"La Vie Hospitalière"

lundi 16 septembre 2013

Lettre ouverte de la Maternité des Lilas à la ministre de la Santé



Lettre ouverte à Madame la Ministre des affaires sociales et de la santé Marisole Tourraine

 Madame la Ministre,

La décision, le 3 juin 2013, d’arrêter définitivement le processus de reconstruction de la Maternité des Lilas aux Lilas pourtant validé en septembre 2012 a été pour le personnel et les usagers « le coup de théâtre » de trop.

Cette décision était accompagnée d’une solution alternative annoncée pour le 30 juillet 2013 : la délocalisation de la Maternité des Lilas sur le Centre Hospitalier Intercommunal (CHI) de Montreuil.

 

Le 26 juin dernier, suite à la mobilisation du collectif de soutien, votre cabinet annonçait le report de décision d’arrêt définitif du projet de reconstruction au 15 septembre 2013 sous conditions : démontrer l’impossibilité d’implanter le projet médical de la Maternité des Lilas dans les locaux du CHI de Montreuil.

Ainsi, le contexte actuel nous pousse aujourd’hui, date symbolique, nous, vos concitoyens et membres du collectif de soutien de la Maternité des Lilas, à vous adresser cette lettre, d’une part pour vous rappeler l’historique du projet de reconstruction mais aussi vous informer que le projet médical de la Maternité des Lilas ne pourra pas être respecté dans cette solution alternative qu’est la délocalisation de la maternité dans les locaux du CHI de Montreuil.

 

A ce titre, le collectif regrette, Madame la Ministre, que vous ne sembliez pas disposer de la réalité de ces sept dernières années du projet de développement de la Maternité des Lilas, de son projet de reconstruction et de ses désillusions.

Ce parcours éprouvant a été ponctué de difficultés, d’errances et de décisions politiques contradictoires, auxquelles nous avons dû et devons toujours faire face.

 

Ainsi, courant 2007, l’ensemble des autorités reconnaissent la vétusté des locaux et leur inadéquation quant à l’activité réalisée au regard des normes sur la périnatalité. Ces derniers datent en effet de 1964. Tous s’accordent sur l’impossibilité d’extension sur le site actuel, soit l’impossibilité d’augmenter l’activité plafonnée à 1700 naissances et, à terme, de perdurer financièrement en raison des effets de la Tarification à l’Activité (T2a). L’Association Naissance s’est alors engagée dans un projet de reconstruction du bâtiment afin d’offrir aux patientes, à leurs familles et aux personnels des conditions de travail et d’accueil décentes, tout en préservant le projet médical de l’établissement qui fait sa réputation.

Après deux années de tractations, de débats, d’échanges et de discussions avec les autorités compétentes, TOUTES valident le projet initial de reconstruction de la maternité qui obtiendra en décembre 2009 l’agrément de Madame BACHELOT-NARQUIN, alors Ministre de la Santé, dans le cadre du plan Hôpital 2012.

 

Dès lors, conformément aux autorisations acquises et au contrat Hôpital 2012 signé entre l’établissement et l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARH), le process de reconstruction s’engage. Des études de faisabilité, préliminaires puis architecturales sont réalisées et le permis de construire est déposé en décembre 2010 pour être acquis en juin 2011. Parallèlement, grâce au soutien de la Municipalité des Lilas, le nouveau terrain est en phase d’acquisition et la promesse de vente signée. 1,5 M€ seront déjà alors investi pour ce projet…

 

En juillet 2011, tout était prêt – les autorisations administratives, le permis de construire, le contrat de promotion immobilière, le nouveau terrain démoli et arasé, les prêts bancaires et les garanties d’emprunts obtenues, les subventions de la région, les subventions d’investissements du plan Hôpital 2012 – et les travaux pouvaient dès lors commencer pour une ouverture du nouveau bâtiment annoncée courant 2013.

 

Mais voilà que dans le même temps, le projet est suspendu par l’Agence Régionale de Santé (ARS).

 

Le motif n’est pas clair. Alors que toutes les autorités compétentes ont validé ce projet fin 2009 après deux années de discussions, l’ARS conditionne soudainement la reconstruction à « son adossement physique » à une autre structure hospitalière, adossement qui ne se justifie pas pour une maternité de type 1 en Ile de France.

Cette demande si soudaine est à corréler avec le changement complet des interlocuteurs de l’établissement en avril 2010 avec la mise en place des ARS (en remplacement des ARH) suite à la promulgation de la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST).

Est-ce donc cela ? On change d’interlocuteurs et un projet qui a reçu l’aval de toutes les instances compétentes et autorités administratives est remis en cause. Pour mémoire, le projet de reconstruction de la Maternité des Lilas – première maternité entièrement Haute Qualité Environnementale (HQE) – était le seul projet d’un établissement privé non lucratif Participant au Service Public Hospitalier à être retenu parmi tous les projets présentés en Ile de France dans le cadre de la première tranche du plan Hôpital 2012.

 

Après plusieurs mois de mobilisation des élus, du personnel, des usagers, de personnalités publiques et d’anonymes, l’ARS revient sur ses conditions et accepte l’idée d’un adossement médical (ce qui est déjà le cas depuis 50 ans) et d’un adossement institutionnel avec un autre établissement hospitalier. Cette idée sera confortée en décembre 2011 par les conclusions de l’audit diligenté par le Directeur Général de l’ARS.

Dès lors, par un courrier du 27 janvier 2012, l’ARS confirme la reconstruction initialement prévue dès la signature d’une convention cadre d’un adossement institutionnel, l’adossement médical étant déjà formalisé avec le CH Robert DEBRE.

 

Parallèlement, la reconduction tacite des autorisations d’activité de l’établissement lui ayant été refusé en juillet 2011 par l’ARS, un dossier de demande de renouvellement d’autorisation, intégrant la reconstruction, sera déposé et validé par la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA) le 26 janvier 2012 puis notifiée par l’ARS le 24 février 2012. Ladite commission s’étonnera elle-même en séance plénière du retard conséquent pris pour la reconstruction alors que la Commission Exécutive (COMEX) de l’ARH avait validé le dossier depuis 2009…

 

Le 20 septembre 2012, au lendemain de la signature de la convention d’adossement institutionnel de la Maternité des lilas avec le Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon (GHDCSS), l’ARS annonçait à grands renforts médiatiques (AFP, APM) la reconstruction de la Maternité et le déblocage de 6 M€ dans ce cadre.

Il n’en sera pourtant rien. L’établissement ne percevra pas un centime supplémentaire à la dotation initiale, les 6 M€ étant actés et contractualisés dans le cadre du plan Hôpital 2012 depuis 2009.

 

Enfin, dans sa lettre du 3 juin 2013, l’ARS annonce l’arrêt définitif du projet de reconstruction et propose une solution alternative avant fin juillet : le projet de Montreuil se dessine…

 

La raison : « un déficit structurel de 2 M€ découvert par l’ARS ». Tout ceci est inexact.

 

Ce déficit n’est pas structurel mais bien conjoncturel du fait des mesures imposées à l’établissement par l’ARS en 2011. Il deviendra structurel si la maternité n’est pas rapidement reconstruite.

En effet, si le déficit de 2 M€ existe bien en 2012, il n’existait pas les exercices précédents. Au contraire, l’établissement était revenu à l’équilibre dès 2008 et faisait figure de bon élève.

Ce déficit résulte pour les trois quarts de mesures nouvelles imposées par l’ARS et dont l’impact s’est révélé sur 2012. Aucune de ces mesures nouvelles, et plus particulièrement la problématique des praticiens à diplômes étrangers, n’a été financée par l’ARS bien que ces problématiques préexistaient à 2011 et que toutes les autorités, parfaitement informées, autorisaient ces pratiques qui elles-mêmes ont cours et sont réglementées dans tous les Etablissements Publics de Santé (EPS).

Qui plus est, cette problématique devait être régularisée avec le nouveau bâtiment et autofinancée par l’augmentation d’activité générée, ce qui reste impossible dans le bâtiment actuel. Pourtant, contrairement à l’ARH en son temps, la nouvelle ARS n’a pas souhaité intégrer cette donnée au dossier et a imposé ces mesures à l’établissement sans aucune concertation ni solution intermédiaire à court terme.

 

L’ARS ne découvre pas ce déficit.

Le 8 juillet puis le 16 décembre 2011, la direction avait fait part à l’ARS de ses craintes de risque de cessation de paiement en raison des mesures nouvelles imposées.

En mai 2012, l’ARS était informée du recours par l’établissement au rallongement de ses délais de paiement à l’URSSAF ainsi que la mise en place d’une ligne de crédit auprès de ses banques pour faire face à ses échéances, notamment ces mesures nouvelles.

Enfin, l’ARS prenait ses engagements quant au déficit de l’exercice en cours dans sa lettre du 14 septembre 2012.

 

Madame la Ministre, lorsque Monsieur HOLLANDE nous a fait l’honneur de sa présence le 8 mars 2012, journée internationale des droits des femmes, et vous-même avec Madame la Ministre Chargée du Droit des Femmes le 17 janvier 2013 lors de l’anniversaire de la loi VEIL, l’ARS était parfaitement informée de la situation financière de la Maternité des Lilas.

 

Finalement, dernier coup de théâtre, après la présentation ce 20 août de l’ébauche de ce projet alternatif et face à notre désaccord, l’ARS sollicite ce 10 septembre 2013, le Professeur FRYDMAN pour étudier « en toute indépendance » l’hypothèse d’un déménagement de la maternité à Montreuil. Ses conclusions sont attendues pour le 15 octobre.

 

Nous n’avons qu’un mot Madame la Ministre pour exprimer notre désapprobation : la consternation.

Nous revenons à nouveau à ce fameux adossement physique : il faut sauver « le soldat Montreuil ».

 

Par ailleurs, en missionnant un nouvel expert, jugez vous les équipes médicales de la maternité insuffisamment compétentes et qualifiées pour évaluer la faisabilité de leur propre projet médical ? N’est-ce pas davantage les décrédibiliser ? Vos équipes administratives, médicales, et différents audits menés ces dernières années, qui ont tous reconnu le bien fondé du projet initial, sont-ils donc soudainement devenu inaptes à juger ? Peut-être verrons-nous des audits se succéder jusqu’à la fin des élections municipales ?

 

Les patientes, les couples, le personnel, ne peuvent plus attendre. Cela va bientôt faire sept années d’attente, d’espoir et de désespérance.

 

Aussi, nous ne rentrerons pas dans les détails et incohérences du projet alternatif dit « Montreuil » qui ne permet pas la pleine et entière réalisation du projet médical de la Maternité des Lilas.

 

Nous souhaitons toutefois vous interpeler sur les points suivants :

ü  Comment conserver l’autonomie et l’identité même de la Maternité des Lilas et son projet médical sans une unicité de lieu, noyée dans les flux du CHI de Montreuil, et de surcroit avec une maternité de niveau 3 ? Quel est l’intérêt en santé publique de créer et conserver sur un même site deux entités juridiques distinctes qui pratiquent la même activité de base ?

ü  Pourquoi les équipes de Montreuil, concernées au premier chef, ne participent-elles à aucune des réunions de concertation avec la Maternité des Lilas ? Qu’adviendra-t-il dans une telle configuration des difficultés relationnelles entre deux équipes qui ont une histoire et une culture totalement différentes et en souffrance depuis de très nombreuses années pour des raisons différentes ?

ü  Comment peut-on concéder à la Maternité des Lilas des locaux désaffectés que les équipes de la maternité du CHI de Montreuil ont, à juste titre, quitté pour s’installer dans un bâtiment neuf à grand frais et de surcroit financé par l’ARS ?

ü  Comment ce projet n’aboutira-t-il pas à une mise en concurrence inéluctable et déloyale ?

ü  Qu’adviendra-t-il de la Maternité des Lilas et de son projet médical puisque le GHDCSS envisage de se retirer de la structure juridique si le projet initial n’est pas respecté, objet même de la convention cadre d’adossement ?

ü  Comment faire évoluer et développer le projet médical de la Maternité des Lilas avec un espace aussi contraint ?

ü  Comment peut-on avec un projet si approximatif favoriser et encourager l’allaitement alors que la pression de la T2a obligera dans ce cadre une baisse drastique des durées de séjours pour augmenter le seul « rendement » des lits au détriment de notre projet médical et au final des couples ?

ü  Comment peut-on avec un projet si approximatif envisager une viabilité financière (loyers, mises à disposition de personnels, fonctions transversales,…) si ce n’est augmenter l’activité et donc le turn-over, et par conséquent ne pas respecter le projet médical ?

ü  Comment des professionnels compétents et reconnus, promoteurs de ce projet alternatif, peuvent-ils ignorer à tel point le fonctionnement sur le terrain et l’organisation basique d’un établissement sanitaire, notamment en termes de flux hospitaliers ?

ü  Que deviennent les personnels non médicaux de la Maternité des Lilas avec la mutualisation des moyens et des fonctions transversales avec le CHI de Montreuil ?

ü  Etc.

 

Bien évidemment, le projet médical de la Maternité des Lilas ne pourra être maintenu en l’état dans ce contexte. Trop de questions demeurent pour que ce projet puisse obtenir l’aval et l’assentiment des équipes médicales de la Maternité des Lilas et du Collectif.

L’ARS n’a d’autre but, dans sa logique financière, que de transférer l’activité de la Maternité des Lilas afin de pouvoir rentabiliser le CHI de Montreuil.

 

En effet, le projet médical de la Maternité des Lilas répond à la demande de très nombreux citoyens soucieux de se réapproprier cet acte qu’est l’accueil de la naissance d’un enfant. Il s’appuie sur une prise de conscience personnelle et aigüe de la liberté d’être, d’avoir ou de ne pas avoir un enfant.

Il propose la prise en charge globale de la naissance, de l’orthogénie et de la gynécologie pour le mieux-être de la femme, de la mère, du couple, et de l’enfant à naître dans un environnement adapté.

Il crée des conditions d’accueil nécessaires à ces fondamentaux : dédramatiser, déculpabiliser et permettre aux femmes de développer leur capacité à décider pour elles-mêmes, à enfanter et à découvrir la puissance qu’elles portent en elles. Ce sont des prérequis essentiels pour toutes ces femmes pour qui la médicalisation n’est pas nécessaire pour la naissance.

 

Il est important, Madame la Ministre, de retenir qu’une maternité de type 1 NE NECESSITE pas d’adossement physique à une structure hospitalière compte tenu de l’orientation des patientes à priori et de l’organisation des transferts in utéro devant toute pathologie ne relevant pas d’un type 1.

La Maternité des Lilas le démontre depuis déjà 50 ans.

 

Aussi, le projet médical de la Maternité des Lilas réduit à une portion congrue l’envahissement technique, pour proposer un accompagnement qui permet à chaque femme de démarrer sa construction personnelle en tant que mère et de s’autonomiser. S’appropriant sa propre histoire, elle devient « sujet » et non pas « objet ». C’est sans conteste un tremplin vers l’épanouissement de la parentalité et celle du couple.

Le projet médical de la Maternité des Lilas est l’alternative entre la maison de naissance – structures pour lesquelles le Sénat vient d’autoriser l’expérimentation – et la structure hospitalière. La Maternité des Lilas est donc une réponse peu médicalisée, concrète et sûre aux demandes des femmes et des couples dans un département sinistré en périnatalité. Mais cette réponse ne peut être viable qu’en autonomie totale avec un bâtiment dédié et imaginé pour ce même projet médical.

 

Cette philosophie ne peut souffrir de la réduction structurelle et géographique proposée au sein du CHI de Montreuil si ce n’est acter sa disparition du paysage médical déjà défavorisé de la Seine Saint Denis et plus particulièrement du territoire de santé 93-1, pour lequel nous vous rappelons que le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire (SROS) de troisième génération prévoit une maternité de type 3 et deux maternité de type 1.

 

Le projet médical de la Maternité des Lilas peut, grâce au projet de reconstruction initial, se développer sur d’autres champs tout aussi importants que la périnatalité et l’orthogénie. La chirurgie gynécologique y est développée. Un service de gynécologie est créé et donnerait enfin la possibilité d’accueillir et prendre en charge les femmes séropositives tant pour la grossesse que pour le suivi gynécologique. Un accueil spécifique est aussi mis en place au sein de la nouvelle Maternité des Lilas pour les adolescentes séropositives grâce à une consultation structurée et organisée en lien avec la maternité de Port Royal où un de nos médecins les prend en charge depuis vingt ans. Nous souhaitons aussi développer une école pour la transmission de ce savoir peu commun.

 

En sacrifiant la pérennité de notre établissement, quel message adressez-vous à ces femmes et ces couples qui nous ont fait confiance depuis cinquante ans et qui continue à travers les générations à solliciter notre savoir faire ? Que faites-vous d’eux ?

Il ne s’agit pas de coûts supplémentaires. Il s’agit de structurer l’offre de soins en qualité médicale, non par rationalisation irraisonnée mais avec une vraie volonté politique de santé publique, la nôtre, la vôtre.

Comment imaginer que le projet médical de la Maternité des Lilas reconnu par nos pairs depuis bientôt 50 ans, ainsi démembré, demeure le fleuron de l’accouchement physiologique et reste un projet autant exemplaire que pilote pour les autres établissements ?

 

Le projet de reconstruction initial permet tout cela mais les conditions ne semblent plus réunies dans votre nouvelle proposition. Nous pensons que la maternité des Lilas mérite sa réalisation pleine et entière comme initialement validé.

 

Aussi aujourd’hui nous affirmons et refusons la remise en cause du projet initial du fait de la seule gestion délétère de ce dossier par les autorités.

 

Ne nous voilons pas la face Madame la Ministre. Nous savons TOUS, malgré les dires et effets d’annonces, que le déménagement au sein des locaux désaffectés du CHI de Montreuil signe à très court terme l’enterrement de la Maternité des Lilas et son projet médical.

 

Ce projet n’est en réalité rien d’autre qu’un transfert « déguisé » des autorisations d’activité de la Maternité des Lilas au profit du CHI de Montreuil déjà lourdement déficitaire.

Vous le savez et nous le savons. N’en portez pas la responsabilité en sacrifiant au nom de la rentabilité toutes ces femmes et ces hommes qui n’auraient plus alors la liberté de choix de leur mode de prise en charge. Ne prenez pas le risque de franchir la ligne rouge de la restructuration de trop.

 

Des solutions pour son maintien existent ; nous disposons d’un projet médical solide, d’un projet architectural validé et surtout nous venons de terminer avec nos experts un projet financier alternatif parfaitement viable avec une aide ponctuelle via un Contrat de Retour à l’Equilibre Financier (CREF) qui ne nécessite pas de modification du projet initial.

 

Madame la Ministre, nous tenons l’ensemble de ces éléments à votre disposition.

 

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre haute considération.

 

Pour le Collectif de Soutien de la Maternité des Lilas
Docteur Marie-Laure BRIVAL
Présidente

 Collectif de soutien de la Maternité des Lilas
12-14 rue du coq français
93260    LES LILAS


Pour plus d'information "La Vie Hospitalière" vous conseille de vous rendre sur le blog du collectif de défense de la Maternité des Lilas.



Une pétition est en ligne.

vendredi 13 septembre 2013

Le projet de pôle de santé du Villeneuvois menacé


 Le chantier du nouvel hôpital de Villeneuve/Lot pourrait s'arrêter. 

Dans la situation présente la  Caisse des dépôts et consignations (CDC) exige en effet des garanties de réduction du déficit de l’hôpital Saint-Cyr avant la fin du mois avec la menace d'une cessation de paiements (1)...là les conséquences seraient graves car le chantier du nouvel hôpital  engagé à Villeneuve/ Lot pourrait être suspendu, voire arrêté.

Le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS), s'est réuni mardi dans l'après midi (2) afin d'entrevoir des mesures relatives à l’équilibre du budget, actuellement déficitaire de 2,5 millions d’euros...
De son côté le directeur régional de l’ARS, lors de son passage hier dans le Villeneuvois, a donné sa position à la presse : «Cela fait plusieurs semaines que nous demandons un plan de retour à l’équilibre qui rassure à la fois l’ARS que nous sommes et les banques prêteuses. Il n’y a que deux solutions pour revenir à l’équilibre et il faut mettre en œuvre les deux : augmenter les recettes et faire baisser les dépenses. Je laisse le soin au directeur par intérim du centre hospitalier de Villeneuve de définir les sources d’économie. Pour les recettes, il faut trouver du personnel médical sur les postes vacants et arrêter le recours aux intérimaires qui coûtent cher (3), en même temps que mettre en place du temps médical partagé avec, par exemple le centre hospitalier d’Agen.» 

Pour le premier magistrat de la ville  de Villeneuve / Lot : «L’ARS pousse à la définition d’un plan de retour à l’équilibre et incite à la mutualisation des services. Je dis mutualisation oui, démantèlement non ! C’est impensable que ce projet n’aboutisse pas. Cela ne serait pas raisonnable au regard des travaux déjà effectués et des sommes engagées.»

Consulter le projet...Il a un petit "air de famille" (Centre hospitalier de Douai dans le Nord, hôpital de Jossigny (4) à Marne-la-Vallée en Seine-et-Marne)...


(A suivre)


1) La Caisse des dépôts et consignation (CDC) avance pour le projet du nouvel hôpital environ 45 millions d’euros.
2) Le GCS regroupe des intérêts publics et privés...
3) Là nous sommes bien de cet avis,
4) En souhaitant, si ce projet vient à terme, que les places de stationnement ne soient pas payantes comme à Jossigny, car c'est indigne de faire payer les patients qui sont obligés de garer leurs voitures et tout autant ceux qui viennent les voir!






Les personnels de l'Hôpital de Montauban refusent le plan de la Direction



Les représentants des personnels et la direction du centre hospitalier de Montauban ont,  jeudi dans l'après midi, dans le cadre d'une réunion, tentés de négocier afin de mettre un terme au conflit qui perdure, estimant que le plan social ne pouvait convenir.
Le directeur a justifié ce dernier voulant  " ...concilier les intérêts des patients, des personnels et de l’institution",
Le budget 2013 a un déficit de 6,6 Millions d'euros, l'activité a progressé certes mais les recettes elles ont baissé...
Toujours est-il les trois cadres et le directeur de l'établissement se sont retrouvés dans une " réunion élargie dans le temps "... les représentants des personnels les maintenant quelque peu....Quand on aime son hôpital on ne compte pas...

L’Agence Régionale de Santé a rejeté, quant à elle, le budget du centre hospitalier de Montauban demandant un retour à l'équilibre sur deux ans...
La situation est tendue, les personnels se trouvant avec des conditions de travail qui deviennent encore un peu plus difficiles.

Les hôpitaux publics souffrent pour certains de plus en plus de déficits cumulés et ce ne sont pas les personnels (en CDD, CDI, stagiaires ou titulaires) qui en sont la cause, ils supportent des errements politiques et sont de plus en plus sous pression, ceci est une évidence qui ne pourra perdurer!
Il faut revoir la tarification à l'activité (T2A) et bien d'autres choses comme les coûts des personnels intérimaires qui sont aussi importants (1).
Ceci écrit les hôpitaux publics supportent souvent aussi des pathologies que les établissements privés évitent, car "non rentables", les déficits deviennent inévitables et là c'est la politique menée en matière de santé publique qui est la première responsable.
Depuis que la santé est une marchandise le monde hospitalier est malade....les personnels eux sont presque les laissés pour compte et ils ont raison de le faire savoir haut et fort.


1)  Le recours à du personnel intérimaire devrait être strictement occasionnel.

jeudi 12 septembre 2013

Surveillance à distance des insuffisants cardiaques



Les équipes du CHU de Toulouse et les cardiologues de Midi-Pyrénées lancent officiellement le 13 septembre  OSICAT (1), la première étude de surveillance de l’insuffisance cardiaque à domicile par télécardiologie.

Premier projet de surveillance de l’insuffisance cardiaque à domicile par télésuivi, OSICAT permettra de suivre, pendant deux ans, deux groupes de 435 patients de la région Midi-Pyrénées. 


1) Optimisation de la Surveillance Ambulatoire des Insuffisants CArdiaques par Télécardiologie.



mercredi 11 septembre 2013

Occupation de l’Hôtel-Dieu


Le comité de soutien à l’Hôtel-Dieu a décidé l’occupation d’une partie des locaux de l’Hôtel-Dieu ; Il a affirmé ses revendications qui sont : l’ arrêt des restructurations et l’ application des engagements pris par la ministre le 10 juillet dernier (moratoire sur la fermeture). la réintégration dans ses responsabilités médicales du Dr Gérald Kierzek. ouverture de négociations

La direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu pour le 4 novembre prochain. Rappelons que LE BUT était DE CREER UN HOPITAL SANS LITS !

L’AP-HP souhaite transformer l’Hôtel-Dieu de Paris en hôpital sans urgences et sans lit, avec un centre de consultations en tarifs opposables et aussi de l’espace qui sera libéré .Un hôpital pour "gens debout "l’AP-HP aurait annoncé sa transformation en « un hôpital debout", un hôpital de santé publique où l’on ne dormira pas, l’hôpital du XXIe siècle ». on pourrait ironiser ; un hôpital pour des gens en parfaite santé... car Un hôpital sans lit est un hôpital mort. "cette annonce s’inscrit dans le cadre du plan d’économies de l’APHP qui prévoit 150 millions d’euros de coupes supplémentaires en 2013." l’austérité tue.

La Ministre de la santé, face aux mobilisation de personnel et des usagers et de la grande manifestation pour la santé du 15 juin 2013 mais aussi un enfumage avant les élections municipales , avait annoncé début juillet le report de la fermeture des urgences de l’Hôtel Dieu et de tous les projets de restructurations de l’Hôtel Dieu. Cependant Le 2 Août 2013, en catimini la direction locale tente à 7 heures du matin de vider une unité du service de médecine interne utile à l’aval des urgences soit 16 lits. Le comité de soutien composé de personnels, de militants, d’ usagers et d’ élus bloque le transfert. .

Occupation de l’Hôtel-Dieu à Paris

Il y a urgence à sauver l’Hôtel-Dieu. L’Hôtel Dieu est donc occupée Une salle de l’Hôtel-Dieu est occupée afin de protester contre la fermeture des Urgences. « Car La direction et le gouvernement jouent un double jeu en donnant comme consignes aux pompiers et au Samu de rediriger les patients vers d’autres Urgences parisiennes déjà « surchargées, alors que la ministre de la Santé a annoncé en juillet qu’elle reportait la fermeture des Urgences de quelques mois, en clair après les élections municipales. » « Ce qui se passe à l’Hôtel-Dieu est révélateur de la politique de l’AP-HP dans tous les hôpitaux : diminution du personnel et du nombre de lits, fusion et fermeture d’hôpitaux. » Si les fermetures ont un impact sur les conditions de travail des personnels !

 LE PERSONNEL EST EN SOUFFRANCE ! 
Un rapport récent met en exergue un certain nombre de facteurs conduisant à de la souffrance chez le personnel hospitalier . Il s’agirait de l’Individualisation, de la perte des collectifs de travail, de l’ intensification du travail. Ces facteurs s’observent de plus en plus dans les hôpitaux. Si on interroge le personnel hospitalier, ces employés se déclarent " vidés ", La souffrance du personnel se répercute sur l’organisation du travail et le fonctionnement de l’hôpital par de l’absentéisme et turn-over ainsi que des accidents du travail et de la dégradation du climat social ; des infirmières expliquent que les conditions de travail « se sont dégradées et on voit des drames chez le personnel comme chez les patients », « Le soin a de plus en plus un objectif économique » « La santé est une marchandise " La charge de travail ayant été augmenté, le travail s’effectue comme un robot et le côté humain disparait. Le stress est particulièrement présent chez les soignantes, pour des raisons de surcharge de fatigue. "Les propos de la mairie de Paris ou d’élus comme Jean-Marie Le Guen sont décevants et écoeurants." car On ne veut pas entendre les alertes des professionnels de la médecine d’urgence ! alors que les urgences sont à saturation : "soit 4 heures d’attente avant de voir un médecin urgentiste, 8 à 10 heures en cas d’affluence, 1 heure avant que les pompiers ne puissent déposer un patient, des équipes médicales et paramédicales épuisées, des démissions en série " ! 

De plus, chaque année, des milliers de patients qui s’adressent à l’hôpital public sont transférés dans le privé faute de place.

Les urgences : on y est tous " passé » ! avec la fermeture de L’Hôtel-Dieu , on attendra plus longtemps et les autres services ne peuvent pas absorber le flux de l ’Hôtel-Dieu , cela a déjà été dit et redit notamment par Patrick Pelloux : des heures d’attente plus longues , un manque de lits en aval dans les services !!! Patrick Pelloux ajoute les décideurs ne sont pas sur le terrain ! « s’ils ferments les urgences de Hôtel-Dieu, on va engorger l’hôpital saint Louis, Et Lariboisière, Et Cochin. »

Alors on lâche rien, on continue la lutte contre la casse des services publics Rappel : lors de la Manifestation nationale à Paris le 15 juin 2013 pour la santé avec les slogans : Des salariés plus nombreux, mieux formés, mieux payés = plus de rentrées de cotisations !

Pour un financement de la protection sociale et de la sécurité sociale, Pour un grand service public de santé et d’action sociale... Pour la santé, l’action sociale et la Protection sociale Lors de la manifestation du 15 juin 2013 sur la santé on a refusé la fermeture de l’ Hôtel Dieu et la population présente à la manifestation a crié sa colère et refuser cette fermeture !

"La santé ne se vend pas, elle se défend" "Il n’y aura pas de changement sans luttes, luttons jusqu’au changement !"

Car Il y a le feu dans la santé et l’action sociale : aucun secteur du public et du privé non lucratif Comme par exemple la maternité des Lilas n’ échappe aux plans d’économies préjudiciables ,aux usagers et aux professionnels de la santé et de la protection sociale

Martine Lozano 
Militante associative


s.

vendredi 6 septembre 2013

Sauvons les urgences de l'Hôtel-Dieu !




Depuis le  1er septembre, le médecin urgentiste Gérald Kierzek, avec des syndicalistes ont investi un service de l'Hôtel-Dieu, afin de protester contre le projet de fermeture des urgences à l'Hôtel-Dieu. Une cinquantaine de personnes comprenant aussi  des élus, et, des représentants d' associations comme le DAL (Droit au logement) se relaient pour occuper le service.


"Au CME local, ce sont quasi-exclusivement des professeurs de Cochin qui votent. Il y a un conflit d'intérêt manifeste, puisqu'ils souhaitent la fermeture des urgences pour en récupérer l'activité et les postes dans leur hôpital..." affirme l'urgentiste Gérald Kierzek interwievé par un journaliste du journal "Le Monde", ajoutant : "Les services ont été rénovés il y a moins de cinq ans, cela a coûté très cher. Tout casser maintenant pour faire des bureaux obéit à une logique aberrante"

Pour Gérald Kierzek, : "toutes les conditions de sécurité sont remplies" à l'Hôtel-Dieu. Au contraire, poursuit-il, "c'est la direction de l'AP-HP qui tente "d'asphyxier" les urgences en empêchant les pompiers d'y venir..." estimant  que la ministre de la Santé "a endormi le dossier en attendant que les municipales passent, Marisol Touraine doit désormais se positionner clairement". 

Jean-Marie Le Guen, adjoint au maire de Paris chargé de la santé et président du conseil de surveillance de l'AP-HP considère de son côté que cette question "ne se règle pas par une décision verticale". 

(A Suivre)

mercredi 4 septembre 2013

Journée du Patrimoine à l'Hôpital Charles-Foix


 L'Hôpital Charles Foix ouvrira ses portes dans le cadre des "Journées européennes du patrimoine" le 15 septembre 
(7 avenue de  la République, 94200 Ivry/Seine)

Conférence (15 heures- 16 heures)
"Les institutions du grand âge: voyage au pays de Gérousie; 
Avec Anne Nardin, conservatrice du musée de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Vernissage (à partir de 16 heures)
"Psaumes" peintures de Young Suk Kum, artiste coréenne.

Concert (de 17 heures à 18 heures)

Ensemble instrumental de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (Orchestre symphonique), à la Chapelle.



Et aussi...
-Exposition "détails d'architecture" (photographie de Philippe Langonnet (cafétaria)
- Parcours découverte "Les Chiens dans la rue" d'Emanuelle Petit. Suivez la quarantaine de chiens sur papier collé...: ils vous inviteront à découvrir les détails d'architecture de l'Hôpital.
- Exposition "Le Grand Âge et nous: hier, aujourd'hui, demain".
La révolution de la longévité a eu lieu. Jeunesse, maturité et viellesse sont entrées dans de nouveaux rapports. Les institutions réservées à la viellesse, elles, sont toujours là.
Mais elles changent aussi et se transforment. Un petit détour par l'histoire pour mieux se projeter en avant.
Cette exposition est proposée par le musée de l'AP-HP jusqu'au 17 septembre.

mardi 3 septembre 2013

Les déclarations de Médecins Sans Frontières (MSF) ne peuvent pas cautionner une action militaire


De fausses informations citant Médecins Sans Frontières sur la Syrie circulent sur internet. Nous prions les internautes de se référer aux contenus précis de nos communications publiées sur notre site officiel.


Nous rappelons ce que nous avons déclaré dans notre communiqué de presse du 24 août dernier :

 MSF ne sait pas quelles substances précises ont déclenché les symptômes neurotoxiques observés sur des patients dans trois hôpitaux auxquels MSF apporte un soutien dans la région de Damas.

 MSF a clairement indiqué qu’il fallait procéder à des analyses scientifiques indépendantes pour identifier ces agents toxiques.

 MSF n’est pas en mesure d’établir la responsabilité de l’exposition à des agents neurotoxiques des personnes se trouvant dans la région de Damas touchée.

Ces deux derniers jours, le gouvernement américain et des responsables d’autres pays ont fait référence à des rapports émanant de différents organismes, dont Médecins Sans Frontières (MSF), tout en indiquant que l’utilisation d’armes chimiques en Syrie était « indéniable » et pour désigner les auteurs de l’attaque.

MSF souligne aujourd’hui que ses informations médicales ne peuvent être utilisées comme preuve pour attester l’origine précise de l’exposition à un agent neurotoxique ni pour attribuer une responsabilité.

Le 24 août, MSF a déclaré que trois hôpitaux soutenus par l’ONG dans la région de Damas en Syrie ont indiqué avoir reçu 3 600 patients souffrant de symptômes neurotoxiques, dont 355 seraient morts.

Bien que nos informations fassent état d’une exposition de masse à un agent neurotoxique, MSF a clairement déclaré qu’une confirmation scientifique de la nature de l’agent toxique était nécessaire et qu’une enquête indépendante était par conséquent nécessaire pour faire la lumière sur ce qui constituerait, en cas de confirmation, une violation grossière et inacceptable du droit humanitaire international. MSF a également précisé qu’en tant qu’organisation humanitaire médicale, elle n’était pas en mesure d’établir la responsabilité de cet événement.

Alors qu’une enquête est maintenant menée par des inspecteurs des Nations-Unies, MSF refuse que ses déclarations soient utilisées comme un substitut à l’enquête ou comme une justification à une action militaire. MSF qui est une organisation humanitaire médicale indépendante a pour unique mission de sauver des vies, d’alléger les souffrances des populations plongées dans le conflit syrien et de témoigner face à des événements très importants, dans le strict respect des principes de neutralité et d’impartialité.

Cet afflux massif de patients présentant des symptômes neurotoxiques dans la région de Damas vient s’ajouter à une situation humanitaire déjà catastrophique à laquelle est confrontée la population syrienne. Cette situation est caractérisée par une violence extrême, des déplacements de populations, la destruction de structures médicales et de sévères entraves à l’action humanitaire, voire même son blocage.

Lien du site de MSF

8 ème Rencontres Convergences Santé Hôpital



Au Palais des Congrès de Marseille les 18, 19 et 20 Septembre 2013


"...Marseille, 1er port de France, c’est surtout une ville en plein renouveau, dont la dynamique se traduit par de nombreux projets d’envergure. Marseille, soucieuse de préserver son environnement magique, a vu la création du Parc National des Calanques, premier parc national péri-urbain.Marseille, c’est la plus grande université de France avec ses 71.000 étudiants dont 10.000 étudiants étrangers.

Ses composantes santé sont, pour l’enseignement et la recherche, adossées à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille et ses 3.500 lits.

Les Rencontres Convergences Santé Hôpital poseront donc leurs valises dans la cité phocéenne pour regrouper l’ensemble des praticiens qui font l’hôpital public et privé d’aujourd’hui, afin d’y débattre des sujets d’actualité qui agitent la communauté hospitalière, écartelée entre la qualité des soins et les tensions budgétaires : la liberté de prescription est-elle menacée ?

Ces 8ème Rencontres seront également l’occasion de faire le point sur les thérapeutiques (médicaments et dispositifs médicaux) utilisées dans le domaine de la cardiologie.

Si selon Marcel Pagnol, Panisse fendait le cœur de César, les spécialistes marseillais et de la France entière, qui sont au cœur de la stratégie thérapeutique cardio-vasculaire, œuvrent au contraire pour préserver ses fonctions et corriger ses pathologies. Médecins, chirurgiens et pharmaciens pourront ainsi échanger à Marseille, pour une prise en charge coordonnée et optimisée, gage de prévention de l’iatrogénèse évitable et ce, en particulier chez le sujet âgé."


Source CSH

mercredi 28 août 2013

Pour favoriser l'installation des médecins généralistes dans les territoires fragiles



L'objectif annoncé à l'occasion du lancement (1) du Pacte Territoire-Santé est la signature de 200 contrats PTMG sur le territoire national.

Les bénéficiaires de ce dispositif sont les médecins spécialisés en médecine générale, non encore installés, ou installés depuis moins d'un an.

Le Praticien territorial de médecine générale (PTMG) signe un contrat avec l'ARS par lequel il s'engage à implanter tout ou partie de son activité dans un territoire fragile, aux tarifs opposables. En contrepartie, un niveau de rémunération lui est garanti à partir d'un seuil minimal d'activité.

Ce contrat est conclu pour une durée maximale de 2 ans.

Les zones visées sont les territoires fragiles en termes d'offre, d'accès ou de continuité des soins identifiés dans les SROS ou les zones déterminées par l'ARS en application de l'arrêté de zonage.


1) Plusieurs décrets et arrêtés  sont  parus au  Journal officiel  du 15 août.


samedi 24 août 2013

Les ambitions initiales du plan Cancer 2009-2013 ne sont pas atteintes



85% des montants alloués au plan Cancer 2009-2013 n'ont permis de réaliser que 60% des actions prévues. 
Si les résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions, les efforts n'ont pas été vains et de nouvelles mesures sont déjà soutenues. Le préfigurateur du troisième plan en a certainement tenu compte dans son rapport, qui sera remis le 30 août prochain.

(Source Hospimedia)

vendredi 23 août 2013

Palmarès 2013 des Hôpitaux de France : Lille et Toulouse toujours en tête


Le palmarès des 50 meilleurs hôpitaux publics français a été publié hier par "Le Point".

Les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) de Lille  et Toulouse  sont de nouveau cette année les premiers du classement.
L’hebdomadaire a passé au crible 1200 établissements publics et privés sur 63 spécialités médicales et chirurgicales, afin de réaliser ce palmarès des meilleurs Hôpitaux de France".

Le CHU de Bordeaux se trouve à la troisième place suivi par les hôpitaux universitaires de Strasbourg (4 ème), le CHU de Nantes (5 ème), celui de Montpellier (6 ème), la Pitié-Salpêtrière-Paris - AP HP - (7 ème)...

En ce qui concerne les cliniques, le Centre hospitalier privé Saint-Grégoire occupe toujours la 1ère place, suivi par l’hôpital privé Jean-Mermoz de Lyon et les Nouvelles Cliniques nantaises.

(Source : Le Point)


jeudi 22 août 2013

"Souffrance & Travail" s'indigne !


Assistant à un déferlement de patients en crise aigüe, les consultations "Souffrance & Travail" sont saturées et s'indignent.


Assez!



Nous ne pouvons pas assister en nous taisant à cette vague de patients en état de crise psychique aigue qui déferle dans nos consultations toutes saturées! 

Ou bien dans les cabinets de généralistes, de spécialistes, aux infirmeries des entreprises, en visite spontanée chez les médecins du travail! 

Tous les jours, à toute heure, tous ces patients en larmes, en poussée d’hypertension, au bord de la violence, éreintés…

C’est quoi ce pays où les assistantes de direction expliquent qu’elles travaillent à s’en faire éclater le cœur?
Où des cadres de l’Assistance Publique font des malaises cardiaques et sont hospitalisés en réanimation!
Où des médecins généralistes, des policiers, des chefs d’entreprise, des agriculteurs, etc..se suicident!
Où des rédacteurs en chef expérimentés s’effondrent en larmes en réunion!
Où des directeurs financiers veulent étrangler leur dirigeant!
Où des salariés se jettent par les fenêtres!
Des chômeurs s’immolent par le feu!
Sans parler de tous ceux qui vont travailler la peur au ventre…


Ces salariés qui craquent sous des formes multiples mais toujours de façon brutale n’ont pas d’antécédents psychiatriques, en sont rendus au bord de l’explosion physique ou psychologique par des pressions de tous ordres, temporelles, cognitives, morales, mais loin, tellement loin du travail qu’ils ont quand même à faire, tout en se faisant traiter de paresseux, d’inorganisé, de sénior, de résistant au changement!

Le changement, c’est 10 fois par seconde dans le monde du travail avec des ordres, des contre-ordres, du travail mal fait et ça rend fou.

Assez! de ne pas pouvoir faire le lien entre le travail et ces états traumatiques parce qu’il n’y a pas de tableau de maladies professionnelles psychiques.


Parce que la caisse d’assurance maladie n’a pas à supporter le coût colossal de cette dérégulation collective, parce que sans le retour vers l’entreprise rien ne pourra changer, nous vous rappelons qu’on peut déclarer en accident du travail ces traumatismes psychiques aigus sous l’intitulé Réaction Aigue à un Facteur de Stress (code F 43-0 dans la classification internationale des maladies (CIM 10) ).

Ces modalités de prise en charge du traumatisme psychologique au titre des accidents du travail sont précisées dans la lettre réseau 2011 de la caisse nationale d’assurance maladie à ses directeurs et médecins conseils.


Alors et alors seulement, les membres du CHSCT, dont une des missions est la prévention des risques professionnels, pourront en faire l’arbre des causes; et si plusieurs salariés en sont atteints dans un service, questionner l’organisation du travail dans ce qu’elle a de pathogène.


Alors et alors seulement, le salarié pourra cesser de penser qu’il n’a pas été à la hauteur, qu’il a été faible, fragile.


Le salarié français est troisième en productivité horaire au rang mondial. Ce n’est pas le salarié paresseux qu’on nous décrit mais un salarié le dos au mur!


Le chef d’entreprise doit déclarer un fait accidentel, la loi le lui impose. S’il n’est pas d’accord, il le signale et l’argumente auprès de la caisse. S’il refuse la déclaration, nous rappelons qu’un salarié peut télécharger le triptyque sur le site ameli.fr et envoyer sa déclaration d’A.T. avec un courrier explicatif, un certificat médical, des témoignages de collègues présents, un rapport de pompiers, etc.


La CPAM enverra ses enquêteurs qui statueront. Mais dans le cadre de la prévention des risques psychosociaux et parce que pèse sur l’employeur l’obligation de protection de la santé physique et mentale de ses salariés (L 4121), ce dernier a tout intérêt à débattre collectivement dans son entreprise, avec les acteurs paritaires, des situations de travail génératrices de stress aigus, pour ses salariés comme pour lui-même.

Communiqué du réseau de consultations "Souffrance & Travail".




Pour faciliter les  consultations une liste par département a été réalisée

Lien pour accéder au site ameli.fr (comment déclarer un accident du travail)

mercredi 21 août 2013

Grève à l'Hôpital Paul-Guiraud



150 agents  de l'Hôpital Paul-Guiraud de Villejuif (Val-de-Marne), spécialisé en psychiatrie, se sont mis en grève ce jour,  pour dénoncer la décision de la direction de réduire les remplacements de personnels, 
La direction justifie cette décision pour des motifs budgétaires.

Comme toujours ce sont les personnels qui font les frais des mesures restrictives engagées suite à des budgets qui ne permettent pas de faire face aux besoins, et là non seulement les personnels se retrouvent dans des situations où la charge de travail est lourde mais encore la sécurité même des patients peut être remise sérieusement en question.
Bien que 340 ETP ont été créé durant les trois dernières années le budget alloué aux remplacements a été diminué d'un tiers ce qui est conséquent.

"La Vie Hospitalière" rappelle que déjà au mois d'avril les syndicats dénonçaient lors d'une assemblée générale les conditions de travail estimant à juste titre que les patients et les personnels n'ont pas à faire les frais de la crise.

Une crise qui sert plus des orientations politiques que les citoyens et citoyennes ceci écrit en passant...

vendredi 16 août 2013

Report des congés annuels pour raison de santé




Une circulaire (1) aligne le droit des personnels de la Fonction Publique Hospitalière (FPH) sur celui de la fonction publique de l’Etat et de la fonction publique territoriale, qui bénéficiaient déjà de cette possibilité de report.

Motifs du report :
Congé soit dû à un accident ou une maladie d’origine professionnelle ou non.
L’agent placé dans un autre  type de congé : congé maternité, congé parental, congé de présence parentale, congé de formation professionnelle, congé de solidarité familiale, jours posés au titre du compte épargne-temps ne bénéficie pas du report des congés annuels non pris.
Modalités du report :
L’agent qui souhaite le report de leur congé n’on pas à en effectuer la demande. Il suffit de les reporter sur l’année en cours.

Le report sur l’année en cours ne pourra concerner que les congés non pris de l’année précédente.
Exemple :
Un agent absent en 2013 pourra reporter en 2014 ses congés non pris au cours de l’année 2013.
Les congés annuels d’un agent quittant définitivement son établissement doivent être pris avant la date prévue pour la cessation des fonctions.
Un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnité compensatrice.
Le dispositif débutera à compter de 2013.



1) Circulaire DGOS/RH3/DGCS/4B/2013/121 du 20 mars 2013 relative à l’incidence des congés pour raisons de santé sur le report des congés


(Communiqué SSRC-SAS)

mercredi 14 août 2013

L'égalité entre femmes et hommes dans les Fonctions Publiques...au beau fixe ?



La circulaire du 8 juillet 2013 qui concerne la mise en œuvre du protocole d’accord du 8 mars 2013 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes cet les hommes dans la Fonction Publique est maintenant publiée sur le site de la réforme de l’état, de la décentralisation et de la Fonction Publique.

Cette circulaire précise les modalités de mise en œuvre des 15 mesures dudit protocole d’accord.
Un guide commun aux trois  Fonctions Publiques va être publié.

Les 4 axes de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les Fonctions Publiques sont:
.
1) le dialogue social comme élément structurant pour parvenir à l’égalité professionnelle;

2) rendre effective l’égalité entre les femmes et les hommes dans les rémunérations et les parcours professionnels de la fonction publique;

3) la meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle;

4)  la prévention des violences faites aux agents sur leur lieu de travail.


Le protocole en date du 8 mars 2013  a pour but d’assurer une égalité effective entre les femmes et les hommes dans la vie professionnelle dans les trois Fonctions Publiques : État,  Hospitalière et Territoriale.C'est aussi la prise en considération,  pour rappel, d'un rapport réalisé par une députée UMP de la Charente Maritime missionnée par Nicolas Sarkozy en janvier 2011, alors que ce dernier était encore le président de la République...

On s'étonne et il y a de quoi que l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes soit encore à définir...en 2013...particulièrement dans les différentes Fonctions publiques où l'exemple devrait être de rigueur..Une circulaire quatre mois après le protocole signé par des réprésentants d'associations et de syndicats professionnels donne certaines orientations...mais méfiance...
La prise en considération des "pics d'activité" est là encore un moyen de gérer les personnels selon les besoins ...on est très loin de l'égalité hommes-femmes et très près d'une exploitation maximale des agents à la minute près.

Rien, absolument aucune approche concernant la pénibilité du travail et la nécessité de pourvoir à des effectifs supplémentaires permettant de donner enfin un peu plus de temps  à celui réservé à la vie privée qui est de plus en plus et insidieusement altérée par des conditions de travail de plus  génératrices de stress.

Le mal-être ne s'encadre pas, et ses effets peuvent générer bien des troubles.


Elle est pas belle cette circulaire sur la mise en oeuvre du protocole d’accord du 8 mars 2013 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction Publique quand  son "'annexe 2" pourrait très bien être un moyen d'optimiser encore un peu plus le travail, de parfaire une certaine flexibilité en rapport avec les "pics d'activités"...on ne recule devant rien pour continuer la politique engagée sur la gestion optimisée des personnels qu'ils soient féminins ou masculins... l'égalité de tous est purement relative devant les différences de charges de travail dans certains services par exemple (et pour un même salaire ).


Méfiance...

Que l'agent soit une femme ou un homme ne change rien il y a des missions à accomplir dans des conditions acceptables pour tous, ce qui devient de plus en plus à considérer très sérieusement...assez de management et plus de ménagement des personnels nous ne l'écrirons jamais assez car nous n'avons pas l'impression d'avancer très clairement dans l'avenir.

Certes la suppression des inégalités salariales doit s'avérer être une «priorité», pour les employeurs qui doivent y apporter une attention particulière, et tout autant que l’évolution des carrières des agents,  «Les congés liés à la maternité, à la famille ou à l’état de santé des agents ne sauraient limiter les possibilités d’avancement » a rappellé la ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique (Marylise Lebranchu) (1).
Effectivement un  agent susceptible de prendre un congé parental ou une disponibilité pour élever son enfant « doit pouvoir appréhender l’incidence de sa décision sur les modalités de son retour, sa carrière, sa rémunération, ainsi que sur le montant de sa pension » mais il appartient d'informer les agents sur l'impact  de tel ou tel choix.  Un guide sera publié probablement avant la fin de cette année, c'est là une bonne initiative, en souhaitant vivement que chaque agent pourra posséder cedit guide.
A noter que la communication interne et externe devra veiller à ne pas utiliser des stéréotypes pouvant porter atteinte à l’égalité professionnelle...bref, une circulaire prochaine rappellera les nouvelles dispositions prévues par la loi du 6 août 2012, et relatives au délit de harcèlement sexuel.

Il serait temps toutefois d'avoir une attitude fortement éloignée du management à l'américaine, là où les seuls impératifs sont liés au profit de toutes situations, quant au libéralisme anglo-saxon il ne saurait pas plus être un exemple, pourtant dans le rapport il est pris en exemple ?...que d'interrogations...

(A suivre)


1) Qui a été ministre de la Justice et qui doit savoir  que les  circulaires  donnent que de simples directives. 

jeudi 1 août 2013

Que sera le nouvel hôpital sur l'île de Nantes ?


Le ministère de la Santé a donné en décembre 2009 son accord de principe pour que l'Hôtel-Dieu et  le Centre hospitalier Nord Laënnec ne fassent plus qu'un dans un nouvel établissement de santé qui sera construit sur l'Île de Nantes. Rappelons à cet effet que les équipes du CHU ont préparé une refonte du projet médical de l'établissement ainsi que l'ébauche du programme fonctionnel inhérent (ces documents de travail avaient été remis au susdit ministère en juin 2010, dans le but d'obtenit l'accord définitif).

Par lettre  en date du 14 mars 2011,  une mission d'audit portant sur le projet de reconstruction du Centre Hospitalier Universitaire  de Nantes (1) a été demandée en mars 2011 par le  ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé  à l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

En juillet 2011, l'Igas a remis au ministre un rapport favorable audit projet ...le 16 juillet 2013,  le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l'offre de soins (Copermo) a validé ce projet visant au regroupement  du CHU sur le site unique de l'île de Nantes.


Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la Santé, a donné son accord sans plus tarder pour le lancement du projet qui sera soutenu financièrement par l'État pour un tiers de son coût, conformément aux demandes conjointes du CHU et de l'Agence Régionale de Santé.

Un  concours de maîtrise d'œuvre sera lancé dès septembre 2013, la perspective d'un déménagement des services de court séjour est envisagé à l'horizon 2023-2025...

"La Vie Hospitalière" espère que ce projet ne sera pas là encore prétexte à privatiser encore un peu plus certains services publics hospitaliers et tout le reste...souhaitant que là aussi il ne soit pas fait la mauvaise surprise de parkings payants gérés en plus par une société privée et de fait pour le seul bénéfice d'actionnaires anonymes...le profit a une odeur qui devient de plus en plus  nauséabonde dans le milieu de la Santé.


A suivre




1) Quel en a été le coût ?...

mardi 30 juillet 2013

Violence envers les personnes âgées



L’ENTRETIEN de PATRICK PELLOUX, MÉDECIN URGENTISTE ET ÉCRIVAIN DE « MOURIR SEUL CHEZ SOI, C’EST LA PIRE DES VIOLENCES » dénonce la perte de « 15.000 lits d’hospitalisation qui ont été abandonnés faute de moyens ».. les soins de dégradent et les maisons de retraite sont inabordables notamment à Paris où le côut est de 5000 euros ! qui peut se payer une maison de retraite à Paris à ce prix ! Des sommes qui ne peuvent être couvertes par les pensions de retraite sachant que la pension moyenne d’une femme retraitée est de 900 euros et entre 1200 -1400 euros pour un homme mais ce sont les femmes qui occupent en grande partie les maisons de retraite pour personnes dépendantes.De plus en plus de personnes âgées n’ont pas les moyens de payer une maison de retraite ,alors que la prise en charge des personnes âgées devraient être assurée par un service public et non des établissements privés qui font des profits sur le dos des personnes âgées. il existe un service public mais la liste d’attente est longue , très longue..... Si le vieillissement de la population et le doublement du nombre de personnes âgées de 85 ans et plus (une population fragilisée) constitue un progrès dans une société, cette situation ne doit pas se régler par le transfert vers des assurances privées pour ceux qui en ont les moyens car la dépendance et l’affaire de tous et doit dépendre d’un grand service public organisé. L’Etat doit s’engager réellement dans le cadre du Plan solidarité grand âge. . Qui peut se payer une maison de retraite ? à 5000 euros.....

De plus une enquête récente met en évidence la mauvaise presse des maisons de retraite.

La SOUFFRANCE se banalise chez les personnes âgées

Le journal L'humanité relatait la maltraitance dont sont victimes les personnes âgées dans certaines maisons de retraite. 50 % des personnes âgées hospitalisées et 30 % des résidents des maisons de retraite sont mal nourris. En effet, à la source on trouve une accumulation d’inattentions s’apparentant à des maltraitances : préjugés alimentaires qui conduisent à la prescription de régimes trop sévères, horaires inadaptés (repas parfois servi à 17h30), effet anorexigène de la distribution des médicaments, etc. Des patients handicapés ont des difficultés pour mastiquer, ce qui conduit à un effet buccal déplorable. Des dentistes pourraient pourtant facilement intervenir en amont. Quand on rentre dans la peau d’une personne âgée, « on perd ses repères, S’asseoir dans un fauteuil pour nouer ses chaussures, descendre un escalier, ouvrir une boite de médicament, décapsuler un comprimé, se coiffer, tous ces gestes simples deviennent difficiles voire impossibles. » "Si il existe des établissements exemplaires , il y a aussi de très mauvais établissements ! sachant que les personnes âgées peuvent avoir une toilette en 5 minutes, un petit déjeuner donné en 5 minutes ... En 60 minutes deux employées doivent servir, donner à manger, desservir...80 pensionnaires."..... http://www.lequotidiendumedecin.fr/...


Ce sont les profiteurs qui s’engraissent sur le dos des familles, des retraites ! La maltraitance peut être quotidienne car ce qui compte c’est la rentabilité !

Petit tour d’horizon européen !

Les Allemands âgés sont dans des maisons de retraite en Slovaquie , en République Tchèque et en Slovaquie car Les Allemands exportent leurs retraités en Europe de l’Est et en Asie,c’est ainsi que des retraités allemands sont en Europe de l’Est, faute de pouvoir payer les maisons de retraite en Allemagne. "En 2011, environ 7 140 Allemands vivaient dans des maisons de retraite en Hongrie, 3 000 en République tchèque, et un peu plus de 600 en Slovaquie ;le prix d’une maison de retraite en Allemagne est de 2 900 euros et 3 400 euros par mois .

En Grèce des retraités se suicident, on se souvient de ce retraité qui à l’arrivée de l’huissier venu lui annoncer son expulsion de son appartement se jeta dans le vide EN CRIANT "Comme cela, je ne laisse aucune dette à mes enfants"près d’Athènes En effet les tentatives de suicides et les suicides augment en Grèce du fait de la crise économique .

En Espagne Les séniors sont largement touchés par la crise , Victimes d’escroquerie de la part de l’équivalent espagnol des caisses d’épargne ( CAM ) qui a spéculé avec les économies des retraités et des séniors, ces derniers dont l’argent des économies avait été placé dans des placements très risqués se sont retrouvés ruinés par la bulle spéculative .Rappelons que la plupart de ces séniors victimes sont d’anciens ouvriers . 

Au Japon des retraités commettent des larcins pour subvenir à leurs besoins.

En Russie les retraités vendent de petits objets dans les rues par moins 30 .

Martine Lozano
Militante associative