"La Vie Hospitalière"

mardi 10 décembre 2019

La reprise de la clinique Jeanne d’Arc de Gien : pour une offre de soins confortée et développée sur le Giennois


Le centre hospitalier régional d’Orléans a repris les activités médico-chirurgicales de la clinique Jeanne au début décembre. 
L’activité du bloc opératoire est ainsi maintenue et permet aux chirurgiens et aux médecins de poursuivre leur activité pour répondre aux besoins de la population.
Cette reprise a été rendue possible grâce à l’action conjuguée du CHR d’Orléans, du Groupe Ramsay-Santé, de l’ARS Centre-Val de Loire, des médecins de la clinique et du Comité social et économique de la clinique.

La Clinique Jeanne-d'Arc - Photo du Syndicat Santé Solidaires (SSRC-SAS) -
L’activité de ce nouveau pôle hospitalier dénommé site Jeanne d’Arc de Gien - CHR d’Orléans, est désormais assurée par le CHR d’Orléans en partenariat avec le CH de Gien dans le cadre du groupement hospitalier de territoire du Loiret.

Source : chr-orleans.fr

Les internes appelés à la grève illimitée à partir de mardi


"Interne exploité, patient en danger" : les internes en médecine sont appelés à la grève illimitée à partir de mardi par leur principal syndicat (Isni) pour dénoncer la "dégradation des soins" et réclamer une amélioration de leur statut, en pleine crise de l'hôpital public.
Des manifestations à "Marseille et Lyon"
Près de neuf mois après le début d'une grève inédite dans les services d'urgences, les médecins en formation seront fortement mobilisés mardi, à en croire le président de l'Intersyndicale nationale des internes, Justin Breysse. "On estime le taux de participation à 60%, soit 16.000 internes sur 27.000", a expliqué cet interne en rhumatologie, se réjouissant du ralliement des internes de biologie médicale et pharmacie (FNSIP-BM) et du soutien des syndicats de praticiens hospitaliers et de jeunes médecins.
"Les services hospitaliers vont être en tension", a prédit Justin Breysse," les internes grévistes ne pouvant être assignés qu'après l'ensemble des médecins seniors. Des manifestations sont en outre prévues à "Marseille et Lyon" ainsi que des rassemblements "dans les halls des hôpitaux entre midi et 14 heures", a-t-il ajouté. 
À l'origine du mouvement, le dépérissement de l'hôpital public, "lieu privilégié de formation" des internes.
Comme les collectifs (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) et syndicats mobilisés ces dernières semaines pour "sauver l'hôpital", l'Isni n'est pas satisfait du plan présenté fin novembre par le gouvernement, qui prévoit notamment une rallonge budgétaire de 1,5 milliard d'euros sur trois ans. 
Doublement du budget alloué à la santé, reprise intégrale de la dette des hôpitaux ou encore meilleures conditions de travail pour les professionnels de santé font ainsi partie de ses revendications.
Une "revalorisation des indemnités de garde", "un paiement des heures supplémentaires"
Mais l'Isni exige aussi des mesures propres au "statut de praticien en formation" des internes, qui travaillent "en moyenne 56 heures hebdomadaires", selon Justin Breysse, loin des 48 heures réglementaires.
Parmi ces mesures : un "décompte horaire" et non en demi-journées du temps de travail permettant "un paiement des heures supplémentaires", "une revalorisation des indemnités de garde" ou encore un "investissement de fonds publics" dans la formation.
Vers une nouvelle journée de mobilisation le 17 décembre
De son côté, le syndicat d'internes en médecine générale (Isnar-IMG) a annoncé lundi vouloir déposer un "préavis de grève pour le 17 décembre", date choisie par les collectifs et syndicats hospitaliers pour une nouvelle journée d'action nationale. Leur précédente mobilisation, le 14 novembre, avait rassemblé plusieurs milliers de médecins et soignants à travers la France.

Source : europe1.fr


Candice Lafarge, une lanceuse d’alerte aux urgences


PORTRAIT - Membre du collectif Inter Urgences, cette jeune femme de 33 ans est l’un des visages de la colère des aides-soignants.
«Je suis une grande gueule. Je n’aime pas forcément être mise en avant, mais je le fais volontiers pour parler de notre combat.» 
À 33 ans, Candice Lafarge n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. C’est elle-même qui le dit. Régulièrement invitée sur les plateaux, cette aide-soignante est l’un des porte-parole du collectif Inter Urgences. Lancé en mars 2019, ce collectif, apolitique, réunit des soignants, des infirmiers et depuis peu des médecins. Son but? Alerter sur leurs conditions de travail et la prise en charge des patients. «Je m’exprime au nom de ceux qui souffrent en silence», précise la jeune femme.
Le parcours de Candice Lafarge est tout sauf linéaire. Après un BEP «sanitaire et social» à Paris, elle enchaîne plusieurs petits boulots: auxiliaire de vie, assistante dentaire, serveuse et auxiliaire de gériatrie. En 2006, elle rentre dans une école d’aide-soignante à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Après 10 mois de formation, c’est le grand bain: elle débute en chirurgie.

Extrait de l'article de Guillaume Poingt

Source : lefigaro.fr
(espace réservé aux abonnés)


lundi 9 décembre 2019

Les Collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences appellent à une nouvelle mobilisation


Les Collectifs Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences appellent à une nouvelle mobilisation, une «grande journée d'action nationale» le 17 décembre 2019. 
Nous espérons qu'elle soit encore plus massive pour crier haut et fort que le manque d’effectifs et de matériel ne nous permet plus d’assurer nos missions dans des conditions acceptables pour les patients et les soignants. 



Le Collectif Inter-Urgences sollicite votre aide pour mener ce combat, et nous vous en remercions.


#ide  #as  #infirmiere  #infirmiers  #infirmiereurgentiste  #infirmierugentiste  #infirmièreurgences  #infirmierurgence  #soignants  #urgences  #urgencesenfrance  #collectif  #plusfortsensemble  #paramedics  #urgencesdeparis  #urgencesensouffrance  #greve  #soignantsensouffrance  #soignantsencolère

Réforme des retraites : le gouvernement « manque de clarté », jugent les économistes Aghion, Bozio, Martin et Pisani-Ferry


Dans une tribune au « Monde », les économistes qui ont inspiré le programme du candidat Macron en 2017 font quatre propositions pour revenir aux objectifs initiaux de la réforme
Tribune. Le débat sur les retraites est mal engagé. Alors que les réformes des trente dernières années avaient pour but de réduire le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB), ce n’est pas le cas du projet de système universel qui, pourtant, fait l’objet d’un procès en régression sociale. Et, alors qu’il vise à instaurer l’égalité des règles entre professions et statuts, il lui est reproché de piétiner l’impératif de justice.
« Cette réforme est nécessaire pour que les Français retrouvent confiance en la retraite par répartition et la solidarité qu’elle traduit »
Disons-le d’emblée, nous regardons l’établissement d’un système universel et transparent comme une réforme de progrès. Cette réforme est nécessaire pour que les Français retrouvent confiance en la retraite par répartition et la solidarité qu’elle traduit. Elle est nécessaire pour cesser de pénaliser la mobilité professionnelle et la prise de risque dans une économie soumise à de grandes mutations. Le principe qui la fonde, « à cotisations égales, retraite égale », traduit l’équité des règles d’acquisition des droits contributifs. Il est pleinement compatible avec le renforcement de la solidarité du système et la prise en compte de la pénibilité. Dans un tel système, plus rien ne justifiera les régimes spéciaux.
Pour réussir une réforme aussi ambitieuse, il faut de la clarté sur sa finalité, sur ses paramètres, sur la gouvernance future du système et, enfin, sur les conditions de la convergence des différents régimes existants. Cette clarté a jusqu’ici manqué. Pour convaincre, le gouvernement doit sans délai y remédier.
Renoncer à l’âge pivot
Les objectifs centraux de la réforme - lisibilité, sécurité, confiance, équité - ont été obscurcis par des considérations budgétaires qui détournent de l’essentiel. Bien entendu, la solidité d’un système de retraite par répartition repose sur son équilibre financier. Mais vouloir mener de pair réforme systémique et réforme de financement, c’est risquer de brouiller les enjeux. Il faut d’ailleurs souligner que le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) ne sonne pas l’alarme sur l’équilibre de la répartition : les dépenses sont stabilisées autour de 14 % de PIB. Le COR projette certes des recettes moins dynamiques et donc un déficit mais, dit-il, c’est largement en raison d’une hypothèse de freinage des rémunérations et de baisse de l’emploi dans la fonction publique. Il est aussi absurde de justifier la nécessité de mesures d’âge par la baisse du nombre de fonctionnaires que de prétendre qu’il suffit à l’Etat d’en embaucher pour financer les pensions.
Nous recommandons donc, premièrement, de renoncer aux mesures d’âge et de s’en tenir strictement à une réforme systémique. Cela n’empêchera pas l’âge effectif de départ en retraite d’augmenter avec les progrès de l’espérance de vie. Le nouveau système y incitera, dans la même mesure que le système actuel mais de manière plus lisible. L’allongement des carrières en raison de la démographie est compatible avec le maintien d’un âge d’ouverture des droits à 62 ans et ne nécessite pas l’instauration d’un âge pivot.
« Pour recréer la confiance, il faut énoncer des règles d’indexation stables et précises, qui s’appliquent même en cas de récession »
Deuxièmement, il est urgent de dissiper la méfiance quant à l’évolution de la valeur des points accumulés. Les Français craignent que d’obscures décisions technocratiques permettent de manipuler à l’envi le niveau de leur retraite. Pour recréer la confiance, il faut énoncer des règles d’indexation stables et précises, qui s’appliquent même en cas de récession. La loi devra ainsi fixer les principes d’évolution de la valeur du point, du taux de rendement et du supplément de pension par année travaillée supplémentaire. D’éventuelles adaptations à des situations démographiques ou économiques plus défavorables devront faire l’objet de clauses de sauvegarde explicites, activables seulement en cas de déséquilibre persistant.
Une gouvernance transparente
Troisièmement, la gouvernance du système doit être transparente. Il importe à cet égard de définir clairement quel sera le rôle de la démocratie sociale. Un accord social aussi large que possible doit être recherché sur un ensemble de grands paramètres, à commencer par la part des pensions dans le PIB et le taux de remplacement cible (le rapport entre pension et revenu d’activité), qui doit servir de repère pour déterminer l’âge de départ en retraite. Il est également souhaitable que les partenaires sociaux participent à la gouvernance du système. Mais l’instance gestionnaire doit avoir la pleine responsabilité de mettre en œuvre, en toute indépendance, les dispositions fixées par la loi. La responsabilité ne se conçoit pas sans les moyens de l’exercer.
« Le gouvernement doit proposer une méthode et une stratégie de transition pour la fonction publique »
Quatrièmement, le gouvernement doit proposer une méthode et une stratégie de transition pour la fonction publique. La réforme vise, à raison, à faire converger cotisations et droits à la retraite entre public et privé. Comme le taux de remplacement moyen de la fonction publique est équivalent à celui du secteur privé, cette convergence n’a pas de raison de conduire à la dégradation de la situation des fonctionnaires. Pour ceux d’entre eux qui sont peu primés, comme les enseignants, elle doit se traduire par un rééquilibrage entre rémunération d’activité et pension au profit de la première, mais pas par une perte.
Un problème réel est qu’une convergence des taux de cotisation sur l’ensemble de la rémunération ne doit pas se faire à l’avantage des fonctionnaires fortement primés (et au détriment de leurs collègues moins primés). Ce ne serait pas l’esprit de la réforme. Mais ce problème est soluble : en augmentant très graduellement les cotisations sur les primes, et en réduisant celles qui portent sur le traitement, on ralentirait temporairement la progression des rémunérations des agents les mieux primés, et on l’accélérerait pour les moins primés. La dynamique des droits à pensions serait inverse. In fine, aucune catégorie ne serait perdante.
Beaucoup proposent de retarder la date d’application de la réforme, ou de ne l’appliquer qu’à des générations plus tardives. Des transitions sont nécessaires, mais les allonger à l’excès ne serait pas une vraie réponse. Si la réforme est injuste ou anxiogène, les délais ne résoudront rien. Si, comme nous le pensons, elle est socialement juste et économiquement efficace, pourquoi la retarder ?

Philippe Aghion est professeur au Collège de France.
Antoine Bozio (EHESS, Ecole d’économie de Paris) est directeur de l’Institut des politiques publiques (IPP).
Philippe Martin est professeur à Sciences Po et président délégué du Conseil d’analyse économique.
Jean Pisani-Ferry est professeur à Sciences Po.
(Tous quatre ont été parmi les inspirateurs du programme économique d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017.)

Source : lemonde.fr











Misère, misère !





Le progrès social selon tous ces personnages ne semble pas être de mise. Cet homme assis connaît la misère elle est dure à supporter, mais pour tous les conseilleurs, les décideurs,  la vie des pauvres gens ce n'est pas réellement leur problème, il est vrai que les économistes vivent dans un monde à part, les humanistes eux ?... ils en sont très loin de ce monde qui détruit tout ce qui ne rapporte pas d'argent, ces personnages en n'ont jamais assez, il est vrai qu'ils en crèveront...
On voit combien l'hôpital public souffre de cette politique du chiffre, du fric en parlant plus clairement !
Même les portes des hospices sont fermées, les pauvres n'ont même plus, comme avant, droit à une soupe chaude, le mal se banalise, la misère elle, elle est insidieusement de plus en plus... à nos portes...
Les réformes des retraites ont bien aussi un objectif (caché en partie) en réduisant encore un peu plus les retraites ils obligent ainsi ceux qui le pourront d'avoir une assurance complémentaire gérée par des privés qui comme c'est étrange, eux, sauront tirer profits...

« Honi soit qui mal y pense »
Comme par hasard, les représentants du plus grand fonds d'investissement au monde, très intéressés par la loi Pacte et la réforme des retraites, ont déjà rencontré à plusieurs reprises Emanuel Macron. Le lobby  BlackRock (1) dont fait partie en France l'AFG qui a également multiplié les actions d'influence sur la loi Pacte auprès des dirigeants français.
Et, cerise sur le gâteau, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye a renseigné sa déclaration d’intérêts publiée samedi 7 décembre sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Mais comme le révèle « Le Parisien » dans son édition de ce lundi 9 décembre, il y a un « hic » pour le moins gênant. Le chef d’orchestre de la réforme des retraites, qui doit présenter aux partenaires sociaux les conclusions de sa longue concertation ce lundi, n’a pas jugé bon de préciser qu’il est, depuis 2016, un des administrateurs de l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass), si c'est pas un conflit d'intérêt camouflé, c'est quoi ?... Sans plus tarder, ce jour 9 décembre, Jean-Paul Delevoye a donnée sa démission de l'Ifpass.Tout semble être rentré dans l'ordre... comme si de rien n'était...
Qu'allons-nous apprendre encore d'ici les prochains jours ?...

1) Lire : Retraites: BlackRock souffle ses conseils pour la capitalisation à l’oreille du pouvoir (Mediapart)





Un livre qui doit mériter toute notre attention
Passons à des choses plus agréables, l'historien Michel Étiévent, universitaire de Grenoble qui a collaboré au film « Les jours heureux » de Gilles Perret, nous permet de découvrir Ambroise Croizat, ce si noble modèle d'humanité et d'action politique au service du peuple.  


Dans une biographie magnifiquement illustrée qui fait la part belle aux dits et écrits d'Ambroise Croizat et de ses compagnons.
Ambroise Croizat ou l'invention sociale 
(Nouvelle édition, revue et augmentée -256 pages-)



Mise à jour du 11 décembre 2019


Ce livre n'est malheureusement plus disponible chez l'éditeur, toutefois vous pouvez commander le nouveau livre de Michel Étévient "Marcel Paul, Ambroise Croisat. Chemins croisés d'innovation sociale"



Psychiatrie : le gouvernement finance près de 80 projets à hauteur de 30 millions d’euros


Le Ministère de la Santé a rendu publique la liste des lauréats de deux appels à projets nationaux pour l’accompagnement et le soutien de l’offre en santé mentale. 
Ces appels à projets s’inscrivent dans le cadre de la feuille de route Santé mentale, et sont financés à hauteur de 30 millions d’euros, en plus des 80 millions déjà délégués début 2019 pour développer l’offre de psychiatrie dans les territoires, précise le Ministère.
20 millions pour la pédopsychiatrie
Les deux tiers de l’enveloppe sont destinés à financer des projets en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent. Quelque 35 projets ont été retenus sur 92 remontés par les agences régionales de santé (ARS). Ils visent à renforcer l’offre de pédopsychiatrie dans des territoires en difficulté, notamment les départements de l’Ain, des Alpes-de-Haute-Provence, de Corrèze, de Creuse, des Côtes-d’Armor, de l’Eure, de l’Indre, mais aussi de Guyane et de Guadeloupe. Les projets consistent en la création de lits d’hospitalisation ou le renforcement de l’hospitalisation de jour ou de nuit, l’instauration de places de crise ou de post-crise, ou le soutien aux équipes mobiles ou aux centres médico-psychologiques.
10 millions pour l’innovation
Le deuxième appel à projet concerne le fonds d’innovation organisationnelle en psychiatrie créé en 2019 et entend valoriser des programmes innovants de prise en charge. Un jury national a retenu 42 projets sur 260 propositions remontées aux ARS, avec une attention particulière portée à ceux élaborés dans le cadre des Projets territoriaux de santé mentale.
En lien avec les objectifs du comité de pilotage de la psychiatrie, ils portent sur la coordination entre acteurs sanitaires et médico-sociaux, la prévention et la gestion des crises, le développement de la télémédecine, et l’accès aux soins somatiques.
" Le succès de cet appel à projet et la qualité des projets montrent un mouvement de transformation vers davantage d’ambulatoire, de partenariat et d’inclusion ", salue le Ministère dans un communiqué. La majorité des projets viennent des établissements publics de santé mentale ; 20 % de structures associatives ou privées. Une deuxième vague d’appels à projet sera engagée début 2020, précise le Ministère.
Article de Coline Garré 
Source : lequotidiendumedecin.fr

L'Ordre des médecins étrillé par la Cour des comptes


Entre agressions sexuelles et comptes flous, la Cour des comptes adresse de vives critiques à l’Ordre des médecins dans un rapport publié le 9 décembre.
Agressions sexuelles sanctionnées "bien après des sanctions pénales", comptes "souvent incomplets et insincères", indemnités "indûment perçues": la gestion de l'Ordre des médecins se caractérise "par des faiblesses, voire des dérives préoccupantes", estime la Cour des comptes dans un rapport publié ce 9 décembre.
Le "fonctionnement" de cette institution "ne s'est pas assez modernisé" et "des missions importantes qui justifient son existence" comme le suivi de l'obligation de formation continue ou du respect des règles déontologiques des médecins "sont peu ou mal exercées", poursuivent les Sages de la rue Cambon.
La réponse de l'Ordre
Dans un communiqué, le Conseil de l'Ordre a dit contester le rapport "sur le fond et sur la forme".
Il "s'étonne" que "plusieurs missions essentielles assurées par l'institution soient passées sous silence" et exprime "son profond désaccord sur l'analyse, qu'il juge parcellaire, de l'efficacité des missions" étudiées.
Une fuite avait permis de déjà mettre en place certaines recommandations
En février, le Canard Enchaîné avait dévoilé le contenu d'une version provisoire de ce rapport, poussant l'Ordre à "contester avec force" certains points et à défendre une gestion "plus saine aujourd'hui qu'elle ne l'était hier".
"Les constats de la Cour ont conduit l'ordre des médecins à mettre en oeuvre en 2019 quelques-unes" de ses recommandations "et à annoncer des mesures correctrices", précisent les Sages dans le document définitif.
Le tableau définitif reste très critique
La Cour dénonce ainsi "un manque chronique de rigueur dans le traitement des plaintes", notamment en matière de viols ou d'agressions sexuelles.
"L'analyse d'une cinquantaine de décisions rendues entre 2016 et 2017 révèle l'existence d'irrégularités de procédure (...) ou un manque de diligence dans le traitement des dossiers", soulèvent les Sages.
Sanctions trop tardives
"Les poursuites et sanctions disciplinaires interviennent souvent bien après des sanctions pénales", ajoutent-ils. Ils citent le cas d'un médecin condamné pour agression sexuelle à six mois d'interdiction d'exercer par un tribunal correctionnel au début des années 2000. Le conseil de l'Ordre n'a décidé de le poursuivre au disciplinaire qu'en mai 2016, après une récidive "dont l'Ordre était informé depuis 2015".
Conflits d'intérêt
Autre constat: les risques de conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique ne sont pas suffisamment pris en compte. "La gestion des ressources humaines" devrait en outre "être professionnalisée, tant sont grandes les disparités de rémunérations et d'avantages sociaux", estime la Cour, qui appelle à cesser "définitivement" les recrutements "favorisant les liens familiaux".
Manque de représentation
Elle suggère aussi d'ouvrir aux non-médecins la gouvernance de l'Ordre, par ailleurs peu représentatif de la profession: moins d'un tiers de ses conseillers sont des femmes (et seulement 9% au conseil national) "alors qu'elles représentent près de la moitié du corps médical et près de 60% des médecins nouvellement inscrits".
Avec "plus de 300.000 médecins inscrits, l'Ordre dispose d'un budget annuel d'environ 85 millions d'euros", selon la Cour.

Source : capital.fr

"Une semaine ça ira, après ce sera compliqué" : les ambulanciers s'organisent pour éviter le trafic


Un train sur cinq, 10 lignes de métro fermées à Paris, 600 km de bouchons en Île-de-France au plus fort de la circulation. Le trafic est à nouveau très perturbé lundi, au cinquième jour de mobilisation contre la réforme des retraites.
Un problème pour les ambulanciers, qui doivent se frayer un chemin dans des rues très embouteillées.
"Plus de souplesse"
"La grève impacte notre organisation", affirme au micro d'Europe 1 Véronique Blocquaux , directrice de Jussieu secours France, réseau national de service d'ambulance. Pour éviter les déconvenues, le service a été réorganisé en amont. "Quand il y a une grève prévue, on anticipe. On adapte les horaires de prises de garde des ambulanciers, on les fait partir un peu plus tôt, on renforce le nombre d'équipe pour avoir plus de souplesse sur les plannings", explique Véronique Blocquaux.
Tout est fait pour éviter aux patients de se trouver pénalisé. "Quand on est dans une ambulance et qu'on a peur de pas pouvoir avancer, c'est très anxiogène", souligne-t-elle. Mais l'organisation des jours de grève n'est pas pensée pour continuer sur la durée. "Les ambulanciers ne peuvent pas venir tous les jours très tôt. Jusqu'à la fin de semaine ça ira, après ça peut devenir compliqué."

Source : europe1.fr

C.I.H : Le mouvement pour sauver l’hôpital public continue. Nous devons mobiliser plus que jamais !


Après 10 mois de mobilisation du Collectif Inter Urgences (CIU), et 2 mois d’élargissement à l’ensemble de l’hôpital avec le Collectif Inter Hôpitaux (CIH), nous n’avons toujours pas été entendus. 
Le plan d’urgence présenté par le gouvernement ne correspond absolument pas aux besoins. Faute de conditions décentes et de moyens suffisants, il n’y a plus assez de personnel hospitalier pour prendre en charge les patients. Les experts s’en vont face aux conditions déplorables et à des salaires insuffisants pour certains métiers en tension. Les soignants qualifiés manquent dans les unités nécessitant une expertise forte (réanimation, soins intensifs, pédiatrie, psychiatrie... ). 
Les lits sont fermés, faute de personnels, les IRM faute de manipulateurs radio, les blocs faute d’infirmières de bloc ou anesthésistes….Beaucoup démissionnent de leur statut de fonctionnaire plutôt que de subir, changent de métier ou partent vers des structures où ils peuvent exercer leur activité sans risque. 
Les jeunes médecins et parfois même les séniors commencent à partir aussi. Des centaines d’entre eux réfléchissent actuellement à une démission collective si aucune solution n’est apportée par notre gouvernement d’ici la fin de l’année.
Le 14 novembre a été une journée de mobilisation et de grève historique. Le 30 novembre, les hospitaliers sont allés à la rencontre des usagers et des élus locaux pour expliquer, pour trouver du soutien, et nous sommes entendus chaque fois.
La situation en ce début du mois de décembre est plus qu’alarmante. La pédiatrie crie à la catastrophe en pleine épidémie de bronchiolite. La psychiatrie est sinistrée. 
La grippe arrive et toutes les pathologies urgentes de l’hiver que nous connaissons bien. 
Nous ne pouvons faire face ! Les patients sont en danger, les soignants démunis face à cette situation.


Nous appelons donc à une manifestation et grève massives
le 17 décembre 2019 à Paris  et en régions ! 

(parcours à venir)


Manifestations, grève des personnels médicaux et non médicaux (une intersyndicale va faire l’appel également), arrêt des activités non urgentes, programmées, continuation de la grève du codage, actions locales...


Continuons à chercher le soutien des usagers, à faire signer la pétition.

Continuons à mobiliser les professionnels, la motion 
Allez chercher les outils du CIH dans la boîte à outils pour les tracts, affiches, slogans, guides…
Et suivez nous sur nos réseaux sociaux :

Pensions, retraites, mauvaises rétributions... où allons-nous ?

Pour "La Vie Hospitalière" il est grand temps que le gouvernement arrête de réformer les retraites, la misère s'installe de plus en plus dans notre pays, par contre pour les profits il y a beaucoup à écrire tant nous sommes dans une société où les inégalités sociales sont de plus en plus criantes! 

Les plus pauvres s'appauvrissent de plus en plus quant aux riches ils sont de plus en plus au zenith...

Nous arrivons à un point de rupture.
Les hospitaliers compte tenu des paroles d'Emanuel Macron, en novembre, et des décisions prises,  devraient dans trois ans avoir une température beaucoup plus basse...
Mais, le traitement ne semble pas adapté globalement ni aux maux de l'hôpital, et ni aux souffrances de ses personnels, de toute évidence.
Personnels médicaux et paramédicaux ne cessent, pourtant, d'alerter des conditions inadmissibles dans lesquelles ils travaillent. L'humain est aujourd'hui passé en second plan, pire le gouvernement prend les hospitaliers pour des ânes. Des carottes sont tendues, pensant qu'ensuite toute ira pour le mieux, mais depuis des années on ne peut pas faire pire ! Il faut supprimer notamment la T2A, là c'est le silence le plus total...
Les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des réels besoins des hôpitaux et des personnels. Le plan d'urgence annoncé au soir de la manifestation du 14 novembre qui avait réuni l'ensemble des hospitaliers, des syndicats, associations, collectifs... est insuffisant, très insuffisant !
Pour rappel ne serait-ce que pour les salaires,  les personnels demandent 300 euros d'augmentation, mais le gouvernement continue de faire la sourde oreille...
Alors, porter atteinte de nouveau au pouvoir d'achat, dans le cadre d'une nouvelle réforme des retraites (encore une !... à quand la suivante ?...)  là c'est vraiment se moquer des personnels médicaux et paramédicaux, et bien évidemment de tous les citoyens et citoyennes.
Dans les hôpitaux les salaires ne sont pas à la hauteur, les retraites et/ou pensions en subiront les conséquences et là c'est impensable pour la plus grande majorité des hospitaliers.
Ce qui est assez remarquable en ce moment c'est que le silence est profond au niveau des médias concernant les luttes de chaque jour dans les hôpitaux... on a l'impression même qu'il n'y a plus de blouses blanches dans les manifestations et bientôt pourquoi pas plus de gilets jaunes en vue ?

Dans quelle société vivrons-nous ? 
Il y en a assez de supporter toutes les mesures antisociales qui font que la misère est grandissante, même pour ceux qui travaillent, qui n'ont même pas les moyens d'avoir un toit, et qui vivent... qui tentent de survivre plus exactement.

Alors porter atteinte aux retraites une nouvelle fois c'est une situation inacceptable dont les conséquences pourront être très graves dans un avenir assez proche.

Trop, c'est effectivement trop !

dimanche 8 décembre 2019

"Jusqu'à 80 ou 100 heures" hebdomadaires : les internes en médecine en grève à partir de mardi


Les internes en médecine entrent dans la danse de la contestation sociale, avec un mouvement de grève illimitée à partir de mardi. "Nous comptons bien la faire durer, tant que nos demandes concernant l'hôpital public, ainsi que la formation et la rémunération des internes ne seront pas entendues", prévient Léonard Corti, dimanche sur Europe 1.


Pendant la grève, les internes qui auront envoyé un préavis ne devraient donc plus être assignés à leur service, avec un impact potentiel sur le bon déroulement des soins. Car pour le sécrétaire général de l'ISNI, "les internes sont indispensables dans certains services comme les urgences. Or ce sont des praticiens en formation et donc à ce titre, ils ne doivent pas être les chevilles ouvrières des services".
Le mouvement demande des "investissements massifs" dans l'hôpital public et rejoint ainsi les collectifs Inter Urgences et Inter Hôpitaux, qui prévoient de manifester le 17 décembre, à Paris et en région.
Formation et rémunération des internes
Léonard Corti insiste sur la nécessité d'une plus juste rémunération des 27.000 internes français, payés 7 euros de l'heure pour des semaines de 48 heures hebdomadaires. Mais l'ISNI prévoit de publier "les résultats d'une enquête annuelle qui montrent que ce volume avoisinerait plutôt les 55 à 56 heures, avec certains internes qui vont jusqu'à 80 ou 100 heures par semaine. Pour la même rémunération de 1.500 euros."
Un réel décompte des horaires travaillés, le paiement des heures supplémentaires et la mise en place de meilleurs processus de formation, "dont dépendent la qualité de l'hôpital public", font partie des revendications. 
Des demandes que l'ISNI aimerait aujourd'hui transmettre au ministère de la Santé lors d'une rencontre.

Source : europe1.fr

Thomas Piketty : « Plusieurs retraites universelles sont possibles »


Le débat public doit dépasser la vision binaire imposée par le gouvernement et se saisir des véritables enjeux, plaide l’économiste.
Est-il possible d’avoir un débat serein sur plusieurs réformes alternatives des retraites ? 
À en juger par l’attitude du gouvernement, on peut en douter.
Le pouvoir en place tente d’enfermer la discussion dans le schéma suivant : soit vous soutenez mon projet (au demeurant très flou) ; soit vous êtes un archaïque défendant des privilèges d’un autre temps et refusant tout changement.
Le problème de cette vision binaire est qu’il existe en réalité de multiples façons de bâtir un régime universel, mettant plus ou moins l’accent sur la justice sociale et la réduction des inégalités, depuis la « maison commune des régimes de retraite », défendue de longue date par la CGT, jusqu’au projet présenté dans le rapport Delevoye.

En 2008, j’avais publié avec Antoine Bozio un petit livre indiquant des pistes possibles d’unification des régimes. Cet ouvrage comportait de nombreuses limites, et les discussions qui ont suivi m’ont permis de préciser plusieurs points essentiels.
En particulier, ce livre évoquait plusieurs solutions pour prendre en compte l’inégalité sociale des espérances de vie : soit de façon directe, à partir des données observées par profession (par exemple, pour corriger le fait que telle catégorie d’ouvrier passe en moyenne dix ans à la retraite, contre vingt ans pour telle catégorie de cadre) ; soit de façon indirecte et approximative, en augmentant structurellement les taux de cotisations demandées aux salaires les plus hauts, qui, en moyenne, bénéficient de retraites plus longues, et en relevant le niveau des pensions ouvertes aux plus bas salaires, qui, en moyenne, ont des retraites plus courtes.
Corriger les écarts d’espérance de vie
Le livre se contentait de lister ces solutions, sans trancher clairement, avec le risque que la question soit éludée, ce qui est le cas dans l’actuel projet gouvernemental.
À la réflexion, la méthode directe me semble impraticable. Mieux vaut assumer clairement la méthode indirecte, en introduisant, dans le calcul des retraites, un traitement plus favorable des bas et moyens salaires par comparaison aux hauts salaires, afin de corriger les écarts d’espérance de vie. Il s’agit d’une solution imparfaite à un problème complexe (ces écarts sont déterminés par bien d’autres facteurs que le niveau de salaire, d’où le besoin de prendre également en compte la pénibilité particulière de certains métiers), mais néanmoins plus satisfaisante que la solution traditionnelle consistant à constater que le problème est massif et complexe, puis à ne rien faire de substantiel pour le régler.
« Il faut tout faire pour garantir et améliorer les retraites les plus basses (entre 1 et 3 smic), quitte à demander un effort plus important aux très hauts salaires et patrimoines »
Plus généralement, au-delà de la question des espérances de vie, l’idée ancienne selon laquelle le système de retraite serait uniquement là pour reproduire jusqu’au quatrième âge les inégalités de la vie active me paraît aujourd’hui dépassée.
Compte tenu des inégalités croissantes sur le marché du travail (du travail émietté pour certains, des super-salaires pour d’autres) et des défis humains et civilisationnels nouveaux posés par la grande dépendance, il est temps d’assumer une vision plus redistributrice du système de retraite. Concrètement, il faut tout faire pour garantir et améliorer les retraites les plus basses (entre 1 et 3 smic), quitte à demander un effort plus important aux très hauts salaires et patrimoines.
C’est avant tout l’absence d’ambition en termes de justice sociale qui pose problème dans le projet du gouvernement, comme d’ailleurs dans l’ensemble de son action. On cherche à opposer entre eux des salariés du public et du privé dont les revenus sont modestes par comparaison à ceux qui ont bénéficié des largesses fiscales du début de mandat (impôt sur la fortune, « flat tax »). Or il est possible d’imaginer un régime universel beaucoup plus juste sur le plan social, ce qui rejoindrait d’ailleurs les idées de la CGT sur la « maison commune des retraites », ainsi que certaines revendications de la CFDT.
Un régime « en prestations définies »
Par exemple, le projet Delevoye prévoit une pension égale à 85 % du smic pour une carrière complète (43 années de cotisations) à ce niveau. Puis le taux de remplacement tombe subitement à 70 % à seulement 1,5 smic, avant de se stabiliser à ce niveau précis de 70 % jusqu’à 7 smic (120.000 euros de salaire brut annuel). C’est un choix possible, mais il en existe d’autres. On pourrait imaginer que le taux de remplacement passe de 85 % au smic à 80 % autour de 2 smic, 75 % à 3 smic, avant de s’abaisser vers 50 % autour de 7 smic. On pourrait aussi choisir de resserrer encore davantage les écarts de niveau de vie à la retraite.
« Un système par points peut conduire à masquer des coupes sévères à l’avenir »
Dans tous les cas, il est essentiel que le nouveau régime universel fonctionne « en prestations définies », c’est-à-dire avec des retraites définies à l’avance en termes de taux de remplacement applicables aux différents niveaux de salaires. Et non pas avec un système par points, qui peut conduire à masquer des coupes sévères à l’avenir, comme l’a montré le gel du point de la fonction publique depuis dix ans. Le système de comptes en euros imaginé dans notre livre de 2008 pour sortir de la logique des points est au final moins transparent et plus anxiogène que celui des prestations définies.
Enfin, le financement de la retraite universelle doit reposer sur la solidarité et la mise à contribution de tous, et notamment des plus aisés. Il faudrait au minimum que le taux de cotisation de 28 % s’applique à tous les salaires, y compris les plus élevés, au lieu de chuter à 2,8 % sur la tranche de salaires au-delà de 120.000 euros, comme le défend le rapport Delevoye. On pourrait aussi imaginer un barème progressif mettant davantage à contribution les plus hauts revenus et patrimoines, d’autant plus que les inégalités patrimoniales sont très fortes dans notre société, parmi les plus âgés comme parmi les actifs. Plusieurs retraites universelles sont possibles : il est temps que le débat public s’en saisisse.

Source : lemonde.fr

Télécharger "Pour un nouveau système de retraite" d'Antoine Bozio et Thomas Piketty (ouvrage de 101 pages  publié en 2008)


Thomas Piketty, est un économiste français. Directeur d'études à l’École des hautes études en sciences sociales, ancien élève de l’École normale supérieure.
Antoine Bozio, est un économiste franco-suisse qui enseigne à l'EHESS et à l'École d'économie de Paris. Il est fondateur et directeur de l'Institut des politiques publiques.








Pensions, retraites, mauvaises rétributions... où allons-nous ?


Pour "La Vie Hospitalière" il est grand temps que le gouvernement arrête de réformer les retraites, la misère s'installe de plus en plus dans notre pays, par contre pour les profits il y a beaucoup à écrire tant nous sommes dans une société où les inégalités sociales sont de plus en plus criantes ! Les plus pauvres s'appauvrissent de plus en plus quant aux riches ils sont de plus en plus au zenith...

Nous arrivons à un point de rupture.
Les hospitaliers compte tenu des paroles d'Emanuel Macron, en novembre, et des décisions prises,  devraient dans trois ans avoir une température beaucoup plus basse...
Mais, le traitement ne semble pas adapté globalement ni aux maux de l'hôpital, et ni aux souffrances de ses personnels, de toute évidence.
Personnels médicaux et paramédicaux ne cessent, pourtant, d'alerter des conditions inadmissibles dans lesquelles ils travaillent. L'humain est aujourd'hui passé en second plan, pire le gouvernement prend les hospitaliers pour des ânes. Des carottes sont tendues, pensant qu'ensuite toute ira pour le mieux, mais depuis des années on ne peut pas faire pire ! Il faut supprimer notamment la T2A, là c'est le silence le plus total...
Les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des réels besoins des hôpitaux et des personnels. Le plan d'urgence annoncé au soir de la manifestation du 14 novembre qui avait réuni l'ensemble des hospitaliers, des syndicats, associations, collectifs... est insuffisant, très insuffisant !
Pour rappel ne serait-ce que pour les salaires,  les personnels demandent 300 euros d'augmentation, mais le gouvernement continue de faire la sourde oreille...
Alors, porter atteinte de nouveau au pouvoir d'achat, dans le cadre d'une nouvelle réforme des retraites (encore une !... à quand la suivante ?...)  là c'est vraiment se moquer des personnels médicaux et paramédicaux, et bien évidemment de tous les citoyens et citoyennes.
Dans les hôpitaux les salaires ne sont pas à la hauteur, les retraites et/ou pensions en subiront les conséquences et là c'est impensable pour la plus grande majorité des hospitaliers.
Ce qui est assez remarquable en ce moment c'est que le silence est profond au niveau des médias concernant les luttes de chaque jour dans les hôpitaux... on a l'impression même qu'il n'y a plus de blouses blanches dans les manifestations et bientôt pourquoi pas plus de gilets jaunes en vue ?

Dans quelle société vivrons-nous ? 
Il y en a assez de supporter toutes les mesures antisociales qui font que la misère est grandissante, même pour ceux qui travaillent, qui n'ont même pas les moyens d'avoir un toit, et qui vivent... qui tentent de survivre plus exactement.

Alors porter atteinte aux retraites une nouvelle fois c'est une situation inacceptable dont les conséquences pourront être très graves dans un avenir assez proche.

Trop, c'est effectivement trop !

Mois sans tabac: l’édition 2019 a eu moins de succès


Un peu plus de 200.000 personnes ont participé en novembre au «Mois sans tabac», un chiffre en baisse pour cette quatrième édition.

203.892 personnes: c’est le nombre de personnes qui se sont inscrites cette année à l’opération «Mois sans tabac» , organisée chaque année au mois de novembre par Santé publique France. Un chiffre en baisse pour cette quatrième édition: l’année dernière, 241.000 personnes avaient tenté de ne pas fumer pendant un mois.
«Ce rendez-vous désormais incontournable dans l’agenda des Français reviendra en 2020 dans une version totalement nouvelle», pour continuer à susciter l’intérêt des fumeurs désireux de s’arrêter, a annoncé Santé publique France. L’enjeu sanitaire est de taille, à l’heure où le tabac se positionne encore comme la première cause évitable, avec environ 75.000 décès chaque année.
«Les participants ont été nombreux à recourir aux outils d’aide à distance, confirmant l’importance d’être accompagné dans la démarche d’arrêt», indique l’Agence sanitaire. Au cours du mois de novembre, le service d’accompagnement téléphonique Tabac Info Service (39 89) a ainsi reçu 22.700 appels et l’application de conseils à distance a été téléchargée 128.500 fois.
2 fois plus de chances d’arrêter de fumer
Il n’est pas dit que tous les inscrits parviennent effectivement à arrêter de fumer. Mais cet événement peut au moins induire une prise de conscience ou donner à certains un petit coup de pouce. C’est aussi l’occasion pour les futurs ex-fumeurs de s’intéresser aux différents types d’aide au sevrage (patchs nicotiniques, gommes à mâcher, cigarette électronique, inhaleurs, médicaments) et de choisir celui qui convient le mieux.
Quel que soit le nombre de cigarettes fumées chaque jour et la durée de tabagisme, l’arrêt du tabac est suivi de bénéfices immédiats. Un jour après la dernière cigarette, le corps ne contient déjà plus de nicotine. Deux jours de plus, et respirer devient plus facile. Et deux semaines après l’arrêt, le risque d’infarctus commence à diminuer. Pour que tous les bénéfices soient au rendez-vous, il faudra encore maintenir les efforts: au bout de trois mois, la toux et la fatigue régressent, le souffle revient.
Depuis sa création, «l’opération comptabilise près de 800.000 inscriptions», souligne Santé publique France. Selon une enquête menée auprès des participants à la première édition, participer au «Mois sans tabac» multiplie «par deux la réussite du sevrage tabagique à un an».

Source : sante.lefigaro.fr