Elle a failli à anticiper cette crise lorsque les premières données inquiétantes venant de Chine puis d'Italie commençaient à arriver. Enfin, elle a failli en ne remettant jamais en question l’ensemble des traités européens responsables d’une politique budgétaire et industrielle insensée nous rendant incapables de fournir les protections nécessaires pour les soignants et la population.

Le confinement général de la population (dont celui très éprouvant de nos aînés) est le fruit direct de l’ensemble de ces faillites. Sans dépistage de masse, sans protection, il était de fait l’unique solution disponible à brève échéance. 

D'une façon générale, la haute-administration et le gouvernement ont perdu toute légitimité dans cette crise.

Le discours du Président de la République du 13 avril 2020 admet implicitement ces erreurs mais nous demandons des actes concrets dès aujourd'hui pour que cette crise puisse déboucher sur un autre horizon :

1- Sortir l’hôpital public d’une pure logique comptable en supprimant la tarification majoritaire à l’activité et en augmentant le budget annuel d’au minimum 4% comme le réclame le collectif inter-hôpitaux.

2- Acter une augmentation drastique du nombre de lits et de tous les soignants libéraux comme hospitaliers en rapport étroit avec les acteurs de terrain, soignants et usagers (les maires notamment).

3- Demander le paiement de toutes les heures supplémentaires et astreintes effectuées par l'ensemble du personnel hospitalier pendant cette crise, y compris les personnels en formation, les services de logistique et les employés de sous-traitance.

4- Verser la même prime exceptionnelle à tous les soignants hospitaliers, sans distinction de zone géographique ou de service, qu'ils soient en secteur COVID ou pas.

5- Résister aux décisions néfastes venant d'une administration hors-sol, en s'associant par exemple aux maires comme dans le cas du CHRU de Nancy ou de la Nouvelle-Aquitaine.

6- Le pouvoir décisionnaire doit dorénavant être partagé de manière transdisciplinaire à égalité entre les soignants, les usagers et l’administration dans tous les points névralgiques du système de santé : hôpital, ARS, Sécurité Sociale.

7- Remettre en question les traités européens actuels incompatibles avec une politique de santé conforme à l’intérêt général comme le démontre dramatiquement cette crise.

Nous, professionnels de santé, avons démontré partout qu’il était possible de faire autrement. Victimes des mêmes politiques économiques absurdes, nous pensons que l’immense majorité des personnels administratifs seraient très favorables à de tels changements. Ils ne seraient plus réduits à gérer une pénurie mais seraient les partenaires d’une construction collective.

Nous avons besoin d'une double alliance inédite : entre tous les soignants hospitaliers et libéraux d'une part et tous les citoyens d'autre part, en dehors des clivages partisans, afin de pouvoir porter à l'Assemblée nationale ces mesures dès maintenant en signant ici.

Pouvoir aux soignants et aux usagers !


Dr Frédérick Stambach, Médecin Généraliste en milieu rural, Ambazac.
Dr Julien Vernaudon, Praticien Hospitalier Gériatre, Hospices Civils de Lyon, Centre de Recherche Clinique « Vieillissement, Cerveau, Fragilité », Centre Mémoire Ressources et Recherche de Lyon.




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Les masques tombent !


Notre pays connait une crise sanitaire sans précédent. Un état de guerre suivant les mots du Président de la République. Comme en 1870, il ne devait pas manquer un bouton de guêtre à nos combattants. On a vu ce qu’il en a été

Des soignants désemparés par le manque d’équipement de base et notamment les masques.

Nos soignants de la première ligne ont dû faire face à la pénurie. Une mobilisation générale a été organisée pour essayer d’améliorer la situation des personnes les plus exposées. Tous les professionnels de santé ont dû faire face à l’inquiétude. La leur, de devoir assurer leur mission, au nom de l’idéal de santé publique qu’ils défendent. Celle qu’ils ressentaient intensément pour leur entourage proche avec cette crainte permanente d’être porteur d’une contamination pour ceux qui leur sont chers. Et celles enfin de leurs patients à qui il a fallu expliquer sans relâche qu’on n’avait pas les moyens de les protéger comme il le faudrait, soit le contraire même de ce qui fonde nos métiers.

Courageusement, l’ensemble des professionnels de santé ont soutenu et assumé sans faiblir cette ligne. Oubliant les insultes, les procès en irresponsabilité ou incompétence, les vindictes anonymes ou, peut-être pire encore, celles qui ne le sont pas, ils ont tenu la tranchée.

Aujourd’hui, la consternation s’allie au dégoût.

Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution.

Où étaient ces masques quand nos médecins, nos infirmiers, nos pharmaciens, nos chirurgiens- dentistes, nos masseurs-kinésithérapeutes, nos pédicures-podologues, nos sages-femmes mais aussi tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ?

Comment nos patients, notamment les plus fragiles, à qui l’on expliquait jusqu’à hier qu’ils ne pourraient bénéficier d’une protection adaptée, vont-ils comprendre que ce qui n’existait pas hier tombe à profusion aujourd’hui. 100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C’est la surenchère de l’indécence.

Nul n’aurait reproché à des circuits de distribution grand public de distribuer des masques grand public. C’était là un complément essentiel qui serait venu compléter utilement l’arsenal de défense contre le virus. Derrière le masque, se trouve le vrai visage. Nous, nous garderons celui de la dignité. Celui-ci ne se retrouvera dans aucun rayonnage.

L’heure viendra, nous l’espérons, de rendre des comptes.

En attendant, nous allons poursuivre notre mission de professionnels de santé, car c’est notre engagement. Avec néanmoins l’amertume de se dire que la responsabilité n’est pas la mieux partagée de toutes les vertus.

Signataires :
Patrick BOUET, Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins
Anne-Marie CURAT, Présidente du Conseil National de l'Ordre des Sages-Femmes
Patrick CHAMBOREDON, Président du Conseil national de l’Ordre des Infirmiers
Serge FOURNIER, Président du Conseil National de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes
Pascale MATHIEU, Présidente du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes 
Eric PROU, Président du Conseil National de l’Ordre des pédicures-podologues
Carine WOLF-THAL, Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens



Source : mediapart.fr
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vendredi 1 mai 2020

Coronavirus : Le bilan passe à 24.594 morts en France après le décès de 218 patients en 24 heures

Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon s’est exprimé dans une conférence de presse ce vendredi soir pour faire un nouveau point sur la situation du coronavirus en France


218 patients ont perdu la vie ces dernières 24 heures en France indique ce nouveau bilan quotidien. Au total, 24.594 personnes sont décédées jusqu’ici dont 15.369 dans les hôpitaux ( + 125 ) et 9.225 au sein des Ehpad ( + 93 ).

D’autre part, 7.183 personnes se trouvent actuellement dans un état grave, en réanimation dont 3.878 pour une infection au Covid-19 ( - 141 ).

Au total, 25.887 patients sont toujours hospitalisés soit 396 de moins. 668 personnes ont été admises à l’hôpital ces dernières 24 heures. 52.500 personnes ont aussi été guéries en milieu hospitalier jusqu’ici.


Source : actu17.fr
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«Pourquoi l'épidémie de Covid-19 est-elle à ce point politisée ?»Observations d'un diplomate chinois en poste à Paris


La pandémie de Covid-19 continue de sévir dans le monde, avec plus de 2,63 millions de cas confirmés hors de Chine et 29 pays comptant plus de 10.000 cas chacun. Avec plus de 930.000 cas confirmés, les États-Unis à eux seuls totalisent un nombre de cas supérieur au total des cas recensés du 2ème au 6éme pays les plus touchés. Cette proportion est similaire à celle des dépenses militaires américaines dans le monde. Dans le même temps, l'épidémie continue sa fulgurante progression en Europe, ce qui est fort inquiétant.

Mais à mesure que les pays occidentaux devenaient les uns après les autres épicentre de l'épidémie, la malveillance de leurs médias gagnait en intensité et on a vu refleurir, chaque jour avec plus de vigueur, les mêmes vieilles théories : la Chine a tardé à réagir … elle a caché la vérité … elle a minimisé le bilan des victimes … elle est l'origine du virus … elle devra rendre des comptes, verser des réparations, et bien d'autres encore. 
Le gouvernement chinois a déjà eu l'occasion de réfuter ces théories absurdes par des faits et des chiffres éloquents et notre ambassade a publié une série d'articles intitulés « Observations d'un diplomate chinois en poste à Paris sur l'épidémie de Covid-19 » qui répondait également point par point aux thèses susmentionnées. Inutile donc d'y revenir en détail puisque le lecteur pourra, s'il le souhaite, s'y référer sur notre site internet.

Cette épidémie est l'ennemi commun de toute l'humanité. Ainsi, la seule riposte efficace réside dans les efforts de tous les pays, dans leur cohésion, dans leur coopération et dans la coordination de leurs efforts de lutte. Après que le gouvernement chinois a pris des mesures énergiques telles que la fermeture de Wuhan, l'Organisation mondiale de la Santé a déclaré que cette épidémie de Covid-19 pourra être la première épidémie de l'histoire à être maîtrisée. Hélas, l'attitude de certains pays a fait s'envoler ces espoirs. Au lieu de songer à se protéger et à renforcer la coopération internationale, ces pays ont préféré stigmatiser la Chine et politiser à haute dose une crise de santé publique. Voilà principalement pourquoi l'épidémie est devenue incontrôlable.

Mais pourquoi avoir agi ainsi ? 

Nous avons pu observer que depuis la fin du mois de décembre dernier, lorsque la Chine a rapporté le premier cas de nouveau coronavirus, la pandémie a connu trois phases dans le monde.

Dans un premier temps, la Chine a été happée par le tourbillon de l'épidémie alors que le reste du monde restait indemne. Le 23 janvier, date de la fermeture de Wuhan, il n'existait que 9 cas hors de Chine. Le 30 janvier, lorsque l'OMS a déclaré l'épidémie « une urgence de santé publique de portée internationale », il n'y avait que 82 cas hors de Chine et seulement 10 en Europe. À ce stade, l'opinion publique occidentale observait la situation d'un œil lointain, réjoui, sarcastique et se moquait du gouvernement chinois qui, pris de court, se débattait de toutes ses forces, persuadée que l'épidémie conduirait à la chute du régime et que le monde entier allait assister à un « Tchernobyl chinois ». Cependant, à l'époque, aucun gouvernement occidental n'a songé à critiquer la Chine pour sa lenteur ou son opacité. Bien au contraire. On n'entendait que des louanges sur ses mesures de lutte contre le virus. Entre le mois de janvier et le mois de février 2020, le Président Trump a félicité la Chine à 15 reprises, approuvant ses mesures de lutte contre l'épidémie, les qualifiant de réactives, transparentes et fortes, et affirmant que la coopération entre les deux pays se déroulait convenablement.

Vers la fin du mois de février, la pandémie est entrée dans sa deuxième phase. Son épicentre s'est déplacé vers l'Europe et les États-Unis qui se sont alors trouvés submergés et aux abois. Les médias se sont alors recentrés sur l'évolution épidémiologique de leurs pays respectifs. L'attention prêtée à la Chine a diminuée. Les commentaires se sont faits plus rares, offrant ainsi aux observateurs de la Chine une période d'accalmie bienvenue.

Mais les bons moments ne durant jamais très longtemps, au début du mois de mars, l'épidémie, devenue incontrôlable dans cette partie du monde, est alors entrée dans sa troisième phase. L'opinion publique occidentale a recommencé à pointer du doigt la Chine et on a vu égrener toutes les thèses mentionnées au début de cet article. Les Occidentaux ont commencé à enrager contre l'impuissance de leur propre pays face à l'épidémie et à mettre en cause la capacité de leurs gouvernements à assumer leurs responsabilités. Puis, nous avons vu des politiciens américains, du Président, au Secrétaire d'État, en passant par des membres du Congrès, incriminer la Chine à l'unisson. Avec la complicité de leurs médias, ils ont déclenché contre nous une campagne d'attaques et d'insultes.

Ainsi, on peut dire que l'une des raisons de la forte politisation de l'épidémie vient de l'attitude de certains politiciens occidentaux qui, mus par des arrière-pensées de politique intérieure, ont préféré se défausser sur la Chine de leurs responsabilités. Mais même si la Chine a déjà maintes fois répondu clairement, par des faits et des chiffres, aux diverses « interrogations » des Occidentaux, rien n'y fait. Ils n'en démordent pas. Cela montre que leur véritable objectif n'est pas de la « quête de la vérité », mais le China bashing. Accréditer la thèse de la « faute » chinoise leur permet de s'exonérer de leur impuissance et de leurs échecs face à l'épidémie. En revanche, ils ne peuvent se prévaloir d'aucun élément de droit international, ni d'aucune jurisprudence pour exiger de la Chine « des comptes » ou « des réparations ». Tout cela n'est qu'une farce politique et sachant parfaitement qu'ils n'obtiendraient jamais gain de cause, ils ont juste voulu détourner d'eux les accusations, en excitant les fibres populistes, racistes et antichinoises de leurs pays contre la Chine.

La deuxième raison de cette politisation est que certains Occidentaux commencent à ne pas avoir confiance dans la démocratie libérale. Dans la riposte à l'épidémie, le socialisme aux caractéristiques chinoises a démontré sa capacité à concentrer des moyens au service de grandes réalisations. Il a révélé la puissance de tout un peuple uni et solidaire, ainsi que la forte capacité de mobilisation, d'organisation et d'exécution du Parti communiste chinois. Voilà ce qui nous a permis de vaincre l'épidémie en à peine deux mois, de reprendre rapidement le travail et une vie normale, tout en limitant au maximum les dégâts causés par le virus. Un politologue français a écrit : « La scène internationale est dominée par le match sino-américain. Or le résultat s'annonce favorable aux Chinois. »

La Chine a consenti d'énormes sacrifices pour contrôler l'épidémie, non seulement pour elle-même, mais aussi pour la santé et le bien-être du monde entier. Elle a réussi à ménager une fenêtre d'opportunité de deux mois pour la planète qui, bien utilisée, aurait permis d'atteindre l'objectif de l'OMS d'en finir avec la pandémie. Au moment où elle était maîtrisée en Chine, et malgré de graves risques persistants d'importation de cas extérieurs, alors que nous nous efforcions de surmonter nos propres difficultés, nous avons tendu la main dans la mesure de nos moyens aux pays dans le besoin. Nous avons fourni une aide matérielle, notamment sous forme de masques, de combinaisons de protection, de réactifs de tests de détection des acides nucléiques, de respirateurs, le tout à plus de 140 pays et organisations internationales. Nous avons également dépêché des équipes médicales dans de nombreux pays. Pour les États-Unis seuls, la Chine a fourni plus de 2,4 milliards de masques, soit pour chaque Américain, près de 7 masques Made in China. L'idée d'une communauté du destin humain et la volonté de s'associer aux efforts de tous pour vaincre l'épidémie ont été les seuls ressorts de notre assistance. 

« Celui qui agit n'a pas besoin de discours pour inspirer le respect ». 

Il ne s'agit pas pour nous de comparer les différents systèmes politiques et encore moins de nous vanter, mais certains Occidentaux n'y ont vu que l'expression de la « diplomatie du masque », de la « diplomatie d'influence » ou de la « diplomatie de générosité » destinées à « combler un vide géopolitique ».

A cause de leurs préjugés hostiles, certains pays qui se sont inspirés de méthodes chinoises se sont trouvés en proie à des scrupules et à des doutes. Même si l'expérience chinoise avait démontré leur efficacité, le fait que ces méthodes viennent de régimes « autoritaires » et « dictatoriaux », a fait que, dans les cas où ils y ont recouru, ils l'ont fait à moitié, avec les résultats qu'on peut imaginer.

Certains sont devenus psychologiquement fragiles. Considérant qu'il n'y a rien de bon en Chine, le moindre mot positif sur le pays les indispose. Toute appréciation positive sur la Chine ne peut être que le produit de sa diplomatie d'influence. Ils estiment que « en même temps que ses conteneurs de masques, la Chine exportait, en contrebande, les vertus de son système de gouvernement. ». Ils ne supportent pas davantage d'entendre des voix évoquant avec objectivité la gestion de la pandémie par l'Occident, n'y voyant que « cette façon arrogante de faire la leçon aux Occidentaux » et « propos condescendants sur l'état des démocraties occidentales ». Arrogants et condescendants : voilà les termes qu'utilisaient autrefois les Chinois pour critiquer les Occidentaux.

Le Président Xi Jinping l'a déjà dit : parce que l'humanité est une communauté de destin, les armes les plus sûres pour surmonter une épidémie qui menace la sécurité de tous, sont la solidarité et la coopération. Souhaitons que certains Occidentaux s'allègent de leur fardeau idéologique, renoncent à leur manie de politiser l'épidémie et joignent leurs forces à celles de la Chine pour lutter ensemble contre le virus, faute de quoi, ils s'exposent à en devenir les premières victimes.

Un éditorialiste du journal Le Monde a cité un sinologue pour qui la Chine est un pays où « le politique doit prendre le pas sur l'expertise, les militants l'emportent sur les professionnels, la ligne sur la réalité. » Pour moi, ce qu'il décrit est exactement la situation de l'Occident aujourd'hui.



Source : amb-chine.fr
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Manifestation Virtuelle du 1er Mai


Dans cette vidéo de Silvano Trotta vous allez écouter des femmes et des hommes politiques qui osent s'élever contre cette mascarade de pandémie...
Des discours qui resteront dans l'histoire !






Les masques ne permettront pas de vous cacher

Sara Cunial (parlementaire italienne)






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La crise sanitaire actuelle montre à quel point le travail des auxiliaires de vie auprès des personnes fragiles est essentiel


 Mal payées, mal considérées, elles lancent une pétition et réclament justice.

On les appelle des auxiliaires de vie. Comme si leur travail n’était qu’accessoire. Or, ces 226.000 femmes (97%) et hommes sont en première ligne, chaque jour, pour aider les personnes âgées, fragiles, dépendantes. Elles sont donc les plus exposées au coronavirus. Et pourtant, elles n’ont pas droit aux dotations de masques de protection, au gel hydroalcoolique et, surtout, à la reconnaissance, comme le personnel soignant. Quant à leur rémunération, elle est tout simplement indécente!
Une enquête (ci-dessous) intitulée « comment la crise sanitaire liée au Covid-19 bouleverse-t-elle le métier d’auxiliaire de vie ? » menée par la société Alenvi et le collectif « L’humain d’abord » montre à quel point « il est temps de revaloriser le métier d’auxiliaire et de ne plus continuer comme avant. » Cette enquête effectuée auprès de 1.100 auxiliaires nous apprend que « plus de la moitié » ne se sent pas concernée par les applaudissements du personnel médical, tous les soirs, à 20 heures. Voilà pourquoi elles ont décidé de sortir de l’ombre pour exprimer  leur mécontentement et faire à changer les choses.

Les propositions

Au cours d’une visioconférence de presse organisée par Alenvi, ce mercredi 29 avril 2020, et relayée par les Conseils départementaux, dont celui de Meurthe-et-Moselle, plusieurs auxiliaires de vie ont témoigné des difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice ce leur métier. Soafara, par exemple, auxiliaire à la société Louvéa à Nancy-Custines, se dit choquée de n’avoir pas pu obtenir du matériel de protection. « Trois pharmacies ont refusé de me vendre des masques, dit-elle, parce que nous ne sommes pas reconnues comme personnel soignant. Or, nous faisons un travail humanitaire et j’aime mon métier. »
Même point de vue d’Isabel (Auxiliaire à Alliance Vie) : « Au début de l’épidémie, nous avons eu des soucis pour avoir du matériel de sécurité. Maintenant, nous avons des masques mais nous manquons de gants. »
Depuis quelques semaines, 43 auxiliaires et 24 dirigeants de plusieurs structures d’aide à domicile, privées et associatives de toute la France, ont décidé de travailler ensemble pour faire 4 propositions concrètes afin ce revaloriser tout de suite le métier d’auxiliaire de vie.

1. Inscription dans les répertoires nationaux des professionnels de santé;
2. Rémunération de 1.500 euros nets/ mois pour les auxiliaires à temps plein;
3. Un métier = une seule branche, une seule convention collective, un seul OPCO (opérateur de compétence);
4. Toutes les sociétés commerciales du secteur ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) ou société à mission.

De l’argent public

" Je suis d’accord à 200 % avec les revendications des auxiliaires de vie " assure Véronique Scida, dirigeante depuis 2005 du service d’aide et d’accompagnement à domicile Louvéa, à Custines (54) membre d’un réseau coopératif présent sur tout l’Hexagone. Elle gère une équipe de 35 auxiliaires de vie (parmi laquelle deux hommes) pour 230 bénéficiaires répartis sur la Métropole du Grand Nancy et le Val-de-Lorraine.
" Je suis d’accord pour que les auxiliaires de vie aient un vrai statut d’auxiliaires de santé car, trop souvent, elles sont considérées comme des boniches par les médecins ou les infirmières. D’accord aussi pour revalorisation de leur salaire. Mais nous sommes dépendants des financements accordés aux bénéficiaires via les allocations personnalisées à l’autonomie (APA) du Conseil départemental, allocations provenant de la Caisse nationale de solidarité et d’autonomie (CNSA) créée après la canicule de 2003. Certaines caisses de retraites financent aussi des heures de ménage. Mais 95% de nos prestations sont financées par le l’argent public. "

Économie sociale et solidaire

Véronique Scida souhaiterait donc avoir les moyens de mieux payer ses salariées. Elle milite aussi pour un regroupement des branches, c’est à dire un statut unique pour toutes les professions d’aide à domicile qu’elles dépendent d’une association, d’une structure commerciale ou privée. « Les structure commerciales devraient intégrer l’économie sociale et solidaire (ESUS ou Sociétés de Mission) » dit-elle.
Il est vrai que le « marché » de l’aide à domicile est particulièrement important. Pour la seule Meurthe-et-Moselle, 8.800 personnes touchent l’APA domicile du Département, il y a 3.000 allocations de prestation de compensation handicap (PCH). Il faut préciser qu’il y a dans le département 22% de personnes de 75 ans et plus qui ont bénéficié de 1.840.000 heures de prestations pour APA et 550.000 heures au titre de la PCH (chiffres de 2015).
Avec le vieillissement de la population, ce « marché » de l’économie sociale et solidaire est en pleine expansion. Nos sociétés ont et auront de plus en plus besoin de faire appel à ces femmes et à ses hommes dont on ne dira jamais assez à quel point leur rôle est précieux et indispensable. Il est temps de leur rendre justice.

Article de Marcel Gay


Source : infodujour.fr
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Nous, auxiliaires ! 4 décisions à prendre tout de suite 
pour valoriser notre métier

Nous, auxiliaires de vie, nous sommes en première ligne au contact des plus vulnérables, face au Covid. Pourtant, comme le montre notamment le sondage réalisé par Alenvi auprès de 1.100 auxiliaires, plus de la moitié d’entre nous ne se sentent pas concernés par les applaudissements tous les soirs à 20 heures. Comment est-ce possible ?

Les conditions dans lesquelles nous travaillons ne sont pas alignées avec la réalité de notre métier faite d’empathie et de responsabilité. Les rapports Libault et El Khomri avaient partagé ce constat en 2019. Nous avons donc pris la plume avec des encadrants et dirigeants du secteur afin de formuler 4 propositions pour changer les choses. Depuis 1 mois, le gouvernement a montré qu’il pouvait prendre des décisions rapidement : qu’il agisse dès maintenant pour notre profession, pour ne pas mettre en péril la cohésion sociale du pays !

1. Soyons inscrits dans les répertoires nationaux des professions de santé

“Quand on va à la pharmacie, on nous jette au visage : vous ne faites pas partie du personnel médical pour avoir un masque”

“On parle des soignants de l'hôpital et des ehpad mais rien sur les auxiliaires de vie”

Nous voulons être considérés de la même manière que les soignants, ce qui est le cas dans la majorité des pays européens. Concrètement, cela veut dire nous inclure sans attendre dans les répertoires nationaux des professions de santé et nous donner, entre autres, le même niveau de priorité pour le matériel de protection (masques, blouses…), la possibilité d’avoir une carte professionnelle, d’utiliser un macaron pour notre véhicule...

Cela contribuerait à faire évoluer les mentalités, le “care” continue à nourrir le “cure” et l’inverse prend tout son sens : le monde de la santé s’inspire de la manière dont on crée du lien dans nos métiers. On fait converger le soin et le “prendre soin”.

2. Nous voulons être rémunérés à la hauteur de ce que nous apportons à la société

“On risque notre vie pour un salaire de misère et des primes que l’on ne verra jamais.”

“Un métier peu valorisé qui demande beaucoup d’investissement pour un maigre salaire.”

Dans son discours du 13 avril 2020, le Président de la République a souhaité redonner ses lettres de noblesses aux métiers ayant une utilité sociale. La France est l’un des pays de l’OCDE qui rémunère le moins bien ces métiers*. Passons des paroles aux actes, il est donc urgent de valoriser aussi notre métier par la rémunération. Nous voulons gagner à temps plein 1500€ net par mois. Cette revalorisation salariale ne constituerait pas une dépense supplémentaire mais bien un investissement pour un meilleur système global d’accompagnement et de soin.

3. Notre métier doit être reconnu comme 1 seul métier à part entière

“J'aimerais que mon métier soit reconnu au même titre que les infirmières. Et que nous ayons un vrai statut.”

“Nous sommes invisibles, mais j'aime mon métier !”

On ne peut pas dire qu’on fait le même métier si on n’a pas les mêmes droits.

Dès lors, fusionnons les branches professionnelles liées à notre métier pour définir une convention collective commune, qui corresponde à un même métier, pour donner à chacun les mêmes conditions de travail, et un OPCO commun, pour que chacun ait les mêmes chances de se former en continu.

Enfin, il existe beaucoup trop de diplômes, ce qui réduit leur visibilité. Harmonisons-les sur un seul métier et surtout, faisons davantage coïncider ces formations avec la réalité humaine du métier.

4. Rendons obligatoire la qualité de société à mission ou le statut ESUS pour tous les sociétés commerciales du secteur afin d'aligner l'ensemble des acteurs vers leur utilité sociale

“Pas vraiment d’écoute de la direction. Le chiffre avant tout ! Faut travailler même chez les bénéficiaires qui n’ont pas besoin.”

“Les bureaux continuent de ne pas prendre en compte nos avis, il n’y a que l’argent qui compte.”

La nécessité de valoriser les métiers du grand âge et le besoin d’humaniser l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie sont des sujets sociaux majeurs. Leur prise en considération, ou non, ne peut pas dépendre d’arbitrages d’entreprises structurellement organisées dans un but de maximisation de la valeur actionnariale. Notre droit a récemment créé des statuts pour mettre la gouvernance des entreprises au service de l’ensemble des parties prenantes (salariés, bénéficiaires….), utilisons-les, maintenant !

* Source : Le « panorama de la santé » 2017 de l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) pour les infirmières.

Pour signer la pétition



Journée internationale des travailleurs et travailleuses libres !



À la fin du XIXème siècle, en hommage à des syndicalistes des USA qui ont obtenu dans le sang la journée de huit heures, les européens instituent une " journée internationale des travailleurs " appelée aujourd'hui  "Fête du travail " ce qui apparaît être une ineptie car en vérité  le 1er Mai doit  être  avant  tout  la   Fête des travailleurs et bien évidemment des travailleuses !  


En France, à Fourmies, dans le Nord, le 1er Mai 1891, a fait l'objet d'une répression 
dans le sang qui a elle aussi été exemplaire ! 




L'armée a tirés sur des français et des françaises sur ordre de ceux qui représentaient les exploiteurs de la misère humaine.

Ceci écrit "La Vie Hospitalière" rappelle qu'une des jeunes filles victimes de la fusillade de Fourmies (Marie Blondeau) participait à cette manifestation en robe blanche, portant des branches d'églantine, probablement du fait que le 1er Mai était avant la journée de l'arbre de Mai...

C'est en son honneur qu'en France, les manifestants et manifestantes du 1er mai portaient à la boutonnière une fleur d'églantine (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), remplaçant le triangle rouge des premiers défilés.


Honte à jamais à la France pour cet acte de lâches ! 



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Les hôpitaux ont bien procédé au "tri" des patients


Une semaine après de premières révélations sur des recommandations des autorités sanitaires de «limiter fortement» l’admission en réanimation des «personnes les plus fragiles», le Canard enchaîné revient à la charge après le démenti du ministère


Le document en question existe bel et bien et Sputnik l’a analysé: il laisse peu de place au doute.


«Dans un hôpital public d’Île-de-France - des documents en possession du “Canard” en attestent -, aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les six jours les plus critiques de la crise. Un “tri” que personne ne semble prêt à assumer aujourd’hui…»


Le constat dressé par le Canard enchaîné est sans appel. Une semaine après ses révélations concernant l’existence d’une «circulaire» en date du 19 mars qui «suggérait de limiter fortement l’admission en réanimation des personnes les plus fragiles», le palmipède en remet une couche dans son édition du 29 avril, en réponse au démenti du ministère de la Santé.


«Il n’y a pas de circulaire concernant la prise en charge des résidents d’Ehpad publiée à cette date. Nous ne savons pas de quel document il est question», répondait au Figaro le ministère de la Santé, dans un article paru le 23 avril.

Olivier Véran et son administration espéraient-ils s’en tirer à si bon compte? La veille de la publication cette réaction officielle dans les colonnes du Figaro, l’hebdomadaire satirique s’interrogeait quant à l’impact de cette fameuse «circulaire» sur une possible «aggravation du bilan de l’épidémie pour les patients les plus âgés».
Chiffres de l’Assistance publique de Paris à l’appui, l’auteur du papier soulignait ainsi qu’en une quinzaine de jours– à compter du 21 mars –, la part des patients de plus de 75 ans et de plus de 80 ans dans les services de réanimation avait fondu, passant respectivement de 19% à 7% et de 9% à 2%, alors qu’au même moment, l’épidémie «a explosé dans ces tranches d’âges élevées.»
«Son cabinet [d’Olivier Véran, ndlr.] joue sur les mots. Le Palmipède a improprement qualifié de circulaire un texte de recommandations régionales», répond cette semaine le «Canard», qui cette fois-ci, lâche les références exactes du fameux document, publié par l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France «avec le visa du ministère, évidemment».

«Échelle de fragilité clinique»

Fort de ces informations, ce document disponible en ligne, qui «s’adresse particulièrement aux médecins», vise à apporter «un soutien conceptuel» aux équipes soignantes «sursollicitées» confrontées –dans le «contexte d’exception» d’une crise sanitaire où «les ressources humaines, thérapeutiques et matérielles pourraient être ou devenir immédiatement limitées»– à «des choix difficiles et des priorisations dans l’urgence concernant l’accès à la réanimation» et qui «ne sont pas nécessairement habituées à la démarche réflexive des limitations des traitements.»

Six puces détaillent les «principes d’une décision d’admission en unité de soins critiques» [services de soins intensifs, de réanimation, ndlr]. Le document commence par la collégialité de la procédure, «définie par voie réglementaire au décours de la loi Clayes-Leonetti», et rappelle «la garantie d’un accompagnement et de soins pour tous, respectueux de la personne et de sa dignité». Le «respect des volontés et valeurs» du patient, «l’évaluation du nombre de défaillances d’organes au moment de la prise de décision», ainsi que la «prise en compte de l’état antérieur» de ce dernier figurent parmi les critères énumérés.
Afin d’éclairer les médecins sur l’évaluation de ce point particulier, le document de l’ARS suggère «au minimum» la prise en compte des comorbidités, de l’état des fonctions cognitives du patient, mais surtout «de son âge (à prendre particulièrement en compte pour les patients COVID)» et de sa «fragilité». À cette fin, il reprend l’«échelle de fragilité clinique» d’une étude canadienne sur la santé du Geriatric Medicine Research de l’université de Dalhousie (Halifax).
Silhouettes de personnes voûtées équipées de canne ou de déambulateur à l’appui, cette «échelle» illustrée classe les individus en neuf catégories, allant des «très en forme», à savoir des personnes «actives et motivées» à celles en «phase terminale», en passant par le stade «vulnérable», qui concerne les personnes non dépendantes, mais qui «se plaignent souvent d’être au ralenti ou fatiguées durant la journée», ainsi que les «très sévèrement fragiles» qui «habituellement, ne se remettraient pas même d’une maladie bénigne.» À partir du stade 5, tous sont dépeints comme étant des individus plus ou moins «fragiles».

«Démarche réflexive des limitations des traitements»


Le document canadien repris par l’ARS dresse un récapitulatif complémentaire, celui des «scores de fragilité» concernant les patients souffrant de troubles cognitifs. «Démence légère» pour ceux qui «oublient des détails d’un évènement récent» sans avoir oublié l’évènement lui-même, «modérée» pour une mémoire à court terme «très altérée» et un troisième et dernier niveau, qualifié de «sévère» pour les personnes nécessitant une aide pour effectuer leurs soins personnels. Un panel d’éléments censé aider les soignants à prendre leur décision d’accepter ou non de patients d’un certain âge en réanimation, dans le cas où ils ne refuseraient pas d’eux-mêmes d’y rentrer ou si l’absence de signe de gravité de la maladie justifierait un tel refus.


«Une telle admission risquerait aussi de priver un autre patient d’une prise en charge en réanimation, alors qu’elle/il aurait plus de chance d’en bénéficier. Ainsi, nous considérons licite de ne pas admettre un patient en réanimation dès lors qu’il s’agit d’une obstination déraisonnable, y compris si une place de réanimation est disponible», souligne le document de l’ARS d’Île-de-France.




Pour ces patients refoulés des services de soins intensifs, le document laisse peu de doute sur leur sort: «Chez ces patients non admis en soins critiques, les soins ne sont pas interrompus, mais s’intègrent dans le cadre d’un accompagnement en collaboration avec les spécialistes d’une telle prise en charge palliative afin d’assurer une absence de souffrance et une fin de vie digne et apaisée, en présence de leurs proches», développe la note.
En somme, les malades sont mis sur une voie de garage pour laquelle la mort semble être la seule issue envisagée.

«Un "tri" que personne ne semble prêt à assumer aujourd’hui»


Des malades refusés en réanimation pour lesquels un décret publié le 29 mars autorisait jusqu’à la mi-avril le recours au Rivotril (un puissant anxiolytique habituellement utilisé dans le traitement de l’épilepsie) afin de prodiguer des soins palliatifs. D’ailleurs, le tableau méthodologique concluant la note de l’ARS, qui évoque la nécessité pour les familles «d’anticiper» avec les médecins un éventuel recours à des soins palliatifs pour leurs proches en Ephad et en USLD (unités de soins de longue durée), rappelle ceux des fiches de «recommandations» adressées au personnel soignant vers lesquelles renvoyait le fameux décret du 29 mars.

Document qui fut dénoncé en son temps par plusieurs députés, l’un d’eux fustigeant un «passeport pour la mort douce», un autre s’interrogeant: «ne risque-t-on pas de passer de la sélection des patients à une euthanasie massive qui ne dit pas son nom?»

Article de Maxime Perrotin



Source : sputniknews.com
Pour plus d'informations 




Note de "La Vie Hospitalière"


Le Canard enchaîné a dans son édition du 26 avril estimé que : "Le MINISTERE de la Santé a joué les candides après la parution du dernier "Canard". Un article posait cette question :une "circulaire ministérielle", datée du 19 mars, aurait-elle encouragé les équipes médicales à priver de réanimation des patients âgés et fragiles ? "Il n'y a pas de circulaire concernant la prise en charge des résidents d'Ehpad publiée à cette date", a rétorqué , dans les colonnes  du "Figaro" (23/4), le service de presse d'Olivier Véran."

Là on voit que le service de presse du Ministère de la santé joue sur les mots et le "Canard enchaîné" en a fait la remarque en signalant qu'il s'agissait d'un texte de "recommandations régionales" (référence: "Covid 19 010") ...diffusé par l'ARS et provenant obligatoirement du Ministère de la Santé, dit Ministère qui a autorisé rappelons-le le Rivotril jusqu'au 15 avril pour les cas ne pouvant être admis en réanimation.






"La Vie Hospitalière" remarque qu'en Belgique les vieux après 65 ans ont encore une chance de vivre bien des années même en ayant attrapé le Covid-19.

Octavie De Turck, 103 ans, a guéri du Covid-19 à l'hôpital Koningin Elisabeth Instituut (KEI) à Oostduinkerke (Flandre occidentale)


Octavie De Turck a survécus à deux guerres mondiales et au Covid-19. © KEI


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