vendredi 13 janvier 2017

Happy New Year Mister President !


Monsieur le Président, elle arrive quand la relève ?

« Depuis 5 ans il y a eu 31.000 personnes qui ont été recrutées dans les hôpitaux, des soignants ».  (François Hollande / 22 décembre 2016)

Sur le terrain, dans les Hôpitaux, les EHPAD, les SSR… Nous, les personnels, avons du mal à vous croire. Les 31.000 personnes ne sont pas là. 
Elles ne sont pas là, pas là… On les remplace… Comme on peut…
Monsieur le Président, autour de nous, nos collègues qui disparaissent ne sont jamais remplacé(e)s. Au contraire, on nous rappelle sans cesse à domicile, pendant nos repos, quelquefois à peine rentré(e)s chez-nous. 
Nous ne savons jamais quand va se terminer la journée, la nuit, la semaine de travail…
Vous allez nous dire que vous aussi, vous êtes sur le pont tous les jours. Sauf que votre salaire de 13.000 euros mensuel qui sera suivi d’une retraite de 35.000 euros, comparés aux nôtres, nous donne la nausée… 


Nombre d’entre nous ne bouclent plus le mois, certains d’entre nous vont aux restos du cœur, certains d’entre nous sont SDF… 

Alors vous avez beau jeu d’attaquer dans votre discours un de vos hypothétiques successeurs quand il menace de faire disparaitre 500.000 fonctionnaires alors même que vous les avez déjà mis à la rue… Quand partout en France, vous fermez des lits dans le cadre du plan triennal de "maitrise de l’évolution des dépenses de santé".


Les hôpitaux sont assiégés par l’hôstérité
Cette hôstérité tue les patient(e)s, les soignant(e)s…

Les hôpitaux sont attaqués de tous côtés, baisse des budgets, baisse des effectifs, attaque des conquis sociaux, les économies à coup de serpe des politiques associées aux économies de bout de chandelle des DRH sapent le moral, désespèrent les « petites mains » regardant là le service public hospitalier mourir.


D’un côté les Plans de Retour à l’Equilibre, les restructurations forcées via les GHT, l’inhumanité gouvernementale au pouvoir coupable de 41.000 morts de plus en France en 2015 ! 



De l’autre, plus en détail, orchestré par la FHF, notre MEDEF à nous, l’enfer se cache, l’enfer nous mine :
La demi-heure de repas qui disparait par-là,
5 RTT soustraites par ici,
Les salaires grignotés partout (Remise en cause des NBI, remise en cause des primes dont celle d’Assistant(e) de Soins en Gérontologie…).

La liste est longue, la liste est sans fin au contraire de ce qui pointe à l’horizon, la fin du service public…

L’Hôstérité, ça suffit !

Comme il n’y a pas un jour où l’hôstérité ne frappe, comme il n’y a pas un hôpital, un EHPAD, un SSR… qui ne soit pas touché. Il n’y aura pas un jour où nous ne laisserons tranquilles vos chiens de garde, vos directeurs, vos ministres !

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous mènerons des actions ponctuelles, des actions pérennes, des actions collectives, en intersyndicale, avec tous et toutes celles et ceux qui souhaitent en finir avec la fatalité imposée par la technocratie.

Dehors les têtes d’œuf !


Du fait de la démarche normative imposée par des cohortes de certificateurs et certificatrices, d’évaluateurs et d'évaluatrices et autres chercheurs et chercheuses d’efficience… les personnels sont déjà épuisés, à bout de souffle, alors qu’ils ont à accueillir, soigner au mieux avec des moyens diminuant une population elle-même de plus en plus précarisée, maltraitée par les mesures d’austérité et de rejet de l’état.
Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous allons en finir avec tous ces gens qui osent nous faire la leçon sur notre exercice quotidien alors qu’ils n’y connaissent rien !

Alors non, nous n’allons plus nous laisser faire.
Alors non, nous n’allons plus nous laisser endormir.

Nos revendications portent sur :

• L’abrogation de la loi travail,
• La réalisation d’une étude sur la morbidité des professionnel-les dont le ministère de la santé et de l’action sociale a la charge,
• L’abrogation du décret sur les GHT,
• Abrogation de la loi de modernisation du système de santé,
• Un processus démocratique pour une loi sanitaire et sociale, qui tienne compte des besoins de la population et respectueuse des salarié(e)s,
• Résorption effective des emplois précaires dans tous les secteurs,
• Carrière avec évolution linéaire et sans barrage pour tous les salariés, en prenant en compte l’égalité salariale femme/homme,
• Augmentation générale des salaires avec un smic à 1.700 euros net mensuel,
• Réduction du temps de travail, 32 heures en 4 jours et 30 heures en 3 nuits par semaine,
• Abandon de la politique d’austérité : de la loi NOTRe ainsi que du pacte de responsabilité…

Depuis 2016, pour tous les jours de l’année, un préavis de grève a été déposé. Pour 2017, pour tous les jours de l’année des préavis de grève continueront d’être déposés.

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous allons nous mettre en marche pour arriver à Paris le 7 mars prochain, un premier rendez-vous national qui en appellera d’autres, tant que nous ne serons pas satisfait(e)s de nos conditions d’exercice, de nos conditions de vie, de nos conditions salariales et surtout des conditions d’accueil et de soin proposées à la population.

Vous l’avez compris Monsieur le Président, c’est en nombre que SUD Santé Sociaux va venir vous souhaiter ainsi qu’à toutes celles et ceux qui vous sont proches, une bonne année 2017 !

Source : Fédération SUD Santé-Sociaux

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