"La Vie Hospitalière"

dimanche 14 mai 2017

Déserts médicaux. 4 millions de patients trop éloignés des urgences


Déserts médicaux : 4 millions de patients trop éloignés des urgences !

0,5% de la population française est à la fois trop éloignée d’un service d’urgences médicales, d’un médecin généraliste et d’une pharmacie, a indiqué  jeudi un rapport du Service de statistiques du ministère de la Santé (Drees). 13,6% des Français sont concernés par au moins un des trois éloignements. Les zones rurales et de moyenne montagne sont particulièrement touchées.
Fin 2015, 6% de la population française, soit 4 millions de personnes, habitait à plus de 30 minutes d’un SMUR (structure mobile d’urgence et de réanimation) ou d’un hôpital disposant d’un service d’urgence. Le chiffre grimperait même à 46% dans les zones rurales éloignées «de l’influence des pôles urbains». Les espaces du territoire les plus touchés par le phénomène seraient ceux où les déplacements sont les plus difficiles, comme les régions de moyenne montagne par exemple.
C’est ce qu’indique un dossier consacré aux déserts médicaux par le service de statistiques du ministère de la Santé (Drees) et publié ce jeudi, à la fin d’un quinquennat au cours duquel François Hollande s’était engagé à garantir un accès aux urgences en mois de 30 minutes à l’ensemble des Français. Les chercheurs ont montré que c’est en Corse, en Martinique, en Bourgogne Franche-Comté et en Guyane que l’on trouve le plus grand nombre de patients éloignés des urgences médicales.
1,6 million de personnes à plus de 10 minutes d’une pharmacie
Le document alerte également sur les déserts médicaux, ces communes où, pour chaque habitant, le nombre de consultations accessibles chaque année pour chaque habitant est inférieur à 2,5 alors que la moyenne nationale s’élève à 4,1. 8% de la population du pays serait concernée, avec une légère augmentation entre 2012 et 2015. Là, ce sont les Antilles, la Guyane, la Corse, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne Franche-Comté et l’Ile-de-France qui sont les plus touchées.
La Drees évalue par ailleurs à 1,6 million le nombre de Français vivant à plus de 10 minutes de la pharmacie la plus proche. 0,5% des Français sont à la fois trop éloignés d’un service d’urgence, d’un médecin généraliste et d’une pharmacie mais 13,6% sont victimes d’au moins un des trois phénomènes. Une situation qui ne devrait pas s’arranger dans le futur puisque les spécialistes annoncent un probable «accroissement des inégalités territoriales d’accès aux soins».


La Suède interdit les vaccinations obligatoires…



La Suède interdit les vaccinations obligatoires…
Notamment en fonction de « graves problèmes de santé » et le fait que pareilles lois violeraient les droits constitutionnels des citoyens qui doivent avoir leur mot à dire dans leurs soins de santé (Extraits)
La Suède a rejeté les vaccinations obligatoires, après avoir évoqué « de graves problèmes de santé », ainsi que le fait que l’obligation violerait les droits constitutionnels des citoyens de choisir ce qui peut ou non convenir à leur propre santé.
Le 10 mai 2017, le Parlement Suédois a rejeté sept motions qui auraient inclus des vaccinations obligatoires dans la loi. Le Parlement a fait savoir « Si nous introduisions des vaccinations obligatoires ou forcées, cela violerait notre [Constitution Suédoise] »
Notant également « la résistance massive à toute forme de coercition en matière de vaccination », le Parlement a aussi fait référence aux « réactions indésirables graves et fréquentes » chez les enfants qui reçoivent les vaccinations.
« Le NHF Suède a fait parvenir une lettre au Comité en expliquant que l’introduction de vaccinations obligatoires ou forcées telles qu’elles ont été soumises dans la requête d’Arkelsten violerait la Constitution. De nombreuses autres personnes ont fait parvenir une correspondance au Parlement et interpellé les politiciens et le Parlement. Les politiciens n’ont pu faire que remarquer qu’il existait une résistance massive à toutes les formes de coercition en matière de vaccination.
« Le NHF Sweden a également fait ressortir à quel point les réactions indésirables peuvent être fréquentes au cours d’une année de vaccination. […] En outre, il convient de tenir compte que chaque groupe d’âge recevra deux fois le vaccin ROR, de sorte que les effets secondaires seront multipliés par deux. Il convient aussi de ne pas oublier, qu’en outre des réactions indésirables similaires s’appliquent à d’autres vaccins.
« Dans la lettre, nous avons même inclus une liste exhaustive d’additifs trouvés dans les vaccins – substances qui ne sont pas des aliments pour la bonne santé et ne doivent certainement pas se retrouver dans le corps des bébés ou des enfants. Nous avons également inclus pour les législateurs une très importante liste d’études qui démontrent que la vaccination est une mauvaise idée.
On pourra trouver ci-dessous le rapport complet :
La décision judicieuse du Parlement Suédois fait fi, et va à l’encontre de ce qui se passe aux Etats-Unis comme dans les autres pays occidentaux. Big Pharma tient les législateurs sous sa coupe ; elle leur dicte sa politique en utilisant les médias corrompus pour calmer les dissidents.
Robert F. Kennedy Jr. s’est récemment manifesté dans le Show Tucker Carlson où il a courageusement exposé « l’état de cette mafia  sans loi » que représente Big Pharma et leur « très lucrative » escroquerie vaccinale.
« L’industrie pharmaceutique est si puissante, a expliqué RFK Jr. Elle donne 5,4 milliards de dollars par an aux médias. Elle s’est débarrassée des avocats… Elle a été réellement capable de contrôler le débat et de réduire des gens comme moi au silence. »
Quand on lui a demandé comment il était possible que la situation soit à ce point si mauvaise, Robert F. Kennedy Jr. a expliqué : « que le Congrès accordait à Big Pharma une immunité légale globale » lorsqu’il s’agit des vaccins.
Big Pharma est devenue la loi après que le président Reagan ait signé la loi sur les dommages liés aux vaccins infantiles. Ces gens peuvent ainsi mettre des ingrédients toxiques dans les vaccins. Ces éléments peuvent gravement endommager la santé de vos enfants- mais il est impossible de les poursuivre en justice.
« Ce que vous devez comprendre, c’est que le régime des vaccins a considérablement changé depuis 1989. La raison pour laquelle il a changé, c’est que le Congrès sous l’influence de l’industrie pharmaceutique, a fait ce qui n’a jamais été réalisé pour aucune autre industrie – le Congrès a accordé une immunité légale générale pour tous les fabricants de vaccins.
« Donc peu importe les protocoles, peu importe l’absence de contrôle de la qualité, peu importe la toxicité des ingrédients ou les dommages graves qui peuvent être causés aux enfants, il vous est impossible d’entamer des poursuites à leur encontre.
« Il n’y a donc pas de témoignage, pas de découverte, pas de recours collectifs et… tout à coup les vaccins deviennent éminemment rentables. »
Les énormes profits de cette industrie non réglementée ont fait en sorte que les compagnies Big Pharma se sont engagées à produire de nouveaux vaccins parfois inutiles qui sont injectés dans le corps des jeunes enfants – souvent plus de dix à la fois.
« C’est devenu une véritable ruée vers l’or pour l’industrie pharmaceutique d’ajouter de nouveaux vaccins au schéma de vaccinations. »
Mais à quel prix ? L’industrie du vaccin, en vertu de ses propres règles – ou plutôt en vertu de l’absence de règles –  nous rend impossible l’accès aux faits. Depuis longtemps, le Président Trump demande une enquête indépendante sur la sécurité des vaccins. Robert F Kennedy Jr. a fait la même demande.
[…] « J’ai reçu trois vaccins et j’étais donc tout à fait en ordre. J’ai maintenant 63 ans. Pour pouvoir être en ordre mes enfants ont dû recevoir 69 doses de 16 vaccins.
Nombre de ces vaccins ne concernent même pas les maladies transmissibles. Prenons l’exemple de l’hépatite B qui s’attrape par des rapports sexuels non protégés ou chez des personnes qui partagent des aiguilles. – Pourquoi donc administrons-nous ce vaccin à un enfant  le premier jour de sa vie ? Et, en outre, il contient du mercure ! »
Tucker demande : « Nous administrons vraiment ce vaccin à des enfants ? »
« Nous continuons à leur administrer ce vaccin. 
Le mercure a été retiré de trois vaccins, mais il reste présent dans le vaccin contre la grippe et on en trouve encore dans plusieurs vaccins distribués dans le monde. Il faut savoir qu’il s’agit de la plus puissante neurotoxine non radioactive connue.



« Comment est-il possible que nous injections pareil produit à des enfants ?»
Robert F. Kennedy Jr. a essayé de mettre cette situation scandaleuse dans un contexte.
« Si vous prenez un flacon de ce vaccin et qu’il vous arrive de le briser, vous devez vous en débarrasser selon les règles légales qui sont d’application pour les produits dangereux. Vous devez, en outre évacuer le bâtiment où l’accident s’est produit. Pourquoi auriez-vous l’audace d’injecter ce produit dans le corps d’un enfant ? »

samedi 13 mai 2017

Un programme de régression sociale


Un programme de régression sociale
Suite à l’élection d’Emmanuel Macron, La Fédération Sud Santé Sociaux alerte sur le contenu de régression sociale de son programme et ses conséquences sur les secteurs de la Santé, du Social et du Médico-Social.

En effet, les missions de ces secteurs sont en partie assurées par des structures privées, et sont à ce titre fortement menacées par les nouvelles attaques contre le Code du Travail promises par le candidat, aggravant les mesures de la loi El Khomri.
Ses projets de réforme de financement de la Sécurité sociale s’inscrivent également dans la longue lignée des attaques libérales contre une Sécurité sociale universelle, solidaire et démocratique. Sous couvert d’une illusoire hausse du salaire net, le transfert de la cotisation sociale vers l’impôt (la CSG) et la pérennisation des cadeaux au patronat (sous forme de crédit d’impôts ou de baisse des cotisations patronales) continueront d’affaiblir les financements des secteurs sanitaires et médico-sociaux, déjà durement éprouvés par les politiques successives d’austérité menées en France. 
À force d’être siphonné, le système de protection sociale craquera, et alors, nous faisant croire qu’il n’y a pas d’alternatives, son démantèlement pur et simple sera proposé. Emmanuel Macron tentera ainsi de réaliser le souhait des libéraux d’en finir avec le projet du Conseil National de la Résistance.
Au final, moins de moyens pour les établissements de soins et de prise en charge du handicap, et au-delà ceux de la vieillesse et de la protection de l’enfance, combinés à une précarisation grandissante des salarié-es, entraîne mécaniquement un service public dégradé pour les patient-es et les usager-es.
À cette heure, nous ne connaissons pas la composition du gouvernement et de la future Assemblée Nationale avec laquelle il devra composer pour mettre en pratique son projet. 
La Fédération Sud Santé Sociaux mobilise dès maintenant les salarié(e)s et prépare dans l’unité la plus large une riposte sociale à la hauteur des attaques qui seront menées.



dimanche 7 mai 2017

Suicide de deux internes


Suicide de deux internes
Deux internes en médecine se sont suicidés depuis la semaine dernière. L'un d'eux était en stage au CHU de Bordeaux. Le lieu d'étude du second interne n'est pas encore connu. 
Depuis le début de l'année, 5 internes se sont donné la mort.
 Un interne en anesthésie-réanimation a mis fin à ses jours la semaine dernière. Originaire de La Réunion, il était en stage au CHU de Bordeaux. "La communauté hospitalière du CHU est très touchée", a indiqué le CHU à Egora. "Cet interne était très apprécié et bien intégré au sein du service d'anesthésie-réanimation", ajoute l'établissement. 
Le décès n'est pas intervenu au CHU. L'hôpital indique avoir mis en place une cellule d'accompagnement psychologique pour les équipes médicales et paramédicales.
 Cinq internes se sont suicidés depuis le début de l'année
 Un autre interne s'est donné la mort cette semaine. Son lieu d'étude n'est pas encore connu. La famille ne souhaite pas communiquer.


mercredi 3 mai 2017

Hôpital de Morlaix en deuil, 250 personnes dans le cortège : Perte de personnel, perte de service ... Offre de soins en péril au CHPM !!!


Hôpital de Morlaix en deuil, 250 personnes dans le cortège : Perte de personnel, perte de service ... Offre de soins en péril au CHPM !!!
Ce jeudi après-midi, 250 personnes se sont mobilisées pour la défense du centre hospitalier des pays de Morlaix. L’intersyndicale de l’hôpital, les personnels des services, les retraités des unions locales de Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ainsi que le comité de défense des usagers étaient solidaires.
Les manifestants ont défilé du centre hospitalier des pays de Morlaix jusqu’à la mairie, ce jeudi après-midi. Le cortège, qui est passé par la rocade, est composé des syndicats du centre hospitalier (CFDT, CGT et SUD), des personnels de l’hôpital et aussi des retraités des unions locales du syndicat CGT de Morlaix et Saint-Pol-de-Léon ainsi que le comité de défense des usagers.
Ils dénoncent "une dégradation des conditions de travail, la suppression du nombre de lits", et appellent "au soutien extérieur des élus et des habitants pour être entendu par la direction qui ne nous entend pas", a déclaré l’intersyndicale.
Après la marche funèbre symbolique, ils ont déposé un cercueil sur le parvis de l’hôtel de ville.
Ils ont été reçus par Agnès Le Brun, maire de Morlaix, à la suite du défilé. Leur motion "contre l’appauvrissement des services de soins" sera présentée devant le conseil municipal.
Les syndicats ont également pris rendez-vous avec Marylise Lebranchu. Une délégation, composée d’élus volontaires et de représentants des syndicats, demandera une réunion avec l’ARS (agence régionale de santé) dans les jours qui viennent.

Source : Ouest france et Le Télégramme

lundi 1 mai 2017

DANS LE 35 : AU CHU, LES BRANCARDIERS SONT EN GREVE LE 2 MAI !


DANS LE 35 : AU CHU, LES BRANCARDIERS SONT EN GREVE LE 2 MAI !
De nouveau, les brancardiers sont en grève pour dénoncer l’acharnement de la Direction à vouloir les faire travailler dans des conditions de plus en plus dégradées :
puce-32883.gif  Nouvelle suppression de poste le lundi.
puce-32883.gif  Brancardage des lits seuls de l’ambulatoire au bloc, prémices au brancardage seul sur tout le CHU .
puce-32883.gif  Rotation des agents sur Pontchaillou et l’hôpital-sud.
puce-32883.gif  Nouveau planning impactant 1 brancardier seul 1 heure de plus le matin.
La Direction passe en force ce projet sans tenir compte des préconisations des représentants du personnel au CHSCT. Entre autre, une mission d’évaluation du « brancardage seul » devait mesurer l’impact de cette organisation sur la santé des agents, permettant au CHSCT et au CET de se prononcer.
L’ensemble de ces mesures imposées au personnel visent à toujours faire plus d’économies sur le « DOS » des agents.
Ces mesures n’amélioreront pas les dysfonctionnements observés actuellement comme les retards aux examens, les retours tardifs des patients dans leur chambre, les transports effectués par les agents des services…
POUR UNE QUALITE DES SOINS ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES :
puce-32883.gif NON AU BRANCARDAGE SEUL.
puce-32883.gif NON AUX SUPPRESSIONS DE POSTES.
puce-32883.gif NON AU NOUVEAU PLANNING.
puce-32883.gif NON AU ROULEMENT PONTCHAILLOU/ HOPITAL-SUD.
(Source SUD Santé-Sociaux 35)


1er Mai fête de tous les travailleurs et travailleuses


1er Mai fête de tous les travailleurs et travailleuses
Le mouvement syndical international célèbre le 1er mai en souvenir de ceux et celles qui ont été tués lors du massacre à Haymarket square à Chicago (U.S.A.)    le 4 mai 1886, alors qu’ils manifestaient pour la journée de travail de 8 heures. 
C'est l'occasion de manifester pour que les droits des travailleurs ne soient plus victimes de crapules, là où la finance a que faire de l'intérêt général.
Le monde hospitalier est lui aussi victime des orientations dictées par des individus qui sous divers prétextes entraînent le service public hospitalier dans une dérive qui profite bien évidemment à certains groupes privés, des services tombent en désuétude, les effectifs ne sont plus en mesure de faire face aux besoins de la population qui augmente et voit à l'inverse l'offre de soins se centraliser avec bien des options privatisées dont les coûts sont de plus en plus onéreux, voire inaccessibles pour ceux qui ont peu de ressources. Le droit à la santé pour tous est remis en cause au nom du profit.un profit scandaleux d'autant qu'il est favorisé par des mesures qui sacrifient les usagers sur l’autel de la finance mondiale (mesures telles que la privatisation de services, les PPP, la commercialisation de la santé, la libéralisation des services de santé, et, bien évidemment l’application de mesures d’austérité qui aggravent la situation.
L’impact négatif et dévastateur des coupes budgétaires dans le financement des soins de santé publics et de la promotion des frais à charge des utilisateurs ajoutent à ce marasme d'autant que l’inefficacité et l’ inefficience de l’offre croissante de services de santé de la part du secteur privé est loin de combler le vide qui se crée avec toutes ses conséquences négatives pour les populations.
Avec la mondialisation c'est l’expansion des emplois précaires dans le secteur de la santé,  les violations des droits syndicaux dans ce secteur et la migration des travailleurs et travailleuses de la santé fuyant des pays qui souffrent d’une grave pénurie de professionnel(le)s de la santé, engendrée par de piètres conditions de travail et par un faible niveau de rémunération dans leur pays d’origine. C'est le progrès à contre sens qui est le leitmotiv des crapules qui ont pris le pouvoir et qui pour la plupart représentent des intérêts à la limite mafieux car fortement éloignés de l'intérêt général et menant même des pays à la faillite afin d'imposer des mesures drastiques où ils tireront encore plus de profits (vente du patrimoine hospitalier, privatisation des services jugés rentables etc)
Donc ce premier mai doit avoir une résonance toute particulière pour les travailleurs et travailleuses  qui en ont assez de se faire exploiter comme aux pires jours de notre histoire.
Pour la France, notre pays il est urgent de respecter ce qui a fait au lendemain de la dernière guerre mondiale que des avancées sociales ont pu se réaliser dans le cadre du Conseil National de la Résistance.
La Sécurité Sociale s'est confortée alors que le pays avait peu de ressources ce qui démontre que la volonté d'un homme comme Ambroise Croizat peut faire changer favorablement le cours des choses face aux malfrats, ces individus qui de tout temps ont exploités la masse laborieuse pour leurs seuls profifs !
Que ce jour soit celui du réveil des français et des françaises pour des jours meilleurs...

NB: Que ce jour soit aussi un hommage à ceux qui sont tombés à Fourmies (Nord) abattus par des soldats le 1er mai 1891, ce jour là la troupe met fin, dans le sang, à une manifestation pacifique d'ouvriers et d'ouvrières, qui clamaient : " C'est les huit heures qu'il nous faut ! "...Le bilan a été de neuf morts et 35 blessés. 


Le coup de grâce de Marisol Touraine...


Le coup de grâce de Marisol Touraine... 
Revalorisation de la prime de nuit, prévention des risques psychosociaux... le coup de grâce de Marisol Touraine ! 
C’était une des revendications de la Coordination nationale infirmière (CNI), la revalorisation de la prime de nuit vient d’être annoncée par le ministère de la santé ainsi que les moyens alloués à la prévention des risques psychosociaux. Qu’il est difficile de trouver les mots pour réagir… sans perdre son calme ! Ce communiqué de la CNI en atteste.
Une augmentation d’1,5 euro net pour 10 heures de nuit travaillées… Il ne s’agit pas d’une erreur de « frappe », 1,5 euro  d’augmentation pour 10 heures de nuit (soit 15 centimes de l’heure…) ! Le ministère « frappe » un grand coup de massue, au sens propre du terme… sur la tête des soignants. Et, comme-ci cette mesquinerie n’était pas suffisante, cette obole ne sera accordée « qu’aux personnels des services d’urgence ou de soins critiques alternant des horaires de jour et de nuit, exposés à des rythmes de travail contraignants ». Presque rien pour les uns et rien du tout pour tous les autres. Cette aumône va concerner, au mieux, 23.100 agents soit environ 3% des soignants en France… D’ailleurs, en pratique, comment peut-on attribuer 2 tarifs de nuit différents ? 
La CNI reste dubitative sur l’application de cette surprime et sur ses critères d’attribution. « La prise en charge des patients H24 » ne concerne-t-elle pas tous les services d’hospitalisation ? Pourquoi réévaluer la prime de nuit pour certains et pas pour les autres ? La dernière blague de Marisol…
"Avec cette mesure, le gouvernement entend mieux valoriser les sujétions liées aux cycles de travail nécessaires à la prise en charge des patients H24…" Pardon ? Mieux valoriser ? Avec 1,5 euro par nuit travaillée, c’est une blague ? Après avoir prétendu « prendre soin de ceux qui nous soignent », Marisol Touraine confirme donc ses réelles intentions à l’égard des professionnels de santé. 
Il s’agit bien d’une ultime et cynique provocation pour les plus courtois mais, surtout, d’un « foutage de gueule » pour les plus nombreux. 10.000 euros pour la prévention des risques psychosociaux ?
C’est la seconde annonce de la stratégie, 30 millions sur 3 ans seront alloués pour la création ou le renforcement des services de santé au travail pluridisciplinaires (médecins, infirmières, psychologues, assistants sociaux, conseillers en prévention des risques professionnels). Après un bref calcul et sur la base de 1.000 structures publiques de santé en France (sans compter les EHPAD), cela fait 10.000 euros en moyenne par établissement et par an… tout au plus quelques boites de mouchoirs, snif !
La ministre n’aura pas su, ni voulu, entendre la souffrance des soignants… Absence de considération, cynisme et dédain, l’attitude de Marisol Touraine au ministère de la Santé aura été finalement assez constante pendant ces 5 ans de supplice… 5 ans interminables. 
Que de violences, que de souffrances et au final, que d’insultes, pour des soignants qui auraient juste aimé être traités avec dignité !

Source (infirmiers.com)



jeudi 27 avril 2017

Le congé bonifié est un droit...Faisons-le respecter !



Le congé bonifié est un droit...Faisons-le respecter !
Lettre ouverte de la Fédération SUD Santé-Sociaux envoyé à la DGOS concernant l’application du droit à congés bonifiés dans la FPH.

Madame Katia Julienne
Directrice Générale de l’Offre de Soins
Ministère des Affaires Sociales et de la Santé
14, avenue Duquesne
75350 Paris 07 SP
Paris le 20/04/2017
Objet : Congés bonifiés
Madame la Directrice,
Depuis 1987, les fonctionnaires hospitaliers originaires des DOM et qui exercent en métropole ont droit à une bonification de 30 jours de leurs congés annuels tous les 3 ans. Depuis 2011, ce droit a été étendu à Mayotte, nouveau département d’outre-mer.
Entre réticence et dissuasion, le comportement plus qu’ambigu de certaines directions nous a été signalé par un bon nombre de nos élu-es FPH.
Les premières qui oublieraient leur devoir d’information sur le droit à congés bonifiés, en particulier vis à vis des derniers/dernières recruté-es. Les autres inventant sans cesse de nouvelles contraintes pour décourager les agents d’instruire leurs dossiers (refus d’avancer le voyage, refus de verser l’indemnité de vie chère…).
Nous vous remercions de bien vouloir rappeler à la mémoire de ces quelques dirigeant-es, l’Instruction DGOS/RH4 n° 2014-219 du 16 juillet 2014 précisant que « les agents ultramarins doivent pouvoir bénéficier pleinement de leurs droits conformément à la législation et à la réglementation, nonobstant les difficultés financières que pourraient connaître les établissements pour accorder les congés bonifiés dont le seul but est de permettre à des agents qui ont des attaches profondes avec le département d’outre-mer dont ils sont originaires de renouer régulièrement avec un environnement familial et culturel dont ils ont dû s’éloigner ».
En vous en souhaitant bonne réception, acceptez, Madame la Directrice, nos salutations syndicales.
Pour la Fédération SUD Santé Sociaux,
Jean Vignes
Secrétaire Général

mardi 25 avril 2017

Aide humanitaire et appel aux dons pour le service pédiatrique du centre de traumatologie de Donetsk


Aide humanitaire et appel aux dons pour le service pédiatrique du centre de traumatologie de Donetsk 
Fin mars, nous nous sommes rendus au service pédiatrique du centre de traumatologie de Donetsk, afin d’apporter un peu d’aide humanitaire à ce service qui traite plusieurs dizaines d’enfants de 0 à 18 ans.
Afin d’apporter des vitamines naturelles, nous avons acheté plusieurs caisses de fruits (bananes, mandarines, pommes et kiwis), pour un montant total de 4.500 roubles, et nos collègues de В Месте ont complété avec du matériel scolaire et d’éveil (crayons, feutres, albums, pâte à modeler, etc) afin d’occuper ces enfants qui sont parfois obligés de rester plusieurs mois à l’hôpital.
Après nous être brièvement entretenus avec le chef du service, nous allons à la rencontre des enfants pour leur montrer ce que nous leur avons apporté et discuter un peu avec eux. L’une des jeunes filles (qui n’est là que depuis huit jours) nous dit apprendre l’anglais à l’école, alors je l’interviewe brièvement dans la langue de Shakespeare. Elle s’en sortira avec brio.
Tous nous remercient pour ces cadeaux avant de retourner à leurs activités habituelles, pendant que nous discutons plus avant avec le chef du service de l’aide que nous pouvons lui apporter. 
Nous discutons avec lui de la possibilité de fournir régulièrement des fruits pour les enfants, mais c’est surtout un médicament bien particulier, hors de prix mais nécessaire, autour duquel vont se concentrer nos discussions.



Ce médicament est un bio-implant constitué de copeaux d’os spongieux. Les chirurgiens du service l’utilisent pour réparer les dégâts consécutifs au développement de kystes dans les os de leurs petits patients. En grandissant, ces kystes creusent l’os de l’intérieur, le fragilisant jusqu’à la fracture. Afin de réparer les dégâts après avoir cureté et nettoyé le kyste, les médecins doivent combler le trou pour éviter que l’os ne casse.
Le problème, c’est le coût de ce bio-implant : 1.000 dollars le flacon (soit environ 56.000 roubles). En sachant qu’il n’est pas rare qu’il faille plus d’un flacon pour combler les kystes les plus étendus. Au vu des niveaux de salaire ici, il est impossible à la plupart des gens de payer un tel traitement pour leur enfant.
Nous avons donc décidé de lancer un appel aux dons, en espérant réunir suffisamment pour acheter un voire deux flacons pour l’hôpital. « Ensemble nous sommes plus forts » et quelques euros peuvent faire la différence. Si vous souhaitez aider le centre de traumatologie de Donetsk, contactez-moi par e-mail pour obtenir les modalités de versement : [email protected]
Je remercie par avance ceux qui nous aideront à fournir ce traitement aux petits patients du centre de traumatologie de Donetsk.

Christelle Néant pour DoniPress

samedi 15 avril 2017

Avis de Michel Sapin, Marisol Touraine et Christian Eckert suite à la communication du Comité d'alerte sur le constat de l'exécution de l'ONDAM pour 2016


Avis de Michel Sapin, Marisol Touraine et Christian Eckert suite à la communication du Comité d'alerte sur le constat de l'exécution de l'ONDAM pour 2016

Michel SAPIN, ministre de l’Economie et des Finances, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Christian ECKERT, secrétaire d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics, ont pris connaissance de l’avis du Comité d’alerte sur le constat de l’exécution de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) pour 2016.
Le Comité confirme le respect de l’objectif 2016. L’ONDAM a eu une progression limitée de 1,8 % en 2016, soit le plus faible taux de progression depuis 1997. Ce résultat traduit la maitrise réelle des dépenses d’assurance maladie qui a permis le respect systématique de l’ONDAM depuis 2012, à des niveaux contenus, grâce aux efforts de l’ensemble des acteurs. L’ONDAM se sera en moyenne établi à 2,1 % sur le quinquennat (2013 – 2017). Le respect de l’ONDAM s’inscrit dans un contexte d’amélioration significative de la situation financière de la sécurité sociale en 2016.
Cette trajectoire de redressement des comptes de la sécurité sociale s’accompagne d’une amélioration de la prise en charge des soins et de la réduction des coûts supportés par les Français : en 2011, 9,3 % des dépenses de santé restaient à la charge des patients contre 8,4 % en 2015. Ce résultat intervient dans un contexte d’accélération forte de l’innovation, l’assurance maladie assurant l’accès de tous aux traitements les plus innovants et les plus coûteux.
Le Comité d’alerte tire également les conséquences des résultats 2016 sur les prévisions de l’année 2017. Le Comité fait à ce titre le constat que les crédits mis en réserve au début de l’année devraient être suffisants pour couvrir les risques de dépassements identifiés à ce stade. 
Un effort de bonne gestion et une vigilance constante, poursuivis comme cela a été le cas ces dernières années, donneront les moyens à la prochaine équipe gouvernementale de respecter l’objectif voté par le Parlement, en cohérence avec la poursuite de l’assainissement des comptes publics et le renforcement de notre modèle social.



mercredi 12 avril 2017

Marisol Touraine concrétise l'accès aux données de santé pour les organismes exerçant une mission de service public


Marisol Touraine concrétise l'accès aux données de santé pour les organismes exerçant une mission de service public

La loi de modernisation de notre système de santé facilite l’accès aux données de santé à des fins de santé publique, de recherche et d’innovation. Dans ce cadre, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales et de la Santé, ouvre aujourd’hui l’accès aux données issues du système national des données de santé aux organismes exerçant une mission de service public pour toute étude, recherche et évaluation présentant un intérêt public.

Le système national des données de santé rassemble des informations anonymes sur le parcours de santé des Français (consultations chez le médecin et chez les autres professionnels de santé, prescriptions de médicaments, hospitalisations, causes médicales de décès, etc.).Cette base de données vise à améliorer les politiques de santé publique, l’information des patients et faire progresser la recherche médicale. Les équipes de scientifiques et statisticiens pourront par exemple utiliser les informations qu’elle contient pour avancer dans leurs recherches.
Certains organismes exerçant une mission de service public peuvent désormais consulter et exploiter ces données suivant certaines conditions détaillées dans le décret du 26 décembre 2016 :
– l’Etat, l’assurance maladie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la Haute Autorité de santé (HAS) ou encore Santé publique France peuvent y accéder de manière permanente pour leur permettre d’assumer leurs missions ;
– les équipes de recherche des centres hospitaliers universitaires (CHU), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et des centres de lutte contre le cancer peuvent quant à elles consulter l’échantillon 1/100ème de la population.
Les autres organismes publics ou privés, à but lucratif ou non lucratif, auront eux aussi prochainement accès aux données issues de cette base pour toute étude, recherche et évaluation présentant un intérêt public. Ils seront, eux-aussi, soumis aux conditions précisées dans le décret du 26 décembre 2016.
La loi interdit l’usage de ces informations pour deux finalités : la promotion commerciale des produits de santé et la modulation des contrats d’assurance. Un référentiel strict de sécurité garantit la confidentialité des données personnelles qu’il contient.


mardi 11 avril 2017

Visite médicale : la HAS renforce les règles et va analyser son impact sur les prescriptions


Visite médicale : la HAS renforce les règles et va analyser son impact sur les prescriptions
La Haute Autorité de Santé (HAS) a actualisé son référentiel concernant la visite médicale : ses règles sont étendues à toute forme d’action promotionnelle et à tous ses acteurs, et renforcées en termes de contenu des messages et d’organisation des visites. La HAS produira par ailleurs d’ici la fin de l’année, une analyse de l’impact des pratiques promotionnelles sur les prescriptions de médicaments.
Depuis 2004, une Charte de qualité de la visite médicale signée entre les pouvoirs publics et les industriels (1), encadre les pratiques promotionnelles des laboratoires pharmaceutiques concernant les médicaments remboursés. Cette charte définit notamment les principes à respecter en termes d’information délivrée aux professionnels de santé, de déontologie (interdiction des cadeaux et avantages,…) ou de formation des personnes en charge de la promotion des médicaments. Sur la base de cette charte et comme prévu par la loi, la HAS définit la procédure de certification de cette activité de promotion, à laquelle les laboratoires (2) doivent se conformer.
Suite à l’actualisation de la charte en 2014, la HAS a mis à jour son référentiel de certification et ce, en deux temps : un premier volet est paru en 2016, complété par un second aujourd’hui. Le référentiel de la HAS décrit l’organisation à mettre en place par le laboratoire, et les conditions pratiques pour garantir le respect de la charte en matière de promotion des médicaments par démarchage, tant en ville (cabinets, dispensaires, pharmacies, …) qu’en établissements de santé.
Des règles étendues à toute forme de démarchage promotionnel et à tous ses acteurs



Conformément à la charte de 2014, les exigences du nouveau référentiel de certification de la HAS concernent désormais toutes les activités de promotion :

– Quelle qu’en soit la forme (par téléphone ou courriel par exemple, et non plus uniquement en face à face) ou le lieu (partout où un échange peut se faire et non plus seulement sur le lieu d’exercice du professionnel).
– À destination de tous les professionnels de santé prescrivant, utilisant ou dispensant des médicaments (et non plus uniquement des médecins, pharmaciens d’hôpital et infirmiers à l’hôpital) ;
– Quelle que soit la personne qui les réalise, qu’il s’agisse des « visiteurs médicaux » délégués à cette activité dans les laboratoires, mais aussi de personnes pouvant faire de la promotion même occasionnellement ou de sous-traitants missionnés par les laboratoires.
Le nouveau référentiel renforce notamment la qualité de l’information communiquée aux professionnels de santé : la communication des données de sécurité des médicaments doit systématiquement leur être proposée, au moins un support validé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) doit être présenté, et l’information scientifique et médicale ne doit pas revêtir de caractère promotionnel
Il renforce aussi les conditions d’organisation des visites de promotion dans les établissements de santé : celles-ci doivent désormais être organisées de façon formelle, cadrées et tracées et les contacts avec les professionnels en formation (internes, étudiants) sont soumis à un accord préalable ou à un accompagnement par des professionnels confirmés.

La HAS va dresser un état des lieux d’ici la fin de l’année




Pour la HAS, « la nouvelle charte et le référentiel de certification qui en découle, ne peuvent pas à eux seuls garantir une véritable maîtrise de la qualité de l’information délivrée dans un cadre promotionnel ». Elle rappelle ainsi qu’elle a, « dès 2011, accompagné les établissements et les professionnels destinataires de l’information promotionnelle en mettant à leur disposition un « Guide aux établissements de santé en matière de visite médicale » (2011) et le manuel « Comprendre la promotion pharmaceutique et y répondre » (2013) ».  

La HAS souhaite aujourd’hui aller plus loin et se baser sur la littérature internationale pour analyser l’impact de la promotion des laboratoires sur les attitudes de prescription des professionnels de santé et les résultats des politiques de régulation et de formation mises en place par les pouvoirs ou structures publics. Ce travail sera publié d’ici la fin de l’année.

[1] Signée le 22 décembre 2004 entre le Comité économique des produits de santé (CEPS) et Les entreprises du médicament (LEEM)
[2] Laboratoires signataires d’une convention avec le CEPS et réalisant la promotion d’au moins un médicament pris en charge par l’Assurance maladie
(Source : HAS)

Souffrance des soignants : la double peine



Souffrance des soignants : la double peine

Le Ministère de la Santé a récemment dévoilé sa stratégie pour améliorer la qualité de vie au travail des professionnels de santé. Ces engagements, même s’ils ont été jugés insuffisants, étaient attendus de longue date, tant les alertes concernant la progression de la souffrance des soignants ont été nombreuses ces derniers mois.
Pour agir, il semble d’abord nécessaire de bien déterminer les spécificités de cette souffrance des professionnels de santé. Président d’Honneur du Comité consultatif national d’éthique, le professeur Didier Sicard revient sur ces particularités et se concentre sur l’intéressant travail mené depuis plusieurs mois par l’association Soins aux professionnels de santé.

Par le professeur Didier Sicard, président d’Honneur du Comité Consultatif National d’Éthique
La souffrance des soignants, qu’ils soient libéraux ou salariés, est très particulière, spécifique à ce milieu en raison des causes qui créent ces vulnérabilités, ce mal-être, ce burn out mais aussi de la difficulté à trouver une solution. Plus précisément, et c’est dans l’essence même du soignant, la souffrance est quelque chose qui se cache. Celui-ci vit cette souffrance comme une double peine : d’un côté, comme tout être humain, il est dans la souffrance et la peur de la mort, de l’autre, étant lui-même la réponse à la souffrance, il se retrouve totalement démuni. En matière de vulnérabilité, c’est ce double état qui le différencie des autres professionnels.
Malades malgré eux
Cette dichotomie qui touche le soignant a un impact sur sa demande d’aide : il n’y a pas plus avare de demande d’aide qu’un soignant. Mais pourquoi demanderait-il de l’aide alors qu’il est privilégié puisque partie intégrante du circuit médical ? Alors qu’il est, lui-même, la réponse à la souffrance ? Si le soignant est dominé par cette pensée, la société considère elle aussi qu’il n’a pas besoin d’aide et, pour aller plus loin, qu’il ne peut être malade, car il a accès à tout un circuit privilégié. De ce fait, le soignant apparaît comme une espèce humaine spécifique.
Des contraintes irréconciliables
Par ailleurs, deux aspects peuvent expliquer la souffrance de plus en plus manifeste des soignants. Tout d’abord, la médecine est dans une situation de grand conflit majeur, qui s’amplifie, avec d’une part de fortes contraintes économiques et de management, de l’autre l’être l’humain qui est en face de celui qui le soigne. Il existe peu de professions aussi écartelées, aussi écrasées entre deux contraintes si contradictoires. Cet écartèlement crée une très grande violence, en particulier pour l’infirmière dont l’accompagnement psychologique est une donnée essentielle du métier mais que l’on va juger uniquement sur ses capacités techniques. Résultat : le fait de ne pas pouvoir répondre à la demande sociétale crée une sorte d’angoisse chez le soignant. Par ailleurs, un soignant qui exerce seul, dans une activité libérale par exemple, a la volonté de résister et de tenir les deux aspects en même temps, jusqu’au moment où il n’y arrive plus, avec l’impression d’effectuer un travail absurde. Le burn out n’est pas simplement un trop plein de travail, il résulte de la prise de conscience d’une certaine absurdité d’avoir à répondre à des tâches qui ne sont pas celles d’un soignant. Il est évident que l’ensemble des tâches ne peut, ne doit être accomplie par une seule personne, en l’occurrence le soignant.
La violence de l’organisation hospitalière
L’autre aspect concerne l’organisation autoritaire, pyramidale des soins dans le milieu public hospitalier. Cet aspect touche tout particulièrement les étudiants en médecine et les élèves infirmiers lors de leurs stages, lorsqu’ils se forment à leur métier. Au lieu de les encourager, on va d’emblée les pressurer, les soumettre à des horaires quasi-industriels. Ils sont ainsi exposés, dès le début, à une sorte de violence. Parce que l’on ne s’intéresse qu’à leurs performances, certains finissent par craquer. L’autoritarisme médical et infirmier est d’un autre siècle. D’autre part, dans ce milieu hospitalier clos, où la société ne pénètre pas, où le malade finit par être la seule finalité, les tensions interprofessionnelles restent cachées, traitées de façon clandestine. Ces spécificités du milieu hospitalier concourent à créer une grande souffrance.
Une association aux avant postes
D’où l’intérêt très grand de l’association Soins aux Professionnels de Santé (SPS) qui met l’accent sur cette réalité sociale, qui est assez grave en France. SPS aborde le problème du soignant à la fois en amont et en aval, en proposant des actions concrètes au niveau du repérage, de l’aide, de l’accueil. La mise en place d’une plateforme nationale d’appel (avec un numéro très simple 0 805 23 23 36) permet de répondre au besoin d’écoute et de soutien des professionnels. Le réel succès de cette structure témoigne de l’importance de la mise à disposition d’un espace où les soignants peuvent échanger et s’exprimer librement sur les problèmes qu’ils rencontrent.
De par leur métier si particulier, les soignants sont peut-être plus vulnérables que d’autres. Ils n’ont, de plus, pas les ressources, les aides comme en disposent d’autres professions à haut risque comme l’armée, la police, la gendarmerie. Pour cela, ils méritent une double attention. Il reste à trouver un écho auprès des pouvoirs publics. L’urgence est aussi de revoir l’organisation de notre système de santé en redonnant au soignant la place qu’il mérite.
(Le titre et les intertitres sont de la rédaction du JIM).
Pour plus d'informations consultez le Journal International de Médecine (JIM)

lundi 3 avril 2017

7 avril : dénoncer partout la commercialisation de la santé !


Le 7 avril : dénoncer partout la commercialisation de la santé !
Le 7 avril nous appelons à la deuxième édition de la Journée d’action européenne contre la commercialisation de la santé. En 2016, des actions ont eu lieu en Belgique, France et Espagne ainsi que des activités ailleurs en Europe partagées par les réseaux sociaux.
En 2017, l’objectif est d’avoir des actions significatives dans 7 ou 8 pays européens.
Pour les actions, il nous semble particulièrement important de :
Mobiliser les professionnels de santé.
Donner confiance dans des victoires possibles, proposer des alternatives.
Être proche des luttes/revendications locales.
Faire un travail d’éducation populaire.
Ci-dessous vous trouverez divers éléments qui permettront de rendre visible la dimension européenne de la « crise » des systèmes de soins.
Nous vous proposons :
puce.gif un cadre politique général
puce.gif un site internet des divers mécanismes de commercialisation en Europe :www.health-is-not-for-sale.org
puce.gif d’autres outils de communication : logos, facebook, twitter, carte des actions.
Ensemble, à travers toute l’Europe, nous pouvons construire une large alliance sociale portant notre message : Notre santé n’est pas à vendre ! 

#SantePourTous #health4all






Contenu politique

1. La dénonciation de l’austérité et de ses conséquences
puce.gif Conséquences directes : listes d’attentes, dégradation des conditions de travail, pertes d’emplois, effets sur les déterminants sociaux de la santé ;
puce.gif Conséquences indirectes : sous-investissement public menant à une privatisation « larvée », politiques de sous-traitance (dumping social), mise en place de PPP et PFI, baisse des remboursements et assurances privées.
2. La dénonciation du libre-échange
puce.gif Dérégulation et régulation en seule faveur des multinationales ;
puce.gif Mise en concurrence, élargissement du marché : le public/associatif ne peut pas faire concurrence ;
puce.gif Politiques au service du capital financier et des multinationales : lobby, collusion, corruption.
A ces dénonciations s’ajoute une lutte « idéologique » pour déconstruire les sens communs néolibéraux, i.e. Le privé est plus efficace, moins cher, etc.... : (Privatisation = marchandisation VS droit frondamental et démocratie, sélection des patients, privatisation des gains-socialisation des pertes, dégradation conditions de travail, inégalités, etc...)
Sur cette base politique nous souhaitons élaborer des revendications européennes (liées à des revendications locales) que nous utiliserons pour confronter des responsables politiques (plus d’informations prochainement)
Comme l’an passé, nous proposons une "action draps blancs" à travers les médias sociaux. L’idée est de demander à tous les citoyens et citoyennes, travailleurs.euses de santé, etc... de faire pendre un drap blanc à la fenêtre avec un message contre la commercialisation de la santé, de prendre une photo et de l’envoyer sur les réseaux sociaux avec le hashtag #health4all.
Voir les photos de l’an dernier

Le site internet
Le 7 avril 2016 nous avons lancé le site www.health-is-not-for-sale.org dont l’objectif est de rassembler de l’information précise et locale sur les processus de commercialisation en Europe.
Nous vous invitons à l’utiliser et le compléter (il est possible de publier de l’information de votre pays, voir guide de l’utilisateur ci-dessous)

Outils de communication
Logo
Vous pouvez utiliser ce logo pour mobiliser vers le 7 avril
download in color
English Français Español Italiano
download in B&W
English Français Español Italiano
Twitter
Suivez ces différents comptes pour être informés régulièrement
@EUHealthNetwork
@phmeurope
@EPSUnions
Plus sur twitter...
Carte des actions en Europe

Map of actions #health4all


Rassemblement des personnels soignants devant le ministère de la Santé



Rassemblement des personnels soignants devant le ministère de la Santé
Réingénierie des métiers d'Aides Soignants,  d'Auxiliaires de Puéricultures ...
Quésaco ?
C'est dans un "Tous ensemble" qu' Aides Soignant(e)s (AS), Auxiliaires de Puéricultures (AP) et Infirmièr(e)s (IDE), se rassembleront devant le ministère de la santé (Soignants et aides soignants nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes contraintes).
Si sur la réingénierie (1) de nos métiers AS/AP, c'est de mettre enfin en adéquation notre formation et les glissements de tâches régulièrement constatés, alors banco, mais pas à n'importe quel prix, les salaires, la pénibilité et la formation de nos métiers doivent être enfin reconnus à leur juste valeur.
Pour tous les professionnels des hôpitaux, pas de salaire inférieur à 1.700 euros, pour les AS/AP : 1.900 euros en début de carrière linéaire et sans barrage.
Retraite, catégorie active  pour tous les professionnels des hôpitaux, 55 ans, c'est une mesure de justice sociale.
Une formation à la mesure des besoins de santé de la population sans aucune contrainte économique.

Le 6 avril à 10 heures nous serons devant le Ministère de la Santé !


dimanche 2 avril 2017

Pour que chaque citoyen chaque citoyenne puisse signaler sur le Web un événement sanitaire indésirable.


Pour que chaque citoyen chaque citoyenne puisse signaler sur le Web un événement sanitaire indésirable.

Pour renforcer la vigilance en matière de sécurité sanitaire et simplifier les démarches de signalement, un site vient d'être mis à la disposition des citoyens et citoyennes afin de signaler rapidement, en ligne, tout événement indésirable en matière de santé.
Prévu par la loi de modernisation de notre système de santé, ce site permet aux professionnels et aux usagers de signaler en quelques clics aux autorités sanitaires toute situation ayant un impact négatif sur la santé.