lundi 27 juin 2016

Le TAFTA un danger bien réel pour les services publics !


"La Vie Hospitalière" a dénoncé à plusieurs reprises les dangers de ces accords qui détruiront encore un peu plus les petites entreprises, les services publics seront menacés et bien évidemment tout le secteur de la santé se trouvera sous les griffes d'intérêts plus ou moins mafieux.
Il est temps de réagir et surtout d'agir afin de mettre un terme à ces tentatives d'emprises commerciales qui bouleverseront tout notre système social et créeront des pertes d'emplois considérables, la loi travail elle n'est pas anodine, par exemple, car elle crée aussi toutes les conditions pour les entreprises étrangères pour s'installer en employant des personnels dont les droits seront de plus en plus limités, quant aux salaires ils risqueront aussi de subir une baisse importante.
De toutes les manières, nous pouvons déjà mener des actions en refusant dès à présent tout produit venant des U.S.A.  pays qui est loin d'être un exemple avec ses 102 millions de chômeurs. 
Signalons, en passant, que Manuel Valls s'est exprimé, hier, à Belleville-sur-Mer (Seine-Maritime) déclarant devant des militants de son parti :
« Dorénavant, aucun accord de libre-échange ne doit être conclu s’il ne respecte pas les intérêts de l’Union. L’Europe doit être ferme. La France y veillera. Et moi, je vous le dis franchement, il ne peut pas y avoir d’accord de traité transatlantique. »


Nous y reviendrons... car ce qui compte ce sont les résultats et non les blablas qui ne font pas avancer les choses, ce qui est évident : l'Europe si elle continue à suivre la politique économique actuelle elle va droit dans le mur. Que le vote des anglais serve de leçon, nous en doutons car nous avons affaire à des gens qui s'imaginent que l'argent peut tout acheter, que l'argent peut tout... de piètres individus que tous ces gens là. L'heure des comptes viendra à un moment ou un autre les citoyens et citoyennes en ont assez de tous ces pantins.



Toutefois si la France le décide, le TAFTA vit peut-être ses dernières heures, pour la simple raison qu'un sommet européen est convoqué les 28 et 29 juin pour décider de la poursuite des négociations sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les U.S.A.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker va demander aux dirigeants de l’Union européenne de reconfirmer le mandat de la Commission pour conduire ces négociations.
L'heure de vérité approche... 



Ceci écrit, rappelons que le 19 avril à Roubaix (Nord) un débat avait été organisé par Attac Métropole, l’Université Populaire et Citoyenne de Roubaix et les Retraités Solidaires, ainsi que de syndicalistes CGT et SUD Santé sociaux de l’hôpital de Roubaix, il était dénoncé les dangers du TAFTA préfiguré par une action en justice d'une fédération de cliniques. Ce dédat s'est inscrit dans le cadre de la défense des services publics comme outils de solidarité et boucliers contre la cupidité des entreprises privées et des multinationales.
L’affaire est peu banale, toutefois. Une fédération de cliniques privées a décidé d’attaquer en justice l’hôpital public, ils ne gagnent pas assez d'argent probablement...
Sur quelle base est engagée cette action en justice ? Tout simplement parce que l’hôpital reçoit des fonds de l’Etat pour assurer les urgences et l’accueil des populations en souffrance.
La fédération des cliniques réclame les mêmes montants, évidemment sans avoir l’intention d’assurer les mêmes prestations.
On est là devant une préfiguration de ce que pourrait donner les Accords de libre échange (Tafta, Ceta). En d’autres termes, c’est du Tafta avant la lettre, où n’importe quelle entreprise privée pourrait attaquer un service public pour entrave à ses profits, sans autre commentaire.


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