"La Vie Hospitalière"

dimanche 5 août 2012

Une chercheuse de l'Inserm refuse la Légion d'honneur


Une chercheuse, spécialiste des cancers professionnels, a refusée la Légion d'honneur décernée par la ministre du Logement Cécile Duflot pour dénoncer l'indifférence qui touche la santé au travail et l'impunité des crimes industriels.

Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), demande à la ministre d'intervenir pour la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels.

Annie Thébaud-Mony, qui est aussi la Présidente de l'association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) qui déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales,
veut que sa démarche soit un appel tout autant à la mobilisation citoyenne, que vis à vis des parlementaires et du gouvernement, pour que soient respectés les droits fondamentaux à la vie, à la santé, et à la dignité,

"Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (...), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques..."

"Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale"... dit-elle dans sa lettre à la ministre.

Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France (association qui lutte pour la défense des travailleurs de l'amiante) évoque par ailleurs la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets).

La carrière de cette chercheuse a été bloquée pendant dix ans !

Elle plaide pour qu'enfin la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s'y adonnent cessent d'être maintenus dans un statut précaire.

Pour "La Vie Hospitalière" cette action menée par Annie Thébaud-Mony  est importante et nous souhaitons que les parlementaires et le gouvernement en place actuellement prennent des dispositions afin que la santé des travailleurs soit mieux protégée dans ce monde où l'argent sert de moyen pour exploiter les gens, tout repose sur une économie qui ne sert pas l'intérêt général mais celui bien particulier d'intérêts privés qui deviennent de plus en plus préjudiciables dans bien des aspects...

Dans le milieu hospitalier on voit combien la recherche du profit est devenue le leitmotiv sans aucun souci des conditions de travail des personnels, sans réelle prise en considération des répercutions sur les patients, tout est calculé, à la limite l'optimisation est la règle quant aux méthodes employées on voit qu'elles mênent jusqu'aux suicides d'hospitaliers, et là nous disons qu'il est temps de tout remettre en ordre.

La santé au travail c'est important, et, que le travail lui même soit à l'origine de pathologie ou y contribue gravement n'est pas sans responsabilités à rechercher, quant aux préjudices subis (causés de manière volontaire ou involontaire) tant pour les personnels que pour les usagers, il est temps d'en faire état et de mener toutes les actions nécessaires pour les dommages causés...

Ci-dessous l'intégralité de la lettre (en date du 31 juillet 2012) qu' a envoyé Madame Annie Thébaud-Mony à la ministre de l’égalité, des territoires et du logement:

"Madame la ministre,

Par votre courrier du 20 juillet 2012, vous m’informez personnellement de ma nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur et m’indiquez que vous êtes à l’origine de celle-ci. J’y suis très sensible et je tiens à vous remercier d’avoir jugé mon activité professionnelle et mes engagements citoyens dignes d’une reconnaissance nationale. Cependant - tout en étant consciente du sens que revêt ce choix de votre part - je ne peux accepter de recevoir cette distinction et je vais dans ce courrier m’en expliquer auprès de vous.

Concernant mon activité professionnelle, j’ai mené pendant trente ans des recherches en santé publique, sur la santé des travailleurs et sur les inégalités sociales en matière de santé, notamment dans le domaine du cancer. La reconnaissance institutionnelle que je pouvais attendre concernait non seulement mon évolution de carrière mais aussi le recrutement de jeunes chercheurs dans le domaine dans lequel j’ai travaillé, tant il est urgent de développer ces recherches.

En ce qui me concerne, ma carrière a été bloquée pendant les dix dernières années de ma vie professionnelle. Je n’ai jamais été admise au grade de directeur de recherche de 1e classe. Plus grave encore, plusieurs jeunes et brillant.e.s chercheur.e.s, qui travaillaient avec moi, se sont vu.e.s fermer les portes des institutions, par manque de soutien de mes directeurs d’unité, et vivent encore à ce jour – malgré la qualité de leurs travaux - dans des situations de précarité scientifique.

Quant au programme de recherche que nous avons construit depuis plus de dix ans en Seine Saint Denis sur les cancers professionnels Giscop, bien que reconnu au niveau national et international pour la qualité scientifique des travaux menés, il demeure lui-même fragile, même s’il a bénéficié de certains soutiens institutionnels. J’en ai été, toutes ces années, la seule chercheure statutaire. Pour assurer la continuité du programme et tenter, autant que faire se peut, de stabiliser l’emploi des jeunes chercheurs collaborant à celui-ci, il m’a fallu en permanence rechercher des financements - ce que j’appelle la « mendicité scientifique » - tout en résistant à toute forme de conflits d’intérêts pour mener une recherche publique sur fonds publics.

Enfin, la recherche en santé publique étant une recherche pour l’action, j’ai mené mon activité dans l’espoir de voir les résultats de nos programmes de recherche pris en compte pour une transformation des conditions de travail et l’adoption de stratégies de prévention.

Au terme de trente ans d’activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l’amiante n’a pas conduit à une stratégie de lutte contre l’épidémie des cancers professionnels et environnementaux, que la sous-traitance des risques fait supporter par les plus démunis des travailleurs, salariés ou non, dans l’industrie, l’agriculture, les services et la fonction publique, un cumul de risques physiques, organisationnels et psychologiques, dans une terrible indifférence. Il est de la responsabilité des chercheurs en santé publique d’alerter, ce que j’ai tenté de faire par mon travail scientifique mais aussi dans des réseaux d’action citoyenne pour la défense des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité.

Parce que mes engagements s’inscrivent dans une dynamique collective, je ne peux accepter une reconnaissance qui me concerne personnellement, même si j’ai conscience que votre choix, à travers ma personne, témoigne de l’importance que vous accordez aux mobilisations collectives dans lesquelles je m’inscris. J’ai participé depuis trente ans à différents réseaux en lutte contre les atteintes à la santé dues aux risques industriels. Ces réseaux sont constitués de militants, qu’ils soient chercheurs, ouvriers, agriculteurs, journalistes, avocats, médecins ou autres... Chacun d’entre nous mérite reconnaissance pour le travail accompli dans la défense de l’intérêt général.

Ainsi du collectif des associations qui se bat depuis 15 ans à Aulnay-sous-bois pour une déconstruction - conforme aux règles de prévention - d’une usine de broyage d’amiante qui a contaminé le voisinage, tué d’anciens écoliers de l’école mitoyenne du site, des travailleurs et des riverains. Ainsi des syndicalistes qui - à France Télécom, Peugeot ou Renault - se battent pour la reconnaissance des cancers professionnels ou des suicides liés au travail. Ainsi des ex-ouvrières d’Amisol – les premières à avoir dénoncé l’amiante dans les usines françaises dans les années 70 – qui continuent à lutter pour le droit au suivi post-professionnel des travailleurs victimes d’exposition aux cancérogènes. Ainsi des travailleurs victimes de la chimie, des sous-traitants intervenant dans les centrales nucléaires, des saisonniers agricoles ou des familles victimes du saturnisme...

Tous et chacun, nous donnons de notre temps, de notre intelligence et de notre expérience pour faire émerger le continent invisible de ce qui fut désigné jadis comme les « dégâts du progrès », en France et au delà des frontières du monde occidental.

La reconnaissance que nous attendons, nous aimerions, Madame la ministre, nous en entretenir avec vous. Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail dont je parlais plus haut, le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques... Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d’autrui, y compris en matière pénale. Vous avez récemment exprimé, à la tribune de l’Assemblée nationale, votre souhait d’écrire des lois « plus justes, plus efficaces, plus pérennes". En qualité de Ministre chargée de l’Egalité des territoires et du logement, vous avez un pouvoir effectif non seulement pour augmenter le nombre des logements mais légiférer pour des logement sains, en participant à la remise en cause de l’impunité qui jusqu’à ce jour protège les responsables de crimes industriels.

En mémoire d’Henri Pézerat qui fut pionnier dans les actions citoyennes dans lesquelles je suis engagée aujourd’hui et au nom de l’association qui porte son nom, la reconnaissance que j’appelle de mes vœux serait de voir la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leurs conséquences, pour qu’enfin la prévention devienne réalité.

Pour toutes ces raisons, Madame la ministre, je tiens à vous renouveler mes remerciements, mais je vous demande d’accepter mon refus d’être décorée de la légion d’honneur. Avec l’association que je préside, je me tiens à votre disposition pour vous informer de nos activités et des problèmes sur lesquels nous souhaiterions vous solliciter.

Je vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma reconnaissance et de mes respectueuses salutations"





Nous rappelons un texte récent que nous avons publié sur le mal-être et ses conséquences qui peuvent être désatreuses, en effet, les conditions de travail sont de plus en plus difficiles et il est grand temps d'agir pour que cessent ces orientations purement politiques dictées au nom du profit et d'intérêts privés,  qui ne respectent aucunement la dignité humaine, et vont jusqu'à détruire  les fondements de notre système pour leurs seuls intérêts.


"Il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle."


(Lecomte du Noüy)




mercredi 1 août 2012

samedi 28 juillet 2012

Suicides et mal-être des soignants: Il y a urgence !


La violence envers les soignants est manifeste à  l’Hôpital Paul Guiraud.

L’année dernière  27 % des accidents de travail étaient relatifs à des agressions de patients sur  les soignants, les conditions de travail pour le reste  ne sont pas sans interrogations…
 Une réalité de l’esprit  hospitalier actuel : « gestion des risques »,  « gestion des patients », « gestion des personnels »…tout est dans la gestion ("management" à l'heure américaine)…et beaucoup de gesticulations propres à des méthodes qui il y a encore quelques années n’étaient pas courantes…et qui sont bien éloignées de ce que doit être un hôpital qui doit avant tout mettre en avant l’humain et non aller vers une "logique d'optimisation" de tout ce qui peut rapporter de l'argent, ce qui est une dérive malsaine…

Après France-Telecom, La Poste, et bien d’autres (ministère du Travail (1)…) les personnels soignants arrivent eux aussi aux extrèmes et c’est là le comble !
Et, c’est là que l’on voit toute la perfidie du système mis en place (2) quelque soit les critiques que nous pourrons avancer, la vie des êtres qui ont préférés partir à jamais est un prix à payer qu’aucun agent hospitalier doit payer !

Ainsi rien que pour l’Hôpital Paul Guiraud : une aide-soignante a été retrouvée pendue dans le couloir de son appartement de fonction, elle avait été violement frappée par un patient six mois avant… pour être concis : elle a très mal vécue cette agression, mais dans le fond l'économie de personnel fait que ce sont les soignants qui font les frais de patients dangereux et ceci est aussi un facteur à considérer.

Dernièrement une infirmière convoquée par la direction de l’établissement qui  refusait de motiver cette convocation (dite convocation connue près d’un mois à l’avance…si ce n’est pas une forme de pression ceci y ressemble toutefois…).Cette infirmière avait envoyés plusieurs courriels à ses supérieurs pour connaître la raison de cet entretien, mais elle n’a pas eu de réponse ?...

Est-ce bien normal, surtout dans un établissement particulier comme celui de l’Hôpital Paul Guiraud ? L'impact de telles méthodes sur une personne n'est pas sans effet particulièrement au niveau psychologique ...

Lors de l’entretien  l’infirmière a été accusée de discrimination…était-il nécessaire d' attendre 1 mois pour une telle accusation ? ...
Le médecin-chef  lorsqu’il a vu cette infirmière en  détresse  a tenu à avoir avec elle un entretien...(...)...ce que nous savons c'est qu'au cours de son service  elle s’est écroulée...hospitalisée elle n'a hélas pas survécu des suites d’un AVC dit-on officiellement…



Assez de management et plus de ménagement vis à vis des personnels soignants !

La souffrance au travail fait de plus en plus de ravages, les conditions de travail, les économies faites sur le dos des personnels, les pressions de toutes sortes ne sont pas sans effet…et elles ont un prix à payer comme toutes choses dont les excès sont inévitablement les causes de situations graves.

L'absentéisme est en augmentation c'est le signe d'un malaise persistant au sein des services hospitaliers, dont les agents confrontés quotidiennement avec la maladie, la souffrance etc...se retrouvent dans des situations qui ne leur permettent pas d'exercer normalement (le manque de temps pour s'occuper des patients convenablement est inadmissible alors que la relation humaine est importante dans les professions de Santé) etc etc il y a beaucoup à écrire et nous pouvons déborder très rapidement du sujet.
Ceci écrit les médecins de l’établissement ont saisis les tutelles dont Monsieur Claude Evin directeur de l’ARS d’Ile-de-France pour dénoncer les effets pernicieux des méthodes notamment, un expert médical a été nommé. Il devra trancher sur l’imputabilité de l'administration dans ce décès...le mal est fait toutefois...

 Pour  « La Vie Hospitalière » Il y a là des responsabilités (y compris morales) qui ne sont pas à sous estimer, c’est là encore les pressions exercées sur les personnels qui font que plus rien ne va, les conditions de travail  sont devenues extrèmement préoccupantes pour la santé même de tous les agents et ceci est un comble.

Les responsabilités il faudra bien les trouver, car c’est honteux ce qu’il se passe de plus en plus dans certains établissements de santé.

Il y a urgence !

1) Rappelons ici même le suicide d'un inspecteur du travail, le 18 janvier 2012 qui a évoqué dans des notes les propos dégradants de son chef, et, sa surcharge de travail, il n'avait que 32 ans.
N'oublions pas tout autant  le suicide d'un autre inspecteur du travail (9 mois auparavant) , secrétaire national du SNU-TEF/FSU, dans les locaux du ministère du Travail. 

2) Tout va mal depuis la libéralisation des services, depuis l’AGCS particulièrement, depuis les dérives de la RGPP...
Les conditions sont créées petit à petit pour détruire tout ce qui peut l’être au nom de la politique du chiffre…la pression est constante sur les personnels, elle est intolérable !


Voir aussi : Quatre hospitaliers du CHU de Lille se suicident


Et, pour ne pas conclure : 
Il est grand temps de redonner
aux services publics 
des moyens corrects et dignes,
tant financiers qu'en personnels.

vendredi 27 juillet 2012

La mort programmée de l'Ordre infirmier

Suite à l'entretien auquel RESILIENCE a participé hier 26 juillet, en présence de monsieur le Directeur de Cabinet, au ministère de la Santé.

Suite à l'annonce confirmée par monsieur le Directeur du Cabinet de la volonté ministérielle de légiférer par voie parlementaire (à l'automne 2012) sur la modification des ordres paramédicaux, attendue par plus de 450.000 infirmiers, kinés et podologues, toujours en exercice illégal.

Suite à l'annonce faite par le Directeur du Cabinet de faire cesser – immédiatement – les tracasseries et autres menaces contre les IDEL des Alpes Maritimes et de Paris, auxquelles un numéro ordinal est exigé par les CPAM.

Suite à l'annonce faite hier par le Directeur du Cabinet de faire cesser provisoirement, et dans l'attente de la publication à l'automne de la Loi modifiant les ordres paramédicaux, les poursuites contre les kinés, les podologues devant les tribunaux.

RESILIENCE prend acte de la volonté du Gouvernement de modifier les ordres paramédicaux, RESILIENCE continue de demander l'abrogation pure et simple de l'ordre infirmier.

RESILIENCE demande aux IDEL de Nice et de Paris de refuser toute tentative de pression et de chantage au numéro ordinal pour pouvoir s'installer et exercer en libéral, et de faire remonter toute tentative dans les autres départements afin que les consignes ministérielles soient respectées et que les pressions abusives soient sanctionnées,

RESILIENCE demande aux infirmières, aux kinés et aux podologues de lui signaler immédiatement toute procédure en cours ou à venir, devant les tribunaux, afin que le ministère soit informé et puisse réagir en conséquence,

RESILIENCE demande aux infirmières de ne plus cotiser à l'ordre infirmier afin que celui ci soit étouffé financièrement dans l'attente de la prochaine Loi visant à rendre l'adhésion et donc la cotisation facultatives.


(Communiqué du Syndicat RESILIENCE)

A diffuser largement.

dimanche 22 juillet 2012

La FHF tire la sonnette d'alarme concernant les besoins de financement des Hôpitaux publics

La FHF tire la sonnette d'alarme concernant notamment les financements des investissements des établissements de santé et médico-sociaux qui risquent d'être difficiles compte tenu du contexte financier actuel.

"La Fédération hospitalière de France a lancé il y a quelques jours une enquête destinée à évaluer les besoins de trésorerie et de financement des investissements.

Grâce aux réponses obtenues, une estimation a pu être réalisée et il ressort que le besoin non couvert de financement de court terme (trésorerie) s’élève à 1,3 milliards d’euros auquel s’ajoute un besoin non couvert de 2 milliards d’euros pour le financement des investissements. Cette situation trouve son origine dans les difficultés du secteur bancaire à couvrir les besoins des établissements du fait des accords de Bâle 3 mais aussi du retrait du marché du principal acteur, la banque Dexia.

Depuis plusieurs semaines, la FHF multiplie les rencontres au plus haut niveau pour alerter les responsables politiques sur l’urgence de la situation et proposer des mesures à même d’apporter du souffle aux établissements de santé et médico-sociaux. Elle a ainsi rencontré il y a quelques jours le pôle social de l’Elysée, les conseillers de Matignon, du Cabinet santé, du Cabinet du ministre du budget ainsi que le conseiller en charge du secteur financier au Cabinet de Pierre Moscovici. Elle a en outre échangé avec plusieurs parlementaires pour faire prendre conscience de l’urgence de la situation et du risque réel pour certains établissements de ne plus honorer leurs charges, alors même que leur situation financière est saine.

A l’occasion de ces entretiens, la FHF a proposé des actions immédiates pour pallier la carence du secteur bancaire :

    Modifier l’arrêté de 2008 sur le versement de l’Assurance Maladie aux établissements de santé, afin d’avancer de plusieurs jours les paiements aux établissements ;
    Accéder à des prêts de court terme auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) ;
    Inciter la Banque Postale à servir les établissements de santé et médico-sociaux, alors qu’aujourd’hui leurs demandes ne sont pas prises en compte ;
    Dégeler les crédits MIGAC mis en réserve, qui pèsent lourdement sur la trésorerie des établissements ;
    Notifier aux établissements, début décembre, les crédits de fin de campagne pour éviter les problèmes de trésorerie en fin d'année.

A moyen terme, la FHF propose également de :

    Créer un « Livret H » afin de permettre aux hôpitaux de mutualiser leurs ressources financières ;
    Autoriser les établissements à émettre des billets de trésorerie ;
    Réviser le calendrier de la procédure budgétaire afin que les dotations soient notifiées aux établissements au plus tard en février.

Les pouvoirs publics se sont montrés attentifs aux propositions de la FHF et ont indiqué que des réponses seraient apportées dans les prochains jours, compte tenue de l’urgence de la situation.

Concernant le financement des investissements, le cabinet du ministre de l’Economie a confirmé hier l’éligibilité des établissements de santé et médico-sociaux à l’enveloppe de 3 milliards d’euros qui vient d’être débloquée par le Premier ministre. Des consignes devraient être adressées en ce sens à la CDC et à ses antennes régionales.

La FHF restera mobilisée pour que des décisions soient engagées au plus vite et que les établissements trouvent ainsi des solutions de financement."

Moody's ... and Co...

Nous avons les fameux "Partenariat Public Privé" (PPP) qui font que bien des Hôpitaux se retrouvent dans des situations qui ne profitent qu'à des intérêts strictement privés et dont les usagers, et,  les personnels font les frais !

L'exemple peut être donné avec le CHSF d'Evry (Essonne)  qui se retrouve pris au piège de ces prêts à long terme, dont les intérêts sont énormes.

Le CHSF dans le brouillard...

Nous avons aussi tous ces prêts toxiques (1)  (DEXIA...) qui créent bien des problèmes financiers à certains hôpitaux (exemple le Centre hospitalier de Meaux, dont le Président du Conseil de surveillance n'est autre que Monsieur Jean-François Copé (2)... qui possède pourtant de bonnes expériences en économie mais qui n'a pas semblé être de bon conseil pour son hôpital...).

Maintenant nous avons une agence de notation qui s'en mêle, il y en a assez de toutes ces opérations douteuses, de ces manoeuvres,  surtout quand l'on sait que l'État lui même fait appel à ces individus et paye ces agences de notation des sommes qui feraient mieux d'être utilisées pour de meilleures causes.
Cette agence de notation américaine se permet de noter les établissements hospitaliers publics, mais de quel droit ? Ne devrions-nous pas avoir plus de transparence sur ces "agences" qui devraient être évaluées et pourquoi pas notées à leur tour, non seulement elles pourraient perdre leur aura mais encore bien plus...il y a de quoi méditer...

Quoiqu'il en soit cette "agence parasite" a abaissé la note des Centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU), de Aaa à Baa1, et celle qu'elle attribue aux Centres hospitaliers universitaires (CHU), de Aaa à A1...la belle affaire...
Aaaaaaah...aaaaaaaah!...la chute risque d'être dure...à force de tirer sur la corde...le pouvoir que l'on veut bien donner aux "Big Three" devient de plus en plus préoccupant pour l'avenir du service public hospitalier qui se voit tirer dessus à boulets rouges, il est temps de répondre, car c'est notre système de santé que l'on veut atteindre et par tous les moyens possibles !

Les établissements hospitaliers devraient être financés par des fonds publics et avoir une indépendance vis à vis de tous les intérêts financiers privés qui deviennent de plus en plus problématiques,






1) Qui ne sont pas toxiques pour tout le monde...
2) Maire de Meaux (Seine-et-Marne) depuis 1995, Député de Seine-et-Marne, Président de l'UMP, il a été aussi ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et de celui de Villepin...

samedi 21 juillet 2012

Le gouvernement doit abroger la loi HPST !

Les  établissements hospitaliers publics et particulièrement ceux de proximité sont menacés par des mesures restrictives faites sous des prétextes pas toujours crédibles, des recherches de centralisme éloignées de toute évidence de la réalité des besoins en santé publique, et,  laissant loin derrière la nécessité d’avoir des moyens décentralisés de  prévention des risques de toutes nature…


 La  loi HPST doit être abrogée, le gouvernement actuel 
détient une majorité parlementaire indiscutable !

On ne peut plus continuer dans cette dérive qui en définitive sert surtout des intérêts qui ne sont pas ceux des citoyens et citoyennes, tous usagers potentiels mais bien des intérêts particuliers... (les exemples ne manquent pas au fur et à mesure que le temps passe)…

Ce qui est tout autant grave c’est le manque d’information sur les projets, et, nous sommes plus dans une  politique du fait accompli…il est prévu pourtant dans cette loi Bachelot une certaine "démocratie sanitaire" qui vise à associer l’ensemble des acteurs du système de santé et à informer tous les usagers…essayer d’avoir des informations (surtout en temps et en heure) concernant les avis des conférences de territoires (dont le secrétariat est réalisé par l’ARS…) ce n’est pas facile, alors que ces avis  doivent être rendus publics…il y a un manque de transparence évident.

Il est temps de mettre un terme à la loi HPST.

Il est grand temps de redonner tous les moyens nécessaires à l'Hôpital public pour ses missions.


vendredi 13 juillet 2012

Les Hospices civils de Lyon (HCL) favorisent les productions locales

Les HCL achètent pour 530.000 euros par an de fruits et légumes. La part consacrée à la production locale avoisine près de la la moitié des achats (250.000 euros).

    "...Choux, salades, herbes aromatiques, pommes, fraises, jus de fruits étaient à l’étal. Les producteurs locaux ont présenté et offerts leurs produits aux passants de ce marché insolite.
Les diététiciennes du GHE donnaient des conseils nutritionnels et la restauration offrait des mini clafoutis aux fruits fabriqués maison.

Les directeurs des HCL et de la société Pomona Terre d’Azur, ont signé une convention par laquelle ils s’engagent à porter dès fin 2012, la part de marché de produits locaux de 6% à 40%.

3 objectifs à la clé :

Favoriser et soutenir les producteurs locaux de la Région Rhône-Alpes

Réduire les nuisances et pollutions liées au transport des produits

Encourager la consommation de produits de saison et sensibiliser à une consommation « juste »."

Une initiave à encourager et surtout à suivre.


Site du CHU de Lyon

lundi 9 juillet 2012

L'Hôpital de Chateau-Thierry ne saurait subir les conséquences des orientations politiques malsaines !


Pour la région de Château-Thierry, l’ARS de Picardie souhaite réduire la permanence des soins (PDS) assurée par le service public hospitalier et supprimer l’unité de soins intensifs en cardiologie (USIC) une activité performante et essentielle pour sauver des vies, créée en son temps à Villiers Saint Denis et renforcée au sein du service de réanimation de Château-Thierry, unité  obtenu suite aux mobilisations faites au cours des années 2002 à 2007.

« La Vie Hospitalière » rappelle que cette PDS a été instituée dans le cadre de la loi HPST dite loi Bachelot, cette PDS a pour but de répondre aux soins non programmés, de 20 heures à 8 heures, du lundi au samedi, et durant toute la journée les dimanches et jours fériés. La mission de permanence des soins est organisée par l’ARS qui développe ainsi des orientations régionales centralisées qui en définitive ne retiennent que l’aspect comptable et non celui de l’égalité des soins pour tous, et ceci ne saurait être acceptable.


Le  conseil municipal  lors de sa séance du 22 février 2012 fait état d’une motion pour le développement du Centre hospitalier de Château-Thierry, s’opposant de fait à la suppression de la permanence des soins (PDS) dans cet établissement de santé. Lors d’une session du Conseil Général de l’Aisne une opposition au projet de l’ARS de Picardie (2) concernant le projet de suppression de la PDS s'est affirmé.
                                                                                                                                                                  Pour en revenir à ce Conseil municipal, il est dénoncé aussi que la barre est mise haute en ce qui concerne les critères retenus pour que l’établissement soit reconnu comme « Centre Intra Régional » (3)...


Il faut replacer le patient au centre même de l'Hôpital.
 Le 4 juin 2012 à Essômes sur Marne, lors d'une réunion publique,  Patrick Pelloux  , Président de l'AMUF, a déclaré : « Ne lâchez rien pour défendre l’hôpital public…! » il a dénoncé vivement la politique de santé mise en place par Sarkozy, Bachelot et les autres, dans le cadre de la loi HPST  qui bouleverse l'organisation des hôpitaux et de la médecine. 

Le 15 juin 2012 une réunion lancée à l’appel de l’intersyndicale de l’établissement (FO, CGT, CFDT,UNSA...) informe les personnels des risques  qui menacent de plus en plus le Centre hospitalier de Château-Thierry… 

(Article en cours)





1) Que de changement dans la direction même de cette ARS…: en mars la Directrice (Madame Bidaud) quitte cette « agence gouvernementale » remplacée en juin par Madame Cambon  qui a été en 2010 conseillère technique sur la politique de la santé publique auprès de Madame Bachelot  (alors ministre de la Santé et des Sports), puis de nouveau conseillère technique auprès de Madame Bachelot lorsque cette dernière est passée ministre des Solidarités et de la cohésion sociale en novembre de cette même année …

2) On centralise pour la cause sans même respecter les usagers qui se retrouvent devant une inégalité évidente des chances. Les spécialités chirurgicales sont de plus en plus dirigées vers un « certain marché », les intérêts ne sont pas les mêmes pour tout le monde…quant à l’intérêt général il passe en second plan dans la plupart des cas, on dépossède les hôpitaux publics de leurs possibilités de survivance.







ABROGATION DE LA LOI HPST !


L'Académie de Médecine s'inquiète de la disparition des services

samedi 7 juillet 2012

Défendons l'Hôpital de Die !

 A l'heure actuelle le Collectif s'interroge sur la volonté effective du Maire pour défendre l'Hôpital de Die, en effet le Collectif avait demandé  la pose d'une banderole ( par courrier en date du 25 juin), le premier magistrat de la ville s'y est  opposé... le tourisme étant à préserver de toute polémique...

Nous rappelons qu'Il y a plus d'un mois,  maintenant,  que le Collectif de Défense de l’Hôpital de Die a envoyée une lettre  à Madame Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, à propos du « sursis » accordé à cet établissement pour le fonctionnement de sa maternité et de sa chirurgie jusqu’en décembre 2012.

Ci-dessous le texte de la lettre:

"L’Hôpital de Die est le seul centre hospitalier, avec tous ses services, existant entre Valence et Gap, distants de 160 km. Pour 11 000 habitants, il couvre une superficie du cinquième du territoire drômois. 
La dispersion de l’habitat est donc une caractéristique très forte.

A la suite de très nombreuses actions de la population, depuis vingt-cinq ans, contre les menaces de fermeture, le maintien de la maternité et de la chirurgie a pu être obtenu mais, dans les trois dernières années, avec des reports de dates qui laissent les usagers et les professionnels de santé dans l’incertitude.

Ainsi, actuellement, les autorisations de fonctionnement pour la maternité et la chirurgie ont été accordées jusqu’en décembre 2012. Il reste donc un délai d’environ six mois.

Si la maternité était supprimée, les femmes enceintes de Die se trouveraient à plus d’une heure de l’hôpital de Valence et que dire des communes du Haut-Diois qui sont à 45 minutes au moins, parfois une heure, de la maternité de Die.

Or, pour des raisons de sécurité sanitaire, les femmes doivent pouvoir accoucher, pour des grossesses sans risque, dans un établissement situé à moins de 45 minutes. Quant aux grossesses à risques (prééclampsie, hémorragie, etc…) les délais tombent à 30, voire 20 minutes.

Qui prendra la responsabilité d’un manque d’assistance à personne en danger dû à la suppression de la maternité et de la chirurgie d’urgence, toutes deux étant très liées ? Ceci, d’autant plus que l’Hôpital de Valence, surchargé, n’est pas en capacité de faire face à l’accueil supplémentaire qui serait ainsi occasionné (1). On ne peut fermer ces services sans compromettre la sécurité par perte de chances.

C’est pourquoi nous vous sollicitons pour connaître votre avis sur le maintien de la maternité et de la chirurgie d’urgence de l’hôpital de Die, avec des autorisations de fonctionnement pour cinq ans, comme pour les autres centres hospitaliers.

D’autre part, cet état de fait découle d’orientations nationales qui nous amènent à connaître votre position sur :

    la loi hôpital HPST dite « loi Bachelot » ;

    la tarification à l’activité (T2A) qui étrangle tous les hôpitaux et va à l’encontre de leur mission de service public ;

    la lutte contre la désertification médicale, en hôpital comme en médecine libérale ;

    des moyens en personnel et en financement permettant des conditions de travail dignes du vingt et unième siècle, afin que les soignants puissent assurer sereinement leur mission de service public auprès des usagers, en ayant une visibilité professionnelle à long terme, notamment au sein de l’hôpital de Die ;

    l’égalité des soins pour toutes et tous, partout, sur tout le territoire de la République...(...)..."


Pour "La Vie Hospitalière" l'abrogation de la loi HPST doit être effectivement envisagée par le gouvernement, des moyens doivent être réellement donnés aux hôpitaux publics afin de faire face aux besoins de santé des populations

Quand un gouvernement détient une majorité absolue de parlementaires à l'assemblée nationale il se doit de changer les orientations politiques du précédent gouvernement et non de les poursuivre.
Il faut favoriser les hôpitaux de proximité et non chercher à centraliser tout ce qui peut l'être dans une "logique" comptable qui ne saurait satisfaire les usagers, la santé n'est pas une marchandise!


Maintenant nous attendons une réponse de la ministre, le temps presse
 et le changement ce n'est pas pour demain, c'est maintenant !


 



1) Souligné par le Webmaster

vendredi 6 juillet 2012

Le chirugien est le seul à juger des décisions à prendre

Selon un jugement récent (1) de la Cour de cassation un patient ne peut pas se plaindre des décisions que son chirurgien a dû prendre au cours d'une opération réalisée sans son consentement du fait qu'il se trouvait anesthésié c'est à dire dans l'incapacité d'apprécier l'acte chirurgical et ses conséquences...

C'est pour la Cour de cassation, un cas d'exception au principe qui exige qu'un médecin recueille toujours le consentement préalable du client, après l'avoir averti des risques, y compris pour un acte indispensable.

Les juges ont rejetées ainsi les protestations d'une patiente qui reprochait à un chirurgien de lui avoir retiré l'utérus, ce qui n'était pas prévu, lors d'une intervention dans la région abdominale.

Le chirurgien avait découvert, au cours de l'acte, un risque d'incontinence et d'infection dangereuse, il avait pris seul la décision puisque la patiente inconsciente, était par la force des choses hors d'état d'être informée et de pouvoir s'exprimer.



Il n'y a pas de manquement au devoir de conseil car il s'agit, selon le jugement rendu qui fait jurisprudence en la matière, d'un cas d'exception à l'exigence du consentement préalable du patient.

Les juges ont exigé toutefois que l'acte imprévu ait un caractère indispensable...


1) Cass. Civ 1, 28.6. 2012  N° 759

jeudi 5 juillet 2012

Manifestation devant l'Hôpital de Belfort-Monbéliard

Après plus de 20 jours de grève au Centre hospitalier de Belfort Montbéliard (CHBM), ce jeudi 5 jullet , la Coordination Nationale Infirmière (CNI), ainsi que d'autres syndicats des personnels hospitaliers seront mobilisés pour faire échec à un projet de suppression de 95 emplois d’ici à 2014.


(A suivre)

lundi 2 juillet 2012

Menace de grève de la faim de la part des chirurgiens au CHSF

Depuis le 26 juin les personnels du service d’orthopédie du Centre hospitalier Sud Francilien, à Evry (Essonne), sont en grève, dans une pétition, ils s'opposent à la suppression de 3 postes d'infirmiers dès le début du mois de  septembre ainsi qu’au fait que des postes d'aides-soignants ne seront pas remplacés.

Cette action, faite suite à l’appel d’une intersyndicale, est suivie d’une menace de grève de la faim, au 29 juin, par les 6 chirurgiens orthopédistes qui ne peuvent plus travailler correctement dans les conditions imposées par l’administration.


La réduction des effectifs ne permet pas de travailler dans de bonnes conditions, ainsi (pour exemple)  le manque évident de secrétaires fait que les prises de rendez-vous sont devenues difficiles et que les comptes rendus liés à l’hospitalisation des patients prennent plusieurs jours, voire plusieurs semaines de retard.

« La Vie Hospitalière » rappelle que cet établissement s’est illustré dans un Partenariat Public Privé (PPP) qui lui impose des contraintes budgétaires sans précédent, or ce mode de gestion privée des besoins publics est uniquement profitable aux groupes financiers qui trouvent là aussi le moyen de s’approprier l’espace public dans certains cas.
Quant aux établissements « publics » ils doivent payer des loyers exorbitants, et, engager des mesures réductrices de charges, ce sont bien évidemment et principalement les personnels qui font les frais de ces mesures !
Le paradoxe c’est que ce sont ceux qui travaillent qui subissent les contraintes alors que d’autres (qu’on ne qualifiera pas…)  se contentent d’amasser les fonds…qu’ils investissent de nouveau dans des opérations immobilières notamment.
Les citoyens, Les personnels, les patients… sont les premières victimes de ces opérations financières.
Mais les PPP c’est aussi une déréglementation de la commande publique…on rappelle que Nicolas Sarkozy, en janvier 2008) lors de la présentation de la nouvelle organisation sanitaire hospitalière a dit : »Le recours au PPP doit devenir la règle ! »…
On voit où ces orientations mênent…



Pour le CHSF, depuis son ouverture, les problèmes sont de taille et l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France (ARS) devant les déficits engendrés particulièrement par le loyer versé au groupe EIFFAGE fait pression tout autant afin que des réductions de personnels se réalisent.
On rappelle que l’ancien directeur du CHSF a préféré mettre fin à son activité suite à la demande de réduction des personnels émanant de l’ARS.

Tout est à revoir !...

dimanche 1 juillet 2012

Défendons l'Hôpital du Blanc dont certains services sont menacés

Une réunion du Comité de défense de l'Hôpital du Blanc se tiendra le lundi 16 juillet, à 18 heures 30 (salle de la Libération).

Pour plus d'informations

http://indispensables-maternite-chirurgie-leblanc.over-blog.com/

(article en cours)

vendredi 29 juin 2012

Un an avec sursis pour une IDE suite à une erreur de dosage mortelle...

 En mai 2006, à l'Hôpital pour enfants Gatien de Clocheville (dépendant du CHU de Tours), une jeune infirmière débutante a injectée une dose d'un produit cytotoxique (100 mg au lieu de 20 mg, soit 5 fois plus...)  à une petite fille de 18 mois, atteinte d'une leucémie grave. 

L'enfant a  eu une insuffisance cardiaque sévère suite à la surdose,  qui lui a été fatale quelque jours après.
L' infirmière accusée d'être la responsable du décès de cet enfant a été condamnée, hier, à un an de prison avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Tours après sa comparution le 14 juin où elle reconnaissait pleinement sa faute.
Notons que l'infirmière, a reconnu les faits certes, mais la responsabilité de l'Hôpital est bien plus grande considérant que la représentante de la République a émis des doutes quant à la bonne organisation du service hospitalier, en effet l'infirmière débutante était seule dans le service,  aucun médecin était présent pour contrôler le protocole de soins...


Depuis cet accident il faut reconnaître que l'établissement a changé son mode de fonctionnement, et les produits des chimiothérapies font l'objet d'un double contrôle: un pharmacien ou une infirmière vérifie la dose préparée...

Pour "La Vie Hospitalière"  il faut malheureusement encore un accident grave pour rétablir des soins avec le moins de risque possible pour le patient.

Il faut encore que les patients subissent les conséquences d'une politique désastreuse de réduction drastique et injustifiée des personnels, pour que des plaintes en réparation des préjudices causés entraînent par la force des choses des réévaluations d'organisations.

 Il devient impératif que  les effectifs soient revus, afin d'assurer les soins dans les meilleures conditions possibles.


mercredi 27 juin 2012

L'Académie de médecine s’inquiète de la disparition des services hospitaliers

L'Académie nationale de médecine, par la voie de sa commission XV, met en garde sur la disparition des services hospitaliers initiée par la loi HPST. Dans le communiqué signé du Pr Daniel Loisance et des membres de ladite commission, l'Académie constate "les graves conséquences sur la prise en charge des malades et s'élève contre les effets néfastes d'une gestion purement comptable des établissements".

La cause de cette disparition, c'est l'instauration des pôles de soins, qui font perdre tout sentiment d'identité aux services hospitaliers. 
La création des pôles entraîne particulièrement une mutualisation des personnels infirmiers altérant de manière insidieuse le sentiment d'appartenance à une équipe et agissant de manière néfaste sur le bon fonctionnement des soins.La démotivation des paramédicaux et les désengagements des chefs des services sont les conséquences de ces dispositions..

La dimension économique du soin peut compromettre la qualité même de ces soins, l'Académie de médecine estime qu’une bonne codification devrait prendre en compte la qualité des soins et la pertinence clinique et socio-économique de la prescription des examens complémentaires, et des décisions thérapeutiques.



L’évolution actuelle du fonctionnement 
des hôpitaux publics

L’ Académie nationale de Médecine suit avec attention  l’évolution du fonctionnement des hôpitaux  publics et a déjà été amenée à s’exprimer, à plusieurs reprises, à ce sujet .
Les Ordonnances de mai 2005 et la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) ont profondément modifié l’organisation  hospitalière. Aujourd’hui, elle souhaite faire connaître son inquiétude devant la tentative d’effacement  d’une structure essentielle, le Service Hospitalier. Elle en constate les graves conséquences sur la prise   en charge des malades et s’élève contre les effets néfastes d’une gestion purement comptable des  établissements.
L’organisation   des   Services   en   Pôles,   censée   organiser  autour  d’un   parcours   de   soins   cohérent  l’activité de structures complémentaires tout en réduisant les coûts, a fait perdre au Service son identité.   Celui-ci   reste   cependant   l’unité   facilement   reconnue   par  le   malade   et   les   étudiants. 
La  mutualisation des personnels infirmiers, aggravée par la pénurie, supprime insidieusement le sentiment  d’appartenance à une équipe et compromet le bon fonctionnement des soins. Le Chef de Service, qui a  perdu l’autorité sur l’équipe non médicale, dépendante de la Direction des Soins Infirmiers,  se sent  néanmoins moralement  responsable des dysfonctionnements éventuels bien qu’il ne le soit pas au  regard   du   droit   administratif.   La   conséquence   de   cette   situation   est   double :   les   malades   et   les  personnels infirmiers et aide soignants souffrent de l’absence d’un encadrement médical, le Chef de  Service est démotivé et se désengage de l’animation de son équipe et de ses responsabilités. 
La priorité a été donnée à la gestion comptable. L’évolution de la contrainte économique justifiait  certes un réajustement des responsabilités respectives du corps médical et du corps administratif.
Si la rigueur budgétaire ne peut être négligée, elle ne doit pas compromettre la recherche constante de la  qualité des soins.

Elle ne prend en compte que les aspects quantitatifs de l’activité technique  et non  pas la qualité de la prestation médicale et le temps médecin consacré aux malades et à leurs familles,  ainsi qu’aux activités de recherche et d’enseignement.

Une bonne codification devrait prendre en  compte la qualité des soins et la pertinence clinique et socio-économique de la prescription des  examens complémentaires et des décisions thérapeutiques. La mise en place de moyens informatiques  adaptés, tenant compte d’indicateurs de qualité  et la promotion d’une véritable culture de l’évaluation  au sein des Services sont essentielles pour suivre l’activité et l’amélioration de la prise en charge des malades. 

Il s’ensuit une insatisfaction grandissante des patients et un malaise persistant chez les médecins. 
Finalement, c’est l’attractivité du secteur hospitalier public qui est mise en cause.
Pour   améliorer   la   qualité   des   soins   et   redonner   confiance   aux   malades   et   aux   personnels  soignants, l’Académie nationale de médecine recommande :

     1)  recentrer  l’activité   médicale   sur  le   soin   au   malade   dans   une   approche   véritablement  humaniste, 

     2)   reconnaître clairement l’existence du Service hospitalier et confirmer les responsabilités du  Chef de Service notamment vis-à-vis des personnels non médicaux,  

     3)   développer une culture de l’évaluation au sein des Services, avec un dossier informatique  prenant   en   compte   non   seulement   le   niveau   d’activité   (classes   pathologiques,   gestes techniques), mais aussi des indices de qualité de la prescription. 

     4)   redonner  aux   corps   médical   une   part   de   responsabilité   dans   la   gestion   des   hôpitaux  en appliquant notamment la délégation de gestion prévue dans la loi. 

 
(Communiqué de l'Académie Nationale de Médecine du 5 juin 2012)


 






mardi 26 juin 2012

Défendons le Centre hospitalier intercommunal de Montreuil

MOBILISONS-NOUS POUR LA DÉFENSE DE NOTRE HÔPITAL !


PAS DE FERMETURE, NI DE RESTRUCTURATION, PAS DE LICENCIEMENTS !

 Le Centre hospitalier intercommunal de Montreuil est dans une situation financière critique qui menace à très court terme la pérennité de son activité.

Endetté par des projets ambitieux validés par la tutelle mais non financés, souffrant d’un mode de financement qui ne permet pas d’investir, pâtissant des conséquences de la Loi Bachelot sur l’organisation de la permanence des soins, L’HÔPITAL EST EN DANGER.

Cette situation menace également son fonctionnement au quotidien, l’empêchant d’assurer le renouvellement normal de son matériel, mais aussi de payer ses fournisseurs.


Conscients de l’importance des efforts de gestion menés ces dernières années et de l’impuissance des plans de rigueur adoptés successivement ;

Solidaires des efforts importants du personnel médical et non médical, qui vit depuis des années au rythme de plans de retour à l'équilibre dont ils ne veulent plus, ou d’injonctions de suppressions d’emplois inacceptables tant elles ne feraient qu’aggraver la mise en danger de la structure ;

Soucieux de garantir une prise en charge de qualité et des conditions de sécurité optimales, tant pour les patients que pour les personnels ;

Attaché à l’hôpital public et à son renforcement, dans un territoire marqué par les difficultés d’accès aux soins et les inégalités très fortes en matière de santé, et souhaitant promouvoir une politique publique de santé, associant qualité, proximité, égalité et droit d’accès aux soins pour tous ;

Saluant le remarquable potentiel du Centre Hospitalier Intercommunal de Montreuil dont la qualité des soins dispensés dans de nombreuses disciplines est reconnue ;

Nous appelons Madame Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé et Monsieur Claude EVIN, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d'Ile de France à  prendre en urgence toutes les mesures nécessaires,  notamment sur un plan financier, visant à sauvegarder l’activité du CHI de Montreuil et assurer sa pérennité.

Collectif  pour la défense de l'Hôpital public, Association des usagers du CHI de Montreuil, CME,
CGT,  SUD,  UFAS  Hôpital de Montreuil.

samedi 16 juin 2012

Mobilisation devant la sous-Préfecture pour défendre l' Hôpital de Belley

Après une première réunion en février, puis une deuxième en avril, les Communautés de Communes et le Collectif de Défense de l'hôpital de Belley (Ain) ont décidé de se rassembler le mercredi 20 juin 2012 à 18 heures,  devant la Sous-Préfecture, rue des Barons.
        
"ENSEMBLE, ÉLUS LOCAUX, 
COLLECTIF DE DÉFENSE , POPULATION, 
REMOBILISONS-NOUS POUR L'HÔPITAL DE BELLEY ! "

Situation financière des hôpitaux : non aux partis pris et aux contrevérités

La Fédération hospitalière de France (FHF) a pris connaissance du dossier récemment paru dans un hebdomadaire sur la situation financière des hôpitaux publics, qualifiée de « scandaleuse ».

Elle déplore l’utilisation d’un titre racoleur, ainsi que les contrevérités qui servent un procès à charge bien éloigné de la réalité, alors que les hôpitaux publics sont chaque jour plébiscités par les Français. Elle condamne fermement les partis pris, ainsi que l’opération consistant à brocarder l’hôpital public en dénonçant sa prétendue inefficacité et en faisant mine de révéler des scandales.
La FHF rappelle tout d’abord sa volonté de transparence totale sur les comptes des hôpitaux, se félicitant des progrès enregistrés à l’initiative des établissements de santé en matière de comparaison des dépenses comme des pratiques médicales. Comme le relève le dossier mentionné, les cliniques privées n’ont d’ailleurs pas effectué le même effort de transparence alors qu’elles sont financées par la collectivité nationale.
La FHF souligne que l’indicateur Hospidiag permet en effet d’utiles comparaisons, à condition qu’il soit un outil de dialogue intelligent avec les acteurs de terrain et non l’occasion d’une stigmatisation absurde. On ne peut juger de l’activité d’un établissement que par une approche combinant différents indicateurs. La sous-utilisation d’un bloc opératoire peut ainsi être parfois la contrepartie de l’obligation de permanence des soins dans certaines zones géographiques. De la même manière, on ne peut pas comparer un bloc dédié à une activité programmée et un bloc adossé aux urgences.
Aussi est-il nécessaire de ne plus donner, comme le fait cet hebdomadaire, une interprétation tronquée des données brutes fournies par les établissements. C’est pourquoi la FHF demande aux autorités ministérielles de donner à l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) l’indépendance nécessaire pour permettre une interprétation partagée et objective de ces données, à l’instar de ce que réalise l’INSEE.
Sur les arguments avancés dans le dossier, la FHF déclare solennellement qu’ils sont contraires à la vérité :

- Non, les hôpitaux publics ne sont pas trop endettés, bien au contraire, il était nécessaire de relancer l’investissement pour leur permettre de se moderniser ;
- Non, les hôpitaux ne creusent pas leurs déficits d’exploitation. Les déficits de gestion ont été divisés par trois depuis 2007, se limitant à 180 millions d’euros en 2010, soit moins de 0,3% du budget des hôpitaux. Seul un tiers des hôpitaux présente un déficit, alors que c’est le cas pour la moitié des cliniques ;
- Non, les responsables hospitaliers ne refusent pas de faire évoluer leurs organisations. Ils ont engagé de profondes transformations pour moderniser l’offre de soins, pour tenir compte des avancées thérapeutiques et des possibilités ouvertes par les nouvelles modalités de prise en charge. La plate-forme de la FHF élaborée à l’occasion du débat présidentiel est là pour le démontrer ;
- Non, les hospitaliers ne rêvent pas d’hospitalo-centrisme. La FHF travaille au quotidien avec les représentants de la médecine de ville pour éviter les hospitalisations inutiles ;
Mais il est un dossier qui n’est jamais évoqué, c’est la lutte contre les prescriptions inutiles, dangereuses pour le patient et par ailleurs coûteuses pour la collectivité. Cette lutte, ce sont les hospitaliers publics qui l’ont engagé !
Les hôpitaux publics méritent mieux que les interprétations douteuses et les attaques sans fondement.

 Frédéric Valletoux, Président de la FHF

Gérard Vincent, Délégué général



Le service public hospitalier se porte bien dans son ensemble


Le Nouvel Hôpital d'Orléans (NHO) qui aura 1300 lits et places 
est un chantier considérable


Le Centre Hospitalier de Marne-la Vallée quant à lui est sorti de terre...
il semble bien conçu,  malgré certaines orientations douteuses...
 

Note de "La Vie Hospitalière" : Concernant le communiqué de la FHF,  rien à dire...tout est écrit.



Pour rappel le communiqué AFP du 13 juin et nos commentaires.  

jeudi 14 juin 2012

Selon "Le Point" la situation des hôpitaux serait désastreuse...???...

(Une enquête de l'hebdomadaire "Le Point" qui devrait parler aussi des hôpitaux privés et cliniques par souci d'équité.)

Dette de 23,6 milliards d'euros pour les 1.266 établissements de soins de court séjour, 43% des 603 hôpitaux en déficit pour un total de 637 millions: la situation financière de l'hospitalisation publique est "désastreuse", selon "Le Point" qui publie jeudi 14 juin une enquête très fouillée.

L'hebdomadaire qui dit avoir eu accès "de haute lutte" à la base de données HospiDiag de l'Agence nationale d'appui à la performance (ANAP) qui surveille l'activité hospitalière, publie les classements des hôpitaux les plus dépensiers, de ceux qui ont les plus grosses charges administratives et la liste des 100 blocs opératoires ayant la plus faible productivité.

Coûts de personnels et dépenses administratives

Parmi les établissements les plus dépensiers, dont les coûts de personnels soignants pèsent beaucoup plus que la moyenne (36 à 47% des recettes) la palme revient à la clinique Bonneveine de Marseille (Bouches du Rhône), un établissement de la Mutualité française avec 75,1%, devant le centre hospitalier de Freyming-Merlebach (Moselle) avec 68,8% et celui de Figeac (Lot) avec 67,7%.

Les hôpitaux ayant les plus lourdes dépenses administratives sont le groupe hospitalier Sud-Ardennes Rethel-Vouziers (38,1% des frais généraux) devant le centre hospitalier de Nanterre (Hauts-de-Seine) avec 37,5% et celui de Bayeux (Calvados) avec 36%.

Carte des blocs opératoires sous-utilisés

L'hebdomadaire publie aussi une carte de France des blocs opératoires sous-utilisés. Le critère retenu n'est pas le nombre d'interventions au cours d'une année mais l'indice de coût relatif (ICR) qui reflète mieux l'utilisation et l'organisation des blocs.

Ces blocs opératoires non performants se retrouvent sur l'ensemble du territoire, de Cambrai (Nord) à Saint-Affrique (Aveyron) de Lisieux (Calvados) à Brignoles (Var), en passant par Loches (Indre-et-Loire) et Chalon-sur-Saône (Saône et Loire).

Premier rang pour la survie après un cancer

La région parisienne est concernée avec une vingtaine de blocs sous-utilisés, dont ceux de l'hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), de Neuilly-Courbevoie (Hauts-de-Seine) ou encore le centre hospitalier des courses de Maisons-Laffitte (Yvelines). (1)

Selon des comparaisons européennes citées dans l'enquête, la France arrive en 8e position sur 25 pays pour le nombre de lits d'hôpitaux par habitant.

Elle occupe le premier rang pour la survie à cinq ans après un cancer (pour les femmes) mais se retrouve dans le bas du tableau pour la mortalité à l'hôpital après un infarctus ou un AVC.

(Copyright AFP)



C'est la même chanson, depuis des années...les mêmes méthodes employées pour amener l'opinion publique à penser que plus rien ne va et qu'il faut...trouver des solutions aux problèmes économiques posés...c'est étrange il y en a toujours qui profitent de toutes les situations, et si l'Hôpital public est malmené il faut aussi en rechercher les vrais raisons, car en définitive la politique engagée depuis des années vise à favoriser le secteur privé, les affairistes, les actionnaires, tous ceux qui ont les culs sur des chaises et qui n'en font pas lourd en fait !


Quant aux lits de chirurgie publics fermés ...alors que des lits de chirurgie privés s'ouvrent et que l'on démantèle certains services publics...c'est purement une honte mais tout autant le signe qu'il y a beaucoup de magouilles dans le monde politique étroitement lié à celui de la finance...et qu'il faudra poursuivre les responsables  un jour ou l'autre .

Dans "Le Point" qui sera diffusé demain nous  ne serons pas étonnés des informations qui apporteront de l'eau (encore un peu plus) au moulin de ceux qui veulent trouver en cette période des prétextes pour broyer encore un peu plus les services publics hospitaliers.


La lutte pour la défense des hôpitaux publics doit être de tous les instants!


On se demande à quoi servent les impôts que les citoyens et citoyennes payent, l'argent public semble vraiment être très mal géré, prenons pour exemple le Centre hospitalier sud francilien d'Evry qui doit payer des millions d'euros par an à une société privée (2) (c'est scandaleux !) sans faire d'amalgame : les PPP sont là encore le moyen de favoriser les groupes financiers...les spéculateurs...et, là la transparence doit s'imposer, il y en a assez de tous ces personnages qui participent à l'effondrement des services publics hospitaliers, pour leur seul profit, laissant derrière eux la misère et la détresse pour seul avenir pour bon nombre de français et française.

Le changement doit se faire dans le respect des droits à la santé pour tous, il faut donner de réels moyens au service public hospitalier, et surtout ne pas donner ce qui est rentable au privé et s'étonner ensuite que les hôpitaux publics ont du mal à avoir une gestion saine, ce sont des propos de toutes les manières incohérents, le service public hospitalier ne saurait être un tantinet lucratif , c'est un service public à part entière qui se doit d'être subventionné à la hauteur de ses besoins  tout le reste est bla bla...et supercheries.



1)  Les blocs opératoires privés... eux seraient mieux placés ?!... Il est vrai qu'avec les orientations de l'ARS d'Ile-de-france les blocs publics sont loin d'être avantagés et de là les services de chirurgie payent le prix de ces orientations qui sont des dérives profitant surtout aux groupes privés.

2) Au début de l'année la société Eiffage réclamait 175 millions d'euros suite aux travaux qu'elle avait fait ?  Citoyens, citoyennes de l'Essonne sortez vos euros, vous n'avez pas fini de payer !


(Copyright LVH)

samedi 9 juin 2012

Incident de protonthérapie à Nice : classé de niveau 2...

 Le centre Antoine Lacassagne situé à Nice a déclaré le 22 décembre 2011 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une erreur de fractionnement de la dose délivrée lors du traitement d’une pathologie oculaire d’un patient par protonthérapie (1).

Ce patient a reçu une dose de 13 grays lors de la première séance du traitement alors que le protocole thérapeutique planifié prévoyait la réalisation de quatre séances de 4,3 grays chacune...
Une seconde séance de 1 gray a été réalisée suite à la détection de l'erreur. Ainsi..." cet incident ne consiste donc pas en un dépassement de la dose totale prévue mais à une erreur dans le fractionnement de la dose délivrée, qui a entraîné une exposition aiguë du cristallin lors de la première séance"...

Pourtant un protocole est un protocole, une dose est une dose, et, le risque de cataracte radio-induite est bien reconnu pour les traitements de tumeurs oculaires par protonthérapie (dont le traitement des mélanomes malins de la choroïde), comme l'a confirmé l'Association pour la Protection contre les Rayonnements ionisants (APRI) dans son communiqué PRI 291-1208.

..."L'APRI s'inquiète aussi des incidents de plus en plus fréquents dans les centres de radiothérapie et demande que des contrôles stricts et réguliers soient réalisés dans tous les centres de radiothérapie"...

Dans son communiqué rendu public le 7 juin l'ASN reconnaît que  "l’exposition aiguë du cristallin lors de la première séance est susceptible d'accentuer la sévérité des conséquences potentielles de cet évènement"...
En plus clair même si le patient a reçu au total 14 grays sur les 17,2 grays, même si la dose globale n'a pas été dépassée... cet incident n'est pas sans conséquence!

L'ASN poursuit en précisant :..."L’analyse de cet incident a permis d’identifier des facteurs humains et organisationnels comme étant à l’origine de l’erreur de fractionnement.
Des mesures correctives portant notamment sur le renforcement des contrôles internes en relation avec le système d’information de l’établissement ont été définies par le service de radiothérapie. La mise en œuvre effective de ces actions correctives et leur robustesse dans le temps seront vérifiées lors d’une prochaine inspection de l’ASN."


Ceci écrit l’ASN a pris en compte que le centre Antoine Lacassagne avait immédiatement informé le patient de l’incident dans le meilleur délai possible.
 Le médecin traitant (ophtalmologiste) du patient a été associé à cette démarche d’information.L’ASN a demandé au Centre Antoine Lacassagne de suivre les résultats des examens afin d’assurer une continuité adéquate dans le suivi médical du patient.

Cet incident a été classé au niveau 2 de l'échelle ASN-SFRO (graduée pour rappel de 0 à 7).

Pour nous et nous le répéterons jamais assez c'est encore officiellement une "erreur humaine" attaquons-nous aux causes et non aux effets, il faut revoir les conditions d'exploitation des centres de radiothérapie qui traitent les patients à la queue leu leu... les personnels travaillent le plus souvent en flux tendu et c'est là une situation qui explique bien des incidents...au nom de la rentabilité et du profit bien souvent.


(1) La protonthérapie est une radiothérapie de haute précision utilisant comme son nom l'indique des faisceaux de protons et non des photons comme en "radiothérapie conventionnelle". Cette technique est utilisée pour détruire des tumeurs dans des organes sensibles (cerveau, colonne vertébrale etc).
Le Centre de protonthérapie d'Orsay a été le pionnier dans ce type de traitement en France.

mercredi 6 juin 2012

L'ARS d'Ile-de-france est invité à prendre des décisions plus sérieuses...

Michel Billout, Sénateur de Seine-et-Marne, a écrit le 4 avril à Claude Evin, Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France,  afin de lui demander de revoir sa stratégie à l’égard du centre médical de Forcilles. Cet établissement de santé privé à but non lucratif est spécialisé dans les soins pour les patients ayant des complications chirurgicales à la suite de cancers des voies digestives et ORL mais également dans la nutrition.

Le 25 mars dernier, le tribunal de Melun a annoncé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour ce centre qui doit faire face depuis plusieurs mois à des difficultés de trésorerie. Cette mesure juridique va permettre à cet établissement de maintenir son activité et donner à ce centre un nouvel élan, une nouvelle souplesse financière que malheureusement L’ARS d'Ile-de-france lui avait refusé.

Michel Billout a reçu une réponse de Claude Evin relevant d’un exercice purement comptable et avec un nombre d’erreurs attestant manifestement d’une méconnaissance de ce dossier.

Michel Billout est donc de nouveau intervenu auprès du directeur de l’ARS en l’invitant à examiner, avec sérieux cette fois-ci la situation de cet établissement, et en prenant notamment en compte les conclusions des rapports de la HAS et de l’IGAS et à revoir sa stratégie en conséquence.

Une nécessité d’autant plus impérative que le Plan Stratégique Régional de Santé (PSRS) arrêté par l’ARS, situe la Seine-et-Marne comme l’un des moins bien placés de la Région en termes de morbidité et de mortalité par cancer. La surmortalité y est même significative par rapport aux références nationales.

Le Centre de crise de la DGS a été inauguré ce jour

La Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Madame Marisol Touraine, a inauguré ce mardi 5 juin le Centre de Crise Sanitaire (CCS) de la Direction Générale de la Santé (DGS), dans le cadre d’un exercice de prévention de crise "Canicule" et Jeux Olympiques "JO 2012"...

Ce CCS a pour double objectif la prévention et la gestion des crises sanitaires.

En liaison avec les Agences régionales de santé (ARS), les centres opérationnels des autres ministères et institutions concernées, il anticipe les différentes hypothèses probables, coordonne la réponse sanitaire et assure la gestion des situations d’urgences sanitaires (épidémies, canicule, accidents, etc.).

Deux dispositifs particuliers de préparation et de veille ont été présentés à cette occasion. Concernant la canicule, comme chaque année, la veille saisonnière du plan national canicule (PNC) est déclenchée du 1er juin au 31 août.

Les conséquences sur le dispositif sanitaire sont notamment : une surveillance épidémiologique particulière des zones de concentration de population, le renforcement de l’organisation sanitaire en Nord-Pas de Calais (SAMU et SMUR, urgences, blocs opératoires, etc.), le renforcement de la veille sanitaire en lien avec l’InVS...

Pour "La Vie Hospitalière" dans la pratique les mesures prises par certaines ARS ne vont pas vers une prise en compte sérieuse des risques réels qui menacent les populations, l'égalité des chances est purement relative, ainsi pour des raisons purement comptables la centralisation des moyens hospitaliers apparaît de plus en plus comme une dérive politique. Ainsi on ferme des services hospitaliers publics (chirurgies notamment)sans même se préoccuper des réalités environnementales.

Les responsabilités dans le cas d'un accident grave seront-elles aussi prises en compte...?...

 Un exemple: la raffinerie de Grand Puits (près de Nangis) est autant dangereuse le jour que la nuit pour la population, pourtant le seul hôpital qui pourrait recevoir des blessés se trouve à des kilomètres !

lundi 4 juin 2012

L'AMUF soutient le mouvement de Grève des urgentistes du Centre hospitalier de Périgueux

L'Association des Médecins Urgentistes de France  soutient le mouvement de Grève engagé depuis le 28 mai 2012 par les médecins oxyologues de Périgueux (voir le site de l'AMUF pour plus d'informations).



Soutenons tous l'action de ces médecins qui refusent les orientations dictées par un logique comptable dénuée de toute considération envers les populations, les urgences doivent être 24 heures sur 24 opérationnelles, il est irresponsable de limiter les moyens des secours médicaux urgents car c'est un acte qui altére  les chances de survie des personnes qui nécessitent des interventions urgentes !

dimanche 3 juin 2012

Soutenez l'action des médecins urgentistes du Centre hospitalier de Périgueux

Les médecins urgentistes du centre hospitalier de Périgueux informent la population que, malgré leurs démarches et leurs protestations, le centre hospitalier a supprimé depuis le 2 mai la présence d’un médecin urgentiste de minuit à 8 heures.

Cette décision se base sur un motif purement économique sans tenir compte du danger pour les périgourdins.


Nous avons décidé de ne pas appliquer cette décision et de rester en poste.

Ne pouvant faire entendre nos protestations au sein du centre hospitalier, nous sommes obligés de porter l’affaire en public. Nous sommes donc désormais en grève depuis le 28 mai et nous restons toujours en poste.


Nous sommes obligés d’en faire appel à vous pour nous aider à défendre l’hôpital public.

En effet, alors que nombre de médecins généralistes de terrain n’assurent plus de permanence après minuit et notamment dans le secteur de la vallée de l’Isle, voire sur l’agglomération de Périgueux elle-même, les médecins urgentistes en poste sur l’hôpital passeraient de 5 à 4 pour assurer la régulation des appels au 15, les sorties SMUR, l’accueil des urgences, la prise en charge, la continuité des soins et la surveillance des patients présents dans les différentes unités du service des urgences.

Les sociétés professionnelles de médecine d’urgence préconisent pour des services à taux de fréquentation comparable, un total de 11 médecins le jour et de 8 médecins la nuit.

Malgré l’augmentation de la charge de travail, nous ne demandons pas d’augmentation du nombre de postes médicaux mais le maintien de l’effectif actuel.


Conscients de leurs devoirs envers les malades et la population, les médecins urgentistes resteront en poste malgré tout et assureront leurs missions comme avant. Il n’y aura donc pas de diminution des médecins présents mais des actions ponctuelles sont menées SANS nuire aux délais de prise en charge et à la qualité des soins.

Nous avons reçu le soutien d’élus du département conscients de l’enjeu de ces décisions administratives purement comptables, et justement préoccupés par le maillage de l’offre de soins sur le département.

Quel que soit votre âge, quel que soit votre état de santé actuel, vous êtes concernés pour vous-même, vos enfants, vos parents, vos amis !

Qui connaît la douleur de la colique néphrétique, qui connaît les risques de l’infarctus du myocarde, qui a besoin d’un traitement spécifique pour un accident vasculaire cérébral doit pouvoir être pris en charge et traité en tout point du département dans les délais impartis.

Votre soutien nous permettra de démontrer à nos tutelles votre attachement au maintien d’un service public de qualité.



Docteur  V. BARUSSAUD



Soutenez-nous.
 Signez la pétition en ligne.


 Les risques sont nombreux pour les populations de jour comme de nuit !

samedi 2 juin 2012

La Mutualité Française lance un nouveau site

Le 5 juin, dans le cadre d’une Journée spéciale experts santé, la Mutualité Française (1) lance officiellement à destination du grand public son nouveau site santé pratique.

Objectif de ce nouveau site: proposer une information fiable, de qualité et compréhensible en matière de santé, quelle que soit la spécialité, et dans le domaine médico-social, notamment la prise en charge de la perte d’autonomie.

A l'occasion de ce lancement des experts répondront en ligne à toutes les questions que peuvent se poser légitimement les mutualistes.
Ces experts proviennent de tous les domaines de la santé et du médico-social : médecins généralistes et spécialistes, assistantes sociales, juristes, diététiciennes, ils affichent une déclaration d’absence de conflit d’intérêts, et le site est dénué de tout espace publicitaire afin de garantir son indépendance à tous les niveaux.







1)La Mutualité Française regroupe 500 mutuelles.