lundi 13 octobre 2014

Manifestation des praticiens hospitaliers le 14 octobre


Demain, toutes les intersyndicales de praticiens hospitaliers ne feront pas grève comme elles l'avaient prévu pour ce 14 octobre. En effet, Suite à leur entretien avec la ministre des Affaires Sociales de la Santé et des Droits de la Femme, le 9 octobre, des intersyndicales ont levé leur préavis de grève.
Toutefois le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs (SNPHAR-élargi) et son intersyndicale, Avenir Hospitalier, maintiennent la grève prévue demain, le communiqué ci-dessous en explique les raisons :

« Le SNPHAR-élargi et son Intersyndicale Avenir Hospitalier maintiennent leur préavis de grève de 24 heures pour les soins urgents et non-urgents pour le 14 octobre pour l’ensemble des praticiens hospitaliers de toutes spécialités. Les patients seront informés et leur sécurité sera toujours préservée par des personnels assignés.
A la suite de la réunion du 9 octobre dernier avec la ministre de la Santé, quatre des cinq intersyndicales de praticiens hospitaliers ont levé leur préavis de grève. 
Elles invoquent des avancées sur la gouvernance dans la future Loi de santé et la mise en place prochaine d’une mission parlementaire sur l’attractivité des carrières médicales hospitalières. Nous en prenons acte mais l’absence de précision sur ces promesses nous oblige à nous faire encore entendre. Pourquoi ?
Il faut que le ministère de la Santé arrête de multiplier les rapports contenant des propositions à étudier par des sous-commissions… sans jamais voir mises en place des améliorations visibles pour les praticiens pour les recruter. 
La négociation doit commencer avec les syndicats de PH !
Ainsi, depuis une quinzaine d’années, les praticiens connaissent une dégradation constante de leurs conditions d’exercice à l’hôpital et une désorganisation de leur vie professionnelle impactant fortement les recrutements de praticiens nécessaires à la pérennité du Service Public. Depuis deux ans et demi, rien n’a encore concrètement changé sur le terrain et l’application de l’arrêté du 8 Novembre 2013 qui devait permettre d’encadrer réellement le temps de travail des praticiens se fait attendre partout.
Pendant ce temps, les jeunes continuent de fuir… A ce stade, le SNPHARe exige des gestes significatifs du gouvernement en faveur de l’hôpital public et de ses acteurs médicaux. Il demande que la pénibilité liée à la permanence des soins par les praticiens hospitaliers soit reconnue et que des mesures soient prises pour l’attractivité des carrières médicales hospitalières pour le 1er janvier 2015.
Nous avons des propositions. Les organisations hospitalières publiques ne doivent pas reposer sur le recours – aujourd’hui contraint - à des praticiens remplaçants et itinérants, recrutés par des officines privées qui profitent d’une vacance de postes organisée, allant parfois dans certaines spécialités jusqu’à 50 ou 75 % de l’effectif nécessaire dans certains sites. 6000 médecins itinérants pour un montant estimé à 500 M d’€ / an pour boucher les trous et sans traçage de leur parcours : est-ce vraiment cela, l’avenir de l’Hôpital Public en France ? Pour toutes ces raisons qui impactent tant la qualité de vie au travail de tous les personnels hospitaliers que la qualité des soins et la motivation des équipes, les praticiens hospitaliers et les plus jeunes, appelés à leur succéder à la fin de leurs études, doivent adresser un signal fort aux pouvoirs publics le 14 octobre 2014. »

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