mercredi 11 novembre 2015

Le CHSF va contre les syndicats et cède son ancien hôpital Louise-Michel pour 4,18 Millions d'euros

Après de longues années de discussions, le CH Sud-Francilien de Corbeil-Essonne (CHSF, Essonne) a réussi à sceller le devenir de son ancien site de Courcouronnes. L'ancien hôpital Louise-Michel va en effet être revendu pour 4,18 millions d'euros toutes taxes comprises (TTC) à la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne. Le conseil de surveillance a approuvé cette transaction le 23 octobre dernier. Et comme le souligne l'hôpital dans une note fournie au comité technique d'établissement (CTE) sept jours plus tôt — et dont Hospimedia a obtenu copie — , "une signature rapide de l'acte notarié permettra au CHSF de ne plus supporter la charge annuelle de 540 000 euros TTC pour le gardiennage et le maintien du site Louise-Michel, de valoriser son patrimoine et d'acquérir un apport de trésorerie". L'objectif des municipalités est d'y bâtir un écoquartier comprenant près de 850 logements. La tour de l'ancien hôpital doit notamment être conservée.

Mais le prix de la vente n'a pas vraiment reçu l'adhésion des syndicats du CH Sud-Francilien. Outre le fait qu'ils aient, à l'unanimité du CTE, voté contre la note qui leur a été présentée par la direction de l'hôpital, ils ont assorti cette prise de position d'un vœu. Ils réclament ainsi au ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes "une compensation financière" pour pallier les frais engagés au titre de la maintenance et du gardiennage du site Louise-Michel. De plus, une deuxième compensation est demandée pour tenir compte de la différence entre le prix de vente initialement proposé en 2011 par France Domaine — et inscrit au plan de retour à l'équilibre budgétaire du CHSF — et le montant acté fin octobre. En effet, l'estimation effectuée en 2011 approchait les 8 Millions d'euros mais elle avait été jugée "irrecevable" par la communauté d'agglomération. D'où le nouveau chiffrage par France Domaine qui opère in fine une baisse de moitié du prix.
Enfin, là où le bât blesse pour les syndicats, c'est sur ce sentiment d'un président du conseil de surveillance à la fois "juge et partie" dans cette affaire, résume Sud Santé. Maire socialiste d'Évry, Francis Chouat est également président de la communauté d'agglomération. Une polémique jugée vaine par la municipalité, qui rappelle que le montant du prix de vente relève de France Domaine.

Article de Thomas Quéguiner

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Pour "La Vie Hospitalière" comment peut-il en être autrement,?...Tous les biens communs, le patrimoine hospitalier (etc) partent sous un prétexte ou un autre et avec une facilité déconcertante ( et des méthodes insidieuses ) vers des groupes privés, là où les gestionnaires des biens publics sont incapables de tirer des profits mais créent et alimentent des situations qui immanquablement font que les biens sont pratiquement versés dans le domaine des affairistes de tous poils qui eux  - comme c'est étrange...-  savent très bien tirer profits des  biens communautaires hospitaliers, entre autres...il y a comme un goût amer...
Et, puis mettre en avant que l'Hôpital Louise-Michel avait un coût de maintenance et de gardiennage annuel de l'ordre de 540 000 euros ceci pose encore bien des interrogations, à savoir notamment si ce n'était  pas encore une ou des société(e)s privées qui étai(en)t la dessous... l'argent du contribuable est bien malmené, il est grand temps de se pencher sur  certaines déviances...
Cet immeuble aurait pu devenir un centre social (chambres d'hôtel hospitalier, Maison de santé  intercommunale, crèche, chambres d'accueils temporaires pour nécessiteux etc etc) mais non, l'intérêt général n'est plus de mise dans ce monde où les intérêts privés deviennent de plus en plus pesant dans notre société, dite société qui prend l'eau de toutes parts...et là ce n'est pas le "réchauffement climatique" qui est à craindre le plus mais le réchauffement des esprits,  dans le temps,  excédés par les abus de toutes sortes, qui font que les citoyens et citoyennes sont de plus en plus spoliés, manipulés,  exploités...et le pire est à venir...
On a vu que le CHSF a été plombé par les PPP, aujourd'hui c'est l'Hôpital Louise-Michel qui fait les frais de cette politique qui est loin d'enrichir le patrimoine hospitalier, notre patrimoine commun à tous, proie facile des groupes financiers, une honte pour la France ! 
Une politique de M.... !
LR

Nota bene: Le 13 décembre 2014, Manuel Valls, (ancien député de l'Essonne, qui a été Président du Directoire du CHSF, pour rappel)  a en tant que Premier ministre inauguré un EHPAD - de 72 lits -  en présence du maire et de nombreux élus locaux, à Courcouronnes, dit EHPAD qui a pris  le nom de Louise Michel en référence à l' ancien hôpital. Ceci fait penser à la Fondation Abel-Leblanc (1) à Coulommiers (Seine-et-Marne) qui a été vendue à un Office notarial, une société financière...et dont l'Hôpital du centre ville a pris le nom d'Abel Leblanc...
Ceci écrit ces 72 lits d'EHPAD auraient très bien  pu être installés au sein de l'Hôpital Louise-Michel...que d'économies auraient été réalisées...

1) Dont les biens sont légalement inaliénables !...



 
Les derniers jours de vie, en  octobre 2011,  de l'Hôpital Louise-Michel.

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