samedi 7 mai 2016

Loi Taubira, quinze ans après, rien a changé !

Nous exigeons réparation!

Le 10 mai prochain, ce sera le 15 ème anniversaire de la loi Taubira, et cependant, rien a vraiment changé. 

Ce sera aussi le dernier 10 mai avant l'élection présidentielle. Nous devons donc nous mobiliser pour un rassemblement unitaire.

Nous exigeons réparation.

Nous voulons obtenir que l'Hôtel Gaillard appartenant à la Banque de France, établissement fondé sur le capital issu de l'esclavage colonial, soit mis à disposition du Centre Dumas, regroupant le Centre des Cultures d'Afrique et le musée de l'esclavage que nous appelons de nos voeux.

Déjà, le 10 mai 2015, sur France Ô, le Premier Ministre Manuel Valls s'était déclaré « ouvert » à cette hypothèse. Il s'agit pour nous cette année de transformer l'essai en faisant que l'on passe d'une hypothèse à une décision officielle. 
Mais pour obtenir cela, il nous faut une mobilisation unitaire. De nombreuses associations et personnalités sont déjà mobilisées. Cette cause nous est commune. 
Venez et faites venir.

Appel à Mobilisation pour le 10 mai 2016
RDV à 17h, Place du Général-Catroux, pour le rassemblement unitaire

( Métro Malesherbes)


Programme pour la réparation !

1) Créer dans l'Hôtel Gaillard de la Banque de France le Centre Dumas regroupant le musée de l'esclavage et le Centre des cultures d'Afrique. Créer une fondation nationale pour la réparation liée à l'esclavage et imposer aux bénéficiaires de la traite négrière une contribution annuelle à ce fonds, sur la base d'un forfait de 1 % du chiffre d'affaires annuel.

2) Faire du 10 mai dans l'Hexagone un jour férié et chômé pour commémorer l'esclavage et l'abolition, comme il y en a déjà dans les départements d'Outre-Mer.

3) Faire évoluer les programmes scolaires et les recherches universitaires de manière à mieux prendre en considération les réalités coloniales et post-coloniales.

4) Lutter contre l'apartheid scolaire (carte scolaire, redéploiement des moyens, etc.), lancer un véritable plan Marshall pour les Français issus de l'esclavage et de la colonisation, dans l'Outre-Mer comme dans l'Hexagone, afin qu'ils bénéficient de l'égalité réelle (en matière d'emploi, de logement, d'accès au foncier, etc.), notamment pour les plus jeunes.

5) Lutter contre les préjugés issus de l'imaginaire colonial, et se mobiliser contre le contrôle au faciès et les violences policières en mettant en place un récépissé, en créant une instance de contrôle de l'action policière, ouverte à la société civile, et en installant des caméras sur la tenue vestimentaire des forces de l'ordre.

6) Reconnaître le travail forcé dans les anciennes colonies françaises comme un crime contre l'humanité, restituer les trésors pillés pendant la Colonisation et mettre en place une politique d'aide au développement qui soit d'abord au bénéfice des populations des pays en question.

7) Annuler la dette des anciennes colonies, mettre fin au système du franc CFA et rembourser à Haïti le tribut qui lui a été imposé.

Premiers signataires : Act-dtour, Afac, Afrique Arc-en-Ciel, Alliance de la diaspora noire d'Europe, Alliance NoireCitoyenne, Alpha de Sol, Amicale des Béninois du Poitou-Charentes, Amicale des Burkinabé du Poitou-Charentes, Amitié Judéo-noire, Amivogt Europe, An Nou Allé, Armepes-France, Association culturelle des Togolais de Poitiers, Association des Gabonais de Poitiers, l'Association des amis du Général Dumas, Association des étudiants congolais de Poitiers, Association des étudiants mauritaniens de Poitiers, Association des Sénégalais de Poitiers, Association des stagiaires et étudiants camerounais de Poitiers, Association des stagiaires et étudiants du Poitou-Charentes, Azec, Black is really beautiful, la Brigade Anti-Négrophobie, le Centre des Cultures d'Afrique, le Cercle d'Action Panafricaine, le Cercle James Baldwin, la CGT Dom, le Cifordom, le Club Efficience Junior, Effort, le Club Ivoire de la Vienne, Coallia, le Coffad, Collectif des Associations Afro-caribéennes, le Comité d'Organisation du 10 mai, CRAC, le CRAN, le CRFC, DEDDIP, Debout l'Afrique, Elikia, la Fadom, Ecclethique, Etudiants Guinéens du Poitou, Euréka les Douets, la Fédération des Associations Franco-Africaines, la Fetafe, la France Outre-mer, les Indivisibles, Les Oranges, Maison principale des Antilles-Guyane, le MDD, Moov'in, le Mouvement des Sarrasins, le Mouvement pluricitoyen, Nasyon Kaf, Nofi, Nouvelle Génération des étudiants mahorais à Poitiers, Orchidée, l'Or des Îles, Partage, Pilow, République et Diversité, Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels, Le Secours de l'Eternel, Union syndicale Solidaires, Solidarité Africaine de France, Solidarité Gor, Sortir du colonialisme, SOS Racisme, Tremplin, Umoja Kongo, UPKN, le Village d'Eva, Zonzon 93 !

Pour "La Vie Hospitalière" l'esclavagisme est loin d'être aboli dans bien des pays et il faut dénoncer ces pays qui en plus ont des relations avec le gouvernement français !

C'est une honte, mais sans extrapoler, ne glissons nous-pas dans une dérive sociale où l'individu est de plus en plus une marchandise, un objet malléable à merci et même devenu jetable ?...(on arrête pas le "progrès")...
La déshumanisation est insidieuse,  regardons autour de nous, ne serait-ce que dans les établissements de santé (sans exagérer) il y a de plus en plus de situations où la personne est confrontée à des pressions, une insécurité, nous amenant vers une vision d'un avenir  où tout est manipulé pour le plus grand profit de groupes à la limite... "mafieux".
Il est temps d'ouvrir les yeux, car les conditions de travail sont de plus en plus dures dans ce que nous appelons encore des "hôpitaux", un temps "hospices" là où les pauvres pouvaient trouver un refuge pour la nuit, boire une soupe, aujourd'hui le pauvre dort sous un carton, et la soupe qui peut rester est jetée... c'est là résumée l'injustice flagrante de notre société que supportent les laissés pour compte d'un système contrôlé de plus en plus par la haute finance internationale, mieux les projets de lois, les orientations nous préparent  non pas à un "mieux vivre" mais à un mal vivre conditionné par l'exploitation de l'homme par l'homme, toujours plus omniprésente que jamais.


L'esclavage  a pris différentes formes mais il persiste au coin de la rue, même dans ce pays que l'on appelle la France, et là c'est très grave. 


GP






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