mercredi 4 juillet 2018

Appel au soutien aux salarié(e)s de l’hôpital psychiatrique Pierre JANET au Havre


Depuis plus de deux semaines, les salarié(e)s de l’hôpital psychiatrique Pierre Janet au Havre, soutenu(e)s par une intersyndicale ( SUD, CGT, CFDT), sont en grève reconductible pour dénoncer les conditions d’accueil inacceptables des patient(e)s et leurs répercussions sur les conditions de travail.
Une sur-occupation des lits d’hospitalisation chronique et en augmentation constante, un manque de moyens tant humains que matériels lié à cette sur-occupation amènent à des situations en totale opposition avec notre éthique soignante. Cela génère une énorme souffrance au travail qui avait jusqu’à récemment tendance à amener les agents au repli sur leur souffrance.
Face à l’inertie de l’ARS (Agence régionale de santé), après plusieurs actions coup de poing comme l’invasion du conseil municipal, depuis mardi 26 juin, sept salarié(e)s occupent 24h/24h le toit de leur hôpital.
Les revendications sont claires, indispensables et urgentes ; création d’une unité supplémentaire pour accueillir les patient(e)s dans des conditions décentes avec les postes afférents soit création de 50 postes, arrêt de la polyvalence à tous les niveaux, suppression des lits supplémentaires, arrêt des fermetures des structures extérieures proches de la population, stagiairisation et titularisation des personnels contractuels, augmentation des personnels administratifs et techniques sans lesquels l’activité de soin n’est pas possible et concrétisation de la demande faite à l’ARS conjointement par la direction et l’ intersyndicale de 13 postes pour la création d’un SICS ( (service infirmier de compensation et de suppléance) de nuit.
L’Union syndicale Solidaires appelle à venir soutenir massivement sur place les salarié(e)s en lutte de l’hôpital psychiatrique Pierre Janet au Havre ainsi que l’ARS et le ministère de la santé à répondre sans délai favorablement à leurs revendications.

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

« La Vie Hospitalière » -pour rappel-  se réserve le droit de rejeter ou modifier tout texte utilisant l’écriture dite inclusive qui porte atteinte à la bonne compréhension d’un texte et de là à la langue française déjà bien touchée par certains mots d’origine anglaise.Il en arrive qu’au bout du terme bien des rédacteurs et rédactrices ne savent même plus écrire correctement le Français. Qu’ils et qu’elles  aillent faire un tour au Québec  ils et elles risquent de trouver non pas des coachs voire des coaches mais des éducateurs,  éducatrices …(etc)… qui respectent notre langue.

mercredi 13 juin 2018

Les inondations ont touchés des hôpitaux



 Les intempéries de dimanche et de lundi soir n'ont  pas épargnés les hôpitaux de la région francilienne; ainsi au centre hospitalier de Longjumeau ( du groupe hospitalier Nord-Essonne - GHNE) l’eau est entrée dans le service des urgences de l’hôpital. Les nouveaux arrivants ont été redirigés vers d’autres centres hospitaliers. D'autres services ont été touchés par la montée des eaux  , et, en concertation avec l’Agence régionale de santé et les hôpitaux environnants, les nouveaux patients d’obstétrique et de chirurgie ont été orientés vers d’autres services d’accueil des urgences du territoire, en lien avec les services de secours et du  Samu. Deux salles opératoires ont dû être fermées dans la nuit de lundi à mardi. Aucune personne hospitalisée n’a été transféré.

Mais ce n'est pas tout, après "un glissement de talus qui a fait dérailler trois voitures des quatre wagons d'un train sur le RER B à hauteur de la gare de Courcelle-sur-Yvette, dans la commune de Gif-sur-Yvette (Essonne), mardi 12 juin. Le trafic a été interrompu et 25 cars ont été affectés pour assurer un transport de substitution entre Saint-Rémy-les-Chevreuse et Orsay-Ville.
Sept personnes ont été prises en charge par les pompiers très rapidement,  sans blessé grave. Trois personnes, dont une femme enceinte, ont été transportées à l'hôpital d'Orsay (GHNE).

L' hôpital d'Orsay n'a pas été épargné par la montée des eaux comme le démontre les photos ci-dessous.



 

mardi 22 mai 2018

Chers grévistes français, et tous ceux qui les encouragent


 Ne cessez pas votre combat. Il est légitime, et il est un front majeur contre les attaques du gouvernement visant le service public. La blessure est déjà là. Entre vos infirmières qui s’éreintent et vos services de psychiatrie qui s’approchent dangereusement d’une situation de maltraitance, les effets de l’austérité se font déjà sentir dans l’un des domaines qui ne devrait pas être négociable : la santé. La subtilité de votre gouvernement n’est pas son plus grand talent, et il est facile de voir qu’il essaie d’essouffler les services publics pour vous faire tendre vers les services privés. Comme les pouvoirs précédents, il fantasme sur les États-Unis et salive devant Trump.
Ne les laissez pas toucher à votre santé, votre éducation, votre intégrité, votre dignité, en tant qu’ouvriers.
Voyez ce que cet abandon a créé au Québec.
Nos services de santé gratuits ont des listes d’attentes effarantes. Aux urgences, il faut être patient. Les meilleurs jours, on peut attendre entre 3 et 8 heures, et pour les pires, j’ai déjà vu du 27 heures d’attente. Les Québécois n’ont pas tous un médecin généraliste (médecin de famille) (environ 21% seulement avec 341 000 individus sur des listes d’attentes), alors la plupart font affaire avec des cliniques où c’est « premier arrivé, premier servi » avec un quota maximum de patients.
Nos infirmières sont constamment au bord de l’épuisement professionnel, et il en manquerait un peu moins de 2000 pour pallier à la quantité de travail. Pourtant, 1600 infirmières diplômées sont toujours sans emploi, mais ne réussissent pas à se placer faute de budget. Dans ma région du Québec, c’est environ 5000 patients en attente de chirurgie, avec un peu plus de 800 qui attendent depuis plus de 6 mois. Beaucoup se tourne vers le privé, quand ils ont les ressources financières adéquates. La réforme régressive de notre système de santé a été un coup de trop pour cette situation déjà précaire. Environ 8,6 millions de dollars investis pour améliorer l’accessibilité aux services mais où sont les changements? Sur un budget d’environ 38,5 milliards de dollar, ces maigres 9 millions semblent peu, et ont eu peu d’effet. On est rendu au point où environ 200 médecins spécialistes ont voté contre leur augmentation de salaire, car ils jugent que l’argent devrait être mieux réparti dans le système de santé et être versé à ceux qui en ont le plus besoin, comme les infirmières.
Mais au Québec, ça fait partie de la vie de voir des infirmières épuisées. La culture a fait en sorte qu’on considère que l’épuisement professionnel des infirmières, c’est l’ordre naturel des choses! Les étudiants et étudiantes s’inscrivent en soin infirmier avec l’idée déjà fermement ancrée que ce sera un métier harassant. Et c’est normal! Même moi, je me suis laissé prendre par cette idée préconçue : si t’es infirmière et que tu te plains de la quantité de travail, c’est que tu n’es pas une vraie infirmière. Comme si ton choix de carrière devait définir si oui ou non tu signais pour la garantie d’un burnout dans ta vie.
Pourquoi et comment sommes-nous parvenus à cette désolidarisation, voire résignation? Pourquoi et comment nous sommes nous rendus à cette idée que les grévistes sont des fainéants, par définition? Je sais que vous faites face à cette problématique en France aussi. Cependant, au Québec il y a rarement des grèves à large échelle, et encore moins de manifestations. C’est presque comme si on nous avait appris à tuer nous-même l’idée d’une grève à l’instant même où elle prend naissance dans notre esprit.
« Les Québécois sont dociles. Les Québécois se laissent marcher dessus. » Pas tous heureusement, mais j’ai tellement entendu cette phrase qu’elle me paraît illustrer une partie de notre réticence à nous battre pour notre qualité de vie.
Vous devriez voir la réaction des gens quand je leur parle des 5 semaines de vacances que vous avez en France. Nous, on en a deux en tout et pour tout durant l’année en débutant un emploi, parfois 3. Mon père travaille depuis environ 30 ans pour la même entreprise, et il a 3 semaines de vacances par an. C’est horrible! Mais pour la plupart des gens à qui je dis ça, les Français sont des fainéants. Pourtant, vous vous êtes battus pour avoir ces semaines supplémentaires! Via la grève justement! Je ne vois pas ce qu’il y a de normal à travailler 50 semaines sur 52, mais bon… Ici, t’es un ouvrier donc tu fermes ta gueule. C’est normal de ne pas avoir une bonne qualité de vie, c’est normal de n’avoir que deux semaines de vacances, et quand tu fais la grève, attache ta tuque (ou attache ta ceinture en équivalent français de France) car tu vas devenir la pire des hontes pour ton entourage.
Notre éducation aussi, ils ont tenté de la toucher. Ils ont voulu augmenter les frais de scolarité d’une éducation qu’ils appellent « gratuite ». Ma facture de 1500 $ pour une session universitaire de 4 mois dit le contraire mais bon, comme dirait la plupart des Québécois pendant le Printemps Érable : « Aux States, ils payent parfois le triple de ce prix-là pour une session, alors je ne vois pas pourquoi vous vous plaignez pour une augmentation progressive. »
Et là, on s’est battu bec et ongles. On s’est tellement battu que les Québécois en ont eu plein de le cul du gouvernement et de sa gestion de la crise, alors ils ont voté pour l’autre parti aux élections suivantes. (Bon, ils ont à nouveau élu les Libéraux aux élections d’après mais c’est qu’ils ont la mémoire courte et ont peur d’essayer d’autres partis, alors on vogue entre Parti Libéral et Parti Québécois depuis trop longtemps.) Par contre, nous, les Carrés rouges (ceux qui militaient contre la hausse), on a été couverts d’insultes. J’en connais qui nous injuriaient sans même savoir pourquoi on se battait. On nous a traités de lâches, en nous disant que si on avait de l’argent pour s’acheter un cellulaire et se payer de la bière au bar, on avait sûrement de l’argent pour payer des frais supplémentaires.
Ce n’est pas justifié de se battre pour que le gouvernement n’augmente pas les frais d’éducation? On s’est battu pour que l’égalité des chances ne devienne pas encore plus un mythe qu’il ne l’est déjà. On s’est battu pour défendre un droit, pas pour avoir de nouveaux avantages, tout comme rares sont les grèves qui ne sont pas en défense d’un droit qu’on essaie de retirer ou fragiliser. Comme si c’était mal de défendre une chose à laquelle on tient!
Alors, de la part d’une Québécoise qui vous soutient avec fierté, ne vous laissez pas marcher dessus! Pour beaucoup, vous êtes la dernière ligne de défense avant une réforme dévastatrice des services publics français. Ne désespérez pas et protégez ce qui devrait appartenir au peuple!



lundi 21 mai 2018

CGOS: la FHF estime "qu'il faut se saisir" des recommandations de la Cour des comptes




La Fédération hospitalière de France (FHF) a fait valoir vendredi la nécessité "de se saisir" des recommandations de la Cour des comptes qui préconise dans un référé une refonte de l'activité du comité de gestion des oeuvres sociales (CGOS).


Tiens, tiens ? Mais qui est donc derrière la FHF aujourd’hui ? Sinon qu'un ancien cadre de presse, maire de Fontainebleau représentant un parti politique très éloigné des pauvres gens…c'est aussi un représentant de la casse du système public hospitalier  et de l'américanisation de notre système. Quand l'on voit combien souffre l'hôpital de Fontainebleau des orientations libérales pour ne pas écrire : ultra libérales ! On a une idée du reste…
La FHF ferait bien de se taire, elle ne représente plus les intérêts du service hospitalier public mais bien des intérêts liés directement à la marchandisation de notre système de santé.

Go home !

vendredi 18 mai 2018

La Sofcot demande un moratoire sur l'expérimentation d'un financement à l'épisode de soins.


La Société française de chirurgie orthopédique et traumatique (Sofcot) a réclamé le 17 mai un moratoire sur l'expérimentation d'un financement à l'épisode de soins, en s'appuyant sur une étude remettant en cause très sérieusement l'intérêt de ce mode de financement en France.

vendredi 6 avril 2018

SOUTIEN au Docteur Karine DJEMIL le mercredi 11 avril 2018 à Paris devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins !



SOUTIEN au Docteur Karine DJEMIL  le mercredi 11 avril 2018 à Paris devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins !
Il est reproché au Dr Karine DJEMIL, médecin du travail, d’avoir remis à deux personnes salariées une copie d’études de poste participant de leur dossier médical et d’avoir alerté sur des faits de harcèlement sexuel les concernant.
Le conseil départemental de l’ordre des médecins de Seine St Denis, qui s’est joint à une des plaintes d’employeurs, a rapporté sans les vérifier les reproches formulés, a prétendu que l’étude du poste d’un salarié n’appartient pas au dossier médical, a cité dans la plainte des éléments couverts par le secret médical.
L’instance disciplinaire ordinale régionale a commis les mêmes atteintes au droit et a prononcé une très lourde peine : six mois d’interdiction d’exercer !
Le Dr Karine DJEMIL devait être entendue en appel par la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins le 17 janvier dernier. La présidente de l’instance a décidé d’ajourner sur le champ l’examen du dossier au prétexte (selon le greffier) que la salle ne comportait que huit sièges pour la publicité des débats. Cette hâte à ajourner est particulièrement révélatrice de l’embarras de l’institution, l’exiguïté de la salle n’était bien entendu qu’un prétexte.
Le Dr Karine DJEMIL va donc repasser devant cette chambre disciplinaire nationale mercredi 11 avril à Paris à  9h15.
 A cette occasion,                                                                                     
Nous dénonçons la collusion de cette instance ordinale avec l’intérêt des employeurs. Elle devient habituelle ces dernières années (400 procès par an en moyenne). Elle est une atteinte manifeste à la santé des salariés et à la qualité des pratiques médicales. 
Nous nous joignons au questionnement public de l’ordre des médecins : quelle valeur accorde t’il à la parole des femmes, qu’elles soient médecins ou patientes ?                                                                                                                                 
Nous exigeons la levée de toute sanction à l’encontre du Dr DJEMIL .                                 
Nous exigeons, pour tous les ordres professionnels,  la suppression de ces juridictions d’exception que constituent les instances disciplinaires ordinales qui montrent, une fois de plus, de profonds dysfonctionnements.      
*Un rassemblement de soutien se tiendra ce même 11 avril  à partir de 8 heures, 15 rue de Chazelles, à l’angle de la Rue Léon Jost (métro Courcelles)             
   MIOP  11 Passage de la Main d'Or, 75011 Paris – Pour contact : 0686767069  -  mmiop2016@gmail.com

Le Président au CHU de Rouen...


Dialogue difficile entre Emmanuel Macron et des salariées du CHU de Rouen (Seine-Maritime), jeudi 5 avril. Le président de la République était en visite dans un service hospitalier spécialisé dans la détection précoce des enfants autistes, à la veille de la présentation du quatrième plan autisme. Il a alors échangé quelques mots avec des soignantes opposées à sa politique de santé. "La dette, c'est nous qui la payons", lui a notamment lancé une membre du personnel.
"Les budgets [de santé] sont en augmentation", a fait valoir Emmanuel Macron, tout en défendant sa volonté de faire baisser le déficit public : "Nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure." Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, intervient alors : "L'activité dans les hôpitaux en France a baissé de 2% alors qu'on augmente les budgets." Le budget de son ministère, en effet, est en hausse de 11% en 2018, notamment en raison de la hausse de la prime d'activité. Mais le gouvernement compte réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies cette année, notamment en développant l'ambulatoire – ce que fait d'ailleurs remarquer une membre du personnel – et le recours aux médicaments génériques.
"Un manque de personnel"
"Ce n'est pas vrai, il y a des patients qu'on ne peut pas prendre en charge", proteste une membre du personnel, mécontente du budget attribué aux hôpitaux. "Ce serait faux de dire qu'on peut dépenser l'argent comme ça, sans regarder. Ma responsabilité, c'est aussi de dire qu'il faut le dépenser intelligemment et efficacement, reprend Emmanuel Macron. Oui pour investir dans la santé, mais oui pour le faire bien." Une autre salariée réclame davantage de postes en faisant valoir "un manque de personnel". Le président lui répond qu'il y a "des catégories de postes où il faut le faire, il y a des réorganisations à faire…"
Cet échange traduit les inquiétudes d'une partie des personnels de santé. Entre 150 et 200 manifestants étaient rassemblés à l'extérieur du CHU avec des drapeaux de la CGT, de SUD ou de la CFDT, en criant : "Résistance" ou "Macron dégonflé, on t'attend". Quelques étudiants étaient parmi eux, alors que les forces de l'ordre les empêchaient d'approcher du bâtiment de pédiatrie dans lequel se trouvait le président.

Source : France Info (Tous droits réservés)


Ce que "La Vie Hospitalière" pense en ce qui concerne le fait que  "Nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure" comme le dit si justement Monsieur Macron, en effet et la raison est simple depuis que la Banque de France a été écartée et que sont préférés des financiers aux intérêts bien éloignés de l'intérêt général. 

Nous payons des intérêts de plus en plus colossaux, nous engraissons la grande finance pour le plus grand malheur de l'économie de notre pays ! C'est là une vérité qui dure effectivement depuis des années !
Ce Président se veut réduire et réduire encore et encore un peu plus les déficits?... Qu'il s'attaque alors aux véritables causes qui font que notre pays approche de plus en plus de la faillite ! 
De cette faillite qui semble programmée pour imposer encore un peu plus de profits à "certaines castes"...
 Casser les services publics, casser les régimes de retraites, casser le droit du travail etc etc ce sont des actions de casseurs, de fossoyeurs, de profiteurs,  tout simplement qui ruinent notre pays et ceci insidieusement depuis effectivement bien des années... comment devons-nous qualifier ceci ?
Ambroise Croizat si il était encore de ce monde aurait fait des réformes certes mais ces dernières auraient profité au peuple souverain et non à des financiers qui tirent profits de toutes situations, il y a quelque chose qui sent très mauvais en ce moment...
L'hôpital va mal, on réduit les personnels, on ferme des services, on supprime des lits, on vend des biens publics (patrimoine commun des français et des françaises pourtant)...
Le privé s'installe petit à petit, et, comme c'est étrange ce qui n'est pas rentable pour le public l'est pour  le privé ?...Il est vrai que les conditions différent...la qualité des soins aussi, quant au prix à payer c'est l'extrème, c'est même plus la peine  pour les plus démunis de penser à se faire soigner... Les profits sur le dos des malades c'est ce qu'il ne passe pas pour une grande majorité des français et des françaises !
Honte à vous Monsieur le Président qui ne représentez pas les intérêts de la France mais bien ceux de la haute finance, c'est une évidence, il faudra bien à un moment donné remettre de l'ordre dans tout ceci,  dans l'intérêt général qui doit primer sur des intérêts privés de plus en plus nauséabonds.

P.G.

vendredi 30 mars 2018

Déclaration des organisations syndicales CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO, FA, FSU et Solidaires



Déclaration des organisations syndicales CFE-CGC,  CFTC, CGT, CGT-FO, FA, FSU et Solidaires

Messieurs les Ministres,
C'est au nom des 7 organisations qui ont appelées à la journée de grève et de manifestations du 22 mars que cette déclaration est prononcée.
Nous souhaitons devant vous et à l'occasion de cette première rencontre après la mobilisation vous interpeller solennellement sur la situation actuelle.
D'abord, pour souligner la réussite de la journée du 22 mars, dont nous nous félicitons, et que vos tentatives de minoration ne peuvent masquer.
Ensuite, pour vous dire à nouveau – et avec plus de force et de conviction que jamais – qu'il y a urgence et nécessité à ce que vous ouvriez de véritables négociations.
Car, il faut être clair : que ce soit sur l'augmentation du pouvoir d'achat, les créations d'emplois statutaires, la titularisation des précaires, l'égalité professionnelle, l'amélioration des carrières, sur le devenir des missions publiques, la façon dont vous cherchez à avancer relève beaucoup plus du passage en force que de la concertation.
Quant au fond, nous persistons à estimer que vos orientations sont tout à fait néfastes pour la Fonction publique, ses missions d'intérêt général, les conditions de vie et de travail des agents.
Il est donc indispensable que vous preniez en compte ce que vous disent nos organisations syndicales dont la représentativité largement majoritaire et la légitimité ne sauraient davantage être ignorées.
Nous notons que vous nous avez adressé mardi soir une version retouchée du document intitulé "refonder le contrat social avec les agents publics". Nous mettons cette initiative au seul crédit de la mobilisation unitaire.
Ceci posé, Messieurs les Ministres, les modifications à la marge apportées au dit document ne le rendent pas plus acceptable que dans sa version antérieure.
Il ne faut pas se le cacher : la situation, que vous contribuez principalement à créer, est lourde d'enjeux.
Chacune et chacun est aujourd'hui placé(e) devant des responsabilités importantes.
En toute conscience, nos organisations syndicales continueront à assumer pleinement les leurs.
(Communiqué du 29 mars 2018)

Note de "La Vie Hospitalière" : concernant :"... l'augmentation du pouvoir d'achat..." il convient de demander l'augmentation des salaires et des pensions, à ne pas confondre avec l'augmentation du pouvoir d'achat (nous y reviendrons).
NB : Texte surligné par nos soins.

Le syndrome d'épuisement professionnel d'une aide-soignante du CHU de Lille est reconnu imputable au service




Le tribunal administratif de Lille (Nord) a estimé qu'il existe un lien "unique, direct et certain de la décompensation [d'une aide-soignante] survenue sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail [le CHU de Lille] le 15 février 2012 et diagnostiquée le même jour comme constitutive d'un syndrome d'épuisement professionnel". Dans cette décision, rendue ce 15 mars et dont Hospimedia a eu copie, le tribunal enjoint donc le directeur général du CHU de reconnaître l'imputabilité au service du syndrome d'épuisement professionnel dont elle a été victime en 2012. Cela dans un délai de deux mois après la notification du jugement.

































































Après le décès d'un enfant hospitalisé dans son service de rattachement et après qu'un des médecins "a déchargé sur elle sa saturation psychologique", l'aide-soignante, en charge de la coordination et de l'animation d'activités sociales pour les enfants du service pédiatrique, "a décompensé". Sur le trajet de son travail, le 15 février 2012, elle s'est sentie incapable de remplir ses missions et s'est rendue chez un médecin du travail d'un CH voisin. Ce dernier lui a prescrit un arrêt de travail pour maladie qualifiée de "burn out avec réaction dépressive et anxieuse". Le même jour, un psychiatre du CHU de Lille a relevé des symptômes corroborant ce diagnostic. Un expert psychiatre, missionné à des fins d'expertise après la déclaration de cet accident de service, a conclu en juillet 2013 "à une décompensation anxio-dépressive réactionnelle à l'exercice de ses fonctions". Il a souligné que l'arrêt de travail consécutif est justifié et, en l'absence de tout état antérieur, qu'il existe un lien "unique, direct et certain avec l'accident de service". Un certificat médical établi par un praticien hospitalier en octobre 2013 conclut dans le même sens, précisant que la décompensation de l'aide-soignante "est clairement lié au contexte professionnel", rappelle le tribunal.














































































































Celui-ci indique en outre que le CHU de Lille, sans remettre en cause la pathologie de l'aide-soignante, a fait valoir qu'elle "se serait mise elle-même en situation de risque malgré des mises en gardes répétées de son encadrement et de dépôt des consignes de services qu'elle aurait dû respecter". Or il n'établit la réalité de ces mises en garde et consignes par aucun élément. Dans sa décision, le tribunal rappelle que conformément à la loi sur la fonction publique hospitalière "le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service" si la maladie provient d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Il a droit également au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. Doit être regardé comme un accident de service "tout accident dont est victime un agent public sur le parcours habituel entre son lieu de résidence et son lieu de travail".














































(Article de Géraldine Tribault)
Source : Hospimedia  
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L'Information des décideurs du sanitaire et du médico-social.