samedi 17 juin 2017

L'Union syndicale Solidaires se prépare à la riposte contre la tentative de casse des acquis sociaux par le gouvernement

L'Union syndicale Solidaires se prépare à la riposte contre la tentative de casse des acquis sociaux par le gouvernement

À l’issue de son 7 ème congrès l'Union syndicale Solidaires a d’adoptée une motion appelant à construire une mobilisation large et unitaire dans la rue. 
C’est la  première organisation syndicale sur le plan national à rejoindre les mobilisations prévues pour le 19 juin dans de nombreuses villes et à Paris devant l'Assemblée Nationale. 

Face à l’urgence sociale construire une mobilisation large et unitaire dans la rue, dans les entreprises et les administrations avec les salarié(e)s, précaires, chômeurs, étudiant(e)s, retraité(e)s est devenue une priorité pour tous !



Un coup d’État démocratique

La recomposition politique menée par Emmanuel Macron n’aura pas fait illusion longtemps sur la réalité de la politique menée par son gouvernement : c’est celle d’un ultra-libéralisme assumé qui va encore un peu plus servir les intérêts des plus privilégiés, au détriment de la majorité de la population.



Après une simagrée de concertation qui a peut être pu convaincre certains syndicats qui voulaient l’être, la réalité s’est vite imposée : une méthode d’adoption en accéléré, par ordonnances avec un planning de réunions lors de la période estivale, pour éviter tout mouvement de contestation.
Une réforme qui déséquilibre encore un peu plus le rapport de force entre salarié(e)s et patronat, pour la plus grande satisfaction du Medef .
Ces nouvelles dispositions vont diminuer les droits des salarié(e)s, dégrader leurs conditions de travail, tandis que tous les moyens sont donnés au patronat : Modification possible des salaires et des conditions de travail, voire du contrat de travail lui-même au niveau de l’entreprise, plafonnement imposé des indemnités prud’homales suite à un licenciement abusif, pour savoir enfin combien coûtera un(e) salarié(e) dont on se débarrasse ! 


Intégrés à ces projets, de nouvelles remises en cause des institutions représentatives du personnel (IRP) avec de nouvelles propositions de fusion d’instances. L’enjeu est clair et vise la remise en cause de la présence et du droit syndical existant, la santé et les conditions de travail pourraient être les grands perdants avec la disparition du CHSCT.

Globalement il s’agit d’un approfondissement des lois El Khomri, Rebsamen et Macron mais ce projet vise un changement majeur du contexte de la négociation, de la représentation et in fine de la lutte syndicale en France.




3 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. En ce qui concerne les élections du 18 juin c'est la pelle!
    Quand à ces 56,83 % d'abstentionnistes il faut ajouter les 11,5 % de votes nuls ou blancs.
    Soit 68,33 %.
    Il reste en tout et pour tout 31,67% de personnes s'étant exprimées.
    Il faut déduire à ce pourcentage les personnes qui n'ont pas votés pour les candidats listés par le Gouvernement...
    Comment ce gouvernement va légitimer ses orientations ultra-libéraliste ?
    L'été sera probablement très chaud...

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  3. Avec une abstention de 56,83 % aux élections du 18 juin ce gouvernement a perdu sa légitime représentativité du peuple.
    C'est une première qui en dit long, surtout en considérant le fait que bien des votants l'on fait pour virer purement et simplement les représentants des partis en place depuis des années.
    Toucher à un seul mot du Code du Travail reviendra à allumer une mèche d'une révolution sociale résolument, elle, en marche pour un véritable progrès social dans le pur respect de l'esprit du Conseil National de la Résistance.

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