samedi 25 décembre 2010

Noël 2010 : sous un blanc manteau se cache la misère...

Les hospitaliers fêtent Noël dans tous les services, toutes les personnes hospitalisées, tous les pensionnaires ont ce jour là un petit plus sur leurs plateaux...

Les décors de Noël font un temps oublier la vie de tous les jours avec ses charges, ses maux, ses interrogations...

Ses charges: elles sont de plus en plus lourdes pour les personnels hospitaliers c'est évident...

Ses maux: ce sont toutes les manoeuvres engagées au nom du profit (1), ce sont ces groupes financiers qui infectent progressivement le système public hospitalier.

Ses interrogations: Dans quelle société voulons-nous vivre?

En une année que les choses ont changé...
Certes on ne vous parle plus de la pandémie de grippe H1N1 dite "mexicaine", on ne vous parle plus de la grippe saisonnière...principe de précaution probablement afin de ne pas trop remuer ce qui pue de plus en plus...
On ne vous parle même plus des risques de terrorisme sur le territoire, le temps froid semble glacer toutes mauvaises intentions, il est vrai la neige a fait son effet et démontre clairement tout autant bien des manoeuvres et des incompétences tant au niveau local qu'au niveau national...la réalité bien souvent va plus vite qu'une certaine actualité de circonstance il faut bien occuper les esprits.

Rien ne change vraiment dans l'intérêt des usagers et nous serions même tenté d'écrire que c'est de pire en pire (2).

Mais revenons à ce jour de Noël ayons particulièrement une pensée pour tous ces malheureux exploités et faisons en sorte que le service public hospitalier en demeure plus fort, plus noble car tel était, à l'origine,  le rôle de ceux qui allaient au secours des plus démunis.

Aujourd'hui c'est le profit qui compte et rien d'autre que le chacun pour soi.
Triste vérité, bien triste solitude...

 On oublie même ceux qui ont que le strict minimum pour tenter de vivre, voire de survivre, les fêtes de fin d'année ne laissent pas de place à ceux qui n'ont pas d'argent, quant à ceux qui dehors attendent plus rien de la société, ils n'ont même plus la possibilité d'aller prendre une soupe à l'hospice ...

Heureusement que notre pays a eu un homme qui hélas n'a fait que passer,  trop vite, beaucoup trop vite, mais il a laissé à tous une oeuvre : "Les Restos du Coeur" (3).

Merci Coluche.








1) au nom du profit, au nom du lucre...les usagers effectivement sont bien loin des intérêts des actionnaires des groupes privés  (souvent étrangers) qui attendent tels des vautours que tombent des pans entiers des services de santé...
Ensuite, ce sont les chiffres qui remplacent les mots, il n'y a plus de place pour un petit peu d'humanité...
On voit alors des services privés s'installer à la place de ceux qui en toute légitimité auraient dû perdurer, et dans cette logique implacable qui détruit petit à petit le sens d'une société solidaire, on voit des employés venus de toutes parts (sans aucune expérience du monde de la santé) s'occuper même de malades en perte de mémoire (c'est l'idéal un patient qui ne se rappelle pas des mauvais soins infligés...)...et ces établissements ignobles existent en bien des lieux...

2) Pas pour tout le monde bien évidemment...acheter vous aussi votre île et vous serez tranquilles et loin des éclaboussures des conflits à venir...)...

3) Fondée par Coluche en 1985 "Les Restos du Coeur" est une association reconnue d'utilité publique. "La Poste" édite  un collector  de 4  timbres pour  soutenir l'action des  Restos du Coeur (5  collectors achetés permettent d'offrir  un repas ). 
103 millions de repas furent distribuées au cours de la campagne 2009/2010.

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