jeudi 8 décembre 2016

CHU de Montpellier... un mois déjà !


Le 8 novembre, les syndicats CGT et SUD du CHU avaient appelé à un rassemblement devant Benech autour d’un pique-nique revendicatif rejoints par les syndicats et associations professionnelles et étudiantes infirmier(e)s (CNI, SNIA, UNAIBODE). 

Les personnels présents ont bien fait le lien entre les enjeux nationaux et locaux, et fait part de leur incompréhension face à l’absence remarquée des autres organisations syndicales du CHU :
Nous serons toujours
plus forts, ensemble, dans l’unité syndicale.

Un mur de la colère a favorisé l’expression de nombreuses revendications dont : le maintien des pointeuses, des conditions de travail qui ne sont plus en phase avec nos valeurs professionnelles, une lassitude générale, une réglementation bafouée sur le CHU : repos et K1 reportés ou supprimés, rappels à domicile, effectifs en berne. 
La précarité est en plein essor, elle touche aussi maintenant les infirmier(e)s.
Ces revendications portées par une délégation ont été entendues par la Directrice de l’ARS qui transmettra au ministère. 
Concernant le projet ministériel de suppression de 22.000 postes, la Direction espère que l’ARS tiendra compte de l’ « effort » consenti par le CHU et de ses 400 postes déjà supprimés afin de ne pas exercer de pression supplémentaire sur les personnels. De plus, les « dépenses » liées au PPCR pourraient également engendrer des réductions d’effectifs !
Pour autant, elle maintient son projet de suppression des pointeuses. Elle déclare que « tout sera fait pour rassurer les personnels et entendre leurs inquiétudes », notamment par l’organisation de réunions de concertation avec les syndicats… 
En résumé, rien ne changera sur le CHU si nos députés ne votent pas cette année pour une augmentation des budgets dans le plan de financement de la sécurité sociale.

La colère gronde au CHU comme dans toute la France. Madame Touraine a annoncé cyniquement qu’elle allait se pencher sur nos inquiétudes via la qualité de vie au travail. 
De qui se moque-t-on ? Il est urgent de faire grandir la mobilisation en cours. 
La pression ne doit pas retomber.
Nous n’attendons pas des condoléances ou des remerciements.
On ne lâche rien !
Nous voulons travailler dignement dans le respect de nos valeurs professionnelles.

(Extrait d'un communiqué CGT-SUD du CHU de Montpellier)


Pour "La Vie Hospitalière" le temps passe et les restructurations arrangent rien aux conditions de travail, bien évidement. Le service public hospitalier ne pourra pas subir longtemps encore toutes les manoeuvres dilatoires qui font que les personnels supportent des situations qui rendent leurs missions de plus en plus difficiles.

Il faut que les responsables donnent à l'Hôpital public de vrais moyens pour fonctionner correctement tout le reste est que bla bla qui démontre bien des incohérences, voire même des incompétences, le temps presse !


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