mardi 9 novembre 2010

Réforme des retraites: Le temps des trahisons!

Quel constat devons-nous faire? nous hospitaliers qui voyons bien qu'après la loi HPST  de Madame Roselyne Narquin-Bachelot qui va vers une mutualisation des moyens privés et publics, donnant la part belle à des groupes privés, cassant des services, réduisant les personnels  en restructurant, permettant de tirer le plus de profits possibles.

Oui quel constat devons-tirer devant toutes ces orientations gouvernementales qui entraînent une dérive de notre société.

Nous voyons progressivement que ce gouvernement et ses collaborateurs ont des orientations dramatiques pour beaucoup de citoyens et citoyennes, dramatique le mot est juste car en reculant l'âge de la retraite on ne prend pas en compte la pénibilité des emplois dits actifs dans la fonction publique hospitalière notamment et ceci est purement inacceptable, dramatique tout autant pour tous ceux qui recherchent des emplois là on lèse encore un peu plus les jeunes mais aussi les moins jeunes dont ceux qui sont dans la tranche des 55 à 64 ans et qui sont 39 % à ne pas avoir de travail.

Le droit au travail pour tous, c'est une évidence : est de plus en plus bafoué, les chômeurs seront bien évidemment plus nombreux et coûteront bien plus chers à la société, plus de charges encore et encore et encore, mais aussi plus de profits pour ceux qui exploitent la misère humaine sous toutes ses formes.

En ayant une vision plus large nous pouvons estimer que ces hommes politiques,  ces individus qui opèrent souvent loin de nos frontières,  si nous ne les arrêtons pas un jour ils mèneront notre pays à la ruine, comme ils l'ont fait pour la Grèce et d'autres pays à venir...

Nous voyons dans la réalité de chaque jour comment la Grèce s'enfonce progressivement... la société dans cette direction a rien de sociale, les travailleurs sont de plus en plus exploités et derrière tout ceci des groupes financiers qui s'apparentent de plus en plus aux mafieux, tirent les ficelles, sans aucune conscience.

Oui ces politiques, ces individus  ont aucune conscience, ils ne pensent qu'à leurs intérêts et c'est bien là la pire des choses à une époque où nous devons être solidaires et aller de l'avant pour un monde meilleur, alors que nous avons toutes les possibilités pour vivre mieux (on dit que la médecine a fait des bonds prodigieux, que l'on peut vivre plus longtemps?...mais ceux qui sont dans la pauvreté ont-ils les moyens de se soigner?...peuvent-ils espérer vivre plus longtemps?...)..

Ce monde meilleur c'est celui que nous voulons pour nous, nos enfants et petits enfants et non un monde lié étroitement au monde de la finance (nous voyons qu'ils sont sans aucun scrupule, nous faisant payer leur crise, leurs erreurs).

Ce monde là !  ces gens là ! ?...
Nous n'en voulons plus!

Il est temps d'en réaliser toutes les conséquences pour l'avenir.

En ce qui concerne les manifestations contre la réforme des retraites nous sommes très loin d’un échec, une grande majorité a répondu selon ses moyens, et le gouvernement n'est plus représentatif des intérêts des français et des françaises car nous avons eu la preuve qu'il servait encore les intérêts de sociétés privés et que dans le long terme c'est purement la casse des retraites par répartition qui est envisagée (on peut se reporter à un certain travail des députés européens dans ce sens, nous aurons l'occasion d'y revenir lors d'un article car nous sommes tous concernés par ces manipulations politiques).

Quant aux centrales syndicales, particulièrement leurs représentants, nous nous étonnons du manque de stratégie déployée pour contrer le gouvernement, nous nous étonnons aussi des divisions qui fragilisent la force syndicale et désoriente les manifestants qui suivent ces "représentants syndicaux" ... certes nous ne pouvons pas nous les citoyens et citoyennes (qui ont manifesté, qui ont fait grève, qui ont distribué des tracts etc) en rester là...

Maintenant plus rien ne sera comme avant et ce sont les organisations syndicales qui se seront mises en avant qui devront supporter les suites à venir, tout autant, on se rappelle en 2003 comment le sieur Chérèque avait trahi les travailleurs, on se rappellera tout autant les manoeuvres engagées par certains pour déstabiliser les forces revendicatives de notre pays..

Les organisations syndicales indépendantes ont maintenant un rôle plus important car plus le temps passe et plus nous constatons que certaines organisations syndicales jouent un rôle qui nous apparaît bien conciliant avec les hommes politiques.

Ceux qui sont descendus dans la rue, qui se sont mis en grève, qui ont milité selon leurs moyens, ont tous conscience qu'un grand pas a été fait contre ce gouvernement qui dans l'histoire de la France apparaît de plus en plus  terne.

Honte à ces gens qui auront le moment venu des comptes à régler sur toutes les malversations commises (ventes de biens publics, orientations politiques permettant à des groupes de tirer des profits sur des fonds publics, manipulations de toutes sortes:  notons en passant la dernière relative à la dérive de notre protection sociale vers des groupes privés comme Médéric- Malakoff- CDC et CNP ...mais au fait vous êtes vous réellement posé cette question : "A qui profite ces manipulations" (1)?
Il est temps de s'intéresser au patrimoine de tous ces hommes politiques, à leurs revenus exorbitants à leurs relations souvent très discutables avec des groupes financiers étrangers ...

Nous les citoyens et citoyennes nous nous sommes mobilisés comme jamais face   à la réforme des retraites, et nous continuerons la lutte car il est évident que nous ne pouvons pas accepter que notre pays, notre système social, nos acquis soient constamment rognés par des individus qui ne représentent déjà plus par leurs actions les intérêts du peuple qui pourtant les avait élus, le président de la République avait dit " Je ne vous trahirai pas!"....la suite nous a démontré bien le contraire.


1) L'un des frères du président aurait des intérêts selon des rumeurs qui apparaissent fondées, il reste maintenant à poursuivre les investigations beaucoup plus loin, ceci nous fait penser à la mascarade gouvernementale relative à la pandémie et aux commandes de vaccins de la grippe A, en effet l'un des frères du "président de la république" à des intérêts dans l'industrie pharmaceutique...que de rumeurs aussi autour de l'entourage de tous ces gens qui on le sait aujourd'hui : "Ne nous trahirons pas!"...Au fait devons-nous leur faire confiance pour l'avenir de notre pays, pour le devenir de nos institutions, de notre service public qui se réduit de plus en plus avec toutes les conséquences induites et quelquefois irréversibles.


(A suivre)

Ci-dessous pour simple information le communiqué national de confédérations syndicales interprofessionnelles, en date du 8 novembre:
(Notons l'absence d' autres organisations syndicales dont certaines ont été purement écartées écartées des discussions, depuis le départ - comme la FGAF par exemple - comme quoi il y a un  malaise qui perdure gravement ...).



Déclaration commune des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

"Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les moyens déployés par le gouvernement pour tenter d’accréditer l’idée que « la page retraite » est tournée, ce sont 1,2 million de salariés qui ont manifesté le 6 novembre dans 243 villes contre cette réforme des retraites injuste et inefficace.

Si chacun a conscience que la loi sur les retraites est susceptible d’être promulguée dans les prochains jours, l’heure n’est pas à la résignation. Les organisations syndicales continueront d’agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d’autres alternatives pour le financement du système de retraites par répartition. Elles réaffirment leur attachement au maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans et de l’âge du taux plein à 65 ans.

Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et toujours préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent toujours durement les conséquences d’une crise qui dure.

Les organisations syndicales considèrent que la mobilisation d’un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l’insatisfaction criante des salariés et leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’inégalité entre les femmes et les hommes, de fiscalité et de partage des richesses. Elles décident d’approfondir leurs analyses et propositions sur ces questions afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.

Les organisations syndicales décident de poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes. Ces actions doivent répondre aux préoccupations des salariés et permettre la participation du plus grand nombre. Elles demandent aux organisations territoriales et professionnelles d’en préciser les modalités (rassemblements, manifestations, meetings, arrêts de travail…).

Des initiatives dans les territoires et les entreprises sont déjà prévues. Les organisations syndicales veilleront à assurer leurs réussites.

Les organisations syndicales s’engagent dès à présent à participer activement à la journée d’action Européenne du 15 décembre pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient en Europe.

Les organisations se reverront le 29 novembre 2010."

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