vendredi 18 juillet 2014

Les pilotes des hélicoptères des SAMU s'opposent à la refonte de leurs équipages

Le 16 juillet un débrayage d'une heure des équipages héliportés des SAMU a été appelé par le Syndicat National du Personnel Navigant de l'Aéronautique Civile (SNPNAC) cet appel a reçu le soutien de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF).

L'AMUF condamne avec fermeté l'idée que des médecins du SAMU puissent devenir des assistants techniques des pilotes d'hélicoptères, rappelant combien ce type de transport, organisé pour des patients exigeants des soins continus, nécessite une disponibilité constante du médecin.  
Devant cette "délégation de tâche tout autant impossible que très dangereuse" qui s'annonce à compter du 28 octobre prochain, l'AMUF demande à ce que que les hélismur soient dotés de deux pilotes si nécessaire, comme c'est déjà le cas pour les hélicoptères de la Sécurité civile.

Le SNPNAC de son côté a estimé la mobilisation du 16 juillet à 75% des pilotes d'hélicoptères de SAMU. Ce syndicat s'indigne de n'avoir reçu aucune proposition écrite d'établissement d'un calendrier de réunion de la part de la direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Le SNPNAC ne va pas en rester là bien évidemment dans ce conflit qui l'oppose aux pouvoirs publics sur les conditions de transposition en France, à compter du 28 octobre prochain, de la réglementation européenne (1).

 Le SNPNAC appelle médecins et infirmiers de SAMU à les rejoindre dans les actions à venir.





Hélicoptères de la Protection Civile







1) Certaines "réglementations dictées par l'exécutif européen" apparaissent pour "La Vie Hospitalière" de plus en plus déconnectées de la réalité de chaque jour,  elles imposent (?) sans avoir préalablement, et, réellement pris en considération les particularités de chaque État (dont les différences ne sauraient être estompées pour être uniformisées en partant simplement d'une volonté ne prenant pas en considération les valeurs de chaque pays...),  ces "réglementations européennes" ressemblent à des diktats imposés dans le cadre d'intérêts qui deviennent de plus en plus contraires à l'intérêt général, bouleversant même le fonctionnement normal des institutions, des  services (etc) au nom d'orientations de plus en plus remises en cause.
Il y a de moins en moins de textes positifs (signes de progrès sociaux pourtant...)  c'est là le triste constat d'un déclin de l'Union Européenne qui plus est (sans faire d'amalgame) se prépare en plus avec  les USA  (qui sont loin d'être exemplaire en matière de Santé et de Protection Sociale) à nous faire supporter les conséquences insidieuses d'un Traité Transatlantique  (qui devrait être signé en 2015 et dont l'opacité est depuis le début très remarquable...tout semble venir d'en haut sans aucun dialogue prélable avec les personnes concernées (physiques et/ou morales), de là l'intérêt même  de ces textes réglementaires apparaît comme alléatoire compte tenu que leurs transpositions en droit national ne règlent pas les problèmes mais en créent de nouveaux loin de toutes solutions dans l'intérêt général des citoyens et citoyennes...quel paradoxe !


Voir pour plus d'informations : Les institutions de l'Union Européenne.


( à suivre )

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