jeudi 2 septembre 2010

Les médecins urgentistes seront en grève le 7 septembre

La réforme des retraites et un accord que la ministre de la santé a signé avec deux organisations intersyndicales le 6 juillet 2010 ne répond en rien aux préoccupations des médecins urgentistes et des praticiens hospitaliers.

La réforme de l'Ircantec que le gouvernement a décidé d'imposer contre l'avis de la majorité des organisations syndicales entérine une diminution de 30 % de nos retraites que les récentes mesures "compensatoires" récemment annoncées seront loin de combler.

Nous continuons à réclamer une autre réforme permettant d'obtenir des pensions d'un niveau suffisamment attractif pour les praticiens hospitaliers.

Les enjeux de la retraite sont intimement liés au temps de travail et à sa pénibilité. La pénibilité est une contrainte inhérente à notre mode d'exercice qui doit être pris en compte. Or bien au contraire, les réformes successives qui touchent l'hôpital public ne font qu'aggraver les choses : diminution du nombre de lits, regroupement des hôpitaux, augmentation d’activité, baisse de l’attractivité des métiers avec des
variations du temps de travail sur le nycthémère, temps de travail dont le flou entre les 39 heures et 48 heures entrainant des abus démotivant pour les urgentistes, judiciarisassions des relations avec les malades, les familles et les administrations…

En conséquence nous déposons ce jour un préavis de grève, comme l’ensemble des fédérations syndicales et la Confédération des Praticiens Hospitaliers. Conformément au 3èm alinéa de l’article 3 dela loi n° 63-777 du 31 juillet 1963 et du code de santé publique, nous serons en grève le mardi 7 septembre à partir de 8heures jusqu’au 8 septembre, 8 heures. Les modalités de la grève seront un service minimum : les services d’urgences comme un dimanche ou jour férié.

Docteur Patrick Pelloux
Président de l'AMUF

(Communiqué de presse du 30 août 2010)

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