mardi 14 juillet 2015

Une doctoresse européenne qui devait s'installer en Vendée. Vexée par une décicion du Conseil de l'Ordre, est repartie dans son pays...

Le désert médical avance inexorablement dans les communes rurales. Damvix en Vendée ne fait pas exception. Depuis décembre, cette ville de 750 habitants est privée de médecin après le départ du dernier praticien. Le maire pensait avoir trouvé la solution en allant recruter un généraliste à l'étranger.

A peine arrivée en France, la médecin originaire de Roumanie a refait ses valises pour rentrer chez elle. L'attitude du Conseil de l'ordre qui devait valider son installation l'a refroidie, comme le raconte Ouest France.

50.000 euros investis pour son installation

En février dernier, le maire de Damvix, Jean-Claude Richard, se rend en Roumanie. Il y recrute une urgentiste de 40 ans qui accepte de venir s'installer en France en échange d'un contrat. 50.000 euros sont investis par la commune pour la création de son cabinet et d'un logement meublé.
La praticienne arrive début juin en Vendée. Pendant un mois, elle va suivre une formation pour comprendre le logiciel de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie. Puis passe devant le Conseil de l'Ordre des médecins qui doit valider son installation.


Une formation supplémentaire

Une dizaine de médecins la questionne. A l'issue de cet entretien, ils estiment que "ses connaissances sur le plan médico-administratif" sont insuffisantes, raconte le maire de Damvix, qui assure avoir récupéré sa "sauveuse" complètement "effondrée".
L'autorité supérieure des médecins a demandé en réalité à la médecin roumaine de suivre une formation pendant un mois auprès d'un généraliste. "Nous avons argumenté, lui avons dit que ce n'était pas un refus", commente Jean-Claude Richard. Rien n'y fait, se sentant "humiliée", l'urgentiste décide de retourner dans son pays.

"Salaire de départ intéressant"

Le Conseil de l'Ordre assure avoir seulement appliqué un article de son règlement. Le délégué territorial de l'Agence régionale de santé explique au quotidien local ne pas comprendre les raisons de cette "déstabilisation".
Aujourd'hui, l'élu ne décolère pas. En Roumanie, "les médecins touchent en moyenne un salaire de 450 €", indique-t-il expliquant que sa commune allait lui assurer "un salaire de départ intéressant, en attendant qu’elle se constitue sa patientèle".
 J.C.




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