mercredi 18 mars 2015

L’ appel à la manifestation nationale du 9 avril ne fait pas l’unanimité des organisations syndicales…

Les syndicats de fonctionnaires CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP (autonomes) ont fait savoir lundi 9 mars 2015 que la journée du 9 avril 2015 contre l'austérité se traduirait par une journée de grève dans le public. Dans un communiqué commun, les cinq organisations se disent "convaincues de la nécessité de lutte commune privé-public " et indiquent qu'elles "appellent l'ensemble des agents publics à participer massivement à la journée de grève interprofessionnelle du 9 avril 2015".
Les syndicats estiment que "l'amélioration du service public passe par la fin de l'austérité" qui a des "conséquences désastreuses pour la fonction publique, les agents et les usagers". Ils exigent "une hausse du pouvoir d'achat qui passe par le dégel du point d'indice", qui sert de base au calcul des salaires des agents et n'a pas bougé depuis 2010. Ils réclament aussi notamment "la fin des suppressions d'emplois" et "le maintien et l'amélioration du statut général" des fonctionnaires.
Les cinq organisations syndicales appelant à la grève totalisent près de 60% des voix aux dernières élections professionnelles dans la fonction publique.

Le dernier mouvement d'ampleur dans le public remonte à mai 2014. Sept syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FA-FP, FSU, Solidaires et UNSA) et FO de son côté avaient appelé à une journée d'action pour l'emploi et les salaires, y compris par la grève, une situation inédite sous l'ère Hollande. La mobilisation s'était traduite par un taux de grévistes d'environ 6,4% dans la Territoriale, 8% dans la fonction publique d'Etat, et près de 13% dans l'Hospitalière.

L'appel à une journée de grève interprofessionnelle public-privé émane initialement de FO. Les centrales réformistes CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, ne se sont pas associées à cet appel.
 (Source : AFP ©)

L’UNSA n’appelle pas à la grève

Lors de son congrès national tenu à Tours début février, FO a voté l'organisation d'une "grève générale nationale interprofessionnelle contre l'austérité, contre le pacte de responsabilité, contre la loi Macron, contre le crédit impôt compétitivité emploi". Elle a invité dans cet objectif à une réunion intersyndicale qui s'est tenue le 17 février dans ses locaux.

L'UNSA ne se reconnait ni dans cette plateforme fourre-tout tout en négatif et éloignée de ses propres mandats, ni dans un appel à la grève générale inadapté au regard des capacités réelles de mobilisation des salariés. Elle a donc décliné cette invitation. La CFDT, la CFTC et la CGC ont fait de même.
Il ressort de cette réunion un appel à une grève nationale interprofessionnelle le 9 avril, conçue comme "une convergence des nombreuses luttes et mobilisations syndicales (...) d'ores et déjà engagées dans les entreprises ". Outre FO et Solidaires, la CGT en est signataire. Rappelons pour mémoire qu'au lendemain de sa récente et difficile élection, son nouveau Secrétaire Général avait appelé à une action nationale "centralisant les luttes", action dont on comprend aussi les fortes finalités internes dans une organisation qui a connu des semaines de déchirement concernant sa direction.
L'UNSA ne conteste évidemment pas le droit de ces organisations à prendre une telle initiative. Elle maintient cependant son analyse quant à son fond et à sa forme. L'UNSA n'appelle donc pas à cette grève du 9 avril.
(communiqué de presse UNSA)

La FGAF  ne s’associe pas à la grève

Les organisations FGAF ne s’associeront pas à la grève du 9 avril
Les organisations syndicales de fonctionnaires qui composent la FGAF ont décidé de ne pas s’associer à la grève interprofessionnelle prévue le 9 avril : elles jugent que les revendications de cette dernière sont beaucoup trop générales et inspirées par des préoccupations politiques.
Dans un contexte marqué par un dialogue social de façade, nos organisations continueront néanmoins de défendre sur le terrain les intérêts des agents publics, notamment au sein des instances paritaires auxquelles elles participent.
 (communiqué de presse FGAF)


Pour « La Vie Hospitalière » il serait grand temps de revoir le syndicalisme dans son fonctionnement qui est trop vertical (ce qui démontre un manque de démocratie participative et de là de légitimité des décisions prises…), car à force les syndicats locaux ne s’y retrouvent plus, les membres se démotivent, les agents marquent un désintérêt de plus en plus profond des syndicats professionnels qui apparaissent éloignés quelque peu des préoccupations réelles des salariés, chômeurs, retraités…et plus globalement des préoccupations des citoyens et citoyennes…
Il y a aussi certaines orientations politiques qui semblent être suivies par des organisations syndicales au niveau national et qui malheureusement  laisse penser que la cohésion syndicale dans la lutte contre les atteintes aux droits des travailleurs, des retraités, des chômeurs…ce n’est pas pour demain…
Il y a un problème majeur auquel les organisations syndicales sont aujourd’hui confrontées, à savoir celui du bouleversement qui pourrait se concrétiser par la mise en place d’ orientations politico-économiques visant uniquement des intérêts de groupes financiers (étrangers pour la plupart) allant à l’encontre même de l’intérêt général…et menaçant les services publics de manière insidieuse…il serait temps que les organisations syndicales dénoncent les dérives démocratiques de notre société (nous allons droit dans le mur mais le fatalisme est de mise…) et surtout qu’ils s’insurgent contre l’ACS (TISA en anglais) qui est une menace réelle pour les services publics en général.

Là,  il est aussi temps de dénoncer cette parodie de démocratie au niveau de l’Union européenne qui dans le cadre de l’ACS donne un très mauvais exemple en diffusant peu d’informations sur cet accord, ce qui est de nature à nous inquiéter encore un peu plus.

Là, tout autant il faudra que les organisations syndicales européennes fassent un front commun, mais ceci ne sera possible que si les structures syndicales nationales se regroupent dans l’intérêt de tous les citoyens et citoyennes…quand ?...là qui pourra répondre ?...
Ceci écrit, la Suisse (modèle démocratique) s’interroge aussi sur les répercutions de l’ACS…(contexte juridique de l'accord)…

La Belgique dans le cadre des négociations de l'Accord sur le commerce des services (ACS-TiSA) présente une résolution.

Un exemple d'action qui se doit d’être portée à la connaisssance de tous les français: les citoyens de la commune de Watermael-Boitsfort (Belgique) sont intervenus auprès de la Commission européenne.

Pour ne pas conclure...il est temps de prendre conscience que nous avons tous intérêt à prendre en mains notre avenir, et ceci sans attendre plus longtemps, et là les organisations syndicales devront suivre le mouvement de contestation de tous les citoyens au risque d'être marginalisées dans le cas contraire.

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