"La Vie Hospitalière"

vendredi 29 juin 2012

Un an avec sursis pour une IDE suite à une erreur de dosage mortelle...

 En mai 2006, à l'Hôpital pour enfants Gatien de Clocheville (dépendant du CHU de Tours), une jeune infirmière débutante a injectée une dose d'un produit cytotoxique (100 mg au lieu de 20 mg, soit 5 fois plus...)  à une petite fille de 18 mois, atteinte d'une leucémie grave. 

L'enfant a  eu une insuffisance cardiaque sévère suite à la surdose,  qui lui a été fatale quelque jours après.
L' infirmière accusée d'être la responsable du décès de cet enfant a été condamnée, hier, à un an de prison avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Tours après sa comparution le 14 juin où elle reconnaissait pleinement sa faute.
Notons que l'infirmière, a reconnu les faits certes, mais la responsabilité de l'Hôpital est bien plus grande considérant que la représentante de la République a émis des doutes quant à la bonne organisation du service hospitalier, en effet l'infirmière débutante était seule dans le service,  aucun médecin était présent pour contrôler le protocole de soins...


Depuis cet accident il faut reconnaître que l'établissement a changé son mode de fonctionnement, et les produits des chimiothérapies font l'objet d'un double contrôle: un pharmacien ou une infirmière vérifie la dose préparée...

Pour "La Vie Hospitalière"  il faut malheureusement encore un accident grave pour rétablir des soins avec le moins de risque possible pour le patient.

Il faut encore que les patients subissent les conséquences d'une politique désastreuse de réduction drastique et injustifiée des personnels, pour que des plaintes en réparation des préjudices causés entraînent par la force des choses des réévaluations d'organisations.

 Il devient impératif que  les effectifs soient revus, afin d'assurer les soins dans les meilleures conditions possibles.


mercredi 27 juin 2012

L'Académie de médecine s’inquiète de la disparition des services hospitaliers

L'Académie nationale de médecine, par la voie de sa commission XV, met en garde sur la disparition des services hospitaliers initiée par la loi HPST. Dans le communiqué signé du Pr Daniel Loisance et des membres de ladite commission, l'Académie constate "les graves conséquences sur la prise en charge des malades et s'élève contre les effets néfastes d'une gestion purement comptable des établissements".

La cause de cette disparition, c'est l'instauration des pôles de soins, qui font perdre tout sentiment d'identité aux services hospitaliers. 
La création des pôles entraîne particulièrement une mutualisation des personnels infirmiers altérant de manière insidieuse le sentiment d'appartenance à une équipe et agissant de manière néfaste sur le bon fonctionnement des soins.La démotivation des paramédicaux et les désengagements des chefs des services sont les conséquences de ces dispositions..

La dimension économique du soin peut compromettre la qualité même de ces soins, l'Académie de médecine estime qu’une bonne codification devrait prendre en compte la qualité des soins et la pertinence clinique et socio-économique de la prescription des examens complémentaires, et des décisions thérapeutiques.



L’évolution actuelle du fonctionnement 
des hôpitaux publics

L’ Académie nationale de Médecine suit avec attention  l’évolution du fonctionnement des hôpitaux  publics et a déjà été amenée à s’exprimer, à plusieurs reprises, à ce sujet .
Les Ordonnances de mai 2005 et la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) ont profondément modifié l’organisation  hospitalière. Aujourd’hui, elle souhaite faire connaître son inquiétude devant la tentative d’effacement  d’une structure essentielle, le Service Hospitalier. Elle en constate les graves conséquences sur la prise   en charge des malades et s’élève contre les effets néfastes d’une gestion purement comptable des  établissements.
L’organisation   des   Services   en   Pôles,   censée   organiser  autour  d’un   parcours   de   soins   cohérent  l’activité de structures complémentaires tout en réduisant les coûts, a fait perdre au Service son identité.   Celui-ci   reste   cependant   l’unité   facilement   reconnue   par  le   malade   et   les   étudiants. 
La  mutualisation des personnels infirmiers, aggravée par la pénurie, supprime insidieusement le sentiment  d’appartenance à une équipe et compromet le bon fonctionnement des soins. Le Chef de Service, qui a  perdu l’autorité sur l’équipe non médicale, dépendante de la Direction des Soins Infirmiers,  se sent  néanmoins moralement  responsable des dysfonctionnements éventuels bien qu’il ne le soit pas au  regard   du   droit   administratif.   La   conséquence   de   cette   situation   est   double :   les   malades   et   les  personnels infirmiers et aide soignants souffrent de l’absence d’un encadrement médical, le Chef de  Service est démotivé et se désengage de l’animation de son équipe et de ses responsabilités. 
La priorité a été donnée à la gestion comptable. L’évolution de la contrainte économique justifiait  certes un réajustement des responsabilités respectives du corps médical et du corps administratif.
Si la rigueur budgétaire ne peut être négligée, elle ne doit pas compromettre la recherche constante de la  qualité des soins.

Elle ne prend en compte que les aspects quantitatifs de l’activité technique  et non  pas la qualité de la prestation médicale et le temps médecin consacré aux malades et à leurs familles,  ainsi qu’aux activités de recherche et d’enseignement.

Une bonne codification devrait prendre en  compte la qualité des soins et la pertinence clinique et socio-économique de la prescription des  examens complémentaires et des décisions thérapeutiques. La mise en place de moyens informatiques  adaptés, tenant compte d’indicateurs de qualité  et la promotion d’une véritable culture de l’évaluation  au sein des Services sont essentielles pour suivre l’activité et l’amélioration de la prise en charge des malades. 

Il s’ensuit une insatisfaction grandissante des patients et un malaise persistant chez les médecins. 
Finalement, c’est l’attractivité du secteur hospitalier public qui est mise en cause.
Pour   améliorer   la   qualité   des   soins   et   redonner   confiance   aux   malades   et   aux   personnels  soignants, l’Académie nationale de médecine recommande :

     1)  recentrer  l’activité   médicale   sur  le   soin   au   malade   dans   une   approche   véritablement  humaniste, 

     2)   reconnaître clairement l’existence du Service hospitalier et confirmer les responsabilités du  Chef de Service notamment vis-à-vis des personnels non médicaux,  

     3)   développer une culture de l’évaluation au sein des Services, avec un dossier informatique  prenant   en   compte   non   seulement   le   niveau   d’activité   (classes   pathologiques,   gestes techniques), mais aussi des indices de qualité de la prescription. 

     4)   redonner  aux   corps   médical   une   part   de   responsabilité   dans   la   gestion   des   hôpitaux  en appliquant notamment la délégation de gestion prévue dans la loi. 

 
(Communiqué de l'Académie Nationale de Médecine du 5 juin 2012)


 






mardi 26 juin 2012

Défendons le Centre hospitalier intercommunal de Montreuil

MOBILISONS-NOUS POUR LA DÉFENSE DE NOTRE HÔPITAL !


PAS DE FERMETURE, NI DE RESTRUCTURATION, PAS DE LICENCIEMENTS !

 Le Centre hospitalier intercommunal de Montreuil est dans une situation financière critique qui menace à très court terme la pérennité de son activité.

Endetté par des projets ambitieux validés par la tutelle mais non financés, souffrant d’un mode de financement qui ne permet pas d’investir, pâtissant des conséquences de la Loi Bachelot sur l’organisation de la permanence des soins, L’HÔPITAL EST EN DANGER.

Cette situation menace également son fonctionnement au quotidien, l’empêchant d’assurer le renouvellement normal de son matériel, mais aussi de payer ses fournisseurs.


Conscients de l’importance des efforts de gestion menés ces dernières années et de l’impuissance des plans de rigueur adoptés successivement ;

Solidaires des efforts importants du personnel médical et non médical, qui vit depuis des années au rythme de plans de retour à l'équilibre dont ils ne veulent plus, ou d’injonctions de suppressions d’emplois inacceptables tant elles ne feraient qu’aggraver la mise en danger de la structure ;

Soucieux de garantir une prise en charge de qualité et des conditions de sécurité optimales, tant pour les patients que pour les personnels ;

Attaché à l’hôpital public et à son renforcement, dans un territoire marqué par les difficultés d’accès aux soins et les inégalités très fortes en matière de santé, et souhaitant promouvoir une politique publique de santé, associant qualité, proximité, égalité et droit d’accès aux soins pour tous ;

Saluant le remarquable potentiel du Centre Hospitalier Intercommunal de Montreuil dont la qualité des soins dispensés dans de nombreuses disciplines est reconnue ;

Nous appelons Madame Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé et Monsieur Claude EVIN, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d'Ile de France à  prendre en urgence toutes les mesures nécessaires,  notamment sur un plan financier, visant à sauvegarder l’activité du CHI de Montreuil et assurer sa pérennité.

Collectif  pour la défense de l'Hôpital public, Association des usagers du CHI de Montreuil, CME,
CGT,  SUD,  UFAS  Hôpital de Montreuil.

samedi 16 juin 2012

Mobilisation devant la sous-Préfecture pour défendre l' Hôpital de Belley

Après une première réunion en février, puis une deuxième en avril, les Communautés de Communes et le Collectif de Défense de l'hôpital de Belley (Ain) ont décidé de se rassembler le mercredi 20 juin 2012 à 18 heures,  devant la Sous-Préfecture, rue des Barons.
        
"ENSEMBLE, ÉLUS LOCAUX, 
COLLECTIF DE DÉFENSE , POPULATION, 
REMOBILISONS-NOUS POUR L'HÔPITAL DE BELLEY ! "

Situation financière des hôpitaux : non aux partis pris et aux contrevérités

La Fédération hospitalière de France (FHF) a pris connaissance du dossier récemment paru dans un hebdomadaire sur la situation financière des hôpitaux publics, qualifiée de « scandaleuse ».

Elle déplore l’utilisation d’un titre racoleur, ainsi que les contrevérités qui servent un procès à charge bien éloigné de la réalité, alors que les hôpitaux publics sont chaque jour plébiscités par les Français. Elle condamne fermement les partis pris, ainsi que l’opération consistant à brocarder l’hôpital public en dénonçant sa prétendue inefficacité et en faisant mine de révéler des scandales.
La FHF rappelle tout d’abord sa volonté de transparence totale sur les comptes des hôpitaux, se félicitant des progrès enregistrés à l’initiative des établissements de santé en matière de comparaison des dépenses comme des pratiques médicales. Comme le relève le dossier mentionné, les cliniques privées n’ont d’ailleurs pas effectué le même effort de transparence alors qu’elles sont financées par la collectivité nationale.
La FHF souligne que l’indicateur Hospidiag permet en effet d’utiles comparaisons, à condition qu’il soit un outil de dialogue intelligent avec les acteurs de terrain et non l’occasion d’une stigmatisation absurde. On ne peut juger de l’activité d’un établissement que par une approche combinant différents indicateurs. La sous-utilisation d’un bloc opératoire peut ainsi être parfois la contrepartie de l’obligation de permanence des soins dans certaines zones géographiques. De la même manière, on ne peut pas comparer un bloc dédié à une activité programmée et un bloc adossé aux urgences.
Aussi est-il nécessaire de ne plus donner, comme le fait cet hebdomadaire, une interprétation tronquée des données brutes fournies par les établissements. C’est pourquoi la FHF demande aux autorités ministérielles de donner à l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) l’indépendance nécessaire pour permettre une interprétation partagée et objective de ces données, à l’instar de ce que réalise l’INSEE.
Sur les arguments avancés dans le dossier, la FHF déclare solennellement qu’ils sont contraires à la vérité :

- Non, les hôpitaux publics ne sont pas trop endettés, bien au contraire, il était nécessaire de relancer l’investissement pour leur permettre de se moderniser ;
- Non, les hôpitaux ne creusent pas leurs déficits d’exploitation. Les déficits de gestion ont été divisés par trois depuis 2007, se limitant à 180 millions d’euros en 2010, soit moins de 0,3% du budget des hôpitaux. Seul un tiers des hôpitaux présente un déficit, alors que c’est le cas pour la moitié des cliniques ;
- Non, les responsables hospitaliers ne refusent pas de faire évoluer leurs organisations. Ils ont engagé de profondes transformations pour moderniser l’offre de soins, pour tenir compte des avancées thérapeutiques et des possibilités ouvertes par les nouvelles modalités de prise en charge. La plate-forme de la FHF élaborée à l’occasion du débat présidentiel est là pour le démontrer ;
- Non, les hospitaliers ne rêvent pas d’hospitalo-centrisme. La FHF travaille au quotidien avec les représentants de la médecine de ville pour éviter les hospitalisations inutiles ;
Mais il est un dossier qui n’est jamais évoqué, c’est la lutte contre les prescriptions inutiles, dangereuses pour le patient et par ailleurs coûteuses pour la collectivité. Cette lutte, ce sont les hospitaliers publics qui l’ont engagé !
Les hôpitaux publics méritent mieux que les interprétations douteuses et les attaques sans fondement.

 Frédéric Valletoux, Président de la FHF

Gérard Vincent, Délégué général



Le service public hospitalier se porte bien dans son ensemble


Le Nouvel Hôpital d'Orléans (NHO) qui aura 1300 lits et places 
est un chantier considérable


Le Centre Hospitalier de Marne-la Vallée quant à lui est sorti de terre...
il semble bien conçu,  malgré certaines orientations douteuses...
 

Note de "La Vie Hospitalière" : Concernant le communiqué de la FHF,  rien à dire...tout est écrit.



Pour rappel le communiqué AFP du 13 juin et nos commentaires.  

jeudi 14 juin 2012

Selon "Le Point" la situation des hôpitaux serait désastreuse...???...

(Une enquête de l'hebdomadaire "Le Point" qui devrait parler aussi des hôpitaux privés et cliniques par souci d'équité.)

Dette de 23,6 milliards d'euros pour les 1.266 établissements de soins de court séjour, 43% des 603 hôpitaux en déficit pour un total de 637 millions: la situation financière de l'hospitalisation publique est "désastreuse", selon "Le Point" qui publie jeudi 14 juin une enquête très fouillée.

L'hebdomadaire qui dit avoir eu accès "de haute lutte" à la base de données HospiDiag de l'Agence nationale d'appui à la performance (ANAP) qui surveille l'activité hospitalière, publie les classements des hôpitaux les plus dépensiers, de ceux qui ont les plus grosses charges administratives et la liste des 100 blocs opératoires ayant la plus faible productivité.

Coûts de personnels et dépenses administratives

Parmi les établissements les plus dépensiers, dont les coûts de personnels soignants pèsent beaucoup plus que la moyenne (36 à 47% des recettes) la palme revient à la clinique Bonneveine de Marseille (Bouches du Rhône), un établissement de la Mutualité française avec 75,1%, devant le centre hospitalier de Freyming-Merlebach (Moselle) avec 68,8% et celui de Figeac (Lot) avec 67,7%.

Les hôpitaux ayant les plus lourdes dépenses administratives sont le groupe hospitalier Sud-Ardennes Rethel-Vouziers (38,1% des frais généraux) devant le centre hospitalier de Nanterre (Hauts-de-Seine) avec 37,5% et celui de Bayeux (Calvados) avec 36%.

Carte des blocs opératoires sous-utilisés

L'hebdomadaire publie aussi une carte de France des blocs opératoires sous-utilisés. Le critère retenu n'est pas le nombre d'interventions au cours d'une année mais l'indice de coût relatif (ICR) qui reflète mieux l'utilisation et l'organisation des blocs.

Ces blocs opératoires non performants se retrouvent sur l'ensemble du territoire, de Cambrai (Nord) à Saint-Affrique (Aveyron) de Lisieux (Calvados) à Brignoles (Var), en passant par Loches (Indre-et-Loire) et Chalon-sur-Saône (Saône et Loire).

Premier rang pour la survie après un cancer

La région parisienne est concernée avec une vingtaine de blocs sous-utilisés, dont ceux de l'hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), de Neuilly-Courbevoie (Hauts-de-Seine) ou encore le centre hospitalier des courses de Maisons-Laffitte (Yvelines). (1)

Selon des comparaisons européennes citées dans l'enquête, la France arrive en 8e position sur 25 pays pour le nombre de lits d'hôpitaux par habitant.

Elle occupe le premier rang pour la survie à cinq ans après un cancer (pour les femmes) mais se retrouve dans le bas du tableau pour la mortalité à l'hôpital après un infarctus ou un AVC.

(Copyright AFP)



C'est la même chanson, depuis des années...les mêmes méthodes employées pour amener l'opinion publique à penser que plus rien ne va et qu'il faut...trouver des solutions aux problèmes économiques posés...c'est étrange il y en a toujours qui profitent de toutes les situations, et si l'Hôpital public est malmené il faut aussi en rechercher les vrais raisons, car en définitive la politique engagée depuis des années vise à favoriser le secteur privé, les affairistes, les actionnaires, tous ceux qui ont les culs sur des chaises et qui n'en font pas lourd en fait !


Quant aux lits de chirurgie publics fermés ...alors que des lits de chirurgie privés s'ouvrent et que l'on démantèle certains services publics...c'est purement une honte mais tout autant le signe qu'il y a beaucoup de magouilles dans le monde politique étroitement lié à celui de la finance...et qu'il faudra poursuivre les responsables  un jour ou l'autre .

Dans "Le Point" qui sera diffusé demain nous  ne serons pas étonnés des informations qui apporteront de l'eau (encore un peu plus) au moulin de ceux qui veulent trouver en cette période des prétextes pour broyer encore un peu plus les services publics hospitaliers.


La lutte pour la défense des hôpitaux publics doit être de tous les instants!


On se demande à quoi servent les impôts que les citoyens et citoyennes payent, l'argent public semble vraiment être très mal géré, prenons pour exemple le Centre hospitalier sud francilien d'Evry qui doit payer des millions d'euros par an à une société privée (2) (c'est scandaleux !) sans faire d'amalgame : les PPP sont là encore le moyen de favoriser les groupes financiers...les spéculateurs...et, là la transparence doit s'imposer, il y en a assez de tous ces personnages qui participent à l'effondrement des services publics hospitaliers, pour leur seul profit, laissant derrière eux la misère et la détresse pour seul avenir pour bon nombre de français et française.

Le changement doit se faire dans le respect des droits à la santé pour tous, il faut donner de réels moyens au service public hospitalier, et surtout ne pas donner ce qui est rentable au privé et s'étonner ensuite que les hôpitaux publics ont du mal à avoir une gestion saine, ce sont des propos de toutes les manières incohérents, le service public hospitalier ne saurait être un tantinet lucratif , c'est un service public à part entière qui se doit d'être subventionné à la hauteur de ses besoins  tout le reste est bla bla...et supercheries.



1)  Les blocs opératoires privés... eux seraient mieux placés ?!... Il est vrai qu'avec les orientations de l'ARS d'Ile-de-france les blocs publics sont loin d'être avantagés et de là les services de chirurgie payent le prix de ces orientations qui sont des dérives profitant surtout aux groupes privés.

2) Au début de l'année la société Eiffage réclamait 175 millions d'euros suite aux travaux qu'elle avait fait ?  Citoyens, citoyennes de l'Essonne sortez vos euros, vous n'avez pas fini de payer !


(Copyright LVH)

samedi 9 juin 2012

Incident de protonthérapie à Nice : classé de niveau 2...

 Le centre Antoine Lacassagne situé à Nice a déclaré le 22 décembre 2011 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une erreur de fractionnement de la dose délivrée lors du traitement d’une pathologie oculaire d’un patient par protonthérapie (1).

Ce patient a reçu une dose de 13 grays lors de la première séance du traitement alors que le protocole thérapeutique planifié prévoyait la réalisation de quatre séances de 4,3 grays chacune...
Une seconde séance de 1 gray a été réalisée suite à la détection de l'erreur. Ainsi..." cet incident ne consiste donc pas en un dépassement de la dose totale prévue mais à une erreur dans le fractionnement de la dose délivrée, qui a entraîné une exposition aiguë du cristallin lors de la première séance"...

Pourtant un protocole est un protocole, une dose est une dose, et, le risque de cataracte radio-induite est bien reconnu pour les traitements de tumeurs oculaires par protonthérapie (dont le traitement des mélanomes malins de la choroïde), comme l'a confirmé l'Association pour la Protection contre les Rayonnements ionisants (APRI) dans son communiqué PRI 291-1208.

..."L'APRI s'inquiète aussi des incidents de plus en plus fréquents dans les centres de radiothérapie et demande que des contrôles stricts et réguliers soient réalisés dans tous les centres de radiothérapie"...

Dans son communiqué rendu public le 7 juin l'ASN reconnaît que  "l’exposition aiguë du cristallin lors de la première séance est susceptible d'accentuer la sévérité des conséquences potentielles de cet évènement"...
En plus clair même si le patient a reçu au total 14 grays sur les 17,2 grays, même si la dose globale n'a pas été dépassée... cet incident n'est pas sans conséquence!

L'ASN poursuit en précisant :..."L’analyse de cet incident a permis d’identifier des facteurs humains et organisationnels comme étant à l’origine de l’erreur de fractionnement.
Des mesures correctives portant notamment sur le renforcement des contrôles internes en relation avec le système d’information de l’établissement ont été définies par le service de radiothérapie. La mise en œuvre effective de ces actions correctives et leur robustesse dans le temps seront vérifiées lors d’une prochaine inspection de l’ASN."


Ceci écrit l’ASN a pris en compte que le centre Antoine Lacassagne avait immédiatement informé le patient de l’incident dans le meilleur délai possible.
 Le médecin traitant (ophtalmologiste) du patient a été associé à cette démarche d’information.L’ASN a demandé au Centre Antoine Lacassagne de suivre les résultats des examens afin d’assurer une continuité adéquate dans le suivi médical du patient.

Cet incident a été classé au niveau 2 de l'échelle ASN-SFRO (graduée pour rappel de 0 à 7).

Pour nous et nous le répéterons jamais assez c'est encore officiellement une "erreur humaine" attaquons-nous aux causes et non aux effets, il faut revoir les conditions d'exploitation des centres de radiothérapie qui traitent les patients à la queue leu leu... les personnels travaillent le plus souvent en flux tendu et c'est là une situation qui explique bien des incidents...au nom de la rentabilité et du profit bien souvent.


(1) La protonthérapie est une radiothérapie de haute précision utilisant comme son nom l'indique des faisceaux de protons et non des photons comme en "radiothérapie conventionnelle". Cette technique est utilisée pour détruire des tumeurs dans des organes sensibles (cerveau, colonne vertébrale etc).
Le Centre de protonthérapie d'Orsay a été le pionnier dans ce type de traitement en France.

mercredi 6 juin 2012

L'ARS d'Ile-de-france est invité à prendre des décisions plus sérieuses...

Michel Billout, Sénateur de Seine-et-Marne, a écrit le 4 avril à Claude Evin, Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France,  afin de lui demander de revoir sa stratégie à l’égard du centre médical de Forcilles. Cet établissement de santé privé à but non lucratif est spécialisé dans les soins pour les patients ayant des complications chirurgicales à la suite de cancers des voies digestives et ORL mais également dans la nutrition.

Le 25 mars dernier, le tribunal de Melun a annoncé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour ce centre qui doit faire face depuis plusieurs mois à des difficultés de trésorerie. Cette mesure juridique va permettre à cet établissement de maintenir son activité et donner à ce centre un nouvel élan, une nouvelle souplesse financière que malheureusement L’ARS d'Ile-de-france lui avait refusé.

Michel Billout a reçu une réponse de Claude Evin relevant d’un exercice purement comptable et avec un nombre d’erreurs attestant manifestement d’une méconnaissance de ce dossier.

Michel Billout est donc de nouveau intervenu auprès du directeur de l’ARS en l’invitant à examiner, avec sérieux cette fois-ci la situation de cet établissement, et en prenant notamment en compte les conclusions des rapports de la HAS et de l’IGAS et à revoir sa stratégie en conséquence.

Une nécessité d’autant plus impérative que le Plan Stratégique Régional de Santé (PSRS) arrêté par l’ARS, situe la Seine-et-Marne comme l’un des moins bien placés de la Région en termes de morbidité et de mortalité par cancer. La surmortalité y est même significative par rapport aux références nationales.

Le Centre de crise de la DGS a été inauguré ce jour

La Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Madame Marisol Touraine, a inauguré ce mardi 5 juin le Centre de Crise Sanitaire (CCS) de la Direction Générale de la Santé (DGS), dans le cadre d’un exercice de prévention de crise "Canicule" et Jeux Olympiques "JO 2012"...

Ce CCS a pour double objectif la prévention et la gestion des crises sanitaires.

En liaison avec les Agences régionales de santé (ARS), les centres opérationnels des autres ministères et institutions concernées, il anticipe les différentes hypothèses probables, coordonne la réponse sanitaire et assure la gestion des situations d’urgences sanitaires (épidémies, canicule, accidents, etc.).

Deux dispositifs particuliers de préparation et de veille ont été présentés à cette occasion. Concernant la canicule, comme chaque année, la veille saisonnière du plan national canicule (PNC) est déclenchée du 1er juin au 31 août.

Les conséquences sur le dispositif sanitaire sont notamment : une surveillance épidémiologique particulière des zones de concentration de population, le renforcement de l’organisation sanitaire en Nord-Pas de Calais (SAMU et SMUR, urgences, blocs opératoires, etc.), le renforcement de la veille sanitaire en lien avec l’InVS...

Pour "La Vie Hospitalière" dans la pratique les mesures prises par certaines ARS ne vont pas vers une prise en compte sérieuse des risques réels qui menacent les populations, l'égalité des chances est purement relative, ainsi pour des raisons purement comptables la centralisation des moyens hospitaliers apparaît de plus en plus comme une dérive politique. Ainsi on ferme des services hospitaliers publics (chirurgies notamment)sans même se préoccuper des réalités environnementales.

Les responsabilités dans le cas d'un accident grave seront-elles aussi prises en compte...?...

 Un exemple: la raffinerie de Grand Puits (près de Nangis) est autant dangereuse le jour que la nuit pour la population, pourtant le seul hôpital qui pourrait recevoir des blessés se trouve à des kilomètres !

lundi 4 juin 2012

L'AMUF soutient le mouvement de Grève des urgentistes du Centre hospitalier de Périgueux

L'Association des Médecins Urgentistes de France  soutient le mouvement de Grève engagé depuis le 28 mai 2012 par les médecins oxyologues de Périgueux (voir le site de l'AMUF pour plus d'informations).



Soutenons tous l'action de ces médecins qui refusent les orientations dictées par un logique comptable dénuée de toute considération envers les populations, les urgences doivent être 24 heures sur 24 opérationnelles, il est irresponsable de limiter les moyens des secours médicaux urgents car c'est un acte qui altére  les chances de survie des personnes qui nécessitent des interventions urgentes !

dimanche 3 juin 2012

Soutenez l'action des médecins urgentistes du Centre hospitalier de Périgueux

Les médecins urgentistes du centre hospitalier de Périgueux informent la population que, malgré leurs démarches et leurs protestations, le centre hospitalier a supprimé depuis le 2 mai la présence d’un médecin urgentiste de minuit à 8 heures.

Cette décision se base sur un motif purement économique sans tenir compte du danger pour les périgourdins.


Nous avons décidé de ne pas appliquer cette décision et de rester en poste.

Ne pouvant faire entendre nos protestations au sein du centre hospitalier, nous sommes obligés de porter l’affaire en public. Nous sommes donc désormais en grève depuis le 28 mai et nous restons toujours en poste.


Nous sommes obligés d’en faire appel à vous pour nous aider à défendre l’hôpital public.

En effet, alors que nombre de médecins généralistes de terrain n’assurent plus de permanence après minuit et notamment dans le secteur de la vallée de l’Isle, voire sur l’agglomération de Périgueux elle-même, les médecins urgentistes en poste sur l’hôpital passeraient de 5 à 4 pour assurer la régulation des appels au 15, les sorties SMUR, l’accueil des urgences, la prise en charge, la continuité des soins et la surveillance des patients présents dans les différentes unités du service des urgences.

Les sociétés professionnelles de médecine d’urgence préconisent pour des services à taux de fréquentation comparable, un total de 11 médecins le jour et de 8 médecins la nuit.

Malgré l’augmentation de la charge de travail, nous ne demandons pas d’augmentation du nombre de postes médicaux mais le maintien de l’effectif actuel.


Conscients de leurs devoirs envers les malades et la population, les médecins urgentistes resteront en poste malgré tout et assureront leurs missions comme avant. Il n’y aura donc pas de diminution des médecins présents mais des actions ponctuelles sont menées SANS nuire aux délais de prise en charge et à la qualité des soins.

Nous avons reçu le soutien d’élus du département conscients de l’enjeu de ces décisions administratives purement comptables, et justement préoccupés par le maillage de l’offre de soins sur le département.

Quel que soit votre âge, quel que soit votre état de santé actuel, vous êtes concernés pour vous-même, vos enfants, vos parents, vos amis !

Qui connaît la douleur de la colique néphrétique, qui connaît les risques de l’infarctus du myocarde, qui a besoin d’un traitement spécifique pour un accident vasculaire cérébral doit pouvoir être pris en charge et traité en tout point du département dans les délais impartis.

Votre soutien nous permettra de démontrer à nos tutelles votre attachement au maintien d’un service public de qualité.



Docteur  V. BARUSSAUD



Soutenez-nous.
 Signez la pétition en ligne.


 Les risques sont nombreux pour les populations de jour comme de nuit !

samedi 2 juin 2012

La Mutualité Française lance un nouveau site

Le 5 juin, dans le cadre d’une Journée spéciale experts santé, la Mutualité Française (1) lance officiellement à destination du grand public son nouveau site santé pratique.

Objectif de ce nouveau site: proposer une information fiable, de qualité et compréhensible en matière de santé, quelle que soit la spécialité, et dans le domaine médico-social, notamment la prise en charge de la perte d’autonomie.

A l'occasion de ce lancement des experts répondront en ligne à toutes les questions que peuvent se poser légitimement les mutualistes.
Ces experts proviennent de tous les domaines de la santé et du médico-social : médecins généralistes et spécialistes, assistantes sociales, juristes, diététiciennes, ils affichent une déclaration d’absence de conflit d’intérêts, et le site est dénué de tout espace publicitaire afin de garantir son indépendance à tous les niveaux.







1)La Mutualité Française regroupe 500 mutuelles.

samedi 26 mai 2012

Défendons le Centre hospitalier du Belvédère

Le Centre hospitalier du Belvédère  est un centre hospitalier public, situé à Mont Saint Aignan (Haute Normandie)  l’obstétrique est son activité principale. Il comporte également une pouponnière, un service de chirurgie gynécologique et une unité de néonatalogie de type kangourou.

Le Belvédère assure un accueil 24h/24 des urgences gynécologiques, c'est à dire 3.000 consultations par an, ce qui n'est pas rien.
Ces consultations,  ne sont pas payées au tarif « urgence » à l’hôpital. Ceci représente près de la moitié du déficit actuel de l'établissement.

Une association  s'est constituée afin de défendre cet hôpital. Sa première Assemblée générale  a été l'occasion pour les adhérents d'élire leur conseil d'administration, et leur bureau.
Les grandes lignes des actions à poursuivre pour conserver  une naissance à visage humain au Centre hospitalier du Belvédère ont été dressées noir sur blanc.

Blog de l'association de soutien
...le personnel du Centre Hospitalier du Belvédère vit des semaines difficiles...  extrait du Blog de  Sébastien Bailly  "Le Grand Rouen" (28 novembre 2011)

Présentation de l'Hôpital du Belvédère

mercredi 23 mai 2012

Marisol Touraine a inauguré "Hôpital Expo 2012 "


Ce 22 mai 2012 Madame Marisol Touraine a inauguré au Palais des expositions de la Porte de Versailles « Hôpital Expo 2012 » elle s’est adressée tout particulièrement au Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), au délégué général du Québec, aux membres du conseil d’administration, au délégué général de la FHF , on notera que la ministre reconnaît que pour les français : « …La santé fait partie de leur principale préoccupation. Ils ont conscience de l’extraordinaire qualité de notre système et ils en sont fiers. »…les français ont aussi conscience que ce sont biens des personnages politiques qui ont contribué au malaise actuel et à la dégradation de l’identité hospitalière au nom du profit, et pour des intérêts encore inavoués…

Dans ce discours on constate la politique insidieusement menée contre l’hôpital, qui se voit depuis que les orientations de l’OMC  visent d’autres profits notamment dans le cadre tout autant inavoué de la mise en concurrence (déloyale pour les services hospitaliers, qui est un service public par excellence et qui doit être considéré comme tel par les représentants politiques)…« C’est dans le temps et la durée que se construisent les politiques ambitieuses qui permettront de transformer notre système de santé. Inscrire la solution des problèmes du temps présent dans la construction d’un système de santé juste et performant, voilà le chemin que je vous propose d’emprunter ».

Il est évident qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut point ouïr, et des trois singes celui qui voit, peut parler mais de quoi…si le chemin à emprunter est le même que celui dicté par la loi HPST alors le service hospitalier public prend une impasse qui le mènera droit vers un précipice, les pollueurs de notre système de santé devront alors payer le prix fort.

Nous devrions rappeler toutes les manœuvres engagées qui visent de manière insidieuse à détruire progressivement le service hospitalier public, du moins pour toutes les activités pouvant être rentable.

Les fameux Partenariat Public Privé (PPP) doivent être supprimés car ils contrubuen à aggraver la dette, ces contrats  favorisent qu’un certain milieu…ils apparaissent de plus en plus comme suspectés d’être des manœuvres qui en définitive seront des gouffres financiers pour l’État ! 
L’État en transférant ses compétences doit payer l’intégralité des coûts des opérations…et des surcoûts…l’argent des citoyens et citoyennes part dans d’autres poches et  l’intérêt général est loin d'être le leitmotiv, et l’on vous dit qu’il faut chaque jour vous serrer, un peu plus,  la ceinture pour la cause…

Un exemple ? Il est simple et récent (pour ne parler que de lui…) ainsi le Centre hospitalier sud francilien (CHSF) d’Évry (dont le Président est Manuel Valls ) s’est vu réclamé par la société EIFFAGE un surcoût .LÉtat a versé 115 millions d’euros supplémentaires par rapport au devis d’origine…et ce n’est pas fini…
C’est un scandale pour ne pas écrire autre chose et ces PPP sont là des moyens pour certains de piller tout ce qui peut l’être au nom du fric, l’humanisme est bien loin dans ces opérations financières…ainsi le CHSF devait initialement verser un loyer de 29 millions d’euros (ce qui était déjà considérable) il en versera 40 millions … On vous parle d’accentuation de la dette mais l’on voit bien que certains se moquent du monde exploitent toutes les situations possibles et entraînent les services publics et le pays dans un avenir incertain…
L’heure des comptes devra pourtant bien se réaliser un jour…

Quand Madame Marisol Touraine dit que son second engagement  « …porte sur la réaffirmation du rôle central du service public hospitalier pour nos concitoyens, et plus largement pour l’équilibre de notre modèle économique et social »…on veut bien la croire mais il y a du chemin à faire car une chose est certaine la politique menée jusqu’alors a entraînées des dérives dont les conséquences seront très graves.

Notons aussi que se soigner est devenu un luxe pour beaucoup de citoyens et citoyennes et ceci est assez significatif sur la dégradation sociale de notre pays, le changement doit être impérativement radical…mais cette fois dans le bon sens, et en prenant un seul chemin : celui de l’intérêt général.




Ci-dessous l’intégralité du discours :

« Monsieur le Président, je veux vous remercier de votre invitation à ce salon, dont je sais qu’il est un évènement important pour le monde de la santé en France et au-delà de nos seules frontières. Le nombre de stands, la diversité des exposants comme l’ampleur des conférences et réunions de travail programmées, attestent du caractère exceptionnel de cette manifestation

Je veux saluer l’ensemble des participants à l’édition 2012 d’Hôpital Expo : les personnels médicaux, soignants, éducatifs et sociaux des établissements ; mais également les usagers, les équipes de direction, les fournisseurs de ces établissements, ainsi que les organisateurs de ce salon.

En parcourant le salon, j’ai pu revoir de nombreux visages familiers.

Ceux de mes collègues parlementaires et élus que je salue, avec qui nous avons travaillé ou échangé sur les sujets de financement et d’organisation de la santé.

Ceux également des professionnels que j’ai rencontrés ces dernières années, en particulier ces derniers mois, et au contact desquels j’ai pu recueillir les attentes de votre secteur autant que les propositions pour notre système de santé publique.

Monsieur le Président, j’ai bien entendu et écouté les messages que vous avez exprimés lors de votre intervention. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la plateforme que vous avez adressée en janvier à l’ensemble des candidats à la présidence. Et nous avons d’ailleurs déjà eu l’occasion d’échanger à ce sujet. Vous avez exprimé les préoccupations des établissements et porté celles des patients.

Ces préoccupations, je les partage car elles sont celles des Français. La santé fait partie de leur principale préoccupation. Ils ont conscience de l’extraordinaire qualité de notre système et ils en sont fiers. Ils éprouvent pour tous ceux qui sont engagés au quotidien pour le faire vivre, à la fois admiration et respect parce qu’ils savent que notre système de santé est au cœur de notre pacte social. Mais dans le même temps, ils sont inquiets. Inquiets de la pérennité de ce système. Inquiets des conditions d’accès aux soins. Inquiets aussi des conditions de travail qui sont les vôtres.

Dans un contexte de crise à la fois économique et sociale, l’exigence de l’excellence, de la solidarité et de la responsabilité demeure. J’apprécie l’esprit de responsabilité qui a inspiré vos propositions. Beaucoup de vos préoccupations sont d’ailleurs partagées par les responsables de l’hospitalisation privée et à but non lucratif, qui sont parties intégrantes du système de santé de notre pays.

Ma présence parmi vous aujourd’hui est un moment particulier. Nous abordons aujourd’hui une nouvelle étape qui s’annonce passionnante et dont la réussite dépendra pour beaucoup du climat de confiance que nous saurons instaurer ensemble. Je crois profondément au dialogue dans l’élaboration des politiques publiques, ainsi qu’à la place indispensable qui doit être faite aux corps intermédiaires dans notre République. C’est l’un des engagements clairement exprimé par le Président de la République. Il sera ma ligne de conduite dans l’exercice de mes responsabilités gouvernementales.

Dans ce cadre, la Fédération Hospitalière de France tient une place essentielle et je sais pouvoir compter sur la qualité, la régularité, mais aussi la sincérité de nos échanges, afin d’enrichir l’action que je mènerai. Vous êtes, par la diversité des métiers que vous représentez, une force de proposition précieuse. Je sais que nous partageons une passion commune, celle d’un service public de santé ouvert à son environnement, innovant, efficient et accessible à tous.

S’il est aujourd’hui prématuré, pour moi , de me livrer à une présentation détaillée de la politique de santé que je souhaite conduire, ne serait-ce que parce que le temps de la concertation n’est pas advenu, je veux néanmoins vous exposer les principaux engagements que je porterai au nom du gouvernement. Dans le domaine de la santé, comme dans d’autres, on ne peut pas se limiter à la gestion des crises. C’est dans le temps et la durée que se construisent les politiques ambitieuses qui permettront de transformer notre système de santé. Inscrire la solution des problèmes du temps présent dans la construction d’un système de santé juste et performant, voilà le chemin que je vous propose d’emprunter.

Je veux prendre 4 engagements devant vous.

Le premier engagement que je porte est celui de l’accès aux soins dont aucun de nos concitoyens ne doit être privé. C’est la pierre angulaire d’un système de santé juste.

La crise économique et sociale que traverse notre pays a des répercussions directes sur la santé des Français. A chacun de mes déplacements, les personnes que je rencontre expriment les mêmes craintes : les professionnels sont sous tension, les temps d’attente sont trop longs, les montants remboursés sont inconnus à l’avance. Ce sont les plus modestes de nos concitoyens, les familles monoparentales, les jeunes actifs, mais également les personnes âgées, qui renoncent à se soigner faute de moyens : reste à charge trop élevé, accès de plus en plus cher aux complémentaires, dépassements d’honoraires qui se développent à tel point qu’il devient impossible, dans certaines régions, de trouver des spécialistes appliquant des tarifs conventionnels.

Le Président de la République a pris l’engagement d’encadrer les dépassements d’honoraires devenus, dans certains cas, insupportables. C’est la raison pour laquelle, ce sera l’une des premières actions que je conduirai. Je souhaite qu’une négociation soit engagée rapidement entre l’ensemble des acteurs concernés. Elle ne pourra excéder quelques mois. A elle de déterminer les mécanismes qui peuvent être envisagés pour aboutir rapidement à des résultats concrets. L’objectif fixé est clair : la limitation, région par région, spécialité par spécialité, des dépassements d’honoraires. Les résultats de la négociation seront intégrés dès le PLFSS 2013. A défaut de résultat, le gouvernement prendra ses responsabilités.

L’objectif premier demeure que chaque Français puisse accéder à un médecin, mais l’enjeu d’un juste accès aux soins n’est pas uniquement financier. Il se pose également en termes de délais et d’organisation territoriale de l’offre de soins.

La question des soins urgents est prioritaire. Là encore, le président de la République a pris des engagements fermes. Personne ne devra se trouver à plus de trente minutes d’un service de soins permettant la prise en charge de l’urgence. Cette exigence appelle un maillage sanitaire adapté. C’est pourquoi les agences régionales de santé devront prévoir désormais cet objectif dans l’élaboration de leurs plans régionaux de santé. Je fais confiance aux acteurs de proximité pour mettre en place les dispositifs les mieux adaptés aux réalités du terrain. Je pense en particulier aux élus locaux dans le cadre d’une approche complémentaire d’accès aux soins et de développement des actions de prévention.

La lutte contre les déserts médicaux s’inscrira pleinement dans la logique d’un meilleur accès aux soins. Le principe que je fixe est simple : une garantie territoriale d’accès aux soins.

Vous l’aurez compris, seule une approche concertée et territorialisée de l’offre sanitaire et médico-sociale nous permettra d’avancer. Je crois à l’expérimentation dans le domaine de la santé, je crois aux projets locaux, y compris dans la politique de valorisation des territoires à commencer par les territoires ruraux, péri urbains et les zones urbaines en difficulté. D’ores et déjà, les schémas régionaux d’organisation sanitaire et les schémas d’organisation sociale et médico-sociale doivent conforter cette vision partagée d’une santé mieux coordonnée. Mais il faut aller plus loin. A ce titre les agences régionales de santé doivent aller à la rencontre des composantes de ce tissu sanitaire et social formé par les professionnels, les usagers et les élus. Elles ont une responsabilité majeure dans la mise en œuvre de la complémentarité entre tous les acteurs de soins, sans naturellement se substituer aux responsabilités propres des professionnels.

Mon second engagement porte sur la réaffirmation du rôle central du service public hospitalier pour nos concitoyens, et plus largement pour l’équilibre de notre modèle économique et social.

Ces valeurs fondamentales, l’égalité d’accès aux soins, la non-sélection des patients, une offre de qualité pour tous, ou encore la réponse à l’urgence doivent être fortement réaffirmées. A cet égard, je considère que les dépassements excessifs sont incompatibles avec les valeurs du service public. Ces valeurs intègrent aussi, bien évidemment, l’excellence de la recherche universitaire et de la formation.

Les valeurs d’équité et de solidarité, qui fondent l’hôpital public, ont été mises à mal ces dernières années par l’application uniforme de la contrainte financière. L’horizon que je fixe dans ce domaine n’est pas négociable : lorsqu’il s’agit de santé publique, la nécessaire prise en compte de la contrainte économique doit se faire dans un esprit de justice et une répartition équitable des moyens. Cette exigence d’équité concerne l’ensemble des composantes, qu’elles soient publiques ou privées, de l’offre hospitalière.

La décennie qui vient de s’écouler aura de nombreuses réformes se succéder. J’en ai combattu la plupart. Cette succession de réformes, souvent menées trop rapidement et mal comprises par l’ensemble des personnels de la communauté hospitalière, a globalement conduit à une dégradation de la situation. Des évolutions s’imposent et des aménagements sont nécessaires. Pour autant, la détermination avec laquelle ils devront être conduits ne doit être menée avec précipitation. L’hôpital a besoin de stabilité dans les choix, de cohérence dans les actions et de reconnaissance pour chacun des membres de la communauté hospitalière.

Je ne veux pas être exhaustive devant vous aujourd’hui en détaillant l’ensemble des mesures qui devront être prises pour redonner ses lettres de noblesse à notre service public hospitalier, dont le terme même devra être réintroduit dans la loi. Mais le préalable que je pose à toute discussion sur l’avenir de l’hôpital est la fin de la convergence tarifaire. Appliquer la même grille tarifaire aux secteurs publics et privés n’est pas pertinent car ils ont des missions et des patients différents. Il est donc nécessaire de tenir compte des spécificités de chaque secteur. Une adaptation de la T2A devra par ailleurs être engagée, afin de corriger les effets inflationnistes en termes d’activité, ou encore les orientations défaillantes des patients au sein du système de soins. C’est d’ailleurs le sens de la réflexion que vous avez initiée à la Fédération Hospitalière de France concernant la pertinence des actes. Je connais les difficultés que rencontrent aujourd’hui beaucoup d’établissements pour leur financement de trésorerie et d’investissements du fait de l’évolution des conditions d’accès aux crédits bancaires. Avec le ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, je serai particulièrement attentive à ce que soient préservés les intérêts fondamentaux de nos établissements et à ce qu’ils ne paient pas les conséquences d’un manque de respect des règles prudentielles.

Permettez-moi enfin de dire un mot sur la gouvernance de l’hôpital, qui a été modifiée en profondeur par la loi Hôpital- patients- Santé -Territoires de 2009. La loi HPST a suscité l’opposition des professionnels. Il faudra procéder à certains ajustements. J’ai pu noter dans mes diverses rencontres le besoin de participation renforcée des personnels médicaux et soignants dans la définition des orientations stratégiques de l’hôpital. Je pense en particulier à la place de la CME dans cette élaboration commune. C’est certainement la capacité de travail en commun entre le directeur et le président de la CME, qui est un facteur clef de succès. Il s’agit donc de permettre la plus grande implication des acteurs de la communauté hospitalière autour d’un projet partagé. Ce souhait vaut d’ailleurs aussi pour le champ des institutions sociales et médico-sociales.

Voilà les défis qui nous attendent si nous souhaitons revaloriser les missions de l’hôpital public et les valeurs qu’il porte. Ils sont d’autant plus importants que nous connaissons de fortes contraintes financières. Nous devrons rechercher nos marges de manœuvre en relevant le défi de la qualité et de l’efficience. Cela suppose un travail en complémentarité entre tous les acteurs.

Chacun voit bien que la qualité de la gestion est la condition indispensable pour que l’hôpital public puisse se développer de manière soutenable. Un hôpital en déficit, c’est un hôpital qui n’investit plus sur l’avenir et qui se condamne à terme à perdre ses professionnels et à ne plus pouvoir offrir aux patients un service de qualité. On ne pourra faire face à cette situation que si l’hôpital public se concentre sur son cœur d’excellence, la prise en charge médico-technique.

Mon troisième engagement porte sur le pacte de confiance que je souhaite établir avec l’ensemble des personnels du monde hospitalier dont je tiens tout particulièrement à saluer l’implication.

Nos établissements sont riches de la diversité et de la qualité des équipes professionnelles qui les font vivre. Les uns et les autres, médecins et paramédicaux, soignants, personnels socio-éducatifs, personnels techniques et administratifs sont porteurs d’aspirations fortes leur permettant de mieux promouvoir leurs fonctions et de valoriser leur outil de travail.

Je sais les conditions difficiles dans lesquelles vous travaillez. Je n’ignore rien du mal-être que rencontrent des dirigeants, des médecins, des soignants, toutes catégories de personnels d’ailleurs, qui ont le sentiment de ne plus être reconnus ou considérés pour ce qu’ils font et ce qu’ils sont. Vous travaillez constamment sous tension.

Le dialogue social doit retrouver la place qu’il n’aurait pas du perdre. Je m’engage donc à rencontrer prochainement les représentants des différentes organisations. Les discussions devront s’établir à la fois de manière bilatérale, mais aussi en réunissant, chaque fois que cela sera possible, les représentants de l’ensemble des personnels. A ce stade, je proposerai simplement quelques pistes concernant le projet social en direction des personnels de santé.

Ensuite, nous aurons à travailler sur les métiers et les qualifications de sorte que des perspectives nouvelles soient offertes à celles et ceux souhaitant évoluer sur le plan professionnel. Il doit être possible d’évoluer dans toute la chaîne des métiers, des fonctions médicales, bien sûr, jusqu’à celles d’encadrement. La promotion interne sera un puissant levier de mobilisation pour l’ensemble des acteurs du système de santé. Les discussions que nous entamerons permettront, par exemple, d’étendre notre réflexion jusqu’à la reconnaissance de nouveaux métiers au sein des fonctions existantes.

Je veux terminer en vous parlant de la jeunesse dont le Président de la république a fait la priorité de son quinquennat. Les secteurs sanitaire et social ouvrent des perspectives importantes en termes d’emploi. L’enjeu auquel nous faisons face est là aussi celui du renouvellement générationnel. Nous devrons apporter des réponses adaptées sur la qualification et les nouvelles compétences qui seront développées pour répondre aux besoins de la prochaine décennie.

Le dernier engagement que je veux réaffirmer aujourd’hui est de reconnaître la place du patient au sein de notre système de santé et d’améliorer les parcours de soins pour qu’ils soient mieux adaptés aux pathologies chroniques et aux conséquences du vieillissement de la population.

La santé est régulièrement classée parmi les principales préoccupations des Français. Les problématiques liées au vieillissement et à la perte d’autonomie ont fait irruption dans la vie quotidienne de millions de familles françaises. Mais les parcours de soins ont été construits autour des structures existantes et non pas en fonction des besoins identifiés des patients et de leur famille. Je souhaite mettre un terme à cette logique et replacer l’individu au cœur du système de soins.

Cela commence par la fin de l’opposition et du cloisonnement entre les soins ambulatoires et l’hôpital. Les responsabilités sont partagées et je ne pointe personne du doigt en particulier. En mettant au centre de nos dispositifs la nécessaire coordination entre les soins de premier recours et l’hôpital, nous éviterons les hospitalisations qui ne s’imposent pas, et nous assurerons une bonne prise en charge en dehors de l’hôpital. Il faut aussi assurer la diversification des prises en charge hospitalières à travers la chirurgie ambulatoire, l’hospitalisation de jour et l’hospitalisation à domicile. La permanence des soins, via les urgences, joue un rôle incontestable d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. Mais l’hôpital a vocation à être recentré sur ses missions fondamentales.

La prise en charge après une hospitalisation est également un enjeu décisif. Je serai particulièrement attentive au renforcement des coordinations entre les acteurs ambulatoires, hospitaliers et médico-sociaux.
De même, la télémédecine et les coopérations entre établissements doivent concourir à l’amélioration des parcours de soins. Vous l’aurez compris, mon objectif est de favoriser le parcours de soins à proximité de chez soi.

Replacer le patient au cœur du système de santé, c’est aussi rappeler l’importance de la démocratie sanitaire. Nous fêtons cette année le dixième anniversaire de la loi de 2002, qui a permis la consécration des droits individuels des patients-usagers. Depuis, la situation a stagné et les avancées ont été rares. Nous devrons donc redonner un élan au mouvement engagé il y a dix ans, tant en matière de droits individuels que collectifs.

Une attention particulière devra être portée à l’amélioration de l’information à laquelle chaque patient a droit en matière de qualité et de sécurité des soins, notamment sous l’égide de la HAS, de la CNAMTS et de l’ANAP. Il est essentiel que sur ces sujets chaque patient puisse bénéficier d’une information publique, complète et partagée.

Voilà, monsieur le Président de la Fédération Hospitalière de France, les premières orientations que je souhaitais présenter à l’occasion de cette rencontre, même dans le délai très court entre cette manifestation et l’installation de l’équipe gouvernementale. J’y tenais tout particulièrement car je sais que les établissements et les professionnels, dans la période difficile que nous connaissons, ont besoin de connaître le cap qui est fixé. Si nous voulons garantir l’accès aux soins et permettre à notre pays de tenir son rang dans le concert des nations pilotes pour leur savoir-faire dans le domaine de la santé, c’est à une évolution en profondeur qu’il faut nous atteler.

Je souhaite aussi, par ma présence parmi vous, exprimer ma reconnaissance aux professionnels du service public et dire la confiance que je leur porte. Avec eux, avec les usagers, avec les élus des territoires, nous surmonterons l’ensemble des défis qui nous attendent. Vous pouvez compter sur mon entière détermination pour y parvenir. Je sais pouvoir compter sur la vôtre pour m’accompagner dans cette noble tâche. »

lundi 21 mai 2012

Le Danemark à l'honneur à Hôpital Expo 2012

La Fédération Hospitalière de France (FHF) a souhaité profiter de la présidence danoise de l’Union européenne pour le premier semestre 2012 pour honorer le Danemark.



Les défis des systèmes de santé français et danois étant très proches, la FHF souhaite confronter les réponses apportées en France et au Danemark à ces enjeux. Plusieurs éléments clés du système de santé danois ont plus particulièrement attiré l’attention de la FHF : la sécurité du patient et l’engagement de l’hôpital dans la démocratie sanitaire ; l’utilisation des groupes homogènes dans le financement des hôpitaux ; la place des élus ; la coordination sanitaire et sociale ; le développement durable.


D’une façon plus générale "Hôpital Expo 2012"  sera là une occasion de manifester l’amitié unissant nos deux pays.






1) Du 22 au 25 mai 2012 au Parc des expositions de la Porte de Versailles

mardi 15 mai 2012

Infections nosocomiales: La Clinique des sports rejugée


Trois chirurgiens de la Clinique du Sport, condamnés en 2010 à de la prison pour avoir favorisé la propagation dans leur établissement parisien d'une redoutable mycobactérie par négligence des règles sanitaires, sont rejugés à partir de lundi par la cour d'appel de Paris.

Le procès doit durer jusqu'au 6 juin.

Les faits remontent à plus de 20 ans : de janvier 1988 à mai 1993, 58 personnes opérées à la Clinique du Sport avaient contracté la mycobactérie Xenopie qui provoque un mal proche de la tuberculose osseuse. Du fait de leurs symptômes atypiques, la plupart des malades avaient erré de consultations en consultations médicales, n'apprenant l'origine de leur mal qu'en 1997.

Ce scandale, touchant un établissement prisé du gratin des sportifs, avait levé un coin de voile sur les infections nosocomiales. L'affaire avait entraîné un renforcement des normes d'hygiène hospitalière.

La mycobactérie Xenopie, méconnue à l'époque, se trouvait dans le circuit d'eau de la clinique et avait été transmise aux patients via les instruments chirurgicaux. Pour certaines de ces opérations, une partie du matériel était stérilisée à froid. Le rinçage des instruments stérilisés à froid s'effectuait au moyen d'eau filtrée, mais non stérile.

Vingt-deux ans après les premières contaminations de patients, le 17 mars 2010, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné trois médecins de l'établissement, jugés coupables de tromperie et blessures involontaires pour avoir négligé les règles sanitaires élémentaires.

L'ancien directeur de la clinique, Pierre Sagnet, avait écopé de quatre ans de prison dont 30 mois avec sursis, le chirurgien Didier Bornert de deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et le rhumatologue Patrick Béraud de huit mois de prison avec sursis.

Le tribunal avait ajouté des amendes de 10.000 à 50.000 euros.

Selon le jugement, la responsabilité de l'ex-patron de la clinique allait plus loin : faute d'avoir suffisamment pris au sérieux un premier cas qui lui avait été signalé dès 1989, il avait été condamné pour avoir laissé des dizaines de patients dans l'ignorance du mal qui les rongeait.

Seuls les Dr Sagnet et Bornert avaient fait appel. Mais le Dr Béraud sera tout de même rejugé, des parties civiles ayant fait appel contre lui.


Communiqué AFP 13 mai 2012
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lundi 14 mai 2012

Mediator®: Après 18 mois de scandale un procès s'ouvre contre le laboratoire Servier

Le premier procès pénal contre les laboratoires Servier et leur patron (Jacques Servier), s'est engagé aujourd'hui  à Nanterre.

Le médicament est accusé d'avoir tué de 500 à 2.000 patients.
Plus de 350 personnes demandent réparation  devant le tribunal correctionnel... n'attendant pas l'instruction ouverte au pôle santé du parquet de Paris.

Les parties civiles ont engagée  une procédure rapide, par une citation directe pour "tromperie aggravée".
Les plaignants estiment avoir été trompés sur la composition du Mediator en ne les informant pas de "la nature anorexigène" de son principe actif, le Benfluorex, alors que ce dernier relâcherait dans l'organisme une substance toxique, la norfenfluramine.

Cette molécule proche de l'amphétamine provoque des hypertensions artérielles pulmonaires et multiplie par trois le risque de valvulopathies.


"Le Mediator®, largement détourné comme coupe-faim durant sa commercialisation de 1975 à 2009, est soupçonné d'avoir causé au moins 500 morts en 30 ans, voire 1.000 à 2.000 selon d'autres estimations. Cinq millions de personnes en ont consommé.

L'annonce de ces chiffres par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en novembre 2010 avait créé une onde de choc dans le système français du médicament. Elle avait conduit au vote en décembre 2010 d'une réforme renforçant le contrôle des produits de santé.

La défense de Servier estime que l'affaire est "hautement technique et scientifique". Jacques Servier et quatre ex-cadres de Servier et de Biopharma qui a commercialisé le Mediator encourent 4 ans de prison et une amende de 37.500 euros , Servier et Biopharma une amende de 150'000 euros ainsi qu'une interdiction d'exercer."




Notre suivi concernant l'affaire du Mediator®

Article du 5 janvier 2011

Article du 2 août 2011





samedi 5 mai 2012

Les personnels et usagers ensemble pour la défense du Centre hospitalier d'Albi

Petit à petit les mesures font que l'Hôpital d'Albi  perd de son indépendance, son caractactère d'établissement public est de plus en plus  dégradé par l'intrusion de services privés, ainsi après une restauration privée, il est prévu de donner l'entretien des chambres à une société privée, qui commencerai dès le matin à 5 heures...?
Ce sont des emplois d'Agent des services hospitaliers qui sont directement menacés au nom du profit, et sans aucune considération de la gêne accasionnée pour les patients en commençant très tôt le matin.

La Charte du malade n'est pas respectée, et les droits des patients sont bafoués.
Quant à la société qui sera chargée de l'entretien il serait important de connaître les conditions de travail des employés, et leur formation minimale.

C'est du n'importe quoi du moment que l'on peut faire des économies sur les budgets on n'hésite pas à prendre des mesures qui vont à l'encontre des droits des patients, et surtout les Agents hospitaliers qui font leur travail au sein d'une équipe tout le long de la journée seront amenés à être remerciés...
Non seulement la baisse de la qualité est évidente mais encore des charges supplémentaires seront à effectuer  dès lors qu'il manquera  des agents hôteliers...?

Ce type de fonctionnement si il permet d'optimiser au maximum , à un revers de médaille, et  il conviendra de  s'assurer que  le personnel  privé qui pourrait travailler dans l'Hôpital ne soit pas à l'image des personnels d'entretien de certaines sociétés qui ne respectent aucunement le droit du travail et utilisent du personnel sans aucune qualification, et corvéable à merci bien évidemment, quant aux salaires donnés par l'employeur il y a là encore beaucoup de remarques à faire.


Ces personnels passent de l'entretien des wagons, à l'entretien des bureaux et aujourd'hui les portes des chambres des patients leur sont grandes ouvertes...ce n'est pas très correct pour l'image de marque de cet établissement de santé public, même si le directeur de l'hôpital essaye de trouver des arguments justifiant de telles mesures (ainsi si il y a un taux d'absentéisme élevé, ce n'est pas ainsi qu'il baissera car toutes orientations font que les équipes soignantes se fatiguent compte tenu des oientations qui ne prennent pas en considération réellement la charge de travail et la nécessité d'être près des patients selon ses besoins, et ceux-ci ne sauraient être programmés, l'humanité à l'hôpital en prend encore un sérieux coup.

Les personnels ont manifesté le 3 mai pour dénoncer bien des problèmes dont le transfert de 30 lits de long séjour vers Gaillac (motif invoqué: renforcer l'hôpital public... en fait on s'aperçoit que ce sont  les mêmes méthodes et prétextes qui sont utilisées, et en définitive des sociétés privées arrivent à s'installer progressivement, ce n'est pas renforcer l'hôpital public que de fermer 30 lits à Albi et faire faire le ménage par une société privée (1) à notre connaissance.
Que deviendront les agents hospitaliers ? C'est encore là un bel exemple du manque de considération des personnels hospitaliers dans leur ensemble.


Article en cours


1) Dont il serait intéressant de connaître le bilan, les objectifs etc
L'inspection du travail devrait s'assurer que les personnels ne sont pas des personnes sans aucune convention  etc etc

vendredi 4 mai 2012

"Hôpital Expo" du 22 au 25 mai à Paris

Hôpital Expo 2012 abordera comme en 2010 les thématiques suivantes:

- Plateaux techniques et technologies médicales
- Confort de vie
- Logistique
- Administration, gestion, services

Hôpital Expo représente aussi 700 exposants et plus de 25 000 visiteurs.


La Fédération Hospitalière de France (FHF) proposera pour cette nouvelle édition un programme de conférences adapté aux enjeux et défis qui sont ceux du domaine hospitalier.


"Les thématiques choisies illustrent ces principaux enjeux avec pour chacune d’entre elles, l’ambition de présenter un état des lieux de la problématique, d’apporter l’ « état de l’art » des connaissances disponibles, mais aussi de distinguer les réponses et solutions trouvées sur le terrain, afin de susciter de véritables échanges au sein de la communauté des professionnels de santé.

Un évènement qui conjugue des formations de haut niveau, conférences didactiques mais aussi réflexions sur des préoccupations hopitalières concrètes." 



 Quel projet politique pour le système de santé et l’hôpital public ?

Déserts médicaux, vieillissement de la population, démocratie sanitaire, innovation, système d’information, financement de la protection sociale… les nombreux défis et interrogations auxquels notre système de santé est confronté, appellent des réponses politiques fortes. Au lendemain des élections présidentielles et à quelques jours des élections législatives, la FHF a souhaité convier les responsables politiques de premier rang. Ces derniers pourront débattre et confronter leurs réflexions et leurs propositions sur le système de santé en général et les systèmes hospitalier et médico-social en particulier.
 Les professionnels de santé pourront à cette occasion exprimer leurs attentes et leurs propositions.

Modérateur : Stéphane Le Masson, Journaliste


- Conférence introductive : Une histoire de l’avenir du système de santé

Une vision prospective de l’évolution de notre système de santé et de l’hôpital

Jacques Attali, écrivain, économiste et Président de PlaNet Finance


- La vision et les engagements des responsables politiques

Les responsables politiques réagiront aux propositions de la plateforme de la FHF et interviendront notamment sur les thèmes suivants :
- Quels engagements pour lutter contre les inégalités d'accès aux soins ?
- Quels engagements pour faire évoluer le mode de financement de l'hôpital public ?
- Quels engagements pour favoriser le développement d'un système d'information en santé au service
des patients et des filières ?
- Quel projet social proposé aux professionnels de santé et quels moyens pour renforcer l'attractivité
de l'hôpital public ?
- Quelle régulation pour le système de santé ? Les responsables politiques sont-ils prêts à faire le
pari de la confiance aux acteurs ? Quelles évolutions des ARS, deux ans après leur mise en place ?


Lien pour télécharger le programme


jeudi 3 mai 2012

5 ème Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones...

Du 20 au 24 mai 2012, à Genève,  plus de 1500 infirmières  de plus de 25 pays francophones se rencontreront pour partager leurs savoirs infirmiers et contribuer au développement de la santé ainsi qu’à la qualité des soins offerts aux populations.

Le thème est "Des pratiques cliniques novatrices - Optimiser les compétences professionnelles."


"La promotion de l’innovation dans le milieu infirmier pour répondre aux besoins et priorités de la santé partout dans le monde : un thème d’actualité du XXIe siècle, l’infirmière étant le premier agent de sensibilisation et d’éducation des patients.

L’infirmière est en première ligne des soins de santé, sur le terrain, aux quatre coins du monde. Elle est la clé de la gestion des symptômes et des épisodes de soins. Elle se préoccupe aussi de l’accès aux soins, aux médicaments et vaccins pour ses patients, où qu’ils soient. Et elle a à cœur l’adaptation des réponses thérapeutiques et leur efficacité."


C’est le 5 ème congrès organisé par le Secrétariat International des Infirmières et Infirmiers de l’Espace Francophone ( SIDIIEF)  créé il y a  une dizaine d'année.

Ce sera aussi un  symposium réunissant les représentants internationaux du milieu infirmier.
La France est représentée par Madame Catherine Buzy (infirmière puéricultrice) trésorière de l'Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes (ANPDE).



Souhaitons que les infirmières et infirmiers francophones aux statuts publics ne soient pas plus ou moins noyés dans le flot de ce congrès international...dont les jours  sont très proches d' Hôpital Expo 2012...


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mercredi 2 mai 2012

Le muguet était un brin oublié...

Il faisait beau, et il fallait profiter de cette "Fête du Travail" comme il se devait, c'est pas tous les jours que l'on peut tous ensemble manifester...tous ensemble...vrais et faux travailleurs...vrais et faux...

Ce jour a pris bien des couleurs politiques, en France particulièrement, il fallait être sous le bon drapeau car certains ont été agressés (1), quelle idée aussi d'aller se faire compter fleurette là où le muguet n'est pas le bienvenu et encore moins la rose...


Les hospitaliers ont manifesté calmement pour ce premier  mai... haut en couleurs... mais qui sentait dans certains endroits  fortement l'odeur de la poudre...

Gageons que certains prendront définitivement la poudre d'escampette car il y en a assez de toutes ces marionnettes (qui devront payer les pots cassés)... l'argent du contribuable ne doit pas servir les intérêts outranciers du grand capital. 
Le service public est malmené, les usagers sont spoliés, toutes les orientations engagées ne sont que des tromperies à la hauteur de ces opportunistes qui profitent de la situation.

Que la justice soit; en ce premier jour de mai il faut s'engager plus encore à poursuivre ceux qui ruinent nos vies, détruisent tout avenir, annihile toute espérance ... car c'est ainsi qu'un pays se meurt et nous ne pouvons l'accepter !

Les services publics subissent des contraintes qui ne peuvent pas durer sans altérer leurs missions. 

Si les citoyens et citoyennes payent des impôts ce n'est pas pour payer les intérêts d'emprunts plus ou moins toxiques!

Faisons payer les responsables ! 
Ils savent eux où va l'argent !...

N'allons pas très loin : Monsieur Copé président d'un "parti populaire" est aussi le président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Meaux...que fait-il pour son établissement de santé? 

Cet établissement de santé supporte un emprunt (Dexia) toxique dont les conséquences imposent des restrictions, des restrictions; toujours des restrictions...pendant ce temps là d'autres se gonflent la panse à en crever...situation hideuse...mais où va donc l'argent ?...Monsieur Copé  se contente de faire silence autour de cet emprunt sans chercher pour autant à enrayer le processus...c'est dire qu'il convient aux orientations engagées...qui font que le centre hospitalier de Meaux se retrouve avec un déficit budgétaire qui favorise les orientations gouvernementales contre le service public hospitalier...
Depuis la "déroute financière des U.S.A." avec l'affaire des subprimes qui a démontré notamment que les intérêts financiers passaient avant l'intérêt humain...on va droit dans le mur dans le cadre d'orientations haddoc
La justice,  il en faut; dans ce monde où les couards agissent tant qu'ils le peuvent pour leurs seuls intérêts, sans aucun respect des fondements même qui ont fait que la France est la France; que notre pays doit être un exemple pour tous ceux qui veulent VIVRE et non tenter de vivre avec de maigres ressources alors que certains s'en mettent plein les poches autant qu'ils peuvent, si c'est ça la France, alors il faut dresser des piloris ...

L'Hôpital public a des missions qui ne sauraient être remises en cause par des prétextes; des manipulations grotesques; une politique du fait accompli.et des n'importe quoi, pendant ce temps des structures privées se contruisent un peu partout avec des fonds providentiels, des "aides pour la cause"...les actionnaires ont les retombées attendues démontrant la rentabilité de telles entreprises et... tout autant de manière probante les objectifs de la mondialisation axés sur les profits; et uniquement les profits sans même se préoccuper des conséquences pour les peuples et l'avenir des générations futures.

Remplacer progressivement les structures publiques hospitalière "non rentables" par des structures privées rentables, comprenne qui peut, car comme nous l'avions déjà écrit dans des tracts on s'interroge sur les raisons qui font que ce qui n'est pas rentable dans le public,  l'est dans le privé...?...simple constatation, car pour en arriver là il faut faire des économies obligatoirement sur les personnels et de fait sur la qualité des soins (nous avons déjà dénoncé des réalités, des abus qui imposent nécessairement des actions en justice pour les familles qui payent pour des services qui ne sont pas à la hauteur des attentes, des besoins des patients... ).

Alors; pour conclure,  défiler pour le premier mai implique que l'on respecte les travailleurs...et c'est loin d'être le cas dans la réalité,  la fourberie il est vrai est d'usage chez les marionnettes qui deviennent de plus en plus lourdes et dont les fils sont de plus en plus tendus.



1) Une journaliste de MEDIAPART a déposée une plainte suite à des "violences légères"...