"La Vie Hospitalière"

mardi 3 mai 2016

L'absentéisme dans les hôpitaux sous le feu des media


22 hôpitaux sont mis à l'index concernant l'absentéisme  des personnels...


Décidément  les hôpitaux sont de plus en plus dans l'actualité mais hélas pas toujours vus par les media sous le meilleur des angles.

Une étude menée ( en 2014...) par l’Agence nationale d’appui à la performance hospitalière concernant l'absentéisme a fait l'objet d'articles  de presse qui pourraient apparaître très contreversés en cette période où les hôpitaux se réorganisent dans le cadre des regroupements hospitaliers voire même de fusions profitant de certaines confusions...
"Le Figaro" a lancé un pavé dans la marre dans son édition du 20 avril maintenant reste à savoir qui est éclaboussé le plus ?...

À noter que d'autres organes d'informations se sont emparé de ce sujet (Le Point, Le Parisien...) et qu'un reportage a été réalisé dans les locaux du Centre hospitalier de Fontainebleau et passé sur TF1 le 20 avril au Journal de 20 heures...

Les personnels hospitaliers quand ils doivent s'arrêter ce n'est pas pour le plaisir, c'est qu'ils n'en peuvent plus de travailler dans les conditions actuelles, alors il serait temps de s'attaquer aux causes réelles de l'absentéisme et non aux effets !

Un exemple : la direction de l'hôpital Delafontaine (à Saint Denis)  ne conteste pas que la moyenne des absences s'élève à 32,9 jours par an mais elle tient, toutefois, à le pondérer: « Cela concerne surtout la catégorie des ASH et les catégories C. Ce sont des absences pour longues maladies en général. » Les raisons d’un tel phénomène s’expliquent de plusieurs façons. Delafontaine est un établissement où la charge de travail est très lourde : on recense plus de 90.000 passages aux urgences par an. Les 2.000 salariés travaillent dans des conditions délicates...« Nous soignons une patientèle précaire et notre personnel connaît aussi des situations de précarité. Or nous avons constaté qu’il existait un lien entre précarité et absentéisme ».... À la suite d'un audit, la direction a mis en place plusieurs mesures, notamment le recrutement d’un « préventeur » pour une durée d’un an « Il est chargé d’identifier les risques psychosociaux auprès du personnel. » (source Le Parisien).

( À suivre)



L'Agence Nationale de Santé Publique France a été créée


Inscrite dans la loi de modernisation de notre système de santé, la création de l’agence nationale de santé publique,(Santé Publique France) s'est concrétisée le 1er mai.

"Santé Publique France" reprend les missions, compétences et pouvoirs exercés par 3 établissements publics sous tutelle du ministère de la Santé : 

1) L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES).
2) L’Institut de veille sanitaire (InVS).
3) L’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS).

Ce regroupement permet à  "Santé publique France" d’intervenir, au service de la population et des autorités sanitaires, sur l’ensemble du champ de la santé publique : prévention, promotion de la santé, surveillance et observation de l’état de santé de la population, veille et alerte, préparation et réponse aux crises sanitaires.



lundi 2 mai 2016

Les Hôpitaux de Saint-Maurice sont en grève contre le regroupement qui leur est imposé


 Les Hôpitaux de Saint-Maurice (HSM) ne sont pas pour un regroupement dans le cadre d'un Groupement hospitalier de territoire (GHT) (1).
Les personnels médicaux et non médicaux ont décidé de se mettre en grève car ils refusent unanimement le choix du Ministère de la Santé qui, dans le cadre d'un  GHT les rassemble avec le Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC). et le Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges (CHIV)...

La grève a été décidée à compter  du lundi 2 mai ( jour où le Conseil de surveillance a  une réunion concernant  le  projet de GHT).
Les élus médecins du Conseil de surveillance ne siégeront pas à cette susdite réunion afin de montrer leur refus du GHT estimé sans intérêt et non justifié d'autant  qu' aucun échange n'a eu lieu avec le Centre hospitalier intercommunal de Villeneuve-Saint-Georges  et le Centre hospitalier intercommunal de Créteil,  à ce jour.

Bien évidemment la continuité des soins sera assurée, toutefois certains services  pourront être fermés, tels les crèches, Centre médico-psychologique, hôpital de jour, services administratifs...


1)  Imposé par la loi Santé qui apparaît, pour "La Vie Hospitalière" plus dangereuse que la loi Bachelot  en ce qui concerne l'intégrité principalement juridique des établissements hospitaliers.  

Le décret relatif aux GHT est publié au Journal Officiel


Le décret permettant aux établissements publics de santé de constituer des groupements hospitaliers de territoire (GHT) a été publié au Journal officiel de vendredi (1). Les GHT deviennent un nouveau mode de coopération entre les établissements publics de santé à l’échelle d’un territoire.

Cette réorganisation permettra, en inscrivant les établissements publics hospitaliers dans une orientation partagée de l’offre de soins, permettant  de mieux organiser les prises en charge, territoire par territoire, et de présenter un projet médical répondant aux besoins de la population (sic).
Pour "La Vie Hospitalière" il apparaît crucial que les petits établissements ne se retrouvent pas défavorisés en entraînant une perte d'acivité par la fusion de services par exemple, car il est important de ne pas confondre mutualisation et fusion, dans  ce dernier cas ce sont des services qui peuvent fermer dans certains hôpitaux dits de proximité, obligeant les patients à se déplacer encore plus loin pour se faire soigner (ou à préférer une clinique plus proche), de plus  une fusion peut entraîner des pertes d'effectifs ce qui serait préjudiciable sur bien des points. notamment au niveau social.

Alors les GHT pourquoi pas ?...Il ne faut pas toutefois que ce soient des fusions déguisées...ou encore que les réorganisations entraînent bien des questions, comme au Centre hospitalier de Dieppe...ou encore le projet de fusion des hôpitaux de Fontainebleau, Montereau et Nemours qui pourraient entraîner la fermeture d'un EHPAD  pour le 1er juillet 2016 ?...Ce ne sont que des exemples, mais il y a bien des incidences fâcheuses concernant toutes ces réorganisations...qui semblent être dictées par des mesures plus liées à des impératifs budgétaires qu'à l'intérêt des patients dans le fond.
Ceci écrit, la loi de modernisation de notre système de santé a fixé comme échéance le 1er juillet prochain pour la mise en place des GHT soit dans très peu de temps...


1) Décret n°2016-524 du 27 avril 2016 (publié au Journal Officiel du 29 avril 2016).


dimanche 1 mai 2016

1er Mai : Fête des travailleurs !


À la fin du XIXe siècle, en hommage à des syndicalistes des USA qui ont obtenu dans le sang la journée de huit heures, les Européens instituent une " journée internationale des travailleurs " appelée aujourd'hui " Fête du travail " ce qui apparaît être une ineptie car en vérité  le 1er Mai doit  être  avant  tout   la   Fête des travailleurs.  


Pour rappel : " Le 1er mai, avant d'être la journée des travailleurs, était célébré en Europe pas les coutumes de l'arbre de mai. Il en subsiste quelque chose dans certains des premiers défilés. Une des jeunes filles victimes de la fusillade de Fourmies, Marie Blondeau, participait à cette manifestation en robe blanche, portant des branches d'églantine.
C'est en son honneur qu'en France, les manifestants du 1er mai portaient à la boutonnière la fleur d'églantine (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), remplaçant le triangle rouge des premiers défilés."
(Source : WikiPedia)



vendredi 29 avril 2016

Des escrocs prennent pour cibles les établissements hospitaliers !


 Tout comme les sociétés privées, les établissements publics de santé deviennent la cible d’escrocs se faisant passer auprès des fournisseurs pour des sociétés d’affacturage mandatées par les hôpitaux. L’objectif est d’obtenir des informations sur des factures non réglées.

Le mode opératoire est simple !

A partir de copies de factures existantes et non réglées, ils transmettent un RIB à l’établissement de santé afin que celui-ci procède au règlement par virement. Le compte bancaire frauduleux est domicilié en Europe centrale, le plus souvent en Pologne ou Bulgarie. L’escroquerie est généralement découverte plusieurs semaines après la réalisation de ces virements, notamment lorsque le fournisseur constate un retard anormal dans le paiement de la facture.
Le délai entre l’engagement de la dépense et le solde peut être mis à profit par les cyber-délinquants pour présenter au paiement plusieurs factures.

A ce jour, au niveau national, le préjudice s’élève à 366.000 euros dont la moitié a été bloquée par les établissements bancaires.

La région de gendarmerie d’Aquitaine a alerté l’ARS Aquitaine Limousin Poitou-Charentes pour des cas de fraudes dont ont été victimes des établissements de santé situés en Lot-et-Garonne. Immédiatement, le Ministère de la justice (pôle santé) a alerté la Direction régionale des finances publiques (DRFIP). Les réseaux des comptables hospitaliers seront destinataires d’une information sur les moyens de prévenir cette fraude.

En cas de suspicion de fraudes, l'alerte doit être immédiatement donnée, par tout moyen, à la brigade de gendarmerie compétente ou à l'hôtel de police le plus proche.

samedi 23 avril 2016

Ouverture des données de santé : lancement d'une grande consultation en ligne


La loi de modernisation de notre système de santé facilite l’exploitation et le partage des données de santé, dans le respect de la vie privée, pour tout acteur porteur d’un projet d’intérêt public. Pour concrétiser cette mesure, la ministre a mis en place un groupe de réflexion chargé d’éclairer les enjeux du développement du "big data", nouvelle méthode d’analyse de données extrêmement volumineuses et d’origines multiples. Il présentera ses conclusions au 2 ème semestre 2016.

Pour compléter cette réflexion, la ministre souhaite interroger directement les internautes : c’est l’objectif de la grandeconsultation lancée sur le site faire-simple.gouv.fr pour recueillir leur perception du "big data" dans le secteur médical et leur avis sur les conditions dans lesquelles la puissance publique doit accompagner son essor. À l’issue de cette consultation une synthèse des contributions sera envoyée aux participants et intégrée aux travaux du groupe de réflexion.
La consultation est ouverte jusqu’au 20 juin 2016.

"La Vie Hospitalière" émet des réserves quant aux données à caractère confidentiel qui peuvent transiter sur l'Internet et qui peuvent être récupérées par des personnes malveillantes.
Une sécurité des données sans aucune faille doit être mise en place, c'est là un impératif.

Grève illimitée à l’hôpital de Digne-les-Bains



Les membres du personnel de l’hôpital de Digne-les-Bains protestent contre le manque d'effectifsl. Depuis le 22 avril  un mouvement de grève illimité à l’appel des organisations syndicales a été lancé (CGT et FO).
Une rencontre a eu lieu hier entre les organisations syndicales et la direction de l’hôpital. cette dernière  a promis  deux IDE et un AS, ceci a été estimé insufisant par  les syndicats. 
La grève est de fait poursuivie.
 ( À suivre )

vendredi 22 avril 2016

Appel intersyndical FP pour la journée de grève et de manifestations du 28 avril



Appel intersyndical pour des droits plus protecteurs des salarié(es) du privé comme du public et pour obtenir le retrait du projet de loi Travail.

Nos organisations syndicales sont pleinement engagées dans le processus de mobilisation pour l’amélioration et le renforcement des droits des salariés.

Depuis plusieurs semaines, plusieurs millions d’étudiants, de lycéens, de salariés, de privés d’emploi, de retraités se sont d’ores et déjà mobilisés par la grève et dans les manifestations.

Dans la dernière période, les annonces gouvernementales en faveur des jeunes sont à inscrire à l’actif de cette mobilisation.
Néanmoins, elles ne sauraient être une réponse aux exigences portées au sujet du Code du Travail.

Le projet de loi Travail, c’est la fin de la hiérarchie des normes et de la primauté de la loi sur les accords de branche et d’entreprise, c’est travailler toujours plus pour gagner moins, c’est faciliter les licenciements, c’est la remise en cause de la démocratie sociale et des organisations syndicales…

Loin de rompre avec les politiques d’austérité mises en oeuvre au titre du pacte dit de responsabilité, les pouvoirs publics poursuivent l’entreprise d’affaiblissement des politiques publiques, des services et de l’emploi publics, avec pour conséquences la multiplication de mobilités géographiques et professionnelles non choisies, le développement de la précarité…

Des politiques d’austérité qui participent aussi de la dégradation constante du pouvoir d’achat des personnels.
Nos organisations syndicales réitèrent que la page des salaires n’est pas tournée avec l’insuffisante revalorisation de la valeur du point de l’indice à une hauteur de 1,2 %, en deux fois, et exigent la réouverture d’un processus de discussions et de négociations sur les salaires.

Alors que le statut des fonctionnaires est une garantie pour les citoyens, les attaques incessantes contre ce statut nous inquiètent, comme la remise en cause des 35 heures. Les agents de la Fonction publique sont bien concernés par le projet de loi El Khomri.

Dans un tel contexte, nos organisations syndicales appellent les personnels de la Fonction Publique, fonctionnaires et agents non-titulaires, actifs et retraités, à faire du jeudi 28 avril 2016, une nouvelle et puissante journée de mobilisation interprofessionnelle pour une autre politique au service du progrès social.
Ensemble, salarié(es) du public, du privé, sans emplois, précaires, retraité(es), étudiant(es), lycéen(nes).

(Communiqué Solidaires)

L'aide médicale d’Etat peut être accordée à une personne étrangère résidant depuis moins de trois mois en France

Un principe fondamental relatif à l’accès à la santé vient d’être confirmé dans un arrêt  du Conseil d’Etat, en date du 16 mars 2016. 

Cette décision affirme qu’une personne ne résidant pas de manière ininterrompue sur le territoire français depuis plus de trois mois peut bénéficier de l’aide médicale d’Etat. Cette décision vient d’annuler l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris du 20 janvier 2014 qui rejette la demande d’admission au bénéfice de l’aide médicale d’Etat à Mme BA, ressortissante guinéenne en application de l’article L.251-1 du Code de l’action sociale et des familles. Mme BA est entrée sur le territoire français en avril 2009 et a été admise en urgence, le 5 juin 2009, à l’hôpital européen de Paris - La Roseraie à Aubervilliers, où elle a subi une opération le 11 juin 2009. 
La demande d’admission à l’aide médicale d’Etat a été rejetée par le ministre chargé de l’action sociale. Madame BA conteste. Le jugement du 10 avril 2012 du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande de réexamen. L’arrêt, du 20 janvier 2014, de la Cour administrative d’appel de Paris a rejeté l’appel formé par Mme BA. Un pourvoi en cassation est formulé devant le Conseil d’Etat. Cette haute juridiction conclue que « la résidence en France de moins de trois mois ne fait pas obstacle à l’octroi de l’aide médicale d’État exceptionnelle sur décision du ministre en charge de l’action sociale. » En effet, l’article L.251-1 du Code de l’action sociale et des familles doit être interprété comme permettant au ministre chargé de l’action sociale d’accorder le bénéfice de l’aide médicale de l’Etat à des personnes dont l’état de santé le justifie qui, ne résidant pas de manière ininterrompue sur le territoire national depuis plus de trois mois. 
À cette fin, le ministre dispose d’un large pouvoir pour apprécier, au regard de l’ensemble des circonstances de l’espèce, l’opportunité d’accorder une telle aide. L’étranger résidant, donc, en France depuis moins de trois mois peut, donc, bénéficier de l’AME « humanitaire ». 

Maître Fayçal Megherbi
Avocat au Barreau de Paris

jeudi 21 avril 2016

Résultats des élections des IDEL aux URPS

Les votes pour élire les représentants des infirmières et infirmiers libéraux conventionnés au sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS) ont été dépouillés vendredi 15 avril 2016. 
Les résultats obtenus par les listes de candidats déterminent dans chaque région le nombre de sièges dont les syndicats disposeront au sein de l’URPS, qui contribuera à l’organisation de l’offre de soins régionale, en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS). 
Ces résultats permettent également de mesurer l’audience des syndicats dans la perspective de la prochaine enquête de représentativité. 
Le taux de participation est de 23,29 %, en retrait de 1,41 point par rapport à la participation au précédent scrutin, 24,69 % en 2010. 
Les équilibres syndicaux se trouvent modifiés : La Fédération nationale des infirmiers (FNI) progresse de 34,88 % des suffrages exprimés en 2010 à 36,95 %. Ce syndicat devient ainsi la première organisation professionnelle représentative des infirmiers libéraux conventionnés. 
Le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL), passe de 36,17 % en 2010 à 35,16 %. 
Convergence infirmière progresse de 17,71 % en 2010 à 18,48 %. 
L’Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux (ONSIL) atteint 9,41 % contre 11,24 % en 2010. 

(Source : Direction de la Sécurité sociale)

mardi 19 avril 2016

Le préjudice d'anxiété des patients exposés au Mediator®




Dans deux ordonnances de référé le 28 janvier 2016, le tribunal de grande instance de Nanterre retient que l’exposition au risque, même faible, de développer une valvulopathie ou de l’hypertension artérielle pulmonaire  peut générer une angoisse constitutive d’un préjudice réparable chez les patients ayant pris du Médiator®.

..."Le préjudice d’angoisse ou d’anxiété trouve ici un nouveau domaine d’application dans l’affaire du Mediator®.
Dès lors, les patients exposés à ce produit de santé toxique peuvent obtenir une indemnisation, sans devoir attendre que ses effets indésirables se soient effectivement développés. En effet, non seulement les patients sont exposés au risque d’être atteint d’une valvulopathie, qui disparaît dans les deux années suivant l’arrêt de l’administration du médicament, mais ils demeurent aussi exposés à celui de développer de l’hypertension artérielle pulmonaire, potentiellement mortelle, durant de nombreuses années."

Pour lire l'intégralité de l'article de Maître Sophie Hocquet-Berg:
Sophie Hocquet-Berg, ' Le préjudice d’anxiété des patients exposés au Médiator, TGI Nanterre, Référés, 28 janvier 2016, n° RG 15/01582 et RG 15/01586 ' : Revue générale du droit on line, 2016, numéro 23843 (www.revuegeneraledudroit.eu/?p=23843)


dimanche 17 avril 2016

Imagerie médicale : Un laboratoire lance une campagne d’information sur les rayons X


Bayer vient de lancer une campagne d’information « les rayons X et moi » sur le thème : « On a tous une histoire avec les rayons X ». Son objectif : informer les patients de la nécessité de conserver et de partager l’historique de leurs examens radiologiques avec les équipes des professionnels de l’imagerie médicale.

« Les examens d’imagerie médicale permettent d’établir un diagnostic et de suivre efficacement certaines maladies. Cependant, ces examens sont source d’irradiation aux rayons X, qui même s’ils sont de faible intensité (1), doivent être surveillés », rappelle le groupe dans un communiqué.

Le but de la campagne est de donner aux patients amenés à faire des examens radiologiques quelques conseils simples mais importants, tels que : « Bien conserver les clichés et les comptes rendus de tout examen », « Signaler aux professionnels de santé, tout examen déjà pratiqué, sa date de réalisation ainsi que l’organe ou la zone anatomique concerné »…
Cette campagne est déployée via un site internet informatif et pédagogique, www.rayonsxetmoi.fr, élément central de la campagne proposant entre autre un Quizz pour tester ses connaissances et des conseils pour bien préparer son examen radiologique, ainsi qu’une affiche pour la salle d’attente et un mini-guide radiologique destinés aux patients et diffusés dans les cabinets médicaux.

(Source : BAYER)

Rappelant que..." les rayons X sont constitués de photons dont la longueur d'onde est comprise   entre 0,01 nanomètre et 10 nanomètres (environ), avec des fréquences de 30 pétahertz à 30 exahertz "... qui traversent l'organisme ne l'oublions pas...

Autre chose : "...il convient de différencier les rayons X des rayonnements liés aux atomes, car souvent il y a une confusion sur l'Internet ce qui démontre une méconnaissance pour bien des personnes qui s'autorisent à dispenser leur science sur l'Internet et qui ferait mieux de ne rien écrire sur ces sujets qui requièrent, au moins, des connaissances scientifiques de base."


(Source : APRI)


1) Concernant les "faibles doses de rayons X", l'Association pour la protection contre les rayonnements ionisants (APRI) a toujours dénoncé le fait qu'il n'y a pas de dose qui ne soit pas sans risque. Le docteur Pierre Pizon  et Jean Pignero de l'APRI ont été les premiers à alerter des dangers des faibles doses pour la santé, aujourd'hui, le temps passant les risques liés à l'accumulation des faibles doses ( rayons X ou autres) ne sont plus écartés, c'est au moins une bonne chose, encore faut-il faire appel aux radiographies uniquement quand elles sont nécessaires et éviter toutes expositions aux rayons X de manière systématique.






samedi 16 avril 2016

Un projet stratégique pour moderniser l'offre de soins



La Direction générale de l’offre de soins (DGOS), acteur national majeur du système de santé, vient de publier son projet stratégique 2015-2017. Cette feuille de route, structurante à la fois pour son management interne et pour ses interlocuteurs externes, apporte sa contribution à une approche globale intégrant les soins primaires en ville, la prise en charge hospitalière et l’accompagnement médico-social.

Ce projet s’articule autour de 4 axes stratégiques : développer les soins primaires, optimiser les parcours et le financement de l’offre de soins ; favoriser l’innovation, améliorer la performance des offreurs de soins ; développer les compétences des professionnels et promouvoir le dialogue social ; renforcer l’appui au pilotage stratégique et la performance de la DGOS.




jeudi 14 avril 2016

Manifestation interprofessionnelle le 28 avril contre la loi Travail !


Les  lycéens,  étudiants,  salariés...représentés par  sept organisations syndicales nationales ont appelé à une nouvelle journée d'action le 28 avril pour réclamer le retrait de la loi Travail.

Dans un communiqué commun, les organisations de salariés (CGT, FO, FSU, et Solidaires), d'étudiants (Unef) et de lycéens (UNL et Fidl) "réaffirment fermement leurs revendications de retrait de ce projet de régression sociale" et appellent à "une nouvelle journée de grève interprofessionnelle et de manifestations le 28 avril".
"Face à l'entêtement du gouvernement à maintenir son projet, la détermination reste intacte et soutenue massivement par l'opinion publique", écrivent-elles. "Grâce aux mobilisations.
Les sept organisations "réaffirment fermement leurs revendications de retrait de ce projet de régression sociale et la nécessité d'obtenir de nouveaux droits". Elles jugent le texte "irrespectueux des droits, conditions de travail et de vie des générations actuelles et à venir...la flexibilité et la précarité n'ont jamais été facteur de progrès et d'emploi".

La contestation contre le projet de loi travail est de plus en plus vive, 

On peut s'interroger sur la nécessité réelle d'une telle loi qui remet en cause des droits inscrits dans le code du travail, n'est-ce pas la préparation insidieuse des salariés à la mise en place d'orientations visant l'installation de multinationales sur le territoire dans le cadre du Traité transatlantique qui se prépare secrètement et qui a déjà fait l'objet de vives critiques de la part de syndicats et de personnalités politiques.

"La Vie Hospitalière" a déjà publié des textes concernant ce traité qui va à l'encontre des intérêts de notre pays, remettant en cause bien des aspects de notre droit et bien évidemment de celui du travail, on en est là comme par hasard...
Nous devons nous interroger sur toutes les initiatives, les réformes qui se mettent en place et qui dans leur ensemble ne profitent pas aux citoyens et citoyennes mais bien à des groupes financiers occultes ( occultes car ne respectant pour la plupart des règles), pour eux le seul objectif étant de faire des profits, toujours plus de profits...
Nous voyons les transformations qui se réalisent dans le monde de la santé, la productivité  est un paramètre mis en avant, qui plus est, des services rentables sont donnés à des groupes privés (chirurgie, radiothérapie...) les exemples ne manquent pas, tout est entrepris pour mettre à mal le service public hospitalier, quant aux réductions de personnels dans les services c'est une situation de plus en plus inquiétante qui remet en cause la qualité même des soins à dispenser. Et, puis n'oublions pas la volonté du gouvernement de favoriser l'hospitalisation à domicile, ce qui est de plus en plus aberrant car bien des personnes non suivies correctement doivent être hospitalisées suite à des malaises, des chutes, des complications et puis il y a un aspect intrusif dans la vie des patients complètement mis de côté, c'est bien là l'un des aspects de ces mesures qui font que le patient n'est pas respecté comme il se doit, sa vie privée est de plus en plus mise à l'écart, une honte, mais si il n'y avait que cela...

Notre société est bien malade et nous ne pourrons pas accepter longtemps que soient remis en cause les fondements même de nos systèmes (sécurité sociale, retraites etc etc) car en définitive depuis 1973 tout est programmé afin que la haute finance gouverne le monde, le peuple n'a plus son mot à dire, il supporte et se fait exploiter chaque jour un peu plus.

Alors la loi Travail elle est tout juste bonne à être brûlée sur la place publique.

PG


mercredi 13 avril 2016

Grève au CHS du Gers


Un éducateur de 55 ans qui travaille dans le service des adolescents du Centre hospitalier spécialisé du Gers depuis 4 ans (en CDI), se voit menacé de licenciement pour la simple raison qu'un poste a été supprimé...?...

Cette situation révèle toutes les incohérences de la politique menée qui vise à privilégier des économies budgétaires sur le dos des agents, une ineptie !

Un syndicat a décidé d'appeler à une grève de 14 heures à 17 heures demain 13 avril afin de protester contre cette décision.





Le syndicat SUD Santé de l'AP-HP dénonce le fait que Martin Hirsch a passé en force son plan



Le syndicat SUD Santé de l'AP-HP dénonce le fait que Martin Hirsch a passé en force sa réforme "malgré la colère des personnels, les mises en garde des expertises, l'opposition des syndicats (sauf cfdt bien sûr)"... Le protocole Hirsch/Cfdt réformant l'organisation du temps de travail sera donc appliqué au plus tard en septembre 2016...

Pour "La Vie Hospitalière" les salariés qu'ils soient du secteur public ou du secteur privé sont toujours les dindons de la farce, ainsi la décision du Directeur de l'AP-HP de passer en force son plan démontre la volonté actuelle de ne plus respecter les salariés, leur travail, leurs missions, tout est entrepris au nom d'un seul leitmotiv : "la rentabilité", qu'importe si les agents perdent des jours de congés, qu'importe si les transmissions seront faites dans un cadre minimum, qu'importe si les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles avec une répercution sur la qualité des soins et sur la sécurité... on ne peut faire du bon travail qui si les conditions sont bonnes, or, elles se dégradent de plus en plus au nom d'économies budgétaires et autres prétextes...


Ces économies là, elles devraient commencer par une diminution des avantages octroyés à certaines catégories d'élus politiques qui siègent ici et là, tout comme les nombreux privilégiés des ministères et autres qui bénéficient d'avantages (véhicules de fonction, logements etc), si le temps est aux économies budgétaires, c'est pour tout le monde ou pour personne !
Il est temps de jouer cartes sur table ! 


Quant aux effectifs ils baissent aussi rappelant qu'en 4 ans, l’AP-HP a perdus 2.353 postes statutaires (1), moins d'agents, moins de présence dans les services, et une surcharge de travail de plus en plus pesante... c'est le temps de l'inconditionnel s'inscrivant en droite ligne de la loi Travail et de toutes ses conséquences néfastes !





1) Selon les expertises des cabinets EMERGENCE et SECAFI demandées par le CHSCT central de l'AP-HP en novembre 2015.

lundi 11 avril 2016

Des députés s'inquiètent des conséquences des GHT


Marisol TOURAINE a été interpellée, mardi 29 mars, Lors de la séance des Questions d'actualité au Gouvernement,  la ministre de la Santé a répondue à une question (1) d'un député du Loiret concernant la refonte de la carte hospitalière, qui se concrétise à la faveur de la création des groupements hospitaliers de territoire (GHT).
La ministre de la Santé a assurée qu'aucune restructuration en force était avancée : « Il ne s'agit pas de réorganiser en force l'offre hospitalière dans notre pays (…) Il pourra continuer demain comme hier à avoir des hôpitaux locaux et des hôpitaux de proximité (…)», a-t-elle insisté, heureusement que les hôpitaux de proximité et les petits établissements ne seront pas menacés si l'on en croit les propos de la ministre...(2)...
Rappelons qu'en mars 2015 déjà, le magazine « Challenges » avait déjà publié un article  qui laissait entendre  que le gouvernement préparait des restrictions de la masse salariale de l’ordre de 860 millions d'euros pour les hôpitaux, soit quand même l’équivalent de 22.000 postes (en équivalent temps plein) dans la fonction publique hospitalière... "...le développement de la chirurgie dite "ambulatoire", sans nuit à l’hôpital, doit générer 400 millions et la réduction des durées d’hospitalisation 600 millions. Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de "réhospitalisations" (2) qui pourraient être évitées."
"Le sujet est explosif, confie un connaisseur du dossier, puisque ces gains reposent majoritairement sur la réduction des dépenses de personnel". Le ministère de la Santé table sur une "maîtrise de la masse salariale" de l’ordre de 860 millions soit l’équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière..."
Pour en revenir au GHT, Marisol TOURAINE a prévus 10 millions de crédits supplémentaires, un comité de suivi et...un calendrier le plus souple possible...
Cette vaste refonte de la carte hospitalière qui est inscrite dans le cadre des GHT conformément aux dispositions de la loi Santé semble inquiéter bien des directeurs, médecins, hommes politiques... et, les syndicats des personnels voient dans ces regroupements des fusions d'établissements hospitaliers publics dans certains cas qui pourraient entraîner des restructurations en profondeur avec une incidence certaine pour les effectifs qui sont déjà au minimum  dans la plupart des services.

On y arrive doucement à cette refonte insidiueuse et malsaine du secteur public hospitalier, et nous devons, tous professionnels de santé et usagers être très attentifs sur les conséquences à venir de telles ou telles orientations dictées plus par le profit que dans l'intérêt général !




2) Pour nous quand la ministre de la Santé déclare que les hôpitaux de proximité ne seront pas menacés, sa parole peut  faire l'objet de bien des doutes, en effet il est de plus en plus évident qu'une orientation favorisant l'hospitalisation à domicile est contradictoire avec l'essor des  établissements de santé qui vivent principalement d'une occupation des lits.
Un hôpital debout ? Un hôpital avec de moins en moins d'hospitalisations c'est aussi la mise à mort des petites structures, la fermeture de services (par la force des choses...) et bien évidemment des impacts néfastes sur les emplois, et, l'économie locale, mais certains sauront tirer profits de ces orientations... quant à l'intérêt général dans tout ceci :  il apparaît bien éloigné de toutes ces manipulations qui ne disent pas leurs noms... 


vendredi 8 avril 2016

Marisol TOURAINE a signé un décret afin que les victimes du MEDIATOR © puisse être indemnisés comme il se doit


Le laboratoire SERVIER  devra désormais respecter des mesures strictes pour définir l'indemnisation des victimes du Benfluorex ( MEDIATOR ©) . C'est ce que prévoit un décret  signé par la ministre de la Santé et publié dans le Journal Officiel  du 6 avril 2016.

Des lanceurs d'alerte avaient  accusé les laboratoires SERVIER de faire traîner les dossiers ou de proposer des montants trop bas...

"Les offres d’indemnisation faites par les laboratoires SERVIER devront désormais respecter des règles strictes, afin d’être transparentes, sans ambigüité et donc plus facilement évaluables par les victimes du MEDIATOR", a expliqué la ministre. Elles devront indiquer le montant accordé pour chaque type de préjudice. Mais aussi préciser explicitement  les raisons d'une offre d'indemnisation trop basse si elle  ne correspond pas à la proposition de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM).




Journée mondiale de la maladie de Parkinson



La journée du 11 avril est  dédiée spécifiquement aux ruptures de soins cette année,  elle est l’occasion de rappeler au grand public que la maladie de Parkinson n’est pas une maladie rare.  Ainsi, dans toute la France, les institutions publiques et associations, notamment l’association France Parkinson, sont disponibles pour recevoir et informer le public sur cette affection grave.


Tout au long de l’année, les chercheurs de l’Inserm se mobilisent pour mieux comprendre cette maladie et développer de nouvelles thérapies.
Toujours dans le cadre de la journée mondiale de la maladie de Parkinson, le ministère de la Santé se mobilise toute la semaine, notamment sur les réseaux sociaux, pour sensibiliser le grand public sur les symptômes et les conséquences de la maladie et lutter contre les préjugés qui accompagnent souvent les malades de Parkinson.

Cette maladie touche plus de 150.000 personnes en France et reste peu comprise du grand public. Souvent réduite aux tremblements, la maladie de Parkinson est une maladie invalidante : symptômes moteurs (raideur, lenteur et perte d’équilibre) et symptômes non moteurs (troubles gastro-intestinaux, difficultés à parler et dépression).
Issu d’une large concertation avec les acteurs du secteur, un plan maladies neuro-dégérératives a été lancé en 2014. Il comprend 3 grandes priorités pour chacune des trois maladies concernées (Parkinson, la sclérose en plaques et Alzheimer) : 

- Améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades.
- Assurer la qualité de vie des malades et de leurs aidants.
- Développer et coordonner la recherche.




jeudi 7 avril 2016

La FHF prend acte des annonces de la Ministre mettant fin aux directives de fermetures de lits


La Fédération Hospitalière de France prend acte du communiqué de la Ministre de la Santé (paru le 30 mars) par lequel elle indique qu’aucun plan national de fermeture de lits n’est actuellement conduit en France.
Cette position ministérielle acte une évolution très significative par rapport au plan triennal de maitrise des dépenses de santé et à ses objectifs, notamment capacitaires, déclinés au niveau national par les orientations du COPERMO et, dans chaque région, par les ARS.
Cette nouvelle politique rejoint la position constante de la FHF qui a toujours dénoncé les approches quantitativistes faisant de la fermeture de lits, notamment de médecine, une priorité. L’approche par les lits est en effet depuis longtemps éculée et les responsables hospitaliers sont engagés au dépassement de ces logiques et à penser l’offre de soins en fonction des besoins de santé plutôt que des capacités.
En conséquence, la FHF attend donc aujourd’hui des pouvoirs publics qu’ils donnent des consignes fermes aux Agences Régionales de Santé afin que prennent fin les injonctions qui sont actuellement adressées aux établissements pour qu’ils procèdent à des fermetures de lits d’ici 2017. Cette politique a notamment eu des conséquences lourdes pour l’offre de proximité et l’offre de soins de suite.
Sur le terrain, les acteurs hospitaliers sont pleinement mobilisés dans une logique d’efforts d’efficience, dans le développement des alternatives à l’hospitalisation, dans le renforcement des prises en charge ambulatoire et ce sont bien ces approches qui doivent être soutenues par les autorités de tutelle.
Dans la suite des annonces de la Ministre, la FHF vient d’appeler ses adhérents à lui faire remonter toutes les injonctions des ARS se traduisant par des fermetures de lits a priori et non portées par des projets médico-soignants. Dans les prochains jours, elle portera, à l'inverse, une synthèse d’exemple de projets s’inscrivant dans une logique partagée avec les acteurs de terrain.
(Communiqué de presse)
Lire notre article du 6 avril sur ce sujet.

Marisol Touraine dément les propos tenus dans Le Figaro


Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé dément fermement les données présentées dans cet article de presse. Il n’existe pas de plan de fermeture de lits, pas plus qu’il n’existe de plan de fermeture des sites d’urgences. Il n’est pas pertinent de réaliser une cartographie avec des chiffres issus de documents de travail de l’administration datés et qui n’ont par ailleurs jamais été pris en compte dans le plan d’économies du gouvernement.
Quant aux effectifs hospitaliers et contrairement à ce que prétend ce journal, depuis 2012, les faits parlent d’eux-mêmes et démontrent que le gouvernement entend préserver les effectifs hospitaliers : il n’y a pas eu (et il n’y aura pas) de baisse d’effectifs. 


Au contraire:  depuis 2012, près de 30.000 soignants et non soignants en plus ont été recrutés à l’hôpital


En 2016, ce sont ainsi 1,3 Md d’euros de plus que le gouvernement a accordé aux établissements de santé français.