"La Vie Hospitalière"

mardi 22 octobre 2013

Fermeture de lits au Centre hospitalier de Coulommiers : Un sénateur intervient auprès de l'ARS d'Ile-de-France



Lettre du 21 octobre 2013 de Michel Billout ( Sénateur de Seine et Marne et Maire de Nangis) à Claude Evin concernant le Centre hospitalier de Coulommiers


Michel Billout
Sénateur de la Seine-et-Marne
A
Claude Evin
Directeur de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France 



Monsieur le directeur,

Je souhaite vous faire part de ma très grande inquiétude concernant la situation de l'hôpital de Coulommiers. 
Trois syndicats d’agents hospitaliers m'ont contacté après le dernier comité technique d'établissement (CTE) du 27 septembre 2013 pour me faire part d'un délitement de cet établissement, tant au niveau du dialogue social interne que de l'affaiblissement quantitatif de son offre de soin.
Je suis également très étonné de la dernière mesure imposée sans vote au CTE par la direction de cet établissement : la fermeture d'un service de médecine et de 30 lits, semble-t-il liée au départ de deux médecins pourtant très "appréciés et populaires" au dire des syndicats de l'établissement. Après les mesures prises de fermeture du bloc opératoire la nuit, cette fermeture affaiblit considérablement l'établissement (avec une perte annoncée par les syndicats de près de 400 000 euros par mois) ainsi que la sécurité sanitaire d'un bassin de vie de 116 677 habitants, répartis sur 5 cantons regroupant 95 communes... Certes, une réouverture de 15 lits, sur les 30, a été annoncée récemment par la direction de l'hôpital, mais c'est bien une réouverture totale qui est aujourd'hui nécessaire.

Pour les organisations syndicales, le départ de ces médecins est symptomatique d'un situation particulièrement dégradée, qui se traduit par une démotivation grandissante des agents, cadres ou médecins. Un sous effectif chronique entraînerait ainsi un mal-être physique et psychique qu'ils jugent "inacceptable pour assurer la qualité des soins et le respect de la dignité des patients" et de dénoncer "des conditions de travail extrêmement dégradées, des personnels asphyxiés par un management gratuitement autoritaire, pour la plupart épuisés par les cadences de travail exigées et les perturbations parfois graves de leurs vies familiales, des entraves permanentes au fonctionnement des instances représentatives du personnel et du Conseil de Surveillance".

De grandes incertitudes planent sur l'avenir de cet hôpital : un nouveau bâtiment, destiné à accueillir une annexe du bâtiment de médecine est, par exemple, toujours en attente de réalisation : la direction de l'hôpital aurait provisionné, selon les syndicats, 17 millions d'euros pour les travaux. L'ARS aurait dû contribuer à hauteur de 500 000 euros par an pendant 5 ans mais aucun versement n'a, semble-t-il, été effectué. De fait, depuis 5 ans, le projet est régulièrement repoussé et revu à la baisse. Un bloc opératoire a même disparu... A cela viennent s'ajouter la transformation du service réanimation en simple unité de soins continus qui exclut de fait un certain nombre d'interventions chirurgicales de l'hôpital, le manque de personnels dans les services qui a de multiples répercutions tant au niveau des agents que des patients.

Constatant que les hôpitaux de Meaux et Jossigny ne sont pas en situation de faire face à un afflux de patients provenant de Coulommiers, les personnels de cet hôpital s'inquiètent à juste titre de la situation sanitaire de ce bassin de vie et préconisent notamment la "réouverture immédiate des lits du pôle de médecine". Cela nécessite le recrutement de médecins et plus globalement le "réajustement des effectifs à hauteur des besoins réels, pour travailler dans de meilleures conditions afin de mieux soigner et respecter les malades", un plus grand respect des salariés, de leurs représentants et des assemblées délibérantes ou consultatives, une résorption de la précarité par la titularisation des CDD...

Dans ce contexte, je soutiens ces revendications ainsi que toute mesure de nature à permettre de réinstaurer, au sein de l’hôpital public, un dialogue social respectueux et constructif, un climat propice à la réalisation de ses missions de santé permettant une exécution permanente de soins de qualité, dans le respect de la dignité des patients.
Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à cette demande, je vous prie de croire, Monsieur le directeur, en l’expression de mes sentiments distingués.


Copie à : Madame Marisol Touraine,
Ministre des Affaires Sociales et de la Santé


Rappelons que le Syndicat SSRC-SAS est intervenu de manière très efficace et loin de toute opération démagogique ceci dès le début du mois d'octobre auprès des autorités afin de demander la réouverture dans les meilleurs délais possibles du service de médecine fermé suite à la démission du Docteur Barjonet. 
Voir notre post relatif à la fermeture des 30 lits de médecine.
Une réunion s'est concrétisée le 14 octobre à la demande expresse du Député-Maire Franck Riester (Président du Conseil de Surveillance) le Syndicat Santé Solidaire était représenté par sa secrétaire Madame Lucienne Vanclooster.
"La Vie Hospitalière" note que la réouverture de 15 lits prévue pour le 4 novembre démontre la volonté de remettre rapidement ce service opérationnel à 100 % dans les meilleurs délais possibles. Mais il ne faut pas oublier que depuis 5 années le projet du nouveau bâtiment de médecine est toujours dans le tiroir de l'Agence Régionale d'Ile-de-France pour ne pas écrire rangé dans un placard...
A l'heure où la population ne cesse d'augmenter dans cette région briarde et où les besoins médicaux sont eux aussi en augmentation il temps de s'interroger sur bien des points.

Nous y reviendrons.



dimanche 20 octobre 2013

le service d'obstétrique de l'hôpital de Dourdan est provisoirement fermé


(L'activité  de la maternité de Dourdan (Essonne) est suspendue après la mort d'un nouveau-né survenue le 25 septembre. Le cas était lourd selon les témoignages recueillis.

Post en cours)

vendredi 18 octobre 2013

Fermeture envisagée de la Maternité de Saint-Cyr l'Ecole


À l'attention du Ministère des Affaires sociales et de la Santé

RISQUE DE FERMETURE DEFINITIVE DE LA MATERNOLOGIE DE SAINT CYR L’ECOLE, (dans les Yvelines).



Maman Blues est une association parentale qui œuvre depuis 2006 auprès des parents, futurs parents et professionnels de la santé dans le cadre de la difficulté maternelle : baby blues, dépression périnatale, relations mères bébé…

Aujourd’hui, nous nous adressons à vous, car nous avons été informés du risque de fermeture imminente (probablement avant la fin de l’année 2013) de l’Unité de Maternologie, unité d’hospitalisation conjointe mères-bébé et de soins ambulatoires en périnatalité, de Saint Cyr l’école dans les Yvelines.

Cette unité de Maternologie créée il y a 25 ans par Jean Marie Delassus, accueille et prend en charge des mères que la maternité (biologique ou adoptive) plonge dans de grandes souffrances psychiques. C’est un lieu de vigilance et d’anticipation d’éventuels troubles chez le bébé, consécutifs d’une relation mère-enfant défaillante.

Cette perspective est inacceptable, car elle ne pourrait se faire qu’au détriment de la santé des mères et de leurs bébés notamment de la région parisienne. Si la difficulté maternelle touche chaque année plus d’une mère sur 10 (80 000 personnes au total !), il n’existe hélas que très peu d’unités mères bébés en France et surtout de lits d’hospitalisation (temps plein ou de jour).

Depuis le début de sa création, notre association a toujours manifesté, son attachement et soutien indéfectible, à l’existence et au développement des unités mères bébés dont la Maternologie fait partie intégrante. Elles constituent à nos yeux des lieux de soins suffisamment contenants et sécurisants pour prendre en charge les difficultés maternelles majeures, notamment pour des mères ne présentant pas de pathologie psychiatrique préexistante ou n’affichant pas de profil à risque mais qui sont néanmoins en grande détresse psychique. De surcroît, leur existence évite de séparer l’enfant de sa mère lorsque celle-ci présente un effondrement psychique important et préoccupant pour l’entourage familial et permet ainsi de prévenir un risque de maltraitance infantile.

La fermeture de la Maternologie provoquerait un véritable préjudice sanitaire pour toutes les femmes dont l’état de santé et celui de leur bébé nécessitent ce type de prise en charge.

L’association Maman Blues et l’ensemble de son Bureau vous invitent donc à signer dès maintenant cette pétition, afin de maintenir l’unité de Maternologie dans son état de fonctionnement actuel : possibilité d’hospitalisation à temps plein, conservation de son nom et de sa démarche thérapeutique.

De plus, vous pouvez vous associer concrètement à nos démarches, soit :
- En soutenant directement l’équipe de l’Unité de Maternologie : secretariat.maternologie@ch-charcot78.fr + de renseignements sur : http://materno.perso.sfr.fr/
- En interpellant la direction de l’hôpital Charcot sur cette éventuelle fermeture/restructuration de la Maternologie : Monsieur Jacques Berard Directeur du Centre Hospitalier Jean-Martin Charcot - 30, avenue Marc Laurent 78375 Plaisir cedex - Tél. : (33) 01 30 81 86 00.
- En interpellant la ministre des affaires sociales et de la santé, les pouvoirs publics, votre député ou sénateur…
- En nous transmettant vos réactions que nous joindrons à nos différents courriers adressés à la direction de l’hôpital Charcot, à la Maternologie, aux pouvoirs publics… A cette fin, nous vous invitons à nous les faire parvenir sous forme de courrier postal, mails, à titre personnel ou professionnel.
- En nous rejoignant sur notre forum de discussions ou sur notre page Facebook. (liens + bas)
- En faisant le « buzz médiatique » autour de la page Facebook d’une des fondatrices de Maman blues, ancienne patiente de la maternologie. Touche pas à Ma Maternologie. https://www.facebook.com/pages/Touche-pas-%C3%A0-MA-Maternologie/452691768184326?ref=hl

Très cordialement à toutes et à tous, et en comptant sur votre participation pour laquelle nous vous remercions à l’avance.

Pour le Bureau de Maman Blues
Christine Moulin et Cécile Croquin coprésidente et coordinatrice de Maman Blues.

Pour plus d’informations sur cette action veuillez nous contacter :
Sur notre mail : association _maman-blues@voila.fr

Auprès de : Cécile Croquin Association Maman Blues 65, rue Louis Blanchet 60300 Aumont En Halatte.
Tel 06 76 72 65 07.
Sur le site : http://www.maman-blues.fr/ ou la page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Association-Maman-Blues/231508443611180?fref=ts




SIGNEZ DES MAINTENANT CETTE PETITION !
1) DIFFUSEZ – LA !
2) TRANSMETTEZ CES INFORMATIONS A VOTRE ENTOURAGE !
3) AGISSEZ AVEC NOUS !



mercredi 16 octobre 2013

L'AMUF et Samu-Urgences de France mobilisés pour la réorganisation des hôpitaux



Les urgentistes ont entamé mardi leur mouvement pour pousser à la réorganisation de la gestion des flux de patients entre les services, sans que cela affecte la prise en charge des malades.

Les syndicats AMUF et Samu-Urgences de France appellent leurs collègues à déléguer à la direction de l'hôpital le soin de trouver aux patients des lits d'hospitalisation à l'issue de leur passage aux urgences.

Cette fonction revient habituellement à l'urgentiste, qui doit démarcher les autres services parfois longuement avant qu'une place ne se libère.

Les syndicats, qui entendent "forcer la porte" et accélérer la réorganisation de l'hôpital, n'étaient pas en mesure d'évaluer la participation au mouvement dans la matinée.

"Dès ce matin, il y a des services où il n'y a plus de lits, il va y avoir des confrontations intéressantes avec les administrations", a estimé auprès de l'AFP Patrick Pelloux, président de l'AMUF.

"Les urgentistes ne sont pas des gens qui recherchent la crise, l'exploit médiatique", a relevé de son côté Marc Giroud, président de Samu-Urgences de France.

"L'adhésion des urgentistes est très forte moralement, l'action ne peut pas être très visible, c'est en profondeur que les choses sont en train de changer", a-t-il poursuivi.

Selon lui, de nombreux établissements ont demandé un sursis aux urgentistes pour mieux se préparer.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a indiqué en septembre que 162 établissements allaient bénéficier d'un dispositif prévoyant le déploiement sur trois ans de services chargés exclusivement de gérer les lits.

L'AMUF et Samu-Urgences de France estiment que le gouvernement ne va pas assez loin et demandent la création de services qui gèrent les flux d'hospitalisation 24 heures sur 24.

"La ministre s'est située dans le temps long, nous sommes dans le temps court car l'hiver arrive", a dit M. Giroud.

Le ministère n'avait pas réagi à ce mouvement mardi matin.


(Source AFP) 

Une enquête est réalisée sur les AES


Les blessures par piqûre d’aiguille (AES) comptent parmi les risques professionnels les plus graves pour le personnel soignant (plus de 17.000 cas recensés par an).

Transposée en droit français (1), la directive européenne 2010/32/UE renforce les obligations des employeurs publics et privés du domaine de la santé vis-à-vis de leurs salariés et des risques professionnels auxquels ils sont exposés.

Ce texte qui s’appuie sur la responsabilité de l’employeur, ne couvre toutefois pas réellement les professionnels de santé exerçant en secteur libéral, de là une enquête est engagée par la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI ) et le GERES (2).



Est  définit comme Accident d’Exposition au Sang (AES), toute piqûre ou coupure provenant d'un dispositif médical piquant ou coupant, souillé par du sang ou un produit biologique contenant du sang (en post utilisation auprès du patient).


1) L’arrêté transposant en droit français la directive européenne relative à la prévention des AES par piqûre a été publié au Journal Officiel du 31 août 2013.

2) Le GERES surveille, informe, aide à la prévention de l'exposition professionnelle aux agents infectieux.







La Directive européenne 2010/32/UE











vendredi 11 octobre 2013

Les urgences : pour qui ? pour quoi ?



En organisant ce débat public, la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie étudie l’activité des urgences en Poitou-Charentes : correspond-elle à ses missions, répond-elle aux attentes des usagers et des professionnels de santé ?


La Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie de Poitou-Charentes (CRSA), installée le 6 juillet 2010, assure une véritable activité de parlement de la santé régionale, en concertation avec l’Agence Régionale de Santé (ARS). Structurée en quatre commissions spécialisées (Prévention, Organisation des soins, Prises en charge et accompagnements médico-sociaux, Droits des usagers du système de santé) et une Commission permanente, la CRSA de Poitou-Charentes est un organisme consultatif qui concourt, par ses avis, à la politique régionale de la santé. Elle a ainsi participé à l’élaboration du Projet Régional de Santé (PRS) de Poitou-Charentes, adopté le 15 décembre 2011, et est actuellement consultée dans le cadre de l’actualisation annuelle du PRS.

Après un 1er débat en octobre 2012 sur les Parcours de vie de l’usager : liens entre les secteurs sanitaire et médico-social, la CRSA a souhaité lancer un  2nd débat public, ce jeudi 10 octobre, pour interroger sur les missions et enjeux des urgences en Poitou-Charentes. Les professionnels de santé, les conseils des ordres, les responsables des Urgences – SAMU/SMUR, les directeurs et responsables d’établissements sanitaires et médico-sociaux, les usagers et leurs représentants, les collectivités, les associations, les réseaux, etc. qui étaient conviés à cette rencontre, ont pu partager leurs expériences et interrogations sur l’organisation des urgences, leurs missions, leurs limites, leurs perspectives.

Ouvert par le Dr Claude BERRARD, Président de la CRSA, et François-Emmanuel BLANC, Directeur général de l’ARS, le débat accueillait un grand témoin, le Pr Pierre CARLI, médecin urgentiste, président du conseil national de l’urgence hospitalière, vice-président du SAMU de France, directeur du SAMU de Paris. 
En juin dernier, Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, confiait au Professeur CARLI une mission afin de formuler des recommandations de bonnes pratiques facilitant l’hospitalisation en provenance des services d’urgence. Sans oublier d’établir un outil de diagnostic des situations de tension afin d’aider les ARS à les anticiper. Le Pr CARLI a remis son rapport à la ministre le 30 septembre. Fort de ce travail, Pierre CARLI a pu éclairer de son expertise et sa pluridisciplinarité l’ensemble des débats.

Trois tables rondes, assorties de questions-réponses avec l’assistance ont montré les enjeux liés aux services d’urgences  :
Ø     Point de vue des acteurs – avec la participation d’un usager « Le regard des usagers » ; du maire de Montmorillon – président de l’association des maires de la Vienne « Que représentent les urgences pour un élu ? » ; d’une infirmière coordinatrice en Ehpad « Gérer l’urgence au sein d’un Ehpad : gérer les relations avec les services d’urgence ». Table ronde modérée par Michel BEY, directeur adjoint du CH de Niort,

(Source ARS Poitou-Charentes)

Un projet de décret veut sécuriser les actes de vaccination réalisés par les infirmiers

Convoqué en procédure d'urgence le 17 octobre prochain, le Haut conseil des professions paramédicales (HCPP) examinera un projet de décret relatif à la reconnaissance des prescriptions médicales établies dans un autre État membre de l'Union européenne (UE). Ce texte transpose le premier paragraphe de l'article 11 de la directive 2011/24/UE du Parlement européen et du Conseil en date du 9 mars 2011 et consacré à l'application des droits des patients en matière de soins transfrontaliers. Il suit également la directive d'exécution 2012/52/UE de la Commission européenne du 20 décembre 2012 établissant des mesures visant à faciliter la reconnaissance des prescriptions médicales établies dans un autre État membre. Le projet de décret se veut sécuriser les actes de vaccination que les infirmiers sont appelés à réaliser en prévision, notamment, de la campagne de vaccination anti-grippale qui débute prochainement. L'objectif est de permettre aux infirmiers de s'approvisionner auprès des pharmacies d'officine en médicaments nécessaires aux actes de première urgence conformément à l'article R4311-14 du code de la Santé publique (CSP).

jeudi 10 octobre 2013

Les sages-femmes ont déposé un préavis de grève

Dès le 15 octobre (à 20 heures) des actions seront engagées par les Sages-femmes qui revendiquent la reconnaissance de leurs responsabilités et dénoncent la non-correspondance de leur statut aux réalités de leurs fonctions. Un sit-in illimité débutera le 16 octobre devant le Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Elles demandent l'ouverture d'une négociation pour l'accès au statut de praticien hospitalier. Une belle initiative qui doit porter ses fruits.

lundi 7 octobre 2013

Sauvons l'Hôtel-Dieu, soutenons tous les militants qui seraient inquiétés !


Depuis le 1er septembre, une action collective a lieu dans l’enceinte de l’Hôtel-Dieu pour dénoncer la volonté de l’AP-HP de casser le service public de santé en privant une grande partie de la population parisienne (9 arrondissements) d’urgences de proximité.
Avec cette fermeture, l’AP-HP témoigne de sa volonté d’appliquer avec zèle la loi HPST et de brader le patrimoine d’un des plus vieux hôpitaux de France. Il ne subsisterait, si les choses restent en l’état, qu’une coquille vide ou plutôt un pseudo projet d’« Hôpital debout » visant davantage à flatter l’ego de « Mandarins » qu’à répondre à de véritables besoins des populations.
Après le déménagement en catimini de services et d’équipements médicaux, l’annonce brutale de la fermeture du service des urgences et le dispatching vers des hôpitaux déjà saturés, les personnels, les usagers, leurs organisations syndicales ont décidé de ne pas laisser faire et d’organiser la résistance.
Ils en ont appelé aux élus, à l’ARS, au Ministère pour exiger la réouverture et les moyens de répondre aux missions de service public !

Pas de dialogue social : les personnels ont été déplacés comme des « pions » et les services doivent fermer coûte que coûte.

Maintenant, il n’y a plus le droit de porter un projet alternatif. C’est l’heure de la répression ! 

Répression contre l’ex-responsable du SMUR, répression contre les organisations syndicales qui osent lutter, répression contre des agents pris au hasard (puisque l’AP-HP vient d’assigner en justice 3 personnes) afin de « vider les lieux ».

Dans un contexte d’attaque sans précédent contre le service public de santé.... L’Hôtel Dieu devient l’étendard de ceux qui luttent pour que la santé ne soit pas livrée à ceux qui spéculent sur la marchandisation du soin....

Ainsi des militants de la CGT, de SUD Santé seraient poursuivis par la Direction de l'AP-HP...
On voit très nettement que la force est employée et que c'est devenue le seul moyen pour certains pour arriver à leurs objectifs de destruction notamment de notre patrimoine et tout autant du service public hospitalier, tous les prétextes sont bons !

Relevons la tête, il est temps!

Le communiqué de presse de SUD Santé


Pour "La Vie Hospitalière" c'est là que l'on a besoin de tous les syndicats (qu'ils soient "représentatifs" ou non), de toutes les associations d'usagers,  de tous ceux qui refusent que l'Hôtel-Dieu perde sa destination première.

Ce patrimoine n'est pas que le seul bien de l"AP-HP il appartient au patrimoine national.

Sur WikiPedia on peut voir que "c'est  le plus ancien hôpital de la capitale. Fondé en 651 par l'évêque parisien saint Landry, il fut symbole de la charité et de l'hospitalité."

L'Hôtel-Dieu
La charité...?...elle est bien loin....l'hospitalité...?...tout autant !


Depuis que des financiers on fait avancer notamment l'AGCS (encore un mal qui nous vient des U.S.A.)  les services ne sont plus que des moyens de remplir les comptes bancaires de bien des individus sans scrupule. 

A qui profite cette opération ? 

La fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu entraîne inévitablement un engorgement supplémentaire des autres services d'urgences voisins !


Paris qui perd son âme, Paris cette grande ville qui se voit imposer un mode de vie à l'américaine, ne voit-on pas surgir en périphérie d'horribles immeubles tous plus haut les uns que les autres...

Paris se meurt doucement sous l'emprise des intérêts des multinationales et ...des mafieux...

Une commission d'enquête devrait être lancée car il est inacceptable que l'on transforme petit à petit de sa vocation première l'Hôtel-Dieu (qui est pas loin de la Mairie de Paris entre parenthèses... au fait que fait le maire de Paris ? Que fait la ministre de la Santé dans la réalité de ces moments durs pour Paris !)...


La défense de l'Hôtel-Dieu c'est l'affaire de tous, rajoutant que nous devons soutenir très forterment ceux qui seraient inquiétés (syndicalistes et personnels non syndiqués) par des pressions et des actions visant à baillonner toute forme de contestation !



On voit très nettement que la force est employée et que misérablement elle est devenue le seul moyen pour certains pour arriver à leurs objectifs de destruction notamment de notre patrimoine et tout autant ( de la manière la plus insidieuse qui soit ) du service public hospitalier.

C'est une honte !

Relevons la tête, il est temps!

Agissons pour sauver l'Hôtel-Dieu, respecter sa vocation,  et ainsi préserver l'histoire de cette grande ville qui tombe de plus en plus entre les mains de gens pour qui les seules valeurs à prendre en considération sont celles de l'argent!





30 lits de médecine générale fermés au Centre hospitalier de Coulommiers ?...



30 lits de médecine générale ont été fermés  au Centre hospitalier de Coulommiers suite à la démission de son médecin-chef.

Cet établissement de santé n'avait pas besoin de cette situation compte tenu du contexte actuel où malheureusement la seule logique retenue est purement comptable.




Le Syndicat Santé Solidaires de la Région de Coulommiers (SSRC-SAS) est intervenu auprès de la Direction du Centre hospitalier  ainsi qu'auprès du Député-Maire de Coulommiers ( Président du Conseil de surveillance)  pour qu'une solution soit trouvée afin que ce service de médecine de 30 lits puisse réouvrir dans les meilleurs délais possibles.


Il apparaît qu'un médecin a postulé pour remplacer le Docteur BARJONET et qu'il faut lui laisser le temps de se dégager de ses activités actuelles.

Ce que nous constatons c'est que c'est le deuxième médecin-chef qui démissionne du Centre hospitalier de Coulommiers en quelque mois.

Nous sommes en droit de nous interroger sur les orientations qui pourraient être prises pour l'avenir.

Notre organisation syndicale rappelle son intervention auprès des principaux acteurs déjà en mars 2012,  il est étonnant de constater que l'actualité démontre que l'on avance pas réellement vers une progression adaptée de l'offre de soins dans notre région aux réels besoins et ceci est d'autant plus préoccupant que la population ne cesse d'augmenter !

Lors d'un comité de suivi relatif au projet d'établissement ces deux médecins-chefs avaient émis des remarques concernant certaines orientations  de la Directrice commune aux trois hôpitaux qui souhaitait mettre en avant notamment  la chirurgie ambulatoire, prenant pour exemple l'Hôpital de Nemours qui était pour nous tous un très mauvais exemple car ce dernier a fermé sa maternité et ses chirurgies...?...mais qui démontrait toutefois le peu de connaissance en la matière des hôpitaux seine-et-marnais.



Extrait de notre intervention:



"Le Centre hospitalier de Coulommiers est un établissement très bien placé géographiquement en Seine-et-Marne, ses services sont performants et les personnels sont à la hauteur de toutes les interventions et soins pouvant être réalisés pour les usagers, sachant que les cas d'extrème urgence, ou nécessitant des moyens particuliers sont en toute logique dirigés vers les services extra-muros  ayant la capacité de les traiter.

Le Centre hospitalier de Coulommiers est lui même un établissement performant qui ne saurait être déconsidéré par de quelconques orientations et/ou sous de quelconques prétextes quels qu'ils soient.
...(...)...
La région de Coulommiers mérite un hôpital performant encore faut-il comprendre que les enjeux de demain ne sont pas liés à la centralisation des moyens mais bien à l'expansion, de ces derniers,
sans laquelle une société ne saurait progresser.

Le nouvel hôpital de Jossigny pouvait être un exemple pour ceux qui défendent le service public hospitalier, il devient de plus en plus terne par sa dérive (service de radiothérapie sous contrôle
majoritairement  privé etc)...

Ce nouvel hôpital fonctionnera déjà à flux tendu en ce qui concerne la radiothérapie...avec probablement d'autres conséquences, mais là la responsabilité de Monsieur Claude Evin sera pleine et entière...

Ce nouvel hôpital sera déjà saturé car il n'a pas assez de lits (460lits...?...)  nous nous étions déplacés à la mairie de Jossigny, en février 2007, pour consulter l'ensemble du dossier , pièce par pièce, nous avons suivis de très près sur le terrain même les différentes étapes de l'ouvrage (qui est presque à l'identique du Centre hospitalier de Douai...) ...(...)... nous estimons que vouloir orienter les lits d'autres services de chirurgies (comme Meaux, la clinique de Saint-Faron, ou encore pourquoi pas de l'Hôpital de Coulommiers) est purement impensable !

Ces "orientations" vous n’en doutez pas contribueraient à avoir de graves incidences sur le devenir de notre établissement qui après avoir été privé des 30 lits de sa "Maison de retraite", subirait des dommages économiques qui pourraient lui être fatal, il est temps de responsabiliser tous ceux qui voudraient la mort de cet établissement exemplaire..."

Ceci écrit nous n'avons pas l'impression que notre région soit considérée à sa juste valeur il apparaît urgent de donner plus de moyens au Centre hospitalier de Coulommiers afin que ses services fonctionnent dans les meilleures conditions possibles, il est tout autant urgent que les personnels soient mieux écoutés particulièrement quand ils éprouvent des difficultés c'est là une question de bon sens et surtout d'humanité, et il est tout autant inacceptable que les usagers aient à souffrir de la fermeture de 30 lits qui même temporaire n'est pas sans créer des difficultés supplémentaires aux usagers (hospitalisations à Meaux, voire à Jossigny - déjà saturé - voire ailleurs... ).

Il serait temps de se poser bien des questions sur les raisons qui ont fait que deux médecins-chefs réputés ont  démissionnés...

La région de Coulommiers se doit d'avoir un Centre hospitalier à la hauteur de ses besoins c'est là une réalité incontournable !



vendredi 4 octobre 2013

Le Centre hospitalier de Givors a inauguré un bâtiment neuf regroupant ses activités



Le CH de Givors ( Rhône )  dispose de 325 lits et places.
Ses activités (urgences, maternité, médecine, soins de suites, EHPAD…) étaient réparties sur plusieurs bâtiments. Cet établissement de santé a inauguré le 3 octobre un bâtiment neuf (1) dont la construction s'est accompagnée de la rénovation d'autres locaux d'hospitalisation et de la reconstruction du pôle "logistique et énergie". 
Par communiqué, l'établissement a précisé qu'ont été intégrées dans le projet des normes de Haute qualité environnementale (HQE).

1) La mise en service du pôle gériatrique est par ailleurs programmée en 2015.

Violation du secret médical : Avenir Hospitalier et le SNPHAR-E déposent une plainte


Les syndicats Avenir hospitalier et SNPHAR-E ont déposé auprès du Tribunal de grande instance (TGI) de Saint-Malo une plainte contre X pour violation du secret médical. En cause : l'accès de certaines sociétés privées qui vérifient les codages d'activité à des dossiers médicaux de patients "parfaitement identifiables", est-il indiqué dans la plainte. Les deux syndicats rappellent dans un communiqué commun qu'ils alertent depuis 2011 les pouvoirs publics de ces risques de violation du secret médical sans réponse pour l'heure de leur part. 

Une situation qui est "inacceptable", au regard également des "pressions", "harcèlement" ou "placardisation" que subissent certains médecins de l'information médicale de la part de leur administration. Cette plainte devrait permettre au Procureur de la république de juger de la suite à donner à cette affaire, estiment-ils. 

Dans une lettre adressée à la Fédération hospitalière de France (FHF), la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) rappelle que les données traitées par les médecins responsables de l'information médicale sont "couvertes par le secret professionnel" et ne "sauraient être transmises à des tiers non autorisés dès lors qu'elles sont susceptibles de permettre l'identification, même indirecte, d'un patient". De même, il appartient au représentant de l'établissement d'assurer la confidentialité des données médicales nominatives, souligne-t-elle. 

La Cnil précise en fin de courrier qu'elle réalisera des contrôles "de la conformité des traitements de données à la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 (relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés) modifiée au cours des prochaines semaines". Le but de ces contrôles, ajoute-t-elle, est de vérifier les conditions dans lesquelles les prestataires spécialisées interviennent dans l'optimisation de la qualité du codage des actes mais aussi des séjours hospitaliers. 

Géraldine Tribault
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Octobre Rose


"En octobre 2013, pour la 20ème année consécutive en France, la campagne de lutte contre le cancer du sein,  organisée par l'association "Le Cancer du Sein, Parlons-en !" vous propose de lutter contre le cancer du sein en vous informant et en dialoguant.

Différents outils de communication sont à votre disposition.

Ils vous permettront de trouver l'information qui vous intéresse ou encore, par exemple sur ce site, de poser vos questions directement à un médecin cancérologue, du 1er octobre au 15 novembre. "



mercredi 2 octobre 2013

Prothèse PIP, l'ANSM mise en cause


Selon un rapport dévoilé par Mediapart, l'ANSM aurait réagi à l'affaire PIP avec au moins deux ans de retard.

Médiapart publie ce mardi un rapport interne de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM, ex-Afssaps). L'une de ses principales conclusions est que "l'Afssaps a réagi avec au moins deux ans de retard aux signaux d'alerte qu'elle a reçus".

D'après Mediapart, ce document confidentiel, rédigé début 2012, montre en effet que la commercialisation des prothèses PIP aurait pu être suspendue bien avant mars 2010. Selon le rapport, "l'augmentation des ruptures pour les prothèses PIP amorcée dès 2006" aurait dû pousser l'Afssaps à "réagir dès 2007, et au plus tard en 2008".

Toujours selon Mediapart, le document interne juge "incompréhensible" que l'Agence du médicament ait cherché à rassurer les femmes porteuses de prothèses PIP, alors que "le processus de fabrication, la caractérisation physico-chimique, l’évaluation du danger… [étaient] inconnus".

Des critiques pour le moins gênantes pour l'ANSM, dont la direction a publié un rapport officiel sur cette affaire en février 2012. Cette version-là occultait, à l'époque, ces informations.

[Francetvinfo.fr)

samedi 28 septembre 2013

Le Pôle de santé de Villeneuve-sur-Lot a son chantier mis à mal



"Pas payées depuis bientôt trois mois, les entreprises qui participent au chantier sont les premières touchées. "

En dernière minute: La Caisse des dépôts et consignations (CDC) aurait été rassurée par le plan de redressement budgétaire présenté par la direction de l'hôpital de Saint Cyr et de fait va débloquer des fonds...


Voir notre post du 13 septembre sur le nouvel hôpital du Villenois.



mercredi 25 septembre 2013

Un refuge LPO s'implante dans la verdure de l'hôpital



Sur son parc de 41 ha, le centre hospitalier Henri-Laborit, à Poitiers, devient le troisième établissement spécialisé en santé mentale à devenir refuge LPO.

Je ne cache pas mon intérêt personnel pour les oiseaux et ici, nous avons une avifaune riche, diversifiée et en constante évolution. Des mésanges, des verdiers, des bergeronnettes… Alain Haas, directeur du centre hospitalier Henri-Laborit à Poitiers, savoure son partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux de la Vienne maintenant que son établissement se pare du label Refuge LPO.
Le parc en partie boisé de 41 hectares dans le prolongement du CHU se pliera aux exigences contractuelles : amélioration de la biodiversité, renoncement aux produits chimiques… « Mais nous sommes déjà engagés dans une politique de respect de l'environnement avec une gestion raisonnée exemplaire », assure-t-il.
Ce que ne renie pas Daniel Gilardot, président de la LPO Vienne : « Vous avez déjà fait pas mal de choses pour rendre votre empreinte écologique la plus douce possible. »

Sorties découvertes pour les patients

Et après avoir étudié un plan de gestion pour la période 2013-2018 durant laquelle 50 nichoirs seront installés à des endroits stratégiques, le boss de la LPO propose des pistes : « Différents niveaux d'entretien des pelouses, réintroduction d'espèces d'essences locales, conservation des cavités dans les arbres et les bâtiments… »
Ce nouveau refuge est le troisième à voir le jour en France dans un établissement spécialisé en santé mentale « après La Roche-sur-Yon et Dijon », précise Adrien Chaigne, permanent de la LPO. « Il faut faire en sorte que nos patients participent à des sorties découvertes. Ça ne va pas manquer de créer des liens », appuie Alain Haas.
Sur sa lancée, Daniel Gilardot pousse le bouchon plus loin : « Pourquoi le CHU et la fac n'adopteraient-ils pas une démarche similaire à celle de Laborit ? Ce sont aussi des zones de nature dans la ville. » Alain Haas a paru circonspect.

Rens. : CH Henri-Laborit, tél. 05.49.44.57.15, LPO Vienne, tél. 05.49.88.55.22.
Expo de la LPO au centre social de Laborit jusqu'au 27 septembre.

Jean-François Rullier (tous droits réservés)

vendredi 20 septembre 2013

14 ème journée nationale d'actualités médicales


Programme de cette 14 ème journée  d'actualités médicales en soins palliatifs 
Lieu: Auditorium de l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris.
Date: Vendredi 27 septembre.

9h à 9h20 : Introduction
Dr Vincent Morel, Président de la SFAP
9h20 à 9h50 : Recommandations sur la Sédation
Pr Marcel-Louis Viallard, Professeur associé Médecine Palliative et Douleur, Hôpital Necker,
Paris
9h50 à 10h30 : Transgression : concept éthique, attitude clinique ?
Pr Dominique Jacquemin, Professeur agrégé de la Faculté Libre de Médecine, Lille
10h30 à 11h : Pause
11h à 11h30 : Jurisprudence et loi Leonetti
Pr Marie-Laure Moquet-Anger, Professeur de Droit, Faculté de droit et de science politique,
Université Rennes 1
11h30 à 12h15 : L’indication de pose de stents digestifs chez des malades en phase évoluée de maladie
Dr Dimitri Coumaros, Hépato-gastro-entérologue, Groupe Hospitalier Saint Vincent,
Strasbourg
12h15 à 12h45 : Maladie de Parkinson et soins palliatifs
Dr Gilles Caplain, Médecin gériatre, Hôpital Georges Clémenceau, Champcueil
12h45 à 14h00 : Déjeuner
14h00 à 15h45 : Actualités Médicales
Dr Anna Simon, Groupe Hospitalier Saint Vincent, Strasbourg
15h45 à 16h15 : Place du méthylphénidate et d’autres psychostimulants en soins palliatifs
Dr Michel Reich, Psychiatre, Centre Oscar Lambret, Lille
16h15 à 16h45 : Conclusion

Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs
106 avenue Emile Zola - 75015 Paris – http://www.sfap.org
Contact : Bénédicte Leclerc
07 86 83 94 50 – benedicte.leclerc@sfap.org
Lieu de la Journée : Auditorium Hôpital Européen
Georges Pompidou, 20 rue Leblanc, 75015 Paris
Inscriptions : http://www.sfap.org

jeudi 19 septembre 2013

La Maternité des Lilas vivra !




Sur des centaines de badges, le slogan « la maternité des Lilas vivra » a été imprimé par le comité de soutien pour marquer la volonté du personnel de refuser la fermeture de la maternité.

Le projet de reconstruction sur la commune des Lilas avait été acté par l’Agence régionale de santé (ARS) en 2009, dans le cadre du plan Hôpital 2012. En janvier 2012 François Hollande, candidat à la présidentielle, avait garanti ce plan. En janvier 2013 la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et la ministre du Droit des femmes lui apportaient leur soutien en visitant la maternité.

Mais voilà que, le 3 juin 2013, l’ARS a renoncé à la reconstruction de la maternité aux Lilas pour cause de déficit budgétaire et, fin juin, a proposé au personnel de déménager dans les locaux de l’ancienne maternité de l’hôpital de Montreuil, aux locaux vétustes et inadaptés, contre toutes les promesses du gouvernement et de l’ARS.

Malgré de nombreuses actions et manifestations devant l’ARS et le ministère de la Santé, le 20 août l’ARS persiste dans le « projet Montreuil », qui prévoit d’accorder 1 500 mètres carrés à la maternité des Lilas, alors que sa reconstruction en prévoyait 5 000. Le 11 septembre on a appris que l’ARS a chargé le professeur Frydman, une personnalité du monde médical connue grâce au premier bébé-éprouvette français, d’étudier « en toute indépendance » l’hypothèse d’un déménagement à Montreuil pour « apprécier si ce projet est adapté aux spécificités propres au projet médical porté par les équipes de la maternité des Lilas ».

Cela n’a pas, bien entendu, arrêté la mobilisation. Après avoir réalisé un calendrier où apparaissent des infirmières et des sages-femmes légèrement dénudées, qui a permis de rompre le silence des médias, le personnel de la maternité appelle à une manifestation le samedi 21 septembre aux Lilas. Le rendez-vous est fixé à 11 heures place de la Mairie (métro Mairie-des-Lilas). 
La détermination est intacte.


Venez nomreux devant la mairie des Lilas
le 21 septembre à 11 heures.

La mobilisation continue !



lundi 16 septembre 2013

Une maternité mise à nu



POUR QUE VIVE LA MATERNITE DES LILAS AUX LILAS ! 
Une MANIFESTATION se tiendra le 21 SEPTEMBRE 2013 à 11 HEURES devant la maternité des Lilas ! 
Un calendrier de la maternité mise à nu est mis en vente !
L’Agence de santé avait exigé des travaux pour respecter les normes adaptées à la construction des batiments. En 2012, 1,4 million d’euros furent engagés depuis le début du projet de restauration !
Depuis de nombreuses années un travail pour reconstruire la maternité avait été validé car après 50 ans d’existence une reconstruction était devenue indispensable face aux nouvelles recommandations.

Cependant l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France prévient le conseil d’administration des Lilas qu’elle met fin au projet de reconstruction !
Le projet de reconstruction est abandonné pour des raisons budgétaires malgré la parole donnée et les engagements écrits, un collectif de défense s’organise dans l’établissement avec les personnels pour soutenir le projet de reconstruction. ce n’est pas la journée de la femme tous les jours !

la mobilisation s’organise !

« C’est maintenant une question de choix et de courage politique ! » s’exclame le Dr Marie-Laure BRIVL, chef de service de la Maternité des Lilas et Présidente du Collectif de soutien, « Nous n’allons pas nous laisser endormir plus longtemps, la maternité des Lilas restera debout.
La Maternité des Lilas va de nouveau crier qu’elle existe et qu’elle vivra ! Des responsabilités sont engagées tant sur le plan politique que juridique, économique, sanitaire, social et humain. Des milliers de femmes continuent de venir accoucher ou avorter à la maternité des Lilas. Nous allons nous battre pour elles."

Plusieurs manifestations et actions sont organisées pour convaincre l’ARS de revenir sur sa décision, dont certaines manifestations avec des simulations d’accouchement !

LA MATERNITE DES LILAS A 50 ANS D'EXISTENCE !

La maternité des Lilas est un établissement privé à but non lucratif participant au service public hospitalier, elle se situe dans le département sinistré du 93 où les naissances ont augmenté de 13% en 10 ans ! La maternité des lilas connaît 1.700 accouchements et 1.200 IVG par an !
Rappelons aussi que le taux de mortalité infantile est supérieur au taux national ! Historiquement elle s’est construite sous l’influence des idées de Mai 68, soit une" approche « globale », humaniste, de préparation à l’accueil d’un enfant "avec l’éducation et l’information des parents ainsi que l’accueil et l’accompagnement de l’enfant à naître qui sont à préserver ! "bien naître pour bien être , le bébé est sujet d’attention pour ressentir l’environnement et les émotions liés à sa venue"

Développons ces valeurs :

Les maternités deviennent-elles des usines à bébés  ? Femmes et bébés sont victimes de cette politique d’augmentation de l’activité et d’incitation aux sorties précoces sans aucun suivi, avec tous les risques que cela comporte comme par exemple l’ictère du 3e jour , pour les mamans, le risque infectieux,le risque hypertensif…

L’accompagnement des femmes par la préparation à la naissance non "rentable" sera-t-elle menacée ? ainsi quel’accompagnement à l’allaitement ? Le chant prénatal ?

Un autre volet a été la place occupée par les Lilas dans la bataille pour la reconnaissance du droit à l’IVG : le manifeste des « 343 salopes »ainsi que des pratiques militantes !

aujourd’hui sur l’IVG , La situation, se dégrade par un manque de professionnels ainsi que des équipements qui disparaissent. On assiste à un désengagement de l’hôpital de cette activité !

Fermeture des maternités notamment des maternités de proximité :

Les fermetures ont concernés les Maternités effectuant moins de 300 accouchements par an. Les départements les plus touchés sont les Alpes-de-Haute-Provence, l'Ariège, la Creuse, le Gers, la Haute-Corse, la Haute-Saône, le Lot et la Lozère, où les femmes enceintes mettent plus d’une demie heure à rejoindre la maternité !

Et il se pose le problème d ’un manque de maternité ! car si le nombre de naissances annuelles a augmenté en France de  40.000 : 751.186 en 2001 et 789.508 (+ 5 %) de nos jours !

Ainsi 144 maternités sur 679 ont été fermées entre 2001 et 2010 Les maternités françaises étaient 679 en 2001 , elles sont 535 de nos jours.

Pour rendre l’accouchement plus sur !
Contre la fermeture des maternités de proximité ! 
La santé n’est pas une marchandise ! 
Les droits des femmes sont menacés et régressent, lorsque les coupes budgétaires touchent les organismes de lutte contre les violences faites aux femmes, ou encore lorsque de nombreuses maternités et centres d’IVG ferment, comme c’est le cas en France.

Mobilisation

Martine Lozano
Militante associative