samedi 25 juillet 2015

L'ONI...qui mal en pense ? Pas les sénateurs toutefois...

Les sénateurs ne veulent pas que l’Ordre national infirmier (ONI) disparaisse, alors que les députés ont  souhaité le contraire estimant qu'il coûtait cher et était inefficace...
Avant l’adoption définitive, à la rentrée, du projet de loi Santé, l’Ordre infirmier est en suspens. Les députés ont voté sa suppression en avril, contre l’avis du gouvernement... 
Les sénateurs l’ont rétabli mercredi 22 juillet, en soirée, lors du passage du texte devant la commission des Affaires sociales. « Les structures ordinales exercent des missions indispensables à la régulation des professions concernées, et qui ne sauraient être endossées par les syndicats », ont souligné les rapporteurs au Palais du Luxembourg. 
Elles produisent des statistiques, sanctionnent les écarts déontologiques, participent au débat public, ont-ils fait valoir. Les sénateurs ont aussi critiqué le fait que la mesure a été introduite au stade de la séance publique, sans étude d’impact. « Les raisons de fond avancées pour justifier la suppression ne correspondent pas à la réalité », selon eux, et de fait l'article 30 de la loi Santé a été rejeté...
"La Vie Hospitalière" souligne toutefois qu'il existe, par exemple,  dans la Fonction Publique Hospitalière des instances qui ont la faculté de sanctionner d'éventuels écarts déontologiques. C'est aujourd'hui plus une orientation politique  de vouloir maintenir un "Ordre" dont l'utilité est relative (particulièrement pour les infirmiers et infirmières qui travaillent dans le secteur public hospitalier ! )...
Un point important aussi est à prendre en considération : les infirmiers et infirmières n'ont pas à payer pour exercer leur profession et là nous entrons dans un système autoritaire né d'un temps que l'on croyait révolu...l'Ordre des médecins (1) a été créé pendant la période de l'occupation allemande...par la loi du 7 octobre 1940 (parue au JO du 26 octobre 1940).
Cette loi a supprimé, rappelons-le,  aussi les syndicats professionnels. Elle a été complétée par la loi du 26 mai 1941 portant sur l'exercice illégal de l’art médical et de l’art dentaire et par celle du 26 novembre 1941 qui règle les élections à l’Ordre des médecins.
Un peu d'histoire ne fait pas de mal, il est vrai dit-on que l'histoire  n'est qu'un éternel recommencement...
L'essentiel est loin d'être privilégié...mis à part certains intérêts... il serait de bon aloi de demander l'avis de près de 616.800 (2) infirmiers et infirmières concernés pourtant par cet Ordre que la grande majorité de la profession a refusé. 
La démocratie est bien malade elle aussi...


1) Comprenant le Conseil supérieur de la médecine et les Conseils départementaux.
2) Données de la DRESS: 616.796 IDE au 1er janvier 2014.






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