vendredi 16 septembre 2016

Un manifestant de Solidaires blessé gravement le 15 septembre


Touché par un projectile pendant une charge policière, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil lors de la dernière manifestation contre la loi travail, jeudi.
" Mon œil a pu être sauvé mais la vision est perdue "
Laurent Theron, un manifestant de 46 ans, a été grièvement blessé au visage jeudi à l’issue de la manifestation parisienne contre la loi travail. 
Secrétaire médical de l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), il a perdu la vision à un œil. 
Son syndicat, SUD-Solidaires (1), qui a recueilli plusieurs témoignages de personnes présentes au moment des faits, affirme qu’il a « vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre ». 
L’Inspection générale de la police nationale est saisie. Encore hospitalisé, Laurent Theron témoigne. Il sera auditionné par la police des polices demain, selon son avocat.
Pourquoi étiez-vous sur la place de la République ?
"Je participais au défilé contre la loi travail dans le cortège de mon syndicat, Solidaires. Lorsque le cortège est arrivé à République, je suis resté un peu sur la place. Il était environ 16 heures 30. Je me promenais en observateur, tout seul, pour voir ce qui se passait. Ça commençait à chauffer entre les manifestants et la police. Il y a eu des jets de grenades lacrymogènes et plusieurs jeunes cagoulés qui les renvoyaient. Puis une première charge. La situation était de plus en plus tendue, j’ai donc décidé de quitter la place avant d’être encerclé par la police ou en danger."
Est-ce que vous vous souvenez du moment ou vous avez été touché à l’œil ?
"J’étais là depuis vingt minutes et je me dirigeais vers une des rues adjacentes pour partir. Au niveau de la partie Est de la place, j’ai vu un mouvement des forces de l’ordre. J’ai entendu une forte détonation et au même même mon œil m’a fait extrêmement mal. Je me suis retrouvé par terre à quatre pattes, je sentais beaucoup de sang qui coulait et, immédiatement, que mon visage était déformé. J’ai demandé l’assitance d’un médecin car je sentais que c’était une blessure grave. J’ai attendu une heure pour que les pompiers arrivent. Pendant ce temps, je continuais à perdre beaucoup de sang. Je voulais me rendre à l’hôpital à pied mais les policiers m’ont demandé d’attendre en me disant que les secours allaient bientôt arriver."
Quel est votre état actuellement ?
"J’ai été pris en charge à l’hôpital Cochin par un chirurgien spécialiste de l’œil. J’ai plusieurs fractures des os qui entourent le globe occulaire. J’ai été opéré dans la nuit. Mon œil a pu être sauvé, mais la vision est perdue. Je vais sûrement devoir subir une nouvelle opération dans les jours qui viennent et être hospitalisé pendant cinq jours. Je vais faire un peu d’humour : j’ai eu très peur de me retrouver avec un œil de verre comme Jean-Marie Le Pen… Je veux témoigner pour que l’on sache que monsieur-tout-le-monde peut perdre son œil en manifestant à Paris. J’ai également l’intention de porter plainte."

Auteur de l'article : Ismaël Halissat

Place de la République, jeudi 15 septembre. Photo Samuel Boivin © 
Source : Libération.fr 
1) La Fédération SUD Santé-Sociaux  a diffusé un communiqué à ce sujet.

Halte aux violences policières !

Pour "La Vie hospitalière" il n'y a plus aucun doute, le gouvernement cherche à utiliser tous les moyens pour casser les manifestations en utilisant la force ! 
Ces violences sont inacceptables !
Pour nous le gouvernement est hautement responsable des violences policières car les forces de l'ordre agissent que s'ils en ont reçu l'ordre ! 
Il y a des responsables de ces actes gravissimes (qui se répètent de plus en plus)  ils doivent payer coûte que coûte !

La démission du gouvernement apparaît la seule solution pour abaisser les tensions !
Le pavé est lancé, et la démission du gouvernement serait la meilleure des réponses, car rien, absolument rien ne sera résolu dans la violence, et, puis il y a trop de personnes blessées par les armes utilisées par la police, il est temps, grand temps qu'il soit respecté le principe de la légitime défense (les coups portés ne doivent pas être supérieurs à ceux pouvant être reçus...) et, que cessent ces actes gratuits, ces actes de laches, à la limite criminels contre des manifestant(e)s qui ont pourtant le droit d'exprimer leurs mécontentements contre des "lois" qui méritent que la poubelle au même titre que toutes les ordures, que tous les déchets.
Le droit de manifester est un droit fondamental ! 
Il apparaît urgent de rappeler l'article 35 de la Constitution du 24 juin 1793 (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen):
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Pour ne pas conclure...

PG

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