jeudi 10 septembre 2015

La FHF invite DH et présidents de CME à s'opposer avec force aux injonctions de fermeture de lits

Dans un message envoyé le 8 septembre aux chefs d'établissements de santé et présidents de commission médicale d'établissement (CME), dont Hospimedia a eu copie, la FHF les invite "à s'opposer avec fermeté" aux injonctions de fermer des lits hospitaliers. 
Les auteurs de ce message, Gérard Vincent et Frédéric Valletoux, respectivement délégué général et président de la FHF, signalent que plusieurs responsables hospitaliers les ont alertés "ces dernières semaines sur les pressions exercées par certaines ARS pour freiner, voire diminuer, l’activité des hôpitaux et pour réduire le nombre de lits hospitaliers". Ces mesures sont décidées "en dehors de tout dialogue stratégique entre l’établissement et l’ARS et semblent liées à l’application mécanique et arithmétique du plan triennal de maîtrise des dépenses hospitalières", appuient les responsables de la fédération. 
La FHF invite en conséquence les directeurs et présidents de CME à s'opposer "à ces injonctions, dictées par des considérations comptables et technocratiques, contraires à l’intérêt général et aux valeurs de service public".
Pour la fédération, il serait "irresponsable de demander aux hôpitaux du service public de refuser des malades simplement pour diminuer leur activité, au profit des cliniques commerciales qui ne se voient imposer aucune contrainte de ce type". Il est de même "irresponsable de demander des fermetures de lits en médecine, alors que les capacités actuelles s’avèrent insuffisantes pendant les périodes d’épidémie (grippe, bronchiolite…)", poursuivent Gérard Vincent et Frédéric Valletoux. Et de s'interroger : "Qui peut aujourd’hui comprendre que les responsables ministériels et d’ARS demandent aux hospitaliers d’ouvrir des lits de toute urgence en décembre et, sitôt le printemps venu, d’engager des opérations drastiques de fermeture de lits ?" 
Si des réductions capacitaires doivent être décidées, "ce ne peut être dans la précipitation mais dans le cadre du développement des prises en charge en ambulatoire et sous réserve d’une contribution équilibrée de tous les acteurs de santé à la prise en charge de l’urgence", notamment des acteurs libéraux, soulignent-ils. 
La FHF demande donc aux responsables hospitaliers "de lui signaler les injonctions de ce type, afin d’orchestrer une réaction d’ampleur nationale qui prendra à témoin les responsables politiques et nos concitoyens".
Pour rappel, dans un courrier adressé le 11 mars au Premier ministre, la FHF a demandé directement à Manuel Valls d'annuler les consignes adressées aux ARS pour accélérer la fermeture des lits. 
Une revendication qui n'a apparemment pas trouvé jusqu'à aujourd'hui d'oreille attentive à Matignon.

Article de Caroline Cordier
Source : HOSPIMEDIA (Tous droits réservés 2001/2015)
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