samedi 15 octobre 2016

Vaste mouvement infirmier annoncé le 8 novembre


Après une première journée d’action initiée par la Coordination nationale infirmière (CNI) le 14 septembre dernier, face aux dégradations des conditions de travail, les principales organisations d’infirmier(e)s salarié(e)s lancent un appel commun à la mobilisation infirmière le mardi 8 novembre 2016. S'engagent ainsi ensemble de façon unitaire les syndicats infirmiers CNI, SNPI, SNIES, SNICS, les organisations d’IADE (infirmiers anesthésistes diplômés d'État) SNIA, ANEIA, CEEIADE, les organisations d’IBODE (Infirmiers de bloc opératoire diplômé d'état) UNAIBODE, AEEIBO et les organisations de puéricultrices ANPDE et SPL.
Huit revendications du SNPI
Le Syndicat national des professionnels infirmiers SNPI CFE-CGC a déposé un préavis de grève concernant l’ensemble des professionnels infirmiers (infirmières, cadres, infirmières spécialisées) de la fonction publique et du secteur privé (lucratif ou participant au service public hospitalier), le mardi 8 novembre 2016 (du lundi 7 novembre 19 heures au mardi 8 à minuit).
Il revendique :
- La reconnaissance de la pénibilité par un départ anticipé en retraite.
- Une revalorisation salariale conforme au niveau de responsabilité.
- L’élargissement de l’exclusivité d’exercice des IADE et IBODE. 
- La réactualisation du décret d’actes infirmiers pour couvrir les pratiques actuelles. 
- La détermination de ratios infirmiers au lit du patient par spécialité.
- La création d’une spécialisation en santé mentale après une formation en Master.
- La reconnaissance en Master des formations IBODE, puériculture et cadre infirmier. 
- Le retrait de l’article 51 de la loi Bachelot HPST avec ses transferts d’actes et la déqualification des soins.
Et des oppositions
Le SNPI s’oppose aux restructurations comptables en groupements hospitaliers de territoires (GHT); aux fermetures de lits (100.000 en 10 ans) et aux suppressions de postes des Plans de retour à l’équilibre (PRE); et au plan ONDAM triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux, soit selon le syndicat 16.000 lits et 22.000 postes à supprimer
Il refuse d’autre part que des auxiliaires de vie des pays de l’est puissent faire un exercice partiel de la profession infirmière (texte présenté au Haut conseil des professions paramédicales).
Un projet d’ordonnance autoriserait en effet des ressortissants de pays de l’UE ayant un diplôme de soins non compensable à réaliser tout ou partie des activités relevant de la profession d’infirmier, d’IADE, d’IBODE ou de puéricultrice infirmière, avec des métiers intermédiaires entre aide-soignant et infirmière, type « auxiliaire en plaie et cicatrisations » ou « assistant de soins en diabétologie », sans aucune formation française. 
Il s’agit de pays où l’activité infirmière exercée est si différente de la profession en France que l’application de mesures de compensation reviendraient à imposer au professionnel de suivre le programme complet de formation requis pour avoir accès à cette profession.
Tous ensemble
« Mobilisons-nous ! » lance l’Unaibode (Union Nationale des Associations d’Infirmièr(e)s de Bloc Opératoire Diplômé(e)s d’Etat) invitant l’ensemble de la spécialisation, uni dans un même combat, à se rassembler pour soutenir les revendications menant au respect de la condition infirmière, et appelant aussi le ministère à respecter ses promesses.
Le Syndicat National des Infirmier(e)s Anesthésistes (SNIA) appelle l'ensemble de la filière IADE et au-delà, l'ensemble des filières infirmières de soins généraux et spécialisés, à converger dans le mouvement de contestation du 8 novembre prochain. « Un socle revendicatif commun et spécifique des filières infirmières est en préparation. Les revendications unitaires ne manquent pas dans le climat de défiance inégalé au sein des services de soins et devant le peu de considération qu'inspire nos professions aux tutelles » souligne le syndicat.
Le CEEIADE (Comité d’entente des écoles d’IADE) rend compte de conclusions plus que décevantes d’une réunion le 6 octobre à la DGOS pour les négociations indiciaires, devant lesquelles les organisations professionnelles du monde infirmier sont appelées à exprimer leur mécontentement lors du mouvement du 8 novembre. « Cet appel relayé par les grandes centrales syndicales est une opportunité pour toute la profession de faire entendre sa colère d’une seule voix », déclare le CEEIADE qui s’associe aux autres organisations pour participer à cette journée de manifestation et de mobilisation du monde infirmier.



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