jeudi 26 mai 2016

Le déficit des hôpitaux en augmentation...


Avec un déficit global cumulé estimé à 411 millions d'euros, pour l'année 2015, selon les résultats provisoires dévoilés le 25 mai par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS).
C'est  près de 170 millions d'euros de déficit en plus par rapport à 2014, année où ce dernier était déjà à 243 millions d'euros...

La moitié du déficit serait «imputable à 26 établissements en 2015 contre 36 en 2014», a   tenu à déclarer Madame Anne-Marie Armanteras-de Saxcé, directrice générale de l'Offre de soins.Mais la détérioration est encore plus sévère en ce qui concerne les seuls comptes de résultats principaux (qui correspondent aux activités de soins, soit l'essentiel des budgets) : leur déficit cumulé tourne autour de 590 millions d'euros en 2015, contre 382 millions en 2014.
Les établissements de santé publics ont réalisé «un effort de productivité sans précédent», a toutefois estimé la directrice  générale de l'Offre de soins, pointant une activité «en croissance régulière» de 2,3% par an, alors que «les produits versés par l'assurance maladie enregistrent une moindre progression (+2% en 2015)».
Globalement l'investissement hospitalier s'établit à un peu plus de 4 milliards d'euros, respectant ainsi la stratégie nationale d'investissement fixée en 2012 et au cadrage prévisionnel de 4,5 milliards d'euros par an. 
Pour ces investissements, le taux d'autofinancement «très élevé» (77%) permet «d'éviter une augmentation de la dette», avec un recours nul à l'endettement en 2015, relève la DGOS. 
La dette des hôpitaux s'est ainsi stabilisée en 2015, le ratio d'endettement passant de 39% en 2014 à 38% en 2015, ce qui représente un encours de dette de 29,2 milliards d'euros.

"La Vie Hospitalière" rappelle que la ministre de la Santé a annoncé deux jours auparavant un plan d'investissement de 2 milliards d'euros, sur cinq ans,  afin d'accompagner les hôpitaux dans leur mise en oeuvre des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), imposés par la loi santé...
Pour Marisol Touraine, les hôpitaux ont largement actionné le levier de la masse salariale, estimant que les dépenses de personnels ont augmenté que de 1,75% en 2015 contre 2,7% en 2014, grâce notamment à des réorganisations. 
Il ne faut pas oublier de prendre en considération les surcoûts relatifs à la prise en charge des patients couverts par l'aide médicale d'Etat  qui a subie une baisse de prix, ce qui a entraîné plusieurs millions d'euros de manque à gagner pour les établissements, et, "La Vie Hospitalière" entend dénoncer aussi le fait que les traitements dans les protocoles thérapeutiques sont de plus en plus coûteux, le prix des antiviraux ( en particulier contre l'hépatite C), et, ceux contre les cancers ont augmentés considérablement. Les laboratoires ne se portent pas trop mal, profitant du manque de contrôle et surtout de règles, dans la réalité, des prix des médicaments, dont certains sont plus qu'injustifiés.
Pour ne pas conclure...


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