mercredi 22 juin 2016

Après la CSG des fédérations de l’Unsa commencent à s'opposer au projet de loi Travail

Des fédérations du privé de l'Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) ne veulent pas de la primauté de l’accord d’entreprise.


« Nous avons conclu un compromis solide avec les syndicats réformistes » sur le projet de loi travail, expliquait encore début juin le Premier ministre, Manuel Valls, citant la CFDT, la CFTC, l’UNSA et la CGC... (1)
Le 15 juin, sur France Inter, le chef du gouvernement n’a donc plus évoqué qu’un compromis avec la CFDT, la CFTC et l’UNSA sur le projet de loi El Khomri et en particulier l’inversion de la hiérarchie des normes qu’il prévoit sur l’organisation du temps de travail.
Mais le soutien de l’UNSA ne lui est en réalité pas réellement acquis  aujourd’hui. « Manuel Valls fait de la politique, nous n’avons pas la même position que la CFDT qui estime que la loi ne doit plus bouger », souligne aux « Echos » Luc Bérille, le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).
L’inversion de la hiérarchie des normes et la primauté donnée à l’accord d’entreprise ne passent pas du tout auprès de certaines fédérations du privé du syndicat. Et la nouvelle réunion du bureau national de l’Union, ce mercredi, pourrait être tendue. « Nous nous opposons à l’inversion de la hiérarchie des ­normes », explique le secrétaire général de la Fédération des banques et assurances, Gilles Desseigne. Une position par­tagée par la Fédération des transports, mais aussi celle du commerce. « La Fédération est contre », déclare sa responsable, Fatiha Hiraki.
Le dernier bureau national de l’UNSA a donc adopté une déclaration où l’organisation demande que soit « renforcé le rôle des branches pour sanctuariser la hiérarchie des normes », en plus d’autres exigences comme la suppression du référendum. 
Cela a permis qu’elle soit votée à l’unanimité. Mais certains reprochent à la direction de l’UNSA de ne « pas vouloir contrarier le gouvernement », donc d’être trop discret sur le sujet. Guillaume Trichard, de la Fédération de l’industrie et de la construction, lui, « nie l’idée de tensions au sein de l’Unsa ».
Renforcer le rôle des branches
Luc Bérille le conteste aussi. Il plaide pour une modification du projet de loi pour renforcer le rôle des branches dans la même direction que celle sur laquelle travaille le rapporteur du projet de loi, Christophe Sirugue. « Il faut donner aux branches la possibilité d’exercer un droit de regard sur les accords d’entreprise et de leur demander de reconsidérer leur accord le cas échéant », explique le numéro un de l’UNSA. Cette demande ne serait pas impérative, précise-t-il, soulignant que les trois quarts des conventions collectives ne prévoient rien sur l’organisation du temps de travail et que, de fait, les accords d’entreprise dominent déjà dans beaucoup de secteurs.
(Source: "Les  Echos" )

"La Vie Hospitalière" rappelle que de son côté François Hommeril représentant la Confédération Générale des Cadres ( CGC ) a  dénoncé, fin mai, la loi travail, il demande au gouvernement de renvoyer le dossier aux partenaires sociaux.

En conclusion les organisations syndicales nationales qui ne remettaient pas en cause la loi travail commencent à avoir un certain recul sur ce projet de loi qui est rétrograde en ce qui concerne les acquis des travailleurs, d'autant que le Sénat a en début de semaine remis en cause les 35 heures qui passeraient en 39 heures par défaut en cas d'absence d'accord d'entreprise.
Heureusement que ce ne sont pas les sénateurs qui votent les lois autrement nous entrerions vers une révolte d'une grande partie des travailleurs qui en ont assez d'être les dindons de la farce. Rien que dans le milieu hospitalier les conditions de travail sont devenues inadmissibles et ont des conséquences sur la santé même des personnels, ceci est un comble. Il n'est plus possible de saigner les établissements hospitaliers, de réduire les effectifs entraînant des problèmes de plus en plus insolubles (arrêts de travail suite à des dépressions etc etc)...nous voyons dans ces réformes des orientations insidieuses qui ne présagent pas des jours meilleurs pour l'avenir de la masse laborieuse. Les travailleurs sont de plus en plus dans la précarité, de plus en plus malléables à merci, l'avenir pour eux devient de plus en plus incertain.
Aussi, es fonctionnaires des trois fonctions publiques se doivent d'être vigilants et particulièrement, bien évidemment,  leurs organisations syndicales.
Mis à part les organisations syndicales comme la CFDT et la CFTC qui suivent les orientations du gouvernement, l'UNSA semble en partie  ne plus être réellement favorable à la loi travail, il est évident qu'il y aura un après loi du travail et là les travailleurs vont en subir les conséquences néfastes plus que les "retombées   positives", de là commenceront de sérieux conflits, mais le gouvernement et ses sbires ont fait un choix, ils sauront alors en supporter toute les responsabilités.


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